23ème jour du Omer, « La rigueur dans la constance », Rav Lévi Pinson

23ème jour du Omer, « La rigueur dans la constance », Rav Lévi Pinson

Un projet du BL Paris 1er en partenariat avec Remy Leon
Montage: Jerome Krieger

49ème jour


48ème jour


47ème jour


46ème jour


45ème jour


44ème jour


43ème jour


42ème jour - 2 intervenants


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33ème jour, Lag Baomer


32ème jour


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26ème jour


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8ème jour


Hayom Yom du 8 Iyar : « C’est un ‘Hassid qui marche, un ‘Hassid qui mange, un ‘Hassid qui dort »

שליח הוא כאחד עם המשלח – על-דרך המבואר בענין שהמלאך, כשהוא שליח מלמעלה, נקרא בשם ה’ ממש, ומכל שכן נשמות. ומבואר שבנשמות הוא עוד במעלה יתירה.

והנה חסידים הם שלוחים של הרבי, של האדמו »ר הזקן, וכשפועלים הרי מקושרים: ואז מקושרים בכל: הולך חסיד, אוכל חסיד, ישן חסיד.

 

Un émissaire fait corps avec celui qui l’envoie. C’est ainsi que l’ange porte véritablement le Nom de D.ieu, lorsqu’il accomplit Sa mission. Mais il en est encore plus clairement ainsi pour les âmes. En ce qui les concerne, le degré d’unité est beaucoup plus profond, comme cela est expliqué par ailleurs.

Les ‘Hassidim sont les émissaires du Rabbi, de l’Admour Hazaken. Lorsqu’ils assument leur mission, ils sont effectivement liés à lui et le sont alors par tout ce qui constitue leur existence: c’est un ‘Hassid qui marche, un ‘Hassid qui mange, un ‘Hassid qui dort.

 

Lundi 26 avril à 20h : Hazkara – 1er Yortzaït de Barou’h Ouaknin a’h au Beth Habad de Har ‘Homa – Jérusalem

Lundi 26 avril à 20h : Hazkara – 1er Yortzaït de Barou’h Ouaknin a’h au Beth Habad de Har ‘Homa – Jérusalem

Un an déjà est passé depuis que notre mari et père Barouh Ouaknin z’’l nous a quitté…..

La Hazkara aura lieu lundi soir 26/04/21 au Beth Habad de har Homa
62 rehov Harav Yitshak Nisim – Har Homa – Jérusalem

19:45 arvit suivi d’une seouda leilouy nichmato

La montée au cimetière aura lieu
– mardi 27/04/21 au Har Hazetim à 9:00

Utiliser Waze pour aller à Barouh Ouaknin ירושלים:
https://waze.com/ul/hsv9hcbr3c

Famille Ouaknin, Perl, Slama, Berrebi, et Sarfati

Coronavirus en Israël : le nombre de patients graves tombe en dessous des 200

Coronavirus en Israël : le nombre de patients graves tombe en dessous des 200

Au plus fort de la pandémie, quelque 1 200 personnes étaient dans un état grave.

 

JERUSALEM POST – Le nombre de patients atteints de coronavirus graves en Israël est tombé à 193, a rapporté lundi matin le ministère de la Santé, le chiffre le plus bas depuis juillet 2020.

Ce n’est pas la seule bonne nouvelle. Alors que le nombre de nouveaux cas quotidiens diminue régulièrement, le nombre total de personnes infectées par le virus dans le pays s’élève à 2270. Au plus fort de la pandémie, dans la seconde quinzaine de janvier, les cas actifs en Israël dépassaient 70 000, avec quelque 1 200 personnes dans un état grave.

Parmi ceux dans un état grave, 77,6% n’avaient pas été vaccinés, dont trois enfants.

Quelque 141 nouveaux cas ont été identifiés lundi, avec 0,4% d’environ 37 000 tests retournant un résultat positif. Les chiffres sont conformes à ceux des jours précédents. Le taux de reproduction – ou «R», qui indique le nombre de personnes que chaque porteur de virus infectera en moyenne – est également resté stable sous 0,8 pendant plusieurs semaines, montrant que la maladie est régulièrement en récession.

Le nombre de décès quotidiens continue également de diminuer, avec trois personnes succombant au virus lundi. En janvier, quelque 77 patients sont décédés du COVID en 24 heures. Depuis le début de la pandémie, quelque 6 338 personnes en Israël ont perdu la vie à cause de la maladie.

Au vu de la bonne situation, les Israéliens ne sont plus tenus de porter des masques à l’extérieur depuis dimanche, tandis que les enfants de tous les niveaux ont été autorisés à retourner en classe à plein temps et sans capsules.

Etude du Tanya du 7 Iyar, avec le Rav Mickael Taieb

Etude du Tanya du 7 Iyar, avec le Rav Mickael Taieb

Etude du 7 Iyar

7 Iyar 5781  Likoutei Amarim Chapitre 45
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פרק מ״ה עוד יש דרך ישר לפני איש לעסוק בתורה ומצות לשמן על ידי מדתו של יעקב אבינו, עליו השלום, שהיא מדת הרחמים לעורר במחשבתו תחלה רחמים רבים לפני ה׳ על ניצוץ אלקות המחיה נפשו, אשר ירד ממקורו, חיי החיים, אין סוף ברוך הוא הממלא כל עלמין וסובב כל עלמין וכולא קמיה כלא חשיב ונתלבש במשכא דחויא הרחוק מאור פני המלך בתכלית ההרחק כי העולם הזה הוא תכלית הקליפות הגסות כו׳ ובפרט כשיזכור על כל מעשיו ודבוריו ומחשבותיו מיום היותו, אשר לא טובים המה ומלך אסור ברהטים, רהיטי מוחא כי יעקב חבל נחלתו וכמשל המושך בחבל וכו׳ והוא סוד גלות השכינה ועל זה נאמר: וישוב אל ה׳ וירחמהו לעורר רחמים רבים על שם ה׳ השוכן אתנו, כדכתיב: השוכן אתם בתוך טומאתם

Dans les chapitres précédents, Rabbi Chnéour Zalman a montré comment accomplir la Thora et les mitsvot « de tout ton cœur », c’est-à-dire avec des sentiments d’amour et de crainte de D.ieu.

Quand un juif éprouve un sentiment d’amour et désire l’attachement avec D.ieu, qu’il étudie la Thora et accomplit les mitsvot pour concrétiser cet attachement, l’étude et l’accomplissement sont alors qualifiés de lichma, pourvus des émotions de l’âme qui leur donnent vie. Il existe aussi, on l’a vu au chapitre précédent, une forme d’amour pour D.ieu qui détermine l’étude de la Thora et l’accomplissement des mitsvot en vue de Lui donner satisfaction, à l’image du fils qui fait tout ce qui est en son pouvoir pour contenter son père.

L’amour et la crainte de D.ieu correspondent aux attributs de ‘Hessed (bonté) et de Guevoura (sévérité). L’attribut de bonté et d’amour est personnifié par notre père Abraham, décrit comme « Abraham qui M’aime ». L’attribut de sévérité et de crainte est incarné par Isaac, de sorte que D.ieu est désigné comme « la Crainte d’Isaac ».

Dans le chapitre qui suit, Rabbi Chnéour Zalman décrit une autre forme d’accomplissement de la Thora et des commandements lichma, qui se rattache à la troisième faculté émotionnelle de l’âme, l’attribut de compassion (incarné par Jacob). Il va s’agir en l’occurrence, préalablement à l’accomplissement de la Thora et des mitsvot, d’éveiller en son esprit un sentiment de compassion à l’égard de l’étincelle divine en son âme, descendue des sommets spirituels où elle prend sa source, jusqu’au niveau le plus bas où elle s’est vêtue d’un corps recevant sa vitalité de la klipa, se trouve éloigné de D.ieu autant qu’il est possible. Ainsi en est-il a fortiori lorsque de mauvaises pensées, paroles ou actions ont provoqué l’exil de la Chekhina. Aussi chaque juif entreprendra-t-il d’étudier la Thora et d’accomplir les mitsvot avec un immense sentiment de compassion à l’égard de son âme qu’il voudra restituer, avec l’étincelle divine qui l’anime, à sa source dans l’Infini Divin.

Il y a un autre chemin droit devant l’homme, pour se consacrer à la Thora et aux commandements lichma c’est-à-dire pour eux-mêmes, accomplissement animé par les émotions de l’âme,

au moyen de l’attribut de notre patriarche Jacob, qui est l’attribut de compassion.

Ce chemin est d’éveiller au préalable (avant l’accomplissement de la Thora et des mitsvot) en sa pensée une immense compassion devant D.ieu,

pour l’étincelle divine qui anime son âme divine, qui est descendue de sa source, la Vie de la vie, le Ein Sof, béni soit-Il,

Qui emplit tous les mondes (les anime d’une force vitale immanente) et enveloppe tous les mondes (et les anime d’une force vitale transcendante),

et tout est compté comme rien devant Lui.

C’est dans le Ein Sof, qui anime tous les mondes et êtres créés et devant Qui tout est considéré comme néant, que l’étincelle divine prend sa source

Et cette étincelle divine est descendue de sa source et s’est vêtue du corps, qui est qualifié de « peau de serpent »,

En effet, le corps est décrit comme une peau pour l’âme qui en est vêtue, selon les termes du verset : « Tu m’as vêtu de peau et de chair ». Et l’on parle d’une peau de serpent car le corps, dans sa grossièreté, répugne avant le raffinement qu’il trouve dans le service de D.ieu, comme expliqué au Chapitre trente et un.

qui est éloigné de la lumière de la Face du Roi, dans l’éloignement le plus extrême,

car ce monde est l’extrémité des klipot grossières, il est plus grossier encore que les klipot les plus grossières des mondes spirituels, etc.

Et dès lors que le corps tire sa vitalité de la klipat noga de ce monde, il se trouve éloigné du Divin de la façon la plus extrême. Grande est donc la descente de l’étincelle divine qui se trouve vêtue d’un tel corps : cette descente représente en soi un motif suffisant pour éveiller un sentiment de compassion à son égard, même en l’absence de transgression en acte, en parole, ou en pensée.

Et en particulier ressentira-t-il l’immense pitié à laquelle l’âme est sujette quand il se souviendra de toutes ses mauvaises actions, paroles, et pensées depuis le jour où il a vu l’existence,

et le Roi du monde est de ce fait « enchaîné par les cordes », c’est-à-dire « par les pensées impétueuses du cerveau ». D.ieu est, si l’on peut s’exprimer ainsi, enchaîné par ces mauvaises pensées qui parcourent l’esprit.

Car Jacob, c’est à dire les âmes d’Israël, est la « corde de Son héritage ».

Le mot ‘hével, généralement traduit par « lot » (en référence à la partition de la Terre d’Israël) est ici interprété dans le sens littéral de « corde ». Lorsqu’une corde relie un point haut à un point bas le fait de tirer sur son extrémité inférieure entraine également l’extrémité supérieure vers le bas.

L’âme juive est ainsi comparée à une « corde » dont l’extrémité supérieure reste attachée à sa source dans la lumière du Ein Sof alors que l’extrémité inférieure se trouve vêtue du corps. Ainsi, lorsque l’extrémité inférieure de l’âme est tirée vers les profondeurs de l’exil, engluée dans les mauvaises actions, paroles et pensées, sa chute retentit directement sur l’extrémité supérieure.

comme dans l’image de celui qui tire une corde, etc.

C’est là la doctrine ésotérique de l’« exil de la Chekhina, la Présence divine »

Les fautes en actions, paroles ou pensées d’un juif provoquent l’exil de son âme à l’intérieur des klipot. Par là-même est provoqué, pour ainsi dire, l’exil de la Chekhina, source des âmes d’Israël. La réflexion sur cette question accroîtra le sentiment de compassion à l’égard de l’âme et de sa source. C’est avec pareil sentiment de compassion que l’étude de la Thora et l’accomplissement des mitsvot seront abordés en vue d’élever l’âme et de l’unir au Ein Sof.

Et à ce sujet de l’exil de la Chekhina qui suscite la pitié à l’égard de celle-ci, il est dit : « Et qu’il revienne à D.ieu et Le prenne en pitié »,

en éveillant une immense compassion pour le Nom de D.ieu Qui réside parmi nous, ainsi qu’il est dit : « Qui réside avec eux dans leur impureté. »

Ce qui veut dire que même quand les juifs se trouvent, à D.ieu ne plaise, dans un état spirituel d’impureté, le Nom divin demeure encore parmi eux. C’est donc à un éveil de compassion pour le Nom divin qu’invite le verset cité précédemment : « Et qu’il revienne à D.ieu et Le prenne en pitié ». Comment reviendra-t-il à D.ieu ? En Le prenant en pitié, c’est-à-dire en éveillant la compassion pour le Nom de D.ieu, source des âmes d’Israël qui sont une « part » du Nom divin.

Rabbi Chnéour Zalman souligne maintenant que la compassion est l’attribut de notre père Jacob : Jacob a pleuré et éveillé la compassion pour l’ensemble d’Israël, de sorte que, même en situation d’exil du fait de leurs mauvaises pensées, paroles et actions, ils pourraient être libérés par l’étude de la Thora et l’accomplissement des mitsvot et s’unir avec le Divin.
Etude du 6 Iyar

6 Iyar 5781 Likoutei Amarim Chapitre 44
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רק שאף על פי כן צריך לטרוח בשכלו להשיג ולהגיע גם לבחינת אהבת עולם הנזכרת למעלה, הבאה מהתבונה ודעת בגדולת ה׳ כדי להגדיל מדורת אש האהבה ברשפי אש ושלהבת עזה ולהב העולה השמימה, עד שמים רבים לא יוכלו לכבות וגו׳ ונהרות לא ישטפוה וגו׳ כי יש יתרון ומעלה לבחינת אהבה כרשפי אש ושלהבת עזה וכו׳ הבאה מהתבונה ודעת בגדולת אין סוף ברוך הוא, על שתי בחינות אהבה הנזכרות למעלה כאשר אינן כרשפי אש ושלהבת כו׳ כיתרון ומעלת הזהב על הכסף וכו׳ כמו שכתוב לקמן וגם כי זה כל האדם ותכליתו למען דעת את כבוד ה׳ ויקר תפארת גדולתו, איש איש כפי אשר יוכל שאת, כמו שכתוב ברעיא מהימנא, פרשת בא: בגין דישתמודען ליה וכו׳ וכנודע

Mais cependant, il faut faire l’effort avec son intellect d’atteindre et de parvenir également au degré d’ahavat olam dont on a parlé précédemment, amour qui provient entièrement de la méditation et de la connaissance de la grandeur de D.ieu,

A la différence des deux formes d’amour de « Mon âme, je Te désire » et « comme un fils envers son père » lesquelles, révélées par la méditation, sont fondamentalement présentes en chacun par héritage.

afin d’accroître le bûcher de l’amour, avec des charbons ardents, une flamme intense et une flamme qui s’élève au Ciel,

au point que « les nombreuses eaux ne pourront pas éteindre, etc. l’amour » « et les rivières ne pourront pas l’emporter, etc. »

L’amour engendré intellectuellement est plus passionné et exalté que celui qui est un héritage, même si la révélation de ce dernier fait aussi appel à la méditation.

Car il y a un avantage et une qualité propre à l’aspect de l’amour comme des charbons ardents et une flamme intense… qui provient de la méditation et de la connaissance de la grandeur c’est-à-dire de la transcendance absolue, immensurable du Ein Sof,

sur les deux niveaux d’amour précédemment mentionnés, quand ils ne sont pas comme des charbons ardents et une flamme intense…, mais proviennent du sentiment de la proximité de D.ieu, en tant que « Source de notre vie » ou de « vrai Père ». La supériorité de l’amour ardent est

comme le bénéfice et la qualité de l’or sur l’argent…, ainsi qu’il sera expliqué plus loin.

La supériorité de l’or sur l’argent ne réside pas tant dans la valeur marchande du métal (car à poids différents, une même valeur est obtenue), mais dans la nature même de l’or, dont l’éclat particulier captive et attire la personne. De même, l’amour suscité par la méditation ne correspond pas à une catégorie d’amour supérieure (au contraire, l’amour défini comme ahava rabba, qui est un présent du Ciel, lui est supérieur). Mais la nature passionnée et l’embrasement intrinsèque à ce niveau d’ahavat olam, où l’âme se déverse jusqu’à l’expiration, sont l’apanage de cet amour.

Il s’agit là d’une première raison pour laquelle l’amour qui résulte de la méditation doit être recherché sans ménager son effort.

Mais Rabbi Chnéour Zalman ajoute ici une autre raison à cet effort, qui ne se rapporte pas cette fois à l’amour lui-même, mais à la méditation qui l’engendre : la méditation représente en soi une finalité, par elle s’accomplit l’intention de D.ieu dans la Création, à savoir que les êtres créés aient une connaissance et une perception de Sa grandeur.

Et aussi, parce que c’est cela tout l’homme et sa finalité,

créé afin de connaître la gloire de D.ieu et la splendeur majestueuse de Sa grandeur, chacun selon ce qu’il pourra appréhender,

ainsi qu’il est écrit dans le Raya Méhemna, section Bo : « afin qu’on Le connaisse… », comme il est connu.

La méditation (qui conduit à l’amour) renferme donc une supériorité et constitue un but en soi. Cette méditation exige en effet une application plus importante que la révélation des deux formes d’amour présentes en héritage. Pour éveiller les deux formes d’amour présentes en héritage, il suffit de méditer l’idée que D.ieu est source de vie ou qu’Il est notre véritable père ; mais susciter l’amour de D.ieu uniquement par la méditation exige une méditation plus difficile et plus profonde et une compréhension du Divin plus approfondie.

Ainsi s’accomplit le dessein divin que les êtres créés « Le connaissent », aient une perception de la grandeur du Divin.

Il s’agit donc là d’une raison supplémentaire de ne pas se satisfaire de l’amour reçu en héritage, pour rechercher également l’amour qui ne peut naître que de la profonde méditation sur la grandeur de D.ieu.

 

Etude du 5 Iyar

Etude du 5 Iyar

5 Iyar 5781 Likoutei Amarim Chapitre 44 _______________

והנה ב׳ בחינות אהבות אלו אף שהן ירושה לנו מאבותינו, וכמו טבע בנפשותינו, וכן היראה הכלולה בהן, שהיא לירא מליפרד, חס ושלום, ממקור חיינו ואבינו האמיתי, ברוך הוא אף על פי כן אינן נקראות בשם דחילו ורחימו טבעיים, אלא כשהן במוחו ומחשבתו לבד ותעלומות לבו, ואז מקומן בי׳ ספירות דיצירה, ולשם הן מעלות עמהן התורה והמצות הבאות מחמתן ובסיבתן אבל כשהן בהתגלות לבו, נקראים רעותא דלבא בזהר ומקומן בי׳ ספירות דבריאה, ולשם הן מעלות עמהן התורה והמצות הבאות מחמתן מפני שיציאתן מההעלם והסתר הלב אל בחינת גילוי היא על ידי הדעת, ותקיעת המחשבה בחוזק והתבוננות עצומה מעומקא דלבא יתיר ותדיר באין סוף ברוך הוא, איך הוא חיינו ממש ואבינו האמיתי, ברוך הוא ומודעת זאת מה שכתוב בתיקונים כי בעולם הבריאה מקננא תמן אימא עילאה שהיא ההתבוננות באור אין סוף חיי החיים ברוך הוא, וכמאמר אליהו: בינה לבא, ובה הלב מבין ולא עוד, אלא שב׳ בחינות אהבות אלו הנזכרות למעלה הן כלולות מן בחינת אהבה רבה וגדולה ומעולה מדחילו ורחימו שכליים, אשר האהבה נקראת לעיל בשם אהבת עולם

Or, ces deux niveaux d’amour, l’amour signifié par les termes « Mon âme, je Te désire » (l’amour de la vraie « Source de vie ») et l’amour correspondant à l’expression « comme un fils envers son père »,

bien qu’ils soient pour nous un héritage de nos Patriarches et comme une nature en nos âmes,

et de même, la crainte qui y est comprise est aussi naturellement présente par héritage, à savoir la crainte d’être séparé, à D.ieu ne plaise, de la Source de notre vie et de notre vrai Père, béni soit-Il,

L’amour de D.ieu en tant que source de vie implique également la crainte que, par la faute, nous soyons séparés de Lui qui est Source de vie ; de même, l’amour de D.ieu en tant que père exprime la crainte de nous voir séparés de notre père.

néanmoins, ils ne sont pas qualifiés d’amour et de crainte naturels, si ce n’est quand ils sont dans l’esprit et la pensée seulement et dans les recoins du cœur. Alors, leur place est dans les Dix Séfirot du monde de Yétsira, et ils y élèvent avec eux la Thora et les mitsvot qui relèvent de leur fait et de leur cause.

Ces deux niveaux d’amour sont regardés comme la cause de l’accomplissement de la Thora et des mitsvot, car cet accomplissement résulte de la représentation de cet amour dans l’esprit.

Mais quand ils sont dans un état manifeste en son cœur (c’est-à-dire que la méditation agit sur le cœur qui ressent cet amour), ils sont appelés dans le Zohar reouta deliba (« le désir du cœur »), ce qui représente un degré supérieur à l’amour et la crainte naturels,

et leur place est dans les dix Séfirot de Bria, où ils élèvent avec eux la Thora et les mitsvot dont ils sont le fait.

Car l’accomplissement de la Thora et des mitsvot est motivé par cet amour. Pourquoi ces deux degrés d’amour, qui relèvent de la nature de chaque juif, sont-ils rattachés au monde supérieur de Bria ?

Car leur émergence de l’état de voile et de dissimulation du cœur à l’état de révélation se fait par le moyen de la faculté de Daat et la fixation ferme de la pensée et une intense méditation, du fond du cœur, plus appliquée et récurrente, sur le Ein Sof, béni soit-Il,

comment Il est notre vie littéralement et notre vrai père, béni soit-Il ;

et on connaît bien ce qui est écrit dans les Tikounei Zohar, [à savoir] que dans le monde de Bria, niche, c’est-à-dire brille la Mère supérieure, c’est-à-dire l’attribut de Bina du monde d’Atsilout qui est ainsi appelé et représente, en ce qui concerne le service de D.ieu, la méditation sur la lumière du Ein Sof, la Source de vie, béni soit-Il.

Et ainsi que l’enseigne Eliahou dans les Tikounei Zohar : « Bina est le cœur et avec elle, le cœur comprend ».

Autrement dit, la méditation et la compréhension de l’esprit brillent ici dans le cœur. Or, cette compréhension du Divin se rattache au monde de Bria qui est illuminé par l’attribut de Bina ; aussi les deux formes d’amour mises à jour par cette méditation trouvent également leur place dans ce monde, où elles élèvent la Thora et les mitsvot.

Rabbi Chnéour Zalman explique à présent que ces deux formes d’amour précédemment définies, à savoir « Mon âme… » et « Comme un fils… » n’ont pas seulement la supériorité de l’amour qui résulte de la méditation. Dès lors en effet qu’elles sont aussi un héritage reçu des Patriarches, que de ce point de vue, elles sont, elles aussi, un don d’En-Haut, elles renferment également la qualité de cet amour inaccessible autrement que comme un présent du Ciel : ahava rabba,

Ces deux formes d’amour, chacune riche de ces deux qualités, sembleraient amplement suffire au service divin. Pourtant, va-t-il être ensuite dit, il faut s’efforcer de parvenir à une forme d’amour intellectuelle, c’est-à-dire résultant entièrement de la méditation.

Et non seulement ces deux formes d’amour portent en elles la supériorité de l’amour qui provient de la méditation, mais plus encore, ces deux niveaux d’amour précédemment évoqués participent de la catégorie de l’immense amour (ahava rabba) qui est plus grand et plus élevé que la crainte et l’amour intellectuels (suscités par la méditation), amour appelé précédemment ahavat olam.

Ces deux formes d’amour renferment également la supériorité de la catégorie d’ahava rabba qui trouve sa place dans le monde d’Atsilout, supérieur au monde de Bria auquel appartient ahavat olam. C’est là l’ajout que le Tanya entend signifier : non seulement cet amour trouve sa place dans le monde de Bria car sa révélation fait intervenir la méditation, mais plus encore, il renferme une qualité supérieure au regard de laquelle il appartient au monde d’Atsilout.

Néanmoins, explique à présent le Tanya, l’amour qui est entièrement suscité par la méditation doit être recherché, pour la flamme et la soif qu’il exprime à l’égard du Divin.

Etude du 4 Iyar

Etude du 4 Iyar

4 Iyar 5781 Likoutei Amarim Chapitre 44 _______________

ואף אם נדמה לו לכאורה שהוא כח דמיוני לא יחוש, מאחר שהוא אמת לאמיתו מצד עצמו בבחינת אהבה מסותרת רק שתועלת יציאתה אל הגילוי: כדי להביאה לידי מעשה שהוא עסק התורה והמצות שלומד ומקיים על ידי זה, כדי לעשות נחת רוח לפניו יתברך, כבן העובד את אביו ועל זה אמרו: מחשבה טובה, הקב״ה מצרפה למעשה, להיות גדפין לפרחא כנזכר לעיל והנחת רוח הוא כמשל שמחת המלך מבנו שבא אליו בצאתו מבית האסורים כנזכר לעיל או להיות לו דירה בתחתונים כנזכר לעיל והנה גם לבחינת נפשי אויתיך הנ״ל, קרוב הדבר מאד להוציאה מההעלם אל הגילוי על ידי ההרגל תמיד, בפיו ולבו שוין אך אם אינו יכול להוציאה אל הגילוי בלבו, אף על פי כן יכול לעסוק בתורה ומצות לשמן על ידי ציור ענין אהבה זו במחשבה שבמוחו, ומחשבה טובה, הקב״ה מצרפה כו׳

 

Et même s’il lui semble a priori que cela [n’]est [qu’]une illusion, en d’autres termes que l’amour qu’il éprouve pour D.ieu « comme un fils envers son père » n’est pas authentique, qu’il ne répond pas à l’exigence de vérité qu’impose le service de D.ieu,

qu’il n’en soit pas affecté, dès lors que [cet amour] est parfaitement authentique en soi (et même en l’absence d’un travail spirituel), au plan de « l’amour latent » pour D.ieu intrinsèque à son âme.

Seulement le bénéfice du travail de faire émerger [cet amour] à l’état manifeste est de le traduire en action,

c’est-à-dire l’occupation à la Thora et aux mitsvot qu’il étudie et accomplit au moyen de [cet amour révélé] en vue de donner satisfaction à [D.ieu], comme un fils qui sert son père pour lui être agréable.

Il ne faut donc pas s’inquiéter d’une vérité problématique de cet amour apparaissant dans sa manifestation extérieure. En effet, il est, d’une part, absolument authentique dans la profondeur de l’être et, d’autre part, conduit à l’accomplissement de la Thora et des commandements avec l’intention qui vient d’être décrite : donner satisfaction à D.ieu.

Et à ce sujet, [les Sages] ont dit : « le Saint Béni soit-Il joint une bonne pensée à l’action », c’est-à-dire qu’il rattache cette bonne pensée à l’action de manière à ce qu’elle constitue des ailes pour permettre l’envol de la Thora et des mitsvot, comme expliqué plus haut.

Le sens littéral de cette expression du Talmud est le suivant : lorsqu’une personne a eu une bonne pensée, c’est-à-dire qu’elle a pensé accomplir une bonne action mais n’a pas pu mener, malgré elle, mener son projet à bien, D.ieu considère cette action comme accomplie.

Cette lecture littérale, pourtant, n’est pas suffisante car le Talmud aurait dû plutôt dire : « D.ieu lui compte comme s’il l’avait accomplie ». Quel est le donc le sens de l’expression : « D.ieu joint (la bonne pensée) à l’action » qui laisse entendre que cette action existe vraiment mais comme détachée de la pensée ? Le Tanya a expliqué au Chapitre seize qu’un sentiment d’amour pleinement révélé dans le cœur se trouve intimement lié à l’action à laquelle il se rattache et l’empreint de vitalité. Mais lorsque cet amour n’existe qu’à l’état de « bonne pensée » sans être clairement ressenti dans le cœur, l’action accomplie est privée de vitalité. Aussi D.ieu doit-il « rattacher » (l’amour et la crainte contenus dans) la « bonne pensée » à l’action accomplie sous son impulsion, de sorte que cette dernière soit pourvue des « ailes » (l’amour et la crainte ») qui permettront son élévation.

La satisfaction qu’il donne à D.ieu est, pour prendre une image, semblable à la joie qu’un roi a de son fils qui s’en revient à lui, sortant de prison, comme dit plus haut,

Revêtue du corps et de l’âme animale, l’âme du juif « fils du Roi » se trouve comme prisonnière. Par la Thora et les mitsvot, elle est libérée et rattachée à sa source divine. Cette libération est, pour Lui, la source d’une grande joie, comparable à celle qu’éprouverait un roi de chair et de sang au retour de son fils.

ou bien la satisfaction donnée de D.ieu est celle d’avoir une demeure dans les sphères inférieures, comme dit plus haut.

D.ieu désire avoir une demeure (la demeure étant le lieu où l’on peut se révéler pleinement) dans ce monde matériel, où, précisément, le Divin se trouve dissimulé. Cette révélation a lieu par l’accomplissement de la Thora et des mitsvot, qui suscite la satisfaction divine.

Rabbi Chnéour Zalman a déjà expliqué que cette forme de l’amour pour D.ieu semblable à l’amour qu’un fils porte à son père, dissimulée dans le cœur, peut être éveillée grâce à l’habitude de l’évoquer verbalement, car « la voix éveille la ferveur du cœur et de l’esprit ».

Il en est de même, va-t-il maintenant souligner, quant à l’amour décrit par le verset : « Mon âme, je Te désire », qui se résume à un amour de D.ieu similaire à l’amour de la vie. Il peut, lui aussi, être éveillé par la parole, c’est-à-dire en prenant effectivement l’habitude de dire que D.ieu est notre véritable vie.

Et même le degré d’amour défini par les termes : « Mon âme, je Te désire » mentionné précédemment, c’est une chose très proche que de le faire émerger de l’état de voilement à l’état de révélation, par l’habitude constante, avec sa bouche et son cœur en conformité.

Dans le cœur aussi se fera ressentir ce que sa bouche exprime, à savoir que D.ieu représente sa véritable vie.

Toutefois, s’il ne peut pas faire émerger [cet amour] à l’état de révélation en son cœur, néanmoins, il peut tout de même au moyen de cet amour se consacrer à la Thora et aux commandements avec l’intention de lichma, en se représentant l’objet de cet amour dans la pensée de son esprit,

et « une bonne pensée, D.ieu la joint… à l’action… », permettant aux actions accomplies, c’est-à-dire à la Thora et aux mitsvot de trouver l’élévation par le biais de cet amour évoqué dans la « pensée ».

Comme expliqué dans les chapitres précédents, l’amour et la crainte qui conduisent à l’accomplissement de la Thora et des mitsvot emportent ceux-ci dans les Séfirot des mondes supérieurs. Il existe au regard de cette élévation une différence entre la crainte et l’amour « naturels », inhérents à l’âme, et les émotions nées d’une profonde méditation. Lorsque l’amour et la crainte sont « naturels », elles n’élèvent la Thora et les mitsvot accomplies sous leur emprise que jusqu’au monde de Yétsira, le monde des émotions auquel se rattachent cet amour et cette crainte « naturels ». Mais, quand l’amour et la crainte sont le fruit d’une profonde méditation sur la grandeur de D.ieu, les Séfirot du monde de Bria, dans lequel la Séfira de Bina (la compréhension) domine, sont atteintes.

Rabbi Chnéour Zalman explique à présent que les deux formes d’amour, celui défini par les termes : « Mon âme, je Te désire » et l’amour illustré par l’image « comme un fils envers son père », innées en chacun parce qu’héritées des Patriarches, sont pourtant, quand elles sont révélées et ouvertement ressenties dans le cœur, le vecteur d’une élévation jusqu’au monde de Bria. Car la révélation de ces deux formes d’amour, est également liée à la profonde méditation sur le fait que l’Eternel est notre « source de vie » et qu’Il est notre « vrai père » ; elles sont donc considérées, de ce point de vue, comme intellectuelles. En revanche, si cet amour reste dissimulé dans le cœur pour n’apparaître que dans l’esprit, l’élévation produite s’arrête au monde de Yétsira.

Etude du 3 Iyar

Etude du 3 Iyar

3 Iyar 5781 Likoutei Amarim Chapitre 44 _______________

ואהבה רבה וגדולה מזו, והיא מסותרת גם כן בכל נפש מישראל בירושה מאבותינו, היא מה שכתוב ברעיא מהימנא: כברא דאשתדל בתר אבוי ואימיה, דרחים לון יתיר מגרמיה ונפשיה ורוחיה כו׳ כי הלא אב אחד לכולנו ואף כי מי הוא זה ואיזהו אשר ערב לבו לגשת להשיג אפילו חלק אחד מני אלף ממדרגת אהבת רעיא מהימנא מכל מקום הרי אפס קצהו ושמץ מנהו מרב טובו ואורו מאיר לכללות ישראל בכל דור ודור, כמו שכתוב בתיקונים: דאתפשטותיה בכל דרא ודרא, לאנהרא לון וכו׳ רק שהארה זו היא בבחינת הסתר והעלם גדול בנפשות כל בית ישראל, ולהוציא אהבה זו המסותרת מההעלם וההסתר אל הגילוי, להיות בהתגלות לבו ומוחו, לא נפלאת ולא רחוקה היא, אלא קרוב הדבר מאד בפיך ובלבבך דהיינו להיות רגיל על לשונו וקולו לעורר כוונת לבו ומוחו להעמיק מחשבתו בחיי החיים, אין סוף ברוך הוא, כי הוא אבינו ממש האמיתי ומקור חיינו, ולעורר אליו האהבה כאהבת הבן אל האב וכשירגיל עצמו כן תמיד, הרי ההרגל נעשה טבע

 Un plus grand amour que cela (encore plus grand que l’amour pour D.ieu qui vient d’être défini par les termes du verset : « Mon âme, je Te désire », cet amour qui est semblable à l’amour de la vie parce que D.ieu est la source de vie),

et qui est également dissimulé dans chaque âme d’Israël, en héritage de nos Patriarches, est cet amour dont parle le Raya Méhemna dans la description du service divin de Moïse : « Comme un enfant qui œuvre pour son père et sa mère, qu’il aime plus que son propre corps et son âme… »

A la manière de l’enfant, prêt à donner sa vie pour sauver ses parents en captivité, tel était l’amour que Moïse éprouvait pour D.ieu ; en chaque juif aussi se trouve dissimulé un amour similaire,

car « n’avons-nous pas tous un seul Père ? »

Moïse était habité par ce sentiment d’amour envers D.ieu en vertu du lien filial qui vient d’être décrit. Or, chaque juif porte en lui un tel amour pour la raison que D.ieu est son père. En outre, cet amour est plus grand que le précédent : l’amour de D.ieu en tant que source de la vie (« Mon âme, je Te désire ») est en effet limité à la dimension même de l’amour de la vie. Aussi ne demande-t-il pas le sacrifice de soi, le don de sa personne à l’opposé de la vie. L’amour qu’un enfant porte à ses parents ne connaît pas une telle limite: la vie de ses parents prime sur la sienne qu’il est prêt à donner pour eux.

Et bien que l’on puisse demander : qui est-il et quel est-il, celui qui oserait en son cœur [présumer] approcher et atteindre ne serait-ce qu’un millième de l’amour du berger fidèle (Moïse),

La question va de soi : chaque juif, quel qu’il soit, peut-il porter en son âme un amour pour D.ieu comparable à celui de Moïse ?

néanmoins, une quelconque partie et un tant soit peu de son bien et de sa lumière immenses (le bien et la lumière de Moïse) illumine la Communauté d’Israël en chaque génération,

ainsi qu’il est écrit dans les Tikounei Zohar : « une émanation [de Moïse] se trouve en chaque génération », « pour les éclairer… » (les juifs en chaque génération).

Et dès lors, grâce à cette émanation de bien et de lumière de Moïse, l’amour pour D.ieu dont chaque juif est d’ores et déjà porteur comme héritier des Patriarches ressemble à celui de Moïse.

Seulement ce rayonnement de l’âme de Moïse se trouve en état de dissimulation et de voile immense dans les âmes de toute la Maison d’Israël.

[Mais] faire émerger cet amour caché de l’état de voile et de dissimulation à un état de révélation, de sorte qu’il soit manifeste et ressenti en son cœur et son esprit,

n’est ni hors d’atteinte, ni loin, mais plutôt la chose est très proche de toi, dans ta bouche et dans ton cœur. Que signifie cette proximité de la bouche et du cœur ?

Cela veut dire que cela sera habituel sur sa langue (sa parole) et sa voix de façon à éveiller l’intention du cœur et de l’esprit car « la voix éveille la ferveur » du cœur et de l’esprit,

pour immerger sa pensée dans la Vie de la vie, le Ein Sof, béni soit-Il, [sur le fait qu’]Il est littéralement notre vrai Père et la source de notre vie,

et éveiller envers Lui l’amour comme l’amour d’un fils envers [son] père.

Et lorsqu’il s’habituera ainsi continuellement, l’habitude devient nature.

Cet amour envers D.ieu comme son père deviendra alors en lui quelque chose de tout à fait naturel.

Etude du 2 Iyar

Etude du 2 Iyar

2 Iyar 5781 Likoutei Amarim Chapitre 44 _______________

פרק מ״ד והנה כל מדרגת אהבה מב׳ מדרגות אלו, אהבה רבה ואהבת עולם, נחלקת לכמה בחינות ומדרגות לאין קץ, כל חד לפום שיעורא דיליה כמו שכתוב בזהר הקדוש על פסוק: נודע בשערים בעלה, דא קודשא בריך הוא, דאיהו אתידע ואתדבק לכל חד לפום מה דמשער בלביה וכו׳ ולכן נקראים דחילו ורחימו: הנסתרות לה׳ אלקינו ותורה ומצות הן הנגלות לנו ולבנינו לעשות כו׳ כי תורה אחת ומשפט אחד לכולנו, בקיום כל התורה ומצות בבחינת מעשה מה שאין כן בדחילו ורחימו, שהם לפי הדעת את ה׳ שבמוח ולב כנזכר לעיל אך אחת היא אהבה הכלולה מכל בחינות ומדרגות אהבה רבה ואהבת עולם, והיא שוה לכל נפש מישראל, וירושה לנו מאבותינו והיינו מה שכתב הזהר על פסוק: נפשי אויתיך בלילה וגו׳ דירחים לקודשא בריך הוא רחימותא דנפשא ורוחא, כמה דאתדבקו אילין בגופא, וגופא רחים לון וכו׳, וזה שכתוב: נפשי אויתיך, כלומר: מפני שאתה ה׳ נפשי וחיי האמיתים, לכך אויתיך, פירוש: שאני מתאוה ותאב לך כאדם המתאוה לחיי נפשו, וכשהוא חלש ומעונה מתאוה ותאב שתשוב נפשו אליו וכן כשהוא הולך לישן מתאוה וחפץ שתשוב נפשו אליו כשיעור משנתו, כך אני מתאוה ותאב לאור אין סוף ברוך הוא, חיי החיים האמיתיים, להמשיכו בקרבי על ידי עסק התורה בהקיצי משנתי בלילה, דאורייתא וקודשא בריך הוא כולא חד כמו שכתב הזהר שם: דבעי בר נש מרחימותא דקודשא בריך הוא למיקם בכל לילא לאשתדלא בפולחניה עד צפרא כו׳

Dans le chapitre précédent, Rabbi Chnéour Zalman a décrit les deux catégories générales d’amour pour D.ieu, ahava rabba et ahavat olam. Ahavat olam est un amour qui découle de la méditation sur la grandeur de D.ieu, alors qu’ahava rabba reste inaccessible par le seul effort humain : il ne peut qu’être reçu, par qui le mérite, comme un don du Ciel.

Or, chacun de ces deux degrés d’amour que sont ahava rabba et ahavat olam – est divisé en de nombreux aspects et degrés, sans aucune limite (chacune de ces catégories se subdivise en une infinité d’échelons), chaque individu selon sa mesure (le degré d’amour de chacun est étroitement lié à son niveau spirituel), ainsi qu’il est écrit dans le saint Zohar à propos du verset : « Son mari est connu aux portes », le Zohar explique que « son mari », c’est le Saint Béni soit-Il (dont l’épouse est la Communauté d’Israël) qui devient connu, ressenti, et attaché aux portes (cha’ar), c’est-à-dire à chacun selon sa mesure (chi’our) en son cœur, etc. »

Deux individus peuvent partager un même degré, d’amour pour D.ieu, mais ils n’en continuent pas moins de se différencier par les traits, particuliers à chacun, de cet amour.

C’est pourquoi, la crainte et l’amour sont appelés « les choses secrètes [connues] de l’Eternel notre D.ieu », le degré d’amour que chacun porte en son cœur demeure caché à autrui, précisément du fait de ces différences, [alors que] la Thora et les mitsvot sont « les choses révélées pour nous et nos enfants, afin d’accomplir… ».

Car nous avons tous une seule Thora et une seule loi, au regard de l’accomplissement de toute la Thora et des mitsvot au plan de l’action.

Tout Israël est de ce point de vue identique : à titre d’exemple, les mêmes téfiline sont portées de la même manière, par le plus grand comme par le plus petit.

Il n’en est pas de même de la crainte et de l’amour, qui sont selon la connaissance de D.ieu dans l’esprit et le cœur,

Ce qui représente un facteur de différence : plus subtile est la connaissance et la perception du Divin, plus élevé sera le degré de crainte et d’amour de D.ieu, comme expliqué plus haut.

Dans le précédent chapitre et jusqu’à présent, Rabbi Chnéour Zalman a distingué ces deux dimensions d’amour que sont ahava rabba et ahavat olam : ahava rabba est un don d’en Haut, un degré d’amour auquel l’homme ne peut parvenir par son seul travail ; ahavat olam, en revanche, procède de la compréhension et de la contemplation de la grandeur de D.ieu.

Une forme particulière d’amour, qui va être analysée maintenant, participe de ces deux catégories à la fois. Elle ressemble à ahava rabba en ce qu’elle est offerte : il s’agit en effet d’un amour hérité des Patriarches. Mais la révélation de cet amour passe par un travail de compréhension et de contemplation du Divin, caractéristique de la seconde forme d’amour, ahavat olam. Dans les termes du Tanya :

Toutefois, il y a un amour particulier, qui participe de tous les aspects et degrés d’ahava rabba et ahavat olam et qui est identique pour chaque âme d’Israël, comme un héritage pour nous reçu de nos Patriarches.

Cela correspond à ce que dit le Zohar sur le verset : « Mon âme, je Te désire la nuit. »

Le Zohar observe que la forme grammaticale employée ne s’accorde pas au sens simple du verset. Il aurait dû être écrit : « Mon âme Te désire » ou « Je Te désire ». Le Zohar explique donc que « Mon âme » fait référence à D.ieu, la source de vie. On dit ici à D.ieu : « (Parce que Tu es) mon âme, je Te désire ».

Le Zohar continue : Il aimera D.ieu d’un amour de l’âme et de l’esprit, tout comme [l’âme et l’esprit] sont attachés au corps et le corps les aime…

Et c’est là ce que dit le verset : « Mon âme, je Te désire », cela veut dire : « Parce que Tu es, D.ieu, mon âme et ma véritable vie, c’est pourquoi je Te désire ».

En d’autres termes : J’ai envie et j’ai soif de Toi comme un homme désire la vie de son âme, et quand il est faible et éreinté, il désire que son âme revienne à lui,

Le plaisir éprouvé de la vie brute est le plus grand qui s’offre à l’être humain lequel, on le constate empiriquement, est généralement prêt à renoncer à tous les plaisirs pour se maintenir en vie. Certes, un plaisir vécu continûment n’est plus guère ressenti. Mais celui dont la vitalité se trouve diminuée, et pour qui ce plaisir est donc suspendu, éprouve bien, alors, l’ardent désir de la vie.

et de même, quand il va dormir, il désire que son âme revienne à lui quand il se réveillera de son sommeil,

Car la vitalité du dormeur aussi est en état de retrait durant le sommeil que le Talmud assimile à « un soixantième de la mort ».

de la même façon, poursuit-il, j’ai envie et j’ai soif de la lumière du Ein Sof, source de la véritable vie, de l’attirer en moi par l’étude de la Thora en me levant de mon sommeil la nuit durant, car la Thora et le Saint Béni soit-Il sont un.

L’amour de la vie appelle à l’étude de la Thora par laquelle, celui qui étudie reçoit, dans la profondeur de son être, la lumière de l’Ein Sof, source de la vie. Et, parce que la vitalité divine qui anime le monde connaît un renouveau quotidien (affirmé par nos prières : « Qui renouvelle chaque jour continuellement l’œuvre de la Création »), et que la Thora aussi « devrait être regardée chaque jour comme si elle était nouvelle », il faut que, par l’étude, s’expriment un désir et un amour du Divin qui soient à l’égal du puissant et manifeste désir que chacun a de retrouver la plénitude de sa vitalité.

Comme il est écrit dans le Zohar : « En vertu de l’amour pour le Saint Béni soit-Il, un homme devrait se lever chaque nuit pour s’adonner à Son service jusqu’au matin…

Tel est donc cet amour dont parle le Zohar à propos du verset : « Mon âme, je Te désire », un amour pour D.ieu (« mon âme ») dont on ressent qu’Il est notre vie. Cet amour, reçu en héritage, existe dans l’âme juive et doit être révélé ainsi qu’il va être ensuite expliqué.

Etude du 1er Iyar

Etude du 1er Iyar

1 Iyar 5781 Likoutei Amarim Chapitre 43 _______________

והנה בחינת אהבה זו, פעמים שקודמת ליראה, כפי בחינת הדעת המולידה, כנודע [שהדעת כולל חסדים וגבורות, שהם אהבה ויראה ופעמים שהחסדים קודמים לירד ולהתגלות] ולכן אפשר לרשע ובעל עבירות שיעשה תשובה מאהבה הנולדה בלבו, בזכרו את ה׳ אלקיו ומכל מקום, היראה גם כן כלולה בה ממילא, רק שהיא בבחינת קטנות והעלם, דהיינו, יראת חטא למרוד בו, חס ושלום, והאהבה היא בהתגלות לבו ומוחו אך זהו דרך מקרה והוראת שעה בהשגחה פרטית מאת ה׳ לצורך שעה, כמעשה דרבי אלעזר בן דורדייא אבל סדר העבודה הקבועה ותלויה בבחירת האדם, צריך להקדים תחלה קיום התורה והמצות על ידי יראה תתאה, בבחינת קטנות על כל פנים, בסור מרע ועשה טוב להאיר נפשו האלקית באור התורה ומצותיה ואחר כך יאיר עליה אור האהבה [כי ואהבת בגימטריא ב׳ פעמים אור, כידוע ליודעי ח״ן]

Or, ce degré d’amour parfois précède la crainte, selon l’aspect de Daat qui l’engendre, comme on le sait.

(Car Daat comprend ‘Hassadim (attributs de bonté) et Guevourot (attributs de sévérité), qui sont l’amour et la crainte, ‘Hessed, la bonté, correspond à l’amour et Guevoura, la sévérité, à la crainte ; Daat est l’attribut qui comprend et suscite ces deux émotions. Cela veut dire que l’attachement profond de la faculté de Daat appliquée à la grandeur de D.ieu éveille ces deux émotions que sont la crainte et l’amour et parfois les ‘Hassadim descendent et se manifestent en premier.)

Les ‘Hassadim précèdent parfois les Guevourot. Ce qui signifie que Daat suscite parfois l’amour avant la crainte.

C’est pourquoi il est possible pour un racha et un pécheur de se repentir du fait de l’amour qui naît en son cœur quand il se souvient de l’Eternel son D.ieu.

Bien qu’il ait été un racha jusqu’à présent, dépourvu de crainte de D.ieu, se trouve éveillé en lui l’amour de D.ieu qui le conduit à la téchouva.

Et néanmoins, la crainte est aussi automatiquement incluse en [cet amour] c’est-à-dire que l’amour lui-même renferme de la crainte, c’est seulement qu’elle se trouve dans un aspect de « petitesse » et de voile, c’est-à-dire qu’il s’agit simplement d’une crainte de la faute, de se rebeller contre Lui, à D.ieu ne plaise, tandis que l’amour est révélé en son cœur et son esprit. Autrement dit, en son cœur et son esprit, seul l’amour est ressenti.

Toutefois, ceci, l’apparition de l’amour avant la crainte est un fait exceptionnel et une prescription d’urgence de la Providence divine individuelle pour le besoin de l’heure, comme l’histoire de Rabbi Eléazar Ben Dourdaya, pécheur qui, transporté par un sentiment d’amour pour D.ieu se repentit soudain, d’un repentir tel qu’il en rendit son dernier souffle dans le moment même.

Il s’agissait cependant là d’une conjoncture exceptionnelle : on rapporte que Rabbi Eléazar ben Dourdaya était un guilgoul (la réincarnation) de Yo’hanane cohen gadol qui avait servi quatre-vingt ans en tant que grand-prêtre dans le Temple avant de devenir un Saducéen. Par cette réincarnation en la personne de Rabbi Eléazar ben Dourdaya (qui fut donc un pécheur avant de rendre son dernier souffle en se repentant par amour de D.ieu), la Thora et les mitsvot accomplies par Yo’hanane le grand-prêtre purent trouver leur élévation.

Mais s’agissant de l’ordre du service [de D.ieu] fixe et qui dépend du libre-arbitre de l’homme, il faut tout d’abord faire précéder l’accomplissement de la Thora et des mitsvot au moyen de la « crainte inférieure » dans son état de « petitesse » à tout le moins, en s’écartant du mal et en faisant le bien (c’est-à-dire en s’éloignant de la faute et en accomplissant les commandements), pour illuminer son âme divine avec la lumière de la Thora et de ses commandements, et après brillera sur elle la lumière de l’amour.

(Car le mot véahavta « Et tu aimeras [l’Eternel ton D.ieu] » a une valeur numérique qui équivaut à deux fois le mot or « la lumière », comme le savent ceux qui sont connaissent la Kabbale.)

Ce qui veut dire que l’illumination qui résulte de l’accomplissement de la Thora et des commandements est requise au préalable et permet alors d’atteindre la lumière de l’amour pour D.ieu.

Strasbourg : le livreur Deliveroo qui refusait de servir des restaurants juifs a été expulsé en Algérie

Strasbourg : le livreur Deliveroo qui refusait de servir des restaurants juifs a été expulsé en Algérie

La France expulse un immigrant clandestin de 19 ans emprisonné pour avoir refusé de livrer de la nourriture aux clients juifs.

 

Les autorités françaises de l’immigration ont expulsé un immigré de 19 ans d’Algérie qui a été emprisonné pour avoir refusé de livrer de la nourriture aux Juifs, après avoir découvert qu’il vivait illégalement en France.

Dhia Edine D. a été condamné en janvier à quatre mois de prison pour avoir refusé de livrer de la nourriture préparée par un restaurant casher de Strasbourg alors qu’il y travaillait comme coursier pour la société de livraison Deliveroo.

Lors de son arrestation, à la suite d’une plainte déposée auprès de la police par le propriétaire du restaurant pour discrimination, le courrier s’est avéré avoir vécu illégalement en France.

En annonçant l’expulsion samedi, le ministre de l’Intérieur Gérald Darmanin a écrit sur Twitter: «La haine antisémite n’a pas sa place en France».

 

 

Hayom Yom du 7 Iyar : On a l’habitude d’étudier, pendant la période de l’Omer, le traité talmudique Sotta

Hayom Yom du 7 Iyar : On a l’habitude d’étudier, pendant la période de l’Omer, le traité talmudique Sotta

בעטיפת טלית גדול אין צריך לכסות ראשו עד פיו, וכמ »ש בהלכות ציצית אשר בסידור. אבל נוהגין לכסות בחלקו העליון של הט »ג גם העינים.

נוהגים ללמוד בימי הספירה מס’ סוטה – נוסף על שיעורים הקבועים – דף ליום דף ליום.

 

En s’enveloppant du grand Talit, il est inutile de se couvrir le visage jusqu’à la bouche.
C’est là ce qu’indiquent les lois des Tsitsit du Sidour (p.11). Mais notre coutume est cependant de couvrir également les yeux, avec la partie supérieure du Talit.
On a l’habitude d’étudier, pendant la période de l’Omer, le traité talmudique Sotta, en plus des études fixées par ailleurs. On en apprend une feuille chaque jour.

 

Pourquoi le Rabbi précédent a-t-il refusé un don de deux millions de dollars ?

Pourquoi le Rabbi précédent a-t-il refusé un don de deux millions de dollars ?

Un éminent philanthrope de la communauté juive de Détroit a un jour demandé au Rabbi précédent de venir chez lui pour une visite et de faire une promesse de don d’une valeur de deux millions de dollars à des œuvres de charité de Loubavitch.

En 1929, après avoir été contraint de quitter l’Union soviétique, le Rabbi précédent, Rabbi Yossef Its’hak Schneersohn, était à la recherche d’un endroit où établir le siège du mouvement Loubavitch. Ayant besoin de renforcer la vie juive aux États-Unis et de collecter des fonds pour les Juifs persécutés par le régime communiste, il arrive sur les côtes américaines.

Ce sera un long voyage, qui comprendra une visite, en avril 1929, à Détroit, dans le Michigan. Là-bas, le Rabbi est peiné par ce qui l’accueille : « L’étude de la Torah parmi les Juifs américains a décliné et l’ignorance du judaïsme est endémique aux États-Unis. On perd tout le sens du raffinement et l’on devient vulgaire et rustre ici. »

Lorsqu’un journaliste lui demande si l’assimilation était en hausse, le Rabbi précédent a expliqué qu’il voyait les choses différemment.
« Les questions spirituelles ne peuvent pas être jugées en chiffres », a-t-il expliqué. « Dans les questions matérielles, la force numérique est un facteur, mais ce n’est pas le cas lorsqu’il s’agit de questions spirituelles. Même si seulement cent personnes conservent leur dévotion contre mille qui ne le font pas, les cent triompheront, car leur force est spirituelle, et donc supérieure. »

c’est alors qu’un membre éminent de la communauté juive de Détroit demanda au Rabbi précédent de bien vouloir lui rendre visite à son domicile. Sachant que le Rabbi n’avait pas l’habitude de faire de visites privées, il promit de faire un don de 25 000 dollars (l’équivalent d’un demi million de dollars aujourd’hui) aux organisations caritatives Loubavitch.

Le Rabbi  refusa.

Le philanthrope insista, disant qu’il quadruplerait le montant. le Rabbi répondit à nouveau qu’il ne pouvait pas accepter l’invitation  :

« Si vous voulez soutenir des activités de bienfaisance, vous devez le faire sans condition et j’écrirai une lettre de remerciement en retour. Il y a des personnes qui ne sont pas aussi riches que vous et qui méritent peut-être davantage une visite. Je ne veux pas faire de différence entre une personne et une autre. Je ne peux pas honorer quelqu’un simplement parce qu’il est riche ».