Des milliers de hassidim, de Chlou’him et de proches ont rempli le Palais des Congrès de Jérusalem pour le grand rassemblement «Vaharikoti». Pendant plusieurs heures, Nigounim et Hitkachrout au Rabbi se sont enchaînés à l’approche de Guimel Tamouz. Retour en images sur une soirée d’une rare intensité, organisée par les Tseiré Agoudat Habad.

 

 

 

 

Une semaine avant Guimel Tamouz

Une semaine avant Guimel Tamouz, des milliers de hassidim de Habad, Chlou’him du Rabbi et proches du mouvement se sont rassemblés dans la nuit du vendredi pour le rassemblement « Vaharikoti », l’événement de préparation à Guimel Tamouz, conjugué à l’accomplissement de la directive du Rabbi de remercier et de louer D.ieu pour les miracles. L’initiative revient aux Tseiré Agoudat Habad.

Le rassemblement s’est tenu au Palais des congrès de Jérusalem (Binyené Haouma). Il s’est ouvert par une longue heure consacrée à des expositions exceptionnelles retraçant la vie, la personnalité et l’œuvre du Rabbi de Loubavitch, ainsi que les nombreux ouvrages parus à partir de son enseignement.

Le Rabbi et le Mur occidental, un lien dévoilé

Une exposition particulière a traité d’un sujet jusqu’ici peu exploré : le lien entre le Rabbi et le Kotel, le Mur occidental, avec des révélations inédites. Un espace interactif spécial, accompagné d’un quiz sur le thème « Le Rabbi et le Kotel », a été aménagé dans une salle attenante. Les participants ont reçu un album somptueux édité par la Fondation pour le patrimoine du Mur occidental, consacré au lien entre le Rabbi et l’activité du hassidisme Habad au Kotel.

Un accueil pour les Chlou’him dans les tunnels du Kotel

Avant même l’ouverture des festivités au Palais des congrès, une cérémonie de bienvenue s’est tenue dans les tunnels du Kotel en l’honneur de dizaines de Chlou’him de Habad venus du monde entier pour une visite particulière en Terre sainte — pour le rassemblement « Vaharikoti », mais aussi pour des visites de renforcement et des Farbrenguen dans les institutions Habad et les communautés à travers le pays.

Organisée par les Tseiré Agoudat Habad, sous la direction du Rav Yossef Its’hak Aharonov, cette cérémonie s’est déroulée dans la salle prestigieuse des tunnels du Mur occidental, à proximité de l’emplacement du Saint des Saints, en présence du Richon Letsion et Grand Rabbin de Jérusalem, le Rav Chlomo Moché Amar, du Grand Rabbin Rav Kalman Bar, du Rav du Kotel et des Lieux saints le Rav Chemouel Rabinovitch, du député Meïr Porouch et d’invités de marque.

Le plus grand « Séder Nigounim » au monde

Après des visites approfondies des expositions, qui comprenaient de spectaculaires productions multimédias, la nombreuse assistance a commencé à gagner la salle centrale du Palais des congrès, où s’est tenu « le plus grand Séder Nigounim au monde » : des interprétations authentiques de Nigounim de Habad, tantôt émouvants au point de toucher l’âme elle-même, tantôt joyeux au point d’élever l’homme au-dessus de la terre.

Le programme musical a été arrangé par Rafi Biton, qui s’est produit aux côtés de la chorale de Habad, des chorales Kolot Min Hachamayim et d’un orchestre élargi. Pendant deux heures et demie, des dizaines de chants ont été parcourus, puisés dans le vaste répertoire des Nigounim hassidiques de Habad, avec plus de cent voix et musiciens réunis sur une même scène.

Les allocutions des personnalités

Au début du Séder Nigounim, une vidéo de bénédiction a été diffusée, envoyée par le ministre Ami’haï Chikli, dont le ministère de la Diaspora a parrainé l’événement. Le ministre Chikli a évoqué son lien avec le hassidisme Habad et salué l’activité bénie des Chlou’him à travers le monde.

Le député Meïr Porouch a prononcé des paroles de bénédiction, qualifiant ce rassemblement d’« expression vivante du « calame de l’âme » — cette expression profonde que l’Admour Hazaken nous a enseignée sur la force du Nigoun. La capacité de chacun des présents, en tout lieu et en toute situation, à sanctifier la réalité, à y ajouter de la lumière et à rayonner plus loin. Les milliers de Chlou’him de Habad de par le monde accomplissent le Midrach : ils donnent leur âme pour réussir dans leur Chéli’hout. »

Le Rav du Kotel et des Lieux saints, le Rav Chemouel Rabinovitch, a pris la parole et raconté notamment le lien profond entre le Rabbi, Habad et le Mur occidental, ainsi qu’un récit émouvant sur l’œuvre du Rabbi après Guimel Tamouz : comment il a influencé un juif de quatre-vingts ans qui cherchait, à un âge aussi avancé, à entamer une nouvelle carrière.

Guimel Tamouz, un jour d’hitkachrout

Le président des Tseiré Agoudat Habad, le Rav Yossef Its’hak Aharonov, a déclaré dans son discours : « Nous nous tenons ici aujourd’hui à l’approche du jour saint de Guimel Tamouz. C’est un jour où le cœur hassidique manque un battement, un jour où les larmes et la nostalgie du Rabbi remontent et débordent. Mais les hassidim ne s’arrêtent pas là ; Guimel Tamouz est un jour d’Hitkachrout intérieure, un jour d’examen de conscience et d’exigence envers soi-même : où nous situons-nous par rapport à la volonté du Rabbi ? C’est précisément à partir de l’effacement total devant le Rabbi que l’on peut ouvrir le canal de la plus grande des bénédictions — une bénédiction entièrement au-dessus de la nature. »

« Chez les hassidim, il est connu que ce qu’un Farbrenguen hassidique est capable d’accomplir, même l’ange Mikhaël ne peut l’accomplir. Et tout particulièrement à Guimel Tamouz, lorsque nous nous réunissons en Farbrenguen, en famille de hassidim de Habad, dans l’unité et l’amour fraternel, la force de ce Farbrenguen se multiplie par deux, par trois. Ici, parmi les hassidim et les Chlou’him, nous renforçons le réceptacle et faisons descendre les bénédictions du Rabbi dans le réceptacle de l’action concrète — des enfants, la vie et une subsistance en abondance, et tout cela dans l’abondance. »

« En même temps, le Rabbi a exigé de nous de ne pas en rester à l’émotion et à la nostalgie, mais de tout traduire en actes. En cette période, où nous voyons de plus en plus combien l’appel du Rabbi retentit de toutes parts — agir par tous les moyens dans l’amour d’Israël et le rapprochement des cœurs — nous devons nous consacrer plus encore à la Chéli’hout et à la responsabilité que le Rabbi a confiées à chacun d’entre nous. »

La clôture au Mur occidental

À l’issue du spectacle, de nombreux participants se sont rendus pour la suite du rassemblement sur l’esplanade du Mur occidental — vestige de notre Beth Hamikdach — pour une cérémonie de prière et un Séder Nigounim.

Le Rav Aharonov conclut : « Ce fut un événement sans pareil, de longues heures d’Hitkachrout au Rabbi à l’approche du grand et saint jour de Guimel Tamouz, conjuguées à l’accomplissement de la directive du Rabbi, tirée de la célèbre Si’ha du 26 Nissan 5751 (1991), de remercier et de louer D.ieu pour les miracles, jusqu’à sortir effectivement danser. De là, nous poursuivrons avec des forces renouvelées l’application de la directive du Rabbi : faire tout ce qui est en notre pouvoir pour hâter la venue des temps de Machia’h. »

Photo : ‘Haïm Touitou