Record : 41 Hatanim sont montés à la Torah durant le Chabbat Nasso au 770 et au Ohel

Record : 41 Hatanim sont montés à la Torah durant le Chabbat Nasso au 770 et au Ohel

 

Lors du dernier Chabbat Nasso, pas moins de 41 Hatanim ont été appelés à la Torah à ‘Beit Hayenou’ lors de 6 lectures différentes. Ils se marient la semaine prochaine, avant de s’envoler au cours de la semaine pour Erets Israël. Cela s’ajoute aux montées pour les Bar Mitsva lors de Minha, dans la pièce du Rabbi, où il y a eu trois lectures, et une lecture dans la grande Shul.

 

Lors du dernier Chabbat Parachat Nasso, 41 Hatanim qui se marient la semaine prochaine juste avant de s’envoler pour Erets Israël, ont été appelés à la Torah à ‘Beit Hayenou’ lors de 6 lectures différentes.

Les montées ont eu lieu dans la pièce du Rabbi au 770, dans la grande salle du 770 et au Ohel. Dans la pièce du Rabbi au 770, 19 Hatanim sont montés, une lecture pendant Shaharit et deux lectures après Shaharit. Dans la ‘grande salle’ au 770, 16 Hatanim sont montés, une lecture pendant Shaharit et une lecture après Shaharit. Et au Ohel Kadosh, 6 Hatanim sont montés, cinq pendant Shaharit et un pendant Minha.

Cela s’ajoute aux montées pour les Bar Mitsva lors de Minha, dans la pièce du Rabbi où il y a eu trois lectures, et une lecture dans la grande salle.

 

 

3 chapitres du Rambam en 5 minutes ! : Lundi 20 Sivan 5785

3 chapitres du Rambam en 5 minutes ! : Lundi 20 Sivan 5785

Vous pouvez consulter le document complet en cliquant ce lien : Etude des 3 chapitres

 

Lois relatives aux Serments (Chapitres 10 à 12)

Chapitre Dix – Serment lié au témoignage : Cas d’exemption et conditions (19 lois)

I. Invalidité des témoins et exemptions

1 – Témoins invalides – Les témoins invalides (par ordre rabbinique ou thoranique), proches parents, ou le roi ne sont pas passibles d’offrande pour déni de témoignage car leur témoignage n’implique aucune obligation pécuniaire.

2 – Promesses non contraignantes – Le témoignage sur une simple promesse verbale (« il a dit qu’il me donnerait 200 zouz ») n’oblige pas à l’offrande car l’accusé peut revenir sur sa parole sans conséquence légale.

3 – Témoignages de statut – Les témoignages sur le statut personnel (cohen, lévi, non-fils de divorcée) exemptent d’offrande car ils ne concernent pas de litiges financiers.

II. Crimes capitaux versus obligations pécuniaires

4 – Crimes passibles de mort – Les témoignages sur des crimes capitaux (violence filiale, profanation du Chabbat, relations avec une consacrée) exemptent d’offrande car ils entraînent la peine de mort et non une compensation financière.

5 – Témoin unique – Un seul témoin qui nie son témoignage est exempt d’offrande car le témoignage individuel n’implique aucune obligation pécuniaire.

III. Cas spéciaux du mariage et de l’adultère

6 – Adultère de l’épouse – Les témoins de l’adultère d’une femme mariée sont passibles d’offrande car leur témoignage lui fait perdre sa ketouba, créant ainsi une obligation pécuniaire.

7 – Témoins de mise en garde et d’isolement – Ces témoins sont exempts car ils n’entraînent que l’obligation de boire les eaux de la sota, sans conséquence pécuniaire directe même si la femme peut perdre sa ketouba en refusant.

8 – Témoin unique d’adultère après isolement – Un seul témoin d’adultère après mise en garde et isolement est passible d’offrande car son témoignage fait divorcer la femme sans ketouba.

IV. Applications pratiques et timing

9 – Principe général – Tout témoin dont le déni concerne un témoignage à conséquence pécuniaire est passible d’offrande après serment mensonger.

10 – Cas de suspicion mutuelle – Lorsque demandeur et accusé sont suspectés de faux serment, le témoin unique sollicité devient passible d’offrande car son témoignage obligerait l’accusé au paiement.

11-12 – Veuvage et biens – Le témoin de la mort du mari est passible si la veuve peut prélever sa ketouba sur des biens mobiliers, exempt si elle ne peut que sur l’immobilier.

V. Coordination entre témoins

13 – Déni simultané – Deux témoins niant simultanément (dans le délai d’une parole) sont tous deux passibles. Si l’un attend plus longtemps, seul le premier est passible.

14 – Aveu et déni – Si un témoin avoue et l’autre nie, celui qui nie reste passible quel que soit l’ordre. Un aveu rapide (moins d’une parole) exempte son auteur.

15 – Groupes multiples de témoins – Le premier groupe est exempt si le second peut témoigner, sauf si le second groupe devient invalide par parenté avec des femmes mourantes.

VI. Serments répétés et tribunal

16-17 – Serments hors tribunal – Les serments prêtés hors tribunal n’obligent que si les témoins répondent « Amen ». S’ils nient simplement sans « Amen », ils ne sont passibles qu’après déni devant tribunal.

18-19 – Après déni devant tribunal – Une fois qu’ils ont nié devant tribunal, tous les serments ultérieurs deviennent des « serments sur déclaration » et non plus des « serments liés au témoignage ».

 

Chapitre Onze – Le serment des juges : Formes et procédures (20 lois)

I. Commandement positif du serment

1 – Obligation divine – Prêter serment par le Nom de D.ieu devant tribunal est un commandement positif, constituant un service divin et une sanctification du Nom.

2 – Exclusivité divine – Il est interdit d’associer autre chose au Nom de D.ieu dans le serment sous peine d’être retranché du monde.

3 – Serment pour les commandements – On peut prêter serment d’accomplir un commandement pour se stimuler, bien qu’on y soit déjà engagé depuis le Sinaï.

II. Classification des serments

4 – Serment des juges – Tout serment imposé par le tribunal, qu’il soit d’origine thoranique ou rabbinique.

5 – Trois catégories thoraniques – Aveu partiel avec déni partiel, déni total contredit par un témoin, et serment du dépositaire pour perte/vol/mort du dépôt.

6 – Serments rabbiniques – Deux types : ceux liés à une revendication certaine (salarié, détérioration de créance) et ceux liés à une revendication incertaine (associés, métayers).

III. Procédures rituelles

7 – Serment d’incitation – Institution talmudique distincte du serment des juges bien qu’imposée par le tribunal.

8 – Forme du serment des juges – Debout, tenant un rouleau de Torah, prêtant serment par un Nom divin ou qualificatif, en hébreu selon la directive des maîtres.

9-10 – Formulations – Par la bouche du jurant ou par celle des juges avec réponse « Amen », utilisant des expressions de serment ou de malédiction.

11-12 – Objets rituels – Rouleau de Torah obligatoire, phylactères acceptables. Les sages peuvent prêter serment assis avec des phylactères.

IV. Distinctions et adaptations

13 – Serment d’incitation – Même formulation que le serment des juges mais sans saisir d’objet rituel, bien que la pratique place souvent une Torah nearby pour effrayer.

14 – Langues – Légalement permis en toute langue comprise, mais usage rabbinique préfère l’hébreu avec explication obligatoire.

V. Procédure d’intimidation

15 – Cas d’intimidation – Obligatoire pour les serments liés à revendication certaine, non nécessaire pour revendication incertaine.

16 – Contenu de l’intimidation – Exposition détaillée des conséquences du faux serment : punition immédiate, extension aux proches, responsabilité collective d’Israël, destruction par le serment mensonger.

17-18 – Alternatives – L’accusé peut refuser de jurer et payer, le demandeur peut l’exempter. Si l’accusé accepte, avertissement final sur l’interprétation du tribunal.

19-20 – Conséquences du faux serment – Culpabilité pour serment mensonger, paiement du capital plus un cinquième, offrande de culpabilité si le Temple existe.

Chapitre Douze – Gravité et réglementation des serments (12 lois)

I. Gravité exceptionnelle du faux serment

1 – Imperfection du pardon – Même après flagellation ou offrande, le faux serment n’est pas entièrement pardonné car il implique profanation du Nom divin.

2 – Faute grave – Plus grave que les fautes passibles de retranchement ou de mort car elle profane le Saint Nom.

II. Serments non-valides

3 – Serments par les créatures – Jurer par les cieux, la terre, le soleil n’est pas un serment valide même avec intention de viser le Créateur.

4 – Serments sur les livres saints – Sur la Torah : valide si explicitement sur le contenu, invalide si sur le parchemin. Autres livres : non-valides mais traités comme serments par précaution.

5 – Distinction savant/ignorant – Le savant n’a pas besoin de libération pour serment invalide, l’ignorant si pour éviter la légèreté.

III. Statut personnel et serments

6 – Serment de l’esclave – Invalide car son corps ne lui appartient pas, il ne peut s’interdire ce qui appartient à autrui.

7 – Serments des mineurs – Bien que non obligatoires, on les force à accomplir leur parole pour éducation, sauf si préjudiciable à leur santé.

8 – Éducation des enfants – Obligation des pères et maîtres d’enseigner la vérité sans serment pour éviter l’habitude de jurer comme les non-juifs.

IV. Responsabilité communautaire

9 – Obligation d’ostracisme – Quiconque entend un serment en vain ou faux doit exclure le fautif de la communauté sous peine d’être lui-même exclu.

10 – Distinction intentionnel/involontaire – L’ostracisme ne s’applique qu’aux fautes intentionnelles, l’involontaire nécessite information et mise en garde.

V. Révérence du Nom divin

11 – Mention en vain interdite – Même sans serment, mentionner les Noms divins en vain est interdit. En cas d’erreur, corriger immédiatement par louange.

12 – Conseil de sagesse – Bien que l’annulation soit permise, éviter autant que possible de prêter serment. Si on jure, accomplir coûte que coûte selon le principe « ayant juré à son détriment, ne se rétracte point ».

FIN DES LOIS RELATIVES AUX SERMENTS, AVEC L’AIDE DE D.IEU.

 

LIkoutei Si’hot vol. 28  Parachat Nasso (2) : « Exploitons-nous pleinement les talents et les capacités que nous avons reçus du Ciel ? »

LIkoutei Si’hot vol. 28 Parachat Nasso (2) : « Exploitons-nous pleinement les talents et les capacités que nous avons reçus du Ciel ? »

La contribution des princes des tribus au Tabernacle, relatée dans notre Paracha, peut nous faire lever un sourcil en raison de la retenue, de la modération, et peut-être même de la pauvreté qu’elle exprime. Mais si nous apprenons à regarder cela d’un point de vue plus profond, nous pourrons en tirer une leçon sur la mesure dans laquelle nous devons cultiver et exploiter nos talents et nos traits de caractère qui parfois attendent seulement que nous les découvrions et les cultivions.

 

Texte intégral – dans Likoutei Si’hot, vol. 28, deuxième discours sur la Paracha Nasso

Rédigé par le Rav David Olidort et le Rav Israël Arié Leib Rabinovitch

Les offrandes des princes

L’histoire de notre Paracha poursuit un récit que nous avons commencé à lire dans le livre de l’Exode. Dans les parachiot de l’Exode, nous lisons comment D.ieu a ordonné de construire le Tabernacle et comment les enfants d’Israël ont généreusement apporté les matériaux nécessaires à son édification. Ils ont fait don d’immenses quantités de métaux précieux et de matières premières de grande valeur. L’esprit de volontariat était si grand que Moïse a dû faire passer une annonce dans le camp pour stopper le flot des dons.

Mais alors que le peuple faisait preuve d’une grande générosité, les chefs des tribus pensaient attendre que le peuple ait fini d’apporter ce qu’il pouvait, puis fournir ce qui manquerait. Cependant, ils n’ont pas eu cette opportunité car les enfants d’Israël ont apporté tous les matériaux nécessaires au Tabernacle avec une grande diligence. Les princes ont dû se contenter d’une contribution bien moindre : ils ont offert les pierres précieuses pour décorer les vêtements sacerdotaux.

La Torah poursuit en relatant l’inauguration du Tabernacle par Moïse, qui eut lieu environ un an après la sortie d’Égypte. Le livre du Lévitique décrit en détail la cérémonie festive de l’inauguration, les événements de ces jours-là ainsi que le début du service dans le Sanctuaire.

Dans la Paracha Nasso, nous lisons un autre événement qui s’est produit lors des festivités d’inauguration, où les princes corrigent leur conduite. Cette fois, ils se hâtent d’apporter des cadeaux spéciaux au Tabernacle en l’honneur de l’inauguration. En plus des sacrifices qu’ils ont offerts pendant les jours d’inauguration de l’autel, les princes apportent un don supplémentaire pour le service du Sanctuaire :

וַיַּקְרִיבוּ נְשִׂיאֵי יִשְׂרָאֵל  שֵׁשׁ עֶגְלתֹ צָב וּשְׁנֵי עָשָׂר בָּקָר ״עֲגָלָה עַל שְׁנֵי הַנְּשִׂאִים וְשׁוֹר לְאֶחָד״ וַיַּקְרִיבוּ אוֹתָם לִפְנֵי הַמִּשְׁכָּן.

‘Les princes d’Israël apportèrent… six chariots couverts et douze bœufs, un chariot pour deux princes et un bœuf pour chacun, et ils les amenèrent devant le Tabernacle.’ (Nombres 7:3)

Les ‘chariots couverts’ sont des chariots robustes, et les ‘douze bœufs’ sont des animaux forts destinés à tirer ces chariots, une paire de bœufs pour chaque chariot. Par un simple calcul, que la Torah prend aussi soin de préciser explicitement, chacun des princes des douze tribus s’est porté volontaire pour donner un bœuf et ‘un demi-chariot’ (chaque paire de princes a apporté un chariot en commun).

À quoi servaient ces moyens de transport dans le Tabernacle ? Rappelons que le Tabernacle était un sanctuaire mobile qui accompagnait le peuple d’Israël pendant des décennies de voyage vers la Terre d’Israël. À chaque étape, il était assemblé et érigé à nouveau, puis démonté pour continuer le voyage. Les familles de la tribu de Lévi étaient responsables du transport du Tabernacle. Une famille était en charge des objets sacrés, une autre s’occupait des tentures servant de toit et de cloisons, et une troisième était responsable du transport des murs du Sanctuaire. ?!

Cela comprenait plusieurs parties. Tout d’abord les planches – il s’agissait de quarante-huit poutres de bois géantes, d’un mètre de diamètre et de cinq mètres de haut chacune. Avec les planches, on transportait aussi cent socles en argent, servant de bases stables sur le sol dans lesquelles se dressaient les planches. Chacun des socles pesait environ cinquante kilogrammes, soit un poids total de cinq tonnes pour l’ensemble. En outre, il y avait soixante piliers de bois et soixante socles en cuivre, qui soutenaient les tentures de lin de la clôture extérieure entourant le Tabernacle.

Il va sans dire que pour des éléments aussi grands et lourds, des moyens de transport robustes et stables sont nécessaires pour permettre de les transporter lors du voyage dans le désert – et c’est à cela que servait l’offrande des princes des tribus.

D.ieu guide Moïse pour accepter le don et lui explique comment l’utiliser. Moïse exécute les instructions et répartit les chariots et les bœufs entre les familles de la tribu de Lévi en fonction de leur charge :

וַיֹּאמֶר ה׳ אֶל מֹשֶׁה לֵּאמֹר: קַח מֵאִתָּם וְהָיוּ לַעֲבֹד אֶת עֲבֹדַת אֹהֶל מוֹעֵד״ וְנָתַתָּה אוֹתָם אֶל הַלְוִיִּם אִישׁ כְּפִי עֲבֹדָתוֹ וַיִּקַּח מֹשֶׁה אֶת הָעֲגָלתֹ וְאֶת הַבָּקָר״ וַיִּתֵּן אוֹתָם אֶל הַלוְיִםִּ אֵת שְׁתֵּי הָעֲגָלוֹת וְאֵת אַרְבַּעַת הַבָּקָר נָתַן לִבְנֵי גֵרְשׁוֹן כְּפִי עֲבֹדָתָם״ וְאֵת אַרְבַּע הָעֲגָלתֹ וְאֵת שְׁמֹנַת הַבָּקָר נָתַן לִבְנֵי מְרָרִי כְּפִי עֲבֹדָתָם בְּיַד אִיתָמָר בֶּן אַהֲרֹן הַכהֵֹּן

‘L’Éternel parla à Moïse et dit : Accepte ces dons de leur part, afin qu’ils servent au service de la Tente d’Assignation, et tu les donneras aux Lévites, à chacun selon son service.

Moïse prit les chariots et les bœufs, et les donna aux Lévites. Il donna deux chariots et quatre bœufs aux fils de Gershon, en raison de leur service, et il donna quatre chariots et huit bœufs aux fils de Merari, en raison de leur service, sous la direction d’Ithamar, fils d’Aaron le prêtre.’

Les fils de Merari, responsables du transport des planches, reçurent deux tiers de l’offrande, car ils portaient les charges les plus lourdes. Les fils de Gershon, chargés des tentures, reçurent la moitié de ce qu’avaient reçu les fils de Merari. Quant aux fils de Kehath, ils ne reçurent aucun chariot ni bœuf car ils avaient l’ordre de porter les ustensiles sacrés sur leurs épaules, à l’aide de longs barreaux fixés aux ustensiles du Tabernacle.

En fin de compte, il ne fait aucun doute que les ‘camions’ offerts par les princes furent très utiles aux Lévites et les aidèrent à accomplir correctement la tâche qui leur avait été confiée. Mais s’agit-il d’une offrande impressionnante témoignant de générosité ?

בנדבת המשכן מצינו שנתינת בני ישראל הייתה בנדיבות לב ביותר״ עד שהנדבות היו דַיָם (לכל המלאכה לעשות אותה) והותר.

ואיך יתכן שדווקא נשיאי ישראל צמצמו בנדבת העגלות״ וכל אחד מהם לא נידב אלא חצי עגלה״ עגלה אחת על שני הנשיאים?!

יתרה מזו:
נדבת הנשיאים ״ביום כלות משה להקים את המשכן״ באה כדי לתקן את מה שלא התנדבו תחילה כנדרש, ולבטא את נדבת ליבם עבור המשכן כראוי ובשלמות.

ואיך הם הביעו זאת? בנדבת חצי עגלהב על ידי כל נשיא!

Nous trouvons que lors de la collecte pour le Tabernacle, le don des enfants d’Israël était extrêmement généreux, à tel point que les dons étaient ‘en suffisance [pour tout le travail à faire] et au-delà.’

Alors comment se fait-il que les princes d’Israël aient justement fait preuve de retenue dans l’offrande des chariots, chacun d’eux ne donnant qu’un demi-chariot, ‘un chariot (pour deux) princes’ ?!

Qui plus est :
L’offrande des princes ‘le jour où Moïse eut achevé de dresser le Tabernacle’, vint corriger le fait qu’ils n’aient pas contribué d’emblée comme il se devait, et exprimer comme il convient et complètement leur don de cœur pour le Tabernacle. Et comment l’exprimèrent-ils ? – En offrant un demi-chariot de la part de chaque prince !

Alors que tous les enfants d’Israël ouvrirent leur cœur et leur bourse, donnant en abondance autant qu’ils le pouvaient, fournissant effectivement au Tabernacle d’immenses quantités de métaux et de matériaux précieux – le maximum de la contribution de chaque prince ne dépassa pas un demi-chariot et un seul bœuf ! À première vue, c’est un don plutôt misérable.

C’est d’autant plus difficile à comprendre lorsqu’on réalise que cette offrande était censée ‘compléter’ et corriger la contribution initiale à laquelle les princes n’avaient pas participé. C’est comme ça qu’on corrige les choses ?!

Une contribution minimale

Même si nous laissons un instant de côté la mesure de la générosité des princes, la contribution elle-même transmet une sorte de pingrerie incompréhensible. Lorsqu’on entre dans la pratique et qu’on commence à calculer les détails, il semble que cette contribution ait à peine suffi à porter toute l’immense charge du Tabernacle.

Lisons les choses dans les termes du Rabbi :

וביתר שאת, הדבר אינו מובן:
לפי הנראה מפשטות הכתובים, וכפי שמפורש במדרש, הביאו הנשיאים ‘שש עגלות צב ושני עשר בקר’ אלו כדי ‘לשאת את המשכן’.

וכך אכן היה בפועל, כמפורש בכתוב שמשה חילק את העגלות ‘כפי עבודתם’ – לבני גרשון ‘את שתי העגלות ואת ארבעת הבקר’, ולבני מררי ‘את ארבע העגלות ואת שמונת הבקר’.

וזאת בשעה שהיו ידועות מידותיהם הגדולות ביותר של הקרשים והעמודים, וממילא ניתן היה לשער את משקלם.

ולכל זאת יש להוסיף את מאה האדנים, שכל אחד מהם במשקל ככר של קודש.
ובפרט לפי החשבון המפורט בגמרא, ש’אורך העגלה’ היה ‘חמש אמות’ ו’רוחב העגלה’ היה ‘שתי אמות ומחצה’.

וממילא היה צריך שהקרשים יהיו מונחים זה על גבי זה – שנים עשר קרשים על כל עגלה.

והדבר אף גרם לכך שאחד מבני הלויים נזקק להשגיח ולתקן ‘את הסדר זו על זו שלא תיפול העליונה, וכל הדרך הוא מהלך אחורי העגלה, וכשרואה אותן נשלפות אל תוך האוויר רץ לתוך בליטת הקרשים שבצדדים, עד שמגיע לאמת האוויר שביניהם, ודוחק עצמו לעמוד בחצי אמה עד שיחזיר הנשלפת למקומה ועל סדרה’.

ועל כך יש להוסיף את עמודי המשכן ואדניו, ואת שישים עמודי החצר ושישים אדניהם מנחושת – אשר את כולם היה צריך להעמיס על גבי ארבע עגלות!

ולכאורה הרי זה הפך מההנהגה של נדיבות ושל הרחבה ועושר שהייתה במשכן ובמקדש.
והרי אילו היו עגלות רבות יותר, לא היה צורך להניח קרשים רבים כל כך זה על גבי זה, והייתה נמנעת

הטרחה להשגיח עליהם לאורך כל הדרך בעת הובלת קרשי המשכן על גבי העגלות!

Et c’est encore plus incompréhensible : Selon ce qui ressort du sens simple des versets, et comme c’est aussi explicite dans le Midrash, les princes apportèrent ces ‘six chariots couverts et douze bœufs’ afin de ‘transporter le Tabernacle’.

Et c’est ce qui se produisit effectivement, comme il est explicitement écrit que Moïse répartit les chariots ‘selon leur service’ – aux fils de Gershon ‘deux chariots et quatre bœufs’, et aux fils de Merari ‘quatre chariots et huit bœufs’.

Et cela alors que les très grandes dimensions des planches et des piliers étaient connues, et donc on pouvait estimer leur poids.

À tout cela il faut ajouter les cent socles, dont chacun pesait un kikar (talent) sacré.
Et particulièrement selon le calcul détaillé du Talmud, ‘la longueur du chariot’ était de ‘cinq coudées’ et ‘la largeur du chariot’ était de ‘deux coudées et demie’.

Par conséquent, les planches devaient être posées les unes sur les autres – douze planches sur chaque chariot.

Cela entraîna même que l’un des Lévites dut surveiller et ajuster ‘leur arrangement les unes sur les autres pour que celle du haut ne tombe pas, et tout le long du chemin il marche derrière le chariot, et lorsqu’il les voit déborder, il court dans la saillie des planches sur les côtés, jusqu’à ce qu’il atteigne l’espace vide entre elles, et il se serre pour se tenir dans la demi-coudée jusqu’à ce qu’il remette la planche qui s’est déplacée à sa place et dans son ordre.’

À cela il faut ajouter les piliers du Tabernacle et ses socles, et les soixante piliers du parvis et leurs soixante socles en cuivre – qu’il fallait tous charger sur quatre chariots !

À première vue, c’est le contraire de la conduite de générosité, d’abondance et de richesse qui prévalait dans le Tabernacle et le Temple.

En effet, s’il y avait eu plus de chariots, il n’aurait pas été nécessaire de placer autant de planches les unes sur les autres, et on aurait évité l’effort de les surveiller tout le long du chemin lors du transport des planches du Tabernacle sur les chariots !

Le Talmud détaille les dimensions des chariots offerts par les princes :

‎כמה היה אורך העגלה? חמש אמות.‎ ‎כמה היה רוחב העגלה? שתי אמות ומחצה.‎

Quelle était la longueur d’un chariot ? Cinq coudées. Quelle était la largeur d’un chariot ? Deux coudées et demie.

Par un simple calcul, les planches étaient deux fois plus longues que les chariots, qui étaient censés servir à les transporter ! D’autant plus qu’ils n’avaient à leur disposition que quatre chariots de ce type et pas plus, pour transporter plus de cent planches et piliers plus cent soixante socles. Comment cela fonctionne-t-il ?

Les Sages du Talmud et les commentateurs au fil des générations se sont efforcés d’expliquer comment exactement les planches géantes étaient disposées sur les quatre petits chariots.

L’une des explications célèbres est que les planches étaient empilées les unes sur les autres à une grande hauteur et dépassaient des côtés des chariots. Les planches n’étaient pas disposées de manière totalement stable sur le chariot, de sorte que pendant le trajet, des Lévites accompagnaient les chariots et leur tâche était de stabiliser la charge et d’empêcher les planches de perdre l’équilibre et de tomber. C’est comme charger dix tables pliantes sur une charrette de supermarché… – et tout cela sans parler des piliers et des socles, qui prennent un poids et un volume supplémentaires.

Quoi qu’il en soit, il s’avère que les princes n’ont donné que le strict minimum nécessaire pour porter toute cette immense charge. Ce n’était pas la solution la plus confortable et la plus efficace, mais le minimum requis pour pouvoir ‘se débrouiller’ et transporter le Tabernacle en quelque sorte à l’aide de quatre chariots.

Quand on y pense, la question avec laquelle nous avons commencé se renforce : Comment est-il possible que les princes agissent avec une telle pingrerie ? Pourquoi n’ont-ils pas fourni des chariots larges et confortables, en grande quantité, suffisants pour transporter efficacement et commodément les planches et les socles ?

Plus que cela : non seulement cela ne convient pas aux princes, mais cela ne convient pas au Tabernacle. Dans le Tabernacle, et plus tard dans le Temple, le comportement était ‘riche’. Du bâtiment aux ustensiles, des barres aux poêles – tout était fait de la manière la plus luxueuse sans faire d’économies. Les matériaux les plus raffinés, les décorations les plus artistiques et le travail le plus impressionnant.
Si c’est le cas, comment se fait-il que les princes aient contribué au transport du Tabernacle avec des chariots de manière si limitée et minimaliste ? Comment est-il possible que ce soient justement les parties du Tabernacle qu’on ait transportées dans un petit chariot, avec des gens courant derrière tout le long du chemin pour s’assurer que rien n’en tombe ?

Pas d’espace mort !

Pour trouver la réponse, nous devons d’abord comprendre un principe très profond qui se trouve dans les fondements de la conception et de la construction du Tabernacle. Lisons les choses dans les termes du Rabbi :

אמרו חז’ל: ‘כל מה שברא הקדוש ברוך הוא בעולמו, לא ברא דבר אחד לבטלה’. וכלל זה נכון בכל זמן ובכל מקום, בכל חלקי ופרטי הבריאה.

בעשיית המשכן, כאשר התקיים ‘באתי לגני – לגנוני’ – שלאחר כל החטאים שגרמו לסילוק השכינה, ירדה השכינה למטה בארץ ושרתה במשכן, ‘ועשו לי מקדש ושכנתי בתוכם’ – אזי, בסיום מלאכת המשכן, התגלה איך ששום פרט אינו לבטלה חס ושלום, אלא כל פרט ופרט מנוצל במלואו לתפקיד שלשמו ברא אותו הקדוש ברוך הוא.

ולכן, אף על פי שההנהגה במקדש היא בדרך של עושר, הרי שאין זה באופן של ‘לבטלה’ חס ושלום, אלא ניכר כיצד כל פרט ממלא את ייעודו ותכלית בריאתו.

Nos Sages ont dit : ‘Tout ce que le Saint béni soit-Il a créé dans Son monde, Il n’a pas créé une seule chose en vain’.

Et cette règle s’applique en tout temps et en tout lieu, dans toutes les parties et tous les détails de la création.

Lors de la fabrication du Tabernacle, lorsque s’est réalisé ‘Je suis venu dans Mon jardin – Ma résidence’ – qu’après tous les péchés qui ont causé le retrait de la Présence divine, la Présence divine est descendue sur terre et a résidé dans le Tabernacle, ‘Ils Me feront un sanctuaire et Je résiderai parmi eux’ – alors, à l’achèvement du travail du Tabernacle, il est devenu manifeste qu’aucun détail n’est en vain, à D.ieu ne plaise, mais que chaque détail est pleinement exploité pour la fonction pour laquelle D.ieu l’a créé.

C’est pourquoi, bien que la conduite dans le Temple soit d’une manière riche, ce n’est pas d’une manière ‘en vain’, à D.ieu ne plaise, mais il est visible que chaque détail remplit son rôle et le but de sa création.

Lorsqu’on examine les sections du livre de l’Exode qui décrivent l’ordre de D.ieu concernant la construction du Tabernacle et de ses ustensiles, et l’exécution du processus de construction du Tabernacle, on peut remarquer que la construction du Tabernacle lui-même était d’une précision étonnante. Bien que lors de la collecte pour le Tabernacle, les enfants d’Israël aient donné au-delà de toute mesure et aient déversé des quantités de dons, la fabrication du Tabernacle a été faite exactement selon l’ordre de D.ieu ‘au millimètre près’.

L’un des plus grands défis d’un architecte est de s’assurer que dans les plans de construction, il n’y ait pas d’espace inutilisé : sous les cages d’escalier, on s’efforcera de prévoir des espaces de rangement, même les parkings souterrains seront conçus de manière à ce que les piliers porteurs ne créent pas d’espaces inutilisés, le couloir ne sera pas plus large que nécessaire, et ainsi de suite, le moins d’espaces morts possible.

Dans les véhicules, c’est encore plus évident : ouvrez le capot et vous verrez à quel point l’utilisation de l’espace est maximale. Il y a tout ce dont on a besoin, et tout est soigneusement rangé dans le petit espace entre les roues.

Dans un avion, les choses sont encore plus frappantes : les sièges et les tablettes, les allées, les espaces de rangement, tout se replie et se déploie avec précision. Chaque centimètre est utilisé jusqu’au bout.

Ainsi, et bien plus encore, D.ieu a veillé à ce que toutes les parties et tous les détails du Tabernacle soient faits dans la mesure exacte requise pour que chacun d’eux remplisse pleinement sa fonction. Pas plus petit que ce qui est exigé de lui, mais pas non plus plus grand d’un centimètre. Dans le Tabernacle, il n’y avait pas d »espaces morts’. Chaque gramme de cuivre ou de tissu utilisé dans le Tabernacle était essentiel et exploité au maximum, avec une précision merveilleuse.

Ainsi, nous avons appris dans la Paracha Terouma que l’Arche de l’Alliance doit mesurer deux coudées et demie de long, une coudée et demie de haut et une coudée et demie de large. Pas moins, pas plus. Et le Talmud explique que c’est exactement la taille requise pour ranger à l’intérieur de l’Arche les Tables de l’Alliance, sans qu’il ne reste aucun espace vide.

De même, le poids de l’or avec lequel le chandelier a été fabriqué était exactement un kikar d’or, car c’est la quantité nécessaire pour sculpter le chandelier avec toutes ses décorations de manière précise et avec une utilisation complète.

Il en va de même pour tous les ustensiles dans lesquels les sacrifices étaient offerts : les ustensiles étaient faits de manière à contenir exactement la quantité précise de sacrifice qui y était offert. Comme des éprouvettes dans un laboratoire ou une dose de vaccin, la contenance maximale de l’ustensile est en fait la quantité exacte de la substance qu’il doit contenir.

Cette précision exprime une idée très profonde.

Le Midrash raconte qu’à la création du monde, la présence de D.ieu était ressentie et tangible. À la suite du péché de l’Arbre de la Connaissance et d’autres péchés, le Saint béni soit-Il s’est ‘caché’ jusqu’à ce qu’il ne soit plus évident que ce monde a un dirigeant. Ce n’est que lorsque le Tabernacle a été construit que D.ieu s’est de nouveau révélé dans le monde, faisant savoir qu’il y a ici Quelqu’un qui dirige et vivifie toute la création. C’est pourquoi, lors de l’inauguration du Tabernacle, le Saint béni soit-Il dit : ‘Je suis venu dans Mon jardin’, c’est-à-dire, Je suis revenu à Mon ‘lieu naturel’.

Ainsi, le rôle du Tabernacle est d’exprimer comment le Saint béni soit-Il est présent et réside dans le monde. Le Tabernacle symbolise le fait que ce monde a un Créateur, qu’il a un dirigeant qui supervise chacun de ses détails, Il a créé le monde et continue de le gérer dans les moindres détails, exactement selon le plan qu’Il a tissé.

Lorsque le Créateur ‘disparaît’ et se cache de la création, il nous semble que certaines choses se produisent ‘juste comme ça’, qu’il y a des détails dans la création qui ne font pas partie du plan, qui ne sont pas liés au Saint béni soit-Il. Une feuille qui est tombée de l’arbre ‘juste comme ça’, des grains de sable qui volent au vent sans raison, ou une étoile qui a explosé quelque part dans l’espace, à des milliers d’années-lumière de nous, sans aucun but particulier. Lorsque le Créateur n’est pas présent, on a l’impression qu’il y a des ‘espaces morts’ dans le monde.

Mais la vérité est que ce monde, avec tous ses détails et sous-détails, depuis les herbes qui poussent sur les rives du Jourdain jusqu’aux particules de poussière qui se déplacent entre les planètes, tout cet immense univers est comme un avion de passagers, dans lequel chaque boulon a fait l’objet d’une réflexion, chaque centimètre est calculé, l’allée est exactement à la hauteur nécessaire, l’espace des accoudoirs est rempli à ras bord de fils électriques et les réfrigérateurs sont précisément adaptés aux plateaux-repas. Le Saint béni soit-Il a créé chaque détail de la création avec une conception précise, ce qui signifie que chaque petit boulon du système a un but et une signification – il y a une raison pour laquelle il existe, il y a une façon de l’utiliser correctement et c’est le but de son existence. Et cette idée est exprimée de manière frappante dans le Tabernacle, où chaque partie et chaque détail est significatif et il est visible comment il est utilisé et calculé.

Des chariots utilisés au maximum

À partir de cette idée, nous pourrons comprendre la contribution minimaliste des princes :

כשם שבמשכן עצמו, אף על פי שהייתה שם הנהגה של עושר והרחבה, מכל מקום לא היה שום פרט ופרט שבפרט שלא נוצל עבור פעולה או עניין מסוים במשכן, כך גם בנוגע לעגלות ולבקר: הם היו מוכרחים להיות במידה מדויקת בתכלית, לא פחות, אך גם לא יותר, כך שלא יהיה בהם אפילו פרט וחלק אחד שמנוצל למטרתו, לשאת את המשכן.

הן במידה הכמותית, שש עגלות במידותיהן המדויקות, לא עגלות רבות יותר ולא עגלות גדולות יותר,
והן במספר שנים עשר הבקר המוליכים את העגלות, כי אף שמשא המשכן הוא משא כבד ביותר, צריך שינוצלו בשלמות כל הכוחות של כל אחד משנים עשר הבקר המוליכים את העגלות.

ואילו היו העגלות במידה גדולה יותר או היו עגלות רבות יותר, העגלות לא היו בשיעורן הנכון!

Tout comme dans le Tabernacle lui-même, bien qu’il y ait eu une conduite de richesse et d’abondance, néanmoins il n’y avait pas un seul détail ni un sous-détail qui n’était pas utilisé pour une action ou un sujet particulier dans le Tabernacle,

De même en ce qui concerne les chariots et les bœufs : ils devaient être d’une mesure parfaitement précise, pas moins, mais pas plus non plus, de sorte qu’il n’y ait en eux aucun détail ni partie qui ne soit pas utilisé pour son but, porter le Tabernacle.

C’est le cas pour la mesure en quantité, six chariots dans leurs dimensions précises, pas plus de chariots ni de chariots plus grands,
Et aussi pour le nombre de douze bœufs qui conduisent les chariots, car bien que la charge du Tabernacle soit une charge très lourde, il faut que soient exploitées pleinement toutes les forces de chacun des douze bœufs qui conduisent les chariots.

Alors que si les chariots étaient d’une plus grande dimension ou s’il y avait plus de chariots, les chariots ne seraient pas dans leur juste mesure !

En effet, il semble que les princes auraient voulu faire don de chariots larges, de ‘camions’ dans lesquels il y aurait eu de la place en abondance pour porter les planches du Tabernacle et ses tentures de lin. Mais malgré cela, ils se sont ‘retenus’ et ont fait don de chariots de dimension précise, exactement selon le besoin, ni moins ni plus. Pourquoi ? Parce que c’est ainsi que cela fonctionne dans la maison de D.ieu. Rien n’est fait au hasard, tout doit être utilisé de manière complète. Tout comme les murs du Tabernacle ont été faits exactement à la taille requise et les socles exactement au poids nécessaire, de même les ‘roues’ du Tabernacle, ses chariots, devaient être faits exactement à la mesure requise, de sorte qu’ils soient utilisés jusqu’au bout.

C’est comme si nous avions demandé à un architecte et à un décorateur d’intérieur de concevoir pour nous la maison la plus fonctionnelle, sur la plus petite surface. S’ils avaient vu grand et conçu une maison plus grande, ils n’auraient pas rempli leur mission.

Il en va de même ici : la Torah veut nous transmettre un message à travers les chariots. Les princes étaient tenus d’apporter les chariots ayant la plus petite surface possible, combinée à la force de portage la plus faible possible des bœufs pour réussir la mission de porter le Tabernacle – même si cela nécessite une planification complexe et un empilement des planches en hautes piles.

Si les princes avaient fait don au Tabernacle d’un chandelier à dix branches par générosité, ou de planches s’élevant à une hauteur de vingt mètres – cela aurait été une contribution superflue et inacceptable, car elle dépasse les besoins du Tabernacle. De même, si les ‘roues du Tabernacle’ étaient capables de porter plus que le poids du Tabernacle, ce serait un cadeau superflu et inacceptable !

Exploiter les talents

L’offrande des chariots en utilisant précisément leur surface et en exploitant parfaitement la force de portage des bœufs, nous montre clairement le niveau d’utilisation maximal de toutes les parties du Tabernacle – et de là nous apprenons également une leçon pour nos vies :

מכאן הוראה לכל אחד מישראל בעשיית המשכן הפרטי שלו – כמאמר רז’ל על הפסוק ‘ועשו לי מקדש ושכנתי בתוכם’: ‘בתוכו לא נאמר אלא בתוכם’, בתוך כל אחד ואחד מישראל. עד היכן עליו להיזהר, שכל כח שנתן לו מאת הקדוש ברוך הוא, ובכל פרטיו, לא ילך לבטלה חס ושלום, אלא ינוצל בשלמות לתכליתו ותפקידו שלשמו ברא אותו השם. והדברים אמורים על כל כח מכחות נפשו. עליו לדעת, שבשעה שהוא לומד תורה ואינו מתיגע כדבר, אינו מנצל כדבר את הכח לכך שנתן לו מאת השם. ועל דרך זו בכל פרט בכשרונותיו, שיש לנצלם ‘לשם שמים’ ובשביל קיום המצוות, ובהידור דווקא, וכן בפרט להפצת היהדות חוצה.

ועל דרך זו בזמן: אפילו אם ‘מילא’ עשרים ושלש שעות וחמישים ותשעה דקות של היומם, עליו להשתדל שגם הדקה היחידה הנותרת לא תלך לבטלה חס ושלום.

C’est une instruction pour chacun des Juifs dans la fabrication de son tabernacle personnel – comme le disent nos Sages sur le verset ‘Ils Me feront un sanctuaire et Je résiderai parmi eux’ : ‘Il n’est pas dit ‘en lui’ mais ‘en eux », en chacun des Juifs,

Jusqu’où doit-il prendre garde que chaque force qui lui est donnée par le Saint béni soit-Il, et dans tous ses détails, n’aille pas en vain, à D.ieu ne plaise, mais soit pleinement exploitée pour le but et la fonction pour lesquels D.ieu l’a créée.

Et cela s’applique à chacune des forces de son âme. Il doit savoir que lorsqu’il étudie la Torah et ne fait pas d’efforts comme il se doit, il n’exploite pas comme il se doit la force qui lui a été donnée pour cela par D.ieu.

Et il en va de même pour chaque détail de ses talents, qu’il faut exploiter ‘pour l’amour du Ciel’ et pour l’accomplissement des commandements, et avec zèle précisément, et en particulier pour la diffusion du judaïsme à l’extérieur.

Et il en va de même pour le temps : même s’il a ‘rempli’ vingt-trois heures et cinquante-neuf minutes de la journée, il doit s’efforcer que même la seule minute restante n’aille pas en vain, à D.ieu ne plaise.

Le Tabernacle dans le désert n’est pas seulement une structure historique dans laquelle la Présence divine résidait il y a des milliers d’années, mais c’est un ‘modèle de tabernacle’ pour nous. Nos Sages nous enseignent que chaque Juif est un sanctuaire pour D.ieu. Et l’histoire du Tabernacle n’est pas une histoire historique, mais elle nous apprend comment faire résider la Présence divine en nous, comment introduire la sainteté dans chaque détail de nos vies.

Lorsque nous lisons sur le Tabernacle, sur le travail de sa fabrication, sur ses nombreux ustensiles et sur les matériaux bruts dont il était composé, nous lisons en fait, à un niveau plus intérieur, sur le tabernacle qui est dans notre cœur. Chaque détail de l’histoire du Tabernacle est en réalité une instruction et une directive détaillée sur la façon d’introduire et de faire résider la sainteté dans chaque détail de nos vies.

Ainsi, les chariots qui portaient le Tabernacle nous enseignent également une leçon importante comme nulle autre. Tout comme tout le potentiel des chariots est exploité jusqu’au bout, sans ‘espace mort’, de même lorsqu’un Juif veut introduire de la sainteté dans sa vie, il doit utiliser toutes les capacités que D.ieu lui a données, réaliser tout le potentiel qui est en lui jusqu’au bout.

Nous pouvons appliquer cela à plusieurs domaines de la vie.

Chaque talent d’un Juif doit être exploité au maximum pour le service de D.ieu. Qu’il s’agisse d’un talent oratoire, d’un pouvoir de persuasion, d’un sens musical ou d’un sens du dessin.

De même, un Juif qui a des talents intellectuels, qui est capable d’étudier la Torah en grande profondeur mais se contente d’une étude de base – il n’exploite pas pleinement ses forces, il a un ‘espace mort’ dans son tabernacle personnel.

En tant que parents, parfois un dilemme se pose à nous : devons-nous investir dans des cours privés qui donneront à l’enfant un moyen de s’exprimer par le dessin ou la musique ? Lorsque nous éduquons les enfants au service de D.ieu, devons-nous développer en eux la créativité, les talents et les capacités potentielles ?

Les chariots du Tabernacle nous enseignent : le monde que D.ieu a créé est pour Sa gloire, et il en va de même pour le talent. Un Juif est commandé de servir D.ieu dans tous les domaines qui lui sont donnés, et s’il a un potentiel et qu’il ne le découvre pas et n’agit pas pour persévérer et agir à travers lui afin de servir D.ieu, il laisse des espaces vides dans son tabernacle.

Même une personne qui a des capacités physiques particulières, comme de la souplesse ou une grande force, doit les développer et trouver comment s’en servir pour servir D.ieu : peut-être en encadrant des jeunes en décrochage, ou en s’entraînant pour rester en forme et en bonne santé pour l’amour du Ciel.

Une personne qui a un talent culinaire doit l’utiliser pour embellir les repas de mitsva, ou choyer sa famille lors des repas de Chabbat et de fêtes. Le peintre a l’obligation de diffuser des messages de foi à travers ses tableaux. Le chanteur doit rapprocher les cœurs et multiplier la joie et la satisfaction. Une personne qui a un sens des affaires ou de la gestion doit se porter volontaire pour gérer un système de bonté dans le quartier, et une personne qui a du charme doit l’utiliser pour influencer les autres.

Beaucoup d’entre nous ont un talent unique qui ne s’exprime pas. Si ce n’est pas nous, alors sûrement l’un de nos enfants. Nous devons savoir que tous ces talents sont des ‘chariots’ et des ‘bœufs’ qui doivent aider dans le travail du Tabernacle, et leur potentiel doit être réalisé ! Une personne qui préférera ne s’enfoncer que dans ce qu’elle a l’habitude de faire depuis sa jeunesse et laissera ses talents ‘s’éteindre’, dit en quelque sorte : ‘Il y a ici quelque chose que D.ieu m’a donné pour rien’. Ce faisant, elle crée un espace vide et gaspillé dans le sanctuaire de D.ieu. Elle a un bœuf fort – qui ne tire rien !

Et bien sûr, le temps est aussi une ressource précieuse qui nous est donnée de manière limitée. D.ieu nous a donné une allocation de vie ici dans ce monde, sans aucun temps ‘de réserve’. Et comme les chariots dans le Tabernacle, chaque minute doit être utilisée. Il ne doit pas y avoir de ‘temps mort’ dans notre tabernacle. Comme nos forces et nos talents, notre temps doit être utilisé au maximum pour le service de D.ieu.

L’influence sur l’enfant,  pour des générations, du comportement des parents avant la naissance

L’influence sur l’enfant, pour des générations, du comportement des parents avant la naissance

 Dans ce passage tiré d’un discours prononcé lors de la fête de Chavouot en 1969, le Rabbi souligne l’importance cruciale du comportement et de l’environnement des parents, en particulier de la mère, dans les mois précédant la naissance d’un enfant. Contrairement à l’idée reçue que seule l’éducation à partir d’un certain âge compte, le Rabbi explique que les influences commencent dès la conception et ont un impact durable sur l’enfant, tant sur le plan physique que spirituel, qui se transmet même aux générations suivantes lorsqu’il deviendra lui-même parent et grand-parent.

 

En général, on ne pense qu’au moment où l’enfant arrive à l’éducation, quand il peut déjà distinguer le bien du mal et la vérité du mensonge. Tandis qu’en ce qui concerne la période précédente, on pense que la façon dont lui et sa mère se comportent à la maison n’a pas d’importance.

Mais la vérité n’est pas ainsi. Au contraire, dès que « le bébé commence à parler, son père lui enseigne la Torah ». En effet, lorsque le bébé ne fait que commencer à parler, ce qui est généralement à l’âge de deux ans, il ne parle pas avec discernement et ne comprend pas encore la signification des mots – et pourtant la Torah dit que dès que la faculté de parler se développe chez lui, il faut l’éduquer à la Torah. Parce que cela est absorbé par lui et gravé dans sa mémoire, et même après des dizaines d’années, cela a une influence sur son comportement.

Et la vérité est que l’éducation commence avant même qu’il ne commence à parler, immédiatement après sa naissance. Déjà à ce moment-là, il faut être prudent et attentif à la chanson qu’on chante pour le calmer et l’endormir, bien qu’on puisse penser que la chanson importe peu. Car comme il s’agit d’un bébé qui a une âme vivante, et que l’âme a des oreilles ouvertes, alors la chanson affecte l’âme et laisse une impression sur tous les jours de sa vie. C’est pourquoi c’était la coutume en Israël de chanter au nouveau-né une chanson dont le contenu portait sur la supériorité de la Torah par rapport à toutes les douceurs.

Et plus encore, cela commence déjà neuf mois avant la naissance du bébé. Car pour qu’un enfant naisse en bonne santé physique et spirituelle, il faut s’assurer que toutes les choses qui précèdent soient faites dans la pureté, la cacherout et la sainteté selon la volonté de Dieu.

Et bien qu’apparemment il s’agisse de quelque chose qui a déjà été fait dans le passé, et si c’est le cas, que peut-on faire maintenant pour y remédier ? En effet, par le repentir, on peut aussi réparer le passé. Sauf que pour cela, il faut décider que dorénavant l’éducation se fera dans la voie du bien et du droit, jusqu’à ce qu’une réparation soit effectuée concrètement en soutenant des institutions éducatives qui éduquent dans la voie du bien et du droit, et aussi en donnant une éducation appropriée aux autres enfants et petits-enfants de manière redoublée et multipliée.

Alors, le repentir est accepté, et cela fait qu’à partir d’en haut, les enfants seront éveillés à la repentance pour améliorer leur comportement, malgré le manque qui existait neuf mois avant leur naissance et ensuite la poursuite de l’éducation dans une mauvaise voie.

Et en ce qui concerne l’éducation après la naissance, le père y a également un rôle. Mais en ce qui concerne la question de la pureté familiale qui commence neuf mois avant la naissance, la clé en est entre les mains de la mère. L’observance de la chose avec tous les détails dépend de sa volonté. Et elle doit le faire sans être influencée par les paroles de la voisine ou de l’amie qui tentent de diminuer la valeur de la chose, car il s’agit d’une question qui concerne l’enfant qui va naître et ses enfants après lui jusqu’à la fin de toutes les générations – exactement comme il ne viendrait pas à l’esprit qu’à cause des paroles de la voisine, on fasse quelque chose qui nuise à la santé du fils pendant tous les jours de sa vie, même après qu’il soit devenu père et grand-père, et pas seulement lorsqu’il est sous le tablier de sa mère.

Telle est la mission sainte que le Saint béni soit-Il a donnée aux enfants d’Israël, et en cela Il fait confiance aux parents, et principalement à la mère. Et lorsqu’on se comporte de la manière appropriée, le Saint béni soit-Il donne des fils, des petits-fils et des arrière-petits-fils en bonne santé jusqu’à la fin de toutes les générations.

Nasso ‘A la lumière du Dvar Mal’hout’ – Rav Yaacov Abergel

Nasso ‘A la lumière du Dvar Mal’hout’ – Rav Yaacov Abergel

 

 

La réalisation d’un tableau commence par des croquis rapides, des études préparatoires, des ébauches que l’Artiste dessine, réunit dans un carnet de croquis. Au moyen de cet exemple la ‘Hassidout compare la Torah à un ‘carnet de croquis’ dont Hachem s’est servi pour créer les mondes, car de la même façon que ‘D.ieu a regardé dans la Torah avant de créer le monde’ l’Artiste regarde dans son carnet l’ébauche de son œuvre future,

Dans le Dvar Mal’hout sur la Paracha Nasso le Rabbi mentionne le fait que’L’Eternel a regardé dans la Torah avant de créer le monde’ car dans les temps messianiques le dévoilement de la Torah ‘Hadacha donnera naissance à un monde nouveau, ainsi qu’il est dit : ‘Comme ces cieux nouveaux et comme cette terre nouvelle que Je ferai naître dureront devant Moi, ainsi subsisteront votre descendance et votre nom’ (Ychaya, 66, 22).

De fait, le Rabbi explique que les ‘Cieux nouveaux’ et la ‘Terre nouvelle’ que L’Eternel fera naître lors de la Délivrance représentent le dévoilement de la Parole divine qui est à l’origine même de la Création du Ciel, de la Terre, et de tout ce qu’ils contiennent. A présent, durant l’exil, nous ne voyons pas la Parole divine et c’est à ce sujet que l’Admour Hazaken écrit dans le Livre du Tanya :

‘S’il était permis à l’œil de voir et de se rendre compte de la force vitale (la Parole divine) et de la spiritualité contenue dans toute chose créée, et qui prenant leur source dans ‘ce qui émane de la bouche de D.ieu’ et de ‘Son souffle’, y coulent constamment, alors la matérialité de la créature cesserait d’être perçue par nos yeux, celle-ci étant complètement annulée par rapport à la force vitale et la spiritualité qui sont en elle’ (Tanya, Chaar Ha Y’houde vé Ha Emounah, chapitre 3).

Le dévoilement de la Torah ‘Hadacha représente donc le dévoilement de l’Essence divine, comme ce fut le cas lors du Don de la Torah sur le Mont-Sinaï au sujet duquel il est dit : ‘Et tout le peuple vit les Voix’ (Yitro, 20, 15). Lors de la Délivrance ‘La Voix de l’Eternel’ (‘la force vitale et la spiritualité’) qui est pour l’instant cachée nous apparaîtra. Un peu comme si nous disions que le monde tel qu’il est à présent est comme un tableau qui n’est pas signé, alors que dans les temps messianiques l’œuvre divine de la Création portera La signature du Saint béni soit-Il, c’est-à-dire qu’il apparaîtra à nos yeux que ‘toute la Création vient du souffle de Sa bouche’.

Dès-lors, nous pouvons comprendre la déclaration des Sages selon laquelle ‘la Torah que l’homme étudie à l’heure actuelle n’est ‘rien’ (‘hével’) en comparaison à la Torah que nous enseignera le Machia’h’. En effet, l’emploi du mot ‘hével’ met l’accent sur la grandeur de la Torah qui sera dévoilée par le Machia’h, au sujet de laquelle l’Eternel déclare : ‘Une Torah nouvelle sortira de Moi’.
‘La Torah qui sortira de Moi’, désigne l’Essence de la Torah, c’est-à-dire la partie la plus profonde de la Torah. A l’évidence, en comparaison à la vitalité que la ‘Torah nouvelle’ insufflera aux ‘cieux nouveaux’, à la ‘terre nouvelle’ et à toutes les créatures qu’ils contiennent, la vitalité de la Torah que nous étudions aujourd’hui n’est telle qu’un simple et léger souffle.

La ‘Hassidout nous enseigne que dans les temps futurs la terre, aujourd’hui silencieuse, parlera. La terre que tout le monde piétine s’adressera à l’homme et lui demandera s’il a le droit de la piétiner sans qu’il ne prononce des paroles de Torah. La ‘Hassidout nous enseigne que le cerveau doit dominer le cœur et cela implique que l’homme doit dominer les mauvaises pulsions de son cœur afin d’obéir seulement aux désirs de son âme divine. Celle-ci ne désire que D.ieu, Le servir par la prière et les bonnes actions. C’est cette question que la terre posera à l’homme. Elle lui demandera s’il est parvenu à avoir le corps et le cœur purs, car seulement dans ce cas le mérite lui sera donné de se tenir debout sur la terre. C’est à ce sujet que se rapporte le verset selon lequel la pierre des murs et le bois des poutres témoigneront de nos actes et de nos paroles, ainsi qu’il est dit (‘Habakouk, 2, 11) : ‘Oui, la pierre des murs crie contre toi, et le chevron dans la charpente lui donne la réplique… ‘

Il est écrit (Haazinou, 32, 1) : ‘Prêtez l’oreille Cieux, et je parlerais et que la Terre écoute les mots de ma bouche’ :
Moché nomma le Ciel et la Terre comme témoins du service divin des enfants d’Israël. Du fait que ceux-ci vivent éternellement, nul autre qu’eux ne pouvaient aussi bien témoigner que les enfants d’Israël accomplissent la volonté du Saint béni soit-Il tout au long de toutes leurs générations.

Le Rabbi explique la raison profonde du choix de Moché. Dans le sens profond, le Ciel d’un Juif représente sa pensée, les forces de son intellect. La Terre d’un Juif ce sont ses paroles et ses actes. Aussi, quand il étudie la partie révélée et la partie profonde de la Torah, qu’il éveille les forces de son intellect en approfondissant et en comprenant ce qu’il étudie, un juif œuvre et compose le Ciel de son existence. De la même façon, quand il accomplit de manière concrète les commandements divins, il fonde la Terre sur laquelle il se tient.

Quand nous accomplissons une Mitsvah, notre action (la Terre) doit être inspirée et éclairée par une intention profonde (cavana) : le Ciel. Dés-lors nous comprenons que la raison pour laquelle Moché a choisi le Ciel et la Terre pour témoigner de tous nos accomplissements dans notre service divin. Le Ciel et la Terre d’un Juif ne sont pas deux choses distinctes l’une de l’autre. Un acte n’est mis en évidence que lorsqu’il est inspiré par une haute intention, et une intention n’est haute que lorsque sa finalité est de se fondre dans un acte.
Ainsi, au Rabbi de conclure que Moché choisit le Ciel et la Terre afin de nous donner les forces nécessaires pour accomplir notre service divin. Afin de servir D.ieu avec notre émounah la plus pure, au moyen de nos forces les plus profondes. Eveiller la partie la plus secrète de notre âme pour servir D.ieu avec la plus grande soumission. Ce sentiment qui exprime notre plus grand désir, celui de la venue du Machia’h, de la Délivrance et du troisième Temple, peut s’inscrire dans l’image du ciel et la terre.

La terre et le ciel se rejoignent et s’unissent en une ligne que l’on n’aperçoit qu’à une distance éloignée. Cette ligne qui s’appelle ‘l’horizon’ arrête notre regard, l’empêche d’aller plus loin et finit toujours par laisser la place à nos pensées, sur notre vie, ce qu’elle a été, ce qu’elle est et ce qu’elle sera. Le libre choix nous est donné. A nous de choisir et d’imaginer ce que seront nos pensées nos paroles, et nos actes.

Rabbi Yossef-Itz’hak déclara un jour qu’il entendait ‘les pas du Machia’h’. Le Rabbi, à son exemple, agit envers nous pour que nous percevions à notre tour la présence du Machia’h, pour que notre horizon soit le support des pensées qui découlent du côté de la sainteté. Plus précisément pour que ces pensées aient pour but de nous impliquer dans le projet divin. Le Rabbi fait tout ce qui est en son pouvoir pour que notre Ciel (notre étude de la Torah) et notre Terre (nos Mitsvoth) s’unissent en un horizon où l’on voit se profiler la silhouette du Machia’h et du troisième temple. Il sème en notre esprit les graines qui donneront naissance aux pensées qui éveilleront dans nos cœur l’amour et la crainte de D.ieu, lesquels animeront nos actions les plus hautes qui susciteront le désir de D.ieu de provoquer finalement la venue de notre Juste Machia’h.

Ainsi, si nous laissons nos pensées se fondre vers l’horizon que nous trace le Rabbi, il est certain que le Ciel et la Terre témoigneront ensemble devant l’Eternel de la qualité de notre service divin. Dans ce cas rien ne s’opposera davantage à la révélation divine lors de la venue de notre juste Machia’h. Les âmes orphelines retrouveront leur Père qui est dans le ciel, sans qu’Il ne se dissimule davantage derrière Ses nombreux vêtements. Sa pureté brillera pour toujours dans tous les mondes et dans toutes les âmes. Sa lumière resplendira sur la terre dans le ciel et dans la Torah et l’homme découvrira enfin ‘une Terre nouvelle, un Ciel nouveau, une Torah nouvelle’.

L’infini du ciel n’est pas sans évoquer la Sagesse de D.ieu, laquelle est insaisissable. La profondeur des Mers et des Océans n’est pas sans évoquer les secrets qui se cachent dans les mots divins de la Torah. Le Rabbi nous permet de saisir un peu, et de saisir davantage (lorsque nous lui sommes totalement soumis), de cette sagesse infinie divine. Nous voguons, grâce au Rabbi, sur la Mer de la Torah en découvrant la profondeur de ses secrets. Le Maître nous élève vers les hauteurs des cieux de la Torah afin de libérer notre âme divine de ‘tout ce qui l’empêche de voir la lumière de l’En Sof’ (Tanya).

Il nous fait voyager sur cette Terre que nous foulons avec nos pieds et qui ne s’en plaint jamais. Ainsi, lorsque nous parvenons à nous attacher au Rabbi, c’est un Feu de Vie et de Bénédictions que nous faisons descendre du ciel. Par ailleurs, ce qui fait la particularité du Rabbi, c’est que notre soumission à ses enseignements n’exclut pas que le Rabbi attend de chacun d’entre nous d’exprimer ce qui fait notre particularité, ce qui nous différencie les uns des autres. En effet, chaque Juif ‘possède une chose que l’autre ne possède pas’. Aussi, nous devons faire tout ce qui est en notre pouvoir pour exploiter les dons particuliers que l’Eternel nous a donnés. Nous devons exprimer nos propres qualités dans nos actes tout en nous soumettant a la volonté du Rabbi, afin de faire de ce monde une demeure pour l’Essence de D.ieu, et dévoiler enfin la présence de notre Juste Machia’h, maintenant, avec l’aide d’Hachem.

***

Il est écrit dans la Torah que durant le séjour des enfants d’Israël dans le désert, lorsque L’Eternel S’adressait à Moché, Sa Voix ‘sortait du ciel et passait entre les deux chérubins’ (Bamidbar, Nasso, 7, 89), ainsi qu’il est écrit :
‘Et quand Moché venait à la tente d’assignation pour Lui parler (à D.ieu), il entendait La Voix d’au-dessus du couvercle qui était sur l’Arche du témoignage, d’entre les deux chérubins, et Il lui parlait’.

Dans son livre ‘Alpha-Beïta’, le Rav Yom-Tov Lippman nous enseigne que la lettre aleph est justement une allusion à la Voix de L’Eternel qui ‘sortait du ciel et passait entre les deux chérubins’.
En effet, la lettre ‘aleph’ est composée d’un ‘vav’ et de deux ‘youde’ : les deux ‘youde’ représentent les deux chérubins, et le ‘vav’, entre les deux youde, représente la Voix de L’Eternel qui ‘passait entre les deux chérubins’. Ainsi, la lettre ‘aleph’ fait allusion au dévoilement de la Parole divine à Moché, lequel eut ce mérite car il fut ‘l’homme le plus humble parmi tous les hommes’, ainsi que cela est exprimé par la petite taille de la lettre aleph du mot ‘Vayikra’, comme il a été expliqué précédemment au nom de l’Admour Hazaken.

Par ailleurs, le Rabbi précédent, Rabbi Yossef Itz’hak, a raconté que lorsqu’il avait l’âge d’apprendre les lettres de l’alphabet hébraïque, les professeurs avaient alors l’habitude de prendre le porteur d’eau comme exemple pour enseigner la lettre aleph : le bâton de bois (que le porteur d’eau porte sur ses épaules) avec les deux sceaux suspendus, évoque la forme de la lettre ‘aleph’.

Le bâton représente le ‘vav’ du ‘aleph’, et les deux sceaux d’eau représentent les deux ‘youde’ du ‘aleph’.

Il est intéressant que les ‘Hassidim ont choisi le porteur d’eau comme exemple pour enseigner aux enfants la lettre ‘aleph’. Ce choix s’accorde à l’enseignement du Tanya selon lequel ‘l’Eternel ne réside que dans un endroit qui Lui est totalement soumis’.

La simplicité du porteur d’eau n’est pas sans évoquer l’humilité de notre maître Moché, ‘le berger fidèle qui nourrit les enfants d’Israël de émounah (foi)’. A l’image du porteur d’eau qui porte des sceaux sur ses épaules, Moché donne à boire l’eau de la Torah aux enfants d’Israël.

Il est écrit : ‘Vayikra el Moché’, ‘Il appela Moché’. Aussi, nous devons comprendre que ce verset est aussi une allusion au dévoilement de la ‘Voix de D.ieu’ qui aura lieu dans les temps messianiques, par la révélation de la Torah ‘Hadacha. A l’évidence nous devons faire tout ce qui est en notre pouvoir pour provoquer les jours de la Délivrance finale, en ayant à l’esprit l’image de Moché, en nous souvenant par exemple de cette déclaration du Rabbi selon laquelle ‘un juif doit avoir conscience de sa petitesse, et en même temps de la possibilité qu’il a de s’élever’.

Par ailleurs, Rachi explique que l’on pourrait croire que Le son de la Voix de D.ieu que Moché entendait dans la Tente d’assignation était faible, mais le verset dit ‘La Voix’ (avec un article défini). C’est ‘La’ Voix qui parlait avec lui au mont Sinaï, mais quand elle arrivait à l’entrée de la Tente d’assignation, elle s’arrêtait et ne sortait pas à l’extérieur de la Tente. C’était un véritable miracle, la Voix de D.ieu n’était audible qu’à l’intérieur de la Tente.
Le Rabbi nous explique que lorsque l’on se trouve à l’intérieur de la Tente, le dévoilement de D.ieu est si grand que nous n’avons pas d’autre choix que celui d’écouter Sa Voix.
Cependant, le désir du Saint béni soit-Il est de résider dans ce monde matériel, à ‘l’extérieur de la Tente’.
C’est précisément à ‘l’extérieur de la Tente’ que le choix est donné à l’homme, du fait qu’il n’entend pas la Voix de son Père qui est dans le ciel.
Un juif doit donc faire tout ce qui est en son pouvoir pour briser ce silence en faisant résonner La Voix et La volonté de D.ieu dans ce monde (à ‘l’extérieur de la Tente’) en accomplissant Ses Commandements de ‘tout son cœur de toute son âme et de tout son pouvoir’.
Le Rabbi déclara qu’un juif cherche D.ieu comme un fils cherche son père qui s’est caché pour qu’il le trouve. Il ajouta que ‘le plus grave n’est pas en soi de ne pas Le trouver, le plus grave c’est de s’arrêter de Le chercher’.

Vendredi 14 juin 2024 à 10h30 : Kovets Nasso – Likouté Si’hot volume 33, première Si’ha par le Rav Levi Azimov

Vendredi 14 juin 2024 à 10h30 : Kovets Nasso – Likouté Si’hot volume 33, première Si’ha par le Rav Levi Azimov

En direct, chaque vendredi, étude du Likoutei Si’hot
avec le Rav Levi Azimov de 10h30 – 11h30
Tél.: +33159423068 – code: 33 41 593#

ET SUR RADIO HASSIDOUT
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Le plus haut niveau de la Torah par l’abnégation ultime : Toute étude doit conduire à l’action

 

Dans « trois couronnes, etc. », il est question de la grandeur de la Torah par rapport aux autres domaines de grandeur, et « elle est plus précieuse que les perles, etc. » se réfère à la grandeur au-delà des autres domaines de grandeur – lorsque l’étude de la Torah se fait avec abnégation et conduit à l’action.

Maïmonide a écrit dans les Lois sur l’étude de la Torah (fin du chapitre 3) : « Les Juifs ont été couronnés de trois couronnes, etc. la couronne de la Torah les surpasse, etc. », et dans la loi suivante : « Les Sages ont dit qu’un mamzer érudit a la préséance sur un grand prêtre ignorant, comme il est dit ‘elle est plus précieuse que les perles’, plus que le grand prêtre qui entre dans le Saint des Saints ».

On peut dire que Maïmonide a divisé cela en deux lois car dans la première loi, il parle de la grandeur que la Torah confère à l’homme qui est en proportion des autres domaines de grandeur, et dans la seconde loi, il parle de la grandeur que la Torah confère à l’homme et l’élève au-dessus des autres domaines de grandeur (au point qu’elle a le pouvoir d’élever le mamzer même au-dessus du « Saint des Saints » – le niveau de sainteté le plus élevé).

C’est l’explication du Midrash Rabba au début de notre Paracha : « Comptez les têtes des fils de Guershon, etc. comme il est dit ‘elle est plus précieuse que les perles et aucun de tes désirs ne la vaut, etc.’ un mamzer érudit a la préséance sur un grand prêtre ignorant comme il est dit ‘elle est plus précieuse que les perles, etc.’ autre explication ‘elle est plus précieuse que les perles’ parle de Kehat et Guershon, bien que Guershon soit l’aîné et que nous trouvions que partout on rend honneur à l’aîné, parce que Kehat portait l’Arche où se trouvait la Torah, l’Écriture l’a placé avant Guershon ». On peut dire que la première explication du Midrash parle de la supériorité de la Torah sur tous les autres domaines de grandeur (et n’explique pas le verset « comptez les têtes » mais c’est une introduction à la supériorité de la Torah), et dans la deuxième explication, il s’agit de la supériorité de la Torah par laquelle la Torah passe avant le statut d’aîné – qui est aussi une supériorité – car pour Guershon aussi il est dit « comptez » mais il place Kehat en premier en raison de la supériorité de la Torah.

On peut dire plus profondément que même la première explication du Midrash explique le verset. L’explication est la suivante : la supériorité essentielle de la Torah sur tous les autres domaines est lorsque l’étude de la Torah se fait avec abnégation, car alors l’étude conduit à l’action. Cela est souligné par le fait que l’élévation véritable de la tête n’a lieu qu’après les fils de Kehat – la supériorité de l’étude – viennent les fils de Guershon – le domaine de l’action, c’est pourquoi c’est précisément cette Paracha qui parle des fils de Guershon qui est appelée la Paracha « Nasso ».

Ce point est aussi suggéré dans la suite de la Paracha, où les fils d’Issachar – qui ont la supériorité de la Torah – ont fait leur offrande le deuxième jour, et pourtant Nahshon fils d’Aminadav, prince de Juda, a fait son offrande le premier jour en raison de la supériorité du dévouement, car c’est précisément par l’abnégation ultime qu’on atteint l’essence de la supériorité de la Torah – « les paroles que J’ai mises dans ta bouche » – « le serviteur d’un roi est un roi ».

 

Une lettre du Rabbi à l’occasion de la Fête de Chavouot : « recevoir la Torah avec joie et intériorité »

Une lettre du Rabbi à l’occasion de la Fête de Chavouot : « recevoir la Torah avec joie et intériorité »

 

B »H, jours de préparation au moment du Don de notre Torah, 5743 (1983)
Brooklyn, New York

Aux fils et filles d’Israël
Où qu’ils soient
Que D.ieu soit avec eux

Paix et bénédiction !

En ces jours propices, chacun et chacune profiteront certainement de ces jours spéciaux pour ajouter dans la préparation à la réception de la Torah, pour se préparer avec plus de force et de vigueur à l’approche de ce grand jour – « le jour où tu t’es tenu devant l’Éternel ton D.ieu au Horeb » – pour recevoir la Torah éternelle qui ne sera pas échangée.

Allez apprendre comment nos ancêtres se sont préparés pour ce jour-là, depuis le jour où Moïse notre maître a reçu la bonne nouvelle « lorsque tu feras sortir le peuple d’Égypte, vous servirez D.ieu sur cette montagne », c’est-à-dire que le don de la Torah sur le mont Sinaï était le but de la sortie d’Égypte, de l’esclavage à la liberté, pour être des serviteurs de D.ieu et non des esclaves d’esclaves, y compris ne pas être esclaves du « dieu étranger (le mauvais penchant) qui est en toi » – car c’est cela la vraie liberté complète ;

Il est clair que tous les signes et les prodiges qu’ils ont vus en Égypte et sur la mer, qui étaient de frapper les Égyptiens et de guérir Israël, ont impressionné et dirigé leur esprit et leur cœur vers leur Père dans les cieux avec amour et crainte, comme le reflet dans un miroir, comme l’Admour Hazaken l’a merveilleusement expliqué dans son livre, le saint Tanya, dans la célèbre parabole d’un grand roi montrant son immense amour pour un simple homme, etc ;

Et immédiatement le lendemain de leur sortie d’Égypte triomphalement – ils ont commencé à compter les jours et les semaines avec nostalgie, désir et soif pour ce jour propice, où l’Éternel est descendu sur le mont Sinaï à leurs yeux et leur a donné Son trésor caché, et ils se sont élevés en sainteté de jour en jour dans la préparation à cet événement, tout cela selon les instructions (et les encouragements et l’aide) de Moïse notre maître, le berger d’Israël, le berger fidèle depuis toujours et jusqu’à ce jour ;

Pendant ce temps, l’Éternel a encore fait des merveilles avec Sa bonté, Il les a nourris de pain du ciel (la manne) et a fait sortir pour eux (et leur a donné à boire) de l’eau du rocher (le puits de Myriam), Il les a fait asseoir et les a entourés des nuées de gloire, et les a conduits dans le désert – loin de toutes les vanités de ce monde etc. – et après toutes ces préparations et plus encore, cela ne suffisait pas, et quand ils sont arrivés trois jours avant le don de la Torah, ils avaient encore besoin d’ajouter une préparation supplémentaire – durant les trois jours de délimitation – pour s’élever au niveau le plus haut, afin de recevoir la Torah, la Torah de D.ieu, avec joie et intériorité.

De là on comprend – et à plus forte raison – quelle doit être l’assiduité et la préparation pour recevoir la Torah à notre époque, qui est cette même Torah donnée sur le mont Sinaï.

Mais puisque notre Torah, la Torah de vérité, dit que l’Éternel ne demande à l’homme que selon ses capacités (et pas au-delà de ses forces), Il a certainement donné à chacun et chacune toutes les forces et tout ce qui est nécessaire pour qu’à l’arrivée des jours de délimitation et du moment du Don de notre Torah – il accomplisse et fasse tout cela (et parfaitement comme le souhaite le Donateur de la Torah), et l’homme doit seulement les faire passer de la puissance à l’acte.

Et le verset dit « L’Éternel donnera la force à Son peuple » (et un verset ne sort jamais de son sens littéral), et nos Sages ont expliqué et interprété qu’il n’y a de force que la Torah – c’est-à-dire que déjà avant le don de la Torah, la force et la vigueur ont été données pour la recevoir et l’accomplir parfaitement.

Cependant, les trois jours de délimitation et le moment du Don de notre Torah n’ont lieu qu’une fois par an, mais une préparation supplémentaire similaire et un don de la Torah similaire existent chaque jour, comme on le sait de l’explication du libellé précis de la conclusion de la bénédiction sur la Torah, dans les bénédictions du matin de chaque jour et de même lors de la montée à la Torah – « Qui donne la Torah », au présent, car chaque jour il y a un nouveau don de la Torah, et donc il est clair qu’il faut s’y préparer, et nos Sages ont dit et ordonné – chaque jour elles seront à tes yeux (comme) vraiment nouvelles.

Et c’est à l’image de « quand tu feras sortir le peuple d’Égypte », la fête de Pessa’h, le moment de notre libération, dont le souvenir annuel de la sortie d’Égypte est à Pessa’h et à son début, et en plus de cela il y a l’obligation de se souvenir de la sortie d’Égypte chaque jour, deux fois par jour (y compris les nuits), et le souvenir annuel (de façon que tout souvenir dans la Torah – on s’en souvient et on le fait) qui ajoute de la vitalité et de la lumière au souvenir de chaque jour,

Il en est de même pour le don de la Torah et la réception de la Torah (et les jours de délimitation) annuels (une fois par an) au troisième mois, et à partir d’eux se répand une grande abondance et ils ajoutent de la vitalité et de la lumière dans l’accomplissement de l’ordre qu’elles soient à tes yeux (comme) nouvelles – chaque jour, tout au long de la journée.

Puisse la volonté divine être que chacun et chacune complètent toutes les préparations, en particulier durant les jours de délimitation, jusqu’à – la fin des sept semaines complètes, et qu’ils reçoivent la Torah avec joie et intériorité au moment du Don de notre Torah, et de la manière mentionnée, que cela se prolonge et agisse chaque jour de toute l’année, et que très bientôt se réalise la promesse : « Lève-toi, D.ieu, juge la terre (selon le jugement de notre Torah, qui est le jugement divin – le jugement est miséricorde) car Tu hériteras toutes les nations » – et comme il est dit « Car alors Je transformerai les peuples en une langue pure pour qu’ils invoquent tous le nom de l’Éternel, pour Le servir d’un commun accord », avec la Délivrance véritable et complète par notre Messie de justice.

Avec respect et bénédiction de réussite dans tout ce qui a été mentionné
Et avec la bénédiction d’une joyeuse fête de Chavouot
Et de recevoir la Torah avec joie et intériorité

Menachem Schneerson