Pour la première fois : 1 000 paniers de Pourim pour les soldats juifs en Ukraine

Pour la première fois : 1 000 paniers de Pourim pour les soldats juifs en Ukraine

 

Après avoir distribué près de 40 000 paniers de Pourim par l’intermédiaire des émissaires Habad de la Fédération des communautés juives d’Ukraine, à travers tout le pays, ces derniers jours a commencé la distribution de paniers à un millier de soldats juifs stationnés sur le front face à la Russie.

 

Il s’agit là d’un projet complexe, tant à cause de l’interdiction d’accès au front pour les civils qu’en raison de la procédure compliquée de compilation de la liste des soldats selon les différentes compagnies et bataillons, mais finalement, l’autorisation tant attendue est arrivée de Kiev et les paniers de Pourim ont donc pris la route pour le terrain, afin d’être distribués aux soldats ces prochains jours.

Le responsable de la distribution est le Rav Yaakov Sinyakov, nommé par la Fédération pour mener les activités auprès des soldats juifs enrôlés dans l’armée tout au long de l’année. Pour la distribution des paniers de Pourim aux différents points, il est assisté par huit volontaires qui se répartissent en duos et sillonnent les diverses zones.

En plus de la distribution des coffrets soignés comprenant un rouleau d’Esther de qualité avec traduction en ukrainien, des oreilles d’Haman, des chocolats, gâteaux et même une vodka produite localement spécialement pour Pourim, des lectures publiques du rouleau d’Esther pour les soldats doivent avoir lieu à plusieurs endroits du front pendant la fête elle-même.

Parallèlement, outre la distribution des coffrets aux soldats, la Fédération a terminé la semaine dernière la distribution de 40 000 paniers de Pourim aux 180 communautés juives à travers tout le pays. Dans les grandes villes, les paniers ont été distribués en coopération avec les émissaires locaux qui officient comme rabbins des villes, et dans les localités plus petites, les paniers ont été apportés dans les synagogues ou centres communautaires et distribués par des bénévoles aux Juifs qui y résident.

De plus, les émissaires, avec le soutien de la Fédération, suivront les directives du Rabbi de Loubavitch de faire des « publications des miracles » de la plus grande manière et organiseront des lectures publiques de la Meguilah dans près de 60 villes et localités d’Ukraine. « De nombreuses lectures de la Meguilah auront lieu non seulement dans les villes où résident les émissaires mais aussi dans des villes voisines abritant d’importantes communautés juives, tout cela afin d’apporter les commandements et la joie de la fête au plus grand nombre de Juifs possible. »

Le président de la Fédération, le Rav Meir Stambler, déclare : « Ces derniers mois, les bombardements sur les villes ukrainiennes se sont intensifiés, mais malgré cela, nous sommes là pour chaque Juif à travers l’Ukraine – dans un effort pour leur apporter l’esprit et la joie de la fête. Avec les enfants d’Israël où qu’ils soient, nous prions pour que, avant même la fête, nous méritions de célébrer le miracle de Pourim de notre génération – avec la Rédemption véritable et complète. »

 

La signification et le moment de la pratique de « l’Ègra DeTaanita » (le don à la Tsédaka lié au jeûne)

La signification et le moment de la pratique de « l’Ègra DeTaanita » (le don à la Tsédaka lié au jeûne)

 

Sur les jours de jeûne, nos Sages ont dit : « Ègra DeTaanita Tsedakta » , « la principale récompense du jeûne est en échange de la charité donnée pendant celui-ci ».

 

La raison de cette coutume est expliquée ainsi : étant donné qu’en conséquence du jeûne, une personne a économisé de l’argent en n’achetant pas de nourriture pour son repas, elle devrait donc donner ce montant à la charité, afin de ne pas profiter du jeûne.

Il est d’usage de donner l’argent de « l’Ègra DeTaanita » lors de la prière de Min’ha (après-midi), comme le suggère la haftara (lecture des prophètes) du jeûne : « Observez la justice et pratiquez la charité ».

Qui doit donner de l’Ègra DeTaanita et quel montant cela représente-t-il ?

a) Il est d’usage de donner l’équivalent du montant des repas « qui ont été économisés ». Le montant exact du rachat n’a pas été précisé, et certains disent qu’il s’agit de l’équivalent des repas non consommés pendant le jeûne. Chacun évaluera par lui-même.

b) Cela s’applique à ceux qui jeûnent. Mais même ceux qui ne jeûnent pas pour des raisons médicales, les décisionnaires ont écrit qu’il convient de racheter le jeûne par la charité.

Pour faire un don à la Tsédaka lié au jeûne. >>>>

 

La joie et l’amertume : un contraste révélateur

La joie et l’amertume : un contraste révélateur

 

Dans la pensée ‘hassidique, joie et amertume s’opposent et se complètent à la fois. Si le Rabbi de Loubavitch affirme qu’en notre génération, seule la joie doit guider notre service divin, il a aussi exprimé maintes fois le cri douloureux du « Jusqu’à quand ? » face à l’exil persistant. Comment comprendre cette apparente contradiction ?

 

LA JOIE ET L' »AMERTUME »

D’un côté, le Rabbi dit que « de nos jours nous n’avons pas la force pour le sujet de l’amertume etc., et donc… c’est précisément à travers la joie ». D’un autre côté, le Rabbi a suscité de nombreuses fois le cri « Jusqu’à quand ? » avec amertume, et en particulier le célèbre discours de Pourim Katan sur « écrasées pour l’éclairage » – comment concilier ces propos ?

Dans la ‘Hassidout il est expliqué en plusieurs endroits la différence entre la tristesse et l’amertume.

L’amertume est le résultat d’une vision objective d’un manque. Quand une personne s’examine elle-même et identifie un manque qu’elle a dans un certain domaine, cette connaissance suscite en elle une douleur. Cette douleur ne l’empêche pas de se réjouir d’autres choses dans lesquelles elle ressent de la plénitude, et ne la dérange pas pour remercier Dieu pour le bien qui lui est accordé.

La tristesse, en revanche, est un sentiment de vide, de néant et de manque de vitalité, dont la racine se trouve dans l’âme animale en nous, et elle est négative par essence. La tristesse découle d’un regard sur la réalité du point de vue de l’âme animale, concentrée sur elle-même, et le sentiment qu’elle crée n’est pas authentique.

Un exemple de la différence entre tristesse et amertume peut être trouvé dans la façon dont une personne réagit à un comportement incorrect envers les autres ou envers elle-même. Certains développent de sévères sentiments de culpabilité qui les mènent à une tristesse intérieure et à la pensée qu’ils sont irrécupérables et n’ont aucun moyen de réparer ce qu’ils ont fait. Ils se torturent et sombrent peu à peu dans la tristesse et la dépression, jusqu’à errer comme des malheureux solitaires dans le monde.

Au fond, ils ne pensent pas du tout à l’impact de l’acte qu’ils ont commis mais à eux-mêmes. On peut le voir clairement dans les cas où ils ont blessé quelqu’un d’autre – une telle personne n’est pas du tout préoccupée par les sentiments de la personne blessée et n’essaie pas de l’apaiser. Tout ce qui la tracasse se résume à la question : « Comment ai-je pu faire ça ?? ». Sa valeur personnelle à ses propres yeux s’est effondrée, ce qui la mène au désespoir et à la tristesse.

De tels sentiments sont destructeurs : ils font que la personne est absorbée par le problème et ne lui permettent pas d’avancer et de réparer. Certains deviennent « dépendants » de ces sentiments et sous leur influence, ils déclinent spirituellement et émotionnellement.

UNE DOULEUR QUI MÈNE À LA RÉPARATION

En revanche, quand une personne regrette sincèrement son acte et ressent une véritable douleur à cause de ce qu’elle a fait et du tort causé à autrui, la douleur ne la déprime pas mais la mène vers la réparation et le changement. Certes, l’échec la brûle et lui fait mal, mais elle ne se focalise pas sur le dommage causé à sa propre image. Au contraire, son souci principal est dirigé vers le manque créé par l’impact de son acte, et elle cherche des moyens de réparer ce qu’elle a abîmé et de combler le manque créé. La faille peut concerner les aspects entre l’homme et son prochain ou entre l’homme et Dieu. Dans un cas comme dans l’autre, c’est le résultat de ses actes qui perturbe sa tranquillité et non son expérience personnelle et sa valeur propre qui a été entachée.

De tels sentiments suscitent chez la personne une énergie intérieure pour réparer ce qui peut l’être, se repentir et demander pardon à Dieu (ou à celui qu’elle a blessé) pour ce qui ne peut être changé. De cette façon, au final elle grandira vers un endroit meilleur et plus joyeux, et il y aura « un avantage de la lumière sur l’obscurité ».

Et en effet, par providence divine, selon la répartition de l’étude quotidienne du Tanya, nous étudions en ces jours d’Adar les chapitres du Tanya qui traitent de la joie et des moyens d’y parvenir. Et dans ces mêmes chapitres où l’Admour Hazaken explique le mérite de la joie, il souligne aussi le rôle du « travail d’amertume », c’est-à-dire l’amertume de l’homme sur sa situation spirituelle dans le service divin, et son impact important sur lui.

C’est ce qui ressort aussi des propos du Rabbi Rachab qui définit dans ses discours l’amertume comme un sujet de « vitalité ». L’amertume est une expression de « vitalité » et la joie aussi est une question de « vitalité ».

NOUS N’AVONS PAS LA FORCE POUR L’AMERTUME

Cependant, le Rabbi souligne dans ses allocutions qu’aujourd’hui le service divin doit se faire uniquement dans la joie, et dans le célèbre discours « Toujours sur ses lèvres » (5746), il établit explicitement que le travail d’amertume dans la techouva « n’est pas pertinent en cette dernière génération, à l’ère des talons de Machia’h, car de nos jours nous n’avons pas la force pour le sujet de l’amertume etc., et nous avons besoin d’un renforcement et d’un encouragement supplémentaires etc., c’est pourquoi de nos jours le travail de techouva se fait précisément dans la joie ».

Certains demandent, comment cela s’accorde-t-il avec le fait que le Rabbi a suscité de nombreuses fois le cri intérieur « Jusqu’à quand ? » qui découle de l’amertume. Et en particulier avec ce qui est expliqué dans le célèbre discours « Et toi, tu ordonneras » (dans le recueil de Pourim Katan 5752), où le Rabbi explique longuement comment précisément « écrasées pour l’éclairage » – du fait que l’homme devient « écrasé », brisé et bouleversé qu’il n’y ait pas encore une révélation divine complète dans le monde – se révèle la « lumière » dans le monde, qui est l’essence.

Et peut-être faut-il l’expliquer ainsi : il faut distinguer entre le travail d’amertume dans la techouva, qui n’est pas pertinent en cette génération (comme explicité dans le discours de 5746 susmentionné, qui traite des différents types de travail de techouva, et indique que nous sommes la veille de Chabbat après midi, un temps lié à la techouva supérieure qui se fait précisément dans la joie), et l’amertume et le cri sur l’exil, qui font partie du service – désirer la Délivrance et la vivre.

Le travail de techouva aujourd’hui doit se faire uniquement dans la joie, mais quand on parle d’un monde où il y a exil et dissimulation, on ne peut accepter la situation présente, et il faut crier et demander une révélation divine.

Et c’est ainsi aussi quand un Juif veut parvenir à une délivrance personnelle : parfois une personne est entravée dans une habitude négative, et bien qu’elle comprenne que cette habitude lui nuit et l’empêche d’avancer et de remplir sa mission dans le monde – elle n’arrive pas à s’en libérer, et c’est précisément le cri de douleur (non comme partie du travail de techouva, mais comme désir de briser l’exil intérieur) – qui lui permet de se libérer de cette habitude et d’ouvrir son cœur à une vraie joie.

UNE JOIE QUI TRANSFORME

Bien sûr, il faut veiller à ce que la douleur et le dégoût de la situation donnée ne restent pas tels quels : un tel état pourrait, à Dieu ne plaise, se développer jusqu’à un dégoût de soi-même. Pour que la douleur soit vraiment le réceptacle qui apportera une vie nouvelle, libre et joyeuse, il faut la canaliser dans la bonne direction, à l’aide de la compréhension qu’il y a en nous une plénitude essentielle, une partie de Dieu d’en haut littéralement, qui a une valeur divine infinie. Seulement, pour révéler la plénitude – nous devons nous libérer de l’endroit « bloquant » et perturbateur.

Pour réussir le processus, il faut une juste contemplation de la réalité et diriger l’attention vers le lien éternel avec le Créateur. Comme il est écrit dans le Tanya au chapitre 29 (qui traite du service comportant un « battage ») : que « grâce à cela, cela aidera à son âme divine à éclairer ses yeux dans la vérité de l’unité de la lumière du Ein Sof par une vision sensible et non seulement par l’ouïe et la compréhension… car c’est la racine de tout le service… ».

Et ainsi aussi dans une perspective plus générale : d’un côté il y a encore des sujets indésirables qui suscitent douleur et peine sur les restes de l’exil, que ce soit l’exil au sens propre ou l’exil intérieur dans des « Égyptes » intérieures dans le service divin, et d’un autre côté nous devons toujours nous souvenir que le Rabbi a proclamé et nous a annoncé que nous sommes à la veille de la Délivrance véritable et complète, et nous devons « vivre » la Délivrance dès maintenant, voir la Divinité et la Providence individuelle en toute chose avec un regard élevé et confiant.

L’amertume et la douleur sur les restes de l’exil ne sont pas en contradiction avec la grande joie qui doit régner pendant les soixante jours du mois d’Adar, grâce à laquelle sont annulés tous les sujets indésirables, et en particulier à l’approche de « Pourim Katan », dont il est dit « ce petit deviendra grand », et dont la vertu est d’inverser tous les sujets indésirables – « venahafokh hou » – en bien visible et révélé.

 

3 chapitres du Rambam en 5 minutes ! :  Vendredi 21 Adar 5785

3 chapitres du Rambam en 5 minutes ! : Vendredi 21 Adar 5785

Lois relatives à la lecture du Chema : Chapitre Trois

  1. Préparation à la lecture – Celui qui récite le Chema doit se laver les mains avec de l’eau. Si l’heure de la lecture arrive et qu’il ne trouve pas d’eau, il ne doit pas retarder mais nettoyer ses mains avec de la terre, une pierre ou tout objet semblable.
  2. Lieux inappropriés – On ne lit pas le Chema dans un établissement de bains, ni dans des latrines, ni dans un cimetière, ni à côté d’un mort. Il faut s’éloigner de quatre coudées de la tombe ou du mort pour pouvoir réciter. Quiconque a récité dans un lieu défendu doit réciter à nouveau.
  3. Cas particuliers des installations – Il est permis de réciter le Chema devant des latrines nouvelles non utilisées, mais pas à l’intérieur. Un établissement de bains nouveau permet la récitation à l’intérieur. Dans la cour d’un établissement de bains, où les gens sont habillés, la récitation est permise.
  4. Respect des lieux saints – Les paroles saintes ne doivent pas être prononcées dans un établissement de bains et des latrines, même dans une langue profane. Il est même défendu d’y penser à des paroles de Torah.
  5. Distinction entre les noms divins – Les appellations comme Miséricordieux, Gracieux ou Fidèle peuvent être employées dans les latrines. Les noms spécifiques de D.ieu qui ne peuvent être effacés sont interdits dans ces lieux. En cas de nécessité d’éloigner autrui d’un interdit, on peut exprimer des idées sacrées même en ces lieux.
  6. Excréments et distances – Il est défendu de réciter le Chema à côté d’excréments d’homme, de chiens ou de porcs qui dégagent une mauvaise odeur, ainsi que près d’urine humaine. L’urine d’animaux ou les excréments d’un enfant qui ne mange pas encore correctement ne posent pas problème.
  7. État des excréments – Un excrément sec comme un tesson interdit la récitation. S’il est plus sec au point de s’émietter, il est considéré comme de la terre et permet la récitation. L’urine absorbée dans le sol qui ne peut plus rendre humide la main permet également la récitation.
  8. Distance minimale requise – Il faut s’éloigner de quatre coudées d’un excrément ou d’urine pour réciter le Chema s’ils sont derrière soi ou sur les côtés. S’ils sont devant soi, il faut s’éloigner suffisamment pour ne plus les voir.
  9. Séparations verticales – Si l’excrément se trouve dix téfa’him plus haut ou plus bas, on peut réciter le Chema à côté, car il y a séparation, pourvu qu’aucune mauvaise odeur ne parvienne. Un récipient renversé sur l’excrément permet également la récitation.
  10. Autres séparations – Une séparation en verre, bien que transparente, permet la récitation. Verser de l’eau dans une miction permet de réciter dans les quatre coudées.
  11. Solutions pratiques – Un excrément dans un trou peut être recouvert par la chaussure pour permettre la récitation. Un minuscule excrément peut être recouvert d’un crachat épais. Des mains sales permettent la récitation s’il n’y a pas de mauvaise odeur, mais il convient de les nettoyer selon plusieurs guéonim.
  12. Mauvaises odeurs – Pour une mauvaise odeur ayant une source matérielle, on s’éloigne de quatre coudées. Pour une flatulence, on s’éloigne jusqu’à ce que l’odeur cesse. Un pot d’excréments, même vide et sans odeur, est considéré comme des latrines.
  13. Excréments en mouvement – Il est défendu de réciter le Chema près d’un excrément en mouvement ou du museau d’un porc, considéré comme un excrément mobile, jusqu’à s’en éloigner de quatre coudées.
  14. Interruptions pendant la récitation – Si, récitant le Chema, on parvient à un endroit souillé ou on a une flatulence, on doit s’interrompre jusqu’à pouvoir continuer proprement. Pour l’étude de la Torah, la flatulence d’autrui n’impose pas d’interruption.
  15. Cas de doute – Dans une pièce où l’on doute de la présence d’excréments, on peut réciter le Chema. Dans un tas d’ordures, on doit vérifier pour les excréments mais pas pour l’urine.
  16. Nudité – Il est défendu de réciter le Chema devant la nudité d’une personne sans détourner son visage, que ce soit un non-juif ou un enfant. Pour une femme, tout le corps est considéré comme nudité dans ce contexte.
  17. Sa propre nudité – On ne doit pas réciter le Chema nu. Si l’on est ceint d’une étoffe au niveau des reins, la récitation est permise. Sous un drap, on doit faire une séparation en dessous du cœur.
  18. Partage de lit – Quand deux personnes sont nues sous le même drap, le drap doit faire séparation entre elles. Avec son épouse ou ses jeunes enfants, leur corps est considéré comme le sien, et il suffit de détourner son visage.
  19. Âge des enfants – Les enfants sont considérés comme jeunes jusqu’à douze ans pour un garçon et onze ans pour une fille, si leur corps ne présente pas encore les signes de maturité. Sans ces signes, la séparation n’est pas nécessaire jusqu’à treize ans pour un garçon et douze ans pour une fille.

Lois relatives à la lecture du Chema : Chapitre Quatre

  1. Personnes exemptées – Les femmes, les esclaves, et les mineurs sont exempts de la lecture du Chema. On apprend aux enfants à la réciter pour leur inculquer les commandements. Une personne préoccupée par une mitsva, comme un homme qui vient d’épouser une vierge, est également exemptée.
  2. Cas particulier du mariage – Celui qui épouse une femme qui n’est pas vierge a l’obligation de réciter le Chema, car rien ne trouble son esprit.
  3. Endeuillés et gardiens – Une personne en deuil est exemptée jusqu’à l’enterrement du défunt. Un gardien de corps est également exempt. S’il y a deux gardes, ils peuvent se relayer pour réciter.
  4. Cortège funèbre – Un mort ne doit pas être sorti pour l’enterrement juste avant l’heure du Chema. Ceux qui sont nécessaires à la civière mortuaire sont exempts.
  5. Oraison funèbre – Si le corps est présent, les personnes se retirent une à une pour réciter le Chema. Si le corps n’est pas présent, tous récitent sauf l’endeuillé.
  6. Après l’enterrement – Une fois le défunt enterré, les endeuillés reçoivent les condoléances. Les personnes présentes peuvent commencer le Chema si elles peuvent terminer au moins un verset avant d’atteindre la ligne de condoléances.
  7. Récitation volontaire – Celui qui est exempt peut néanmoins réciter le Chema s’il a l’esprit tranquille. S’il est troublé, il n’a pas cette obligation jusqu’à ce qu’il se calme.
  8. État d’impureté – Toutes les personnes impures ont l’obligation de réciter le Chema. L’institution d’Ezra concernant l’émission séminale n’a pas été universellement acceptée et a été annulée, car les paroles de la Torah ne contractent pas l’impureté.

Lois relatives à la prière et à la bénédiction des Cohanim : Chapitre Premier

  1. Obligation de prier – Il est un commandement positif de prier chaque jour, dérivé du verset « Vous servirez l’Éternel votre D.ieu » interprété comme le service du cœur. La Torah ne prescrit pas de nombre, de texte ou de temps fixes.
  2. L’obligation des femmes – Les femmes et les esclaves ont l’obligation de prier, car c’est un commandement positif non lié à un temps. Chacun doit adresser des louanges, des demandes et des remerciements selon son aptitude.
  3. Adaptation à chacun – Celui qui a une bonne élocution multiplie les prières, celui qui a des difficultés prie selon ses capacités. Chacun doit prier en direction du Temple.
  4. Origine des prières structurées – Suite à l’exil babylonien et aux difficultés linguistiques, Ezra et son tribunal instituèrent dix-huit bénédictions ordonnées pour que tous puissent prier correctement.
  5. Correspondance avec les sacrifices – Le nombre de prières fut établi pour correspondre aux sacrifices: deux prières quotidiennes (Cha’harit et Min’ha) plus une troisième (Moussaf) les jours de sacrifice supplémentaire.
  6. La prière du soir – Une prière fut instituée pour la nuit (Arvit), car les membres du sacrifice étaient consumés durant la nuit. Bien que non obligatoire à l’origine, elle est devenue une pratique acceptée universellement.
  7. La prière de Néïla – Une prière supplémentaire fut instituée pour les jours de jeûne uniquement, juste avant le coucher du soleil, appelée Néïla, signifiant que les portes du Ciel se ferment.
  8. Nombre de prières selon les jours – Les jours ordinaires comptent trois prières. Chabbat, jours de fête et Roch Hodech en comptent quatre. Le jour de Kippour en compte cinq.
  9. Prières volontaires – Le nombre de prières peut être augmenté par des prières volontaires, où il faut ajouter un élément nouveau dans au moins une bénédiction intermédiaire.
  10. Restrictions communautaires – La communauté ne récite pas de prière volontaire. Un particulier ne peut pas faire deux prières de Moussaf. Certains guéonim interdisent les prières volontaires pendant Chabbat et les jours de fête.
Le Beth Loubavitch lance son nouveau site pourim.fr/m pour une célébration de Pourim inoubliable !

Le Beth Loubavitch lance son nouveau site pourim.fr/m pour une célébration de Pourim inoubliable !

Le Beth Loubavitch est fier de vous présenter son tout nouveau site pourim.fr/m, spécialement conçu pour vous faire vivre la fête de Pourim d’une manière exceptionnelle ! Préparez-vous à plonger dans l’atmosphère festive dès la sortie de Chabbat, le 23 mars – 13 Adar 2, et le dimanche 24 mars – 14 Adar 2.

 

Avec pourim.fr/m, découvrez en quelques clics les célébrations de Pourim organisées près de chez vous par le Beth Loubavitch pour écouter la lecture de la Meguilat Esther. Mais ce n’est pas tout ! Notre site vous permet de télécharger directement sur votre téléphone la Meguilat Esther en hébreu, en français et en phonétique, pour une expérience de lecture encore plus enrichissante. Plongez au cœur de l’histoire fascinante de Pourim et approfondissez votre connaissance de cette fête riche en traditions.

Pourim.fr/m vous offre également une mine d’informations sur Pourim, y compris sur les 4 Mitsvot essentielles à accomplir durant cette fête, ainsi que de nombreux articles passionnants pour en apprendre davantage sur ses origines et sa signification.

De plus, pourim.fr/m vous donne l’opportunité unique de réaliser la mitsva de Matanot Laévyonim en faisant un don de charité directement depuis notre plateforme sécurisée. Votre générosité permettra au Beth Loubavitch de distribuer, le jour même, des cadeaux aux personnes dans le besoin, illustrant ainsi l’importance du partage et de la solidarité en ce jour de fête.

N’attendez plus ! Visitez dès maintenant pourim.fr/m et faites de Pourim 5784 – 2024 une célébration inoubliable, placée sous le signe de la joie, de l’apprentissage et du partage. Ensemble, faisons rayonner l’esprit de Pourim et perpétuons cette tradition millénaire avec ferveur et enthousiasme !

Le Beth Loubavitch vous souhaite un merveilleux Pourim, rempli de rires, de chants et de bonheur partagé.

Pourim Sameah !

POURIM.FR

Le Rabbi à Pourim 5715 (1955) : « Que ceux qui acceptent de prendre sur eux que D.ieu leur donne une grande richesse lèvent leur main ! » –

Le Rabbi à Pourim 5715 (1955) : « Que ceux qui acceptent de prendre sur eux que D.ieu leur donne une grande richesse lèvent leur main ! » –

Lors d’un mémorable Farbrenguen à Pourim en 1955, le Rabbi de Loubavitch stupéfia l’assemblée des Hassidim en leur offrant de recevoir de D.ieu une immense richesse matérielle. La condition était d’accepter ensuite l’épreuve spirituelle que représente l’abondance. Ceux qui étaient prêts à relever ce défi n’avaient qu’à lever la main. Si certains saisirent cette opportunité extraordinaire, beaucoup hésitèrent.

 

Des centaines de Hassidim étaient présents au Farbrenguen de Pourim 5715 en compagnie du Rabbi. Le Farbrenguen dura de longues heures, les allocutions se succédant aux chants et ainsi de suite. Mais au milieu du Farbrenguen, le Rabbi interrompit son déroulement, et le visage rayonnant, il se tourna vers le public et dit :

« Il y en a qui se plaignent : apparemment, il serait préférable d’avoir une situation de « chacun sous sa vigne et sous son figuier », que chacun ait ses besoins matériels de façon aisée comme il le faut… »

« Les « extras » sont une chose qui perturbe aussi le matériel, comme l’explique le Tzemah Tzedek, que sa mémoire soit une bénédiction, par l’exemple des vêtements qui doivent être à la mesure de l’homme – non seulement un vêtement trop court n’est pas convenable, mais aussi un vêtement trop long n’est pas convenable, car l’homme s’y empêtre. Et il en est de même pour toutes les choses extérieures qui sont comme des vêtements, dont l’ensemble sont les choses de l’âme animale et du corps, qui sont en quelque sorte des vêtements pour les choses sacrées, que lorsqu’elles sont en plus grande quantité que nécessaire, c’est une chose non souhaitable non seulement pour la spiritualité mais aussi pour la matérialité. »

« Et comme on le voit de façon tangible, à notre grand regret, l’épreuve de la richesse est une très grande épreuve – mais malgré tout, si seulement – « que cela soit dit pour tous les Juifs » – ils étaient tous riches, et devraient peiner avec une immense difficulté, une peine de l’âme et une peine du corps, et si une heure ne suffit pas et deux heures non plus, ils peineraient de nombreuses heures – mais l’essentiel est que la difficulté soit de pouvoir résister à l’épreuve de la richesse !… »

Le Rabbi conclut ses paroles par une proclamation :
« En Amérique, on a l’habitude de soumettre toute chose au vote. Eh bien, que ceux qui acceptent de prendre sur eux que le Saint béni soit-Il leur donne une grande richesse, et que cela ne les dérange pas de devoir peiner dans la lutte contre leur mauvais penchant pour qu’il ne les fasse pas trébucher – qu’ils lèvent leur main droite d’un cœur entier.!.. »

La stupeur saisit l’assemblée. Apparemment, depuis l’époque de Rabbi Shimon bar Yohaï qui proclama devant ses disciples : « Vallée, vallée! Remplis-toi de pièces d’or! », jamais on n’avait proposé aux disciples de s’enrichir de façon si simple et facile! Il suffisait juste de lever la main…

L’un des participants à cet événement était le Rav Shmuel Aizik Popack, de mémoire bénie, qui par la suite s’enrichit énormément. Il décrivit ce qui se passa:

« Quand le Rabbi proclama que quiconque voulait s’enrichir lève la main, beaucoup des présents eurent honte de le faire. Apparemment, ils pensaient qu’il n’était pas approprié de demander au Rabbi des choses matérielles, le Rabbi était destiné à la spiritualité… »

Le Rabbi attendit quelques instants et regarda autour de lui, et voyant que la plupart des gens n’avaient pas eu le courage de lever la main et de mériter la richesse, à part quelques-uns, il dit avec une sorte de ton de déception:

« Ensuite ils viennent se plaindre qu’il manque telle chose et telle chose, mais quand il y a un temps de grâce, ils font des « חב »ד’סקע שטותים », des « bêtises à la Habad »… Dans le matériel, ils se fient au doute et au doute du doute, peut-être que quelque chose en sortira, alors que quand il y a un Farbrenguen avec plus d’un Minyane de Juifs, et qu’on se trouve dans un temps de grâce où on peut « saisir » et « attraper » quelque chose lié au Saint béni soit-Il Lui-même, ils ratent l’occasion pourvu qu’on les appelle des »בעל מוחין », des « gens intelligents ». Que puis-je faire?… Pourtant, la richesse ne perturbera pas la spiritualité, et il y aura plus de temps et de forces pour agir dans ce monde matériel en renforçant la Torah et les Mitsvot ».

L’un de ceux qui levèrent la main était apparemment le Rav Popack lui-même, bien qu’il ne l’ait jamais confirmé ou nié. « Tous ceux qui levèrent la main devinrent de grands riches », raconta-t-il. « Après ce Farbrenguen, je me tournai vers le Rabbi en demandant une bénédiction, car je n’avais alors aucun moyen de subsistance. Le Rabbi me dit de commencer à m’occuper d’immobilier. Je dis au Rabbi que je n’avais pas du tout d’argent, et le Rabbi dit que je n’avais pas besoin d’argent pour m’occuper d’immobilier. Et en effet, grâce à certaines actions, nous réussîmes à acheter deux maisons sans avoir d’argent à disposition. »

3 chapitres du Rambam en 5 minutes ! :  Vendredi 21 Adar 5785

3 chapitres du Rambam en 5 minutes ! : Jeudi 20 Adar 5785

Lois du repentir et Lois de la lecture du Chema – Version condensée

Lois du repentir : Chapitre Dix

  1. Servir D.ieu sans attente de récompense – Un homme ne doit pas accomplir les préceptes pour obtenir des bénédictions ou éviter des malédictions. Servir D.ieu par crainte n’est pas la vertu des prophètes ni des sages, mais celle des ignorants, des femmes et des enfants, jusqu’à ce qu’ils s’élèvent à un service par amour.
  2. Le service par amour – Celui qui sert D.ieu par amour s’investit dans la Torah sans motif extérieur, accomplissant ce qui est vrai parce que c’est vrai. C’est la vertu d’Abraham, que D.ieu appela « Celui qui M’aime ». D.ieu nous l’ordonne: « Tu aimeras l’Éternel ton D.ieu. »
  3. La nature de l’amour divin – Cet amour doit être si intense que l’âme en soit constamment ravie, comme un amoureux qui pense sans cesse à sa bien-aimée. Il doit être encore plus fort, comme il est écrit: « de tout ton cœur et de toute ton âme. » Le Cantique des Cantiques en est la métaphore.
  4. Les enseignements des sages – « N’étudie pas la Torah pour être riche ou honoré. » Le verset indique: « aimant D.ieu » – tout doit être fait par amour. « Heureux celui qui prend plaisir à Ses commandements » – aux commandements eux-mêmes, non à leur récompense.
  5. Du service intéressé au désintéressé – On peut d’abord étudier avec des motivations personnelles, car à travers cela, on parviendra à l’étude désintéressée. C’est pourquoi on enseigne aux débutants à servir D.ieu par crainte, avant qu’ils ne s’élèvent au service par amour.
  6. Connaissance et amour – L’amour de D.ieu s’enracine dans le cœur proportionnellement à notre connaissance de Lui. Une connaissance superficielle engendre un amour léger; une connaissance profonde, un amour intense. L’homme doit donc s’isoler pour comprendre et concevoir la sagesse divine selon sa capacité.

Lois relatives à la lecture du Chema : Chapitre Premier

  1. L’obligation quotidienne – La lecture du Chema est obligatoire deux fois par jour: le soir et le matin, comme il est dit: « à ton coucher et à ton lever. »
  2. Les trois passages – On lit « Chema », « Véhaya im chamoa », et « Vayomer », dans cet ordre. Le premier traite de l’unité divine et de l’amour de D.ieu, le second des autres commandements, le troisième des tsitsit et de la sortie d’Égypte.
  3. Le troisième passage la nuit – Bien que les tsitsit ne s’appliquent pas la nuit, on lit ce passage le soir car il évoque la sortie d’Égypte, souvenir obligatoire jour et nuit.
  4. Entre les versets – Après « Chema Israël », on dit à voix basse: « Béni soit le nom de la gloire de Son règne à tout jamais », tradition remontant à Jacob et ses fils.
  5. Les bénédictions du Chema – On récite deux bénédictions avant et une après le matin, deux avant et deux après le soir.
  6. Contenu des bénédictions – Le matin: « Celui qui forme la lumière », « Tu nous as aimés » et « Il est vrai ». Le soir: « Celui qui amène les soirées », « Tu as aimé la maison d’Israël », puis « Vrai et foi » et « Fais que nous nous couchions ».
  7. Formulation fixe – Ces bénédictions, établies par Ezra, ne doivent être ni écourtées ni prolongées. Certaines commencent et se terminent par « Béni sois-Tu », d’autres non.
  8. Ordre des bénédictions – Si l’on inverse leur ordre, on est quitte. Mais commencer par une formule du matin et conclure par celle du soir (ou l’inverse) invalide la bénédiction.
  9. Horaire nocturne – Le Chema du soir se récite de la sortie des étoiles jusqu’à minuit, mais on est quitte si on le lit avant l’aube.
  10. Limite matinale pour le Chema du soir – Après l’aube, on n’est plus quitte, sauf empêchement majeur comme la maladie.
  11. Horaire matinal – L’idéal est de commencer avant le lever du soleil et de terminer avec lui. On reste quitte jusqu’à la fin de la troisième heure du jour.
  12. Anticipation matinale – En cas de nécessité, on peut lire le Chema dès l’aube.
  13. Après la troisième heure – On n’est plus quitte, même involontairement, mais on peut réciter les bénédictions toute la journée.

Lois relatives à la lecture du Chema : Chapitre Deux

  1. Concentration requise – La concentration est obligatoire pour le premier verset. Pour le reste, on est quitte même sans attention parfaite.
  2. Posture de lecture – On peut réciter le Chema debout, en marchant ou étendu sur le côté, mais jamais face contre terre ni sur le dos.
  3. Interruption de marche – Le marcheur doit s’arrêter pour le premier verset. On réveille une personne endormie pour ce verset uniquement.
  4. Travail et lecture – On interrompt son travail pour la première section, puis on peut continuer pendant le reste.
  5. Étude et Chema – On interrompt l’étude de la Torah pour le Chema, mais pas les affaires communautaires urgentes.
  6. Activités quotidiennes – Si l’heure limite approche, on peut interrompre son repas ou sa coupe de cheveux pour réciter le Chema.
  7. Au mikvé – Une personne immergée peut réciter le Chema dans l’eau (si elle n’est pas sale) si le lever du soleil est imminent.
  8. Comportement pendant la lecture – Pas de signes des yeux, des lèvres ou des doigts pendant la récitation.
  9. Prononciation correcte – Articuler clairement chaque lettre, marquer les pauses entre les mots, prolonger le dalet de « e’had » pour proclamer la royauté divine.
  10. Langue de récitation – On peut réciter le Chema dans toute langue qu’on comprend, en veillant à la précision de la prononciation.
  11. Ordre des versets – Lire dans le désordre invalide la récitation. Inverser les sections est acceptable en cas de nécessité.
  12. Pauses permises – On peut lire avec des intervalles, même longs, tant qu’on respecte l’ordre.
  13. En cas de doute – Si l’on doute d’avoir lu le Chema, on le relit avec ses bénédictions.
  14. En cas d’erreur – Si l’on se trompe sans savoir où, on reprend au début de la section concernée.
  15. Interruptions permises – Entre deux sections, on peut saluer une personne honorable et répondre à quiconque.
  16. Interruptions limitées – Au milieu d’une section, on ne s’interrompt que pour saluer un supérieur (roi, etc.) ou répondre à quelqu’un qu’on doit honorer.
  17. Les intervalles entre sections – Ils se situent: entre les deux premières bénédictions, avant « Chema », avant « Véhaya », avant « Vayomer ». Entre « Vayomer » et « Emet », on est considéré au milieu d’une section.