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Lois des aliments interdits (Chapitres 8 à 10)
Chapitre Huit – Lois du nerf sciatique (18 lois)
I. Champ d’application de l’interdiction
1 – Animaux concernés – L’interdiction du nerf sciatique s’applique aux animaux domestiques et bêtes sauvages pures, incluant les nevélot et tréfot, les fœtus et animaux consacrés. Elle concerne les deux hanches arrières. Seule la partie du nerf située sur la cavité arrondie de la hanche est interdite d’ordre toranique, le reste étant interdit d’ordre rabbinique.
2 – Sanctions selon les parties – Consommer la partie interne du nerf sur la cavité arrondie entraîne la flagellation toranique. Pour la graisse autour du nerf ou les autres parties, flagellation rabbinique. Mesure minimale : volume d’une olive, sauf si on mange le nerf entier même plus petit.
3 – Cumul des infractions – Manger les nerfs des deux pattes ou deux nerfs entiers, même inférieurs à une olive ensemble, entraîne deux flagellations (78 coups).
4 – Exception des volatiles – Les volatiles sont exempts car leur hanche est élongée sans partie arrondie. Si un volatile a une hanche arrondie, son nerf est interdit mais sans flagellation. Même règle pour un animal à hanche élongée.
II. Règles selon la pureté de l’animal
5 – Animaux impurs – Consommer le nerf sciatique d’un animal impur est exempt car l’interdiction ne s’applique qu’aux bêtes entièrement permises. Les nerfs ne sont pas considérés comme chair, contrairement à la graisse du nerf.
6 – Double interdiction – Pour nevéla, tréfa ou holocauste, deux interdictions s’appliquent : celle du nerf sciatique et celle de la chair interdite (principe de l’interdiction plus globale).
III. Règles pratiques et commerciales
7 – Préparation de la viande – Celui qui retire le nerf doit gratter l’emplacement pour qu’il n’en reste rien. Le boucher est digne de confiance comme pour la graisse interdite. Seul un homme intègre peut abattre et vendre.
8 – Différence géographique – Cette règle s’applique hors de la terre d’Israël. En terre d’Israël, quand elle appartient entièrement au peuple juif, on peut acheter de tout homme.
9 – Sanctions du boucher malhonnête – Un boucher ayant vendu de la nevéla ou tréfa doit rembourser et est exclu jusqu’à repentir sincère prouvé par restitution d’objet de valeur ou refus de vendre une tréfa coûteuse.
10 – Transport par intermédiaire – Un ignorant juif est digne de confiance pour transporter la viande, même les esclaves non-juifs, mais pas un non-juif qui pourrait l’échanger.
IV. Règles de doute et mélange
11 – Principe de majorité – Dix magasins dont neuf casher et un vendant nevélot : viande d’origine inconnue est interdite (risque 50/50). Viande trouvée au marché suit la majorité des vendeurs.
12 – Viande chez un non-juif – Si la majorité des vendeurs sont juifs, c’est permis selon la Torah. Mais les sages ont interdit toute viande trouvée dans la rue ou chez un non-juif, même si tous les vendeurs sont juifs.
13 – Surveillance interrompue – Viande laissée sans surveillance devient interdite, sauf si elle porte un signe distinctif, est reconnaissable ou était scellée.
14 – Récipient brisé – Si un ustensile de viande se brise et qu’on retrouve des morceaux non identifiables, ils sont interdits car on suppose qu’un animal a emporté la viande originale.
V. Profit et commerce
15 – Principe général des profits – « Tu ne mangeras pas » implique interdiction de consommer et de tirer profit, sauf mention explicite (nevéla, graisse) ou tradition orale (reptiles, sang, membre d’animal vivant, nerf sciatique).
16 – Sanction pour profit illicite – Tirer profit sans manger d’un aliment interdit entraîne flagellation rabbinique, mais l’argent reste permis.
17 – Commerce d’animaux impurs – Le chasseur peut vendre occasionnellement du gibier impur capturé, mais ne doit pas s’y spécialiser. Commerce permis pour interdictions rabbiniques (lait non surveillé, fromage non-juif).
1 – Triple interdiction – Viande et lait ensemble : interdit de cuire, manger et tirer profit selon la Torah. Le mélange doit être enterré. Flagellation pour cuire ou manger le volume d’une olive.
2 – Logique scripturaire – L’Écriture n’a pas mentionné l’interdiction de consommer car si la cuisson est interdite, la consommation l’est a fortiori.
3 – Champ d’application toranique – Interdiction toranique uniquement pour viande d’animal pur avec lait d’animal pur. « Chevreau » inclut petits du bœuf, agneau et chèvre. L’expression « dans le lait de sa mère » décrit la situation habituelle.
4 – Extensions rabbiniques – Viande de bête sauvage ou volatile avec lait : interdit rabbiniquement à la consommation pour éviter la transgression toranique, mais cuisson et profit permis.
5 – Exceptions – Poissons et sauterelles permis dans le lait. Œufs trouvés dans un volatile abattu permis dans le lait.
II. Modes de cuisson et préparations
6 – Cuissons particulières – Fumage ou cuisson aux eaux de Tibériade : pas de flagellation. Cuisson dans petit-lait, lait d’animal mort ou de mâle, ou sang dans lait : exempt de l’interdiction viande-lait.
7 – Viande interdite dans lait – Cuire nevéla ou graisse dans lait : flagellation pour cuisson mais pas pour consommation au titre viande-lait, seulement pour l’interdiction principale.
8 – Fœtus et parties non comestibles – Fœtus dans lait : coupable. Placenta, peau, nerfs, os, sabots dans lait : exempt.
III. Mélanges accidentels et mesures
9 – Viande tombée dans lait – Mélange cuit ensemble : mesure selon le goût. Non-juif goûte pour déterminer. Si goût de viande perceptible : interdit. Sinon : permis, seul le morceau interdit.
10 – Évaluation par volume – Si morceau non retiré avant qu’il rejette le lait absorbé : évaluer à 60 fois le volume du morceau.
11 – Lait tombé sur viande – Faire goûter le morceau touché. Si goût de lait : morceau interdit, évaluer s’il représente 1/60ème du total.
12 – Selon les circonstances – Règles différentes selon qu’on a remué dès le début, couvert immédiatement, ou si le lait tombe partout.
13 – Sans dégustateur – Si pas de non-juif digne de confiance : évaluer selon proportion 1/60ème.
14 – Ustensiles – Marmite ayant cuit de la viande ne doit pas servir pour le lait. Si utilisée : selon le goût.
IV. Cas particuliers et organes
15 – Pis – Interdit rabbiniquement. Si déchiré et vidé du lait : permis grillé. Pressé contre mur jusqu’à plus de trace : permis cuit avec viande.
16 – Pis non préparé – Pis non déchiré interdit à cuire. Si transgressé et cuit seul : permis consommer. Avec autre viande : évaluer 60 fois.
17 – Évaluation du pis – Volume total incluant pis doit être 60 fois le pis. Si moins : tout interdit. Pis cuit devient « morceau interdit » pour autres marmites.
18 – Grillage du pis – Ne pas griller pis coupé au-dessus de viande en broche. Si fait : tout permis.
19 – Caillette – Caillette cuite avec lait qu’elle contenait : permise car le lait y est dénaturé comme excrément.
20 – Fromage à la caillette – Cailler avec caillette d’animal abattu : faire goûter. Si goût viande : interdit. Caillette de nevéla/tréfa/impur : fromage interdit comme nevéla.
V. Températures et contacts
21 – Principe chaud/froid – Mélange interdit si : cuits ensemble, chaud dans chaud, froid dans chaud. Chaud dans froid : gratter contact et manger le reste.
22 – Contact froid – Froid dans froid : rincer et manger. Permis emballer ensemble si pas de contact. Si contact : rincer les deux.
23 – Aliments salés – Sel non comestible tel quel équivaut au bouillant. Kouta’h (sauce consommable) : pas bouillant.
24 – Volatile dans lait – Volatile cru tombé dans lait : rincer. Grillé : gratter. Si troué ou épicé : interdit.
VI. Règles de table et préparation
25 – Séparation à table – Interdit mettre volaille et fromage sur même table de repas par précaution.
26 – Invités – Deux hôtes ne se connaissant pas peuvent manger l’un viande, l’autre fromage à même table.
27 – Pain et four – Ne pas pétrir pâte dans lait : tout le pain interdit. Ne pas enduire four de graisse : pain interdit jusqu’à chauffage. Permis si forme distinctive.
28 – Cuisson simultanée – Pain cuit avec viande grillée, poissons grillés avec viande : interdits dans lait. Poissons cuits dans assiette ayant servi à viande : permis avec kouta’h.
29 – Ustensiles – Couteau ayant coupé viande grillée puis radis : interdit avec kouta’h. Pour courge/pastèque : gratter l’endroit coupé.
30 – Absorption – Ne pas placer cruche de sel près de kouta’h : absorption. Vinaigre près kouta’h : permis, n’absorbe pas.
VII. Séquences temporelles
31 – Fromage puis viande – Après fromage/lait : rincer mains, laver bouche, puis viande immédiatement. Laver avec pain, fruits (pas figues, farine, légumes).
32 – Volaille après fromage – Pas besoin rincer mains ni bouche pour volaille après fromage.
33 – Viande puis lait – Après viande (animal ou volaille) : attendre intervalle d’un repas (6 heures) avant lait, à cause des morceaux entre dents.
Chapitre Dix – Lois des produits végétaux interdits (24 lois)
I. La nouvelle récolte (Hadash)
1 – Principe général – Outre les interdictions sur êtres vivants, interdictions toraniques sur semences : nouvelle récolte, plants croisés avec vigne, tévél, orla.
2 – Nouvelle récolte – Cinq espèces de céréales interdites jusqu’à l’offrande du omer (16 Nissan). Flagellation toranique partout et toujours pour volume d’une olive.
3 – Timing selon Temple – Temple présent : permis à Jérusalem après omer, ailleurs après mi-journée. Temple absent : interdit toute la journée du 16. Aujourd’hui : interdit jusqu’au 17 au soir (double jour).
4 – Triple interdiction – Volume d’olive de pain, grain grillé et gruau : trois flagellations distinctes.
5 – Critère d’enracinement – Céréale enracinée avant omer : permise après omer même si mûrit après. Enracinée après omer : interdite jusqu’au omer suivant.
6 – Cas douteux – Céréale récoltée et resemée, omer offert pendant qu’elle est en terre : doute, donc makat mardout si consommée. Même règle pour épi replanté.
II. Plants croisés avec la vigne (Kilé hakerem)
7 – Définition – Céréale ou légume semé avec vigne par juif, non-juif ou naturellement : les deux interdits consommation et profit.
8 – Sanction – Volume d’olive : flagellation. Légumes et raisins se combinent pour calcul minimal.
9 – Application géographique – Terre d’Israël : toranique. Ailleurs : rabbinique. Détails dans lois des croisements.
III. Orla
10 – Principe – Fruits d’arbre planté : interdits trois premières années consommation et profit. Volume d’olive : flagellation toranique.
11 – Application géographique – Terre d’Israël : toranique. Ailleurs : loi de Moïse sur Sinaï – certain interdit, doute permis.
12 – Règles de doute – Doute orla ou mélange avec vigne : Terre d’Israël interdit, Souria permis, ailleurs permis même si on voit sortir de vigne orla.
13 – Vin caché – Fût trouvé dans verger orla : interdit consommation, profit permis (voleur ne cache pas sur lieu vol). Raisins cachés : interdits.
14 – Associations – Juif-non juif associés : permis si accord initial que non-juif mange orla et juif équivalent années permises, sans décompte précis.
15 – Quatrième année hors Terre – Pas d’obligation quatrième année hors Terre d’Israël selon auteur, consommation libre sans rachat. Certains guéônim exigent rachat vigne seulement.
16 – Quatrième année en Terre – Interdiction jusqu’au rachat toujours en Terre d’Israël.
17 – Procédure rachat actuelle – Bénédiction, rachat avec prouta, jeter en Mer Rouge ou transférer sainteté sur autre produit et brûler.
18 – Erreur guéônim – Certains interdisent jusqu’à cinquième année même après rachat, mais c’est erreur d’interprétation du verset.
IV. Tévél
19 – Définition – Aliment astreint térouma et dîmes avant prélèvements appelé tévél. Interdit consommation.
20 – Sanctions – Avant térouma guedola et térouma de dîme : mort divine. Après térouma mais sans dîmes : flagellation seulement.
21 – Source – Interdiction dîmes non prélevées dérivée de « tu ne pourras manger dans tes portes la dîme ».
23 – Jus de fruits – Jus des produits interdits également interdit comme eux, sans flagellation, sauf vin et huile orla et vin plants croisés : flagellation.
24 – Autres interdictions – Autres interdictions toraniques alimentaires : térouma, prémices, ‘halla, seconde dîme, pigoul, notar, impur. Chacune expliquée à sa place.
25 – Mesures – Volume d’olive pour flagellation ou retranchement pour toutes ces consommations. ‘Hamets Pessa’h déjà expliqué. Kippour et nazir : catégories indépendantes avec mesures particulières.
Les ministres Its’hak Goldknopf, Meir Porush, Amihai Eliyahu, YIts’hak Wasserlauf pleurent le Rav Moshe Yehouda Kotlarsky, de mémoire bénie, président du Kinous Hachlou’him et vice-président du Merkaz LeInyanei Chinuch, décédé hier soir, laissant un deuil immense dans les cœurs des émissaires et des hassidim de Habad partout dans le monde.
Le président du Judaïsme de la Torah, ministre de la Construction et du Logement, le Rav Its’hak Goldknopf : « J’ai reçu avec une grande tristesse la nouvelle amère du décès du Rav Moshe Yehouda Kotlarsky, de mémoire bénie, vice-président du Merkaz LeInyanei Chinuch et président du Kinous Hachlouhim mondial. Le Rav Kotlarsky était un fidèle envoyé du très vénéré Admour de Loubavitch. Il a eu le mérite de recevoir de lui des directives détaillées à chaque étape, pour le développement de l’œuvre des émissaires. Sous sa direction, il a aidé à établir des milliers de Beth Habad dans le monde entier, à étendre les frontières de la Torah et de la sainteté partout, et à rapprocher Israël de son Père céleste. ‘Une perte immense et inoubliable' ».
Le ministre de Jérusalem et du Patrimoine d’Israël, Meir Porush : « Barouh Dayan Haemet. Avec tous les hassidim de Loubavitch, je suis en deuil du décès du très honorable Rav Moshe Yehouda Kotlarsky, de mémoire bénie, vice-président du Merkaz LeInyanei Chinuch et président du Kinous Hachlou’him mondial. Tout au long de sa vie, il a agi sur la mission du Rabbi, paix à son âme, pour diffuser les sources du hassidisme dans le monde juif, y compris ces dernières années où il a malheureusement lutté contre une maladie grave. C’est une grande perte pour le monde du hassidisme. »
Le ministre Amihai Eliyahu : « Le père des émissaires de Habad. Le fidèle envoyé du Rabbi. Le Rav Moshe Kotlarsky, de mémoire bénie. Une grande perte pour le hassidisme Habad et pour le peuple juif tout entier ».
Le ministre du Negev, de la Galilée et de la Résilience nationale, Its’hak Wasserlauf : « Béni soit le Juge de vérité. Avec tous les émissaires et hassidim du Rabbi, j’ai reçu avec une grande tristesse la nouvelle du décès du très honorable Rav Moshe Yehouda Kotlarsky, de mémoire bénie, vice-président du Merkaz LeInyanei Chinuch et président du Kinous Hachlou’him mondial. Nous n’oublierons jamais son souci pour les émissaires dans le monde entier, comme s’ils étaient ses propres enfants. Un hassid a quitté cette terre. »
Dans les médias:
R’ Menahem Cohen, rédacteur en chef de ‘Kfar Habad’ : « Un deuil très lourd pour le hassidisme Habad cette nuit, avec le décès du Rav Moshe Kotlarsky, fidèle soldat du Rabbi de Loubavitch, qui a consacré sa vie avec un dévouement sans fin, jour et nuit, pour l’armée des émissaires à travers le monde. Ces dernières années, le Rav Kotlarsky a lutté contre une maladie grave et cette nuit, son âme est retournée à son Créateur ».
Ishay Cohen, Kikar HaShabbat : « Il y a près de deux ans, j’étais l’invité du Rav Moshe Kotlarsky, de mémoire bénie, dans son foyer du quartier Crown Heights. Avec un dévouement immense, une sagacité frappante, un visage rayonnant rare et même avec une légère touche d’humour, il dirigeait l’œuvre mondiale des émissaires de Habad. Il conquérait les cœurs par son authenticité, sa compassion. Une courte conversation avec lui suffisait à comprendre qu’il vivait à chaque instant pour des milliers de points juifs d’émissaires à travers le monde. Maintenant arrive la triste nouvelle de son décès. Une grande perte pour la diaspora juive. Béni soit le Juge de vérité ».
R’ Yossi Elituv, ‘Mishpacha’ : « Un deuil immense s’abat ce soir sur la communauté des hassidim de Habad : le bras droit du Rabbi, paix à son âme, pour l’établissement de milliers de Beth Habad dans le monde, le moteur géant derrière l’armée des émissaires, le juste au visage rayonnant qui accueillait des milliers chez lui, l’ami de la famille de mon père, le Rav Moshe Kotlarsky, est parti pour le monde de la vérité après une longue maladie. Une immense perte pour le hassidisme et le monde juif tout entier ».
Le Rav Moshe Kotlarsky, président emblématique du Kinus Hashluchim International à New York et qui a joué un rôle déterminant dans la revitalisation des communautés juives et le développement des institutions de Habad, a quitté ce monde mardi 27 Iyar 5784.
Le Rav Moshe Yehuda Kotlarsky, vice-président de Merkos L’Inyonei Chinuch, le bras éducatif du mouvement Habad-Loubavitch qui supervise plus de 5 000 centres et institutions éducatives Habad dans le monde, est décédé mardi 27 Iyar 5784.
Il était âgé de 74 ans, à quelques jours seulement de son 75e anniversaire à Roch Hodech Sivan.
Il est né en 5709 (1949) dans le quartier de Crown Heights à Brooklyn, foyer du Quartier Général Mondial de Loubavitch – 770 Eastern Parkway, où il passerait la majeure partie de son temps entre ses voyages dans le monde. Ses parents étaient le Rav Hershel et Golda Kotlarsky (née Schimmelman).
Son père, originaire d’Otwosk en Pologne, était un étudiant de la Yeshiva Hahmei Loublin et Tomchei Tmimim en Pologne. Il a perdu la majeure partie de sa famille dans l’Holocauste mais a miraculeusement survécu. Il faisait partie des 9 émissaires qui ont construit Habad à Montréal avant de déménager à New York pour servir dans l’administration de la Yeshiva Centrale Tomchei Temimim de Habad.
Dans sa jeunesse, le Rav Moshe a étudié dans les Yeshivas Habad de Crown Heights. Il épousa Rivka Kazen, fille du Rav Zalman et Shula Kazen, alors qu’ils dirigeaient une école de filles en France, puis déménagèrent à Cleveland, Ohio, en tant qu’un des premiers émissaires du Rabbi.
Après son mariage, le Rav Moshe et Rivka Kotlarsky s’installèrent dans le quartier de Crown Heights à Brooklyn, où ils élevèrent neuf enfants.
Peu après son mariage, le Rav Kotlarsky commença à travailler pour Merkos, l’une des 3 organisations centrales du mouvement Habad-Loubavitch opérant sous la direction du Rabbi et de son chef de cabinet, le Rav Haim Mordechai Hodakov.
Hassid dévoué, excellent networker et collecteur de fonds qualifié, le Rav Kotlarsky fut envoyé en 1968 pour voyager dans les communautés juives éloignées – identifier leurs besoins et travailler avec les leaders communautaires locaux pour planifier les futurs centres Habad.
Au fil des ans, il s’impliqua intimement dans les activités de nombreuses communautés. Il joua un rôle vital dans la renaissance de l’infrastructure juive défaillante dans les anciens pays soviétiques suite à des décennies d’oppression, ainsi que dans d’autres régions mal desservies.
Pour y parvenir, il obtint le soutien financier d’importants magnats et philanthropes, parmi lesquels Sami Rohr, son fils George et Pamela Rohr, Lev et Olga Leviev, Moise Safra, Moris et Lillian Tabacinic, Gennadiy Bogolyubov, David Slager et d’autres.
Plus célèbre encore, le Rav Kotlarsky présidait le Kinus Hashluchim International, la convention annuelle des Chlou’him Habad, et le Kinus Hashluchot des Chlou’hot Habad. Des milliers d’émissaires participent à la convention, puisant force et inspiration avant de retourner dans leurs communautés et responsabilités.
Sous la direction du Rav Kotlarsky et de son frère le Rav Mendel Kotlarsky, le banquet de clôture du Kinus devint une vitrine publique de l’immense croissance de Habad et de la vision du Rabbi. Le New York Times l’a qualifié de plus grand dîner assis de l’histoire de New York. Lors du banquet, le Rav Kotlarsky procédait à un « appel » du nombre d’émissaires dans le monde, actuellement plus de 6 000.
Pour les régions reculées où une présence permanente de Habad n’était pas possible, le Rav Kotlarsky dirigeait le programme Shlichus de Merkos qui envoyait de jeunes bouhhours, des rabbins en formation, pour des activités de proximité. Ces jeunes organisaient des programmes pour les grandes fêtes, Pessah et pendant l’été.
Pendant des années, le Rav Kotlarsky fut l’ambassadeur globetrotter du Rabbi. Ces dernières années, il fut vice-président de Merkos et président de nombreuses institutions comme la Fondation Internationale Habad sur les Campus, active dans plus de 230 campus, et le Rohr Jewish Learning Institute (JLI), le plus grand fournisseur d’éducation juive pour adultes.
Il fut aussi le fondateur et président de Merkos 302, une division de Merkos fournissant ressources et organisations franchisées aux centres Habad comme CTeens, CKids, Chabad Young Professionals, Chabad on Call, Chabad Tomorrow et Mitzvah Society.
La levée de corps se poursuivra avec l’enterrement au cimetière Montefiore à 14h00 HE.
Lui survivent son épouse Mme Rivka Kotlarsky – Crown Heights,
leurs enfants :
Mme Chanie Wolowik – Five Towns, New York ;
R’ Mayer Kotlarsky – Boca Raton, Floride ;
Mme Sarah Benjaminson – Glenview, Illinois ;
Mme Nechama Greenberg – Vista, Californie ;
Rav Mendy Kotlarsky – Crown Heights ;
Rav Sruly Kotlarsky – Lafayette Hill, Pennsylvanie ;
Rav Levi Kotlarsky – East Flatbush, New York ;
Rav Dovid Kotlarsky – Chicago, Illinois ;
Mme Goldie Perlstein – Gainesville, Virginie ; ses petits-enfants et arrière-petits-enfants.
Lui survivent également ses frères et sœurs,
Mme Chumi Hershkop – Kingston, Pennsylvanie ;
Mme Esti Wilschanki – Morristown, New Jersey ;
Mme Suri Perlman – Wilkes-Barre, Pennsylvanie ;
Rav Mendel Kotlarsky – Crown Heights ;
Mme Fradel Hershkowitz – Crown Heights ;
Mme Chanie Shemtov – Tucson, Arizona ;
ainsi que ses neveux et nièces.
La semaine de shiva aura lieu au 398 Crown Street.
Dirigé par Réouven Bennaïm de Perpignan, le Beth Habad des Enfants a organisé une célébration des plus traditionnelles pour marquer cette journée, dans l’espoir d’accueillir très prochainement le Machia’h.
Lag Baomer commémore la Hilloula de Rashbi, Rabbi Shimon Bar Yo’haï, un des plus grands maîtres de la mystique juive et également le jour où les disciples de Rabbi Akiva, cessèrent de mourir de la peste selon la tradition. C’est une occasion de joie et de réjouissances au sein du judaïsme hassidique, intimement liée à l’attente de la venue du Messie.
Les feux de joie sont une tradition emblématique de Lag Baomer, célébrant la vie et l’héritage de Rabbi Shimon Bar Yochai. Ce grand sage du IIe siècle fut le premier à enseigner ouvertement les mystères de la Kabbale, la dimension ésotérique de la Torah juive. Il est l’auteur du Zohar, l’œuvre fondatrice de la Kabbale. À l’approche de sa mort, Rabbi Shimon demanda à ses disciples de considérer le jour de son décès comme « le jour de ma joie ». Selon l’enseignement hassidique, le dernier jour terrestre d’un Tsaddik (juste) voit l’apogée de l’impact de ses actes, ses paroles et son service divin sur le monde.
Ainsi, à chaque Lag Baomer, les feux de joie commémorent la vie de Rabbi Shimon Bar Yochai et la révélation de l’âme mystique de la Torah qu’il a initiée. Cette célébration perpétue la transmission de la sagesse kabbalistique dont il fut le pionnier.
Lors de cette journée spéciale, les enfants du Beth Habad de Perpignan ont eu l’honneur d’allumer leurs propres feux de Lag Baomer, perpétuant ainsi un rituel ancestral censé préparer la voie à l’avènement du Machia’h. Cette célébration n’était pas qu’une simple cérémonie du feu, elle comprenait également des lectures de textes du Tanya, écrit par le rabbin Shneur Zalman, fondateur du mouvement Habad-Loubavitch.
Lors de la célébration de Lag Baomer, Réouven Bennaïm de Perpignan a insisté sur le lien profond existant entre cette journée et l’attente messianique selon la tradition hassidique. Pour les jeunes participants, Lag Baomer n’est pas qu’une simple fête, mais revêt une dimension particulière.
« Selon leur tradition, ces célébrations contribuent à apporter plus de lumière spirituelle dans le monde, condition nécessaire à la venue du Machia’h (Messie) », a expliqué Réouven Bennaïm aux enfants. « Les flammes dansantes des feux de joie allumés en cette occasion, ainsi que les paroles sacrées du Tanya récitées par les enfants, garants du Peuple juif, nous rapproche de cet événement tant espéré : l’avènement du Machia’h ».
Pour Réouven Bennaïm, transmettre ce lien spirituel profond aux nouvelles générations est essentiel : « Lag Baomer n’est pas seulement une commémoration historique, mais porte en son sein l’espoir messianique, pierre angulaire du judaïsme perpétuée au Beth Habad des Enfants de Perpignan. Le Machia’h viendra quand les enfants le voudront, car ils sont appelés « mes Mechi’haï, mes Machia’h ». Cette idée est basée sur la conviction que lorsque les enfants souhaitent la venue du Machia’h, alors D.ieu le veut également! ».
Cette célébration annuelle témoigne de la vitalité de la tradition des enfants de Perpignan. En transmettant ces rituels aux enfants, Réouven Bennaïm perpétue l’espoir d’une rédemption immédiate par le Machia’h, élément central du judaïsme.
Lorsque le président argentin Javier Milei a reçu un cadeau d’un ami juif, il a demandé pourquoi il n’avait reçu qu’un seul des cinq volumes. C’était le Pentateuque du Rabbi traduit en espagnol.
Javier Gerardo Milei, né le 22 octobre 1970 à Buenos Aires, est un économiste et homme d’État argentin, président de la Nation argentine depuis le 10 décembre 2023. Il est classé à l’extrême droite et décrit comme libertarien.
Quand un ami juif a offert la nouvelle série du Pentateuque du Rabbi en espagnol au président argentin Javier Milei, il a demandé pourquoi il n’avait reçu qu’un seul des cinq volumes. C’était le Pentateuque du Rabbi traduit en espagnol.
C’était un moment d’une profonde signification. Ces livres saints, enrichis par la sagesse des commentaires du Rabbi, ornent désormais le bureau présidentiel en Argentine, l’imprégnant de sainteté et de spiritualité.
Cette incroyable histoire a commencé avec Patricio « Pato » Fox, un entrepreneur dévoué à l’enseignement du Rabbi. Originaire d’Argentine et aujourd’hui actif dans les communautés juives de Floride et d’Amérique latine, le lien de Pato avec l’enseignement du Rabbi est profondément enraciné, et il cherche la bénédiction et les conseils du Rabbi pour chaque décision importante, grande ou petite.
L’année dernière, Pato a rencontré son ami Javier Milei, alors homme politique et économiste avec l’ambition de devenir président d’Argentine. Malgré le scepticisme de nombreux, Pato a vu le potentiel dans la vision de Milei. « Tu dois aller au Ohel du Rabbi pour recevoir sa bénédiction si tu veux être élu », a conseillé Pato à Milei.
Ému par l’attitude de Pato envers le Rabbi, Milei a visité l’Ohel pour la première fois afin de demander les bénédictions du Rabbi. Quelques mois plus tard, contre toute attente, Milei est sorti vainqueur de la course à la présidence. Immédiatement après sa victoire, il a écrit à Pato: « Vamos al Rab! », « Allons voir le Rabbi! »
Récemment, l’édition de la traduction espagnole du Pentateuque du Rabbi a été achevée. Comme d’habitude, le premier exemplaire a été apporté au Ohel du Rabbi et placé sur la table du Rabbi. Le set est resté sur la table du Rabbi pendant plus d’un mois.
Lors d’une rencontre avec l’émissaire principal et directeur de Habad sur la Côte Ouest, le Rav Baruch Shlomo Cunin, et son fils le Rav Haim N. Cunin, l’idée a été donnée à Pato d’offrir cet exemplaire au président Milei comme une bénédiction et une source de force inébranlable pour lui, en soutien à Israël, ainsi que pour partager avec le monde l’amour du Rabbi et la lumière de son enseignement.
Pato a embrassé cette idée avec enthousiasme et a ensuite rencontré le Rav Menachem Cunin au Ohel du Rabbi, où il a reçu le cadeau juste avant de partir pour l’Argentine. Au départ, Pato avait prévu de ne présenter à Milei que le premier des cinq volumes lors d’une conférence très fréquentée pour les dirigeants d’entreprise et les investisseurs, pensant transmettre les quatre volumes restants après l’événement. Cependant, quand le président n’a vu qu’un seul volume, il a insisté pour recevoir le set complet. Obéissant, Pato est revenu avec l’ensemble et l’a présenté au président.
Lorsque le président a tenu les cinq volumes dans ses mains, un sentiment de vénération et de crainte respectueuse a empli la pièce. Le Pentateuque du Rabbi, qui était posé sur la table du Rabbi, orne désormais le bureau du président argentin. Le président Milei voit dans le Pentateuque du Rabbi bien plus qu’un simple cadeau ; c’est un outil pour obtenir des directives divines, attirer des bénédictions sur son mandat et répandre la lumière de la Torah dans le monde entier, particulièrement en ces temps tumultueux.
Le Pentateuque du Rabbi est un projet des Publications de la Maison Habad, dont le directeur général et rédacteur en chef est le Rabbi Haim Noam Cunin, le rédacteur en chef le Rav Moshe Yaakov Wisnefsky et la rédactrice en chef Esther Oxman. Le rédacteur en chef de l’édition espagnole est le Rav Eliezer Shemtov, l’émissaire principal du Rabbi en Uruguay.
Le Pentateuque du Rabbi en espagnol est dédié par la famille Prez de Bel Harbour, Floride.
L’événement « Chabbat 500 » organisé par la Intown Chabad a réuni 500 jeunes professionnels juifs pour un immense dîner de Chabbat dans le parc Griggs au cœur de Dallas. Cet événement historique a rassemblé vendredi les jeunes professionnels juif en préparation au Chabbat plein et a montré la force de la communauté juive locale malgré le climat actuel.
Le parc Griggs, une oasis naturelle nichée au cœur de Dallas, a accueilli une manifestation historique de la fierté juive alors que 500 jeunes professionnels juifs se sont réunis pour un grand dîner de Chabbat. Organisé par la Intown Chabad, ce méga Chabbat s’est déroulé dans l’emblématique parc public au coeur de Dallas, démontrant la force de la communauté dans le climat actuel.
« L’ampleur de l’événement a dépassé tous nos invités », a déclaré Chase Fagen, 24 ans, qui a aidé à organiser l’événement et co-accueilli une table. « Assis là, au cœur de Dallas, contemplant fièrement la célèbre skyline, cela a vraiment ramené le message que nous sommes plus forts ensemble en tant qu’unité, et que nous devons continuer à avoir confiance dans notre judaïsme. »
Arrivé de Floride il y a quelques années, Chase est devenu un membre actif des Jeunes Professionnels de la Intown Chabad et a vu le groupe s’agrandir. La promesse de Dallas d’un environnement favorable aux entreprises, d’une haute qualité de vie et d’un climat attrayant a attiré un afflux de diplômés universitaires et de jeunes entrepreneurs comme lui.
Ce à quoi ils ne s’attendent peut-être pas, cependant, c’est la robuste communauté juive jeune qu’ils rencontrent, et dont ils finissent par tomber amoureux.
« Il y a sans cesse des événements à la Intown Chabad, des repas de Chabbat intimistes pour des petits groupes, des cours, des événements de réseautage, quelque chose pour tout le monde », explique Daniel Gordon, membre de la communauté de la Intown Chabad et avocat. « J’ai saisi l’opportunité d’accueillir quelques tables et de réunir mon réseau lors de cet événement communautaire, ce qui a été édifiant pour tous. Voir des gens d’horizons si divers unis par un héritage commun nous a rappelé la force de notre communauté juive locale »
Les tables étaient parfaitement dressées dans l’étendue du parc arboré. Alors que le soleil se couchait et que les bougies étaient allumées, les médias locaux présents ont été priés d’éteindre leurs caméras, et la foule déjà assemblée a pris place pour un émouvant office de prière. Un délicieux repas traiteur a ensuite été servi et les conversations entre amis nouveaux et anciens se sont poursuivies tard dans la nuit.
Récemment revenu des lignes de front de la guerre actuelle entre Israël et le Hamas, l’entrepreneur local M. Daniel Precker s’est adressé à l’assemblée. Il a expliqué que sur le terrain, les soldats comptent les uns sur les autres pour un soutien moral, et il s’est souvent senti appelé à remonter le moral de ses camarades. En tant que soldat isolé venu des États-Unis, il avait l’avantage de pouvoir compter sur des centaines de messages de soutien de sa famille et de ses amis, qui lui servaient de roc pour encourager les autres.
Le message était clair : lorsque la communauté de la diaspora se montre fièrement juive en public pour Israël, cela fait vraiment une différence.
Dirigée par le Rav Zvi et Aidy Drizin, et le Rav Mendy et Mushka Plotkin, la Intown Chabad est une force dynamique qui responsabilise des milliers de jeunes professionnels juifs à Dallas à travers l’engagement juif, les initiatives professionnelles et de leadership.