Sur la photo : le Rav Hirshel Hitrik, Heishé Ashkenazi et le Rav Moshé Ashkenazi
Au cœur d’un procès retentissant, des secrets longtemps enfouis refont surface. L’affaire des livres, qui opposa deux parties dans une lutte acharnée, vient de connaître un rebondissement inattendu. Le nouveau livre « Rav Ashkenazi – Partie II », récemment publié, dévoile des détails stupéfiants sur cette sombre période.
En 1987, une affaire délicate ébranla le mouvement ‘Habad : des ouvrages précieux et des manuscrits, certains remontant jusqu’au Baal Chem Tov, avaient été dérobés dans la bibliothèque centrale du mouvement à New York, jouxtant le 770, dans le but probable de les revendre à des collectionneurs. Ce vol dépassait la simple dimension matérielle, aussi grave soit-elle. En effet, cette collection unique avait été patiemment rassemblée par le précédent Rabbi de Loubavitch, Rabbi Yossef Its’hak, et ses aïeux, au prix d’immenses sacrifices et parfois même au péril de leur vie. Transportés à travers toutes les épreuves endurées en Union Soviétique, puis pendant la Seconde Guerre mondiale, jusqu’à leur arrivée aux États-Unis, ces écrits recelaient non seulement une sagesse essentielle et des connaissances profondes, mais surtout une sainteté incommensurable, beaucoup ayant été rédigés de la main même du Baal Chem Tov ou de ses successeurs. Le préjudice dépassait donc largement celui, déjà considérable, de l’acte criminel.
L’enquête révéla rapidement que le coupable était un proche qui se prévalait d’une sorte de droit de propriété sur les livres et espérait en tirer un bénéfice personnel. Le Rabbi décida alors de rendre publique cette affaire, insistant sur sa gravité et montrant qu’on détournait ainsi la bibliothèque de la volonté de Rabbi Yossef Its’hak.
En l’absence d’autre issue avec la partie adverse, l’affaire fut portée devant un tribunal civil new-yorkais. La question centrale était de savoir si Rabbi Yossef Its’hak avait possédé cette bibliothèque comme un bien privé – auquel cas une revendication personnelle pouvait être recevable – ou s’il l’avait constituée et préservée dans un but plus général, une intention qui devait alors être respectée. La bataille juridique s’avéra complexe. Le juge, non-juif, comprit qu’il devait acquérir une nouvelle compréhension pour traiter un tel sujet. Ainsi, pour la première fois sans doute, la salle d’audience résonna de discussions sur le ‘hassidisme, sur l’essence d’un Rabbi et la nature de son lien avec les ‘hassidim.
Lorsque la partie adverse sollicita une aide financière de 60 000 dollars auprès de Yehoshua (Heishé) Ashkenazi, l’oncle du Rav Morde’haï Ashkenazi, pour couvrir les frais du procès, celui-ci se tourna vers son neveu, le Rav Hirshel Chitrik, pour comprendre la situation. Ce dernier lui expliqua que, selon le Rabbi, les livres n’étaient pas un héritage privé mais relevaient de l’intérêt général. Aussi, quand la partie adverse et son épouse se présentèrent ensuite chez Heishé Ashkenazi, il leur claqua la porte au nez en s’exclamant : « Peu m’importe ce que vous voulez. On ne s’attaque pas au Rabbi de Loubavitch ! Si vous le combattez, vous n’entrerez pas chez moi ! »
Lors d’une réunion en présence du Rav Hirshel Chitrik, Heishé Ashkenazi demanda des éclaircissements. Le Rav Chitrik raconta alors comment son propre père, en Russie, donnait tout son argent pour soutenir le Rabbi précédent, même quand ils manquaient de pain à la maison. « Et que faisait le Rabbi précédent avec cet argent ? demanda-t-il rhétoriquement à la partie adverse. Il achetait des livres ! Et vous, que voulez-vous faire de la bibliothèque du Rabbi ? Honte à vous ! » Sur ces mots sans appel, le Rav Chitrik quitta la réunion. Malgré les liens familiaux, Heishé Ashkenazi refusa dès lors d’aider la partie adverse.
Cinq mois après la victoire du procès, le 5 Tevet, Heishé Ashkenazi reçut un accueil chaleureux du Rabbi qui lui donna le sentiment d’avoir, par son attitude de ‘Hassid loyal, gagné sa place au Ciel. Pourtant, il n’avait pas informé le Rabbi de l’incident avec la partie adverse.
Le 10 Sivan 1987, lorsque la Rabbanit Ashkenazi séjournait avec son mari au 770, elle écrivit à ses enfants : « Aujourd’hui, l’oncle Heishé est venu recevoir un dollar. Papa l’a convaincu de venir. Le Rabbi lui a longuement parlé. Il a demandé une bénédiction pour son fils [malade], et le Rabbi lui a annoncé de bonnes nouvelles, lui disant de se remémorer sa période d’études à Loubavitch et d’en parler à son fils, ce qui aurait une influence positive. »
Rav Morde’haï Ashkenazi accompagna son oncle à la distribution de dollars. Le Rabbi donna à Heishé un dollar pour chaque membre de sa famille en les mentionnant individuellement. Après la distribution, le Rabbi envoya même le Rav ‘Haïm Yehuda Krinsky au domicile de Heishé à Long Island pour lui remettre un dollar supplémentaire destiné à un petit-fils qui n’avait pas reçu le sien. C’était un traitement exceptionnel et surtout une claire vision prophétique, car personne n’avait informé le Rabbi de l’existence de ce petit-fils. Parallèlement, le fils de Heishé guérit, comme le Rabbi l’avait béni.
Un an plus tard, le 13 Sivan 1988, Rav Morde’haï Ashkenazi amena à nouveau Heishé à la distribution de dollars. Le Rabbi lui dit : « C’est bon de te voir ». Le Rav Ashkenazi et Heishé présentèrent au Rabbi le fils qui avait reçu sa sainte bénédiction. Le Rabbi le bénit à nouveau, ainsi que Heishé et son épouse, s’enquérant avec une sollicitude particulière de la santé de cette dernière (sans qu’elle soit présente). En effet, elle était atteinte d’une terrible maladie et avait subi une opération. Le Rabbi se rendit alors à l’Ohel pendant trois jours consécutifs. Les deux premiers jours, à son retour, son secrétaire, le Rav Yehuda Leib Groner, appela le beau-frère du Rav Ashkenazi, le Rav Na’hman Yosef Twersky, pour s’enquérir de l’état de santé de l’épouse de Heishé. Le deuxième jour, le Rav Twersky transmit à Rabbi Groner le numéro de téléphone de Heishé pour qu’il puisse avoir des nouvelles directement de lui.
Bien que non pratiquant, Heishé Ashkenazi accomplissait les principales Mitzvot et pleurait d’émotion chaque fois que le Rav Ashkenazi évoquait avec lui la ferveur ‘hassidique et les valeurs authentiques de Loubavitch. Sa personnalité rappelait celle de Yosef Krassik, le cousin de la mère du Rav Ashkenazi, tué par des non-juifs. Fils du surveillant de la Yeshiva de Loubavitch, le vénérable Rav Yaakov Barou’h Krassik, Yosef, bien qu’ayant décliné dans l’observance, donnait généreusement quand on lui demandait de l’argent pour la Yeshiva Tom’hei Tmimim.
Il en allait de même pour Heishé. Au début du leadership du Rabbi, quand la situation financière du secrétariat était catastrophique, il envoyait discrètement au Rabbi des demandes de prière accompagnées d’au moins 25 000 dollars, parfois même 50 000. Le Rav ‘Haïm Yehuda Krinsky révéla cela après le décès de Heishé, estimant que c’était probablement la raison de la considération particulière que lui témoignait le Rabbi.
Heishé décéda le 15 Eloul 1989. Trois semaines auparavant, quand on lui demanda s’il souhaitait que le Rav Twersky le mentionne au Rabbi, il refusa catégoriquement, bien qu’il l’ait souvent sollicité par le passé pour transmettre des demandes et des lettres au Rabbi. « Car, expliqua-t-il cette fois, mon état est désespéré et je ne veux pas peiner le Rabbi ! » Deux semaines plus tard, quand le Rav Twersky et son épouse (la sœur du Rav Ashkenazi) lui rendirent visite, il leur demanda finalement de le mentionner au Rabbi, non pas pour demander une bénédiction, mais juste pour l’informer qu’il « montait vers le ciel ».
Ce type de comportement a été observé dans d’autres cas chez d’éminents ‘Hassidim de Loubavitch, qui demandaient qu’on informe le Rabbi de leur décès ou interdisaient qu’on l’avise de leur maladie pour ne pas l’attrister.
Madame Twersky passa effectivement à la distribution de dollars du 10 Eloul et dit au Rabbi que Heishé Ashkenazi était souffrant. Le Rabbi interrompit la distribution et réagit avec émotion : « Quoi ? Yehoshua Ashkenazi d’ici ? Pas en bonne santé ? » Madame Twersky confirma que son état était très préoccupant. Le Rabbi lui remit alors quatre dollars pour que Heishé les distribue à la Tsedaka, mais ne le bénit pas. Les dollars furent transmis à Heishé qui accomplit l’instruction du Rabbi avant son décès.
Cet épisode illustre de manière saisissante la dévotion et l’abnégation sans faille des ‘Hassidim envers leur Rabbi, au-delà même des liens familiaux ou de l’observance religieuse stricte. Il met aussi en lumière la perception quasi prophétique du Rabbi et son attention pleine de sollicitude pour chacun de ses ‘Hassidim, jusque dans leurs derniers instants.
Pourquoi ce verset, qui traite spécifiquement de la construction du Tabernacle, fait-il allusion, selon Rachi, à la destruction des deux Temples ? D’où Rachi sait-il qu’il est question de la destruction des deux Temples, et non de celle du Tabernacle de Shilo et du Premier Temple ? Le terme « gage » n’est pas une allusion à la destruction, mais au contraire, à la pérennité du Temple.
אֵ֣לֶּה פְקוּדֵ֤י הַמִּשְׁכָּן֙ מִשְׁכַּ֣ן הָעֵדֻ֔ת אֲשֶׁ֥ר פֻּקַּ֖ד עַל־פִּ֣י מֹשֶׁ֑ה Voici les comptes du Tabernacle (Michkane), Tabernacle du Témoignage, établis par Moché.
(Pekoudé 38, 21)
Rachi : Du Tabernacle, Tabernacle. Le terme « Tabernacle (Michkane) » est répété deux fois, faisant allusion au Sanctuaire qui fut pris en gage (Machkone), lors des deux destructions, pour les fautes d’Israël.
Au début de notre Paracha, Rachi cite les mots « le Tabernacle du Témoignage » et explique : « Le Tabernacle, le Tabernacle, deux fois – une allusion au Temple qui fut pris en gage lors de deux destructions à cause des fautes d’Israël. »
Il faut comprendre :
(a) Certes, le fait qu’il y ait une allusion aux deux Temples en tête de notre Paracha est en soi logique : cette section est comme une récapitulation de la construction du Tabernacle et de ses ustensiles [comme le dit Rachi sur le premier verset : « Dans cette section sont recensés tous les poids des dons pour le Tabernacle, en argent, en or et en cuivre, ainsi que tous ses ustensiles pour son service »]. C’est donc le bon endroit pour faire également allusion aux deux Temples futurs. Cependant, il est difficile de comprendre :
Pourquoi l’allusion dans le verset évoque-t-elle leur destruction – que le Temple « fut pris en gage lors de deux destructions » – et non leur construction et leur existence ?
(b) Qui plus est : pourquoi les Sages ont-ils interprété les mots ci-dessus dans le sens de « gage », indiquant leur destruction, alors qu’en plusieurs endroits (et c’était aussi le cas pour le Temple), le sens simple du verset est de l’interpréter comme « Je résiderai parmi eux » (et d’une manière différente dans chacun des deux cas) ?
(c) Il est donc évident que lorsque Rachi cite les mots « le Tabernacle, le Tabernacle », son commentaire découle de la répétition du mot « Tabernacle ». Pourquoi a-t-il alors besoin d’expliquer cela explicitement : « deux fois » ? D’autant plus que dans la plupart des cas, sa méthode est d’expliquer sans présenter au préalable la question à laquelle son commentaire répond. A fortiori dans notre cas, où la précision « deux fois » est évidente.
(d) Pourquoi Rachi a-t-il été si précis en disant « une allusion au Temple qui fut pris en gage (au singulier) lors de deux destructions » ? N’aurait-il pas été plus juste de dire « une allusion aux Temples (au pluriel) qui furent pris en gage », ce qui correspondrait mieux au début de sa phrase « deux fois », et à la suite « lors de deux destructions » (au pluriel) ?
(e) Pour quelle raison a-t-il dû ajouter et expliquer que « les destructions » eurent lieu « à cause des fautes d’Israël », alors que tout le commentaire sur la répétition de l’expression « le Tabernacle, le Tabernacle » est déjà expliqué en disant qu’il s’agit « d’une allusion au Temple qui fut pris en gage lors de deux destructions » ?
(f) À propos du verset « Il se jeta au cou de Benjamin son frère et pleura », dans la Paracha Vayigash, Rachi explique qu' »il pleura pour les deux Temples destinés à être sur le territoire de Benjamin et voués à la destruction », et aussi « pour le Tabernacle de Shilo destiné à être sur le territoire de Joseph et voué à la destruction ». Donc même le Tabernacle de Shilo fut détruit comme les deux Temples. Dès lors, on peut demander : d’où Rachi sait-il que l’intention du verset (dans « le Tabernacle, le Tabernacle », deux fois) est la destruction des deux Temples (et la question reste sans réponse) ? Pourquoi la destruction du Tabernacle de Shilo (qui les a précédés) et celle du Premier Temple ne sont-elles pas incluses dans l’allusion (et au contraire, ne serait-il pas plus logique de dire que l’allusion concerne le Tabernacle de Shilo et le Premier Temple, et non la destruction du Second Temple qui était incomplet, contrairement à celui de Moïse et au second mentionnés) ?
(g) Rachi interprète (à partir du mot « Tabernacle ») que le Temple « fut pris en gage lors de deux destructions ». C’est-à-dire que la destruction du Temple est semblable à la prise d’un gage – le gage est pris au débiteur de façon temporaire, jusqu’à ce qu’il rembourse sa dette, puis le gage est rendu à son propriétaire. Mais apparemment, ce n’est pas le cas : le gage est quelque chose qui est pris au débiteur de manière provisoire – jusqu’à ce qu’il paie sa dette, après quoi le gage lui est rendu. Selon cela, dans notre cas, lorsque D.ieu prit le (premier) Temple comme « gage », Il aurait dû le rendre tel quel, c’est-à-dire que le Second Temple aurait dû être identique au Premier dans tous ses détails. Mais en réalité, plusieurs éléments qui existaient dans le premier manquaient dans le second. Comme l’explique Rachi sur le verset « Que D.ieu agrandisse Japhet… Japhet, c’est Cyrus qui construisit le Second Temple… cependant, la Présence Divine n’y résidait pas. Et où résidait-elle dans le Premier Temple, etc. » Et dans la Paracha Tetsavé, Rachi explique : « Et dans le Second Temple, il y avait le pectoral, etc. mais ce n’était pas le même nom en lui ». Comment peut-on donc dire que le Premier Temple « fut pris en gage », puisque son équivalent ne fut pas rendu aux enfants d’Israël ?
2. L’explication est la suivante.
L’essence du concept de Temple est comme il est écrit : « C’est la porte des cieux (le Temple céleste) et la Maison de D.ieu », et il est dit : « Une demeure pour que Tu y résides, ô Éternel, le lieu que Tu as établi ». C’est pourquoi il est dit à son sujet de construire la Maison de l’Éternel à Jérusalem, et elle est appelée Maison éternelle – et tout cela s’applique de manière égale aux deux Temples.
Contrairement au Tabernacle de Shilo et au Tabernacle dans le désert, qui n’étaient pas alignés sur le Temple céleste et sont appelés « tente », une résidence temporaire pour la Présence Divine – et une résidence temporaire n’est pas du tout comparable à une résidence permanente.
Même un enfant de cinq ans, selon le sens simple, comprend cela : les détails qui diffèrent entre le Premier et le Second Temple ne changent pas leur point essentiel : une résidence permanente pour y demeurer. Alors qu’une « tente », même si elle a de nombreux détails similaires à une maison, en diffère néanmoins sur le point principal : elle n’est qu’une résidence temporaire et non permanente.
Et d’après cela, on comprend que même si les deux Temples ne sont pas similaires l’un à l’autre dans de nombreux détails, néanmoins, puisque leur point principal est le même – une « maison » pour Sa Présence bénie – alors le second est la restitution du gage du premier. Ce qui n’est pas le cas pour le Tabernacle, qui était une « tente » : on ne peut pas dire qu’il a été « pris en gage » et que le « gage » a été rendu dans le Temple, car ils ne sont pas similaires dans leur point principal.
C’est là ce que Rachi vise à exprimer par sa formulation précise « une allusion au Temple (au singulier) qui fut pris en gage lors de deux destructions ». Car cela souligne (sans avoir besoin d’apporter une preuve du texte) que les choses auxquelles il est fait allusion sont également similaires l’une à l’autre (autrement, il n’y aurait pas nécessairement de lien entre elles). Mais la leçon découle du fait que le même sujet [« משכן », « Tabernacle », dans le sens de] « משכון », « gage », est mentionné deux fois – et cela nous indique : (c’est-à-dire) « une allusion au Temple » – le Premier Temple et le Second Temple, un seul Temple (mais qui « fut pris en gage lors de deux destructions »), et il est évident qu’il n’est pas question du Tabernacle de Shilo et du Temple.
(C’est pourquoi Rachi écrit « une allusion (au Temple) », et non « au Temple », bien que même l' »aggada » dans son commentaire doit expliquer les mots du texte. Mais dans le langage du texte, nous trouvons « Tabernacle » et « Temple », c’est-à-dire le Temple.)
4 – Et selon cela, la raison pour laquelle l’essentiel de l’allusion est le concept de « gage » devient claire – cela souligne et renouvelle que même lorsqu’ils furent détruits, le Temple existe toujours dans son intégralité. La destruction du Temple ne fut pas de manière à ce que D.ieu ait annulé son existence, mais Il a seulement pris le Temple comme « gage », et ensuite (Il l’a rendu et) Il le rendra aux enfants d’Israël.
C’est ce qu’exprime Rachi en concluant son commentaire : « à cause des fautes d’Israël » – il explique par là pourquoi la destruction n’est pas due au Temple lui-même (qu’il aurait atteint la fin de sa durée de vie déterminée au départ ou quelque chose de ce genre), car cela serait une annulation. Mais comme la raison est « les fautes d’Israël », c’est-à-dire que c’est le comportement des enfants d’Israël qui en est la cause – cela n’affecte que le lien du Temple avec les enfants d’Israël.
5 – Il y a une autre raison à cet ajout de Rachi « à cause des fautes d’Israël » – pour résoudre : Bien qu’il soit vrai que le texte indique qu’il parle des deux Temples et non de Shilo, comme expliqué, il faut cependant comprendre : pourquoi le texte ne fait-il pas aussi allusion à la destruction de Shilo ?
Et Rachi explique qu’ici, la Torah fait allusion au Temple qui « fut pris en gage » (à savoir des enfants d’Israël) à cause des fautes de l’ensemble d’Israël – contrairement au Tabernacle de Shilo qui fut détruit à cause des fautes de Hophni et Phinéas, les fils d’Éli, comme relaté dans les Prophètes.
6 – On peut encore voir dans l’ajout de Rachi « à cause des fautes d’Israël » une allusion supplémentaire pour montrer la force d’existence du Temple du point de vue de D.ieu : bien que les fautes des enfants d’Israël aient causé la destruction du Temple, et que de nombreuses années avant la destruction, « les fautes d’Israël » étaient déjà présentes, ils avaient déjà commis de nombreuses transgressions, et c’était aussi le cas pour le Second Temple – néanmoins, D.ieu attendit longtemps et le Temple ne fut détruit qu’après de nombreuses années. D.ieu prolongea l’existence du Temple pendant de nombreuses années afin que les enfants d’Israël se repentent de leurs fautes et que le Temple reste debout.
Ce point est aussi lié à ce qui a été expliqué plus haut : le texte vise ici à faire allusion aux Temples futurs qui existeront parmi les enfants d’Israël. C’est pourquoi il fait allusion à tous les détails qui expriment la puissance de leur existence – que même au moment de leur destruction, ils ne sont qu’un « gage », et cela aussi, non à cause du Temple lui-même, mais à cause des fautes d’Israël ; et qui plus est, tout cela est du fait que D.ieu ne voulait pas le détruire.
Quel est l’enseignement de cela dans le service de l’homme ? « Il suffit au serviteur d’être comme son maître ». Tout comme le Saint, béni soit-Il, s’est abstenu de détruire le Temple pendant longtemps – bien que la raison de la destruction (les « péchés d’Israël ») existait déjà depuis de nombreuses années – et en prolongeant l’existence du Temple, Il leur a donné ainsi aux enfants d’Israël une force et une aide supplémentaires pour se repentir. De même, chacun a le devoir de se comporter ainsi avec son prochain : ne pas s’abstenir, à D.ieu ne plaise, de l’aider et de l’assister dans les questions de Torah et de Mitsvot (commandements), de l’aider à construire et à maintenir le « Mishkan » (Tabernacle) – « afin que Je réside parmi eux » (la Présence Divine en chacun des enfants d’Israël), même si le comportement de son prochain n’est pas approprié. Au contraire, nous n’avons pas le droit de nous en dispenser, car il nous a été ordonné par le commandement positif « Tu réprimanderas ton prochain », « Tu aimeras ton prochain comme toi-même ».
De plus, en ce qui concerne l’influence sur son prochain dans les sujets de Torah et de Mitsvot (commandements), il y a une preuve supplémentaire, pour ainsi dire, du comportement du Saint béni soit-Il Lui-même, qu’il ne faut pas tenir compte du fait que l’état spirituel de son prochain n’est pas approprié : Dans la Paracha (section de la Torah) Ki Tissa, il est raconté : « Il donna à Moïse, quand Il eut achevé de lui parler sur le mont Sinaï, les deux tables du Témoignage, etc. », c’est-à-dire que lorsque le Saint béni soit-Il eut fini de lui « dire les lois et les jugements », Il lui donna immédiatement les Tables. Cela signifie que le quarantième jour de sa montée sur le mont Sinaï, le Saint béni soit-Il termina Son enseignement avec Moïse, et au même moment Il lui donna les Tables afin de les donner aux enfants d’Israël. Il est également expliqué que les enfants d’Israël firent le Veau d’or le 39ème jour de la montée de Moïse sur le mont Sinaï.
Il s’avère donc que même après qu’ils eurent fait le Veau d’or, le Saint béni soit-Il enseignait encore la Torah à Moïse (afin qu’il l’enseigne plus tard aux enfants d’Israël), et Il lui donna aussi les Tables à ce moment-là afin de les donner aux enfants d’Israël – bien qu’à ce moment-là ils faisaient le Veau d’or.
S’il en est ainsi, à plus forte raison, tel doit être le comportement de l’homme – ne pas s’empêcher d’influencer son prochain dans les sujets de Torah et de Mitsvot, sans considération de son état spirituel qui n’est pas comme il se doit. Au contraire, par cela il provoquera une amélioration et une élévation spirituelle (chez son prochain et) aussi en lui-même, car ne nous a-t-on pas promis : « Il éclaire les yeux de tous les deux, l’Éternel »?
Et par tout cela, nous mériterons de faire le Sanctuaire à l’intérieur de chacun d’Israël, et par cela « et construis le Sanctuaire à Sa place » par le Machia’h (Messie) notre justice, bientôt de nos jours, Amen.
Tzeiri Habad et le Beth Habad de Tibériade annoncent à toute la communauté que la la 43e Conclusion de l’étude quotidienne du Rambam aura lieu avec l’aide de Dieu le mardi 16 Adar II. L’événement se tiendra au complexe du tombeau de Maïmonide à Tibériade à partir de 17h30, avec la participation des plus grands érudits de la Torah et du hassidisme, puissent-ils vivre longtemps.
Tzeiri Habad et le Beth Habad de Tibériade annoncent à toute la communauté que la célébration mondiale de l’achèvement du Rambam aura lieu avec l’aide de Dieu le mardi 16 Adar II.
L’événement se tiendra au complexe du tombeau de Maïmonide à Tibériade à partir de 17h30, avec la participation des plus grands érudits de la Torah et de la Hassidout,.
Après l’achèvement, une Séoudat Mitsva aura lieu selon la meilleure tradition.
Le comité d’étude quotidienne du Rambam de Tzeiri Habad appelle le public à se joindre à l’étude quotidienne selon l’institution sainte du Rabbi.
Ce mardi soir, le Rav Shraga Nathan Dahan, éminent érudit originaire de la ville de Beit Shemesh en Israël, a donné un cours magistral sur les thèmes de la Rédemption et de la venue du Messie. Cette conférence très attendue s’est tenue dans le célèbre bâtiment du 770 Eastern Parkway à Brooklyn, siège mondial du mouvement hassidique Loubavitch.
Devant un auditoire d’une centaine de personnes, composé principalement d’étudiants de la yeshiva dans leur année de « Kvutza » (une année d’études intensives au 770), le Rav Dahan a captivé l’assistance par son érudition et sa maitrise des textes sacrés. Pendant plus de deux heures, il a expliqué en détail les différentes étapes devant selon la tradition juive précéder l’arrivée des temps messianiques et le retour du peuple juif sur sa terre ancestrale.
Citant de nombreuses sources talmudiques et hassidiques, le Rav a insisté sur l’importance de hâter la Délivrance par l’étude de la Torah, la prière et les bonnes actions. Il a exhorté ses auditeurs, la jeune génération de demain, à intensifier leurs efforts en ce sens et à se tenir prêts pour la Rédemption imminente.
Sur une note plus actuelle, le Rav Dahan a tenu à dédier cette soirée à la réussite et à la protection des vaillants soldats de Tsahal qui défendent chaque jour la terre d’Israël. Dans une prière poignante, il a demandé au Tout-Puissant de les protéger et de permettre le retour sain et sauf des prisonniers aux mains de l’ennemi.
Le Rav Shraga Nathan Dahan
Le Rav Shraga Nathan Dahan est né le 30 Shevat 5738 (1978) de ses parents, le Rav David et Golda Dahan. Ses parents avaient émigré de France trois ans plus tôt, en 5735 (1975), et s’étaient installés au kibboutz Sha’alvim.
Dans sa jeunesse, il a étudié à Jérusalem avec le Rav Moshe Ben Abou, Rav du quartier de Guilo, dans les yeshivot ‘Habad, et à Mitzpe Jericho avec le Rav Shabtai Sabato.
Il a étudié avec le Rishon Letzion, le Rav Mordechai Eliahu, et avec le Rav Zalman Nechemia Goldberg, et en ‘Havruta avec le Rishon Letzion, le Rav Bakshi Doron, qui l’ont ordonné Rav et juge, Yore Yore – Yadin Yadin.
Il s’est marié avec son épouse Tzippora.
Dans sa jeunesse, il s’est enrôlé dans Tsahal et a servi dans une unité technologique qui développait des moyens d’instruction optiques informatisés, ainsi que dans la gestion du développement et la supervision de projets d’équipement militaire. Il a été cité à l’ordre du jour en 5758 (1998) par le commandant du district et le chef d’état-major.
Il a servi à l’école des officiers, dans des fonctions de gestion et d’ingénierie.
Il a obtenu une licence en gestion et marketing de la technologie au Machon Lev, a occupé pendant un an le poste de vice-président de l’association des étudiants de l’École supérieure de technologie, puis pendant deux ans celui de président de l’association et de porte-parole de l’Union nationale des étudiants. Pendant ses années d’études à l’institut académique, il a créé un mikvé sur le campus. Il a également été Rosh Metivta (enseignant) à la Maison d’étude et directeur adjoint d’un programme éducatif spécial pour les immigrants, ainsi que Rosh Metivta dans une cité de la jeunesse, directeur d’un internat et éducateur dans le cadre du projet Na’aleh pour les jeunes de France.
En 2004, il a reçu le prix Lifshitz pour son travail, ses réalisations et sa personnalité.
Par la suite, il a obtenu une maîtrise à l’Université Polytechnique de New York en gestion des technologies et gestion des ressources humaines. Il a été certifié par le Technion comme directeur senior des systèmes d’information et a reçu l’ordination rabbinique de Rav de ville et de juge.
Suite à la demande du Grand Rav de Tsahal, le Rav Weiss, il a rejoint le rabbinat militaire en 5762 (2002) et a servi comme Rav des brigades dans la région d’Eilat. Par la suite, il a occupé divers postes, notamment celui de Rav de la base militaire de Tel Hashomer, de Rav de l’école de défense aérienne, de chef du département Halakha et de directeur de la Maison d’étude pour la Halakha du rabbinat militaire. Dans ces rôles, il a publié de nombreux articles et livres sur la Halakha.
En 5777 (2017), dans le cadre de l’enquête annuelle menée par l’armée de l’air auprès de l’ensemble de son personnel, le Rav Dahan a reçu du commandant de l’armée de l’air et du chef du personnel le prix du « bouclier de la qualité du service » après avoir obtenu la première place parmi toutes les unités de l’armée de l’air pour le service et le fonctionnement de son bureau dans le cadre de son rôle de Rav de la défense aérienne. Les hauts gradés de l’armée de l’air ont noté dans leurs éloges que pour la première fois dans l’histoire de l’armée de l’air, la qualité et le service de la fonction de Rav avaient surpassé la haute qualité de service existante dans les escadrons.
En 5779 (2019), le premier vaisseau spatial israélien a été lancé vers la lune sous le nom de « Beresheet ». Le Rav Dahan a participé aux aspects halakhiques et technologiques liés à la dimension halakhique du projet et a servi de conseiller halakhique pour la société SpaceIL.
Dans le cadre du programme de lancement, des réponses ont été apportées aux questions de Shabbat par le biais de diverses solutions halakhiques et technologiques innovantes, notamment une vaste correspondance avec les grands décisionnaires.
Le Rav Dahan vit à Beit Shemesh, sert de Rav répondant dans les différentes communautés de la ville et est compté parmi les émissaires du Rabbi dans la ville. Il est le Rav de la communauté ‘Habad centrale « Or Tzvi et Menucha » à Ramat Beit Shemesh Alef.
Le Rav Dahan occupe le poste de Rav décisionnaire et accompagnateur de l’organisation de correspondance conjugale fondée par le Rav Ami Baram.
Il est également conférencier au séminaire Ohr ‘Haya et au séminaire « Bnot ‘Haya Moushka ». Entre autres, il enseigne et guide les adolescents et les enfants, il est médiateur agréé par le ministère de la Justice et conseiller conjugal. En outre, il sert de Rav Moreh Tzedek et de conférencier à la synagogue centrale de Beit Shemesh, ainsi que de juge au tribunal rabbinique pour les affaires monétaires.
Le Rav Dahan donne des conférences et des conseils en Israël et à l’étranger, notamment en coopération avec le ministère de la Diaspora et d’autres organisations. En 5782 (2022), il a rejoint l’équipe des conférenciers en tant que conférencier invité à l’Université Bar-Ilan dans le programme de maîtrise et de doctorat sur le thème de la Halakha et de la science, et en tant que membre du corps enseignant éducatif et toraniques de l’école secondaire d’excellence Amit Bar-Ilan pour la Torah et la science, affiliée à l’Université Bar-Ilan.
En 5779 (2019), il a reçu le prix de l’éducateur de l’année du ministre de l’Éducation et du président de l’État pour son travail auprès des enfants et des jeunes.
Il est membre du comité directeur de la synagogue « Or Loubavitch » dans le complexe éducatif de la yeshiva « Shaali Torah » à Rama Alef, et publie une chronique hebdomadaire sur la Halakha, la Torah et les défis de notre temps dans le quotidien « Israel Hayom », ainsi qu’une chronique mensuelle dans le magazine « Neshama » et dans la série de vidéos « Moment de sagesse » sur la Torah et la science en hébreu et en français.
Le Rav dirige un centre de conseil unique qui accompagne bénévolement les couples en attente d’enfants dans les domaines de la pureté familiale, de la fertilité et de la médecine selon la Halakha.
En Israël, il existe un conflit continu entre les communautés de différents niveaux d’observance religieuse concernant l’armée : Qu’est-ce qui est le plus important, servir dans l’armée ou étudier la Torah ? Beaucoup de juifs laïcs ont développé une animosité envers les Ba’hourim de Yéchivot. De nombreux juifs religieux ont développé une animosité envers les soldats. Bien sûr, le Rabbi avait une attitude différente.
LA HAKAFA SPÉCIALE
C’était la nuit de Simchat Torah en 5737*. Le 770 était bondé jusqu’aux chevrons. L’énergie était palpable ; alors que les hakafot s’enchaînaient, le Rabbi encourageait le chant à atteindre des sommets toujours plus hauts.
Soudain, le Rabbi fit signe au gabbaï, Reb Moshe Pinchas Katz. Il l’informa qu’il dirait quelques mots avant la cinquième hakafa.
Dès que le gabbaï annonça : « Ad kan, hakafa daled », le Rabbi commença à se diriger vers le bord de son estrade. D’une voix forte, le Rabbi déclara :
« Durant ces jours de galut, il y en a qui protègent leurs frères juifs en diaspora, et ceux qui protègent leurs frères en Terre Sainte en risquant leur vie aux frontières. Ils sont le vêtement de la protection constante de Hachem… »
« Que tous ceux qui sont ou étaient dans l’armée aillent à la cinquième hakafa, avec le nigun ‘Hoshia et amecha’. »
Alors que des milliers de ‘hassidim et de jeunes regardaient, un large groupe de ‘hassidim – soldats et vétérans – se frayèrent un chemin jusqu’au centre de la synagogue. Ils étaient menés par Reb Zushe Wilmovsky, qui avait combattu pendant la Guerre d’Indépendance. Le Rabbi mena personnellement les versets, puis commença à chanter « Hoshia et amecha… ».
Cette Simchat Torah eut lieu peu de temps après le raid d’Entebbe. Des terroristes avaient détourné un avion rempli de passagers, et dans une opération qui stupéfia le monde entier, Tsahal s’envola jusqu’en Ouganda et secourut les otages avec un minimum de pertes.
Alors que les Juifs d’Erets Israël célébraient les soldats et leur victoire, certains rabbins les décriaient. C’était l’œuvre de Satan, disaient-ils, car Hachem n’accomplit pas de miracles à travers des « mécréants » – les soldats laïcs de l’État sioniste.
Au cours des mois suivants, le Rabbi rejeta publiquement et sans détour ces allégations. C’était un miracle évident de la main de Hachem, dit le Rabbi, et les soldats qui avaient risqué leur vie pour leurs frères juifs avaient un immense mérite.
L’opinion du Rabbi ne fut pas une surprise. Tout au long des années, la haute considération du Rabbi pour les soldats et leur abnégation était bien connue. Ils se mettaient courageusement en danger pour protéger leurs frères juifs, et c’était un profond mérite – indépendamment des questions concernant Erets Israël et le sionisme.
Le Rabbi qualifiait leurs batailles de milchemet mitzva (guerre sainte). Un rav bien connu demanda une fois au Rabbi comment cela pouvait être le cas, si le Rambam écrit que les soldats dans une milchemet mitzva doivent « avoir à l’esprit de sanctifier le nom de Hachem ».
Le Rabbi répondit : « Ils ne sont pas religieux avant d’aller protéger et peut-être après non plus, mais certains d’entre eux sont transformés et inspirés dans les moments de danger évident. Si c’est le cas, à ce moment-là, ils sont considérés comme menant les guerres de Hachem. »
Les miracles étonnants vécus par les soldats de Tsahal étaient spécifiquement dus à leur mérite particulier. « Ce sont des Juifs qui font une abnégation totale, dit le Rabbi, donc ils sont clairement des réceptacles dignes pour que des miracles manifestes se produisent à travers eux. »
L’UNITÉ N’A PAS D’IMPORTANCE
Après la Guerre de Kippour, un soldat écrivit au Rabbi sa déception de ne pas pouvoir servir dans une unité de combat en raison de problèmes de santé.
Le Rabbi répondit :
« La mission d’un soldat est évidemment d’être de la plus grande utilité à l’armée (et non de trouver des occasions de montrer sa force et son intrépidité). Parfois, c’est spécifiquement votre unité qui apporte le plus grand bénéfice, tant que vous y servez sans amertume. »
(Igrot Kodesh vol. 29 pg. 119)
À QUI APPARTIENT LE POUVOIR ?
Après les victoires étonnantes pendant la Guerre des Six Jours, de nombreuses personnes commencèrent à voir Tsahal comme une force de protection surpuissante, en omettant délibérément le nom de Hachem.
Mais dans les sichos et les lettres du Rabbi, il y a un thème récurrent : l’importance de se rappeler que leurs succès viennent directement de la main de Hachem. Et pour mériter les bénédictions continues de Hachem, le Rabbi soulignait souvent qu’il était important que l’armée remplisse les obligations de « Ve’haya machanecha kadosh ».
En tant qu’armée de Juifs protégeant le peuple juif en Erets Israël, le Rabbi cherchait toujours des moyens de renforcer le niveau de judaïsme observé dans l’armée. Chaque Loubavitch qui servait dans l’armée était chargé par le Rabbi de « faire une atmosphère » de judaïsme autour de lui, et le Rabbi soutenait fortement le Rabbinat de Tsahal pour son travail à cet égard.
Un grand nombre des campagnes de mitzvot du Rabbi ont en fait commencé dans l’armée et sont restées une très grande priorité au fil des années. La campagne des Tefilines a notoirement débuté pour les soldats avant la Guerre des Six Jours.6 La campagne de Hanoukka a commencé après la Guerre de Kippour, avec une grande importance accordée aux soldats également.7 La campagne de Pourim – qui a débuté dans les années 5720-1960 – était un projet relativement mineur jusqu’à ce que le Rabbi l’étende à l’armée en 5731-1971. Les campagnes de bayit male sefarim (maison pleine de livres) et de tsedaka (charité) ont commencé avec l’appel du Rabbi après la Guerre de Kippour pour que les soldats reçoivent des ensembles de Tefilines, de sidourim, de Tehilim et de boîtes à tsedaka. Pendant la période de la campagne du Sefer Torah, qui coïncidait avec la première Guerre du Liban, le Rabbi lança une campagne spéciale pour écrire un Sefer Torah pour les soldats.
Beaucoup de ces campagnes étaient personnellement subventionnées par le Rabbi en partie ou en totalité, et le Rabbi attendait toujours de recevoir des rapports détaillés à leur sujet. Dans une occasion notable, lorsque des jeunes gens étaient bloqués pendant une campagne dans le désert du Sinaï un Pourim, le Rabbi attendit qu’ils s’organisent eux-mêmes avant de commencer le Farbrenguen de Pourim au 770 !
Ces campagnes eurent un impact majeur. Elles renforçaient le judaïsme des soldats et leur donnaient espoir et encouragement pendant des périodes très difficiles. Les jeunes gens apportaient les paroles du Rabbi – parfois des messages directement du Rabbi – aux soldats, leur donnant de la force en sachant que quelqu’un se souciait profondément du sacrifice qu’ils faisaient.
Grâce à ces campagnes, le Rabbi put établir un lien personnel avec d’innombrables Juifs en Erets Israël ; un lien qui se poursuivit longtemps après la fin de leur service militaire. Pour le reste de leur vie, les gens se rappelaient et chérissaient ces expériences positives, qui influençaient de nombreux aspects de leur vie.
DES LEÇONS DE L’ARMÉE
Dans de nombreuses lettres, le Rabbi souligne plusieurs leçons que nous pouvons tirer spécifiquement d’une armée. En voici deux :
« L’entraînement militaire inculque aux soldats une nature à effectuer immédiatement la mission avec soumission et abnégation… naaseh avant nishma. »
Et un autre point important : Une mission n’est pas une affaire personnelle du soldat. Elle a un impact sur la survie de toute l’armée… C’est pourquoi le soldat l’exécute sans se demander si elle ou ses composantes sont importantes. Seul le commandant en chef comprend vraiment l’importance de chaque petit détail.
« Ces deux concepts sont les règles fondamentales de la vie pour chaque Juif qui vit son quotidien conformément à la Torah et aux Mitsvot de Hachem… »
TROUVER LE MIRACLE
En période faste, il fallait parfois rappeler au public que le succès vient de Hachem. Mais la Guerre de Kippour n’était pas exactement un succès éclatant, et les gens se souvinrent rapidement que Tsahal n’était pas infaillible. Beaucoup eurent le sentiment que cette guerre n’avait pas eu de miracles comme la Guerre des Six Jours, et commencèrent à dire le contraire : « Pourquoi Hachem nous a-t-Il abandonnés, D.ieu préserve ? » Cette fois, le Rabbi les encouragea, en disant que la main de Hachem les guidait encore. Le Rabbi souligna qu’il y avait eu des miracles qui surpassaient en fait ceux de la guerre précédente :
« Après que les Égyptiens aient réussi à traverser le Canal de Suez, absolument rien ne les empêchait d’avancer jusqu’à Tel Aviv… Pour une raison inexplicable, ils s’arrêtèrent après n’avoir avancé que de 12 kilomètres ! »
L’histoire prouve à quel point ce miracle était grand. Pendant la Seconde Guerre mondiale, les Français construisirent une ligne de défense imprenable appelée la Ligne Maginot. Une ligne de fortifications en béton, d’obstacles et d’installations d’armes si forte que la Ligne Bar Lev dans le Sinaï n’était rien en comparaison. Les nazis, que leur mémoire soit effacée, percèrent la ligne avec leurs puissants blindés (comme les Égyptiens le firent avec la Ligne Bar Lev) et en une journée, ils conquirent toute la France ! »
Pendant la même période, le Rabbi parla longuement13 du moral des soldats. Des milliers de jeunes soldats étaient morts et beaucoup d’autres étaient blessés, et par conséquent, le moral des survivants était très bas. Le point de vue de l’armée était que les soldats avaient besoin de divertissement. L’autre point de vue – que les soldats eux-mêmes exprimaient – était qu’ils avaient besoin d’être élevés spirituellement.
Au lieu d’aborder la question de manière théorique, le Rabbi dit qu’il fallait l’aborder de manière scientifique. En trouvant la solution à un problème, la question n’est pas de savoir ce qui pourrait ou devrait fonctionner ; c’est ce qui a fonctionné dans une situation identique par le passé.
À travers les générations, le peuple juif a cherché la force de différentes manières ; parfois il l’a cherchée dans la Torah, mais d’autres fois – de nombreuses autres fois – il a cherché d’autres voies, en remontant jusqu’au veau d’or.
L’histoire a montré que la seule chose qui a maintenu la nation juive en vie n’était pas une langue commune (il n’y en a pas), ni un habillement commun (nous n’en avons pas), mais l’accomplissement de la Torah et des Mitsvot. Quiconque s’écartait de ce chemin retrouvait son chemin ou s’assimilait. Donc, lorsqu’il y a un problème de moral dans une armée juive, nous devons utiliser la solution éprouvée et véritable – renforcer l’observance de la Torah parmi les soldats, en faisant ainsi appel à l’arme secrète du peuple juif.
Plus spécifiquement, le Rabbi proposa qu’on leur donne des ensembles de Tefilines, de sidourim, de Tehilim et de boîtes à tsedaka. Les avoir à disposition donnerait aux soldats accès à ces objets, et servirait également de rappel physique pour accomplir ces Mitsvot. Pourvoir à leurs besoins spirituels, dit le Rabbi, donnera aux soldats un véritable sens dans leur vie et de l’énergie pour remplir leur mission.
UNE PRÉOCCUPATION CONSTANTE
Le profond amour et la préoccupation du Rabbi pour les soldats s’exprimaient d’innombrables façons. Lorsque le Rabbi parlait de la question de la restitution de territoires, il mentionnait souvent que des soldats avaient perdu la vie en les conquérant. Lorsque des soldats et d’anciens soldats rendaient visite au Rabbi, ils ressentaient tous la profonde préoccupation du Rabbi pour leur bien-être.
Lorsque les soldats blessés visitèrent le 770, le Rabbi leur réserva un accueil sans précédent, prononçant un discours en hébreu puis s’approchant de chacun individuellement, les couvrant d’éloges et d’encouragements.
Cet amour s’étendait également aux familles des soldats. Plusieurs mois après la Guerre des Six Jours, le secrétaire du Rabbi, le Rav Hodakov, envoya une lettre à Tzach en Erets Israël.
« J’ai été informé qu’environ 70 veuves de soldats tombés au combat attendent des enfants… Évidemment, accoucher et s’occuper de la maison et des autres enfants est d’autant plus difficile sans mari et père… Vous soulèverez sûrement la question avec les femmes Habad qui sont actives à cet égard et trouverez comment leur venir en aide. Évidemment, quand les enfants naîtront, Tzach les aidera à organiser un brit avec toute la hidour et la joie. »
Après que les instructions du Rabbi soient arrivées en Erets Israël, Madame Shifra Marozov – qui avait perdu son mari Dovid (voir section suivante) au combat juste deux semaines plus tôt – prit sur elle et commença à contacter ses compagnes veuves, les encourageant et trouvant des moyens de les aider.
L’un des événements les plus célèbres qu’elle organisait avec Tzach était la bar mitsva annuelle pour les orphelins. Chaque année, une immense célébration avait lieu à Kfar Habad, à laquelle assistaient des milliers de personnes. Les politiciens de premier plan du pays faisaient toujours en sorte d’être présents, et le Rabbi envoyait un message personnel aux garçons.
Beaucoup de ces femmes commencèrent une relation personnelle avec le Rabbi. « En 1973 », raconta Mme Marozov, « je me rendis chez le Rabbi. Avant de partir, je dis à mes amies qu’elles pouvaient écrire des lettres que je remettrais personnellement au Rabbi. En peu de temps, j’avais une pile de lettres adressées au Rabbi. Une femme, cependant, m’avait écrit une note directement: ‘Shifra, dis au Rabbi à quel point je suis brisée. Je veux déjà me remarier !' »
Je remis également cette lettre au Rabbi, et il la bénit pour qu’elle trouve un conjoint et fonde un foyer avec lui. Deux semaines passèrent et elle rencontra un célibataire, qu’elle épousa bientôt. »
Elle fit plus tard remarquer : « Vous savez qui était mon marieur ? Le Rabbi de Loubavitch! »
ÉTUDIER LA TORAH OU SERVIR DANS L’ARMÉE
Après la Guerre des Six Jours, les combats se poursuivirent sporadiquement sur le front égyptien. Un jour, les ‘hassidim de Kfar ‘Habad reçurent une nouvelle terriblement choquante.
L’un des leurs, Reb Dovid Marozov, avait été tué au combat alors qu’il servait dans la réserve.
La nouvelle envoya des ondes de choc dans tout le monde Habad, et lors d’un Farbrenguen peu de temps après, le Rabbi parla d’une voix étranglée du « petit-fils de ‘Honyé » qui était décédé en protégeant ses frères et sœurs.
Avant de mentionner son histoire spécifique, le Rabbi souleva une question générale : Qui est le plus méritant ? Les soldats qui protègent au front, ou les étudiants de yeshiva qui protègent la nation par l’étude de la Torah ?
Chacun est important, nota le Rabbi. Le Talmud nous dit que l’étude de la Torah du roi David facilitait les guerres de Yoav, et les guerres de Yoav facilitaient l’étude de la Torah de David, dans une relation de type Issakhar-Zevouloun.
Mais peut-on considérer l’un plus méritant que l’autre ? Dans la relation entre Issakhar et Zevouloun, Zevouloun est considéré plus important pour avoir facilité l’étude d’Issakhar. « Combien plus en ce qui concerne les soldats, dit le Rabbi, qui mettent leur vie en jeu pour protéger leurs frères juifs de leurs ennemis. »
Plusieurs mois plus tard, le Rabbi parla à nouveau de ce sujet, en insistant cette fois sur l’importance de l’étude de la Torah :
« Sans l’étude de la Torah de David, c.-à-d. sans l’affirmation de la Torah que la Terre Sainte appartient à la Nation Sainte, Yoav n’aurait aucune revendication [avec laquelle partir en guerre] ! Pour que l’armée réussisse, il doit y avoir une contrepartie qui fait l’effort spirituel ! Tout comme quelqu’un qui abandonne le front est un déserteur de l’armée, de même, si quelqu’un est dans une yeshiva à étudier la Torah pour le bien de la nation juive mais ferme ensuite sa Guemara pour prouver qu’il peut aussi être un guerrier, il est également un déserteur ! »
En effet, dès les premiers jours de Tsahal, les étudiants de yeshiva étaient exemptés du service militaire en raison de leur étude de la Torah, et le Rabbi critiqua fermement toute tentative de les enrôler même pour de courtes périodes. En 5733*, des membres du Mafdal (un parti politique sioniste religieux) exprimèrent leur soutien à l’enrôlement des étudiants de yeshiva même pour de courtes périodes, et le Rabbi souligna à quel point c’était absurde.
« Moshe Dayan et Ben Gourion ont exempté les étudiants de yeshiva du service militaire, et ce sont spécifiquement ceux qui parlent au nom du judaïsme qui soutiennent l’enrôlement des étudiants de yeshiva ! »
Cependant, lorsque des individus quittaient la yeshiva pour travailler, ils se plaçaient dans une situation différente.
Un individu écrivit une fois au Rabbi, demandant conseil pour obtenir une exemption afin d’aller travailler. Lorsqu’il ne reçut pas de réponse, il demanda à un ami de soulever la question en yé’hidout.
La réponse du Rabbi n’était pas celle qu’il attendait. Le Rabbi cita le Talmud : « Pourquoi penses-tu que ton sang est plus rouge que celui d’un autre ? » S’il étudiait la Torah, dit le Rabbi, il serait éligible à un report, mais de quel droit va-t-il travailler pendant que quelqu’un d’autre met sa vie en jeu pour sa sécurité…
À cette époque, les jeunes israéliens élaboraient souvent des stratagèmes complexes pour obtenir des reports leur permettant de quitter le pays et de venir chez le Rabbi. Cependant, le Rabbi n’exprima jamais son soutien à ces actions et les rejeta toujours lorsqu’on lui demandait.
Un jeune homme écrivit une fois au Rabbi concernant ses problèmes juridiques résultant de ces actions, et le Rabbi coupa personnellement toute cette section de la lettre avant de la retourner avec une réponse. Il écrivit sa réponse (dirigeant le jeune homme à consulter certaines personnes) sur une section de la lettre qui ne contenait aucun détail incriminant, et l’attacha avec un trombone à la partie de la lettre qui contenait le nom du jeune homme.
QUAND LES FEMMES ÉTAIENT ENRÔLÉES…
Lorsque le Rav Tuvia Blau était un jeune homme devenant progressivement un ‘hassid loubavitch, il échangea une fascinante correspondance avec Reb Uriel Tzimmer, qui était à l’époque membre du secrétariat.
Dans une lettre, il fait référence à l’une des plus grandes questions de l’époque : le giyous banot (conscription des filles). L’armée israélienne recrutait des femmes ainsi que des hommes, et à un moment donné, le gouvernement voulut étendre cette obligation aux femmes religieuses également. Inutile de dire que tout le monde orthodoxe était vent debout. En ce qui les concernait, c’était une question de mourir plutôt que de transgresser.
Une immense manifestation de solidarité eut lieu à New York pour cette question – et un certain nombre d’autres préoccupations religieuses – mais le Rabbi n’y assista pas (évidemment). Dans sa lettre, le jeune Tuvia demanda pourquoi c’était le cas. La réponse de Reb Uriel éclaire la perspective plus large du Rabbi sur la question :
« Le Rabbi n’a pas assisté [à la manifestation], les étudiants de yeshiva y ont assisté – avec permission… mais sur un plan plus fondamental, j’ai eu l’occasion d’avoir une yé’hidout où le Rabbi m’a fait part de son opinion sur la question. L’interdiction pour les femmes de servir dans l’armée est en vigueur dès qu’une femme est enrôlée, qu’elle soit religieuse ou non, et l’interdiction s’applique aux hommes et aux femmes de manière égale [pour éviter de se trouver dans un environnement mixte inapproprié]. Pourquoi sont-ils [les Juifs orthodoxes] restés silencieux pendant tout ce temps, ne s’exprimant que lorsqu’ils ont voulu enrôler les filles religieuses ? Si l’enrôlement obligatoire des femmes religieuses est aboli, les Juifs orthodoxes se tairont à nouveau, acceptant essentiellement l’enrôlement général des femmes dans l’armée… »
Comme le Rabbi l’expliqua à Reb Uriel et l’écrivit également dans de nombreuses lettres23, le problème du giyous banot n’était pas (seulement) l’effet qu’il aurait sur la femme individuelle. En plus de l’interdiction de lo silbash (une femme portant des vêtements d’homme), cela créait un problème pour tous les présents. Le Rabbi cita le verset « Ve’haya ma’hanekha kadosh » (ton camp sera saint) ; pour que l’armée reçoive les bénédictions de Hachem, elle devait être un lieu saint.
Une jeune femme voulait s’engager dans l’armée de son plein gré. En réponse, le Rabbi nota que sur la base des versets susmentionnés, « c’est comme si quelqu’un voulait éteindre un incendie, D.ieu préserve, en versant du kérosène sur les flammes, parce que le kérosène est liquide – tout comme l’eau… »
L’un des individus par lesquels le Rabbi eut un impact majeur sur le bien-être des soldats de Tsahal fut le Rav Morde’haï Piron, Grand Rabbin de Tsahal de 1971 à 1977.
Morde’hai Piron (28 décembre 1921 – 28 mai 2014) fut le deuxième grand rabbin militaire dans l’histoire des Forces de défense israéliennes (FDI), après que son prédécesseur, le rabbin Shlomo Goren, ait créé le poste en 1948. Le Rav Piron occupa ce poste de 1969 à 1980, avec le grade de général. À sa retraite de son poste dans les FDI, il s’installa à Zurich pour servir jusqu’en 1992 comme rabbin de l’Israelitische Cultusgemeinde Zürich (ICZ), la plus grande congrégation juive de Suisse.
Le Rav Piron entretenait une relation étroite de longue date avec le Rabbi, et il relata certains détails des programmes que le Rabbi initia avec son aide. Voici quelques extraits de son histoire tirés du livre à paraître :
« Lors d’une audience – en 1973 – le Rabbi parla de la façon dont je pouvais insuffler l’esprit de la Torah aux soldats de Tsahal. Il dit : « Par la force, vous n’obtiendrez rien. La façon de persuader les gens est en leur montrant la richesse de la Torah ». Je me souviens qu’il a également dit : « L’État d’Israël existe aujourd’hui, mais il fait face à de nombreux défis, car tant de nations non-juives ne sont pas prêtes à accepter le fait que le peuple juif a un État et que nous continuerons à y prospérer. »
« En termes pratiques, il me convainquit – car il était si catégorique à ce sujet – que chaque unité de Tsahal devait avoir une paire de Tefilines (en plus d’une petite bibliothèque de livres saints juifs, ainsi qu’une boîte de Tsédaka), afin que chaque fois qu’un soldat voulait mettre les Tefilines, ils soient à sa disposition. En conséquence, nous avons fait venir des ‘hassidim ‘Habad à Tsrifin, la principale base de Tsahal, pour s’y tenir et proposer les Tefilines à de nombreux soldats, qui acceptèrent l’idée de bonne grâce, même avec joie, et étaient prêts à le faire. »
« À cette époque, comme aujourd’hui, il y avait de nombreux ‘hassidim ‘Habad servant dans Tsahal, et le Rabbi me demanda plus d’une fois : « Avez-vous rencontré des soldats ‘Habad ? Comment ces soldats se comportent-ils ? Que font-ils ? Comment vont-ils ? Comment pouvons-nous les aider ? »
« J’étais heureux de signaler que les soldats ‘Habad étaient solides, sérieux, obéissants, et qu’ils voulaient continuer dans l’esprit de ‘Habad. Lorsque je rencontrais de tels soldats, je leur disais : « J’ai rendu visite au Rabbi », et je pouvais voir à quel point ils étaient impressionnés – pour eux, c’était une chose formidable. Et ils me demandaient : « Que s’est-il passé ? De quoi avez-vous parlé ? » Alors je leur disais ce que je pouvais, et cela les renforçait. »
« La campagne des Tefilines fut un grand succès, tout comme la campagne du Rabbi pour fixer des Mezouzot dans tout Tsahal. Le Rabbi considérait cela comme très important, et il m’exhorta à le faire. Et c’est ce que je fis. Dans un effort conjoint avec les Rabbins Ephraim Wolff et Shlomo Maidanchik, j’installai environ 60 000 Mezouzot dans les installations de Tsahal. Par la suite, je reçus une lettre du Rabbi indiquant qu’il était satisfait. »
« Un jour, en plein cœur de la campagne des Mezouzot, je reçus un message urgent disant que je devais me présenter devant le chef d’état-major. Quand j’arrivai, je le trouvai assis là avec le responsable du département du budget. Tous deux avaient une expression très sombre sur le visage. « Nous avons découvert un cas majeur de corruption en rapport avec les Mezouzot », commença le responsable du budget. « Nous payons une grosse somme d’argent pour chacun de ces parchemins de Mezouza. C’est excessif – nous pouvons les faire imprimer par nos fournisseurs pour une fraction du prix ! »
« J’étais nerveux en entrant, mais maintenant je me détendis. Je me mis à expliquer que des parchemins de Mezouza imprimés ne pourraient jamais être cachère – ils devaient être écrits à la main par un scribe ou ils seraient sans valeur. »
« Je m’assurai de transmettre cette histoire au Rabbi pour qu’il puisse en rire. Mais, en vérité, ce n’était pas amusant – c’était très sérieux. C’était une campagne importante et sacrée que nous avions lancée sur l’insistance du Rabbi. Le Rabbi m’avait bien fait comprendre que tout comme la Mezouza protège le foyer juif, elle protège aussi les casernes où vivent les soldats. Elle protège les gardiens de la Nation d’Israël. »
« Parmi les Israéliens qui dirigeaient divers ministères et départements, je n’étais pas le seul à venir voir le Rabbi. En effet, j’oserais dire que tous ceux qui étaient quelqu’un venaient. »
« Je sais avec certitude qu’il y avait des officiers au plus haut niveau de Tsahal, des responsables au plus haut niveau du ministère de la Défense, et des ministres du gouvernement qui étaient régulièrement en contact avec le Rabbi. Et ils étaient impressionnés par lui, tout comme moi. Ils demandaient son avis, qu’ils prenaient très, très au sérieux. »
« Je supposais, bien que je ne puisse en être sûr, que c’est par ces visiteurs que le Rabbi recevait ses informations claires et à jour sur ce qui se passait dans les forces armées israéliennes. Il avait même des connaissances – qui me surprenaient – sur des questions stratégiques et tactiques. »
« Quand je commençais à lui expliquer tel ou tel problème, il était déjà au courant et ajoutait même à mes paroles. Quand je le regardais avec surprise, impressionné par tout ce qu’il savait, il se contentait de sourire. »
« Une fois, il me demanda ce qu’il en était des pourparlers de paix. Dans ma réponse, j’expliquai que si nous décidions de nous retirer de certains endroits, il était possible que, par compromis, les Arabes acceptent un traité de paix – l’espoir étant que si nous faisions preuve de bonne volonté, eux aussi. »
« Le Rabbi était totalement opposé à cette approche. Il estimait que c’était carrément dangereux d’un point de vue sécuritaire, et que nous n’avions pas le droit de céder une partie quelconque de la Terre d’Israël. Il expliqua que la Terre appartient à D.ieu, et qu’Il a choisi de la donner au peuple juif. Alors de quel droit avons-nous d’annuler Son cadeau ? »
« Plus d’une fois, le Rabbi m’écrivit. Certaines de ces lettres ont été publiées, d’autres non. Encore et encore, il souligna que Tsahal peut être un forum pour inculquer les valeurs de la Torah à la jeunesse d’Israël. »
« Dans une lettre, écrite à l’été 1974, le Rabbi écrivit : « Comme nous en avons discuté de nombreuses fois, les soldats sont enclins et prêts à recevoir des conseils en matière de Torah ». Il poursuivit en expliquant que tout comme nos ancêtres déclarèrent au mont Sinaï « nous ferons et nous écouterons », mettant l’action avant la compréhension, de même les soldats suivent les ordres d’abord avant de comprendre la raison. Deuxièmement, dans l’armée, les commandants prennent des décisions en fonction des besoins de bataillons entiers, voire des besoins du pays dans son ensemble, plutôt que des besoins de soldats individuels. Ce sont les prérequis pour recevoir la Torah et ses Mitsvot :
1) mettre l’action avant la compréhension ;
2) que tous les Juifs sont responsables les uns des autres. Selon les termes du Rambam [également connu sous le nom de Maïmonide], c’est une question de loi juive : « Une personne doit toujours se considérer comme étant à égalité entre le mérite et le péché, et le monde comme étant à égalité entre le mérite et le péché. S’il accomplit une mitsva, il fait pencher sa balance et celle du monde du côté du mérite et apporte la délivrance et le salut à lui-même et aux autres. »
« Dans sa correspondance, le Rabbi nous exhortait toujours à saisir l’occasion que nous avions de faire une différence et soutenait tous nos efforts. »
« Son soutien compta le plus pour moi après la Guerre de Kippour, lorsque j’étais responsable de l’inhumation de 2 300 soldats tombés au combat. C’était mon destin, c’est ce que la Providence divine voulait de moi. Ce fut une période très difficile pour moi, car je devais rendre visite à de nombreuses veuves et mères et leur annoncer la nouvelle catastrophique. »
« C’était une période terrible, et le Rabbi comprenait les répercussions que cela avait sur moi. Il essaya de me remonter le moral pour que je ne flanche pas, me disant que ce que j’avais fait pendant la guerre était une très grande mitsva. Et il prédit qu’Israël continuerait à se renforcer. Après avoir traversé cette guerre horrible, au cours de laquelle nous avions défié les pronostics et étions sortis victorieux, nous deviendrions encore plus forts, avec l’aide de D.ieu, allant de force en force. Il insista sur ce point à plusieurs reprises. Entendre cela était si important pour moi. »
Suite au succès de la Mesivta lancée il y a seulement 2 ans, cette Yéchiva unique s’efforce de « Monter la barre » en lançant une Yéchiva Gedolah pour le Shnat Halimoudim 5785, débutant Roch Hodech Elloul 5784.
Les dirigeants de cette Yéchiva déclarent que « ne pas planifier, c’est planifier l’échec ». Dans cet esprit, la Hanhala a clairement énoncé ses objectifs pour la Yéchiva Gedolah dans une Déclaration de Mission/Vision claire et réfléchie, avec une description complète de ses livrables et des méthodes qu’elle utilisera pour atteindre ses buts.
La Yéchiva Gedolah s’efforce de nous ramener à nos racines et de suivre le système de Tomchei Temimim, fondé par le Rabbi Rashab en 5657. Notre travail est d’illuminer, d’éclairer le monde avec la lumière de la Torah. De former des étudiants solidement ancrés, des mentchen, des étudiants diligents, des yirei shomayim, raffinés et cultivés, imprégnés de l’esprit du Hassidisme, rayonnant de chaleur et de compassion hassidiques, leur cœur et leur esprit s’efforçant de se conformer à l’intention intérieure de Hashem.
Le personnel de la Yéchiva s’est engagé à se consacrer, avec l’aide de Hashem, à révéler en chaque élève, selon son chemin et ses capacités uniques, le « אור כי טוב » (la Lumière qui est bonne). Pour qu’il devienne son véritable moi, et pour lui donner les « outils » pour la vie; pour lui permettre d’être authentique dans son Avoda à travers l’apprentissage des valeurs et des croyances fondamentales du Hassidisme, de se développer lui-même, ainsi que de travailler avec son entourage et finalement d’impacter le monde entier. D’être un Hassid totalement dévoué qui est connecté à אילנא דחיי (l’Arbre de Vie), qui est plus fort et plus fier de jour en jour, de vivre selon Sa sainte volonté, d’aller dans Ses voies, de se lier à Lui et d’accomplir Ses directives.
La Yéchiva a établi des Plans et des Objectifs approfondis pour atteindre ses buts dans tous les aspects de la vie d’un étudiant de Yéchiva, en utilisant des méthodes uniques d’apprentissage, d’avodah et de hashkafa, basées sur les prescriptions que le Rabbi Rashab a énoncées lors de la fondation de Tomchei Tmimim, comme il les a transcrites dans son manuel intitulé « Kuntres Eitz Hachayim ».
Comme le Rabbi l’a dit à propos de l’éducation, « Es brent a fire » (un feu brûle) et il n’y a pas d’autre choix que d’agir sans délai. Dans cet esprit, la Yéchiva vise à se débarrasser de la « confusion identitaire », où un étudiant peut être aliéné de sa propre identité de Hassid. La Yéchiva s’efforce pour que chaque étudiant sache clairement QUI il est ! et CE QU’il est ! et CE QU’il doit accomplir en tant que hassid de Habad !
Elle ne veut pas voir les années passées à la Yéchiva comme un simple « arrêt de plus dans le train » de la vie. Au contraire, elle nous met au défi avec la notion que le temps passé ici à la Yéchiva est rempli d’apprentissage de Nigleh, de Hassidisme et de Hashkafa, d’apprendre à ressentir et à vivre la spiritualité, la Davening avec Avodah Pnimis, développant une connexion personnelle avec Hashem comme prescrit par les Rabbiim de Habad. Tout cela dans le but explicite d’avoir un impact profond sur leur avenir et de servir de fondation à l’étudiant pour sa vie future.
La Déclaration de Mission/Vision et les Livrables de la Yéchiva exposent un menu complet et une véritable Feuille de Route des méthodes qu’elle utilisera pour atteindre ses objectifs déclarés de nous ramener à nos racines – להחזיר עטרת ליובאוויטש ליושנה (restaurer la couronne de Loubavitch à sa gloire passée).
Cela sera réalisé à travers un programme intense planifié, enseignant une derech halimud en nigleh et hassidisme, ainsi que hashkafa, en utilisant les standards établis par les Rabbiim Habad. Les nombreux farbrengens, où les cœurs s’ouvrent, permettent une communication authentique en interne et avec le personnel et les amis. Les rassemblements hassidiques ont un effet purificateur sur l’atmosphère, créant un environnement radieux qui illumine le chemin du service divin, ancrant l’étudiant sur un fondement de vérité qui résonne profondément dans son esprit et son cœur, impactant à jamais son parcours spirituel.
Avec des sessions individuelles, une connexion profondément personnelle, intérieure et de cœur à cœur est forgée entre chaque étudiant et la Hanholo, nourrissant un sens profond de croissance spirituelle, d’amour et de compréhension. Cela permet à la Hanholo d’être à l’écoute des besoins et expériences uniques de chaque étudiant, les embrassant avec des conseils et de l’autonomisation.
L’atmosphère de la Yéchiva sera imprégnée de l’énergie vibrante de la Hiskashrus, se liant fortement et profondément au Rabbi. C’est la pierre angulaire de la vie d’un Hassid dans toute son avodah, et surtout pour les Tmimim, les enfants du Rabbi.
La Yéchiva de 13 000 mètres carrés est située dans le magnifique Connecticut à Suffield, sur un superbe campus de 240 000 m2, avec 270 mètres de façade sur la charmante rivière Connecticut. La Yéchiva est logée dans un bâtiment unique, comprenant une salle d’étude architecturalement stupéfiante avec des plafonds de 12 mètres, une bibliothèque sur 2 étages (avec ascenseur à livres), une grande salle à manger, des salles de lecture, etc.
Trois repas nutritifs quotidiens sont servis par la propre cuisine de la Yéchiva, préparés par son propre chef cuisinier. Barouh Hashem, il n’y a pas de manque de nutrition, afin que l’étudiant puisse s’épanouir et grandir dans son apprentissage et son avodah. Bien sûr, cette Yéchiva s’adapte également à tous les besoins diététiques spéciaux de ses différents étudiants, qu’il s’agisse de la maladie cœliaque, de l’intolérance au gluten, au lactose, aux noix, etc. Afin que l’étudiant soit en bonne santé et vigoureux, et puisse maintenir un esprit clair et se concentrer sur ses études, l’établissement dispose d’une piscine intérieure de taille olympique, d’un gymnase aux dimensions réglementaires avec un plafond de 9 mètres, d’une salle de jeux, d’un centre de fitness ainsi que de nombreux terrains et courts extérieurs. L’établissement dispose d’un théâtre incliné de 156 places utilisé pour les cours à distance et les Farbrengens avec le Rabbi, ainsi que de 180 chambres d’internat rénovées avec une capacité de 385 lits.
Yossef Its’hak Uzan, fils des émissaires de Habad au Nigéria, a célébré sa Bar Mitsva dans ce pays africain et les voisins locaux se sont surpassés pour se réjouir en ce jour de fête. De nouveaux puits d’eau ont été inaugurés et des foules d’habitants émus ont dansé des danses traditionnelles.
Vous n’avez jamais vu une telle Bar Mitsva : Yossef Its’hak Uzan, fils des émissaires de Habad au Nigéria – le Rav Israël Uzan et son épouse Haya – a célébré sa Bar Mitsva, et la fête est devenue une célébration commune avec les voisins locaux, près de 2000 personnes – tous musulmans.
La Bar Mitsva a attiré un public varié, pas seulement de la communauté juive et pas seulement du Nigéria, mais aussi des pays africains voisins. Les habitants locaux ont demandé à faire partie de la joie et la famille Uzan a accepté, bien au-delà.
L’événement festif a débuté par des prières et la lecture de versets de la Torah, appelant à la paix en Israël et au retour des otages. Michael Friedman, ambassadeur d’Israël au Nigéria, a exprimé des messages d’espoir et d’unité.
La joie s’est propagée avec une fête hassidique traditionnelle, et comprenait également le lancement de projets pour les locaux, comme la construction de puits d’eau et le renforcement des établissements d’enseignement. Le public local a accueilli le garçon de la Bar Mitsva et ses parents émissaires avec des danses et des cérémonies traditionnelles.
« Mon fils, le garçon de la Bar Mitsva, a décidé de faire don de l’argent qu’il a reçu pour sa fête de Bar Mitsva au développement d’eau potable pour les habitants locaux dans l’un des quartiers voisins. Ces derniers mois, des professionnels ont creusé des trous jusqu’à ce que l’eau souterraine sorte du sol », a raconté avec émotion le Rav Uzan. « C’était un geste touchant, qui a beaucoup réjoui les habitants ».
« Cette fête a laissé à tous les participants un goût de revenez-y », a ajouté le Rav Uzan, « il y avait ici une unité émouvante de tous les juifs du pays et une grande joie aussi pour les locaux, qui ont partagé la joie avec nous ».
L’événement s’est déroulé à l’ombre de l’enlèvement d’enfants au Nigéria par l’organisation terroriste Boko Haram, qui bouleverse l’Afrique. « Nous avons prié pour leur bien-être pendant l’événement », a raconté le Rav Uzan, révélant que des colis d’aide de la part de la communauté juive seront bientôt envoyés aux familles des otages au Nigéria.
Parmi les dignitaires présents figuraient également des rabbins venus des pays voisins, dirigés par le Rav Shlomo Ben Tolila, émissaire principal de Habad pour les pays d’Afrique centrale. « Cette Bar Mitsva laissera une empreinte importante et profonde d’unité et d’espoir entre les peuples », a conclu le Rav Uzan.
Un terroriste âgé de 15 ans a poignardé des agents de sécurité au checkpoint des tunnels sur la route 60, à l’entrée sud de Jérusalem. Les blessés, une jeune femme de 20 ans et un jeune homme de 25 ans, ont été évacués dans un état léger à modéré, et le terroriste a été neutralisé par des tirs. Le commissaire Shabtai est arrivé sur les lieux : « Tout le monde essaie d’enflammer la région ».
Deux agents de sécurité, un jeune homme d’environ 25 ans et une jeune femme d’environ 20 ans, ont été blessés ce matin (mercredi) dans une attaque au couteau au checkpoint des tunnels sur la route 60, à l’entrée de Jérusalem. L’état des blessés a été défini comme léger à modéré, et le terroriste a été neutralisé par des tirs des forces de sécurité.
Le terroriste est Muhammad Abu Hamed, 15 ans, du village d’Al-Khader près du checkpoint. Un témoin a raconté qu’Abu Hamed est arrivé au checkpoint à vélo électrique. La police a indiqué que de grandes forces sous le commandement du commandant du district de Jérusalem, le commissaire Doron Turgeman, ont été dépêchées sur place après avoir reçu un signalement d’une attaque au couteau au checkpoint. Le commissaire Yaakov Shabtai s’est également rendu sur les lieux et a déclaré : « Il y a pas mal d’alertes, tout le monde essaie d’enflammer la région ici ».
Le commissaire a ajouté : « Il y a une escalade, nous voyons la tension. Nous avons tiré les leçons du premier jour du Ramadan, amélioré nos activités et nous apprenons, nous préparons et nous organisons chaque jour. J’espère que nous donnerons la bonne réponse si nécessaire. Pour l’instant, nous sommes en état d’alerte maximale avec les forces de la police israélienne, en coordination avec tous les autres organes de sécurité.
Nous voyons ici un événement qui s’est heureusement bien terminé grâce au travail professionnel des forces. Il y a ici une combinaison de forces de Tsahal, d’agents de sécurité et de gardes-frontières. Ils s’entraînent constamment à la synchronisation, et heureusement la synchronisation a fonctionné comme il fallait et les blessés n’ont été que légèrement blessés. Ici aussi, nous tirerons les leçons et verrons comment nous pouvons nous améliorer à l’avenir. Cette zone est devenue une cible et nous sommes dans une période sensible et très difficile. Nous nous préparons avec les forces dans tous les secteurs, il y a trop d’éléments extrémistes qui tentent d’agiter l’atmosphère sur le terrain de diverses manières, y compris sur les réseaux sociaux. Il y a des points de friction et nous faisons tout notre possible pour permettre la liberté de culte à tous les fidèles musulmans pendant le Ramadan », a-t-il déclaré.
La police a également indiqué que « ce matin vers 8h15, un terroriste d’environ 15 ans est arrivé à vélo au checkpoint des tunnels depuis la Judée-Samarie. Lorsque les forces de sécurité au passage ont tenté de le contrôler, le terroriste a sorti un couteau et a commencé à poignarder les forces sur place. Un agent de sécurité civil qui a immédiatement réagi a commencé à affronter le terroriste, et pendant ce temps, une force de Tsahal sur place a réagi par des tirs précis et a neutralisé le terroriste, sans autres blessés. Suite aux actions du terroriste, deux agents de sécurité au passage ont été blessés par des coups de couteau ».
À 8h16, un signalement de l’attaque a été reçu au centre 101 du Magen David Adom dans la région de Jérusalem. Des secouristes et des paramédicaux du Magen David Adom sont arrivés sur les lieux et ont prodigué des soins aux deux blessés, qui ont été évacués vers les hôpitaux Shaare Zedek et Hadassah Ein Kerem de la ville.
Les secouristes d’urgence du Magen David Adom Yonatan Shor et Yosef Haim Israeli ont raconté : « Nous sommes arrivés rapidement sur place et avons vu un homme d’environ 25 ans et une jeune femme d’environ 20 ans, conscients, avec des blessures par arme blanche aux membres et au haut du corps. Nous leur avons prodigué des soins rapides sur place et les avons évacués d’urgence à l’hôpital dans un état léger à modéré ».
Le Centre médical Hadassah a indiqué qu' »un jeune homme de 25 ans a été transféré à l’unité de traumatologie d’Hadassah Ein Kerem après une attaque au couteau au checkpoint des tunnels, souffrant d’une blessure à la tête. Son état est léger et il est pleinement conscient ».
Shiloh Ettinger, un secouriste d’Ichud Hatzalah qui est arrivé le premier sur les lieux, a déclaré : « J’étais dans un bus avec un équipement de secourisme de base et quelques secondes après avoir passé le checkpoint, nous avons entendu des coups de feu. J’ai dit au chauffeur de bus que j’étais secouriste à Ichud Hatzalah et il m’a autorisé à descendre pour aider les blessés. Je suis arrivé sur les lieux en une demi-minute environ et j’ai prodigué les premiers soins à un jeune homme et une jeune femme souffrant de blessures par arme blanche. À ce stade, leur état est défini comme léger et léger à modéré ».
En novembre dernier, le sergent Avraham Patneh, 20 ans, de Haïfa, a été tué dans une attaque par balles près du checkpoint, revendiquée par le Hamas. À l’époque, trois terroristes ont ouvert le feu, blessant grièvement Patneh et cinq autres personnes légèrement à modérément, avant d’être neutralisés. Selon la police, la cellule est arrivée en voiture depuis la région de Judée-Samarie jusqu’au passage, où ils ont tiré sur les forces sur place.
מענה ה’צמח צדק’ לחסיד בקי בש’ס כו’ ומשכיל גדול בחסידות:
Réponse du ‘Tzemakh Tzedek’ à un ‘hassid versé dans le Talmud, etc., et grand érudit en ‘hassidout :
קבלת עול משנה את המהות.
L’acceptation du joug change l’essence.
על-ידי קבלת עול של עבד פשוט, כזה שגם בשנתו ניכר עליו עולו –
En acceptant le joug d’un simple serviteur, un tel sur qui son joug est visible même dans son sommeil –
יכול גם למדן וגאון להגיע למעלתו ולחשיבותו של יהודי-של-מסירות-נפש פשוט ותמים.
même un érudit et un génie peut atteindre le niveau et l’importance d’un Juif simple et intègre de l’abnégation.
En résumé, cette citation du ‘Tzemakh Tzedek’ (Rabbi Mena’hem Mendel Schneersohn, troisième Rabbi de Loubavitch) enseigne qu’en acceptant inconditionnellement le ‘joug divin’ avec la dévotion d’un simple serviteur, même un grand érudit peut atteindre le niveau spirituel élevé d’un Juif simple qui se dévoue à Dieu avec une foi pure et une abnégation totale. L’acceptation de ce ‘joug’ transforme l’essence même de la personne.