Un reportage photographique dévoile l’ambiance particulière des prières de Min’ha et de Maariv de Tsom Guedalia à 770. Le photographe Mendel Uzan a immortalisé la grande synagogue de Crown Heights, comble en ce jour de jeûne. Des milliers d’invités venus pour le mois des fêtes de Tichri ont pris part à ces offices.
Le jeûne de Guedalia, qui suit immédiatement Roch Hachana, marque chaque année l’entrée dans la période intense des Jours Redoutables. Au Beth ‘Hayéinou, le 770 de Crown Heights, cette journée prend un relief particulier : la synagogue centrale, déjà en pleine effervescence depuis le début du mois d’Elloul, accueille cette année encore une foule considérable de Ba’hourim, de familles et de visiteurs venus du monde entier pour vivre Tichri auprès du Rabbi.
Une foule venue du monde entier
Les images montrent une salle principale de 770 pleine à craquer au moment de la prière de Min’ha, puis à nouveau lors de Maariv qui clôt le jeûne. Cette affluence, habituelle pour la période des fêtes de Tichri, illustre l’attachement de milliers de ‘Hassidim à vivre les moments forts du calendrier juif dans le lieu que le Rabbi a lui-même sanctifié par sa présence pendant des décennies.
Le jeûne de Guedalia commémore l’assassinat de Guedalia ben A’hikam, dernier gouverneur juif de Judée après la destruction du premier Beth Hamikdach, un événement qui, selon la tradition, a scellé la fin de toute autonomie juive sur la terre d’Israël à cette époque. Bien que considéré comme le plus léger des quatre jeûnes institués en mémoire de la destruction, il conserve toute sa portée spirituelle, en particulier durant les dix jours de Techouva qui séparent Roch Hachana de Yom Kippour.
770, un centre battant au rythme de Tichri
Chaque année, à l’approche des fêtes, les équipes du 770 s’organisent des semaines à l’avance pour accueillir le flux d’arrivants : installation de bancs supplémentaires, aménagement des espaces de prière et logistique renforcée pour permettre à chacun de trouver sa place. Le jeûne de Guedalia marque ainsi l’un des premiers grands rendez-vous collectifs du mois, avant les offices plus longs de Kippour et les festivités de Souccot qui suivront.
Les clichés de Mendel Uzan, largement partagés sur les réseaux sociaux, offrent un aperçu rare de cette ferveur collective et cette atmosphère si particulière qui, disent les habitués, ne se retrouve nulle part ailleurs qu’au 770 pendant le mois de Tichri.
















