Pour la troisième année consécutive, des centaines de fidèles se sont rassemblés à Londres durant ‘Hol Hamoed Pessa’h pour le Séder Nigunim Oubiourim, organisé par le Merkaz Limmoud Hachassidout. Portée par le chant, la danse et l’enseignement, la soirée s’est prolongée par un Farbrenguen animé par le Machpia Rav Mendel Gordon. L’événement s’impose désormais comme l’un des temps forts du Pessa’h londonien.

 

 

Un rendez-vous qui s’inscrit dans la tradition

Des centaines de personnes se sont réunies à Londres durant ‘Hol Hamoed Pessa’h pour la troisième édition du Séder Nigunim Oubiourim. Organisé par le Merkaz Limmoud Hachassidout, en étroite collaboration avec les Rabbanim Nou’hi Vogel et Getsel Itzinger, l’événement a une fois encore mobilisé une assistance nombreuse et enthousiaste, venue des quatre coins de la communauté juive londonienne. En l’espace de trois ans seulement, cette soirée s’est imposée comme l’un des rendez-vous les plus attendus du calendrier festif de Pessa’h à Londres, preuve que la soif de spiritualité et d’authenticité hassidique ne faiblit pas. Bien au contraire : chaque édition voit son audience s’élargir, portée par le bouche-à-oreille de ceux qui ont vécu l’expérience et ne manqueraient pour rien au monde d’y revenir.

 

 

La profondeur indicible du nigoun

C’est le Rav Mendel Itzinger qui s’est chargé d’introduire chaque nigoun, en restituant avec soin son contexte historique, son sens spirituel et, souvent, l’émouvante histoire de sa composition. « Un nigoun, c’est une profondeur de compréhension qui atteint des endroits où les mots seuls ne peuvent parvenir », a-t-il expliqué à l’assemblée, résumant en une phrase l’essence même de cette tradition musicale propre au mouvement Habad-Loubavitch. Car le nigoun n’est pas un simple chant : il est un langage de l’âme, une voie d’accès à des couches de la conscience que la parole articulée ne saurait atteindre. Cette profondeur s’est fait ressentir dans toute la salle, alors que les Rabbanim Eli et Moché Soufrin, Herchel Rozenblou et Dovid Vogel guidaient les participants à travers des générations de nigunim de Habad — des mélodies héritées des Rebbeim, transmises de maître en disciple, et dont chaque note porte en elle une parcelle de l’histoire du hassidisme. Portés par ces voix et ces rythmes, les participants ont laissé les nigunim résonner en eux, entre recueillement et allégresse, dans une communion rare et précieuse.

Chant, danse et Farbrenguen

Les chants et les danses se sont poursuivis durant plusieurs heures, dans une atmosphère de ferveur, d’unité et de joie sincère, celle qui caractérise les grandes réunions hassidiques où les barrières entre les personnes s’effacent naturellement. La salle, portée par un élan collectif, vibrait au rythme des nigunim, chacun y trouvant sa propre façon de s’élever. La soirée s’est ensuite prolongée par un Farbrenguen animé par le Machpia Rav Mendel Gordon, figure respectée et aimée de la communauté, dont les paroles profondes et chaleureuses ont achevé de tisser entre les participants ce lien particulier qui ne se forme que dans ces moments de partage authentique. Rassemblant des hommes et des femmes venus de l’ensemble de la kehilla londonienne, ce Farbrenguen a confirmé, s’il en était besoin, que le Séder Nigunim Oubiourim est bien plus qu’un concert : c’est un moment de rencontre, de transmission et d’appartenance, au cœur même de la fête de la liberté.