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Lois relatives aux relations interdites (Chapitres 12 à 14)
Chapitre Douze – Relations avec les non-juifs (25 lois)
I. Interdictions de base des relations mixtes
1 – Interdiction du mariage mixte – Un juif épousant une non-juive ou une juive épousant un non-juif reçoivent la flagellation rabbinique. L’interdiction inclut les sept peuples cananéens et toutes les autres nations.
2 – Relations hors mariage – Relations sans intention matrimoniale : flagellation rabbinique par décret des sages. Si relation fixe avec réservation : culpabilité pour nidda, servante, non-juive et zona (toutes rabbiniques). Si occasionnel : culpabilité pour non-juive seulement.
3 – Cas spécial du cohen – Un cohen ayant une relation avec une non-juive reçoit la flagellation thoranique pour zona, car le concept de kiddouchine n’existe pas pour elle, rendant la seule relation suffisante pour la sanction.
II. Loi du fanatisme religieux
4 – Permission du fanatisme en public – Si relation avec non-juive devant dix juifs ou plus, les « fanatiques pour D.ieu » peuvent les tuer. Loi transmise à Moïse sur le Sinaï, prouvée par Pin’has et Zimri.
5 – Conditions strictes du fanatisme – Les fanatiques ne peuvent frapper que durant l’acte même. Après séparation : interdiction de tuer sous peine de mort. Le tribunal ne peut autoriser cette action. Si le transgresseur tue le fanatique en légitime défense : pas de peine de mort.
6 – Punition divine sans intervention – Sans action des fanatiques ou du tribunal : retranchement selon la tradition. Perte de descendance sage parmi les érudits et circonspecte parmi les élèves. Pour un cohen : impossibilité de présenter des oblations.
III. Conséquences de l’union mixte
7 – Détriment unique de cette faute – Contrairement aux autres arayot où l’enfant reste juif (même mamzer), l’enfant d’une non-juive n’est pas considéré comme fils du père juif selon « car il détournera ton fils de Moi ».
8 – Attachement aux non-juifs – Cette faute cause l’attachement aux peuples dont D.ieu nous a séparés, détournement de D.ieu et transgression contre Lui.
IV. Règles selon le statut des partenaires
9 – Non-juif avec juive – Si elle est mariée : il est mis à mort. Si elle est célibataire : pas de peine de mort.
10 – Juif avec non-juive – La non-juive est mise à mort car « un juif a fauté à cause d’elle », même si l’homme a neuf ans et la femme trois ans, pourvu que la relation soit volontaire.
V. Statut et règles des esclaves
11 – Esclaves immergés – Esclaves ayant accepté les commandements d’esclavage : ne sont plus non-juifs mais pas encore juifs. Une servante est interdite à un homme libre, qu’elle soit sienne ou d’autrui.
12 – Absence de décret rabbinique – Les sages n’ont pas appliqué de décret pour les servantes car la Torah permet explicitement au maître de donner une servante cananéenne à son esclave juif.
13 – Gravité malgré l’absence de flagellation – Cette faute ne doit pas sembler légère car l’enfant d’une servante est esclave, profanant la descendance sainte juive.
14 – Exclusion du fanatisme – Les fanatiques ne peuvent toucher celui qui a des relations avec une servante, même en public ou dans l’esprit du mariage, car elle ne fait plus partie des non-juifs après immersion.
VI. Cas de confusion d’identité
15 – Enfants mâles mélangés – Si enfant juif confondu avec enfant de servante : le maître doit affranchir les deux par doute. Si l’un est fils du maître mort : ils s’affranchissent mutuellement à leur majorité et peuvent entrer dans la communauté.
16 – Enfants femelles mélangés – Pour filles confondues (servante/non-juive avec juive) : doute permanent sur chacune. Si fille de non-juive mélangée avec fille de juive : immersion des deux pour conversion avec doute sur le statut.
VII. Conversion et statut des nations
17 – Droit général de conversion – Tous les non-juifs et esclaves affranchis ont le droit d’entrer dans la communauté juive, sauf quatre peuples spécifiques (Amon, Moab, Égypte, Édom) avec restrictions particulières.
18 – Restrictions d’Amon et Moab – Hommes ammonites et moabites convertis : interdiction perpétuelle de mariage avec juives, même leurs descendants. Femmes ammonites et moabites : droit immédiat après conversion.
19 – Restrictions d’Égypte et Édom – Première et deuxième générations (hommes et femmes) : interdites d’entrer dans la communauté. Troisième génération : droit d’entrée.
20 – Calcul des générations – Égyptienne enceinte convertie : son fils est deuxième génération. Union entre générations différentes : l’enfant suit la génération la plus tardive selon « les fils qui leur naîtront ».
21 – Mariages entre peuples restreints – L’enfant suit le père selon le principe général. Si les deux parents sont convertis : l’enfant suit celui dont le statut est le moins avantageux.
22 – Sept peuples cananéens – Aucune restriction thoranique d’entrée dans la communauté. Seuls les Gibéonites se sont convertis et Josué leur a interdit l’entrée, liée au service du Temple.
23 – Décret de David sur les Netinim – David a interdit définitivement aux Gibéonites (Netinim) d’entrer dans la communauté, même sans Temple, selon Ezra : « que David a placés avec les princes pour le service des lévites ».
24 – Raison du décret de David – À cause de leur effronterie et cruauté en exigeant la pendaison des sept fils de Saül sans pitié.
25 – Mélange des nations par Sanhériv – Toutes les nations interdites s’étant mélangées avec les nations permises, tout converti actuel est présumé provenir de la majorité permise et peut immédiatement entrer dans la communauté.
Chapitre Treize – Procédure de conversion (18 lois)
I. Fondements de l’alliance juive
1 – Trois piliers de l’entrée – Circoncision, immersion dans le bain rituel, et sacrifice sont les trois éléments pour entrer dans l’alliance juive.
2 – Circoncision en Égypte – Pratiquée avant la sortie d’Égypte car tous avaient abandonné la circoncision sauf la tribu de Lévi, selon « et Ton alliance, ils ont gardé ».
3 – Immersion et sacrifice au Sinaï – Immersion avant le don de la Torah selon « vous vous sanctifierez aujourd’hui ». Sacrifice offert par les jeunes hommes au nom de tout Israël.
II. Procédure pour les générations futures
4 – Éléments requis par sexe – Homme : circoncision, immersion, sacrifice. Femme : immersion et sacrifice, selon « comme vous, comme le converti ».
5 – Sacrifice du converti – Animal en ola, ou deux tourterelles/colombes en ola. À notre époque sans Temple : circoncision et immersion seulement, sacrifice reporté à la reconstruction.
III. Conditions de validité
6 – Nécessité des deux éléments – Circoncision ET immersion obligatoires. Tribunal rabbinique requis, donc interdiction le Chabbat, jour de fête ou la nuit. Si fait malgré tout : conversion valide.
7 – Cas particuliers d’âge – Mineur : immersion sur décision du tribunal car c’est un mérite pour lui. Femme enceinte convertie : son fils n’a pas besoin d’immersion supplémentaire.
IV. Preuves et validité
7 – Invalidité de la conversion privée – Conversion privée même devant deux témoins : invalide. Déclaration de conversion privée non acceptée pour mariage sans témoins probants.
8 – Exception familiale – Si marié avec enfants et prétend conversion privée : il s’invalide lui-même mais ne peut invalider ses enfants. Doit se convertir à nouveau devant tribunal.
9 – Présomption par observance – Convertis observant constamment les lois juives (immersion de nidda, prélèvement de terouma) : présumés convertis valides.
9 – Exigence de preuve pour mariage – Malgré la présomption, preuve de conversion requise avant mariage car ils étaient connus comme non-juifs sans preuve ultérieure de judéité.
V. Principe juridique de crédibilité
10 – « La bouche qui a interdit a permis » – Celui qui déclare avoir été non-juif puis s’être converti devant tribunal est cru. En Terre d’Israël à l’époque où tous sont présumés juifs : témoignage suffisant.
10 – Exigence en diaspora – En dehors de la Terre d’Israël : preuve requise par mesure de précaution pour garantir une meilleure filiation.
VI. Conversion des esclaves
11 – Procédure identique – Même procédure que pour convertis libres. Si l’esclave s’immerge avant son maître avec intention de liberté : il s’affranchit automatiquement.
11 – Prévention de l’affranchissement – Le maître doit l’immerger de force et déclarer devant témoins que c’est pour l’esclavage. Immersion d’esclave requiert trois témoins et jour, comme conversion.
12 – Affranchissement complet – Esclave affranchi : nouvelle immersion le jour de libération complète pour devenir juif. Pas besoin d’accepter à nouveau les commandements car déjà informé.
13 – Règles techniques – Même bain rituel valide pour nidda utilisé pour convertis et esclaves. Mêmes règles de séparation entre peau et eau.
VII. Leçons historiques
14 – Procédure correcte – Enquête préalable sur motifs, information des difficultés du joug de la Torah. Si motifs purs et acceptation : conversion accordée.
15 – Refus à l’époque royale – Cour de David et Salomon refusait les convertis par crainte de motifs intéressés (crainte sous David, richesse sous Salomon).
15 – Conversions non officielles – Beaucoup se convertirent malgré tout devant non-compétents. Tribunal les soupçonnait mais ne les repoussait pas après immersion, sans les rapprocher non plus.
16 – Cas de Salomon et Samson – Leurs épouses converties par intérêt furent considérées comme non-juives par l’Écriture car leur fin révéla leurs vraies intentions idolâtres.
17 – Statut du converti suspect – Même sans enquête, si circoncision et immersion devant trois personnes : plus non-juif mais suspect jusqu’à preuve d’intégrité. Même apostat garde statut de juif car immersion effectuée.
18 – Mise en garde des sages – « Convertis comme plaie de lèpre » car majorité vient par intérêt, induit les juifs en erreur. Difficile de s’en séparer après conversion. Exemples : veau d’or, « tombeaux de l’envie ».
Chapitre Quatorze – Procédure détaillée et statut familial (19 lois)
I. Procédure d’acceptation du converti
1 – Enquête et avertissement initial – Vérifier absence de motifs intéressés. Avertir de la souffrance actuelle des juifs : oppression, persécutions. Si accepte malgré tout : « je sais et ne mérite pas » → acceptation immédiate.
2 – Enseignement des fondements – Informer unité divine, interdiction idolâtrie avec développement. Enseigner quelques commandements légers et sévères sans excès. Informer des fautes agricoles (léket, chikha, péa) et seconde dîme.
2 – Information des sanctions – Expliquer changement de statut : avant conversion, graisse interdite sans retranchement, Chabbat sans lapidation. Après : sanctions pleinement applicables. Éviter excès de détails pour ne pas effrayer.
3 – Enseignement de la récompense – Parallèlement aux sanctions, expliquer récompense des commandements et mérite du monde futur. Seul le sage accomplissant et connaissant les commandements est vraiment juste.
4 – Explication du monde futur – Monde futur réservé aux justes d’Israël. Souffrances actuelles des juifs : bien caché leur est réservé car trop de bien terrestre causerait orgueil et perte du monde futur.
5 – Encouragement final – D.ieu ne frappe pas d’excès de malheurs pour éviter anéantissement. Tous les peuples périront, Israël sera maintenu. Développer ce sujet pour attirer. Si refuse : peut partir. Si accepte : procéder immédiatement.
II. Actes de conversion
5 – Circoncision immédiate – Ne pas faire attendre. Si déjà circoncis : faire couler goutte de sang de l’alliance. Attendre guérison complète avant immersion.
6 – Immersion avec témoins – Trois personnes présentes. Information de commandements légers et sévères répétée dans l’eau. Pour femme : femmes l’accompagnent dans l’eau, juges restent dehors, lui tournent le dos à la sortie.
III. Statut du guer tochav
7 – Définition du guer tochav – Non-juif ayant accepté de ne pas pratiquer l’idolâtrie et les commandements noahides. Pas circoncis ni immergé. Fait partie des justes parmi les nations.
7 – Permission de résidence – Appelé « tochav » (résidant) car autorisé à résider en Terre d’Israël, comme expliqué dans les lois sur l’idolâtrie.
8 – Condition temporelle – Acceptation du guer tochav uniquement quand le Jubilé est observé. À notre époque : refus même s’il accepte toute la Torah sauf un détail.
IV. Conversion des esclaves
9 – Procédure spécifique – Pas de question sur les motifs. Demander s’il veut faire partie des esclaves juifs valides. Si accepte : information des fondements et commandements comme pour converti, immersion identique.
9 – Délai de persuasion – Si refuse : insister douze mois. Si persiste dans le refus : vente aux non-juifs obligatoire, interdiction de le garder plus longtemps.
9 – Condition préalable – Si stipulation initiale de non-circoncision et non-immersion : peut être gardé comme guer tochav. Seulement quand le Jubilé a cours.
V. Règles des arayot pour non-juifs et convertis
10 – Arayot des non-juifs – Interdits seulement : mère, femme du père, sœur par la mère, femme mariée, homme (homosexualité), animal. Autres arayot juives leur sont permises.
11 – Effet de la conversion sur la parenté – Converti et esclave affranchi comme enfant nouveau-né. Tous liens familiaux antérieurs annulés. Si parents se convertissent aussi : pas de culpabilité de erva entre eux.
VI. Décrets rabbiniques sur la famille des convertis
12 – Interdiction rabbinique des proches – Malgré permission thoranique, sages interdisent au converti d’épouser sa mère ou sœur converties pour éviter qu’ils disent : « nous sommes passés d’une sainteté supérieure à inférieure ».
12 – Relation avec non-juive parente – Converti ayant relation avec sa mère ou sœur restée non-juive : considéré comme relation avec femme sans lien de parenté.
13 – Règles détaillées des arayot – Converti marié à sa mère/sœur avant conversion : séparation obligatoire après. Marié à autres arayot : pas de séparation. Interdiction des proches par la mère, permission des proches par le père.
13 – Applications pratiques – Converti peut épouser : femme de son frère par le père, femme du frère de son père, femme de son père, femme de son fils (si mariage après conversion), sœur par le père. Interdit : sœur par la mère, sœur de sa mère par la mère, femme du frère par la mère (si mariage après conversion).
14 – Jumeaux nés après conversion – Frères jumeaux conçus avant conversion des parents mais nés après : coupables pour femme du frère car considérés comme juifs de naissance.
VII. Règles matrimoniales spéciales
15 – Polygamie interdite – Converti épousant convertie et sa fille ou deux sœurs par la mère : peut garder une, divorcer de l’autre. Si épouse décédée : peut épouser sa mère ou fille car décret limité à leur vivant.
15 – Permission des sœurs par le père – Peut épouser deux sœurs par le père converties car pas de décret pour famille paternelle.
16 – Exemption des chniot – Pas de décret rabbinique concernant les chniot (degrés secondaires) pour convertis. Peut épouser mère de sa mère, arrière-grand-mère, et autres chniot.
VIII. Statut matrimonial des esclaves
17 – Liberté matrimoniale de l’esclave – Esclave peut épouser sa mère, fille, sœur car ne fait plus partie des non-juifs (donc pas soumis à leurs arayot) et pas encore juif (donc pas soumis aux arayot des convertis).
18 – Exception pour bestialité et homosexualité – Esclave ayant relations avec homme ou animal : peine de mort car ces interdictions s’appliquent à tous les hommes universellement.
19 – Règles pour esclaves affranchis – Statut identique aux convertis : mêmes interdictions et permissions. Maître peut donner servante à esclave(s), considérés comme animaux. Pas de concept de mariage entre esclaves ou entre esclave et juif.
Comment canaliser tout ce qui a été appris dans l’enseignement hassidique vers la prière comme il se doit ? Quel est le conseil judicieux pour celui qui étudie et comprend le hassidisme mais n’arrive pas à prier comme l’exige le hassidisme ? Qu’est-ce qui constitue en réalité ce concept noble résumé par les mots « Avodat Hatfila » ? Un entretien fondateur et instructif avec le Machpia, Rav Shneor Zalman Goupine, à l’occasion de l’achèvement de la série de livres « Apprendre à prier ».
Rav Menachem Mendel Michoulovine / Ki Karov
Le Rav Zalman Goupine entre à pas mesurés dans le hall de la Yéchiva, en route pour abreuver son troupeau, ses élèves à la Yéchiva centrale Tom’hei Tmimim de Kfar Habad. Les générations se succèdent rapidement. Les murs de la Yéchiva de Kfar Habad se souviennent encore des arrière-grands-parents des élèves actuels recevant l’enseignement du Rav Zalman toujours à son poste comme au premier jour, se donnant corps et âme pour que les principes de la hassidout s’ancrent dans l’esprit et le cœur de ses élèves.
Les Yéchivot ‘Habad sont l’endroit où, plus que nulle part ailleurs, on étudie les concepts les plus profonds du hassidisme, qui requièrent une étude longue et assidue, et sont par nature moins connus du grand public. Fidèle à sa mission, le Rav Zalman dans ses cours à ses élèves explique, simplifie, divise et établit, inculquant dans leurs cœurs la reconnaissance intime de l’annihilation de tous les mondes devant D.ieu. Eux, ses élèves, le regardent avec amour et ressentent la véritable délectation qu’il y a dans le service divin, sur la voie sainte tracée par nos maîtres, les Rabbi’s de ‘Habad.
Quand j’étudiais à la Yéchiva, je l’observais, comme les élèves, et m’imprégnais de sa conduite. Une étincelle se cachait dans ses yeux quand il parlait de hassidout. Bien que d’année en année, il enseignait généralement aux nouveaux élèves les mêmes discours et enseignements qu’il avait déjà donnés des dizaines de fois, il ne montrait jamais de signes de lassitude. Je ne l’ai jamais vu répondre mécaniquement, même sur un sujet qu’il maîtrisait. Sa silhouette est un rappel gravé dans les milliers de ses élèves que le hassidisme n’est pas seulement une philosophie sollicitant l’intellect de l’étudiant, mais une vérité divine qui se renforce chez ceux qui la suivent et devient pour eux un élixir de vie.
Quand le Rav Zalman explique les distinctions subtiles dans les discours de nos maîtres, il prononce des paroles d’intellect, mais on sent devant soi un morceau de vie, l’essence même de la vie du Rav lui-même qui, dès son plus jeune âge, a investi son âme dans le service divin et Son amour, se donnant pour étudier assidûment la Torah et en particulier la compréhension des secrets de la Torah, c’est-à-dire l’enseignement hassidique profond et vaste.
Ces dernières décennies, un changement s’est opéré. Les frontières de la Yéchiva ont été franchies et les cours du Rav Goupine, autrefois réservés, se déroulent aujourd’hui dans de nombreuses villes et communautés du public orthodoxe en Israël, attirant de nombreux fidèles. Nos yeux voient comment la promesse « Tes sources se répandront au-dehors » se réalise en ces jours, et l’enseignement hassidique devient le bien de dizaines de milliers d’Israélites désireux de goûter eux-mêmes à l’Arbre de Vie, qui est entièrement bon.
Des dizaines de livres reprenant ses cours sur le hassidisme ont été publiés, parmi lesquels se distingue la série « Apprendre à prier » – les explications hassidiques sur le texte de la prière, qui a connu une grande popularité auprès de ceux qui cherchent à s’approcher du Saint, à étudier et comprendre les concepts de l’enseignement hassidique, et à insuffler de la vie dans le service de la prière, qui est l’un des fondements de la voie ‘Habad.
Notre conversation avec le Rav Goupine a eu lieu à l’occasion de l’achèvement de la série et de la parution de deux nouveaux volumes sur les prières du Chabbat. Au cours de celle-ci, le Rav Goupine déroule un traité complet et limpide sur les fondements du service de la prière ‘Habad. Comme une myriade de particules formant un superbe puzzle, le Rav Zalman construit soigneusement ses propos, les érige par étapes, et présente au lecteur une toile merveilleuse sur la véritable voie de la prière et du service divin, dont les origines remontent aux collines de l’univers qu’étaient nos saints maîtres. L’entretien est divisé en trois parties…
Notre conversation avec le Rav Goupine a lieu à l’occasion de l’achèvement de la série et de la parution de deux nouveaux volumes sur les prières du Chabbat. Au cours de celle-ci, le Rav Goupine déroule un traité complet et limpide sur les fondements du service de la prière ‘Habad. Comme une myriade de particules formant un superbe puzzle, le Rav Zalman construit soigneusement ses propos, les érige par étapes, et présente au lecteur une toile merveilleuse sur la véritable voie de la prière et du service divin, dont les origines remontent aux collines de l’univers qu’étaient nos saints maîtres. L’entretien est divisé en trois parties. Tout d’abord, nous avons cherché à comprendre les fondements de la perspective hassidique sur la prière comme pilier central du service divin. Ensuite, le Rav Goupine nous a donné un aperçu de quelques exemples d’explications hassidiques insufflant une âme à la prière. Dans la dernière partie, le Rav Goupine trace la voie pour quiconque voudra monter dans l’échelle du service, guidant sur la bonne manière de procéder et soulignant notre capacité à opérer un tournant dans tout ce qui concerne la vie spirituelle de l’âme.
Les débuts de l’élévation
La prière est une « œuvre du cœur ». Ne serait-il donc pas préférable que chacun prie avec ses propres mots ? Il y a une tension constante entre le « texte fixe » et la « prière ». Comment ces deux aspects peuvent-ils coexister ?
C’est une bonne question. La prière est en effet une œuvre du cœur, où chacun exprime ce dont il a besoin. Le texte de la prière a été institué par les Sages, mais la base de la prière est « l’œuvre du cœur ». Ainsi écrit Maïmonide sur le commandement de la prière dans la Torah : « Il est requis qu’une personne loue l’Éternel et prie chaque jour, relate Sa gloire, puis exprime Sa louange et Sa gratitude pour le bien qu’Il lui a accordé, pour enfin formuler ses requêtes selon ses capacités ». Bien avant le « texte fixe », la prière est le cri du cœur.
Il y a plusieurs raisons pour lesquelles les Sages ont institué un texte de prière. Mais ils n’avaient certainement pas l’intention de supprimer l’essence même de la prière, qui doit venir du cœur. S’il n’y avait pas de texte de prière ni d’obligation de prier chaque jour, certains n’auraient probablement jamais prié. Mais il est clair qu’après avoir institué un texte, l’œuvre du cœur reste l’essence de la prière.
Dans le texte institué par les Hommes de la Grande Assemblée se trouve tout ce qu’une personne peut avoir besoin de demander. Chaque passage de la prière porte plusieurs interprétations et significations, permettant à chacun d’y trouver ce qui lui convient, et s’accordant certainement avec les intentions expliquées dans la Kabbale et l’intériorité de la Torah. Mais l’essentiel est réellement de s’y connecter, que la prière ne soit pas seulement une récitation extérieure.
Tout Juif pourra probablement s’identifier à ces propos. Demandons à entendre l’apport novateur de Habad dans la voie de la prière.
Quand on dit qu’il faut éveiller le cœur, cela ne signifie pas seulement le cœur physique, mais prier avec l’âme. Nous avons une âme, et elle a ses propres besoins et désirs, et cela aussi est appelé « exprimer ses requêtes » dans la prière.
Que veut l’âme ? Elle n’a pas besoin de pain et de lait. Elle veut s’éveiller, se rapprocher du Tout-Puissant et Le servir avec joie. Mais pour « prier » avec cela, pour éveiller l’âme, pour que cela nous importe, il faut d’abord se connecter à l’âme.
Quand quelqu’un manque de choses matérielles, il n’a pas besoin d’une excitation particulière pour ressentir et exprimer ses besoins. Mais pour ressentir la soif spirituelle de l’âme, il faut étudier des choses qui éveillent l’âme et ouvrent le cœur.
Sais-tu ce que signifie le mot « prier » ? Il y a prier et il y a réciter. Réciter, c’est accomplir l’action de parler. prier, c’est une parole qui vient d’elle-même, comme par ricochet. Quand quelque chose pèse sur le cœur, la parole sort d’elle-même sans y prêter attention. Je ne vise pas à dire tel ou tel mot, quelque chose me brûle intérieurement et s’exprime par la parole. A quoi ressemble notre prière ? Si elle consiste à exécuter techniquement une action verbale, cela s’appelle réciter. Tandis que prier, c’est quand le cœur veut quelque chose, il veut des choses liées à l’âme, et la parole vient naturellement. Comment y parvenir sans étudier la ‘Hassidout ?
La soif spirituelle peut s’éveiller de diverses manières. On peut par exemple chanter une mélodie et éveiller l’âme. Qu’apporte de plus la prière à travers l’étude de la ‘Hassidout ?
Éveiller une soif spirituelle ? Ce n’est pas suffisant. Une personne peut ressentir qu’elle a soif, que son âme veut quelque chose, mais elle ne sait pas quoi. Pour vraiment prier, comprendre ce que l’âme recherche et s’y connecter, il faut étudier les explications de la ‘Hassidout.
Donc l’essentiel est l’étude de la ‘Hassidout. Alors pourquoi s’efforcer dans l »Avodat Hatefila » ?
Une personne peut imaginer une expérience qui lui procurerait de la délectation, comme un copieux festin ou un magnifique palais avec une vue époustouflante. Elle peut entendre des explications sur à quel point c’est merveilleux et comment c’est, mais au final, tant que ce n’est qu’une imagination, elle n’a pas atteint la chose elle-même. Tu as beaucoup entendu parler de nourriture, mais tu n’as rien goûté.
Nous étudions la Torah, la ‘Hassidout, et nous nous rapprochons du Tout-Puissant, mais cela reste une compréhension intellectuelle. Après tout cela, nous restons affamés car nous n’avons pas touché l’essentiel lui-même, et c’est ce que permet la prière.
Dans son énumération des 613 Mitsvot, Rabbenou Saadia Gaon ne compte pas la prière parmi les 248 Mitsvot positives, et l’Admour Hazaken explique merveilleusement son point de vue. À travers ses paroles, nous apprenons un principe merveilleux sur l’importance de l »Avodat Hatefila ». Le Admour Hazaken écrit que celui qui pense que la prière n’est pas d’origine Torah n’a jamais vu la lumière de sa vie. Mais qu’en est-il ?
On sait que les 248 Mitsvot correspondent aux 248 membres du corps humain énumérés dans le traité Ohalot (1:8). Mais l’un des éléments les plus importants du corps, la colonne vertébrale qui soutient le corps, n’est pas mentionné par la Mishna. Est-ce parce que la colonne vertébrale n’est pas assez importante ? Ce serait insensé de le penser. Au contraire, chaque membre a une fonction spécifique, tandis que la colonne vertébrale soutient tous les membres et appartient donc à l’ensemble du corps, c’est pourquoi elle n’est pas comptée avec les membres spécifiques.
De même, chaque Mitsva a un contenu particulier qui lui est propre, mais la prière est comme la colonne vertébrale. Elle sous-tend la vie spirituelle et apporte lumière et vitalité à toutes les Mitsvot. C’est d’elle que dépend le sentiment de connexion au Tout-Puissant dans toutes nos autres actions tout au long de la journée. Sans prier, on peut accomplir une Mitsva avec toutes les minuties et les coutumes, mais lorsqu’on s’engage dans l »Avodat Hatefila », on commence à ressentir « Celui qui exprime le vœu », Celui qui a ordonné les Mitsvot, au sein même de la Mitsva. C’est l’intériorité de toutes les autres composantes dans la connexion avec le Tout-Puissant.
Dans le ‘Hayom Yom’, il est dit que « le commencement de la chute » spirituelle survient quand il y a une carence dans l »Avodat Hatefila ». On perd la vitalité dans le service divin, et finalement même l’accomplissement des Mitsvot se fait de manière automatique, sans vitalité. Et si c’est le côté négatif, il est certain que si un Juif veut se renforcer dans l’ensemble du service divin, les prémices de l’élévation passent par la prière et la préparation à son accomplissement comme il se doit.
Étudier et prier
Quel était l’objectif principal de votre travail sur ces livres ?
« Il y a ici des explications sur les versets de la prière à partir de l’enseignement hassidique », dit brièvement le Rav Goupine. « Quand on les étudie et qu’on y réfléchit pendant la prière, la prière devient quelque chose de différent et d’élevé. »
Là où le père est bref, le fils peut s’étendre. « Ces livres sont un morceau de la vie de mon père », nous dit ensuite le Rav Shimon Goupine, l’éditeur effectif des livres de son père.
« Mon père a l’habitude de dire : quand la vache mange de l’herbe, elle n’a pas l’intention de produire du lait dans son corps. Son intention est de manger, et le lait est produit naturellement. Un bon enseignant n’est pas celui qui étudie pour donner un cours, mais celui dont les paroles de Torah découlent de lui-même. Et dans notre cas : ces explications ne sont pas nées dans l’intention de publier un livre ou une série de livres, mon père n’avait pas cette pensée. Mon père s’est consacré toute sa vie à l »Avodat Hatefila », et les explications publiées dans cette série sont avant tout les concepts avec lesquels il a prié pendant des années. Il ne pensait pas que cela se retrouverait dans un livre imprimé, il priait simplement. Mais au fil des ans, on lui a demandé de donner des cours sur la prière, et par la suite est née l’initiative de coucher ces enseignements par écrit, puis de les imprimer. Mais pour ma part, je sens que ces livres englobent l’œuvre de service divin de mon père ».
« Un Juif qui souhaite être exposé directement à la Hassidout et goûter à la profondeur et à la richesse spirituelle qu’elle renferme, ces livres lui présenteront les choses de manière accessible et dans un langage fluide. L’étude des dissertations à la source requiert souvent une dextérité et une compréhension préalables du style de la Hassidout. Ce n’est pas facile pour quelqu’un qui n’y est pas encore habitué. D’un autre côté, même après avoir été retravaillés, ces livres sont ce qu’il y a de plus proche de l’étude à partir de la source originale. »
Pourrions-nous avoir un brillant exemple de la lumière hassidique qui peut éveiller nos cœurs dans la prière, tiré d’une des explications du livre ?
Au début de la prière, dans « Hodou », on mentionne sept fois une demande de délivrance au Tout-Puissant. Quel en est le contenu ? Il y a la délivrance matérielle, que chacun comprend, mais le hassidisme explique différemment le concept de délivrance.
Quand un Juif fait un véritable examen de son état spirituel, il trouvera qu’en réalité, il n’est pas certain de mériter que le Tout-Puissant accomplisse son désir. Particulièrement lorsqu’il sait que « même les cieux ne sont pas purs à Ses yeux », et que pour le Tout-Puissant, tout est comme rien et néant, quelle force a-t-il pour S’adresser et demander pour lui-même et ses besoins ?
Cependant, il y a plusieurs formes de relation entre le Tout-Puissant et le monde. Du point de vue de la conduite régulière et de l’émanation des mondes, un jugement et un calcul sont faits avec chaque créature pour déterminer si elle mérite de recevoir une influence d’en-haut. Et de cette manière, quand un Juif ne se ment pas à lui-même, il ne trouve en effet aucun moyen de se tenir debout et de demander au Tout-Puissant ce qu’il désire.
Certes, tout cela se produit lorsque le Tout-Puissant « descend » en quelque sorte de Son niveau et accorde une relation aux mondes. À l’inverse, au niveau du « Keter » (la Couronne), indiquant le Tout-Puissant tel qu’Il est par Lui-même, étant suprême et élevé au-dessus de la conduite des mondes, alors les créatures n’occupent aucune place et leurs actions – bonnes ou mauvaises – n’ont aucun effet.
La ‘Hassidout explique ainsi les paroles du Midrash (Béréshit Rabba) : « La terre était alors tohou vavohou » – ce sont les actions des méchants, « Et D.ieu dit : ‘Que la lumière soit' » – ce sont les actions des justes, « mais Je ne sais pas en laquelle Il désire, de celles-ci ou de celles-là. Puisqu’il est écrit : ‘Et D.ieu vit que la lumière était bonne’, c’est donc dans les actions des justes qu’Il désire, et non dans celles des méchants. »
À première vue, les paroles du Midrash sont très obscures. Quelle place y a-t-il pour le doute sur les actions que D.ieu désire ? Comment peut-on concevoir que D.ieu puisse désirer, que D.ieu préserve, les actions des méchants ? Mais c’est du point de vue du niveau du « Keter » – le Tout-Puissant tel qu’Il est élevé au-dessus des mondes, et donc les actions des hommes n’ont pas de signification. C’est aussi l’explication de l’existence des ennemis d’Israël et de toutes les nations qui se rebellent contre Son règne. Puisque les actes de l’homme ne sont pas pris en compte à ce niveau, ils peuvent aussi recevoir l’influence et la vie, à tel point qu' »Il ne sait pas en laquelle Il désire ».
Mais même de ce niveau, le Juif ne peut pas demander pour lui-même, puisqu’il n’a pas la certitude de recevoir l’influence d’en-haut, car il n’a aucune supériorité sur ceux qui transgressent Sa volonté.
Cependant, après tout cela – explique la ‘Hassidout – il y a l’aspect intérieur du Tout-Puissant, appelé « l’intériorité de Keter » et « l’intériorité de l’Environnant ». En effet, il s’agit du niveau de l’Infini, où les créatures n’ont pas d’importance par elles-mêmes, mais le Tout-Puissant de Son côté choisit précisément les âmes d’Israël qui possèdent la force de l’abnégation envers le Divin, et c’est donc à elles spécifiquement qu’Il transmet cette délivrance pour laquelle nous prions dans le « Hodou ».
Ainsi, pour éveiller en quelque sorte « l’intériorité » du Tout-Puissant, afin qu’il soit révélé que Son intention véritable est précisément envers les âmes d’Israël, il incombe aussi à la personne qui prie d’éveiller son propre intérieur, pour que l’éveil vienne de l’essence même de l’âme. C’est un grand travail, et pour se connecter à tout cela, il faut étudier et comprendre ce qu’est « l’ordre de l’émanation », ce qu’est le mode d’influence limité du Tout-Puissant et la différence entre l’Infini et le Fini, et alors on comprend le contenu de la demande au Tout-Puissant.
Bien sûr, nous avons brièvement abordé un sujet qui contient de nombreux autres détails nécessitant des explications. « Donne à un sage et il deviendra plus sage encore. » Mais si quelqu’un étudie ces choses, il comprendra ce qu’il veut dire dans le « Hodou Lhachem ».
L’heure du combat
Pourriez-vous nous partager par qui avez-vous été influencé pour le service de la prière ?
La figure centrale qui m’a influencé sur ce sujet était le Rav Shlomo ‘Haim Kesselman, de mémoire bénie (le Mashpia de la Yéchiva Tom’hei Tmimim jusqu’à son décès en 1971). Il en parlait sans cesse. Les élèves abrités sous son ombre recevaient profondément ces enseignements. Il inculquait la reconnaissance que sans prier selon les instructions de la Hassidout, tout ce qu’on étudie – que ce soit dans le Nigla (partie exotérique de la Torah) ou la Hassidout – est comme le squelette d’un bâtiment. Tout tient debout, les murs, les pièces, mais la maison n’a pas d’âme. Ce n’est pas une maison vivante. Rav Shlomo ‘Haim montrait lui-même l’exemple vivant et brillant de cela, et le transmettait à ses nombreux élèves.
Rav Shlomo ‘Haim s’occupait aussi de la guidance pratique et instruisait les jeunes gens sur la manière de prier. L’une de ses instructions était de choisir le passage de la prière qui parle le plus à votre cœur, dont vous connaissez déjà le contenu, et dans ce passage ne pas vous contenter de l’explication littérale des mots, mais de réfléchir sur le contenu expliqué selon la Hassidout. Cela peut être dans la bénédiction « Ahavat Olam Ahavtanou », dans « Ashrey Yoshvey Veteikha » ou dans tout autre passage, et de répéter cela pendant deux semaines consécutives. Même pour le reste de la prière, il faut prier avec l’explication des mots, et alors forcément on dit la prière lentement, et on passe plus de temps et on investit sa réflexion sur le passage choisi pour la méditation.
Dans l’espoir que ces paroles éveilleront le lecteur à prier plus sérieusement, comment devrait-il s’y prendre dans l’ordre correct ?
Il y a bien sûr beaucoup de niveaux dans cela. Premièrement, il y a la notion d' »Omdim Leitpalel » – se tenir prêt pour prier. Une personne doit se détacher de ce qui précédait, et se mettre dans un état d’esprit nouveau. Il va de soi que si on aborde la prière juste après une conversation futile, cela ne fonctionnera pas.
Le Mashpia Rav Mendel Futerfass décrivait trois étapes dans le service divin : la première étape est simplement d’énoncer les mots correctement, que chaque mot soit correctement prononcé. Rav Mendel avait une approche très pratique, et c’est pourquoi il jugeait bon de donner aussi ce type d’instructions, car il y en a pour qui c’est déjà un travail hors du commun. L’étape suivante est de comprendre la signification des mots qu’on dit dans la prière, ce qui est bien sûr beaucoup plus élevé. À la troisième étape, on médite sur les explications de la Hassidout à l’intérieur des passages de la prière, et à ce stade il y a des niveaux sans fin.
Bien sûr, il n’est pas utile de charger toute la prière d’explications, car il n’y a pas de fin et « trop embrasser nuit ». On commence par un psaume dans la prière, ou deux. Et comme je l’ai mentionné plus tôt de la part de Rav Shlomo ‘Haim, quand on aborde l’étape de prier avec une méditation de la Hassidout, on choisit un passage auquel on se sent proche, et dans ce passage on ne se contente pas seulement de l’explication littérale des mots mais on médite sur le contenu du passage tel qu’expliqué par la Hassidout, tandis que pour le reste de la prière on prie avec l’explication des mots seulement.
Après s’être entraîné à cela pendant environ deux semaines, il devient plus facile de s’attarder sur ce passage, et on peut poursuivre avec un autre passage. Quand on s’engage dans la méditation, il arrive parfois qu’au milieu de la prière, et même dans les passages principaux du Chema et de l’Amida, on n’ait déjà plus la force de se concentrer beaucoup, mais ce n’est pas grave. Vous avez déjà « prié » auparavant. Le sentiment d’avoir manqué quelque chose et la frustration de ne pas avoir accompagné toute la prière d’une méditation approfondie viennent parfois de la recherche de la perfection, ce qui n’est pas la voie de la Hassidout.
« Sans prier, on peut accomplir une Mitsva avec toutes ses minuties, mais quand on s’engage dans l »Avodat Hatefila », on commence à ressentir ‘Celui qui exprime le vœu’, Celui qui a ordonné les Mitsvot. C’est l’intériorité de toute la connexion avec le Tout-Puissant. »
Car c’est proche
Il y a de nombreux Juifs qui étudient la Hassidout et veulent investir dans la prière, mais dans les faits, ils n’y arrivent pas. Le problème est qu’on ne sait pas comment relier l’étude à la prière.
Dans le Zohar sacré, il est dit au sujet de la prière : « L’heure de la prière est l’heure du combat ». L’explication simple est que pour prier, il faut combattre toutes les perturbations de la prière – avec l’âme animale qui interfère avec des pensées étrangères (« Qui est cette âme animale ? C’est nous-mêmes »), avec la faim et la fatigue, et c’est un combat très difficile. Cependant, selon cette explication, le combat est pour la prière, mais il n’est pas question que la prière elle-même soit un combat.
Cependant, dans la Hassidout, les choses sont expliquées de manière plus profonde, selon laquelle la prière elle-même est effectivement un combat. Pourquoi ? Parce qu’au moment de l’étude de la Hassidout, avant la prière, on s’occupe de la compréhension des concepts divins abstraits en eux-mêmes – et comme on le sait, il y a une abondance d’explications dans la Hassidout qui élargissent l’esprit sur la divinité et il y a en eux une grande richesse conceptuelle. Mais au moment d’expliquer le concept, c’est encore loin de la personne et il n’y a pas de combat sur cela. Mais le but de la prière, comme mentionné, est de se connecter et de s’identifier pleinement avec ce que la personne a compris auparavant d’un point de vue intellectuel, et c’est là-dessus qu’un grand combat est livré. Il n’est pas du tout facile de transformer ces concepts en quelque chose que le cœur approuve et vit.
Il faut souligner : certains pensent à tort que le travail de la méditation dans la prière signifie de repenser à ce qu’ils ont appris auparavant dans la Hassidout. Ce n’est pas exact. La révision et le résumé des choses doivent faire partie de l’étude elle-même. Par exemple, pendant la prière, on ne s’occupe pas de l’explication du « pouvoir de l’Actif dans le passif » (la vitalité divine qui crée et anime chaque détail de la création), mais du pouvoir de l’Actif lui-même. Ce n’est pas le moment de réfléchir à l’explication des choses, aux preuves qui obligent à ce que ce soit effectivement ainsi, mais dans la prière, nous nous plaçons face à la chose elle-même. Est-ce que je m’identifie au fait que le Tout-Puissant anime chaque détail du monde à chaque instant, y compris cette table sur laquelle nous parlons ? Est-ce ainsi que je me rapporte à mon environnement ? Quand j’examine si c’est une réalité pour moi, je suis « projeté » dans les choses et elles m’emmènent ailleurs.
C’est à cela qu’on appelle un véritable combat. C’est un affrontement face à face, mais c’est aussi un signe de notre rapprochement avec le sujet – le mot « krav » (combat) vient de « karov » (proche). Lorsqu’on s’occupe de la compréhension intellectuelle des choses pendant l’étude, elles restent éloignées de la personne, mais au moment de la prière, on s’efforce de s’identifier aux choses et c’est ce qui nous rapproche.
Alors la réflexion pendant la prière est : est-ce que ma conduite correspond à la compréhension du « pouvoir de l’Actif dans le passif » ? Non. C’est déjà l’étape suivante – le résultat pratique. À la première étape, je dois reconnaître avec mon intellect et « intégrer » qu’il y a une force divine qui crée et anime tout. C’est la vérité véritable, et le fait que je ne le voie pas de mes yeux de chair n’est pas un problème du tout. Pour l’instant, peu importe quel sera le résultat et le changement dans ma conduite qui en découlera, c’est déjà l’étape suivante.
Et pourtant, il semble que même quand on investit cet effort, tout le monde n’y arrive pas.
La raison en est que la personne aborde la prière sans savoir ce qu’elle s’apprête à faire maintenant. Que comptes-tu faire dans cette prière ? Dire les mots ? Réfléchir sur le sens des mots ? Réfléchir aussi aux explications de la Hassidout ? Ce n’est pas encore la prière.
Dans la prière, on ne cherche pas l’intellect, mais l’essence de l’intellect. Dans les discours du Rabbi Rayatz, de mémoire bénie, il explique cela ainsi : comme on le sait, il y a trois aspects dans la connaissance de toute chose – le connaisseur, la connaissance et le connu. Prenons l’exemple de celui qui étudie la sagesse de l’astrologie. Le « connaisseur » est la personne qui étudie la sagesse, la « connaissance » est la sagesse apprise, et le « connu » est les sphères célestes et les constellations elles-mêmes.
Et pour revenir à l’étude de la Hassidout : quand on étudie le « pouvoir de l’Actif dans le passif », c’est la « connaissance ». Qu’est-ce que le « connu » ici ? C’est le pouvoir de l’Actif dans le passif lui-même. Et c’est ce que je recherche dans la prière, le voir d’un point de vue intellectuel. Cela demande des efforts, cela prend du temps, et c’est différent de l’étude.
Il y a une histoire connue sur un Juif simple, des ‘hassidim du Admour Hazaken, qui a prié pendant quarante ans avec un bref concept qu’il avait entendu du Rabbi : « Zakhor veshammor bedibour e’had neemrou » – c’est-à-dire que dans chaque parole, on doit se rappeler et garder « l’Un ». On peut comprendre qu’il n’y a pas ici de « compréhension intellectuelle » à méditer pendant quarante ans, mais il priait avec l’essence de ce concept, et son travail était d’adopter cette perspective dans chaque fibre de son âme.
L’œuvre perpétuelle
Vers la fin, le Rav Goupine parle de son propre chef des élèves qui, dans leur jeunesse, s’étaient investis dans l »Avodat Hatefila », mais avec les années, on ne perçoit plus la même sérieux et le même investissement de leur part :
Comme mentionné, la prière à son niveau simple est l’expression de nos besoins. On prie pour un manque. Certes, dans la Hassidout, on explique que l’essence de la prière est la connexion avec D.ieu, mais au niveau simple, la prière vient comme une requête pour les manques de l’homme.
On peut relier cela à notre sujet. En général, ceux qui commencent à s’occuper de la prière dans leur jeunesse pensent qu’ainsi ils atteindront une certaine plénitude, et c’est pour cette raison qu’au fil des années, cela s’affaiblit en eux jusqu’à potentiellement cesser complètement. En revanche, si on prie avec un sentiment de nécessité – qu’on ne peut faire autrement – et en particulier pour celui qui persévère dans l’étude de la Hassidout, ce qui le dérange encore plus que les choses ne « s’attachent » pas bien à son âme et il comprend qu’on ne peut pas se passer de la prière avec la méditation appropriée – alors il réussit à persévérer également dans un investissement correct dans l »Avodat Hatefila ».
Le Rav Shneor Zalman Goupine est né en 1945, il a grandi en Russie puis sa famille a émigré en Israël en 1949 pour s’installer à Kfar ‘Habad. – Il a étudié auprès du Rav Chelomo ‘Haim Kesselman et a fait partie du groupe d’étudiants (« Kvoutza ») auprès du Rabbi de Loubavitch à New York. – Nommé Mashpia (guide spirituel) à la yeshiva Tomkhei Temmimim de Kfar ‘Habad en 1976, puis Mashpia Rachi (principal) après le décès du Rav Fouterfass en 1995. – Connu pour sa profonde connaissance de la Hassidout et son talent d’orateur/enseignant. – A publié plus de 20 livres d’enseignements ‘hassidiques tirés de ses cours, dont la série « Apprendre à prier » expliquant la prière selon la Hassidout. – Donne de nombreux cours et discours ‘hassidiques à travers Israël, notamment au centre Mayanei Yisrael à Jérusalem.
Le sujet dont nous voulons parler est celui de la confiance en soi soi. Toute la série porte sur l’estime de soi, l’image de soi. Commençons par définir ce qu’est la confiance en soi soi dans le judaïsme et comment cela s’accorde avec la notion que l’homme ne devrait rien penser de lui-même. Aujourd’hui, il y a toute une industrie sur l’estime de soi. Pourquoi en parle-t-on autant de nos jours ? En parlait-on aussi autrefois ? Mais avant tout, définissons ce concept.
Voici une version plus concise du texte, sans développements supplémentaires :
La confiance en soi, c’est se sentir utile et avoir la conviction que notre existence a un sens. C’est avoir conscience que nous sommes là pour accomplir une mission unique qui nous est propre, grâce aux dons et à la personnalité singulière que nous possédons.
Lorsque cette valeur est reconnue et respectée par notre entourage, elle devient aussi vitale à notre épanouissement que l’oxygène l’est à notre corps. À l’inverse, le mépris et l’indifférence la laissent dépérir.
L’estime de soi est un besoin fondamental. Elle est à la base de notre motivation, notre créativité, notre capacité à faire face aux défis de la vie. Une personne qui se sent précieuse et utile trouvera la force de se dépasser et d’apporter sa contribution unique au monde.
Cette confiance se construit dès l’enfance, au travers du regard bienveillant de nos proches. Mais c’est ensuite à chacun d’en prendre soin, en l’enrichissant de réussites et en s’entourant de personnes qui nous confirment notre valeur.
Cultiver l’estime de soi en soi-même et chez ceux dont on a la charge est l’un des plus beaux cadeaux que l’on puisse faire, pour permettre à chacun de s’épanouir et de réaliser son potentiel unique.
Celui qui a de la valeur et reçoit du respect a une présence significative. Il est nécessaire, on a besoin de lui. Cela lui donne de l’assurance car son existence a un sens. Mieux encore, le judaïsme enseigne que l’homme est destiné à être partenaire de D.ieu dans la Création, à déployer lui-même son potentiel créatif.
Une personne heureuse et rayonnante est généralement en train de réaliser quelque chose, de créer ou d’aider les autres. À l’inverse, quelqu’un au visage éteint se sent inutile et sans valeur. La clé est là : son sentiment d’insignifiance.
Développer la confiance en soi, c’est cultiver le sentiment d’être nécessaire et capable de créer et de surmonter les défis. Cela passe par deux actions : s’entourer d’un environnement positif qui nourrit ce sentiment, et se protéger des influences négatives qui cherchent constamment à le détruire en nous.
Une personne équilibrée se sent nécessaire, productive et apte à faire face à la vie. Non par égoïsme mais parce que son existence a un sens. Cela se construit dès l’enfance, dans une famille qui manifeste constamment à l’enfant l’amour et la joie que sa présence procure.
Un des moments les plus marquants de ma vie illustre cela. Il y a quelques années, juste avant de publier un livre sur l’éducation, je suis passé un soir à minuit dans le centre commercial de Kfar ‘Habad, le village de mon enfance où mon père et mon frère ont été Ravs.
Des jeunes traînaient là, comme souvent le soir dans les centres commerciaux. Je suis resté avec eux jusqu’au matin, assis sur le trottoir. À mes côtés, un garçon à peine plus âgé que mes enfants, dont le père respectable, une connaissance de yeshiva, avait seulement deux ans de plus que moi.
J’ai demandé à Mendy pourquoi il ne rentrait pas chez lui, son père devait l’attendre. Sa réponse m’a choqué : « Mon père ne m’attend pas. Pour lui, j’aurais pu naître ailleurs. » Malgré un an passé à écrire sur l’éducation, lire et écouter des conférences, rien ne m’avait préparé à entendre ces mots terribles dans la bouche d’un garçon de 16 ans.
Surpris, je lui ai demandé pourquoi il pensait cela alors que son père subvenait à tous ses besoins. Il m’a répondu : « Mon père fait tout cela pour lui-même. Quand a-t-il fait quelque chose pour moi, pour me montrer que je compte vraiment pour lui ? »
J’ai alors compris l’erreur que nous faisons tous. Nous pensons que l’amour consiste à subvenir aux besoins matériels – offrir une belle chambre, des voyages, des vêtements, des cadeaux. Mais l’enfant dit : « Mon père fait tout cela pour son image, sa réputation, sa conscience. Il remplit son devoir de père. Mais moi, ce dont j’ai besoin, c’est de sentir que mon existence le remplit de joie, que je ne suis pas un fardeau, que je compte réellement pour lui. » L’amour parental commence donc par faire ressentir à l’enfant qu’on est heureux qu’il soit là.
À l’époque, je venais d’envoyer mon fils aîné en internat à la Yeshiva pour trois ans et j’en étais très affecté. Je me désolais à l’idée de ne plus le voir qu’un Shabbat par mois. Mais lors de cette conférence, j’ai entendu quelque chose de votre part, presque par hasard, qui a changé ma vie. Vous avez dit que deux ou trois fois par semaine, il faut téléphoner à son enfant parti au loin, prendre régulièrement de ses nouvelles, s’intéresser à lui.
C’est ce que j’ai fait. J’ai pris sur moi d’appeler chacun de mes deux fils à la Yeshiva presque chaque jour, au retour de mes conférences le soir. Parfois nous ne parlons pas beaucoup, juste une minute pour savoir comment ça va. Mais le simple fait que sur l’écran de son téléphone s’affiche « Papa a appelé », le simple fait qu’il voie que son père a pensé à lui, l’a cherché, cela donne à l’enfant le sentiment d’être important aux yeux de quelqu’un, d’avoir de la valeur.
C’est le premier stade, crucial, pour faire grandir un enfant sain : lui donner par mille petits gestes quotidiens le sentiment qu’on est heureux qu’il soit là. La Torah elle-même commence par là. Rachi dit que le monde a été créé pour le peuple juif, appelé « Réchit ». Avant même de donner la Torah, avant même de faire sortir les Hébreux d’Égypte, D.ieu leur dit : vous êtes mes enfants, vous avez de la valeur à mes yeux, vous avez une destinée supérieure, vous êtes un « royaume de prêtres et une nation sainte ».
La Hassidout enseigne que l’amour de D.ieu est inconditionnel. Au plus bas de l’impureté, sans Mitsvot, D.ieu aime chaque juif. C’est cela qu’un parent doit transmettre : la joie pure de l’existence de son enfant, une affection sans condition.
Mais il y a une deuxième étape : amener l’enfant à prendre conscience qu’il est capable de réussir. Un bon éducateur m’a appris cela et j’y attache une grande importance. L’homme doit apprendre à se dépasser, en relevant des défis à sa portée, en vivant des réussites. Cela développe le sentiment d’être capable, d’être créatif, de pouvoir surmonter ses peurs et son indolence pour réaliser quelque chose.
J’incite constamment mes enfants à faire plus que le minimum, à mémoriser de nombreux chapitres de Michna pour leur Bar Mitsva. J’y mets le prix car je veux qu’ils sachent qu’ils peuvent réussir, qu’ils sont plus forts que leur paresse. C’est une des plus grandes bénédictions qu’un parent puisse donner.
Lorsqu’on exige d’un enfant avec bienveillance de ranger sa chambre ou de bien se tenir, il comprend qu’on croit en ses capacités. À l’inverse, un enfant à qui on passe tout apprend juste à esquiver les efforts. Plus tard, il n’arrivera pas à s’engager dans le travail, dans son couple, dans la vie. Ses parents auront repoussé son éducation sans la lui épargner. L’essence de l’estime de soi est de se savoir capable de réussir, de se dépasser.
En résumé, la confiance en soi soi est l’oxygène de l’âme, elle est vitale. Elle naît dans un environnement aimant, qui donne à l’enfant le sentiment d’être précieux et désiré. Mais il faut aussi, avec bienveillance, amener l’enfant à prendre conscience de son potentiel au travers de défis et de réussites. C’est un grand cadeau à lui faire.
Le lieu où l’on a le plus besoin de se sentir valorisé, c’est dans son foyer. Beaucoup de problèmes de couple viennent de là. Les conjoints attendent de l’autre qu’il les fasse se sentir exceptionnels, importants. Quand ces attentes sont déçues, c’est la crise. Pourtant, l’autre demande la même chose ! Les gens se marient aujourd’hui pour se sentir plus grands, plus accomplis grâce à leur partenaire. En donnant à l’autre le sentiment d’être unique et désiré, par de petites attentions quotidiennes, on renforce son couple et on en ressort soi-même grandi.
De la même façon, ceux qui n’ont pas reçu assez d’amour dans leur enfance doivent faire tout leur possible pour le donner à leur conjoint, sans condition. C’est un défi, mais c’est le plus beau cadeau qu’on puisse faire. Comme le Rabbi disait à propos du temps qu’il consacrait à boire un thé chaque jour avec la Rabbanit : « ces instants m’étaient aussi précieux que de mettre les Tefilines le matin ». Même surchargé, même la veille de Kippour, il faut trouver chaque jour un moment à consacrer à son conjoint, pour construire la confiance et l’estime mutuelle.
En conclusion, l’estime de soi est un besoin fondamental. Elle naît dans une enfance aimante et un environnement positif, qui amène l’enfant puis l’adulte à réaliser son potentiel. Et elle doit constamment être nourrie, dans le couple et la famille, par une multitude de petits gestes du quotidien, pour construire des liens solides et des personnes accomplies.
Le Rav Shneor Zalman Ashkenazi, né en 1980, est un émissaire du Rabbi et Rav de la synagogue centrale de Rashon LeZion en Israël. Il est un conférencier recherché qui écrit et édite également des ouvrages mettant à disposition les enseignements du Rabbi. Né dans une famille hassidique Habad, il a étudié dans les yeshivas Habad avant de partir étudier à la grande yeshiva Tomkhei Temimim à New York en 2000. De retour en Israël en 2003, il s’installe à Rashon LeZion où il est nommé Rav de la synagogue centrale en 2013. Ses cours hebdomadaires sur les discours du Rabbi commentant la paracha de la semaine sont très populaires, atteignant des dizaines de milliers de vues en ligne chaque semaine. Il est considéré comme l’un des principaux diffuseurs d’enseignements en ligne. Il est membre de l’association Mivtza Torah de l’organisation Tseirei Agoudath Chabad et rédacteur en chef du projet Bessod HaParsha.
Vous pouvez consulter le document complet en cliquant ce lien : Etude des 3 chapitres
Lois relatives aux relations interdites (Chapitres 9 à 11)
Chapitre Neuf – Lois de la Nidda et de la Zava (39 lois)
I. Principes de base de l’impureté féminine
Impureté thoranique de la nidda – Une femme contracte l’impureté de nidda ou zava au sens strict de la Torah uniquement si elle ressent physiquement l’écoulement et constate du sang sortant de sa chair. Elle n’est impure qu’à partir du moment de la constatation.
Décret rabbinique sur les taches – Par décret des sages, toute femme qui trouve une tache de sang sur sa peau ou son vêtement devient impure d’ordre rabbinique, même sans sensation physique et même si l’examen interne ne révèle pas de sang.
Impureté rétroactive – Toute femme constatant un écoulement hors du temps attendu ou trouvant une tache est impure rétroactivement depuis vingt-quatre heures, sauf si un examen dans ce laps de temps l’a trouvée pure.
II. Exceptions à l’impureté rétroactive
Cas sans impureté rétroactive – Les femmes constatant un écoulement au moment attendu du cycle, les femmes enceintes, allaitantes, vierges (bétoula) et âgées ne sont impures que depuis le moment de l’écoulement seulement.
Définitions des catégories – Femme enceinte : dès que le bébé se remarque (3 mois). Allaitante : 24 mois après naissance. Bétoula : jamais eu d’écoulement menstruel. Femme âgée : 90 jours après l’âge de vieillesse.
III. Règles concernant les taches de sang
Différence peau/vêtement – Les taches sur la peau n’ont pas de mesure minimale, celles sur le vêtement doivent avoir la taille d’un griss kilki (carré de 3×3 graines de lentille).
Objets ne contractant pas l’impureté – Une tache trouvée sur pierre, terre, engrais, peau de poisson, extérieur de récipient d’argile, ou vêtement de moins de 3×3 doigts laisse la femme pure.
Localisation corporelle – Seules les taches dans la direction du petit bassin rendent impure : talon, intérieur des cuisses et jambes, sommet des orteils, mains (car elles bougent inconsciemment).
IV. Formes et aspects des taches
Formes diverses – Une tache allongée, arrondie, en gouttelettes, ou suivant la largeur de la hanche rend impure si elle se trouve dans la direction du petit bassin, quelle que soit sa forme.
Taches sur vêtements – Tache sous la ceinture : impure. Au-dessus : pure. Sur les manches : selon la possibilité d’atteindre le petit bassin.
Habits portés la nuit – Si elle se dévêt ou revêt un habit la nuit, toute tache le rend impure, ainsi que sur la ceinture.
V. Statut de zava par les taches
Vêtement porté trois jours – Un vêtement porté trois jours consécutifs avec trois taches ou une tache équivalente suscite le doute de zava.
Conditions d’examen – Sans vérification du vêtement et examen personnel durant bein hachémachot du premier jour, même une petite tache suscite le doute de zava.
Combinaison tache/écoulement – Une tache un jour suivie d’écoulement deux jours, ou l’inverse, suscite le doute de zava.
VI. Association des taches dans le temps
Règle des 24 heures – Une tache peut être attribuée à un écoulement dans les 24 heures. Deux taches ne s’associent que si un état de pureté a été constaté entre elles.
Premier exemple temporel – Si elle trouve une tache vendredi à la première heure et constate un écoulement avant la première heure de Chabbat, elle associe la tache à l’écoulement (dans les 24h). Si écoulement à la deuxième heure de Chabbat, elle est impure deux jours car hors des 24h.
Deuxième tache de Chabbat – Si deuxième tache à la première heure de Chabbat après examen de pureté la veille, elle ne compte qu’une tache (dans les 24h). Sans examen, elle compte deux jours distincts.
Troisième tache dominicale – Si troisième tache dimanche première heure, avec examen de pureté entre les précédentes, pas de crainte de zava. Sans examen entre les taches, crainte de zava.
VII. Attribution des taches à des causes externes
Principe général – Une tache sur vêtement peut être attribuée à une cause externe et laisse pure. Sur la peau, le doute rend impure, sauf cause plus probable que pour le vêtement.
Activités salissantes – Abattage d’animaux, contact avec taches, passage au marché des abattoirs permettent d’attribuer les taches du vêtement.
Taches sur peau uniquement – Si la tache n’est que sur la peau (pas sur l’habit) lors d’activités salissantes, elle rend impure car elle devrait aussi être sur l’habit.
Blessures personnelles – Une blessure, même cicatrisée mais pouvant s’ouvrir, permet d’attribuer une tache de sang.
Taches mixtes peau/vêtement – Si trouvée sur les deux, attribution possible à toute cause, y compris vermine écrasée (jusqu’à taille d’un griss).
VIII. Attribution à des proches
Attribution familiale – Possibilité d’attribuer à son fils ou mari ayant du sang ou une blessure.
Limite de l’attribution – On n’attribue pas un sang d’un endroit à un autre (ex: blessure à l’épaule pour tache à la cuisse).
26-27. Règles de volume et couleur – Limitations selon le volume de sang disponible et concordance des couleurs.
IX. Vêtements multiples et partagés
Vêtements superposés – Si elle porte trois vêtements et a une cause d’attribution, elle peut l’appliquer même au vêtement inférieur. Sans cause, même le vêtement supérieur la rend impure.
Ville aux porcs – Dans une ville avec des porcs, on ne tient pas compte des taches sur vêtements.
Vêtements prêtés – femmes impures – Si elle prête son vêtement à une femme ayant ses règles (juive ou non-juive) puis le remet sans vérification, elle attribue la tache à celle qui l’a porté.
Vêtements prêtés – après vérification – Si elle vérifie le vêtement et s’examine avant de le prêter, puis trouve une tache au retour, celle qui a emprunté est impure.
Différence de taille – Une grande femme portant le vêtement d’une petite : si la tache est dans la direction de son petit bassin, elle est impure, sinon elle est pure.
X. Cas de doute collectif
Trois femmes – même vêtement/lit – Si trois femmes portent le même vêtement ou dorment dans le même lit et qu’une tache est trouvée, toutes sont impures. Si l’une s’examine et se trouve impure, les deux autres sont pures.
Attribution selon la susceptibilité – Si toutes s’examinent et sont pures, celle non susceptible d’écoulement (enceinte, âgée, etc.) attribue à celle qui l’est. Si toutes sont dans la même catégorie, toutes sont impures.
Trois femmes sur un lit – Montées du côté des pieds dans l’ordre : tache sous celle du milieu = toutes impures ; sous celle du côté intérieur = elle et sa voisine impures ; sous celle de l’extérieur = elle et sa voisine impures. Sans ordre : toutes impures.
Conditions d’application collective – Ces règles s’appliquent si toutes se sont examinées et trouvées pures sans pouvoir attribuer. Si une ne s’examine pas, les pures lui attribuent la cause.
XI. Test d’identification des taches
Principe du test – Une tache ne rend impure que si on sait qu’il s’agit de sang. En cas de doute avec substance rouge, appliquer sept substances dans l’ordre. Si elle disparaît/s’éclaircit : sang impure ; si inchangée : substance pure.
Les sept substances – Dans l’ordre : salive sans goût, gruau de fèves mâché, urines fermentées, saponaire, salpêtre, terre glaise, potasse. Frotter trois fois avec chaque substance. Ordre obligatoire.
Définitions des substances – Salive sans goût : de celui qui n’a pas mangé depuis le début de la nuit, a dormi la seconde moitié, et n’a pas trop parlé dans les trois premières heures. Gruau mâché : fèves mélangées à beaucoup de salive. Urines fermentées : trois jours ou plus.
Statut final des taches – Femme impure par tache dans ses jours de nidda : doute de nidda, attend sept jours puis s’immerge. Dans ses jours de zava : doute de zava selon le cas. Tout cela est d’ordre rabbinique.
Chapitre Dix – Lois de la femme qui accouche (21 lois)
I. Principes de base de l’accouchement
Impureté de l’accouchement – Toute femme qui accouche est impure comme la nidda, même sans écoulement de sang. Même statut pour enfant vivant, mort ou avorton, selon le sexe et à condition que l’embryon ait une forme finie.
Délai de formation – Fausse couche dans les quarante jours : pas d’impureté d’accouchement. Le quarante et unième jour : doute, elle attend pour garçon, fille et nidda. Forme floue (chapir méroukam) : attendre pour garçon et fille.
Description du chapir méroukam – Corps taille d’une lentille, yeux comme yeux de mouche éloignés, narines comme yeux de mouche rapprochés, bouche ouverte comme épaisseur d’un cheveu. Test à l’huile pour déterminer le sexe.
Autres formes d’avorton – Morceau blanc avec os : impureté d’accouchement. Formes remplies d’eau, sang, insectes, chair sans forme humaine : pas d’impureté.
II. Naissances particulières
Césarienne – Enfant né par césarienne : mère pas impure d’accouchement, pas de jours d’impureté ni de pureté. Sang des douleurs de l’utérus : zava/nidda selon le moment. Sang de la paroi abdominale : impur mais ne rend pas la femme impure.
Naissance par parties – Si bébé sort membre par membre : impureté quand majorité sort. Tête entière = majorité. Si pas découpé : majorité du front suffit.
Main sortie puis rentrée – Impureté d’accouchement d’ordre rabbinique, mais pas de jours de pureté jusqu’à sortie complète ou majoritaire.
III. Formes animales et monstrueuses
Forme d’animal avec visage humain – Si visage semblable à l’humain : considéré comme nouveau-né selon le sexe. Même si le corps ressemble à un animal.
Caractéristiques du visage humain – Doit avoir front, sourcils, yeux, sommet du menton humains. Bouche, oreilles, nez peuvent ressembler à l’animal.
Cas particuliers – Forme de serpent : impureté (yeux arrondis comme l’humain). Homme ailé : impureté. Un œil et une hanche d’un côté : impureté (moitié d’humain). Au milieu : pure (autre créature).
Malformations disqualifiantes – Œsophage bouché, amputé du nombril, crâne bouché, visage effacé, deux sourcils par œil, deux colonnes vertébrales, formes imprécises : pas de nouveau-né. Membres détachés précis : comptent pour la majorité.
IV. Sanedal et placenta
Définition du sanedal – Morceau de chair comme langue de taureau qui s’enroule sur le bébé, formé du sang embryonnaire. Ne se forme qu’avec un bébé. Embryon mâle avec sanedal : attendre pour garçon et fille (crainte que le sanedal soit une fille).
Définition du placenta – Enveloppe épaisse comme outre qui enveloppe l’embryon et le sanedal. Au début : fil de trame, creux comme trompette, épais comme jabot. Minimum un téfa’h.
Règles du placenta – Émission de placenta : attendre pour garçon et fille (pas parce que c’est un embryon, mais parce qu’il n’y a pas de placenta sans embryon). Avorton puis placenta : crainte d’un autre embryon. Nouveau-né viable puis placenta même 23 jours après : associé au nouveau-né.
Ordre d’émission du placenta – Placenta avant nouveau-né viable : crainte d’autre embryon. Placenta en deux fois : compter du premier jour pour l’impureté, du deuxième pour la pureté.
Placenta avec forme animale – Forme animale avec placenta rattaché : pas de crainte. Non rattaché : précaution pour deux embryons.
V. Applications et cas de doute
Absence de jours de pureté – Tous les cas de crainte de placenta : pas de jours de pureté. Émission sans embryon ni chapir méroukam avec sang : nidda/zava selon le cas. Sans sang : pure.
Jumeaux et cas ambigus – Garçon et fille jumeaux : attendre pour fille. Toumtoum ou androgyne : attendre pour garçon et fille. Combinaisons diverses selon les cas de doute.
Femme présumée enceinte – Accouchement sans savoir quoi : attendre pour garçon et fille. Non présumée enceinte : doute d’accouchement, attendre pour garçon, fille et nidda.
VI. Statuts pratiques détaillés
Attendre pour garçon et fille – Interdite 14 jours comme pour fille (7 certains + 7 doute). Jours de pureté : 40 jours seulement comme garçon. Sang après 40 jours avant 80 : doute nidda/zava. Sang au 81e jour : doute nidda.
Attendre pour garçon, fille et nidda – Interdite 14 jours. Sang au 81e jour : doute nidda. Interdite jusqu’au 48e jour comme garçon. Pas de jours de pureté. Tout sang jusqu’à 80 jours selon les jours de statut. Cycle se fixe après 80 jours.
Chapitre Onze – Coutumes contemporaines (19 lois)
I. Évolution historique des règles
Règles thoraniques originelles – Toutes les règles précédentes constituent la loi thoranique appliquée du temps du grand tribunal avec des sages experts en types de sang. Possibilité de consultation à Jérusalem selon « entre un sang et un sang ».
Complexité du décompte – Grande difficulté à tenir le compte des jours de nidda et zava. Même une fille née commence le décompte dès la naissance. Pas d’impureté de zava avant 10 jours (7 nidda + 3 jours suivants).
Décret talmudique – À l’époque du Talmud, doutes sur les aspects du sang et perte des cycles. Les sages ont décrété que tous les jours soient considérés comme jours de zava, tout écoulement comme sang de zava par doute.
II. Coutume de rigueur des femmes juives
Mesure de rigueur supplémentaire – Les femmes juives ont adopté partout : toute femme ayant un écoulement, même une goutte, décompte sept jours de propreté après arrêt, même dans ses jours de nidda. S’immerge la nuit du huitième jour.
Application à l’accouchement – À notre époque, toute accouchante a le statut de zava et doit compter sept jours de propreté. Coutume répandue : même écoulement dans les jours d’attente nécessite nouveau décompte, supprimant tout sang de pureté.
Époque des guéonim – Cette règle supprimant le sang de pureté date des guéonim. La rigueur talmudique ne concernait que le sang impur, pas le sang de pureté après décompte et immersion.
Exception française – En France, on garde la règle talmudique permettant les relations conjugales avec sang de pureté après décompte et immersion post-accouchement. Cela dépend de la coutume locale.
III. Applications contemporaines spécifiques
Sang de l’hymen – Même kétana n’ayant jamais eu d’écoulement : première relation puis retrait. Tout écoulement de blessure interne rend impure, nécessitant sept jours de propreté après arrêt.
Fiançailles – Toute jeune fille acceptant une demande en mariage doit attendre sept jours de propreté puis s’immerger avant les relations, par crainte d’écoulement inconscient dû à l’attirance. Avec érudit : mariage immédiat possible, décompte après.
Caractère irrévocable – Toutes ces rigueurs prises par les femmes juives à l’époque talmudique ne peuvent plus être abandonnées. Obligation de décompte avant mariage sauf cas d’érudit conscient de l’interdiction.
IV. Maintien de certaines règles originelles
Statut des taches inchangé – Les règles sur les taches restent identiques sans nouveauté ni coutume. Tache pure reste pure, tache impure nécessite décompte selon sa taille (sept jours complets ou sept jours de propreté).
Cas de pureté maintenus – Tous les cas où l’accouchante était déclarée pure le restent. Écoulements blancs, verts, morceaux sans sang : pureté maintenue. Rigueur seulement pour sang impur.
Sang de blessure et urines – Blessure interne ou sang avec urines : pureté maintenue. Nouveau décompte seulement pour sang impur, tous les aspects de sang étant désormais considérés impurs.
V. Corrections d’erreurs contemporaines
Erreur sur double décompte – Certains endroits prescrivent à tort sept jours de nidda puis sept jours de propreté. Erreur à ne pas suivre : un jour d’écoulement = sept jours de propreté puis immersion nuit du huitième.
Erreur sur les délais d’accouchement – Certains responsa de guéonim interdisent à tort les relations jusqu’à 40 jours (garçon) ou 80 jours (fille) même sans écoulement après sept jours. Erreur sadducéenne à corriger : obligation de n’observer que sept jours de propreté.
VI. Règles d’immersion et comportement
Obligation d’immersion – Aucune sortie d’impureté sans immersion dans mikvé valide sans séparation entre peau et eau. Simple bain, même avec toutes les eaux du monde, n’élève pas de l’impureté. Seuls mikvé, source ou mer sont valides.
Immersion pendant les sept jours – Immersion durant les sept jours de propreté invalide. Immersion le septième jour : valide a posteriori mais interdite a priori par crainte de relations prématurées.
Comportement durant le décompte – Interdiction de toucher la femme durant les sept jours de propreté, même habillés. Même comportement qu’avec la nidda car passible de retranchement jusqu’à l’immersion.
Tâches domestiques – La nidda fait tous les services conjugaux sauf : laver visage/mains/pieds du mari, lui verser à boire, faire son lit devant lui (par crainte de faute). Même interdiction durant les sept jours de propreté. Elle peut se maquiller pour ne pas être dépréciée.
« L’argent est l’énergie de l’âme, il représente l’énergie même de la vie; selon la façon dont vous l’utilisez, il peut vous libérer ou vous asservir » Le Rabbi
La valeur que bon nombre d’entre nous s’accordent dépend souvent du montant inscrit sur leur relevé bancaire. Plus le chiffre est élevé, mieux ils se sentent. Étant donné l’énergie que nous déployons pour gagner de l’argent, celui-ci représente à nos yeux l’essence même de la vie.
Certains pensent être les seuls artisans de leur réussite, fruit de leur intelligence et de leurs capacités. Voilà le défi de taille que représente la richesse : ne pas se laisser aveugler par son ego mais se rappeler que c’est D.ieu qui nous a donné le pouvoir de prospérer.
La Tsédaka constitue l’un des moyens les plus simples et profonds d’ennoblir le monde matériel, de nous unir à notre prochain et à D.ieu.
Cela ne signifie pas que votre succès n’est pas dû à vos efforts ; bien entendu que si. Vous devez tout mettre en œuvre pour réussir et ne pas seulement attendre que l’argent tombe du ciel. Mais vous devez reconnaître que la bénédiction de D.ieu, et non vos seuls efforts, crée la richesse.
La richesse seule peut être une malédiction. L’argent peut engendrer une anxiété perpétuelle car, quelle que soit la somme possédée, on ne peut jamais être certain de ne pas tout perdre d’une manière ou d’une autre.
Quand on met l’argent en perspective et qu’on comprend la raison pour laquelle il nous a été donné, il devient alors une bénédiction au lieu d’une malédiction. Et en utilisant sa richesse à des fins caritatives et philanthropiques plutôt que de tout dépenser pour satisfaire des désirs passagers, on rend son argent éternel.
Comment la Tsédaka peut-elle transformer l’argent en bénédiction ? La puissance de la Tsédaka vous empêche de vous enliser dans votre seul intérêt personnel. Les actes de bonté et de gentillesse sont vertueux, mais donner de l’argent à des œuvres de bienfaisance constitue le moyen le plus puissant d’élever son âme, car cela revient à donner une part de tout ce que l’on est : ses capacités, ses efforts, ses ambitions, sa compassion.
Lorsque nous reconnaissons que la bénédiction de D.ieu est la source ultime de la richesse, la Tsédaka devient alors l’investissement le plus judicieux qui soit.
La clé de la Tsédaka réside dans la compréhension qu’il ne s’agit pas seulement d’un cadeau pour le bénéficiaire, mais aussi pour le donateur. Le besoin d’être charitable est l’un des plus fondamentaux chez l’être humain ; tout comme nous avons besoin de nourriture, de protection et d’amour, nous avons besoin de partager ce qui nous a été donné. Si une personne riche fait preuve d’arrogance en pensant rendre un grand service, elle se trompe lourdement : c’est elle qui bénéficie du bienfait. Comme le disent les sages : » Le pauvre fait davantage pour le riche que le riche pour le pauvre « .
Si je fais la Tsédaka, n’aurai-je pas moins pour moi ? D’un strict point de vue commercial, on peut arguer que la Tsédaka réduit simplement les ressources financières. Mais lorsque nous reconnaissons que la bénédiction de D.ieu est la source ultime de la richesse, la Tsédaka devient alors l’investissement le plus judicieux qui soit. Si quelqu’un rencontre des difficultés financières dans son entreprise, il devrait augmenter ses dons caritatifs afin d’accroître la bénédiction divine pour la prospérité. Comme le disent les sages : » Donnez pour la Tsédaka, ainsi vous prospérerez « . La Tsédaka ouvre de nouveaux canaux de richesse célestes.
L’appel de notre génération est d’accroître la Tsédaka de toutes les manières possibles. Nous devrions tous être inspirés – et inspirer les autres – à faire de la Tsédaka une partie intégrante de nos vies.
Il existe de nombreuses façons pratiques d’encourager à donner régulièrement à la Tsédaka, quelle que soit la somme.
• Placez une boite de Tsédaka dans les différentes pièces de votre maison, à votre bureau, dans votre voiture.
• Apprenez à vos enfants à donner de l’argent et du temps aux autres.
• Les écoles devraient cultiver la générosité en distribuant régulièrement de l’argent et des biens que leurs élèves pourront transmettre aux personnes dans le besoin, et les entreprises devraient en faire de même pour leurs employés.
Regardez autour de vous et demandez-vous : Qu’ai-je à donner qui pourrait aider quelqu’un d’autre ? Ne vous inquiétez pas de ne pas pouvoir être aussi généreux que vous le souhaiteriez ou de ne pas avoir le temps nécessaire. Quand il s’agit de se donner soi-même, rien n’est trop petit, et rien n’est trop grand.
Simon Jacobson / Toward a Meaningful Life: The Wisdom of the Rebbe Menachem Mendel Schneerson
Dans son bureau à Jérusalem, le Premier ministre Benjamin Netanyahou a accueilli aujourd’hui l’émissaire du Rabbi dans le quartier de Katamon à Jérusalem, le Rav Or Ziv, et la mère endeuillée Rohama Douïno, et les Téfilines de son fils qu’il avait mises. Les détails sur ce qui s’est passé lors de cette rencontre spéciale
Le Premier ministre Benjamin Netanyahou a accueilli aujourd’hui (mardi) dans son bureau le Rav Or Ziv, l’émissaire du Rabbi dans le quartier de Katamon à Jérusalem, et Rohama Douïno, la mère du combattant Moshiko, qu’il a honoré il y a quelques semaines en mettant ses Téfilines, émotionnant des millions de Juifs dans le monde entier.
Cette nouvelle rencontre unique et émouvante a eu lieu à l’initiative de Netanyahou, après l’écho public suscité par le fait qu’il ait mis ces Téfilines à cet endroit. Dans leur conversation, Netanyahou a raconté à quel point il avait été ému de mettre les Téfilines et a partagé l’immense vague de réactions qu’il a reçues, dépassant tout ce qu’on pouvait imaginer.
« Il y a dans ces Téfilines une puissance spéciale de notre peuple », a déclaré Netanyahou. « Et vraiment, les réactions ont été énormes, énormes en ampleur ».
Le Rav Ziv, qui, comme on s’en souvient, a initié le fait que Netanyahou mette les Téfilines et a mené à sa réalisation avec le présentateur chevronné Sharon Gal, a rappelé au Premier ministre sa visite chez le Rabbi.
L’émissaire a répété le message que le Rabbi avait adressé à Netanyahou, de ne pas être impressionné par les nations du monde. Netanyahou a confirmé et mentionné ce que le Rabbi lui avait dit d’allumer « une bougie de vérité ».
Netanyahou a notamment déclaré qu' »il n’y a pratiquement pas un jour où je ne pense pas au Rabbi ».
Netanyahou avait été filmé lundi dans l’hémicycle de la Knesset, lors du débat des 40 signatures qui a eu lieu en séance plénière, lisant le livre sur le Rabbi de Loubavitch « La voie de la vie significative », du Rav Simon Jacobson. Le livre présente les conseils et l’approche du Rabbi pour relever tous les défis de la vie.
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