Kinous Hachlou’him 5784 : Erev Chabbat Hayé Sarah dans le quartier de Crown Heights





































































































































































































































































































































































































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Le premier jour de la plus grande conférence Rabbinique au monde a vu les Chlou’him se réunir pour des sessions abordant des sujets sensibles et d’actualité auxquels est confronté le peuple juif dans le monde entier.
Des sujets, notamment la gestion de l’antisémitisme, la santé mentale et la situation en Israël, ont été animés par des experts dans les domaines respectifs. Les Chlou’him ont participé à des symposiums axés sur la démographie et à des groupes de réflexion qui couvraient tout l’éventail de la vie juive, de la manière d’engager les jeunes familles à responsabiliser les adolescents et les jeunes professionnels pour qu’ils prennent des rôles de leadership dans la vie juive ainsi que prendre soin des personnes âgées. Les ateliers sont un espace de networking et de créativité, avec des implications qui se répercutent dans le monde entier.
«Face aux adversités actuelles, de nombreux Juifs ont découvert un nouveau sentiment de connexion à leur foi et à leur identité», déclare le Rav Moshe Kotlarsky, président de la Conférence internationale des Chlou’him, « Les Chlou’him ont été sans relâche à l’avant-garde, fortifiant l’esprit et la résilience de leurs communautés. Le Kinous de cette année arrive à un moment critique de l’histoire de notre peuple, et nous espérons qu’il servira de source d’énergie, de connexion et de vision pour l’avenir. »






















































































































































Le don de soi d’Avraham, Père de tous les enfants d’Israël, à l’occasion du mariage de son fils Itz’hak et de Rivka :
Avraham envoya son serviteur Eliézer chercher un parti pour son fils Itz’hak. Rachi écrit qu’Avraham ‘avait écrit un acte de donation au profit d’Itz’hak qui incluait tout ce qu’il possédait, afin qu’ils s’empressent d’envoyer vers lui leur fille’. ‘Tous les biens de son Maître’ étaient dans la main d’Eliézer’, car d’après le sens simple Avraham voulut qu’à la vue de tout cet argent les parents de la fiancée n’hésiteraient pas à donner leur fille à Itz’hak.
Plus profondément, le Rabbi explique que ce mariage entre Itz’hak et Rivka est le premier mariage Juif après que fut ordonné par D.ieu la Mitsvah de la Brit-Mila. De ce mariage vient tout le peuple d’Israël, jusqu’à la fin de toutes les générations. Le Rabbi met ici l’accent sur le fait qu’Avraham donna à son fils tout ce qu’il possédait. Avraham fit totalement don de lui-même et montra ‘qu’il est le Père de tous les enfants d’Israël, et c’est pour cela qu’il donna tout ce qu’il possédait pour la réussite de ce mariage’.
Chaque Juif est lui-même un Chalia’h qui doit mener à bien la mission qui lui a été donnée par le Rabbi de faire tout ce qui est en son pouvoir pour provoquer la Délivrance finale. Aussi, le Rabbi souligne que de même qu’Avraham a donné tout ce qu’il possédait à Eliezer pour la réussite du mariage de son fils, L’Eternel donne à chaque Juif tout ce qu’Il a pour qu’il réussisse sa mission.
Dans le Dvar Mal’hout le Rabbi nous enseigne que la qualité de notre Maître Moché est celle de Machpia. Moché enseigne la Sagesse de D.ieu exprimée dans la Torah aux enfants d’Israël. Il est donc à l’exemple du soleil dont la lumière éclaire la Terre. A l’opposé, Machia’h représente le Mékabel : ‘celui qui reçoit’, car il est totalement soumis à L’Eternel. C’est pourquoi la lumière du Machia’h est comparée à celle de la lune car toute la lumière de la lune provient du soleil.
Deux qualités essentielles d’un Chalia’h :
Chaque Juif doit posséder ces deux qualités, Machpia et Mékabel, pour accomplir sa mission. D’un côté il doit être totalement soumis à la volonté de celui qui l’envoie accomplir une mission. Tout comme la lune qui ne possède pas sa propre lumière, car toute sa lumière provient du soleil lui-même, le Chalia’h doit accomplir la mission qui lui a été donnée sans en changer le moindre détail. Il doit suivre à la lettre les instructions de son Maître et faire preuve d’une totale soumission vis-à-vis de lui, à l’exemple du Machia’h dont la qualité essentielle est celle de Mékabel.
D’un autre côté, chaque Juif doit aussi posséder la qualité de Machpia de Moché, c’est-à-dire qu’il doit savoir exploiter les forces qui lui ont été données par D.ieu. C’est à ce sujet que le Rabbi explique que la valeur numérique de ‘Chalia’h’ est 348, et en ajoutant la valeur de 10, laquelle correspond aux 10 forces de l’âme, on obtient 358 qui est la valeur numérique de Machia’h. De fait, chaque Juif doit penser et comprendre au moyen des forces de son intellect. Il doit toujours se demander de quelle manière influencer les personnes de son entourage et le monde qui l’entoure. Il doit être un Machpia, à l’exemple de Moché qui est comparé au soleil dont la lumière éclaire la Terre.
A la lumière de ce qu’il vient d’être dit il apparaît que Machpia et Mékabel sont deux qualités opposées et c’est précisément ce qui caractérise un Chalia’h, du fait que le Chalia’h est celui qui possède la faculté d’unir les opposés. Il doit être capable de faire preuve de la plus grande soumission vis-à-vis de celui qui l’envoie et en même temps savoir exploiter son propre potentiel.
L’union de l’esprit avec la matière :
Dans le Dvar Mal’hout le Rabbi nous enseigne que le mariage d’Itzhak et de Rivka exprime l’union entre deux choses opposées : l’esprit et la matière. Itz’hak symbolise l’esprit (l’âme) et Rivka symbolise la matière (le corps).
(Dans le langage de la partie profonde de la Torah l’union de l’esprit avec la matière correspond à l’union des Noms divins ‘Mah’ et ‘Ban’ : ‘Mah’ représente la spiritualité et ‘Ban’ représente la matérialité).
Plus encore, Le Rabbi souligne que ce Mariage est profondément lié à l’Union entre le Saint béni soit-Il et l’Assemblée d’Israël qui allait se réaliser plus tard sur le Mont-Sinaï. La Torah est elle-même comparée au contrat de mariage, la Kétouba de cette Union. De manière profonde la Torah n’est pas non plus sans exprimer l’union entre l’esprit et la matière. Au sujet du verset ‘la voix est celle de Yaakov’, l’Admour Hazaken a expliqué que la Torah est appelée ‘la Voix’ car de même que la voix d’un homme unit le sentiment immatériel avec la parole qui est matérielle, la Torah unit l’Esprit divin, ‘immatériel’, avec les lettres matérielles de la Torah, écrites au moyen de l’encre sur du parchemin.
Le Rabbi unit Or ein-sof avec les enfants d’Israël :
Dans le Séfer-ha-Si’hot (5752, ‘Hélek Alef, page 106), le Rabbi écrit que ‘le Machia’h représente l’union entre Ban et Mah car d’un côté il est un homme de chair et de sang (Ban) et d’un côté il est comme le Saint béni soit-Il (Mah) car il est l’envoyé du Saint-béni-soit-Il et ‘l’envoyé est vraiment considéré comme celui qui l’envoie ».
A l’évidence, l’exemple du Rabbi est l’expression du lien de l’esprit avec la matière. Il est celui qui enseigne la Torah ‘Hadacha, l’Essence de la Torah, dont le pouvoir est d’apporter la plus grande chaleur à la froideur de l’intellect.
C’est grâce aux enseignements du Rabbi qu’un homme éveille sa perception du Divin et qu’il parvient à voir et à ressentir la spiritualité qui vit en lui-même et dans ce monde matériel. Le Rabbi parvient à unir l’âme de la Torah au corps des enfants d’Israël car il est celui qui élève nos perceptions et nos sensations, vers la sensibilité du Divin.
A la lumière de ces enseignements du Rabbi, il est possible de dire que le lien qui unit le Rabbi à ses émissaires venus des quatre coins du monde au 770 pour le ‘Kinous-ha-Chlou’him’ est comparable à l’union entre Itz’hak et Rivkah. Le Rabbi est lui-même l’Essence de l’âme d’Israël. A l’image d’Itz’hak, il vit dans un endroit saint et il est lui-même saint. Les Chlou’him vivent en-dehors des quatre coudées du Rabbi, à l’image de Rivkah qui vit en-dehors de la Terre d’Israël, dans la maison de Bétouel et de Lavan, ‘telle une rose au milieu des épines’.
Le Rabbi s’unit à ses émissaires, en leur donnant une mission, et en leur donnant toutes les forces nécessaires pour l’accomplir. Aussi, le rassemblement du Rabbi et de ses émissaires est telle une union que l’on célèbre sous la ‘Houpa. Or, la chose est connue qu’au moment de la ‘Houpa, le ciel s’ouvre pour entendre les prières des nouveaux mariés, et de la même façon pendant le Kinous-Ha-Chlou’him le ciel s’ouvre au-dessus du 770 pour entendre la prière du Rabbi et de ses ‘Hassidim, la prière d’un seul homme avec un seul cœur’ qui demande le dévoilement de notre Juste Machia’h, dès-à-présent avec l’aide de D.ieu.
Un autre exemple du Rabbi au sujet de l’union de l’esprit avec la matière :
Au sujet de l’union entre l’esprit et la matière il est bien de mentionner ici aussi l’enseignement du Rabbi sur la beauté de Sarah. En effet, le Rabbi explique que la beauté de Sarah venait du fait que ‘l’âme de Sarah puisait sa Lumière de la Lumière d’Or ein Sof (la Lumière infinie de D.ieu)’.
‘Sarah était belle à 7 ans comme à 20 ans comme à 100 ans’.
Ce verset de la Torah est au premier abord étonnant car toute personne est soumise à des changements. Le temps agit sur chacun et l’on voit bien que l’aspect du corps change au fil des années. Comment dans ce cas doit-on comprendre que Sarah était belle à tous les âges ? La réponse du Rabbi est que ‘l’âme de Sarah puisait sa Lumière dans la Lumière infinie de D.ieu’ et dans ce cas le temps ne pouvait avoir aucune emprise, ne pouvait exercer aucune influence sur la beauté de Sarah ‘qui était belle, à 7 ans comme à 20 ans comme à 100 ans’*.
*Note : le Rabbi nous enseigne par ailleurs la signification profonde des chiffres 7, 20, et 100 qui composent l’âge de la Vie de Sarah de la manière suivante :
Le chiffre 100 représente le monde spirituel de Kéter, la Couronne qui surplombe l’enchaînement des mondes.
Le Chiffre 20 représente ‘Ho’hmah et Binah : les deux premières Séfiroth du monde d’Atsilout.
Le chiffre 7 représente les six Midot du monde d’Atsilout : ‘Hessed, Gvurah, Tifféreth, Nétsah, Hod, Yessod, et la Séfira de Mal’hout. Ainsi, 127 ans, les jours de la vie de Sarah évoquent la descente et le dévoilement de la Lumière divine depuis la Séfira de Kéter jusque dans le monde matériel. En d’autres termes, 127 évoque le travail des enfants d’Israël de faire de ce monde matériel une demeure pour l’Essence divine.
Résumé : la mission de chaque Juif consiste à faire de ce monde matériel une demeure pour l’Essence divine. Ainsi, réaliser l’union de l’esprit avec la matière consiste à relier l’étude de la partie révélée de la Torah avec sa partie profonde. De relier également les forces profondes de notre âme (l’Essence de l’âme Juive) avec les forces de l’âme qui s’habillent dans le corps (l’intellect, les sentiments, et l’action). La réussite de notre mission implique un attachement profond au Maitre de notre génération, le Rabbi.
Les 8 princes célestes sont 8 personnalités des générations passées qui continuent à influencer les âmes d’Israël par leur dimension transcendantale. Ils sont mentionnés dans la prophétie de Michée, et identifiés dans le Talmud comme étant : Jessé, Saül, Samuel, Amos, Sophonie, Sédékias, le Machia’h et Élie.
La différence avec les 7 bergers est que les 7 bergers influencent les âmes d’Israël de façon interne, alors que les 8 princes célestes influencent de façon externe. Ainsi, Moïse fait partie des 7 bergers, et Élie des 8 princes célestes, le premier agissant de façon interne et le second de façon externe.
Concernant leur racine, les 7 bergers sont supérieurs car ils influencent de façon interne, contrairement aux princes célestes qui le font de façon externe. Cependant, les princes célestes ont un avantage quant à leur racine, leur âme provenant d’un monde supérieur, même s’ils influencent de l’extériorité de ce monde supérieur, alors que les bergers viennent de l’intériorité du monde inférieur.
Plus précisément, la racine des 8 princes célestes se trouve dans les 8 premiers arrangements parmi les 13 arrangements de « la barbe d’Ari’h Anpin », qui sont de dimension transcendantale. En effet, l’arrangement « Il a créé la bonté pour des milliers » est de dimension interne, car « des milliers » renvoie à « Je t’enseignerai la sagesse, Je t’enseignerai l’intelligence », où le père et la mère sont nourris des 2 constellations de « la barbe d’Ari’h Anpin », ce qui est interne. Mais les 8 premières constellations, avant « pour des milliers », sont transcendantales, et c’est de là que viennent les 8 princes célestes.

































































































































































































Le consul général a d’abord rencontré le Rav Yehuda Krinsky, président de Merkos, en compagnie de Baila Olidort, directrice de la communication pour ‘Habad, Yirmi Berkowitz et le Rav Yaacov Behrman, attaché de presse de ‘Habad.
Lors de la réunion, le Rav Krinsky a raconté comment le Rebbe l’avait envoyé à Kfar ‘Habad, en Israël, à la suite de la brutale attaque terroriste qui y avait eu lieu en 1956. Ils ont parlé de l’augmentation choquante de l’antisémitisme à travers le monde et du rôle unique de ‘Habad pour aider les communautés de nombreuses façons.
Après la réunion, le consul général s’est rendu dans la pièce du Rebbe où il a rencontré le Rav ‘Haïm Boruch Halberstam et a passé un moment en prière.
Ils ont ensuite visité la salle de communication du WLCC et ont fait une visite guidée avec le Rav Mendel Eisenbach. Puis ils ont marché à travers la synagogue principale du 770 au rez-de-chaussée, et ont rencontré plusieurs étudiants yeshiva originaires d’Israël.
Le consul général et le consul général adjoint se sont ensuite rendus au siège international de ‘Habad on Campus, où ils ont rencontré le Rav Yossy Gordon, PDG de ‘Habad on Campus International, le Rav Avi Weinstein, directeur de l’exploitation de ‘Habad on Campus, Thom Waye, directeur de la stratégie de ‘Habad on Campus, ainsi que l’activiste communautaire Shaya Gordon.
Lors de la réunion, ils ont discuté de la hausse horrifiante ces dernières semaines de l’antisémitisme sur les campus, et de la manière dont ‘Habad assiste les étudiants du monde entier pendant cette période.
‘Habad on Campus International fournit des ressources éducatives essentielles et des subventions aux émissaires et aux étudiants, aidant à lutter contre l’antisémitisme et à inculquer un fort sentiment de fierté juive dans les campus du monde entier. Il s’agit notamment de la Force opérationnelle contre l’antisémitisme, du guide des outils pour Israël et d’autres initiatives et ressources solides.
« Avec les troubles sur les campus du monde entier, il est crucial qu’aucun étudiant ne se sente seul », a déclaré le Rav Yossy Gordon. « En travaillant ensemble avec le consulat et d’autres partenaires, nous pouvons faire en sorte que la fierté et la force juives parmi les étudiants juifs sur le campus restent une réalité ferme. »






















































































