Chaque soir, à la tombée de la nuit, des centaines de jeunes gens convergent vers le Ohel pour un moment de recueillement et d’étude. Le rendez-vous s’inscrit dans un programme structuré, porté par le Vaad Talmidei Hatmimim Haolami, qui accompagne les Temimim tout au long du mois de Tichri. Entre prière, ‘Hassidout et Hitkachrout, ce mois si dense en fêtes se transforme, sur place, en un véritable marathon spirituel.

 

 

Le mois de Tichri, déjà rythmé par Roch Hachana, Yom Kippour et Souccot, ne laisse que peu de répit. Et pourtant, c’est précisément dans cette intensité que des centaines de Ba’hourim venus des quatre coins du monde choisissent de puiser leur énergie, en multipliant les moments d’étude au Ohel du Rabbi. Ce soir encore, ils s’y sont rassemblés en nombre pour le Sidour Hassidout Erev, un cours du soir consacré à l’étude de la ‘Hassidout, organisé dans le cadre du programme d’accompagnement du Vaad Talmidei Hatmimim Haolami.

Un cadre pensé pour ne perdre aucun instant

Depuis plus d’une décennie, le Vaad Talmidei Hatmimim Haolami déploie, chaque année à l’approche de Tichri, une infrastructure complète destinée aux centaines de Temimim qui font le voyage jusqu’aux 770. Hébergement dans des appartements, repas servis au réfectoire de la Yechiva Ohalei Torah, transport et prise en charge des besoins pratiques liés aux fêtes — Kapparot, quatre espèces, navettes — le Vaad s’efforce d’alléger le quotidien matériel des visiteurs pour leur permettre de se concentrer sur l’essentiel : le lien avec le Rabbi et l’approfondissement de la ‘Hassidout.

C’est précisément ce volet spirituel auquel le Rabbi lui-même avait donné une importance particulière. Au-delà du confort logistique, le Vaad met un point d’honneur à proposer des cadres d’étude fixes et des cours structurés, pensés pour que chaque heure passée dans le voisinage du 770 et du Ohel serve à l’élévation spirituelle des participants. Le Sidour Hassidout Erev s’inscrit dans cette logique : un temps fixe, chaque soir, où l’étude prend le pas sur la fatigue du mois.

Des Temimim venus du monde entier

Année après année, ce sont des centaines de jeunes gens issus des Yechivot Habad du monde entier qui font le déplacement pour Tichri. Nombre d’entre eux ne se contentent pas d’assister aux offices et aux Farbrenguen : ils s’organisent, encadrés par des Ba’hourim de la Yechiva centrale du 770, pour bâtir un véritable emploi du temps d’étude, du matin jusqu’au soir. Le Sidour Hassidout Erev en est l’un des piliers, un moment où l’on se retrouve, textes en main, pour approfondir ensemble la pensée ‘hassidique liée à la période.

Cette assiduité traduit une conviction largement partagée dans le monde Habad : Tichri n’est pas seulement un mois de fêtes à vivre, mais une période à « exploiter » pleinement — d’où l’expression qui circule parmi les Temimim présents sur place, selon laquelle il s’agit de « profiter de chaque instant » pour l’étude, la ‘Hassidout et le renforcement de l’Hitkachrout envers le Rabbi.

Chaque soir, entre les murs du Ohel, ce sont ainsi des centaines de voix qui se mêlent à l’étude, perpétuant, génération après génération, l’héritage d’un mois que le Rabbi voulait voir vécu dans l’intensité.

 

Crédit photo : Meir Dahan.