Jérusalem – Une scène émouvante s’est déroulée récemment dans la salle ‘Keshet Levinson’ au Mur Occidental : un groupe d’enfants secourus de villages palestiniens célébrait leur Bar Mitsva, posant pour la première fois les Tefilines. Les fidèles présents, touchés par cet événement rare, se sont empressés de participer à cette Mitsva en aidant les jeunes garçons à mettre leurs Tefilines.
Parmi ces enfants se trouvait un adolescent d’environ 15 ans, dont la mère est juive et le père palestinien, récemment secouru, qui n’avait pas encore eu l’occasion de célébrer sa Bar Mitsva. Ému, il a confié aux fidèles qu’il avait pris soin de mettre secrètement les Tefilines chaque jour chez lui au sein de son village palestinien. « Il était très ému et a même aidé les autres enfants à mettre leurs Tefilines », racontent les membres de l’organisation qui les accompagnaient.
Le Rav Haïm Kahn, qui encadrait le groupe, a appelé les enfants un par un pour monter à la Torah. Ils ont récité les bénédictions avec une émotion palpable. Depuis la section réservée aux femmes, les mères émues ont perpétué la tradition de lancer des bonbons, tandis que des larmes de joie coulaient près des pierres du Mur Occidental.
Il s’agit de l’histoire d’un groupe de cinq enfants qui, avec leurs mères, ont été secourus de villages palestiniens grâce à l’action sacrée de l’organisation ‘Yad L’Achim’, et ont fait leur Aliyah vers Jérusalem, la ville sainte. C’est là, face au lieu où la Présence Divine n’a jamais bougé, que les enfants ont accepté le joug des Mitsvot.
Auparavant, ils avaient visité de grands rabbins d’Israël pour recevoir leurs bénédictions. Le groupe, accompagné d’une délégation de membres de ‘Yad L’Achim’, a commencé par rendre visite au Rav Binyahou Shmoueli, Rosh Yeshiva de ‘Nahar Shalom’, qui les a chaleureusement accueillis, exprimant son admiration. « Voir des enfants qui auraient pu être actuellement dans leur village avec leur père, et qui, grâce à l’action sacrée et courageuse de ‘Yad L’Achim’, se tiennent ici sur le point de mettre les Tefilines au Mur Occidental, c’est littéralement ‘et les enfants reviendront à leur frontière’ – heureux sont les yeux qui voient cela ! », a-t-il déclaré.
Chez le Rav Ben Tsion Moutsafi, membre du Conseil des Sages de la Torah, le groupe a été reçu avec bienveillance. « Vous avez mérité de donner au Saint béni soit-Il beaucoup plus de satisfaction que moi », a-t-il dit aux enfants. « Vous venez d’une terre étrangère et revenez dans le giron du judaïsme malgré tous les obstacles auxquels vous faites face avec bravoure ».
Après avoir prié sur le Tombeau de Rachel, le groupe s’est rendu au Mur Occidental pour la Mise des Tefilines. La journée s’est terminée dans le bureau du Rav Shmouel Eliyahou à Givat Shaul, qui a chaleureusement accueilli les enfants, écoutant leurs aspirations spirituelles et les encourageant.
Parmi les enfants présents, l’un d’eux fait face à une audience décisive devant un tribunal religieux concernant sa garde et celle de son frère. Le groupe a donc profité de cette journée pour recevoir les bénédictions des grands rabbins et les prières des Bar Mitsva afin de déchirer les portes du ciel pour que tout se passe au mieux. Un autre enfant du groupe comble ses lacunes dans la connaissance de la Torah en participant régulièrement à des cours donnés dans son quartier, en espérant intégrer un cadre d’étude de la Torah dès l’année prochaine.
Cette journée restera gravée dans la mémoire de ces jeunes, symbole de leur retour émouvant vers leurs racines juives malgré l’adversité.

En route pour un pèlerinage sur les tombes des Justes en Ukraine, un groupe de Hassidim de la communauté Satmar de Williamsburg, à New York, a fait une halte imprévue à Berlin. Rapidement, ils se sont retrouvés dans une situation délicate : coincés sur le bord de la route, sans nourriture casher ni possibilité de prier en Miniane, les dix hommes requis pour certaines prières juives.
C’est alors que, malgré les différences qui peuvent parfois exister entre les différents courants du judaïsme orthodoxe, ces Hassidim de Satmar ont eu le réflexe de se tourner vers le Rav Yehouda Teichtel, Chalia’h du mouvement Habad et Ravn de la ville de Berlin.
Sans hésiter, le Rav Teichtel a répondu à leur appel à l’aide. Il a dépêché sur place un « Mitzvah Tank », un de ces véhicules utilisés par Habad pour aller à la rencontre des Juifs et leur permettre d’accomplir les Mitsvot. Grâce à cette intervention, les Hassidim de Satmar ont pu prier ensemble dans ce Mitzvah Tank spécialement aménagé, et y trouver également de la nourriture casher.
Au-delà de l’anecdote, cette histoire est révélatrice de l’état d’esprit qui anime le mouvement Habad. Fidèles à l’enseignement de leur guide spirituel, le Rav Menachem Mendel Schneerson, les émissaires Habad à travers le monde ont à cœur de venir en aide à tout Juif, quelles que soient son origine et son appartenance communautaire.
Comme l’a si bien illustré le geste du Rav Teichtel, la main tendue de Habad ne connaît pas de frontières. Une leçon d’unité et de fraternité qui mérite d’être soulignée, à l’heure où le monde a plus que jamais besoin de ponts plutôt que de murs.
En ce moment même se déroule au lycée ‘Habad Beit Hanna à Jérusalem une visite spéciale de l’ambassadeur du Japon en Israël Mizushima Koichi et de son épouse | Il s’agit d’une clôture de boucle historique et émouvante : au lycée ‘Habad se tient une exposition soignée et historique sur l’action de l’ambassadeur pendant la Seconde Guerre mondiale, Chiune Sugihara, qui a sauvé des milliers de Juifs et la Yechiva Tomchei Tmimim à Shanghai. L’ambassadeur actuel est venu voir l’exposition | Une copie du certificat de Juste parmi les Nations reçu par l’ambassadeur Sugihara lui a été remise à lui et son épouse.
Ce matin (lundi) se déroule au lycée ‘Habad Beth Hanna à Jérusalem, dirigé par le Rav Tovia Bloy, une visite spéciale de l’ambassadeur du Japon en Israël Mizushima Koichi et son épouse. Il s’agit d’une clôture de boucle historique et émouvante : au lycée ‘Habad se tient une exposition soignée et historique sur l’action de l’ambassadeur pendant la Seconde Guerre mondiale, Chiune Sugihara, qui a sauvé des milliers de Juifs et la Yechiva Tomchei Tmimim à Shanghai. L’ambassadeur actuel est venu voir l’exposition.
Une copie du certificat de Juste parmi les Nations reçu par l’ambassadeur Sugihara lui a été remise à lui et son épouse.
À Beit Hanna, dans le cadre des cours d’histoire, se tient une exposition fascinante et « historique », intitulée « De la poussière je me relèverai », sur le sujet du périple des yechivot à Shanghai, Tomchei Tmimim ainsi que la Yechiva de Mir.
Il s’agit d’un événement soigné, puissant et unique, organisé en partenariat avec les « Archives du Kiddoush Hachem ».
L’ouverture de l’événement est honorée par l’ambassadeur japonais et son épouse, ainsi que par la famille Ashkenazi dont le chef de famille, Rav Gaon Meir Ashkenazi, était le Rosh Yeshiva et le rabbin de Shanghai.
L’exposition est un atelier vivant et multisensoriel, intégrant des technologies.
Les mères des élèves sont invitées à une visite spéciale ce soir, lundi, pour voir l’exposition soignée.

Une rare pièce de monnaie de l’époque de la révolte de Bar Kokhba, portant le nom « Elazar le prêtre » en ancien hébreu, a été découverte dans la réserve naturelle de la falaise des Failles. Ceci, ainsi que trois autres pièces de monnaie de la révolte, portant le nom « Shiméon ». La pièce a été trouvée dans le cadre d’une campagne d’exploration des grottes du désert de Judée menée par l’Autorité des antiquités en partenariat avec le ministère du Patrimoine et l’officier d’état-major pour l’archéologie de l’administration civile, visant à atteindre les trésors anciens du désert avant les pilleurs.
Il existe plusieurs hypothèses dans la recherche concernant l’identification d’Elazar le prêtre, dont le nom figure sur la pièce de monnaie. Selon l’une des hypothèses, il s’agit de Rabbi Elazar haModaï – un tanna (sage juif) contemporain de Rabbi Akiva, et l’un des disciples de Rabban Yohanan ben Zakkaï. Rabbi Elazar haModaï occupait probablement une position religieuse centrale pendant la révolte de Bar Kokhba, et il résidait dans la ville de Beitar – siège du quartier général de la révolte. Le Talmud raconte que Rabbi Elazar haModaï a trouvé la mort dans la ville de Beitar, probablement pendant la révolte.
Sur un côté de la pièce de bronze découverte est gravé un palmier, et de chaque côté du tronc apparait l’inscription « Elazar le prêtre » en ancien hébreu. Sur l’autre face de la pièce figure une grappe de raisins entourée de l’inscription « Première année de libération d’Israël » en ancien hébreu.
Depuis 2017, une équipe d’archéologues de l’unité de prévention du pillage de l’Autorité des antiquités explore méthodiquement le désert de Judée, dans le but d’atteindre les artefacts précieux avant les pilleurs. Parmi les découvertes exhumées dans le désert dans le cadre de cette campagne figurent des parties d’un rouleau des Douze Prophètes, des épées de fer dans leur fourreau de l’époque romaine, le panier tressé le plus ancien au monde, etc.
« Nous invitons le grand public à se joindre à nous la semaine prochaine, pour la septième saison de fouilles dans le désert, afin d’aider à sauver les artefacts archéologiques du désert de Judée qui sont en danger de pillage », déclare Eli Eskozido, directeur de l’Autorité des antiquités. « Le public est invité à un peu d’évasion et de sionisme, à venir creuser bénévolement sur le site archéologique des grottes Murabba’at dans le Nahal Darga avec l’équipe d’archéologues de l’Autorité des antiquités. Les fouilles dans le désert ne cessent de surprendre, et nous espérons pouvoir parler cette année encore de découvertes significatives. »
Compte tenu de la situation explosive dans le nord et de la poursuite de la guerre à Gaza jusqu’à l’effondrement du Hamas, nous nous sommes entretenus avec l’orientaliste et chercheur principal du Centre Begin-Sadate, le Dr Edy Cohen. Le Dr Cohen est une figure bien connue dans le monde arabe, commentateur dans les médias arabes, et compte plus d’un demi-million d’abonnés. Natif de Beyrouth au Liban, il parle couramment l’arabe et est un expert du Hezbollah.
Il parle couramment l’arabe et comprend leur langue et leur mentalité. Son père a été assassiné au Liban par des organisations terroristes et il en a lui-même été expulsé.
Nous avons commencé par une question générale sur le Liban et sur ses années d’enfance dans ce pays alors dirigé par les chrétiens, jusqu’à l’arrivée du Hezbollah qui a imposé sa domination sur le Liban et dicte désormais la situation dans un pays qui était paisible et sans aucun affrontement sécuritaire avec Israël.
« Le Liban a été créé par les Français pour les chrétiens », commence le Dr Edy Cohen, et il ajoute : « Les chrétiens craignaient les musulmans, à cause des Ottomans qui avaient exterminé un million et demi d’Arméniens en 1915. Les chrétiens avaient très peur et ce sont eux qui ont demandé aux Français de leur créer un État. »
« Les Français ont créé un État et l’ont appelé Liban. Mon arrière-grand-père y est né. Les chrétiens ne savaient pas préserver le Liban et petit à petit les musulmans l’ont conquis, principalement à cause de la démographie : les musulmans ont eu beaucoup d’enfants, tandis que les chrétiens ont diminué. Au début de la guerre civile, la plupart d’entre eux se sont enfuis. Au départ, les chrétiens représentaient 70% de la population libanaise. Ces dernières années, ils ne constituent plus que 30%. »
Israël est confronté à un dilemme difficile. Nous entendons tous les jours que le Hezbollah lance des missiles ou des drones vers Israël. Les habitants du nord ont été évacués de leurs maisons. Israël doit-il frapper le Hezbollah avec force ou utiliser des moyens diplomatiques contre lui ?
« Ce sont les Iraniens qui ont créé le Hezbollah et se tiennent derrière lui. Les Iraniens créent des milices partout où il y a des chiites, afin de promouvoir leurs intérêts et ceux des chiites dans tout le monde arabe. Leur modèle de référence était au Liban et il a réussi. »
« Ce modèle a été reproduit en Irak, en Syrie et au Yémen. Ils ont aussi essayé de le reproduire à Bahreïn, mais là-bas il a échoué », précise le Dr Cohen.
Le Dr Cohen martèle le message : « Il est évident qu’Israël doit entrer en guerre. Que peut-on attendre d’autre, que les problèmes se résolvent d’eux-mêmes ? »
« Revenons au 7 octobre. Le Hezbollah avait installé deux tentes en territoire israélien. Il a tenté de provoquer, sans succès. Maintenant, il nous défie en tirant des missiles vers le nord du pays vidé de ses habitants. On ne peut pas attendre et leur laisser les rênes pour mener la guerre contre nous. »
Le Commandement de l’Intérieur nous prépare à des scénarios difficiles en cas de guerre avec le Liban. Comment peut-on éradiquer le Hezbollah ?
« Il n’existe aucun accord politique avec le Liban. On a déjà vu ce film avec le gouvernement de Lapid, il y a un an et demi, lorsque tout le monde était naïf et croyait qu’après la concession par Israël d’une partie de ses eaux territoriales au Liban, le calme régnerait pendant de nombreuses années. Toutes sortes d’ex-généraux soutenaient Lapid pour conclure cet accord absurde et fallacieux, dont nous voyons aujourd’hui les conséquences désastreuses.
Les Américains, avec l’aide de leur représentant Hochstein, tentent de nous amener à une sorte d’accord avec le Hezbollah. Peut-on seulement lui faire confiance ? Ce ne sont que balivernes et sottises. Aujourd’hui, il dit une chose, demain il dira : « Cours après moi, je veux prier à Al Aqsa. » Ses exigences risquent de nous conduire à une situation intenable. Il ne faut céder à aucune idée qui à terme mènerait à la victoire du Hezbollah. Un accord politique ne fonctionne pas avec une organisation terroriste. »
Le Liban est un jeune pays avec beaucoup de conflits. Y-a-t-il une chance qu’il parvienne à déloger le Hezbollah de son territoire ou en réalité le Hezbollah a-t-il conquis le Liban par le biais des Iraniens ? Comment réagit la majorité du peuple libanais aux agissements du Hezbollah ?
« Le peuple libanais chrétien s’oppose résolument au Hezbollah, bien sûr, mais en fait c’est lui qui contrôle tous les paramètres dans le pays et dicte les décisions », dit le Dr Edy Cohen, et il ajoute : « Il ne fait aucun doute que le Liban a été conquis par l’Iran. Les gens du Hezbollah – leur loyauté aux chiites, leur endoctrinement, leur idéologie religieuse, parlent d’Al Abi Talib, cousin de Mahomet et mari de Fatima, de Hussein. Aujourd’hui les chiites sont loyaux au Guide Suprême iranien Khamenei, qui équivaut au Pape. C’est une organisation religieuse extrémiste délirante ».
Comment faut-il discuter avec cette entité extrémiste ? Le Dr Cohen est catégorique : « Nulle discussion diplomatique avec eux, seulement par le biais de bombardements. »
« Il ne peut y avoir d’accord avec une organisation terroriste qui veut nous détruire. (…) Aucun accord ne tiendra, pas même une minute, comme celui signé par Lapid. »
Pourquoi Nasrallah ne lance-t-il pas une guerre plus intense contre Israël ?
« Selon ce que Nasrallah lui-même a dit, la majorité du peuple libanais ne veut pas de destruction. Certains, en particulier les chrétiens, disent : Ce n’est pas notre problème. Ce sont les Palestiniens qui ont causé notre guerre civile en 1975. Les musulmans ont un peu de sympathie, mais c’est tout. Ils ne veulent pas détruire leur État pour une quelconque sympathie.
Personne ne veut la guerre, et Nasrallah le premier. Il veut maintenir la situation à feu doux, pour pouvoir dire à l’étranger qu’il agit pour les Palestiniens. En fait, Nasrallah craint que le Liban ne soit détruit dans une guerre.
Si le Liban est détruit, qui financera sa reconstruction ? Les Saoudiens ne sont pas avec lui, les pays du Golfe non plus. Il hésite donc car il sait qu’il va perdre. Actuellement, il gagne sur tous les fronts. Il ne fait pas la guerre, mais il passe pour se battre contre Israël. »
Israël a échoué face à la propagande anti-israélienne dans le monde musulman. Le fait que des millions de personnes en Europe et aux États-Unis pensent que nous sommes les agresseurs contre les Arabes est la preuve que nous avons échoué. En tant qu’expert mondial en communication, que pensez-vous que nous devrions faire ?
Le Dr Cohen dit avec chagrin : « Il ne fait aucun doute que nous avons échoué en matière de communication dans le monde. La communication avec le monde arabe est différente de celle avec le monde occidental. Nous avons échoué, pour de nombreuses raisons, mais la principale est que nous n’investissons pas dans la communication. Nous avions un ministère qui a été fermé.
Nous devons faire plus de propagande que de simple explication. De la propagande, pas seulement de la communication. Que signifie même la communication ? Expliquer quoi ? Que le Hamas nous a tués ? (…) Israël ne veut pas le faire. C’est le problème. Elle ne veut pas. Elle a peur. Peur du mot propagande.
Il ajoute avec un sarcasme cinglant à propos de toute la gestion de cette question : « Il n’y a pas d’investissement. Pas d’investissement dans les gens, pas de cours. Pas d’apprentissage de l’arabe si nous parlons du monde arabe. La situation est lamentable et reste lamentable. Netanyahu ne croit pas en la communication, je te le dis. Il croit en lui-même pour expliquer. C’est l’explicateur international : il ne croit pas en les autres. (…) Le ministère des Affaires étrangères est contre moi. J’ai supplié de les aider pendant la guerre. J’ai supplié « Aidez-vous de moi », j’ai des centaines de milliers d’abonnés. Je fais des vidéos tout seul. Personne ne me reconnaît, personne ne demande. J’ai supplié pour les aider. Ils n’ont pas répondu. Ils s’en fichent. Il n’y a pas de conscience. Pas de volonté de s’occuper de communication. »
Les musulmans conquièrent l’Europe et les États-Unis sans être inquiétés et alimentent des actes antisémites contre les juifs du monde, d’autant plus que ces pays cèdent aux exigences des musulmans. Que peut-on faire contre ce phénomène ?
« Oui, l’Europe est conquise. Les États-Unis sont conquis », dit le Dr Cohen, et il ajoute : « La tête du serpent, c’est le Qatar. L’argent qatari achète des hommes politiques, construit des mosquées.
Je ne sais pas comment lutter contre la montée de l’antisémitisme en Europe ou aux États-Unis, mais le principal à retenir est que nous devons combattre le Qatar qui injecte d’énormes sommes d’argent pour attiser l’antisémitisme contre les Juifs. Je ne comprends pas pourquoi nous courrons toujours après le Qatar alors que toutes les négociations pour la libération des otages se déroulent sur son territoire.
Le Qatar est la tête du mal. Il achète des politiciens dans le monde entier. Il achète des gens, construit des mosquées. Ce sont les Qataris qui propagent l’islam radical. Nous devons d’abord lutter contre le Qatar.
Je ne comprends pas pourquoi nous ne fermons pas immédiatement Al-Jazeera, qui propage le mal contre nous. Notre réflexion n’est pas bonne. »
Gaza et le Liban, le Hamas et le Hezbollah – communiquent-ils entre eux sur la manière de procéder contre Israël ?
« Bien sûr », dit notre éminent interviewé, et il précise : « Le Hezbollah n’est pas seulement contre Israël, il collabore avec le Hamas. Dans l’opération Gardien des Murs, ils ont mis en place un quartier général commun. Ils l’ont appelé la salle de guerre des factions palestiniennes.
Il s’agit d’un QG reliant Gaza, le Yémen, le Liban, la Judée-Samarie, les factions palestiniennes et le Hezbollah. Ceci constitue en fait la guerre multi-fronts. »
Sommes-nous naïfs en acceptant toutes sortes d’accords avec le Hamas alors qu’il dicte ses exigences pour la restitution des otages ?
« Évidemment, nous sommes naïfs », s’exclame l’orientaliste Dr Cohen. « On ne doit mener aucune négociation avec des organisations terroristes. En conséquence de ces pourparlers, ils pourraient continuer à enlever des Juifs et demander en échange des rançons de plus en plus exorbitantes. Notre stupidité est sans limite. On court en Égypte, on court au Qatar qui se moque de nous tout le temps. On ne doit pas céder à tous ces crieurs qui réclament un accord maintenant. Cela ne fait que nous éloigner de la victoire et de la libération des otages. »
Mon interlocuteur craint-il pour sa vie car l’ensemble du monde arabe suit ses publications ?
« Je ne crains rien mais je suis prudent, dit-il. Oui, quand j’étais à l’étranger, ce n’était pas sympathique, j’ai essayé de ne pas entrer dans des endroits où il y avait des Arabes. Mais je n’ai pas peur, les menaces contre moi ne font que me renforcer. »
Compte tenu de tous ces éléments, mon interlocuteur pense-t-il que nous pourrons vivre en sécurité après avoir maté le Hamas, ou si nous cédons aux exigences américaines pour que le Fatah contrôle Gaza, la situation pourra-t-elle revenir à la normale ?
« Même si nous matons le Hamas, nous devrons toujours agir pour arrêter le transfert d’armes du Soudan et de l’Égypte. Il y aura toujours des organisations qui voudront nous tuer. Même après avoir vaincu le Hamas, il reste beaucoup de pain sur la planche. Et si nous traversons cette passe avec le Hezbollah, dans quelques années il resurgira avec de nouvelles exigences. Malheureusement, nous ne pourrons pas nous reposer sur nos lauriers. »
« Va immédiatement dans le ghetto de Kaunas et sauve la vie de Rabbi Morde’haï Feigrimanski», dit le personnage dans le rêve. Antol se réveilla sous le choc. Une sueur froide inonda son visage. C’était son père, déjà décédé, qui était soudainement apparu dans son rêve avec cette étrange instruction.
Antol était un Juif vivant à Kaunas, la deuxième plus grande ville de Lituanie. Avant la guerre, la population juive représentait un quart des habitants de la ville, et la vie juive y foisonnait.
Cependant, certains Juifs tentaient de s’intégrer parmi la population locale au détriment de leur judéité. Antol en faisait partie. Il s’était converti, avait épousé une non-Juive et vivait en tant que non-Juif. Lorsque la persécution des Juifs commença, Antol se sentait en sécurité. Il avait ainsi échappé aux nazis et personne ne savait qu’il était juif.
Au début, il rejeta le rêve. Ce n’est qu’un faux rêve, se dit-il. Mais son père ne le laissa pas tranquille. Nuit après nuit, il apparut dans ses rêves, répétant la même demande – aller sauver Rabbi Morde’haï Feigrimanski du ghetto.
Rabbi Morde’haï Feigrimanski était une figure exemplaire dans la ville…
Une nuit, Antol eut un échange animé avec son père dans le rêve. « Comment vais-je faire ?! », s’exclama-t-il. « Vais-je aller au ghetto et demander à voir Rabbi Morde’haï ? Ma vie serait en danger ! »
« Tout ce que tu as à faire », répondit le père dans le rêve, « c’est d’aller maintenant à la clôture du ghetto. Le premier Juif que tu rencontreras sera Rabbi Morde’haï. » Le père ne s’arrêta pas là et décrivit à son fils la voie prévue pour le sauvetage grâce à laquelle il pourrait sauver Rabbi Morde’haï.
Antol s’éveilla ébranlé de son rêve. Cette fois, il comprit que c’était sérieux. Il s’habilla et se rendit vers le ghetto.
Arrivé à la clôture, il remarqua la silhouette d’un vieil homme. « Tu es Rabbi Morde’haï Feigrimanski ? », demanda-t-il à voix basse à l’homme de l’autre côté de la clôture. « En effet, c’est moi », répondit le Rabbi Morde’haï…
Le récit continue en décrivant comment Antol aide Rabbi Morde’haï Feigrimanski à s’échapper du ghetto via un tunnel et l’amène chez lui. Mais le Rabbi est choqué d’apprendre qu’Antol vit avec une femme non juive. Il insiste pour quitter la maison, malgré les supplications d’Antol qui implore son pardon. Après un délai d’un jour, Antol finit par se résoudre à se séparer de sa femme. À la surprise générale, elle ne le dénonce pas aux nazis. Antol et le Rabbi restent cachés un an jusqu’à la fin de la guerre.
Sous l’influence du Rabbi Morde’haï Feigrimanski, Antol retourne au judaïsme. Il devient un Baal Teshouva complet, émigre aux États-Unis et y raconte le miracle de son sauvetage.
Après la Shoah, Rabbi Morde’haï Feigrimanski émigre à Bagneux en banlieue parisienne où il enseigne la Torah à des élèves. Malheureusement, il ne vivra pas longtemps et décède en 1950 à l’âge de 47 ans. Sa dépouille est ramenée en Israël pour y être enterrée à Bnei Brak.