Dans une Si’ha prononcée le 6 Tichri 5737 (1976), jour du Yortzeit de la Rabbanit Hanna et en plein cœur des Dix Jours de Techouva, le Rabbi a dévoilé la condition véritable d’une année bénie. Il ne s’agit ni de calculs ni de mérites accumulés, mais d’un seul geste : donner la Tsedaka avec un cœur entièrement ouvert. Cette exigence, présentée comme la clé d’une bénédiction reçue sans conditions, éclaire d’un jour nouveau le sens profond de la prière des Jours Redoutables.
une demande sans conditions
Lorsqu’un Juif s’avance devant D.ieu pour Lui demander une année bonne et douce, explique le Rabbi, il ne formule pas cette demande de façon conditionnelle. Il ne l’assortit à aucun examen préalable de sa conduite durant l’année écoulée, alors même que chacun sait, en son for intérieur, que si la majeure partie de cette année fut conforme à ce qui est attendu, certains moments n’ont pas été à la hauteur. Il ne la conditionne pas davantage à la promesse d’une conduite irréprochable pour l’année à venir, car il sait, en toute humilité, qu’il demeure un être humain, tantôt fort, tantôt faible. Sa requête est donc formulée sans détour, sans réserve et sans marchandage : il désire une bonne et douce année immédiatement, telle quelle.
agir à la mesure de ce que l’on demande
Mais comment un homme peut il se rendre digne d’une demande aussi absolue, alors que D.ieu, souligne le Rabbi, n’est redevable envers personne et ne doit de faveur à quiconque ? Les ouvrages de nos sages livrent à cet égard un conseil précieux : celui qui sollicite une telle grâce doit, dans la mesure du possible, agir lui même selon le modèle de ce qu’il demande. Concrètement, cela signifie donner la Tsedaka à un homme que l’on n’a jamais rencontré, dont on n’a jamais rien reçu, et dont on ne recevra jamais rien en retour, même dans l’avenir. Et pourtant, on lui donne ce dont il a besoin, sans calcul ni condition d’aucune sorte.
le droit de se tenir devant D.ieu
C’est cette démarche, explique le Rabbi, qui confère à l’homme le droit de se présenter devant D.ieu et de Lui dire, en toute simplicité : je ne suis qu’un petit homme, et pourtant j’ai donné ce que j’avais péniblement gagné, ce que j’aurais pu échanger contre ce dont j’avais moi même besoin, à un Juif qui m’était totalement étranger, sans jamais l’avoir vu, et sans rien attendre de lui en retour. Vous, D.ieu, dont la grandeur et la générosité dépassent infiniment les miennes, devriez donc, à plus forte raison, m’accorder Votre bénédiction sans poser de conditions et sans faire de calculs.
l’enseignement pour les jours de techouva
Cette Si’ha, prononcée au cœur des Dix Jours de Techouva, place ainsi la Tsedaka désintéressée au centre même de la préparation à une nouvelle année. Le geste de donner sans arrière pensée devient le miroir de ce que chacun espère recevoir de D.ieu : une bénédiction offerte non pas en fonction du mérite, mais par pure bonté. En ce sens, le Rabbi enseigne que la meilleure manière de mériter l’immensité de la clémence divine consiste à en devenir soi même, à son échelle, l’instrument.
La Rabbanit ‘Hanna naquit le 28 Tévet 5640-1880, à Nikolayev. Son père, Rabbi Meïr Chlomo Yanowsky était le Rav de la ville. Sa mère était la Rabbanit Ra’hel. C’est le 13 Sivan 5660-1900 qu’elle épousa Rabbi Lévi Its’hak Schneerson. Le 11 Nissan 5662-1902, naquit leur fils aîné, le Rabbi.
En 5669-1909, Rabbi Lévi Its’hak devint le Rav de Yékatrinoslav, actuellement Dniépropétrowsk. Il assuma cette fonction pendant trente ans et la Rabbanit ‘Hanna lui apporta, pendant toute cette période, l’aide dont il avait besoin dans ses fonctions rabbiniques. Outre sa profonde érudition dans tous les domaines de la Torah, la Rabbanit maîtrisait parfaitement le russe, avait une grande intelligence et un contact agréable. Ainsi, elle joua un rôle décisif dans la place prépondérante qu’occupa le Rav, par son autorité et son influence.
En 5699-1939, Rabbi Lévi Its’hak fut emprisonné pour son intense activité, tendant à préserver le Judaïsme. Il fut condamné à l’exil, à Tchiaily, un village qui se trouve au fin fond du Kazakhstan. Dès que la Rabbanit sut où se trouvait son mari, elle fit don d’elle-même et partit le rejoindre, malgré les difficultés et le danger qui en résultaient. Lorsqu’elle arriva à Tchiaily, elle parvint à réduire considérablement les souffrances du Rav, Elle assuma également une importante responsabilité d’ordre spirituelle, en fabriquant de l’encre de ses propres mains et en se procurant du papier, pour permettre à son mari de rédiger ses merveilleux commentaires de la Torah, qui furent édités par son fils, une trentaine d’années plus tard.
Ceux qui l’ont connue savent que la Rabbanit avait de rares qualités, que ne possèdent que peu de personnes, dans chaque génération. Elle endura de nombreuses années de souffrance et d’angoisse, d’abord lorsque son mari fut emprisonné, puis exilé et également quand, devenue veuve, elle resta seule, isolée parmi une population hostile, au milieu d’hommes capables de toutes les cruautés envers ceux dont le nom de famille était Schneerson. Même en une telle période, elle sut garder son calme, n’afficha jamais un visage triste ou des yeux amers. Elle sut cacher sa douleur en son coeur et ne lui donna aucune expression extérieure.
En 5707-1947, ses épreuves parvinrent à leur terme et elle put enfin quitter la Russie, de manière clandestine. Elle arriva alors à Paris et c’est là qu’elle rencontra son fils aîné, le Rabbi, qu’elle n’avait pas vu depuis une vingtaine d’années. De Paris, ils partirent ensemble pour New York. Là, commença pour la Rabbanit une période, nouvelle, emplie d’un scintillant bonheur, lorsque son fils prit la tête des ‘Hassidim, en 5710-1950.
Le Rabbi lui témoigna toujours un profond respect. Il lui rendait visite chaque jour, le Chabbat comme dans la semaine. Le 6 Tichri 5746-1985, le Rabbi dit:
« Malgré les difficultés et les nombreux tracas de la vie quotidienne, elle avait pris une responsabilité de plus, celle de diffuser l’enseignement de son mari, afin que de nombreux Juifs puissent avoir accès à ses explications de la partie profonde de la Torah, basées sur la ‘Hassidout ‘Habad. Elle le fit pour hâter la délivrance véritable et complète, par notre juste Machia’h, qui dépend de la diffusion de la ‘Hassidout à l’extérieur. »
C’est à Brooklyn que la Rabbanit vécut ses dix sept dernières années. Elle quitta ce monde, le Chabbat Chouva, 6 Tichri 5725-1964. Les écoles Beth Hanna perpétuent, dans le monde entier, le nom de la Rabbanit, qui est enterrée à New York.
À l’occasion du quarantième anniversaire de la parution de la série Iguerot Kodech, un panel exceptionnel a réuni les Tmimim présents dans nos saintes cours durant le septième mois. Rav Chalom Dovber Levin, éditeur historique de la collection, y a dévoilé des révélations inédites sur la genèse de l’ouvrage et sur les directives reçues du Rabbi tout au long du processus. Une plongée rare dans les coulisses d’un projet qui a profondément marqué l’étude ‘hassidique.
un panel pour marquer quarante années d’histoire
Dans le cadre du programme spirituel organisé par le Comité mondial des Tmimim pour les milliers de Tmimim présents dans nos saintes cours durant le septième mois, un panel exceptionnel s’est tenu à l’occasion du quarantième anniversaire de la parution de la série Igrot Kodech.
Au centre de cette rencontre se trouvait l’éditeur de la série, Rav Cholom Dovber Levin, qui a retracé devant des centaines de Tmimim l’enchaînement des événements ayant conduit à la parution de l’ouvrage, tout en partageant des révélations particulières sur la manière dont son impression avait débuté et sur l’accompagnement dont elle avait bénéficié au fil des années.
Au cours de son intervention, Rav Levin est revenu sur l’Itarouta Dil’eila, cet éveil venu d’en haut qui a conduit à l’impression de la série. Il a également évoqué les directives et les instructions qu’il a reçues du Rabbi tout au long des différentes étapes du travail et de la publication.
À travers les récits et les détails rapportés, des aspects moins connus du processus d’édition et d’impression des lettres ont été dévoilés aux Tmimim, tels que vécus de près par celui qui se tenait derrière ce vaste projet.
quarante ans après la parution du premier volume
Cette rencontre a offert aux Tmimim une occasion rare de découvrir non seulement le contenu des lettres de notre Rabbi, mais aussi l’histoire de la formation de la série et les directives du Rabbi qui ont accompagné le travail de son impression, quarante ans après la parution du premier volume.
Rav Cholom Dovber Levin dirige depuis de nombreuses années la Bibliothèque centrale de recherche ‘Habad-Loubavitch, à New York, où il occupe la fonction de bibliothécaire et d’historien attitré du mouvement. C’est au printemps 1987 qu’il s’attela, sur instruction du Rabbi, à la rédaction de l’introduction du premier tome des Igrot Kodech, donnant ainsi le coup d’envoi à un projet monumental appelé à s’étendre sur plusieurs décennies.
Au fil des années, Rav Levin a édité les vingt-et-un premiers tomes de la série, avant de transmettre la responsabilité de l’édition, en 5754 (1994), à Rav Cholom Yaakov ‘Hazan, qui poursuivit l’œuvre sur les tomes suivants.
Outre son travail sur les Igrot Kodech du Rabbi, Rav Levin est également connu pour avoir édité, en six volumes, la correspondance de l’Admour Rachab, ainsi que pour son ouvrage de référence consacré à l’histoire du mouvement ‘Habad sous l’empire tsariste, fruit de longues années de recherche dans les archives du mouvement.
une confiance qui ne faiblit jamais
Ces lettres traduisent avant tout l’immense confiance que portait le Rabbi à chacun. Jamais il ne minimisait la valeur d’une personne ou d’un acte, aussi modeste fût-il ; jamais il ne laissait quiconque s’enfoncer dans le découragement ou l’apitoiement sur soi-même. Le Rabbi s’adressait aux gens avec une gravité et une exigence de vérité et de responsabilité qui n’appartenaient qu’à lui ; nul ne recevait de lui autre chose qu’une confiance entière en ses capacités et en ses chances de réussir.
La série, forte à ce jour de trente tomes, rassemble les lettres du Rabbi jusqu’en 5735 (1975), soit environ douze mille lettres. La vérité est qu’un nombre plus important encore de lettres n’a pas encore vu le jour.
Les volumes des Igrot Kodech sont classés par ordre chronologique, ce qui permet de suivre, pas à pas, l’immense œuvre accomplie par le Rabbi durant près de cinquante années, et peut-être même d’entrevoir, l’espace d’un instant, son emploi du temps chargé. Un simple feuilletage suffit à susciter l’admiration : on y découvre, les unes après les autres, des correspondances avec des écrivains et des hommes d’esprit, des responsables politiques, de grands décisionnaires et Rabbanim, des hommes, des femmes, de jeunes adolescents – avec chacun d’eux, le Rabbi trouvait un langage commun, et naturellement, presque tous les sujets imaginables se retrouvent au fil de ces milliers de pages. On y trouve des échanges de Torah et des décisions halakhiques, des réflexions d’ordre psychologique, philosophique ou médical, ainsi que de nombreux sujets brûlants de l’actualité publique. Sur chaque question, l’avis du Rabbi demeure toujours clair et solide. Qui a l’habitude de lire régulièrement ce trésor de lettres se surprend vite à s’habituer à une pensée d’une netteté et d’une constance remarquables.
Une part importante des lettres répond à des personnes troublées par de prétendues contradictions entre la Torah et la science. Le Rabbi, versé dans plusieurs disciplines scientifiques, ne croyait tout simplement pas à la possibilité de telles contradictions, et n’accordait pas, pour sa part, une gravité excessive à ce type de questions.
Lorsque Neil Armstrong posa le pied sur la lune et que le monde entier s’enflamma, quelqu’un demanda au Rabbi si cet événement ne contredisait pas le verset des Téhilim selon lequel les cieux appartiennent à D.ieu tandis que la terre a été donnée aux fils de l’homme. Le Rabbi lui répondit avec humour, dans une lettre publiée dans l’un des derniers tomes parus, qu’à suivre cette logique, une question tout aussi grande se poserait sur un autre verset du même livre, précisément dans un passage consacré à la nature et à ses merveilles, où il est question des hautes montagnes offertes aux bouquetins et des rochers servant de refuge aux damans – nos propres yeux nous montrent pourtant que sur les hauteurs et parmi les rochers peuvent se trouver toutes sortes de créatures, pas nécessairement des damans ou des bouquetins… Ce que la lettre ne mentionnait pas, c’est que dix ans plus tôt, le journaliste Chlomo Nakdimon, du quotidien Maariv, avait demandé au Rabbi s’il pensait qu’il serait un jour possible d’atteindre la lune. Le Rabbi lui avait répondu qu’il n’y avait aucun doute que la chose était possible.
être occupé plutôt que sombrer dans les doutes
Nombreux sont ceux qui lui ont ouvert leur cœur, de vive voix comme par écrit, et il n’est peut-être pas surprenant de découvrir que le Rabbi lui-même, ce grand connaisseur de l’âme, cet homme qui ressentait la douleur de chaque individu et que des dizaines de milliers de personnes considéraient comme un père et un guide personnel, n’encourageait pas les introspections trop douloureuses. Certes, il faut parfois savoir où se situe le problème pour pouvoir le réparer, mais il ne faut surtout pas s’enliser dans la boue. Que d’énergie précieuse se perd dans des débats intérieurs sans fin ! Et toutes les réflexions philosophiques du monde, répétait le Rabbi, ne sauraient produire à elles seules la moindre bonne action…
Dans l’un des tomes figure une lettre adressée à une femme soudain assaillie de questions et d’interrogations sur des sujets d’ordre existentiel, au point qu’elle sentait ne plus pouvoir mener une vie quotidienne normale. Le Rabbi, qui croyait qu’un seul acte concret valait davantage que mille et une paroles ou pensées, lui proposa de prendre une année de pause : chaque fois que de telles pensées reviendraient, lui écrivit-il, il conviendrait de se dire qu’il fallait repousser cette réflexion jusqu’à la fin de l’année… À une autre personne tourmentée par des doutes et de lourdes inquiétudes, le Rabbi conseilla simplement de rester occupée.
Le Rabbi croyait aux décisions claires et encourageait un agir juif positif. Certains, parfois, hésitaient à franchir le pas tant qu’ils n’étaient pas pleinement convaincus intérieurement ; ils exigeaient de comprendre, avant toute chose, pourquoi il fallait agir de telle ou telle façon. Le Rabbi comparait cela à un homme affamé qui refuserait de manger tant qu’on ne lui aurait pas expliqué exactement le fonctionnement du système digestif. Car si cet homme ne mange pas, écrivait-il, il s’affaiblira peu à peu, au point que, même lorsqu’on lui donnera les explications, il n’aura plus la force de les comprendre. Et cette réalité est plus vraie encore dans la vie de l’âme : la compréhension et la reconnaissance justes ne viennent qu’après un juste entretien de l’âme, selon les instructions précises de la Torah.
un amour qui n’oublie jamais rien
On se surprend, en lisant des mots écrits pour d’autres personnes, à une autre époque, à sentir qu’ils nous touchent nous aussi, sans trop savoir pourquoi. Peut-être est-ce simplement parce qu’il est impossible de rester indifférent à l’amour sincère et à la sollicitude dont ces pages sont si profondément imprégnées. Il est parfois bouleversant de constater à quel point le Rabbi se souvenait de choses que des personnes lui avaient écrites des années auparavant. Certains avaient couché sur le papier leurs difficultés et leurs détresses dans des moments de crise, sans imaginer à quel point le Rabbi prenait tout cela à cœur. Mais le Rabbi n’oubliait rien : toutes ces lettres, il les emportait avec lui jusqu’au Ohel de son beau-père, le Rabbi précédent, qu’il avait coutume de visiter fréquemment, parfois deux fois par semaine. Là, il les lisait et priait de longues heures durant, jusqu’à la tombée de la nuit.
Les Igrot Kodech témoignent de l’existence, dans un monde si souvent égoïste, d’une sollicitude authentique. Sur les pages de ces livres bat le rythme d’un cœur immense qui, tout en portant le souci bien connu du destin de tout un peuple, savait offrir à chaque individu une attention personnelle, une écoute véritable et un amour sincère.
Chaque soir, à la tombée de la nuit, des centaines de jeunes gens convergent vers le Ohel pour un moment de recueillement et d’étude. Le rendez-vous s’inscrit dans un programme structuré, porté par le Vaad Talmidei Hatmimim Haolami, qui accompagne les Temimim tout au long du mois de Tichri. Entre prière, ‘Hassidout et Hitkachrout, ce mois si dense en fêtes se transforme, sur place, en un véritable marathon spirituel.
Le mois de Tichri, déjà rythmé par Roch Hachana, Yom Kippour et Souccot, ne laisse que peu de répit. Et pourtant, c’est précisément dans cette intensité que des centaines de Ba’hourim venus des quatre coins du monde choisissent de puiser leur énergie, en multipliant les moments d’étude au Ohel du Rabbi. Ce soir encore, ils s’y sont rassemblés en nombre pour le Sidour Hassidout Erev, un cours du soir consacré à l’étude de la ‘Hassidout, organisé dans le cadre du programme d’accompagnement du Vaad Talmidei Hatmimim Haolami.
Un cadre pensé pour ne perdre aucun instant
Depuis plus d’une décennie, le Vaad Talmidei Hatmimim Haolami déploie, chaque année à l’approche de Tichri, une infrastructure complète destinée aux centaines de Temimim qui font le voyage jusqu’aux 770. Hébergement dans des appartements, repas servis au réfectoire de la Yechiva Ohalei Torah, transport et prise en charge des besoins pratiques liés aux fêtes — Kapparot, quatre espèces, navettes — le Vaad s’efforce d’alléger le quotidien matériel des visiteurs pour leur permettre de se concentrer sur l’essentiel : le lien avec le Rabbi et l’approfondissement de la ‘Hassidout.
C’est précisément ce volet spirituel auquel le Rabbi lui-même avait donné une importance particulière. Au-delà du confort logistique, le Vaad met un point d’honneur à proposer des cadres d’étude fixes et des cours structurés, pensés pour que chaque heure passée dans le voisinage du 770 et du Ohel serve à l’élévation spirituelle des participants. Le Sidour Hassidout Erev s’inscrit dans cette logique : un temps fixe, chaque soir, où l’étude prend le pas sur la fatigue du mois.
Des Temimim venus du monde entier
Année après année, ce sont des centaines de jeunes gens issus des Yechivot Habad du monde entier qui font le déplacement pour Tichri. Nombre d’entre eux ne se contentent pas d’assister aux offices et aux Farbrenguen : ils s’organisent, encadrés par des Ba’hourim de la Yechiva centrale du 770, pour bâtir un véritable emploi du temps d’étude, du matin jusqu’au soir. Le Sidour Hassidout Erev en est l’un des piliers, un moment où l’on se retrouve, textes en main, pour approfondir ensemble la pensée ‘hassidique liée à la période.
Cette assiduité traduit une conviction largement partagée dans le monde Habad : Tichri n’est pas seulement un mois de fêtes à vivre, mais une période à « exploiter » pleinement — d’où l’expression qui circule parmi les Temimim présents sur place, selon laquelle il s’agit de « profiter de chaque instant » pour l’étude, la ‘Hassidout et le renforcement de l’Hitkachrout envers le Rabbi.
Chaque soir, entre les murs du Ohel, ce sont ainsi des centaines de voix qui se mêlent à l’étude, perpétuant, génération après génération, l’héritage d’un mois que le Rabbi voulait voir vécu dans l’intensité.
Chaque année, D.ieu efface nos fautes, et chaque année, l’être humain les répète inlassablement. Le Rav Yossi Amar, Chalia’h du Rabbi en Seine-et-Marne, propose une lecture bouleversante de ce paradoxe, révélant dans le pardon de Yom Kippour non pas la trace d’un système défaillant, mais l’expression d’un amour parental inconditionnel. À travers l’étude d’un verset d’Isaïe et le récit d’une jeune âme égarée retrouvant le chemin du retour, ce cours dévoile la profondeur infinie du lien qui unit D.ieu à chacun de Ses enfants.
un pardon qui semble se répéter sans fin
Le cours s’ouvre sur une question que beaucoup portent en silence, année après année, à l’approche de Yom Kippour. Si D.ieu pardonne nos fautes chaque année, et que nous retombons pourtant, souvent, dans les mêmes travers, à quoi bon ce cycle répété de faute et de pardon ? N’y a-t-il pas là, dans cette répétition, quelque chose qui ressemble à un mécanisme grippé, comme si le pardon divin ne parvenait jamais réellement à nous transformer ? Le Rav Yossi Amar ne fuit pas cette interrogation dérangeante ; il en fait au contraire le point de départ d’une réflexion sur la nature profonde du lien entre l’homme et son Créateur.
l’amour inconditionnel d’un parent envers son enfant
La réponse proposée déplace le regard. Ce n’est pas d’un système de justice qu’il s’agit, avec ses sanctions et ses remises de peine, mais d’une relation d’amour. Même lorsque l’homme faute, D.ieu demeure présent, et Il continue de l’accueillir comme un enfant bien-aimé. Le Rav illustre cette idée par une image simple et parlante : l’amour d’un parent pour un tout jeune enfant ne se mesure jamais à ses actes. Un nourrisson n’a rien à prouver pour être aimé ; il est aimé parce qu’il est l’enfant. C’est seulement en grandissant qu’il devra répondre d’exigences et de responsabilités. Ainsi en est-il, explique le Rav, du rapport de D.ieu à l’humanité : la faute n’entame jamais ce lien fondamental, inconditionnel, qui précède tout mérite.
rechercher D.ieu et L’appeler : deux mouvements de l’âme
Le cours s’appuie ensuite sur un verset du prophète Isaïe (55:6), qui invite à « rechercher D.ieu lorsqu’Il se laisse trouver » et à « L’appeler lorsqu’Il est proche ». Le Rav Yossi Amar distingue avec finesse ces deux mouvements de l’âme, qui ne se confondent pas. Rechercher D.ieu relève de la loyauté : c’est reconnaître qu’Il est là, tout proche, et nourrir le désir sincère de s’améliorer pour l’année à venir. L’appeler, en revanche, relève de l’intimité : c’est se lier à Lui de façon plus profonde encore, à travers l’étude de la Torah, qui constitue selon le Rav la connexion la plus intime que l’homme puisse tisser avec le Divin. Ces deux élans, la loyauté qui recherche et l’intimité qui appelle, se complètent et donnent tout son sens à la démarche de techouva.
un amour qui appelle l’amour en retour
Prendre pleinement conscience de l’immense amour et de la miséricorde que D.ieu témoigne à l’homme, en lui ouvrant Sa porte et en lui pardonnant malgré ses imperfections répétées, produit un effet naturel : cela éveille en retour, chez l’être humain, le désir de L’aimer et de progresser. L’amour, souligne le Rav, est contagieux. Ce n’est donc pas la crainte de la sanction qui doit pousser au changement, mais la gratitude devant un amour qui ne se dément jamais.
l’histoire d’une jeune fille retrouvée
Pour illustrer son propos, le Rav Yossi Amar rapporte le témoignage bouleversant d’une jeune fille, égarée dans un centre de réhabilitation, qui a retrouvé le chemin du retour spirituel après avoir simplement vu une autre jeune fille lire le Mahzor de Kippour. Ce geste, en apparence anodin, a suffi à réveiller en elle quelque chose d’enfoui. Cette histoire vient sceller l’enseignement du cours : aucun Juif, où qu’il se trouve et quel que soit son parcours, n’est jamais exclu ni oublié par D.ieu.
Un reportage photographique dévoile l’ambiance particulière des prières de Min’ha et de Maariv de Tsom Guedalia à 770. Le photographe Mendel Uzan a immortalisé la grande synagogue de Crown Heights, comble en ce jour de jeûne. Des milliers d’invités venus pour le mois des fêtes de Tichri ont pris part à ces offices.
Le jeûne de Guedalia, qui suit immédiatement Roch Hachana, marque chaque année l’entrée dans la période intense des Jours Redoutables. Au Beth ‘Hayéinou, le 770 de Crown Heights, cette journée prend un relief particulier : la synagogue centrale, déjà en pleine effervescence depuis le début du mois d’Elloul, accueille cette année encore une foule considérable de Ba’hourim, de familles et de visiteurs venus du monde entier pour vivre Tichri auprès du Rabbi.
Une foule venue du monde entier
Les images montrent une salle principale de 770 pleine à craquer au moment de la prière de Min’ha, puis à nouveau lors de Maariv qui clôt le jeûne. Cette affluence, habituelle pour la période des fêtes de Tichri, illustre l’attachement de milliers de ‘Hassidim à vivre les moments forts du calendrier juif dans le lieu que le Rabbi a lui-même sanctifié par sa présence pendant des décennies.
Le jeûne de Guedalia commémore l’assassinat de Guedalia ben A’hikam, dernier gouverneur juif de Judée après la destruction du premier Beth Hamikdach, un événement qui, selon la tradition, a scellé la fin de toute autonomie juive sur la terre d’Israël à cette époque. Bien que considéré comme le plus léger des quatre jeûnes institués en mémoire de la destruction, il conserve toute sa portée spirituelle, en particulier durant les dix jours de Techouva qui séparent Roch Hachana de Yom Kippour.
770, un centre battant au rythme de Tichri
Chaque année, à l’approche des fêtes, les équipes du 770 s’organisent des semaines à l’avance pour accueillir le flux d’arrivants : installation de bancs supplémentaires, aménagement des espaces de prière et logistique renforcée pour permettre à chacun de trouver sa place. Le jeûne de Guedalia marque ainsi l’un des premiers grands rendez-vous collectifs du mois, avant les offices plus longs de Kippour et les festivités de Souccot qui suivront.
Les clichés de Mendel Uzan, largement partagés sur les réseaux sociaux, offrent un aperçu rare de cette ferveur collective et cette atmosphère si particulière qui, disent les habitués, ne se retrouve nulle part ailleurs qu’au 770 pendant le mois de Tichri.
Un rassemblement peu commun a réuni mardi matin, 4 Tichri 5787, plus de 300 soldats de Tsahal au 770 de Ramat Shlomo, à Jérusalem, autour du chanteur Avraham Fried et de son orchestre. Loin d’un simple concert, la matinée s’est transformée en un moment de communion spontanée entre les artistes et les militaires, plusieurs d’entre eux rejoignant la scène pour chanter et jouer aux côtés du célèbre interprète. L’un des soldats, monté à l’improviste derrière la batterie, a livré une performance qui restera gravée dans la mémoire des participants.
Le 770 de Ramat Shlomo, réplique jérusalemite du célèbre centre mondial Habad-Loubavitch de New York, a été le théâtre, ce mardi 4 Tichri 5787, d’une matinée hors du commun réunissant plus de 300 soldats de Tsahal. À l’invitation des organisateurs, le chanteur Avraham Fried, figure incontournable de la musique ‘hassidique depuis plus de quarante ans, s’est produit avec son orchestre devant une salle acquise à la cause de ceux qui, quelques heures plus tôt encore, portaient leur uniforme et leur paquetage sur le terrain.
Une scène envahie par les soldats
Dès les premiers accords, l’ambiance a rapidement dépassé le cadre d’un concert classique. Plusieurs soldats, emportés par l’énergie du moment, sont montés spontanément sur scène pour accompagner Avraham Fried, se mêlant aux musiciens sans la moindre hésitation. Loin de freiner cet élan, l’artiste et son orchestre les ont accueillis avec enthousiasme, transformant la représentation en un véritable échange entre la scène et la salle.
L’un des soldats est allé plus loin encore : il s’est emparé de la batterie et a pris les commandes de l’instrument avec une aisance et un talent qui ont surpris l’assistance. Son jeu, salué par des applaudissements nourris, a marqué l’un des sommets de la soirée, illustrant à quel point la musique peut, en un instant, effacer la frontière entre artistes professionnels et amateurs inspirés.
Un moment de joie et d’unité
Au-delà de la performance musicale, c’est surtout l’atmosphère qui a marqué les esprits. Les témoins présents décrivent des instants d’union et de joie difficiles à décrire par des mots : des soldats côte à côte, chantant à pleine voix, dans un cadre habituellement associé à l’étude et à la prière, mais qui, pour l’occasion, s’est mué en espace de communion collective.
Ce type de rencontre entre le monde ‘hassidique et les soldats de Tsahal n’est pas isolé. Depuis plusieurs années, et plus particulièrement depuis le déclenchement de la guerre, Avraham Fried multiplie les apparitions auprès des unités combattantes, portant à travers ses chants un message de soutien et d’encouragement. La soirée du 770 de Ramat Shlomo s’inscrit dans cette continuité, tout en y ajoutant une dimension particulièrement spontanée et personnelle.
Le 770, un lieu chargé de sens
Le choix du lieu n’est pas anodin. Le 770 de Ramat Shlomo, construit à l’image du siège historique du mouvement à Brooklyn, est devenu au fil des années un point de repère spirituel pour de nombreux ‘hassidim et Chlou’him en Israël. Y accueillir des soldats de Tsahal pour une soirée de chant et de retrouvailles donne à l’événement une portée symbolique forte, mêlant identité juive, engagement militaire et joie ‘hassidique.
Cette matinée qui restera, pour les soldats présents, bien plus qu’un simple concert : un souvenir de fraternité et de lumière au cœur d’une période éprouvante.
Un nouveau sondage publié à l’approche de Yom Kippour dévoile la profondeur du lien qui unit le peuple juif d’Israël au jour le plus saint de l’année. Près de la moitié des Israéliens se définissant comme laïcs jeûnent, et beaucoup d’entre eux franchissent, ce jour-là seulement, le seuil d’une synagogue. Ces données confirment, une fois encore, l’importance cruciale des offices ouverts organisés par les Beth Habad à travers tout le pays.
un jeûne qui dépasse les clivages religieux
Selon un sondage de l’Institut israélien pour la démocratie, soixante-quatorze pour cent des Juifs d’Israël ont pour habitude de jeûner le jour de Yom Kippour. Le phénomène le plus frappant concerne toutefois ceux qui se définissent eux-mêmes comme laïcs : vingt-huit pour cent d’entre eux observent un jeûne complet, et dix-neuf pour cent supplémentaires jeûnent partiellement, portant à quarante-sept pour cent la proportion de laïcs liés, d’une manière ou d’une autre, à cette pratique. Chez les traditionalistes non pratiquants, la proportion de jeûneurs atteint quant à elle quatre-vingt-dix pour cent.
la prière, bien au-delà du cercle des pratiquants
Le lien au jour saint ne se limite pas au jeûne. Cinquante-sept pour cent de la population juive d’Israël participent à un office de prière le jour de Yom Kippour. Même parmi les laïcs, un sur cinq, soit vingt pour cent, se rend à la prière ce jour précis.
des synagogues remplies de visages inhabituels
L’une des données les plus marquantes concerne l’affluence dans les synagogues et les lieux de prière du pays : dix-huit pour cent de l’ensemble des Juifs d’Israël se rendent aux offices de Yom Kippour, alors même qu’ils ne fréquentent pas la synagogue le reste de l’année. Concrètement, près d’un tiers, trente-deux pour cent, de tous les participants aux prières de Yom Kippour ne mettent pas les pieds dans une synagogue en dehors de cette occasion. Chez les laïcs présents aux offices du jour saint, cette proportion grimpe à soixante-dix-neuf pour cent.
un clivage marqué entre les communautés
Le sondage révèle également des écarts significatifs entre les différentes origines communautaires. Quatre-vingt-huit pour cent des Juifs séfarades et orientaux ont pour habitude de jeûner à Yom Kippour, contre soixante-quatre pour cent des Ashkénazes. Même parmi les personnes se définissant comme laïques, l’écart persiste : soixante-trois pour cent des Séfarades et orientaux jeûnent, contre trente-neuf pour cent des Ashkénazes.
les Beth Habad, porte d’entrée vers la prière
Ces chiffres dessinent, une fois de plus, le portrait d’un moment unique dans le calendrier israélien : des Juifs qui ne fréquentent pas la synagogue au quotidien et ne se définissent pas comme pratiquants choisissent, le jour saint, de jeûner, de prier et de renouer avec la tradition juive.
Dans les Beth Habad de tout le pays, des offices dits de « synagogue ouverte » sont organisés le jour de Yom Kippour, spécialement destinés à ces Juifs qui ne franchissent pas le seuil d’une synagogue durant l’année et souhaitent se relier aux prières du jour saint dans un cadre accessible et chaleureux.
Les données publiées cette année illustrent parfaitement l’ampleur de ce besoin : c’est précisément le jour de Yom Kippour que des foules de Juifs, absents des offices le reste de l’année, se pressent dans les synagogues. Pour beaucoup d’entre eux, ces offices ouverts constituent la porte d’entrée naturelle vers la prière, vers la tradition et vers la synagogue.
Après plus de trois décennies de refus, de procédures judiciaires et d’obstacles administratifs, les Chlou’him du Rabbi à Milburn, dans le New Jersey, viennent d’obtenir gain de cause face aux autorités locales. Le 2 septembre, la commission municipale d’urbanisme a voté à l’unanimité en faveur de la construction du nouveau Beth Habad, appelé Chai Habad Center. La municipalité versera par ailleurs trois millions de dollars aux Chlou’him, mettant fin à l’un des combats les plus longs menés par des émissaires Loubavitch aux États-Unis pour l’ouverture d’un centre communautaire.
un combat de plus de trente ans
Après trente-deux années de tentatives, de refus, de procédures judiciaires et d’affrontements avec les autorités locales, les Chlou’him du Rabbi à Milburn, dans le New Jersey, viennent d’enregistrer une victoire considérable. Le 2 septembre, la commission locale d’urbanisme a approuvé à l’unanimité le projet de construction du Chai Habad Center, ouvrant enfin la voie à l’édification d’un bâtiment dont le projet avait été repoussé à de multiples reprises pendant des décennies.
Ce vote fait suite à un accord amiable conclu par la municipalité pour mettre fin à une plainte déposée en 2025 par les Chlou’him, le Rav Menahem et Rivka Bogomilsky. Le couple y affirmait que la ville violait la loi fédérale sur l’usage religieux des terrains et les droits des personnes placées en institution, mieux connue sous le nom de RLUIPA, ainsi que les premier et quatorzième amendements de la Constitution américaine.
Rivka Bogomilsky n’a pas caché son émotion à l’annonce de la décision, confiant qu’elle souhaitait réciter la bénédiction de Chéhé’héyanou tant la nouvelle lui semblait inespérée.
des refus répétés depuis 1992
Les Chlou’him se sont installés dans le quartier de Short Hills, à Milburn, en 5752 (1991-1992). Dès 5754 (1993-1994), ils entreprirent de faire construire une synagogue permanente pour la communauté. Mais depuis lors, ils se sont heurtés à d’innombrables oppositions et refus de la part des autorités locales, y compris lorsqu’ils ont tenté de proposer des solutions alternatives dans des zones à vocation commerciale.
Plusieurs procédures judiciaires ont ponctué ce long combat. Aux termes de l’accord conclu avec la municipalité, celle-ci versera trois millions de dollars aux Chlou’him et autorisera la construction d’un bâtiment de deux étages sur un terrain de 3,4 acres, contigu à leur domicile et à distance de marche de la plupart des quartiers résidentiels de la municipalité.
un futur centre communautaire
Le terrain, situé à l’angle de deux rues, est baigné de soleil, couvert de pelouse et entouré de grands arbres. Il dispose de deux accès distincts, l’un servant d’entrée et l’autre de sortie pour le futur centre. L’édifice comprendra deux étages ainsi qu’un sous-sol aménagé, avec en son sein une grande synagogue, des salles de classe et d’autres espaces destinés aux activités communautaires.
Jusqu’à aujourd’hui, les offices se tiennent au domicile des Chlou’him, qui ne peut accueillir que quelques dizaines de fidèles pour les offices de Chabbat. Pendant les Yamim Noraïm, en raison du nombre important de participants, le couple dresse une grande tente sur son terrain pour pouvoir recevoir tout le public venu prier.
l’intervention du ministère de la justice
Ce combat de longue haleine a fini, au fil des années, par arriver jusqu’au ministère de la Justice américain. En 5783 (2022-2023), celui-ci a publié une prise de position officielle indiquant que les décisions de la commission d’urbanisme locale avaient porté préjudice aux Chlou’him et au centre Habad.
Aujourd’hui, après plus de trois décennies, ce combat central touche enfin à sa fin. Certes, plusieurs étapes de planification et d’exécution restent encore à franchir avant l’achèvement de la construction, mais la bataille la plus importante, celle des autorisations, est désormais gagnée.
À l’occasion du Vav Tichri, jour de la Hiloula de la Rebbetsen ‘Hanna, les Neshei Oubnot Habad convient le public féminin parisien à une soirée de conférence au Beth Haya Mouchka, placée sous le signe de la transmission. Le mardi 15 septembre 2026, correspondant au 4 Tichri 5787 (2026) à vingt heures trente, les Salons ‘Haya Moushka du dix-neuvième arrondissement accueilleront successivement deux intervenantes, Mme Hanna Martinez, Chalia’h à Paris douzième, et Mme Léa Lachkar, Chalia’h à Paris treizième. La soirée, gratuite et réservée aux femmes, proposera vidéo, Goral et buffet.
transmettre, c’est faire vivre
La première intervention de la soirée sera assurée par Mme Hanna Martinez, Chlou’ha à Paris douzième, sous le titre évocateur de « Transmettre, c’est faire vivre ! ». Le thème choisi fait écho au sens profond de la Hiloula, ce jour où l’on célèbre non pas la disparition d’une Tsaddeket, qui fut la mère du Rabbi, mais l’élévation de son exemple et sa capacité à continuer d’agir à travers celles qui perpétuent son œuvre. La Rebbetsen ‘Hanna, dont le souvenir est honoré cette année encore par les Neshei Oubnot Habad, incarne cette idée que la transmission d’une femme à l’autre, d’une génération à la suivante, est elle-même une forme de vie qui ne s’éteint jamais.
Tichri chez le Rabbi
La seconde conférence de la soirée, intitulée « Tichri chez le Rabbi », sera donnée par Mme Léa Lachkar, Chlou’ha à Paris treizième. Le mois de Tichri, qui s’ouvre sur Roch Hachana et porte en lui les grandes fêtes de l’année juive, occupait une place particulière dans le calendrier du Rabbi. Cette intervention proposera aux participantes de redécouvrir, à travers les usages et les enseignements propres à cette période, la manière dont le Rabbi vivait et faisait vivre chaque journée de ce mois si dense en émotion spirituelle.
informations pratiques
La soirée se tiendra le mardi 15 septembre 2026, correspondant au 4 Tichri 5787 (2026), à 20h30, dans les Salons ‘Haya Moushka situés au 49 rue Petit, dans le dix-neuvième arrondissement de Paris.
Les organisatrices, les Neshei Oubnot Habad, ont prévu au programme, outre les deux conférences, la projection d’une vidéo ainsi qu’un Goral et un buffet convivial pour clôturer la rencontre. L’entrée est libre et la soirée est exclusivement réservée au public féminin.