Vendredi 8 mars 2024 à 10h30 : Kovets de Vayakhel – Likouté Si’hot volume 11, 2ème Si’ha,  par le Rav Levi Azimov

Vendredi 8 mars 2024 à 10h30 : Kovets de Vayakhel – Likouté Si’hot volume 11, 2ème Si’ha, par le Rav Levi Azimov

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Le don de soi exceptionnel de Betsalel
dans la construction de l’Arche Sainte
Source : Likouté Si’hot volume 11, deuxième Si’ha sur Vayakhel

 

 

La paracha Vayakhel relate la construction du Mishkan, le Sanctuaire portatif qui accompagna les Hébreux dans le désert. Au cœur de ce Sanctuaire se trouvait l’élément le plus sacré : l’Arche Sainte, coffre en bois de chittim recouvert d’or, destiné à abriter les Tables de la Loi.

Le verset dit : « Et Betsalel fit l’Arche en bois de chittim, longue de deux coudées et demie, large d’une coudée et demie et haute d’une coudée et demie ». Cependant, Rachi explique que cela ne signifie pas que Betsalel réalisa seul l’Arche. En effet, la Torah précise ensuite : « Tu feras un couvercle (Kaporet) en or pur ». Nos Sages expliquent que ce couvercle avait une épaisseur d’un tefach (environ 8 cm). Vu le poids énorme de l’or nécessaire au Kaporet et aux imposants Chérubins qui l’ornaient, plusieurs personnes durent prendre part à leur réalisation. C’est pourquoi le verset dit aussi « Ils feront l’Arche » au pluriel.

Que signifie donc l’affirmation que Betsalel fit l’Arche ? Rachi précise que cela met en lumière son investissement hors du commun : « Il donna de sa personne (nafcho) dans ce travail, plus que les autres Sages ». Le Likouté Si’hot approfondit ce point. Betsalel était le maître d’œuvre du Mishkan, rempli d’un esprit divin de sagesse, de discernement et de science pour mener à bien sa mission. Pour tous les autres ustensiles, la Torah ne mentionne pas qui les fabriqua. Mais pour l’Arche, le texte souligne l’engagement de Betsalel, qui alla jusqu’à sa réalisation concrète (meléchét), et pas seulement sa conception.

Un tel don de soi a le pouvoir de transcender et d’élever toutes les capacités d’une personne, explique la ‘Hassidout. Lorsqu’un homme se dévoue totalement, cet engagement transfigure tout son être. Betsalel hérita ce trait de caractère de son grand-père ‘Hour qui fit don de sa vie pour empêcher la faute du Veau d’Or. Ce sacrifice suprême, à l’opposé de la profanation du Veau d’Or, se transmit à Betsalel qui sut le sublimer dans la construction de l’Arche portant la Parole Divine.

Cependant, pour atteindre un tel niveau d’abnégation, l’homme doit gravir un échelon après l’autre. C’est le sens de la discussion entre Moïse et Betsalel sur l’ordre de construction du Sanctuaire. Moïse pensait qu’il fallait commencer par le plus sacré, les ustensiles, et terminer par l’enveloppe du Mishkan. Betsalel rétorqua qu’il était plus logique de procéder graduellement, en partant de l’extérieur pour aller vers l’intérieur. Moïse admit que c’était la démarche appropriée.

De même, dans notre service divin, l’idéal serait d’être d’emblée au niveau le plus élevé, mais nous devons avancer pas après pas. C’est en imprégnant de sainteté notre environnement immédiat et nos capacités les plus accessibles que nous finirons par atteindre et exprimer notre être le plus profond.

Puisse l’exemple de Betsalel guider notre propre construction du Sanctuaire, en faisant de nous-mêmes et du monde une demeure pour le Divin !

Santé et Bita’hon : L’approche du Rabbi sur la santé physique, l’efficacité (et les limites) des médecins

Santé et Bita’hon : L’approche du Rabbi sur la santé physique, l’efficacité (et les limites) des médecins

Le judaïsme attend de nous un équilibre subtil lorsqu’il s’agit de santé : être ancrés dans notre foi en D.ieu tout en étant proactifs dans le monde matériel. Les directives du Rabbi visent à trouver le juste équilibre entre médecine et confiance en D.ieu, pour aborder la santé avec une perspective juive. Découvrez l’approche du Rabbi sur la place des médecins et Qui est notre véritable Guérisseur.

Il y a ceux qui ont des modes de vie simples. Certaines personnes ne reconnaissent que le physique, nient tout pouvoir supérieur et mettent toute leur énergie et leurs efforts dans l’aspect physique des choses. Quand quelqu’un est malade, ils courent chez les meilleurs médecins ; quand quelqu’un meurt, ils disent que c’était par hasard ; si vous voulez gagner votre vie, vous devez travailler dur et avoir de la chance.

D’autres croient en un pouvoir supérieur et voient tout dans ce monde comme un reflet d’en haut. Quand ils ont besoin d’argent, ils prient ; quand quelqu’un est malade, ils prient ; ils croient qu’aller chez les médecins est une hérésie. Quand quelqu’un décède, il est parti vers un endroit meilleur. Le Judaïsme ne nous offre pas le luxe de philosophies simples. D’une part, c’est un fondement de notre croyance que tout vient directement d’Hachem, qui administre chaque chose qui arrive dans chaque domaine de la création. Si vous voulez changer quelque chose dans votre vie, vous devez prier et renforcer votre Bitahon. En même temps, Hachem veut que nous canalisions tout dans le monde physique : faire attention à notre santé, aller chez les médecins – les meilleurs qui plus est, et sortir travailler pour gagner notre vie. La Torah attend de nous que nous maintenions un équilibre délicat : que nous soyons pleinement ancrés dans notre croyance, mais proactifs dans le monde ; voir le spirituel dans tout ce qui arrive, mais prendre la responsabilité de nos actions.

Nulle part cela n’est plus crucial que dans la médecine et la guérison, où l’attitude et l’état d’esprit d’une personne ont un tel effet sur son approche et son bien-être. Une grande partie des conseils du Rabbi en médecine concerne la recherche du bon équilibre ; comprendre la place de la médecine moderne, l’aborder avec une attitude juive et reconnaître qui est notre véritable Guérisseur. « אני ה’ רופאך »

L’ATTITUDE

L’attitude juive fondamentale à l’égard de la santé est que rien n’est dû au hasard ; tout vient d’Hachem. Comme le verset nous le dit, אני ה’ רופאך, Je suis Hachem ton guérisseur. Quand une personne est malade, l’adresse ultime est Hachem, et le médicament le plus puissant est de renforcer sa connexion à Hachem en le priant, en renforçant son Bitahon et en observant la Torah et les Mitzvot. Mais cela ne signifie pas qu’il ne faut pas aller chez les médecins. Cela fait partie de Son plan que nous utilisions la médecine, comme la Beraita nous le dit (et c’est cité par Rachi), ורפא ירפא, מכאן שניתנה רשות לרופא לרפאות : la Torah a accordé la permission au médecin de guérir (ce qui signifie : la Torah ordonne qu’une personne blessée doit être remboursée pour ses frais médicaux, ce qui implique que la médecine est une méthode de guérison authentique selon la Torah)1.

Et, ajoute le Rabbi, cela ne signifie pas seulement qu’un médecin est autorisé à pratiquer la médecine, mais plus encore, qu’Hachem lui donne le pouvoir de le faire.2

De plus, lorsqu’une personne est malade, elle a l’ordre d’aller chez le médecin, comme le verset nous le dit : ונשמרתם מאוד לנפשותיכם, garde-toi très soigneusement.3

Le médecin a aussi une Mitsva, aider ses patients comme une question de Pikuah Nefesh, sauver des vies.4

Nous allons chez les médecins comme tout le monde, mais notre attitude ne pourrait pas être plus différente. Nous n’allons pas chez eux parce que nous croyons qu’ils ont le pouvoir d’affecter nos vies ; nous y allons parce qu’Hachem nous a dit de le faire. Hachem est Celui qui nous guérit, mais Il le fait par Ses instruments. Et plus nous avons de Bitahon, plus nous le voyons de manière révélée.

Comme le Rabbi l’écrit à une personne dont la femme avait peur d’aller à l’hôpital : « Hachem a créé le monde et Il le dirige… הוא אמר ויהי, הוא צוה ויעמוד – rien dans le monde n’arrive sans Hachem et tout ce qu’Hachem veut – arrive. C’est juste qu’Hachem veut qu’un vase naturel soit fait, ce qui signifie que les choses doivent se passer de manière naturelle. « Quand un Juif, homme ou femme, ne se sent pas bien et qu’il faut appeler un médecin, cela ne signifie pas que le médecin fera ce qu’il veut – mais plutôt qu’Hachem choisit le médecin pour être Son émissaire pour accomplir cette mission.

« Quand nous avons le Bitahon qu’Hachem dirige le monde – sans aucun doute – alors nous méritons de voir cela avec nos yeux physiques : Qu’à chaque étape du chemin, Hachem nous tient la main et nous conduit pour notre propre bénéfice, physiquement et spirituellement. »5

De ce point de vue, le médecin est à la fois plus puissant et moins puissant : Philosophiquement, le médecin n’a aucun pouvoir du tout. Mais en pratique, nous devons suivre ses instructions à la lettre. (Il faut noter qu’il y a des directives que le Rabbi a établies sur la façon de choisir votre médecin, combien de médecins consulter, et que faire en cas de désaccord entre les médecins eux-mêmes, etc., voir ci-dessous. Mais finalement, nous sommes liés à leurs instructions).

« Dans les domaines concernant la santé physique », écrit le Rabbi, « notre Torah sainte et vivante nous dit que nous devons suivre les paroles du médecin… car il n’est qu’un émissaire. Évidemment, vous pouvez dire au médecin quelle est votre propre opinion, y compris celle que vous m’avez écrite, mais une fois qu’il a entendu votre opinion, vous devez suivre sa décision, que vous soyez d’accord ou non.

Un médecin n’est rien de plus qu’un émissaire qui travaille avec le pouvoir et la capacité que la Torah lui a donnés ; venant de la Torah, c’est pour le bénéfice de votre corps et de votre âme. Si vous ne le comprenez pas, ou si vous n’êtes pas d’accord, il n’y a pas de quoi être surpris : La Torah est la sagesse et la volonté d’Hachem ; ce n’est pas surprenant que les humains ne comprennent pas tout dans la Torah. »

L’importance d’aller chez les médecins quand nous sommes malades découle du fait que nous avons l’ordre de nous garder en bonne santé. Comme le dit le Rambam, « Car pour que le corps soit sain et complet fait partie des voies du [service] d’Hachem. » C’est encore plus important selon le ‘Hassidisme, qui nous enseigne que le corps n’est pas une barrière à notre Avodat Hachem qui doit être battue (comme c’était l’approche du Moussar), mais plutôt un partenaire important dans notre service d’Hachem, et il faut en prendre soin.

Comme le disait le Maggid, « Un petit trou dans le corps est un grand trou dans la Neshama. »6

Le Rabbi écrit dans une autre lettre : « Peu importe comment vous accomplissez la volonté d’Hachem – tant que vous le faites de manière inconditionnelle. Quand Hachem vous dit d’écouter le médecin, c’est ce que vous devez faire, et vous devez être content d’avoir l’occasion d’écouter Hachem, donc vous devez le faire avec joie. »7

UNE PERSPECTIVE HALAKHIQUE SUR LE FAIT D’ALLER CHEZ LES MÉDECINS

Le Choulhan Aroukh nous dit que la Halakha est que « La Torah a accordé la permission au médecin de guérir, et c’est une Mitsva. Cela fait partie du Pikuah Nefesh, et celui qui [est capable de guérir et] s’abstient de le faire est coupable de meurtre ». Cependant, il y avait de grands Rishonim qui pensaient que l’on ne devait pas toujours aller chez un médecin. Par exemple :

Le Ramban8 pense qu’idéalement, une personne devrait dépendre d’Hachem : S’il tombe malade, c’est parce qu’Hachem a décidé de le punir, et s’il est guéri, c’est aussi par la volonté d’Hachem. Mais quand une personne cherche des médecins, alors Hachem le laisse aux forces de la nature.

L’Ibn Ezra9 pense que cela dépend du type de maladie : Les maladies externes doivent être traitées par des médecins ; les maladies internes doivent être laissées à Hachem. Donc quand le verset nous dit qu’une personne blessée doit être remboursée pour ses frais médicaux, il ne fait référence qu’aux blessures externes.

Une des preuves qui ont été citées contre le recours aux médecins est le fait que Hizkiyahou a caché le « Livre des Médicaments ».10

Ce livre a été écrit par Shlomo Hamelech et contenait les secrets pour guérir toutes les maladies, mais parce que finalement les gens ont commencé à ne compter que sur le livre et non sur Hachem, Hizkiyahou l’a enterré.

Cependant, le Rambam11 écrit fortement contre les approches ci-dessus de la médecine. « Selon leur opinion déformée », dit-il, « une personne qui a faim et mange du pain, ce qui guérira certainement sa terrible maladie de la faim, n’a-t-elle pas compté sur Hachem ?! Nous les rejetterions évidemment comme des imbéciles ! Tout comme nous remercions Hachem quand nous mangeons de nous avoir fourni de la nourriture, nous Le remercions aussi de nous avoir fourni des médicaments qui nous guérissent. » Il poursuit en expliquant que le « Livre de la Guérison » était un livre de sorcellerie ou un livre de poisons, et c’est pourquoi il a été caché.

En pratique : La Halakha suit le Rambam, comme le dit le Rabbi dans une lettre, « C’est la Halakha acceptée par les Juifs de suivre le Rambam – utiliser des médicaments et mettre notre confiance en Hachem qu’Il enverra Sa guérison par cette personne et ce médicament… »12

LES MÉDECINS ONT LA PERMISSION POUR UNE SEULE CHOSE

Mais nous ne faisons confiance aux médecins que pour la chose que la Torah nous a dit de leur faire confiance : guérir. Le pronostic et les prédictions sur les chances d’une personne ne relèvent pas des compétences d’un médecin, comme le Rabbi l’a souvent souligné aux gens.

La Rebbitzin Rivkah, l’épouse du Rabbi Maharash, avait une grave maladie des reins lorsqu’elle avait 18 ans, et le médecin a abandonné tout espoir qu’elle aille mieux. En réponse, le Tzemah Tsedek, son beau-père, a déclaré qu’un médecin a la permission de guérir – mais il n’a pas la permission de ne pas guérir, ou d’abandonner le patient.

Le Rabbi citait souvent cela aux personnes qui avaient entendu des prédictions sombres de la part des médecins. « Les médecins ne sont en charge de rien d’autre [que de guérir] ; quand vous entendez quelque chose de sombre de la part d’un médecin, vous ne devez pas y prêter attention. Vous devez le prendre comme un Nisayon, un test d’Hachem – il teste votre Emouna et votre Bitahon, à vous et à votre mari. Plus tôt vous renforcerez votre Emouna et votre Bitahon en Hachem, plus tôt vous verrez votre fille aller mieux, avec vos yeux physiques. »13

(Dans une autre lettre, le Rabbi a expliqué que c’est du bon sens : « A notre époque, où il y a de nouveaux traitements qui sortent chaque jour, et où il y a de nouveaux médicaments découverts, il est contraire à la logique de base de faire de telles prédictions. »14)
Comme le dit le Rambam, « Car pour que le corps soit sain et complet fait partie des voies du [service] d’Hachem. » Le Maggid a dit : « Un petit trou dans le corps est un grand trou dans la Neshama. » 45

« IL SURVIVRA AU MÉDECIN ! »

Le Rav Ye’hiel Ziskind était un Ba’hour du 770 quand on lui a diagnostiqué la redoutable maladie de la polio. C’était en 1955*, la même année où un vaccin a été introduit, mais c’était trop tard pour lui. Il a attrapé un mauvais cas de la maladie, qui a commencé comme un rhume, mais a progressé à partir de là. Il a été emmené à l’hôpital de Kingston Avenue, et a été placé dans un « poumon d’acier » (qui compressait sa poitrine paralysée et lui permettait de respirer), avec seulement sa tête qui dépassait. Il était très, très malade.
« Il y avait un médecin là-bas », a-t-il raconté, « qui avait une façon très arrogante de parler. Il a dit à mon frère et à mon père : ‘Dieu sait s’il va passer les 12 prochaines heures’

Ils sont allés le dire au Rabbi. Le Rabbi a fait un geste de la main et a dit : ‘Er vet em iberleben – il lui survivra ! [au médecin]. » Il a passé les 12 heures suivantes, mais il était encore très malade. Ses amis, Kehos Weiss, Mottel Zajac et Berel Baumgarten, lui rendaient visite tous les jours. Ils lui mettaient les Tefillin et priaient avec lui, car il était trop malade pour faire quoi que ce soit. Le médecin leur a dit : « Laissez-le tranquille, il est foutu ! Laissez-le mourir en paix. » Ils sont venus dire au Rabbi ce que le médecin avait dit. Le Rabbi a dit la même chose : « Il lui survivra ! » Tragiquement, c’est exactement ce qui s’est passé. Ce médecin lui-même a attrapé la polio quelques jours plus tard et est mort.

Ye’hiel est resté dans le « poumon d’acier » pendant tout l’été et chaque fois que le Rabbi distribuait le Kos Shel Brakha, il en donnait toujours à son père pour qu’il lui apporte. Cela a pris plus de deux ans, mais finalement il s’est rétabli. « Cela a pris du temps, longtemps, mais B’Hasdei Hachem, je suis là aujourd’hui. » Ensuite, il a dû utiliser un fauteuil roulant pendant un certain temps, puis il a utilisé des béquilles. Un jour, alors qu’il était encore dans son fauteuil roulant, sa famille l’a accompagné à la Yeshiva. « Pendant que nous étions dans le couloir, le Rabbi se dirigeait vers la synagogue pour Maariv. Quand il nous a repérés, il s’est immédiatement retourné et nous a invités dans son bureau.

« Pendant cette Ye’hidout, il m’a dit : ‘À mon avis, tu vas complètement guérir.’ Puis il m’a demandé : ‘Reb Ye’hiel, qu’en est-il d’un Shiddoukh?’ « ‘Le Rabbi veut dire maintenant ?’ ai-je demandé. ‘Pas maintenant’, a dit le Rabbi, ‘parce qu’il est déjà une heure moins le quart du matin. C’est un peu tard. Mais demain, tu devrais commencer à t’en occuper.’ « ‘Mais j’ai des dettes’, ai-je répondu, expliquant que je venais d’acheter une voiture, et que je n’avais certainement pas les revenus pour entretenir une femme et une famille. « À cela, le Rabbi a répondu : ‘Ne t’inquiète pas. Hachem fait vivre deux milliards et demi de personnes dans le monde ; il en fera vivre deux de plus. »

« À ce stade, mon père a demandé : ‘Le Rabbi veut dire dans son état actuel ?’ « Le Rabbi m’a donné une réponse incroyable. ‘Ton état est évident. « Vilstu, c’est bien. Vilstu nit… » C’est à elle de décider si c’est pour elle ou non. Mais je connais des cas où les problèmes sont cachés, et les gens ne le disent pas… Dans ta situation, il n’y a rien à révéler, tout est très clair.’
« Puis le Rabbi m’a dit : ‘Es vet zain noch a trit in yam – Ce sera juste une autre étape dans ton voyage. Tout comme D.ieu t’a aidé à survivre, Il t’aidera à te marier, aussi.’ « Le lendemain, une femme a appelé ma tante en lui disant qu’elle m’avait vu et qu’elle pensait avoir un parti pour moi, une fille qui avait aussi guéri de la polio. Et c’était ma femme ! »

NE VOUS LAISSEZ PAS PRENDRE

Donc, quand nous suivons les médecins, nous devons nous rappeler que nous le faisons parce que la Torah nous l’ordonne, et nous devons toujours nous rappeler que les médecins ne sont que des instruments entre les mains du vrai guérisseur.

  • « Vous devez suivre les directives du médecin, mais ce n’est que sur un plan pratique ; votre confiance doit être en Hachem, qui vous guérira. »
  • « C’est dommage que vous ayez regardé dans des livres de médecine dans le domaine dans lequel vous pensez être malade. À mon avis, vous devez faire ce que la Torah vous a ordonné – suivre les directives du médecin. Votre esprit et votre cœur – c’est-à-dire vos pensées – doivent être investis dans le renforcement de votre Bitahon en Hachem, « qui guérit tout et fait des merveilles. » Ne vous impliquez pas dans la ‘Hokhmat HaRefoua, ce n’est pas votre travail, surtout si cela affecte votre humeur et vous déprime… Tra’ht gut vet zain gut, pensez du bien et ce sera bien. »15
  • « Vous écrivez l’avis des médecins, et il est choquant que mes paroles soient déformées… J’ai dit et écrit qu’ils devaient suivre les directives des spécialistes, et j’ai aussi dit et écrit plusieurs fois qu’ils ne devaient pas s’inquiéter de leurs opinions… et dans ces deux domaines, c’est le contraire qui se fait : Ils ne suivent pas les directives des spécialistes, et d’autre part, ils se désolent de l’avis des médecins. Que puis-je faire ? On ne peut pas leur enlever leur libre arbitre… »16

ATTEINDRE LE VRAI GUÉRISSEUR : DIRECTIVES SPÉCIFIQUES

Faites confiance à Hachem

Étant donné que la vraie guérison vient d’Hachem et de Ses bénédictions, la chose la plus importante que nous puissions faire est de renforcer notre Bitahon en Lui, ce qui nous permet de voir Sa main de manière révélée.17

Parfois, c’est aussi la solution physique : Il y a eu de nombreuses fois où des gens ont dit au Rabbi qu’ils étaient nerveux à propos de divers maux et douleurs (surtout en ce qui concerne leur cœur), et il a répondu que c’était (principalement) causé par leur anxiété et leurs soucis ; et que s’ils mettaient seulement leur confiance en Hachem – « qu’Hachem a créé le monde… et le crée à chaque instant et le dirige comme il le souhaite… et que dans votre vie personnelle aussi, Hachem est le Baal HaBayit et Il vous guidera dans la bonne voie. »18 – alors leurs problèmes disparaîtraient d’eux-mêmes.
(Le Rabbi a parfois dit aux gens de consulter des spécialistes pour apaiser leurs craintes).19

Parfois, il n’y a malheureusement rien à faire sur le plan médical. Lorsque des personnes venaient voir le Rabbi déprimées et découragées par une maladie chronique dont elles souffraient, le Rabbi les réconfortait et les encourageait à vivre une vie complète et significative – pleine de confiance en Hachem sans se laisser abattre par leurs défis.20

Écrire au Rabbi

Il va de soi qu’une personne ayant besoin de quoi que ce soit, surtout en matière de santé, doit se tourner vers le Rosh Bnei Israël. En fait, ce n’est pas seulement une chose ‘hassidique ; c’est une halakha claire dans le Choul’han Aroukh,21 que quelqu’un qui a une personne malade chez lui doit demander au sage de la ville de prier pour lui.

En effet, il y a des milliers d’histoires de Juifs qui ont été aidés, souvent de manière miraculeuse, lorsqu’ils ont écrit au Rabbi avant Guimel Tamouz, ainsi qu’après. Il est presque impossible de trouver une famille à Loubavitch qui n’a pas été profondément touchée d’une manière ou d’une autre par les bénédictions du Rabbi, qu’il s’agisse d’avoir des enfants ou d’autres questions de santé. Bien que les Rebbeim Habad n’aient généralement pas été enclins à faire des miracles, dans notre génération, nous avons eu le mérite que le Rabbi démontre constamment des miracles, certains plus révélés que d’autres.

Les Rebbeim nous ont donné des conseils spécifiques sur la façon d’écrire au Rabbi dans des situations critiques. En plus de demander des bénédictions en cas de besoin, le Rabbi appréciait beaucoup que les gens lui envoient des Bessourot Tovot, de bonnes nouvelles que les choses s’étaient arrangées.22

Torah et Mitsvot – les canaux des bénédictions

Pour recevoir les bénédictions d’Hachem, nous devons créer de bons Kelim – des canaux – et ce sont la Torah et les Mitsvot. Comme le Rabbi l’écrit à quelqu’un : « J’espère que Bli Neder vous prendrez sur vous de renforcer votre observance de la Torah et des Mitsvot. Plus vous le ferez fort et vite, plus vous recevrez de bénédictions d’Hachem, et plus rapidement. »23

Le Rabbi a expliqué que ce n’est pas seulement une chose spirituelle ; la santé du corps est intimement liée à la santé et à la sérénité de la Neshama, et lorsque les membres et organes spirituels d’un Juif sont sains et complets – en accomplissant la Torah et les Mitsvot – cela se traduit par une santé physique.

Il y a aussi certaines Mitsvot spécifiques qui sont faites pour la guérison. Voici une liste partielle de directives données à de nombreuses personnes au fil des années, mais dans les lettres du Rabbi, on peut en trouver beaucoup d’autres, et pour des questions spécifiques, il faut chercher dans les lettres du Rabbi ou consulter une autorité Rabbinique : .

  • Tehillim et Tsedaka : Le Rabbi écrit : « Heilen heilt der Aibershter – Hachem est celui qui fait la réelle guérison, et il fait cela en partie par l’intermédiaire d’un médecin. Mais Il a désigné que le médicament principal pour les Juifs est la Tsedaka, les Maassim Tovim et un chapitre de Tehillim. »24
    Le Rabbi disait souvent aux gens de donner à la Tsedaka de Rabbi Meir Baal HaNess, et que les femmes devaient le faire avant d’allumer les bougies de Chabbat.
  • Tefillin et Mezouzot : Le Rabbi demandait souvent aux gens de vérifier leurs Tefillines et Mezouzot s’ils ne l’avaient pas fait au cours des 12 derniers mois (ou parfois 10). Si quelqu’un ne mettait pas encore les Tefillines quotidiennement, le Rabbi l’encourageait à commencer à le faire. Il y a même eu des cas où le Rabbi a dit à quelqu’un d’avoir une Mezouzah au chevet du lit, dans un double étui.25
  • ‘Hitat, Houmach, Tehilim et Tanya : Le Rabbi disait parfois aux gens de commencer à étudier ‘Hitat.26
  • Kashrout : Lorsqu’il y avait un problème de santé, le Rabbi disait souvent aux gens d’être plus diligents dans la Cacherout.27

Il va de soi qu’une personne ayant besoin de quoi que ce soit, surtout en matière de santé, doit se tourner vers le Rosh Bnei Israël. 48

DIRECTIVES POUR CONSULTER LES MÉDECINS La directive générale

Dans les Si’hot de Chevat 5748-1988*, le Rabbi a dit qu’après tant d’années de leadership, le Rabbi nous a entraînés et nous a donné le pouvoir que חושי התלמיד נעשו כחושי הרב, les talents de l’élève ressemblent à ceux de son professeur, et nous sommes capables de trouver des réponses et des conseils pour tout dans notre vie à partir de ses enseignements.

À cette époque, le Rabbi a donné des directives spécifiques sur la façon de résoudre certains problèmes généraux:
« Dans les questions médicales, suivez les conseils d’un spécialiste (et encore mieux – deux spécialistes ; s’il y a une divergence d’opinion, demandez à un troisième et suivez la majorité). »28

Dans une autre Si’ha de cette période, le Rabbi a dit qu’il fallait se faire soigner par un Rofeh Yedid, « Un médecin ami, qui écoutera tout ce que vous dites, et qui se dévouera – en tant qu’ami – à votre guérison. »29

Le Rabbi a ajouté qu’avec une Hitkashrout, attachement et soumission au Rabbi, appropriée, nous n’aurions même pas besoin d’aller chez les médecins, car nous mériterions la guérison ultime – un scénario dans lequel la maladie n’arrive jamais pour commencer.

Directives spécifiques : Il existe certaines directives que l’on peut déduire des lettres du Rabbi et des histoires, mais leur application est intrinsèquement limitée. Tout d’abord, comme le Rabbi le rappelait souvent aux Hassidim, une directive donnée à une personne ne peut pas être prise comme une règle générale pour les autres. De plus, lorsque l’on a affaire à des histoires du Rabbi, le naturel et le miraculeux sont souvent entremêlés, et il est parfois impossible de savoir ce qui est une directive naturelle et ce qui est une intervention miraculeuse pour cet individu spécifique.

Les deux premières directives ci-dessous sont mentionnées dans la Si’ha ci-dessus, mais elles sont plus détaillées dans les lettres:

« Allez voir un spécialiste »

Comme mentionné ci-dessus, le Rabbi disait souvent aux gens de consulter des spécialistes dans le domaine spécifiquement concerné.30 « Il est surprenant que vous consultiez un médecin de médecine interne, pas un spécialiste de votre problème. Bien que Teshoua B’Rov Yoets, il est évident que votre principal conseiller doit être un spécialiste.« 31 (Il y a eu aussi des cas où les avis des médecins divergeaient, et le Rabbi a conseillé de consulter un médecin de famille – en qui le patient avait confiance – sur la façon de procéder32.

« Obtenez un deuxième avis » : Très souvent, surtout lorsque les gens envisageaient des procédures invasives ou risquées, le Rabbi leur disait d’obtenir un deuxième avis (et parfois plus). S’il y avait un désaccord entre les deux, un troisième avis devait être consulté et suivi.33
Comme le Rabbi l’explique dans une lettre : « Dans tout ce qui concerne les opérations – qui est quelque chose qui ne peut pas être annulé – on doit demander l’avis de spécialistes dans ce domaine spécifique, au moins deux, et mieux encore trois… Ceci est aussi valable selon les directives de notre Torah, la Torah vivante – un avis de deux ou trois personnes a un pouvoir exponentiellement supérieur à l’avis d’une seule. Le bon sens est d’accord avec cela aussi. Un être humain, peu importe qui il est, est par nature limité ; mais à travers une consultation avec deux ou trois personnes ensemble, ‘Teshoua B’Rov Yoets.' »34

JE NE POUVAIS PAS IMAGINER ALLER CONTRE LE DOCTEUR BENDER

Le Rav Zevulun Charlop est un Rav américain et doyen émérite du Séminaire théologique Rabbi Isaac Elchanan. En 5718-1958 19*, sa mère est soudainement tombée très malade, perdant la vue et ayant de terribles maux de tête. Les médecins ont réalisé qu’elle avait subi un AVC : « Elle était allongée par terre et a tâtonné pour atteindre le téléphone. Elle a appelé son amie la plus proche, dont le fils était neurochirurgien. Entre-temps, j’ai contacté le Dr Bender, qui était le chef de neurologie de renommée mondiale au Mt. Sinai Medical Center. Il a dit : ‘Amenez-la dans mon hôpital, Mt. Sinai, et je m’occuperai d’elle.’ Ils l’ont amenée et lui ont fait toutes sortes de tests, mais ils n’ont pas pu trouver la cause.

Le Dr Bender a dit qu’il voulait faire une angiographie cérébrale. C’était le début des angiographies, et beaucoup de gens étaient morts pendant la procédure. J’avais un grand Rosh Yeshiva à qui on avait fait une angiographie, et il a fini dans le coma pendant un an et demi après. Mais le Dr Bender a insisté. Il est devenu très contrarié quand ma mère a dit : ‘Appelez le Rav Putterman !’ Le Rav Putterman est venu, et elle dit : ‘Faites-moi une faveur, allez voir le Rabbi.’ « Il est allé voir le Rabbi qui a dit : ‘Trouvez un médecin qui dit que vous ne devriez pas faire le test.’

Nous sommes retournés voir le Dr Bender, et il s’est mis très en colère et a commencé à nous crier dessus : ‘Êtes-vous fous ? ! Comment peut-elle refuser l’angiographie ? !’ « Mon père pensait aussi que c’était insensé de refuser. À l’époque, le Rabbi était encore jeune… surtout au vu des antécédents du Dr Bender !

Le Dr Bender a insisté sur le fait que cette angiographie pouvait trouver des choses dans le cerveau qu’ils ne connaissaient pas et qui pouvaient être aidées, mais la famille a fait valoir qu’elle était très têtue et qu’il était impossible de la faire changer d’avis.

Finalement, le Dr Bender a dit qu’il ne permettrait qu’à l’un des deux médecins très prestigieux de l’examiner : le Dr Houston Merrit (un neurologue pionnier dont les patients comprenaient le président Eisenhower), ou le Dr Samuel B. Wortis, le doyen de la faculté de médecine de NYU.

Ils ont appelé le Dr Wortis, qui a dit qu’il pourrait venir dans l’après-midi. « Je ne peux pas imaginer aller contre le Dr Bender », a-t-il dit.

« Il a parcouru le dossier pendant environ trois quarts d’heure et soudain il a commencé à faire les cent pas tout seul. Nous ne savions pas ce qu’il faisait ! Il a dit : ‘Je réfléchis pour savoir si je peux aller contre Bender. Je dois peser si je pense que cette angiographie découvrirait quelque chose qui pourrait vraiment changer son état. Je pense que les chances que nous trouvions quelque chose que nous ne connaissons pas sont minimes, je ne pense pas que cela vaille la peine de faire l’angiographie ! »

« Nous n’avons pas fait ce test, et quelques semaines plus tard, la vision de ma mère est revenue. »

« Moins c’est invasif (se développer), mieux c’est » :

Le Rabbi conseillait souvent aux gens que, lorsqu’ils cherchaient un traitement, ils devaient opter pour la voie la moins invasive. Le Rabbi lui-même leur donnait parfois des idées sur ce qu’il fallait suggérer aux médecins.35 (Il faut cependant souligner que cela ne signifie pas que le Rabbi décourageait toujours les procédures invasives ou risquées ; en fait, nous trouvons des cas où le Rabbi a encouragé les gens à faire des choses qui étaient plus risquées ou invasives que ce avec quoi les médecins eux-mêmes étaient à l’aise.36

C’était particulièrement vrai en ce qui concerne la santé mentale : Dans le passé, il était courant que les problèmes graves de santé mentale soient traités par des mesures drastiques, notamment une chirurgie qui détachait une partie du cerveau du reste (une lobotomie), et une thérapie par électrochocs qui plongeait les gens dans le coma. Bien que ce soient des méthodes que de nombreux médecins éminents recommandaient, le Rabbi décourageait toujours ces méthodes (se mettant parfois dans des situations difficiles avec les médecins à ce sujet).37 Finalement, ces pratiques ont été désavouées par la communauté médicale aussi. (Il convient de noter que le sujet de la santé mentale dans les enseignements du Rabbi est vaste et dépasse le cadre de cet article.).

« Ne les offensez pas »

Le Rabbi a renforcé le courage de nombreuses personnes à se défendre auprès de leurs prestataires de soins médicaux, qu’il s’agisse d’obtenir un deuxième avis, de suggérer une approche différente ou de signaler quelque chose qui semblait anormal ; mais il les a souvent mis en garde de le faire d’une manière qui n’offenserait pas le médecin.38

Soins expérimentaux

Dans les lettres, nous constatons que le Rabbi mettait les gens en garde de ne pas se laisser utiliser pour des procédures expérimentales dont l’efficacité n’avait pas été totalement prouvée.39

D’un autre côté, nous trouvons de nombreuses lettres où le Rabbi se renseigne sur les nouveautés dans le monde médical, et il encourageait les gens à essayer de nouvelles approches qui avaient fait leurs preuves. Par exemple, le Rabbi a dit aux gens d’essayer les méthodes chiropratiques (bien qu’il ait ajouté : « Je dois dire que je ne suis pas enthousiaste à l’idée de cette approche »), parce qu’il a été prouvé qu’elles aident.40

Soins préventifs et positifs

Le Rabbi parlait souvent du concept que dans un monde idéal, un médecin serait occupé à faire de la médecine préventive, à garder les gens en bonne santé. C’est, en effet, la marque d’un véritable médecin : quelqu’un qui guide ses patients vers un mode de vie dans lequel ils ne tombent pas malades en premier lieu.41

Le Rabbi encourageait également les médecins à mettre l’accent sur les aspects positifs des choses, et non sur les aspects négatifs.

Comme le Rabbi l’a dit au professeur Mordechai Shani, directeur de l’hôpital Tel Hashomer en Israël : « Ne sanctifiez pas la maladie, sanctifiez la santé. Faites de l’hôpital un lieu où un individu va pour améliorer sa santé, pas un lieu où il va parce qu’il est malade. »42

Le Rabbi disait souvent que les hôpitaux devraient s’appeler Batei Refouah, maisons de guérison, plutôt que Batei ‘Holim, maisons des malades, et il donnait aux directeurs d’hôpitaux des suggestions pratiques pour améliorer les relations des médecins avec leurs patients.43

LE POUVOIR DU HITAT

Pendant ma petite enfance, en grandissant à Londres, mon père était en grande partie absent. Il était très malade et hospitalisé la plupart du temps, donc ma mère devait aller travailler, pendant que mes grands-parents s’occupaient de moi. Je me souviens avoir demandé à plusieurs reprises à ma mère : « Où est papa ? » Sa réponse était toujours : « Il rentrera bientôt à la maison. » Et j’insistais : « Quand ? » et elle répondait : « Je ne sais pas. » Mais vers l’époque de mes cinq ans, quelque chose a changé. Au début de 1958, mon père est sorti de l’hôpital, et nous sommes allés vivre à Gateshead. C’est là que la vie est redevenue normale, je suis allé à l’école et tout allait bien.

Les années ont passé et finalement, quand mon père avait une soixantaine d’années, il a développé un cancer et est décédé. Pendant la semaine de shiva, mon frère cadet Sim’ha nous a raconté, à moi et à mes autres frères, une histoire. Il a dit : « Je ne peux plus me retenir. Je dois partager avec vous ce qui s’est passé pendant que papa était en soins palliatifs. Je ne pouvais pas vous le dire avant parce que la personne qui me l’a raconté voulait garder ça secret. »

Sim’ha a ensuite relaté que pendant ses derniers jours, mon père avait reçu une visite de Reb Israël Rudzinski, qui était passé par les camps avec lui pendant la Seconde Guerre mondiale. Reb Israël était un ‘hassid de Bobov, tailleur de profession, et il faisait partie des amis les plus proches de mon père, les survivants qui partageaient chaque fête de famille avec nous. Lorsqu’il est venu rendre visite à mon père pour ce qui s’est avéré être leur dernière rencontre, mon frère les a laissés parler en privé.

Reb Israël était une personne spéciale, une personne très profonde et attentionnée, et en sortant de la chambre de mon père, il a vu que mon frère avait l’air déprimé. Alors, en essayant de donner du courage à mon frère pour ce qui l’attendait, il lui a raconté cette histoire. « Savez-vous que votre père n’était pas bien quand il était jeune ? » a demandé Reb Israël à mon frère. Mon frère a dit qu’il le savait mais que c’était arrivé avant sa naissance.

Reb Israël a continué : « Quand votre père était très malade, j’ai un jour rendu visite à votre mère et à vos grands-parents. Ils m’ont montré une lettre qu’ils venaient de recevoir de l’hôpital à la suite d’une conférence de médecins sur votre père. Cette lettre disait que les médecins estimaient nécessaire de l’opérer, mais qu’il y avait un risque que, suite à leurs interventions, il tombe dans un état végétatif. »

Mes grands-parents ont demandé à Reb Israël son avis. « Qui suis-je pour répondre à une telle question ? » a-t-il répondu, suggérant que c’était une question pour un dirigeant de premier plan du monde juif. Il a proposé d’envoyer une lettre en leur nom à toutes les grandes figures Rabbiniques de l’époque.

Il a fini par envoyer 23 lettres, expliquant la situation et demandant s’ils devaient aller de l’avant avec l’opération ou non. Il a envoyé autant de lettres parce qu’il n’était pas sûr de qui répondrait. Après la guerre, il y avait tellement de tristesse et tellement de questions de perte et de chagrin auxquelles les Rabbanim devaient constamment faire face.

Mais il a reçu une réponse ; le seul qui a répondu était le Rabbi de Loubavitch.

Le Rabbi a écrit que son cœur souffrait d’entendre parler d’une telle souffrance, mais qu’il se sentait incapable de répondre à la question. Cependant, il voulait proposer une suggestion qu’il avait entendue de son beau-père, le Rabbi précédent, à savoir qu’une personne qui étudie ‘Hitat quotidiennement verra le salut.

Comme le Rabbi était le seul à avoir répondu, Reb Israël a décidé de l’appeler directement. Après beaucoup d’efforts – car à l’époque les appels interurbains n’étaient pas si faciles – il a réussi à joindre le bureau du Rabbi et a demandé au secrétaire de bien vouloir dire au Rabbi que son conseil ne pouvait pas être suivi parce que mon père était tout simplement trop malade pour étudier ‘Hitat.

« Si c’est le cas », lui a-t-on répondu, « que quelqu’un de la famille le fasse à sa place. » « Mais il a perdu toute sa famille pendant la guerre », a dit Reb Israël. « Il n’a personne. »

« Si c’est le cas, le Rabbi recommande qu’un ami le fasse », lui a-t-on dit.

Bien qu’il ne soit pas Loubavitcher, Reb Israël a suivi la directive du Rabbi de Loubavitch et est devenu cet ami qui a étudié ‘Hitat pour mon père. C’est ce qu’il a dit à mon frère. Au bout de six semaines, mon père a montré une nette amélioration, et les médecins ont commencé à envisager de le faire sortir de l’hôpital. Et au bout de six autres semaines, ils l’ont fait sortir. À partir de ce moment-là, jusqu’à ce qu’il atteigne un âge avancé, mon père allait bien ; il avait un travail, subvenait aux besoins de notre famille et participait activement à la communauté juive locale.

Lors de cette conversation décisive, Reb Israël a dit à mon frère une autre chose étonnante : « Je n’ai pas arrêté de réciter ‘Hitat depuis 40 ans. Et j’ai certainement l’intention de continuer. »45

 

MAYNOT – OCCUPEZ-VOUS

Dans cette note, le Rabbi répond à une femme qui s’inquiétait de sa situation de santé compliquée :

ככל הנראה, הסיבה העיקרית למצבה היא שהיא מתבוננת במצבה באופן מתמיד. וככל שתסיח יותר את דעתה מכך, המצב ישתפר ותתווסף הצלחה בעניני הרפואה שבהם היא מתעסקת.
ולהקל על הסחת הדעת – ה’ז ע’י שתהיה עסוקה לחלוטין בענין אחר, איזה שיהיה (משרה, לימודים, עזרה לנערות ביר’ש וכיו’ב). ואם תסיח דעת לגמרי – במשך זמן קצר תתרפא.
קבלה. אזכיר עוה’פ עה’צ.

Il semble que la cause principale de votre situation est que vous ruminez constamment sur votre état. Plus vous éloignerez votre esprit de cela, plus la situation s’améliorera et plus les voies médicales dans lesquelles vous êtes impliquée seront couronnées de succès.
Pour faciliter cela, vous devriez vous occuper complètement avec quelque chose de totalement différent, peu importe ce que c’est (un emploi, des études, aider des filles dans la crainte du Ciel, etc.) Si vous détournez complètement votre esprit de cela, en peu de temps vous guérirez. [Instruction au secrétaire d’envoyer] un reçu.
Je vous mentionnerai à nouveau au Tsiyoun (tombeau du Rabbi précédent).

CONFIANCE

התחזקות בבטחון אמיתי בה’ נוסף על העיקר שזה אחד מיסודות אמונתנו – ה’ז ג’כ רפואה ישירה להנ’ל (וגם הרופאים מודים בזה). חת’ת. אזכיר עה’צ.

En renforçant votre confiance sincère en Hachem, en plus du fait que c’est l’un des piliers de notre foi [le Judaïsme], cela servirait aussi directement de remède au [problème de santé] mentionné ci-dessus. (Les médecins le reconnaissent également). [Soyez diligent dans l’étude du] ‘Hitat. Je vous mentionnerai au Tsiyoun.

SOYEZ HEUREUX ! (ÇA AIDE)

En réponse à une femme qui a demandé quelle est la meilleure façon de se remettre d’une maladie, le Rabbi écrit :

מענה שלך מפורש מפורש בתורה’ק ‘ורפא ירפא’ – כעצת הרופא(ים) בתחום זה.
וכפשוט ועיקר בטחון בה’ הרופא כל בשר ומפליא לעשות. ע’פ ידיעתי – שמחת החולה מועילה לבריאותו

Sa réponse est clairement indiquée dans notre sainte Torah – v’rapo yerapei – [suivez] les conseils du ou des médecins dans ce domaine.
C’est évident, et c’est le plus important : renforcez votre confiance en Hachem, qui guérit toute chair et fait des choses merveilleuses. À ma connaissance, quand un patient est heureux, cela l’aide à guérir.

BONNES NOUVELLES

Projet de lettre rédigé de la sainte main du Rabbi à une femme qui avait besoin d’une bénédiction pour sa santé :

ב’ה מרת . . תי’ בוודאי את ממלאה אחר כל ההוראות של הרופא, וה’ יצליח אותך להודיע בשורות טובות ולהיות בשמחה בפורים.
בברכה [חתימת יד קודש]

B »H. Mme . . ti’hyé, Vous suivez certainement toutes les instructions du médecin, et Hachem vous aidera à réussir à annoncer de bonnes nouvelles et à passer un joyeux Pourim.
Avec bénédiction, [Signature du Rabbi]

ENSEIGNEZ LA TSEDAKA

La réponse manuscrite du Rabbi après avoir été informé que l’un des Anash avait été hospitalisé suite à une crise cardiaque :

דחוף כדאי שיביאו לו לשם קופת צדקה ופעמיים בימות החול (לפני שחרית ומנחה) יתרום לתוכה מטבע. ומה טוב שיעורר את שאר הנמצאים שם שיעשו כן גם הם [זה שייך גם לאינם יהודים] וזכות כהנ’ל תעמוד לו לטובת כהנ’ל. אזכיר עה’צ

URGENT Il serait bon qu’on lui apporte une boîte à Tsedaka là-bas, et que deux fois par jour (avant Cha’harit et Min’ha), il y mette une pièce.
Encore mieux serait s’il pouvait inspirer tous les autres là-bas à faire de même [cela s’applique aussi aux non-Juifs]. Le mérite de tout cela [lui et d’autres donnant la Tsedaka] lui sera bénéfique pour tout ce qui précède [les complications de santé].
Je le mentionnerai au Tsiyoun.

Derher – The Rebbe’s approach to physical health, and the efficiency (and limits) of medical doctors


NOTES

  1. Voir Choul’han Aroukh Yoreh De’ah siman 336 et nosei keilim.
  2. Likoutei Si’hot vol. 36 p. 296.
  3. Voir Hitvadouyot 5748 vol. 1, p. 240 fn. 127.
  4. Choul’han Aroukh Ibid.
  5. Likoutei Si’hot vol. 36 p. 275-6.
  6. Igrot Kodesh vol. 7 p. 194.
  7. Likoutei Si’hot vol. 36 p. 273.
  8. Vayikra 26,11.
  9. Shemot 21,19.
  10. Mishna Pessa’him perek 4 mishna 9.
  11. Mishna Pessa’him ibid.
  12. Likoutei Si’hot vol. 36 p. 271. Voir Likoutei Si’hot ibid p. 272 pour une autre interprétation du Livre des Médicaments.
  13. Likoutei Si’hot vol. 36 p. 284.
  14. Likoutei Si’hot vol. 36 p. 282.
  15. Igrot Kodesh vol. 3 Igeret 472.
  16. Likoutei Si’hot vol. 36 p. 286.
  17. Likoutei Si’hot vol. 36 p. 281.
  18. Igrot Kodesh vol. 4 p. 599.
  19. Pour ce qui précède, voir Igrot Kodesh vol. 3 Igeret 700, 730 ; vol. 11 Igeret 3,492.
  20. Voir par exemple Living Torah programme 630 Path to Success.
  21. Yoreh De’ah siman 335 seif 10.
  22. Voir Sefer Hassi’hot 5699 p. 366. Igrot Kodesh vol. 3 p. 54. Good News, Derher Adar 5775. Bearer of Good News, Derher Weekly, Tetsaveh 5771.
  23. Likoutei Si’hot vol. 36 p. 288.
  24. Ibid. p. 289.
  25. Voir par exemple Likoutei Si’hot vol. 36 p. 299.
  26. Ibid. p. 282.
  27. Ibid. p. 322.
  28. Sefer Hassi’hot 5748 vol. 1 p. 240.
  29. Torat Mena’hem 5748 vol. 2 p. 341.
  30. Likoutei Si’hot vol. 36 p. 276-280.
  31. Ibid. p. 277.
  32. Ibid. p. 278-9.
  33. Ibid. p. 318.
  34. Likoutei Si’hot vol. 36 p. 302-303.
  35. Voir par exemple Likoutei Si’hot vol. 36 p. 301 ; 304.
  36. Voir par exemple Here’s My Story Your Son will Live, sur une injection cérébrale.
  37. Voir Likoutei Si’hot vol. 36 p. 307-309 sur la lobotomie ; p. 330-331 sur l’électrochoc.
  38. Ibid. p. 306.
  39. Ibid. p. 301.
  40. Ibid. p. 311-312.
  41. Torat Mena’hem 5748 vol. 1 p. 345.
  42. Here’s My Story, Patient Empowerment
  43. Here’s My Story, A Holistic Approach
  44. Living Torah programme 589 A Bright Future ; Here’s My Story The Incredible Midnight Question.
  45. Aharon Denderowitz, Here’s My Story The Power of ‘Hitat.

 

Russie : Attentat déjoué contre une synagogue à Moscou, des terroristes de Daech neutralisés

Russie : Attentat déjoué contre une synagogue à Moscou, des terroristes de Daech neutralisés

Ce jeudi midi, les autorités russes ont annoncé que les services de sécurité du pays ont réussi à déjouer un attentat qui visait une synagogue dans la capitale Moscou. L’attaque terroriste était planifiée par une cellule affiliée à l’organisation État islamique, aussi connue sous le nom de Daech.

 

Selon les informations communiquées par le Service fédéral de sécurité de la fédération de Russie (FSB), les membres du groupe terroriste ont été repérés alors qu’ils étaient en train de rassembler des renseignements en vue de leur passage à l’acte. Une opération a alors été lancée pour procéder à leur interpellation.

Lors de l’intervention des forces de l’ordre, les suspects ont ouvert le feu sur les agents, déclenchant une fusillade. Mais les membres des forces de sécurité ont riposté avec leurs armes, parvenant à neutraliser la menace que représentaient les terroristes. On ignore encore si ces derniers ont été tués pendant l’échange de tirs ou seulement blessés et arrêtés.

D’après l’agence de presse officielle russe RIA Novosti, qui cite des sources au sein des services de sécurité, les terroristes déjoués appartiendraient à la branche afghane de Daech. Lors des perquisitions effectuées, un arsenal a été saisi comprenant des armes à feu, des munitions ainsi que des éléments entrant dans la composition d’engins explosifs improvisés.

Cette tentative d’attentat déjouée intervient dans un contexte de menaces terroristes accrues en Russie. Les autorités craignent que des combattants de Daech, chassés de Syrie et d’Irak, cherchent à s’infiltrer sur le territoire russe, notamment depuis l’Afghanistan, pour y perpétrer des attaques.

La communauté juive de Moscou a exprimé son soulagement et remercié les forces de sécurité russes suite à l’annonce de ce projet d’attentat déjoué. Les responsables de la sécurité des lieux de culte juifs de la ville ont indiqué être en lien étroit avec la police pour renforcer les mesures de protection autour des synagogues et écoles juives.

Cet événement rappelle la nécessité pour la Russie de maintenir un haut niveau de vigilance face à la menace jihadiste sur son sol. Il souligne aussi l’importance de la coopération internationale dans la lutte anti-terroriste pour faire face aux cellules de Daech qui, bien qu’affaiblies, demeurent une menace sérieuse pouvant frapper dans différents pays.

 

Le ministre de l’Intérieur hongrois salue l’impact remarquable de Habad en Hongrie

Le ministre de l’Intérieur hongrois salue l’impact remarquable de Habad en Hongrie

Le centre Habad de Hongrie a reçu une visite de marque en la personne du ministre de l’Intérieur Sándor Pintér, venu saluer le travail exceptionnel de l’organisation au service de la communauté juive hongroise. Guidé par le Rav Shlomo Koves, directeur de Habad Hongrie, le ministre a découvert l’éventail des programmes proposés et rencontré les responsables dévoués qui les animent. Cette visite illustre la reconnaissance des autorités hongroises envers Habad et leur soutien à son action en faveur du pluralisme religieux et de l’épanouissement de la vie juive dans le pays.

 

Le ministre de l’Intérieur hongrois Sándor Pintér a récemment effectué une visite remarquée au QG flambant neuf de Habad Hongrie, situé dans le quartier juif historique de Budapest. Cette visite de haut niveau témoigne des excellentes relations entre le gouvernement hongrois et la communauté juive, ainsi que de la reconnaissance du rôle crucial joué par le mouvement Habad dans le pays.

Chaleureusement accueilli par le Rav Shlomo Koves, leader charismatique de Habad Hongrie, le ministre a eu droit à une visite guidée des locaux modernes et fonctionnels. Du centre communautaire à la synagogue en passant par la bibliothèque, l’école et la cantine casher, il a pu constater l’effervescence qui règne dans ce lieu où il fait bon vivre et s’épanouir en tant que Juif.

Mais au-delà des infrastructures, c’est surtout la variété et la qualité des programmes proposés qui ont tapé dans l’œil de M. Pintér. En échangeant avec les responsables, il a pris la mesure de la vitalité de Habad Hongrie et de son impact considérable sur la vie juive locale.

Entre les cours de Torah, les célébrations des fêtes, les activités pour les enfants et les jeunes, l’aide sociale aux personnes vulnérables, Habad se démène pour répondre aux besoins de tous avec créativité et professionnalisme. Le ministre n’a pas manqué de saluer l’engagement total des Chlou’him (émissaires) Habad, qui consacrent leur vie à la transmission du judaïsme avec authenticité et bienveillance.

Il faut dire que depuis son implantation en Hongrie au lendemain de la chute du communisme, Habad a œuvré sans relâche pour raviver la flamme du judaïsme, mise à mal par des décennies de répression. Aujourd’hui, le mouvement est devenu un pilier incontournable de la communauté, contribuant grandement à la préservation de l’identité juive et à son rayonnement.

Sándor Pintér s’est dit extrêmement impressionné par le travail accompli et a exprimé la gratitude du gouvernement hongrois envers Habad. Il a affirmé l’attachement de son pays à la liberté religieuse et son soutien à l’épanouissement de la vie juive sous toutes ses formes.

Cette visite illustre de manière éclatante le succès de Habad en Hongrie et la reconnaissance qu’il suscite, bien au-delà de la communauté juive. Par son ancrage dans la tradition et son ouverture à la société moderne, le mouvement est un modèle d’intégration réussie et un partenaire privilégié des autorités dans la construction d’une Hongrie plurielle et harmonieuse.

Nul doute que Habad continuera encore longtemps à illuminer la vie des Juifs hongrois et à faire souffler un vent de renouveau sur ce pays à l’histoire mouvementée. Avec des amis comme le ministre de l’Intérieur, l’avenir s’annonce radieux pour la communauté !

 

Un Chabbaton exceptionnel rassemble plus de 1000 femmes juives russophones à Saint-Pétersbourg

Un Chabbaton exceptionnel rassemble plus de 1000 femmes juives russophones à Saint-Pétersbourg

Le week-end du 24 au 26 février, la communauté juive de Saint-Pétersbourg a vibré au rythme du traditionnel Chabbaton des femmes russophones organisé par le mouvement ‘Habad. Venu des quatre coins de la CEI (ex-URSS), un nombre record de plus de 1000 participantes s’est réuni pour vivre un moment de connexion, d’inspiration et de partage autour des valeurs du judaïsme. Ce rassemblement annuel, qui ne cesse de gagner en popularité, témoigne avec éclat de la vitalité de la vie juive dans l’espace postsoviétique.

 

Du 24 au 26 février dernier s’est tenu à Saint-Pétersbourg, en Russie, le grand Chabbaton annuel des femmes juives russophones organisé par la branche russophone du mouvement ‘Habad. L’événement a battu des records de fréquentation avec plus de 1 000 participantes venues de toute la CEI (Communauté des États Indépendants, ex-URSS).

Le coup d’envoi du week-end a été donné vendredi après-midi avec une cérémonie émouvante d’allumage des bougies de Chabbat dans la majestueuse Grande synagogue de Saint-Pétersbourg. Les participantes ont ensuite célébré un chaleureux Chabbat ponctué d’offices, de repas festifs et de chants.

Tout au long du Chabbaton, les femmes ont pu assister à une multitude d’ateliers et de cours passionnants donnés par des intervenantes de renom. Au programme : le rôle essentiel de la femme juive, l’éducation des enfants selon les valeurs du judaïsme, les lois de la cacheroute, la pureté familiale, ou encore un atelier pratique sur la fabrication des matsot.

Les participantes ont également pris part à des cercles de discussion intimistes leur permettant de partager leurs expériences, d’échanger des conseils et de renforcer leur pratique et leur identité juives. Des activités ludiques et créatives étaient aussi proposées pour s’amuser tout en se connectant à son judaïsme.

Le moment fort du Chabbaton a sans conteste été le grand rassemblement du dimanche matin. La Rabbanite Dina Stambler a galvanisé l’assemblée avec un discours inspirant. Puis des artistes juifs de talent ont offert de magnifiques prestations. L’ambiance chaleureuse et conviviale s’est prolongée autour d’un délicieux dîner de gala.

D’année en année, ce Chabbaton féminin ne cesse de gagner en popularité, attirant toujours plus de participantes. Ce succès grandissant témoigne de la soif de spiritualité et de connexion des femmes juives des pays de l’ex-URSS. Pour nombre d’entre elles, cet événement tant attendu représente une bouffée d’air frais, une occasion unique de faire une pause et de se ressourcer en puisant dans les trésors de la tradition.

Au-delà du nombre, c’est surtout la qualité des échanges et l’intensité des moments partagés qui font de ce Chabbaton une expérience inoubliable et transformatrice. Les participantes en ressortent regonflées dans leur identité, armées de nouveaux outils pour transmettre le judaïsme à leurs enfants, et liées par une belle sororité.

Le dynamisme de ce rassemblement féminin est révélateur de la vitalité du judaïsme dans l’espace postsoviétique. Loin de s’étioler, la flamme de la judaïté continue de briller intensément, portée par des femmes résolues à perpétuer l’héritage de leurs ancêtres et à le transmettre aux générations futures. Avec de telles ambassadrices, l’avenir du peuple juif est entre de bonnes mains !

 

le Rav Chmouël Bistritzky, organisateur du mariage géant de 10 soldats à Tel Aviv

le Rav Chmouël Bistritzky, organisateur du mariage géant de 10 soldats à Tel Aviv

Hier dans le Hangar 11 du port de Tel Aviv, 10 couples qui ont dû reporter leur date de mariage à cause de la guerre, se sont tenus sous la ‘Houpa. Les ‘hatanim sont des soldats qui ont combattu ces derniers mois contre l’ennemi du Hamas au cœur de Gaza et ont eu le mérite hier de se marier | Reportage et documentation

Hier dans le Hangar 11 du port de Tel Aviv, 10 couples qui ont dû reporter leur date de mariage à cause de la guerre, se sont tenus sous la ‘Houpa.

Les ‘hatanim sont des soldats qui ont combattu ces derniers mois contre le Hamas au cœur de Gaza. Dans le cadre d’une initiative du Chalia’h du Rabbi à Savyon, Rav Chmouël Bistritzky, un grand mariage s’est déroulé hier dans une atmosphère émouvante et spéciale.

Tout au long des dernières semaines, le Rav Bistritzky et son épouse ont accompagné les ‘hatanim et kalot lors d’une série de rencontres et de cours de Torah.

Le point culminant a eu lieu en début de semaine, lorsque les ‘hatanim ont fait une prière commune au Mur Occidental. Là, face au vestige de notre Temple, le Grand Rabbin d’Israël, le Rav David Lau, leur a adressé des propos émouvants, parlant de la signification profonde et juive du jour du mariage.

Les kalot ont participé à une soirée de prière intense d’Hafrachat ‘Halla avec la Rabanit Bistritzky et ont prié ensemble pour mériter de fonder un foyer fidèle en Israël.

La ‘Houpa était accompagnée par dix rabbins et Chlouhim de ‘Habad de tout le pays qui ont uni les ‘hatanim et kalot, tandis que la grande assemblée était émue par cet événement historique sans précédent en Israël.

C’était un moment de sanctification du Nom divin, alors que des milliers de membres des familles participaient à cette cérémonie totalement pure organisée avec soin. Pendant les ‘houppot, la mélodie émouvante « Dalet Bavot », composée par le Admour Hazaken, auteur du Tanya et du Choul’han Aroukh a retenti dans l’immense salle.

Au cours de la ‘Houpa, le Chalia’h ‘Habad à Tel Aviv, le Rav Yossef Chmouël Gerlitzky, a prononcé des paroles de renforcement et de bénédiction, et le Rav Elad Cohen, l’un des Chlouhim ‘Habad à Kfar Saba, a eu l’honneur de réciter l’émouvante bénédiction des Cohanim.

Tout au long de la soirée, des artistes israéliens ont entonné des chants de foi et de tradition et ont réjoui les mariés.

« L’ennemi voulait détruire et démanteler – mais nous sommes là, ce soir, pour donner notre réponse juive : encore un foyer juif et encore un foyer juif », a déclaré le Rav Bistritzky avec une grande émotion.

Le Rav Shmuel Bistritsky (né en 1983) est un émissaire du Rabbi à Savyon, directeur général de la maison d’édition ‘Ledorot’, écrivain ‘Habad, éditeur de la série Yehadouton – un guide complet et contemporain de la vie juive, initiateur et directeur de la ‘Chaîne Yehadouton’ sur YouTube, et directeur de l’Institut ‘Tiferet Levi’ (à la mémoire de son père, le Rav Levi Bistritsky).

Le Rav Shmuel Bistritsky est né à Safed le 14 Chevat 5743 (1983), fils du rabbin de la ville, le Rav Levi Bistritsky. Il a passé son enfance à l’école Talmud Torah locale, puis a étudié dans les Yéchivot Tomchei Temimim de Netanya et Migdal HaEmek. En 2003, il est parti étudier à la Yeshiva Tomchei Temimim centrale au 770 Eastern Parkway à New York dans le cadre de l’année de « Kevutza ».

Après avoir terminé son cursus de yeshiva, il est parti aider à la Chli’hout (mission) au Beth ‘Habad de Rostov, puis a épousé Rivka, la fille du Rav Yossef Its’hak Aharonov, directeur de Agoudat Hasssidei ‘Habad en Terre Sainte.

Le Rav Bistritsky s’est installé à Kfar ‘Habad. De 2006 à 2009, il a été directeur adjoint du réseau scolaire Ohel Yossef Its’hak. En 2009, il a commencé à travailler dans le domaine de la littérature et a fondé la maison d’édition ‘Ledorot’. En 2011, il a commencé à écrire la série Yehadouton produite par ‘Ledorot’. En plus de cette série, il produit également une série de vidéos pédagogiques sur l’accomplissement des mitsvot pratiques, en collaboration avec la société de médias ‘Habad ‘Olam Oumeloo’.