Le second jour, l’offrant fut Nethanel, fils de Tsouar, phylarque d’Issakhar, lequel présenta pour offrande : une écuelle d’argent, du poids de cent trente sicles ; un bassin d’argent de soixante-dix sicles, au poids du sanctuaire, tous deux remplis de fleur de farine pétrie à l’huile, pour une oblation ; une coupe de dix sicles, en or, pleine de parfum ; un jeune taureau, un bélier, un agneau d’un an, pour holocauste ; un jeune bouc, pour expiatoire ; et, pour le sacrifice de rémunération, deux taureaux, cinq béliers, cinq boucs, cinq agneaux d’un an. Telle fut l’offrande de Nethanel, fils de Tsouar.
Puisse être Ta volonté, Éternel mon D.ieu et D.ieu de mes pères, que dans Ta grande bonté Tu éclaires les âmes saintes qui se renouvellent comme des « oiseaux » et chantent et disent des louanges et prient au nom du peuple saint d’Israël. Maître du monde, recueille et fait entrer ces « oiseaux » sacrés dans le lieu saint dont il est dit : « Aucun œil ne l’a vu, sauf toi, ô Dieu. » Puisse être Ta volonté, Éternel mon D.ieu et D.ieu de mes pères, que si moi, Ton serviteur, je suis de la tribu d’Issa’har dont j’ai lu aujourd’hui dans Ta Torah la section du Nassi, que toutes les « étincelles » saintes et toutes les illuminations saintes qui sont incluses dans la sainteté de cette tribu brillent sur moi, pour me donner la compréhension et l’intelligence dans Ta Torah et la crainte de Toi, pour accomplir Ta volonté tous les jours de ma vie, moi et mes enfants et les enfants de mes enfants, de maintenant à jamais. Amen.
Lois relatives aux bénédictions : Chapitre Premier
Obligation biblique après le repas – Il est un commandement positif de la Torah de réciter une bénédiction après avoir mangé à satiété. Les sages ont étendu cette obligation même après avoir consommé le volume d’une olive de pain.
Obligation rabbinique avant et après – Une injonction rabbinique exige de réciter une bénédiction avant et après la consommation de tout aliment, même en petite quantité, et avant de jouir d’un parfum agréable. Profiter sans bénédiction est considéré comme un sacrilège.
Types de bénédictions – Outre les bénédictions pour un profit, on récite des bénédictions avant l’accomplissement des commandements. Les sages ont également institué des bénédictions de louange et remerciement pour se souvenir constamment du Créateur.
Catégories de bénédictions – Il existe donc trois types de bénédictions: pour un profit, pour l’accomplissement d’un commandement, et de remerciement pour maintenir la crainte du Créateur.
Formulation établie – Le texte de toutes les bénédictions fut institué par Ezra et son tribunal. On ne doit ni le modifier ni l’omettre. Toute bénédiction sans mention du Nom et de la Souveraineté divine n’est pas valide.
Langue permise – Toutes les bénédictions peuvent être récitées en n’importe quelle langue, pourvu que la formulation corresponde à celle instituée par les sages et inclue le Nom et la souveraineté de Dieu.
Audition personnelle – On doit entendre ce qu’on prononce, mais si l’on a récité à voix basse sans s’entendre, l’obligation est remplie, même si la bénédiction n’a été que pensée.
Interruption interdite – Il est défendu de s’interrompre entre la bénédiction et son objet. Une interruption nécessite de répéter la bénédiction, sauf si elle est liée au sujet de la bénédiction (comme demander du sel pour le pain).
Pureté rituelle – Une personne rituellement impure peut réciter toutes les bénédictions. Cependant, il est interdit de réciter une bénédiction lorsqu’on est nu, jusqu’à ce que la nudité soit couverte.
Récitation pour autrui – On peut réciter des bénédictions pour d’autres personnes, même si l’on a déjà rempli sa propre obligation, sauf pour les bénédictions sur un profit non associé à une mitsva (où l’on doit partager le profit).
Écoute équivalente – Celui qui entend une bénédiction du début à la fin, avec l’intention de remplir son obligation, est quitte même sans répondre Amen. Répondre Amen équivaut à avoir récité soi-même la bénédiction.
Bénédiction collective – Pour le pain et le vin, si une personne récite la bénédiction et que d’autres répondent Amen, ils peuvent manger ensemble seulement s’ils avaient l’intention de partager le repas. Pour les autres aliments, l’intention commune n’est pas nécessaire.
Réponse à Amen – On doit répondre Amen à toute bénédiction prononcée par un Juif, même sans l’avoir entendue entièrement, et même si l’on n’est pas concerné par cette bénédiction. On ne répond pas Amen aux bénédictions d’un non-juif, hérétique, samaritain ou enfant qui apprend.
Comment répondre Amen – L’Amen ne doit être ni précipité, ni coupé, ni trop court, ni trop long, mais de longueur moyenne. On ne doit pas élever la voix plus que celle de l’officiant.
Bénédiction inutile – Prononcer une bénédiction non nécessaire équivaut à prononcer le Nom divin en vain. On ne répond pas Amen à une telle bénédiction. Les enfants peuvent apprendre les bénédictions même sans occasion concrète.
Amen à sa propre bénédiction – Répondre Amen à sa propre bénédiction est généralement inapproprié, sauf après la dernière bénédiction d’une série, comme « Qui construis Jérusalem » dans les Actions de Grâce.
Exceptions pour Amen – On répond Amen après « Qui construis Jérusalem » bien qu’elle soit suivie de « Qui es bon et fais le bien », car cette dernière est un ajout ultérieur. On ne répond pas Amen après la bénédiction précédant le Chema pour éviter toute interruption.
Restrictions pour Amen – On ne répond pas Amen à sa propre bénédiction finale pour les fruits car c’est une bénédiction isolée. L’Amen personnel n’est approprié que pour conclure une série de bénédictions.
Aliments interdits – Celui qui consomme un aliment interdit, délibérément ou non, ne doit pas réciter de bénédiction avant ou après. Cela inclut les aliments dont les prélèvements rituels n’ont pas été effectués correctement.
Exceptions d’interdiction – Pour certains aliments moins strictement interdits, comme le demaï (produits douteux) permis aux pauvres, ou la première dîme dont la térouma a été partiellement prélevée, on récite les bénédictions habituelles.
Lois relatives aux bénédictions : Chapitre Deux
Structure des Actions de Grâce – Les Actions de Grâce comprennent quatre bénédictions: « Qui nourris » (instituée par Moïse), la bénédiction pour la terre (par Josué), « Qui construis Jérusalem » (par David et Salomon), et « Qui es bon et fais le bien » (par les sages).
Prière des ouvriers – Les ouvriers travaillant pour un employeur ne récitent que deux bénédictions après leur repas pour ne pas perdre de temps de travail, combinant les bénédictions de la terre et de Jérusalem.
Contenu de la bénédiction sur la terre – On doit exprimer un remerciement au début et à la fin de cette bénédiction, mentionnant « une terre précieuse, bonne et large ». On doit y mentionner l’alliance de la circoncision et la Torah, dans cet ordre.
Troisième bénédiction – La bénédiction de consolation commence par « Aie pitié » ou « Console-nous » et se conclut par « Qui construis Jérusalem ». On doit y mentionner la royauté de la Maison de David, essentielle à la consolation parfaite.
Mentions pour jours spéciaux – Les jours de Chabbat et de fêtes, on commence et conclut la troisième bénédiction par la consolation, en intercalant la mention de la sainteté du jour au milieu.
Additions spéciales – À Hanoucca et à Pourim, on ajoute « Al Hanissim » dans la bénédiction sur la terre. Quand un jour spécial tombe un Chabbat, on mentionne d’abord le Chabbat puis le jour spécial.
Quatrième bénédiction – La royauté divine doit être mentionnée trois fois dans la quatrième bénédiction. Un invité ajoute une bénédiction spéciale pour son hôte.
Bénédiction chez un endeuillé – Chez un endeuillé, on modifie la quatrième bénédiction en reconnaissant Dieu comme juge véritable, et on implore la compassion pour consoler l’endeuillé.
Bénédiction des mariés – Dans la maison de jeunes mariés, on ajoute la bénédiction des mariés après les quatre bénédictions habituelles, pendant un jour pour un veuf épousant une veuve, ou sept jours pour les autres cas.
Sept bénédictions – Si les convives n’étaient pas présents au mariage, on récite les sept bénédictions complètes du mariage après les Actions de Grâce, à condition qu’il y ait dix personnes dont le marié.
Texte des sept bénédictions – Les sept bénédictions du mariage célèbrent la création, l’humanité, Jérusalem, et la joie des époux, se concluant par l’espoir de réjouissances futures à Jérusalem.
Omission du jour spécial – Si l’on oublie de mentionner le Chabbat ou un jour de fête et qu’on s’en souvient avant la quatrième bénédiction, on récite une formule spéciale. Après avoir commencé la quatrième bénédiction, on doit reprendre depuis le début.
Omission de Roch Hodech – Si l’on oublie de mentionner Roch Hodech et s’en souvient avant la quatrième bénédiction, on récite une formule sans conclusion. Après avoir commencé la quatrième bénédiction, on ne reprend pas.
Oubli des Actions de Grâce – Celui qui a oublié de réciter les Actions de Grâce doit les réciter s’il s’en souvient avant que la nourriture soit digérée. En cas de doute, on récite à nouveau si la digestion n’est pas achevée.
Lois relatives aux bénédictions : Chapitre Trois
Cinq espèces de céréales – Les cinq espèces sont le blé, l’orge, le blé sauvage, l’orge sauvage et l’avoine. Ces céréales, à différents stades de transformation, sont appelées récolte, céréales puis pain.
Bénédiction pour le pain – Avant de manger du pain, on récite « Qui fais sortir le pain de la terre », et après, les quatre bénédictions des Actions de Grâce. Pour les céréales cuites entières, on récite « Qui crées le fruit de la terre » puis « Qui crées de nombreuses âmes ».
Farine cuite des cinq espèces – Pour la farine des cinq espèces, cuite et mâchable, on récite « Qui crées différentes sortes d’aliments » puis « pour la subsistance et la nourriture ». Si elle est assez liquide pour être bue, on récite « chéhakol » puis « Qui crées de nombreuses âmes ».
Préparations à base de céréales – Pour les préparations cuites contenant l’une des cinq espèces, comme les beignets, le blé pilé ou les gruaux, on récite « Qui crées différentes sortes d’aliments ».
Aliment principal et secondaire – Cette règle s’applique quand l’espèce de céréale est l’élément principal. Si elle est secondaire dans un mélange, on ne récite la bénédiction que sur l’aliment principal.
Définition de l’accessoire mélangé – Un aliment utilisé comme liant, arôme ou colorant est considéré comme secondaire. Par exemple, pour des légumes liés avec de la farine, on ne récite pas « Qui crées différentes sortes d’aliments » car la farine est secondaire.
Accessoire non mélangé – Quand on mange du pain uniquement pour accompagner un aliment principal (comme du poisson salé), on récite la bénédiction sur l’aliment principal qui rend quitte pour le pain.
Pain émietté – Si des morceaux de pain dans une soupe font le volume d’une olive ou conservent l’aspect du pain, on récite « Qui fais sortir le pain ». Sinon, ou si le pain a perdu son aspect par la cuisson, on récite « Qui crées différentes sortes d’aliments ».
Pâtes particulières – Pour une pâte cuite dans le sol à la manière bédouine, on récite « Qui crées différentes sortes d’aliments », sauf si l’on en fait un repas. De même pour le pat habaa bekissanine (pain avec miel, huile ou épices).
Riz et autres céréales – Pour le riz cuit ou le pain de riz, on récite « Qui crées différentes sortes d’aliments » puis « Qui crées des âmes ». Pour le pain de millet ou d’autres légumineuses, on récite « chéhakol » puis « Qui crées des âmes ».
Bénédictions après consommation – Après le pain, on récite les quatre bénédictions des Actions de Grâce. Après un aliment sur lequel on a récité « Qui crées différentes sortes d’aliments », on récite une bénédiction qui inclut trois bénédictions, sauf pour le riz.
Quantité minimale – Ces règles s’appliquent quand on consomme au moins le volume d’une olive d’un aliment ou un réviit d’une boisson. Pour des quantités inférieures, on récite la bénédiction avant mais aucune après.
Voici une version respectant précisément les numérations des lois des tsitsit pour une lecture en 7 minutes:
Lois relatives aux tsitsit : Chapitre Premier
Définition des tsitsit – Les franges aux coins d’un vêtement, faites du même matériau, sont appelées tsitsit car elles ressemblent à une chevelure. Ces fils blancs ne nécessitent pas de teinture et leur nombre n’est pas déterminé par la Torah.
Le fil de tekhelet – On utilise un fil teint couleur du firmament, enroulé autour de la frange. Le nombre de tours de ce fil n’est pas fixé par la Torah.
Double obligation – Ce commandement comprend deux aspects: faire des franges aux coins et y ajouter un fil de tekhelet, comme indiqué dans le verset: « faites-vous des franges et ajoutez-y un fil de tekhelet ».
Indépendance des éléments – L’absence de tekhelet n’invalide pas les fils blancs, et inversement. Si les fils blancs se rompent jusqu’au coin mais que le tekhelet reste intact, le commandement reste valide.
Unité du commandement – Malgré cette indépendance, il s’agit d’un seul commandement. L’absence d’une des quatre franges invalide l’ensemble du vêtement.
Confection des franges – Les fils doivent être placés entre une phalange et trois doigts du bord. Quatre fils pliés en deux forment huit fils pendants d’au moins quatre doigts de long. Un fil est tekhelet, les sept autres sont blancs.
Technique d’enroulement – On commence par un tour de fil blanc, puis deux tours de tekhelet suivis d’un nœud, formant un « segment ». On continue en formant plusieurs segments et on termine par un fil blanc, car on augmente en sainteté sans diminuer.
Nombre de segments – On fait entre sept et treize segments par coin, bien qu’un seul suffise. Idéalement, un tiers de la longueur est enroulé et deux tiers pendent librement comme des mèches.
Tsitsit sans tekhelet – Pour des franges uniquement blanches, on enroule un des huit fils autour des autres jusqu’au tiers. On peut faire des segments ou de simples tours, l’important étant que la majorité soit libre.
Fils retors – Les fils blancs et le tekhelet peuvent être retors. Même huit fils entrecroisés comptent comme un seul fil.
Matériaux valides – Les fils doivent être filés expressément pour les tsitsit. On n’utilise ni laine arrachée aux épines, ni poils arrachés, ni restes de tissage, mais uniquement de la laine tondue ou du lin.
Restrictions matérielles – La laine volée, provenant d’une ville idolâtre ou consacrée est invalide. La laine d’un animal vénéré est interdite, contrairement au lin vénéré puis cueilli, qui a changé de forme.
Fabrication par un Juif – Des franges faites par un non-juif sont invalides selon le verset: « Parle aux enfants d’Israël ». Celles faites par un Juif sans intention spécifique restent valides.
Réutilisation interdite – Un morceau de vêtement portant des franges, cousu à un autre vêtement, a des franges invalides. On peut défaire des franges d’un vêtement pour les réattacher à un autre.
Franges entre deux coins – Des fils suspendus entre deux coins, attachés puis coupés au milieu sont invalides car ils étaient déjà disqualifiés au moment de leur attachement.
Superposition de franges – Si l’on ajoute des franges à un vêtement qui en a déjà, avec l’intention d’annuler les premières, on doit d’abord défaire les originales. Ajouter des franges sans cette intention invalide l’ensemble.
Vêtement incomplet – Des franges mises sur un vêtement à trois coins, complété ensuite par un quatrième coin avec ses franges, sont invalides car non faites sur un vêtement à quatre coins complet.
Vêtement plié – On ne met pas de franges à un vêtement plié en deux, sauf s’il est cousu sur au moins un côté.
Lois relatives aux tsitsit : Chapitre Deux
Nature du tekhelet – Le tekhelet est une laine teinte en bleu clair ressemblant au ciel. Pour les tsitsit, la teinte doit être stable et précise. Toute autre teinte, même similaire, est invalide.
Préparation du tekhelet – La laine est d’abord traitée à la chaux puis lavée et bouillie avec de l’aloès. On utilise ensuite le sang du ‘hilazon, poisson méditerranéen, mélangé à des agents colorants jusqu’à obtention de la couleur du ciel.
Intention spécifique – Le tekhelet doit être teint expressément pour les tsitsit. Pour tester la teinture, on prélève un échantillon qui doit être détruit après usage.
Acquisition auprès d’experts – On n’achète le tekhelet qu’à un expert fiable. Même alors, il faut vérifier que la teinte est authentique et inaltérable.
Test d’authenticité – On vérifie le tekhelet en le trempant 24 heures dans un mélange spécifique. Si la couleur reste stable, il est valide. Un second test implique la cuisson dans une pâte d’orge fermentée.
Garantie d’authenticité – On peut acheter du tekhelet dans un point de vente réputé sans test supplémentaire. Le tekhelet confié à un non-juif est invalide sauf s’il est scellé par deux sceaux superposés.
Tekhelet trouvé – Du tekhelet trouvé au marché, même en fils coupés, est invalide. S’il s’agit de fils retors coupés, il est valide car probablement préparé pour les tsitsit.
Couleur des fils blancs – Pour un vêtement coloré, les fils blancs doivent être de la même couleur que le vêtement. Si le vêtement est teint en tekhelet, les fils blancs doivent être d’une couleur autre que le noir.
Gravité relative – La punition pour négliger les fils blancs est plus sévère que pour le tekhelet, car les fils blancs sont accessibles à tous, contrairement au tekhelet qui n’est pas disponible partout ni en tout temps.
Lois relatives aux tsitsit : Chapitre Trois
Vêtements concernés – L’obligation des tsitsit selon la Torah s’applique aux vêtements à quatre coins ou plus, suffisamment grands pour couvrir la tête et la majorité du corps d’un enfant marchant seul, et faits de laine ou de lin exclusivement.
Autres matériaux – Les vêtements d’autres matériaux (soie, coton, etc.) ne requièrent des tsitsit que par ordre rabbinique, à condition d’avoir quatre coins et la taille requise.
Nombre de coins – L’obligation concerne les vêtements à quatre coins et plus, mais pas ceux à trois coins. Pour un vêtement à cinq coins ou plus, on place les franges aux quatre coins les plus éloignés.
Combinaisons de matériaux – Un vêtement en tissu avec coins en cuir nécessite des tsitsit, mais pas l’inverse. Un vêtement appartenant à deux associés requiert des tsitsit, contrairement à un vêtement emprunté qui n’en nécessite qu’après trente jours.
Correspondance des matériaux – Les fils blancs doivent correspondre au matériau du vêtement. Pour les vêtements autres que laine ou lin, on peut utiliser soit le même matériau, soit de la laine ou du lin.
Interdiction du chaatnez – Bien que techniquement permis, on évite de mettre des fils de laine sur un vêtement de lin (ou l’inverse) quand on peut respecter à la fois le commandement positif des tsitsit et l’interdiction du chaatnez.
Restriction pour le lin – On ne met pas de tekhelet sur un vêtement de lin par décret rabbinique, craignant qu’on le porte la nuit où les tsitsit ne sont pas obligatoires, transgressant ainsi l’interdiction du chaatnez sans accomplir de commandement positif.
Obligation diurne – L’obligation des tsitsit ne s’applique que le jour, comme le verset dit: « vous le verrez ». Un aveugle est tenu aux tsitsit car d’autres peuvent les voir.
Port nocturne permis – On peut porter les tsitsit la nuit et le Chabbat sans bénédiction, bien que ce ne soit pas le temps du commandement.
Bénédiction matinale – On récite la bénédiction dès qu’on peut distinguer le tekhelet du blanc: « Béni sois-Tu… qui nous as ordonné de nous envelopper de tsitsit ». On récite cette bénédiction chaque fois qu’on s’en revêt pendant la journée.
Absence de sainteté – On peut entrer aux toilettes avec des tsitsit. Les fils rompus peuvent être jetés car ce commandement n’implique pas d’objet saint.
Personnes concernées – Les femmes, esclaves et mineurs ne sont pas astreints aux tsitsit selon la Torah. Par ordre rabbinique, tout mineur sachant s’habiller doit porter des tsitsit pour son éducation. Les femmes peuvent accomplir ce commandement sans bénédiction si elles le souhaitent.
Ce commentaire nous invite à un voyage intérieur, à une exploration des profondeurs de notre être. Il nous challenge à reconnaître et à travailler avec nos propres « vaches rousses », ces aspects de nous-mêmes qui semblent nous éloigner de la spiritualité, mais qui, correctement compris et transformés, peuvent devenir des ponts vers le divin.
דַּבֵּ֣ר ׀ אֶל־בְּנֵ֣י יִשְׂרָאֵ֗ל וְיִקְח֣וּ אֵלֶ֩יךָ֩ פָרָ֨ה אֲדֻמָּ֜ה תְּמִימָ֗ה אֲשֶׁ֤ר אֵֽין־בָּהּ֙ מ֔וּם אֲשֶׁ֛ר לֹא־עָלָ֥ה עָלֶ֖יהָ עֹֽל׃ Parle aux enfants d’Israël, et qu’ils t’amènent une vache rousse, parfaite, sans défaut, et qui n’ait point porté le joug. Nombres (19:2)
La vache rousse représente l’âme animale de l’homme, c’est-à-dire la partie de son être qui est liée aux désirs et aux instincts terrestres. Cette âme est qualifiée de « rousse », car elle est associée à Ésaü, qui est décrit comme roux dans la Bible. Ésaü représente la force du mal, la tentation qui détourne l’homme de la spiritualité.
« .תְּמִימָ֗ה אֲשֶׁ֤ר אֵֽין־בָּהּ֙ מ֔וּם ..parfaite, sans défaut »
Cependant, cette âme animale n’est pas entièrement mauvaise. Elle est « parfaite », possédant aussi un aspect positif, représenté par Jacob, le frère jumeau d’Ésaü. Jacob est décrit comme un « homme intègre », symbolisant le bien qui réside même au sein de l’âme animale.
L’âme animale est aussi « sans défaut », ce qui est interprété ici comme représentant le concept du « néant ». Selon la « connaissance inférieure », la perspective ordinaire, le « néant » est considéré comme supérieur et le monde physique comme la véritable existence. Mais selon la « connaissance supérieure », la perspective spirituelle, c’est l’inverse : le monde spirituel est la véritable existence et le monde physique est comme un néant.
Au sein même de l’âme animale, il y a une étincelle de ce « néant », qui est en réalité la présence cachée de Dieu. Le véritable « défaut » de l’âme animale est son sentiment naturel d’être séparée de Dieu, de penser que personne ne l’a créée.
C’est la tâche de l’âme divine dans l’homme, représentée par le Juif, de travailler avec cette âme animale, de la soumettre (« Itkafia ») et de la transformer (« Ithapkha »), de révéler la présence de l’infini divin même dans la nature finie.
« אֲשֶׁ֛ר לֹא et qui n’ait point… »
Le « ne pas » représente tous les aspects négatifs de l’âme animale qu’il faut transformer. C’est un travail difficile, mais qui mène ultimement à la réalisation spirituelle, comme le suggère la suite du verset, qui n’est pas citée ici.
En somme, ce verset présente une vision profonde de la vie spirituelle comme un processus de transformation intérieure, où même les aspects les plus « animaux » de l’être humain peuvent être élevés et sanctifiés pour révéler la présence divine qui les habite secrètement.
Dans le Dvar Mal’hout sur la Paracha Tsav, le Rabbi déclare que le contenu profond du mois de Nissan est celui de la Délivrance. Ce mois est le mois de la fête de Pessa’h ‘le temps de notre liberté’ et cela s’exprime plus particulièrement pendant le Chabbat avant Pessa’h, Chabbat Ha Gadol.
L’Admour Hazaken rapporte dans son Choul’hane Aroukh le miracle qui fut à l’origine de ce nom : le Grand Chabbat.
Les Egyptiens qui furent avertis par les Juifs que l’Eternel s’apprêtait à frapper l’Egypte de la plaie des premiers-nés allèrent se plaindre à Pharaon de son refus de laisser partir les enfants d’Israël. Pharaon demeura insensible à cette plainte et les premiers-nés d’Egypte entreprirent une guerre contre son armée. Parmi les nombreux égyptiens qui furent tués, il y avait ceux qui commirent des atrocités aux enfants d’Israël. Le Rabbi explique que la raison pour laquelle cette guerre fut appelée grand miracle et aussi le début des miracles de la Délivrance est qu’elle résulte d’un très haut dévoilement divin qui est lui-même allusionné par la lettre Kouf du mot Tsaddik.
Le pied de la lettre Kouf descend très bas et évoque donc de ce fait la force de l’Essence divine qui, Elle seule, a le pouvoir de descendre ici-bas pour transformer l’obscurité de l’exil en un réceptacle capable de recevoir les lumières les plus élevées. Plus encore, au sujet de la lettre Tsaddik, le Rabbi rapporte le Téhilim 90 (’90’ comme la valeur numérique de la lettre Tsaddik), dans lequel il est dit (90, 17) : ‘Que le plaisir de mon Maître notre D.ieu soit avec nous, établis pour nous l’action de nos mains, et que l’accomplissement de nos mains soit établi’.
Selon le Midrach, les versets de ce Téhilim furent rédigés par Moché et le Roi David les intégra dans son livre. Après avoir édifié le Michkan (le Temple portatif), Moché pria afin que l’Eternel S’y révèle. Rachi explique que Moché dit deux fois ‘établis l’action de nos mains’ :
Une fois pour implorer D.ieu de Se révéler dans le Michkan, et une fois pour révéler Sa grande Lumière infinie dans les actes du Peuple d’Israël.
Le Rabbi souligne que l’action de Moché détient le pouvoir d’attirer la lumière d’Or-Sovev (la lumière qui entoure les mondes) afin que celle-ci Se dévoile et réside dans le Michkan.
C’est aussi l’action de Moché qui permet à la lumière d’Or-Sovev de se révéler dans le monde et dans les actions des enfants d’Israël.
De fait, Moché est l’intermédiaire qui unit les enfants d’Israël avec le Saint béni soit-il. D’un côté, il est celui qui reçoit les plus hauts Dévoilements divins et d’un autre côté il est celui qui transmet ces Dévoilements aux enfants d’Israël.
Il est essentiel de comprendre que tous les bienfaits matériels et spirituels nous parviennent de D.ieu par l’intermédiaire de Moché. Aussi, en ces derniers moments de l’exil, nous devons réaliser que la réussite de toutes nos actions dépend de la valeur que nous donnons à notre attachement au Moché de notre génération, le Rabbi.
Le 11 Nissan, l’anniversaire du Rabbi’ :
‘Quand il naquit toute la maison s’est emplit de lumière (Sotah, 12a)’
Le jour d’un anniversaire est un jour de joie, car il rappelle le jour de la naissance, lorsqu’ une nouvelle âme naît dans ce monde, et qu’alors peut commencer le début du service divin.
De fait, chaque juif, le jour de son anniversaire, se doit de méditer à la promesse qu’il fit à l’Eternel avant de descendre dans ce monde, ‘Sois un Juste et ne sois pas un méchant, et même si tout le monde te dit que tu es un Juste, tu seras à tes yeux comme un méchant’.
La ‘Hassidout souligne qu’au moment de cette promesse, l’Eternel rassasie l’âme des forces dont elle aura besoin pour assumer sa mission, mais il est évident que l’homme doit faire tout ce qui est en son pouvoir pour nourrir son âme tout au long de son existence.
Aussi, l’étude de la ‘Hassidout est indispensable à chaque juif pour mener la mission qui lui est confiée de faire de ce monde matériel une demeure spirituelle pour D.ieu, et l’aboutissement de cette mission n’est autre que la révélation du Machia’h.
Il apparaît à l’évidence que le jour de l’anniversaire d’un Juste est un jour particulièrement lumineux, car le monde et l’Assemblée d’Israël reposent sur ce Juste, et ‘le Juste est le fondement du monde’.
Rachi écrit au sujet de la naissance de Moché (Chemoth 2, 2) que ‘quand il naquit toute la maison s’emplit de lumière’ (Sotah, 12a).
La ‘maison’ qui ‘s’emplit de lumière’ ne désigne pas seulement la maison où Moché naquit, mais elle représente aussi la ‘maison d’Israël’, car Moché iIlumine tous les enfants d’Israël.
Il est lui-même la ‘tête’ et les enfants d’Israël sont les ‘pieds’ de Moché. Comme la tête dirige et illumine chaque membre du corps, à chaque génération il y a un Moché qui guide et illumine l’âme de chaque enfant d’Israël.
Aussi, le jour de la venue du Machia’h est une naissance, car en ce jour le monde entier s’emplira de lumière, ainsi qu’il est dit (Iguéreth HaKodech du Rabbi Yossef Itz’hak, tome 1, lettre 274) :
‘Sais-tu qui est le Machia’h ? C’est celui qui révèlera l’enseignement caché de la Torah dans toute sa profondeur, de sorte que tous en ressentent la clarté.’
Par ailleurs, l’Admour Haemtsaeï écrit au sujet du Machia’h (Droucheï ‘Hatouna, Tome 2, page 522) :
‘Il agira pour celui qui l’attend’, c’est-à-dire que le Machia’h révèlera le plaisir infini à ceux qui l’attendent, qui souhaitent sa venue, ainsi qu’il est dit : ‘S’il tarde, sois patient’. Cette attente doit s’emplir d’espoir en sa venue ainsi qu’il est écrit : ‘Voici, c’est notre D.ieu, nous avons placé notre espoir en Lui’ et ‘notre âme l’attend’. On évoque également ‘Ceux qui placent leur espoir en D.ieu’.
‘Machia’h agira pour celui qui l’attend’ ne signifie pas (seulement) que nous devons être patients. Bien au contraire, nous devons aussi être impatients. En effet, l’Admour Haemtsaeï définit ici l’attente comme un désir.
Certes, l’attente inclut en elle ‘l’espoir de sa venue’, mais ce qu’elle exprime par-dessus tout c’est le ‘désir de sa venue’, lequel est en fait l’expression du lien le plus profond de l’âme juive avec D.ieu, ‘Kécher atsmi’ : le niveau de Yé’hida.
A la lumière de ce qu’il vient d’être dit, le verset ‘Quand il naquit toute la maison s’emplit de lumière’ peut être expliqué de la manière suivante :
‘Quand il naquit’, la naissance de Moché, peut tout aussi bien faire allusion à la naissance du Rabbi, qui est lui-même l’équivalent de Moché dans notre génération (‘Hitpachtouta dé Moché’).
Le Rabbi représente l’Essence de l’âme d’Israël, car son âme est une âme collective, et il possède de ce fait la force de révéler l’Essence de l’âme de chaque Juif.
Or, du fait que l’âme est comparable à une maison (l’Eternel déclare en effet : ‘Faites-Moi un sanctuaire et Je résiderais parmi vous’ et la ‘Hassidout explique que le sanctuaire n’est autre que notre âme), nous pouvons expliquer que ‘Quand il naquit toute la maison s’emplit de lumière’ est une allusion à la lumière de l’essence de l’âme qui se révèle dans le corps.
‘La maison’ désigne en fait la partie de l’âme qui s’habille dans le corps, et ‘Quand il naquit’ est une allusion à la naissance du Rabbi, laquelle représente la révélation de l’Essence de l’âme de chaque Juif.
Dans son discours intitulé ‘Vé Ata Tétsavé’, le Rabbi explique que le niveau supérieur de la révélation de Yé’hida, l’essence de l’âme, est atteint lorsque la lumière de l’Essence divine s’unit véritablement aux forces de l’âme (l’intellect et les sentiments).
Dans ce cas, le caractère divin et immuable qui ne change pas, ainsi que dit l’Eternel : ‘Je n’ai pas changé’, s’unit aux forces limitées de l’âme qui s’habillent dans le corps (l’intellect, les émotions, la vie du corps).
L’homme parvient alors à la perception véritable du divin. L’infini divin s’unit aux forces limitées de son âme.
Telle est la mission du Rabbi. Il est celui qui permet l’union de l’infini avec le fini. Celui par l’intermédiaire de qui, l’âme d’un juif devient un feu perpétuel, car il unit l’essence de l’âme avec l’âme qui s’habille dans le corps.
C’est cela ‘la maison qui s’emplit de lumière’, lorsque la lumière de l’Essence divine éclaire l’âme et le corps d’un juif.
Ainsi, c’est peut-être au sujet de cette union que l’Admour Haemtsaeï déclare que ‘le Machia’h révèlera le plaisir infini à ceux qui l’attendent et souhaitent sa venue’ car le plaisir dont il est ici question n’est autre que celui de la révélation de l’Essence de l’âme, ‘l’infini divin’, dans le corps (‘la maison’). Dès-lors, il est aisé de réaliser l’importance de ce jour du 11 Nissan, lequel précède notre sortie de l’Egypte et de toutes les limites de ce monde matériel, le soir du Séder.
Ce jour contient la force de l’Essence divine, le ‘plaisir infini’, qui est sur le point de se dévoiler, avec l’aide de D.ieu, de manière véritable avec la venue de notre Juste Machia’h, lors de la délivrance finale, très bientôt et de nos jours.
‘L’importance d’enseigner aux peuples du monde les 7 Mitsvoth Bneï-Noa’h :
Le Rabbi nous rappelle que le nom ‘Moché’ vient du fait que Batia, la fille de Pharaon, ‘tira’ Moché de l’eau du fleuve lorsqu’elle vit ‘le panier au milieu des joncs’, ainsi qu’il est dit (Chemot, 2, 10) : ‘Elle appela son nom : Moché, et dit ‘Car de l’eau je l’ai tiré’.
Rachi explique que l’expression ‘je l’ai tiré’ signifie ‘l’action de faire sortir’.
Aussi, peut-être nous est-il permis d’expliquer que cette expression évoque la déclaration que fit le Machia’h au Baal Chem Tov : ‘Je viendrai lorsque tes sources se repandront à l’extérieur’.
La délivrance dépend de ‘l’action de faire sortir’ les sources du Baal Chem Tov à l’extérieur. Ainsi, à la lumière de cette explication, il apparait à l’évidence l’importance de la mission qui nous a été confiée par le Rabbi d’enseigner les ‘7 Mitsvoth-Bneï-Noa’h’ aux personnes qui ne sont pas de confession Juive. Le Rabbi souligne souvent le fait que les mondes et tout ce qu’ils contiennent attendent tous de connaitre l’élévation. La lumière d’Or-Ein-Sof, ‘la lumière qui n’a pas de fin’, comme son nom l’indique illuminera la Création tout entière, c’est-à-dire dans ses plus petits et ses moindres détails, car si ce n’est pas le cas alors il ne s’agira pas du dévoilement de la lumière infinie de D.ieu. Or, c’est précisément notre mission d’enseigner aux peuples du monde les 7 Mitsvoth Bneï-Noa’h, car c’est de cette manière que ceux-ci pourront connaître l’élévation en accomplissant la Volonté du Saint béni soit-Il.
Il est important de savoir que les peuples du monde attendent et espèrent de connaître cette élévation. Un exemple parmi tant d’autres exprime avec une force redoutable ce désir. Vincent Van-Gogh est un Artiste-Peintre mondialement connu. Il était par la force des choses un homme très solitaire qui peignit 800 Tableaux en seulement 10 ans. Il vécut grâce à l’aide de son frère Theo qui lui envoya régulièrement de l’argent pour qu’il puisse subvenir à ses besoins et qu’il puisse acheter le matériel nécessaire à la réalisation de son œuvre picturale. Il n’y a donc rien d’étonnant à ce que Van-Gogh parle en ces termes de son existence : ‘Quelqu’un aurait assisté pour un peu de temps seulement au cours gratuit de la grande université de la misère…’. Cependant Van-Gogh est très loin d’être une personne superficielle, préoccupée seulement par le fait d’assouvir des désirs uniquement matériels, comme on peut s’en rendre compte en lisant la suite de ce même propos : ‘…Et aurait fait attention aux choses qu’il voit de ses yeux, et qu’il entend de ses oreilles, et aurait réfléchi là-dessus, […] en apprendrait peut-être plus long qu’il ne saurait dire. Cherchez à comprendre le dernier mot de ce que disent dans leurs chefs-d’œuvre les grands Artistes, les Maîtres sérieux, il y aura D.ieu là-dedans’.
Ainsi, le désir le plus profond de Van-Gogh, son ‘dernier mot’ ainsi qu’il le définit ici, n’est autre que Celui au sujet duquel il est dit : ‘Mais L’Eternel ne vous a pas donné de cœur pour comprendre, des yeux pour voir et des oreilles pour entendre, jusqu’à ce jour’. (Ki Tavo, 29, 3, Livre Devarim). De fait, lorsque Van-Gogh parle de ‘la grande université de la misère’, il n’évoque pas la misère matérielle, non, il fait essentiellement allusion à la misère spirituelle. Vincent Van-Gogh cherche D.ieu et ne s’en cache pas, il écrit : ‘Cela n’empêche que j’ai un besoin terrible de, dirai-je le mot, religion, alors je vais la nuit dehors pour peindre des étoiles et je rêve toujours un Tableau comme cela avec un groupe de figures vivantes, des copains…’.
Pour en revenir à ce qui a été dit précédemment au sujet de l’enseignement du Rabbi selon lequel les peuples du mondent attendent de connaître l’élévation, il suffit de lire attentivement entre les mots de Vincent : ‘En somme je n’en sais rien, mais justement ce sentiment de ne pas savoir rend la vie réelle que nous vivons actuellement, comparable à un simple trajet en chemin de fer. On marche vite, mais on ne distingue aucun objet de très près, et surtout, on ne voit pas la locomotive’.
Les peuples du monde ‘ne voient pas la locomotive’, car la Torah a été au peuple Juif, et l
ui-seul détient la capacité de ‘voir la locomotive’, c’est-à-dire de percevoir le Divin, de percevoir Celui qui ‘crée et maintient en vie le monde et tout ce qu’il contient’, au moyen de l’étude de la Torah et par l’accomplissement des Mitsvoth. Cependant, ces écrits de Van-Gogh témoignent tous de ce désir de D.ieu qui brûle au profond de lui-même. Aussi, comme nous nous trouvons à la veille de la fête de Pessa’h, il est bien de citer pour finir par ces paroles que l’Artiste adressa à son frère Theo, lesquelles expriment bien la sortie d’Egypte, aussi bien pour ce qui concerne les enfants d’Israël que pour ce qui concerne les enfants de Noa’h : ‘Sais-tu ce qui fait disparaître la prison, c’est toute affection profonde, sérieuse. Être amis, être frères, aimer, cela ouvre la prison par puissance souveraine, par charme très puissant. Mais celui qui n’a pas cela demeure dans la mort. Puis la prison s’appelle quelquefois : préjugé, malentendu, ignorance fatale de ceci ou de cela, méfiance, fausse honte. Mais là où la sympathie renaît, renaît la vie’.
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Tsav – Le vêtement blanc de Moché Source : Likouté Si’hot volume 32, Si’ha sur Tsav
Durant les 7 jours de l’inauguration du Tabernacle, Moché officia le service avec « un vêtement blanc », et non les habits sacerdotaux habituels. Cela soulève plusieurs questions: Moché avait-il le statut de Cohen (voire de Grand Prêtre) à ce moment-là ? Et si oui, comment pouvait-il officier sans les vêtements de service, normalement indispensables pour les Cohanim ?
D’après les commentaires de Rachi, il semble y avoir une contradiction. D’un côté, Rachi écrit que Moché officia en tant que Cohen et mangea même des offrandes réservées aux Cohanim. Mais d’un autre côté, il précise que Moché était un « étranger » au service et n’utilisa pas les habits du Cohen, mais servit sur ordre divin spécial.
En réalité, l’analyse du Rabbi montre que le Tabernacle avait deux fonctions:
Être un Sanctuaire, un lieu de service divin par les Cohanim
Être une « Tente d’assignation », un espace de rencontre et de communication entre D.ieu et Moché Rabénou
Pour Moché, c’est surtout ce 2ème aspect qui primait. Sa raison d’être était d’être le récepteur permanent de la parole divine pour la transmettre au Peuple juif. Il devait donc être constamment prêt à pénétrer dans le Tabernacle pour s’entretenir avec D.ieu, sans avoir besoin de revêtir une tenue spécifique.
Ainsi, d’après Rachi, le rôle de Moché en tant que Cohen durant l’inauguration faisait partie intégrante de sa fonction première de messager divin. Il pouvait officier avec un simple vêtement blanc.
Cela nous enseigne qu’à certains moments propices, chacun doit, à l’image de Moché, s’investir totalement dans l’étude de la Torah, au-delà de toute autre préoccupation, même des plus sacrées. En agissant ainsi, on hâtera la venue du Machia’h qui enseignera la Torah au monde entier.
À qui le Rabbi a-t-il demandé de protester lorsqu’il a été décidé d’enrôler les étudiants des Yéchivot ? Comment le Rabbi a-t-il annulé le décret de conscription aux États-Unis ? Quand le Rabbi a-t-il averti qu’un étudiant qui quitte la Yéchiva est un « déserteur » et met en danger la sécurité? Qu’a répondu le Rabbi à un étudiant de Yéchiva qui voulait s’enrôler? Quand a-t-on demandé au Rabbi si les Hassidim de Habad s’enrôlaient dans Tsahal? Et que faut-il répondre à la question « Pourquoi les étudiants de Yéchiva ne vont-ils pas à l’armée? » ?
Il y a un jugement clair selon lequel il ne faut pas enrôler les étudiants de Yéchiva dans l’armée – leurs études protège.
Il semble que depuis la création de l’État, l’une des questions les plus brûlantes dans les relations entre religion et État a été la conscription des étudiants des Yéchivot dans l’armée. Et comme sur toute question et sujet public, l’opinion du Rabbi était claire, nette et sans compromis. Alors que les militaires ont reçu du Rabbi une attitude chaleureuse et bienveillante, en particulier le rabbinat militaire, sur la question des étudiants des Yéchivot et de leur statut constitutionnel inattaquable, les choses étaient tranchées et claires : il ne faut rien céder sur ce sujet.
La position claire et tranchée du Rabbi concernant la régulation du statut des étudiants de Yéchiva apparaît déjà dans une lettre où le Rabbi a été interrogé au 1er Eloul 5721 :
« En réponse à votre lettre du 25 Menahem Av, demandant si un étudiant de Yéchiva en Terre d’Israël est obligé de s’enrôler dans l’armée – je m’étonne que vous en doutiez et que vous deviez le demander de loin, alors qu’est connu et même publié le jugement clair des rabbins d’Israël, évidemment fondé sur notre Torah, Torah de vie, que les étudiants de Yéchiva ne doivent pas être enrôlés dans l’armée. Car leur étude de la Torah protège et sauve. Il est donc clair qu’il faut faire tout son possible pour qu’ils ne soient pas dérangés dans leur étude et service de Dieu. »
Le Rabbi demande de protester contre un tract visant les étudiants de Yéchiva
Au lendemain de la guerre des Six Jours, Israël se trouvait dans une situation ambivalente. D’une part, la victoire éclair de Tsahal face aux armées arabes avait suscité un immense élan de sympathie et de fierté nationale envers les forces armées. Mais d’autre part, certains milieux profitèrent de cette conjoncture pour remettre en cause l’exemption de service militaire dont bénéficiaient traditionnellement les étudiants des yeshivot.
C’est dans ce contexte tendu qu’un tract fut publié par le mouvement de jeunesse sioniste-religieux Bnei Akiva. Ce dernier y appelait ouvertement à l’enrôlement des étudiants de yeshiva dans l’armée, au nom de l’égalité devant l’effort de défense nationale. Cette prise de position tranchée allait à rebours de la ligne défendue par les autorités rabbiniques orthodoxes, le Rabbi de Loubavitch en tête, qui considéraient l’étude de la Torah comme un engagement prioritaire et intangible pour les jeunes des yeshivot.
Le tract du Bnei Akiva jeta ainsi une lumière crue sur les profondes divergences qui traversaient le monde religieux israélien sur cette question épineuse. Il illustrait la fracture béante entre une frange sioniste, prête à une intégration pleine et entière de la jeunesse orthodoxe dans l’armée, et les tenants d’une ligne plus conservatrice, arc-boutés sur la défense du régime dérogatoire accordé aux yeshivot.
C’est justement durant cette période troublée que le Gaon Rabbi Tzvi Neriah, éminent Rosh Yeshiva de ‘Kfar Haroeh’, se rendit chez le Rabbi de Loubavitch pour une visite de haute importance. Cette rencontre historique eut lieu dans la nuit du lundi 2 Kislev 5728, soit le 4 décembre 1967.
Au cours de cette yehidut (entretien privé), le Rabbi aborda avec son invité un vaste éventail de sujets, notamment la situation de sa propre yeshiva. Mais il souleva également, de son propre chef, la question épineuse du tract diffusé par le mouvement Bnei Akiva, qui appelait les étudiants des yeshivot à rejoindre les rangs de Tsahal.
Le Rabbi exprima sans détour son profond mécontentement face à cette initiative et exhorta Rabbi Neriah à trouver un moyen de s’élever publiquement contre ce texte polémique. L’éminent Rosh Yeshiva tint toutefois à préciser que le tract incriminé n’engageait nullement la direction nationale du Bnei Akiva, dont il était lui-même l’une des figures tutélaires, mais relevait de la seule initiative d’un individu isolé qui lui était totalement inconnu.
Cette conversation capitale, rapportée par Rabbi Tzvi Neriah en personne et fidèlement consignée par écrit par Rabbi David Druckman à l’issue de l’entretien (Bisod Siach p.256), illustre de manière saisissante la volonté inflexible du Rabbi de préserver coûte que coûte le régime d’exemption accordé aux étudiants de yeshiva. Elle révèle également sa capacité à se saisir des dossiers les plus brûlants de l’actualité pour faire entendre la voix de la Torah, par-delà les clivages politiques et les pressions de l’opinion.
Renforcer ceux qui étudient la Torah et les yeshivot aide la sécurité d’Israël
« …Avant tout, du point de vue de la confiance dans le Maître du monde qui « ne dort ni ne sommeille, le Gardien d’Israël » – il faut s’efforcer de renforcer l’étude de la Torah et l’observance des mitsvot. Cela doit être la première priorité. Renforcer les sujets de Torah aide aussi à la sécurité des enfants d’Israël au sens simple, car un jeune homme qui étudie la Torah protège le pays encore plus que celui qui se tient à la frontière et met sa vie en danger… En tout cas, puisque les deux ont un mérite, il est clair que ceux qui en ont la responsabilité doivent veiller avant tout à la sécurité des enfants d’Israël qui habitent en Terre d’Israël, d’une part en apportant une aide appropriée aux yeshivot, et d’autre part en prenant les décisions appropriées en matière de sécurité. » (Torat Menahem Hitvaaduyot 5743, vol.2 p.646)
Le Rabbi livre une réflexion lumineuse sur les véritables fondements de la sécurité d’Israël. Selon lui, la clé ultime de la protection divine réside avant tout dans une confiance inébranlable en D.ieu, ce « Gardien d’Israël qui ne dort ni ne sommeille ».
Fort de cette conviction spirituelle, le Rabbi appelle de ses vœux à placer l’étude de la Torah et l’observance scrupuleuse des mitsvot au sommet des priorités nationales. Il affirme sans détour que le renforcement de la vie juive, dans toutes ses dimensions, constitue la meilleure garantie pour la sécurité du pays. Car, dit-il, « un jeune homme qui étudie la Torah protège le pays encore plus que celui qui se tient à la frontière et met sa vie en danger ».
Cette déclaration audacieuse, qui peut surprendre au premier abord, ne vise nullement à minimiser le courage et le dévouement exemplaires des soldats qui risquent quotidiennement leur vie pour défendre la patrie. Le Rabbi prend d’ailleurs soin de souligner que « les deux ont un mérite ». Mais il entend rappeler avec force que la sécurité véritable d’Israël ne se joue pas uniquement sur le plan militaire, stratégique ou diplomatique.
Aussi lance-t-il un vibrant appel aux décideurs et aux responsables politiques pour qu’ils veillent en priorité absolue à la sécurité spirituelle du peuple juif en Terre Sainte. Cela passe, selon lui, par une aide matérielle conséquente aux yeshivot, véritables boucliers spirituels du pays, mais aussi par des décisions politiques courageuses, toujours conformes aux impératifs éternels de la Torah.
Celui qui quitte la Yéchiva n’aide pas à la victoire mais est un « déserteur » qui ouvre le front devant l’ennemi
Deux mois avant la visite de Rabbi Moshe Tzvi Neriah, le Rabbi a prononcé un discours percutant où il a longuement expliqué le mérite des étudiants de Yéchiva et de l’étude de la Torah qui est un élément décisif dans la victoire d’Israël sur ses ennemis.
« Exactement comme un « déserteur » est celui qui fuit le front si on l’y a placé, de même un « déserteur » est celui qui est assis à la Yéchiva où son rôle est d’étudier la Torah jour et nuit, car c’est grâce au mérite de la Torah qu’on est sauvé, c’est grâce à l’étude de la Torah que « Yoav remporte la victoire à l’armée », et s’il ferme le Talmud et s’enfuit parce qu’il veut montrer que lui aussi combat et mérite des décorations etc., alors non seulement il n’aide pas à la victoire, au contraire, il déserte son poste et ouvre le front devant l’ennemi ! »
Le Rabbi de Loubavitch établit un parallèle saisissant entre le soldat qui déserte le champ de bataille et l’étudiant de yeshiva qui délaisse la Torah pour rejoindre l’armée. Avec une formule choc, il affirme sans ambages que « de même qu’un déserteur est celui qui fuit le front si on l’y a placé, de même un déserteur est celui qui est assis à la yeshiva où son rôle est d’étudier la Torah jour et nuit ».
Le Rabbi rappelle ainsi avec force que l’étude assidue de la Torah n’est pas un passe-temps ou une option facultative, mais bien une mission sacrée et un devoir imprescriptible pour les jeunes des yeshivot. Car, souligne-t-il, « c’est grâce au mérite de la Torah qu’on est sauvé, c’est grâce à l’étude de la Torah que Yoav remporte la victoire à l’armée ».
En d’autres termes, le véritable combat pour la survie d’Israël se joue d’abord sur le front spirituel, à travers l’engagement total des étudiants dans l’étude de la parole divine. Selon le Rabbi, c’est cet investissement sans faille dans la Torah qui garantit la protection céleste et la victoire finale sur les ennemis d’Israël.
À l’inverse, l’étudiant qui « ferme le Talmud et s’enfuit parce qu’il veut montrer que lui aussi combat et mérite des décorations » commet une terrible erreur. Non seulement il n’apporte aucune aide concrète à la victoire, mais pire encore, « il déserte son poste et ouvre le front devant l’ennemi ».
Par cette analogie audacieuse, le Rabbi entend démontrer que l’étude de la Torah n’est en rien une forme de désertion ou d’esquive face au devoir national. Bien au contraire, elle constitue le plus précieux service que les étudiants de yeshiva puissent rendre à leur peuple et à leur pays. Car en se consacrant corps et âme à la parole divine, ils attirent sur Israël un flot de bénédictions célestes et repoussent les forces du mal.
C’est pourquoi le Rabbi exhorte les étudiants à résister à la tentation de troquer leur place à la yeshiva contre un uniforme militaire. Car leur véritable bravoure, leur plus grand acte de patriotisme, c’est de persévérer sans relâche dans l’étude de la Torah, seul bouclier efficace pour défendre la nation d’Israël contre tous ses ennemis, visibles et invisibles.
L’exemption pour les étudiants de Yéchiva avec l’accord du fondateur de Tsahal
Dans une lettre du Rabbi (traduite de l’anglais) à un juif de Californie datée du 26 Iyar 5740, à propos de la question de savoir si les Hassidim de Habad servent dans Tsahal, le Rabbi a pris la peine de lui expliquer la signification de l’exemption de conscription pour les étudiants de Yéchiva :
« Permettez-moi de mentionner quelques exemples en relation avec vos questions. Vous demandez pourquoi les Hassidim de Habad ne servent pas dans Tsahal ? – Bien sûr, vous avez des informations erronées, car beaucoup d’entre eux servent effectivement dans Tsahal, et beaucoup ont atteint des grades élevés dans les forces de défense dans un rôle actif ; et pas seulement dans le rabbinat militaire, comme vous le pensiez. Concernant ceux qui servent dans le rabbinat militaire, il est clair que c’est là qu’ils contribuent le plus à Tsahal et à la sécurité du pays, car maintenir le moral des forces de défense au plus haut niveau est d’une importance primordiale ».
« Puisque nous abordons ce sujet, permettez-moi de mentionner un autre point, bien que vous ne vous y référiez pas explicitement, à savoir l’exemption des étudiants de Yéchiva du service militaire. Comme vous le savez peut-être, cette exemption a été reconnue et approuvée par le fondateur de Tsahal, feu David Ben Gourion. Elle est basée sur le fait qu’un étudiant de Yéchiva peut accomplir davantage pour la sécurité du pays en poursuivant son étude de la Torah plutôt que par un rôle militaire. Quiconque connaît la section Behukotai, sans avoir besoin d’être savant, peut le constater clairement. » (Moreh LeDor Navoukh, vol. 3, p. 4)
Ceux qui étudient la Torah n’ont pas le droit d’aller à la guerre et c’est ainsi qu’ils amèneront la victoire
« Certains prétendent : que signifie que celui-ci reste assis à étudier la Torah ? Qu’il aille à l’armée, cela ajoutera un soldat de plus, et c’est justement ainsi qu’on parviendra à la victoire ! – Cet argument est comme s’ils prétendaient envers le roi David qu’il aurait dû aller au front au lieu d’étudier la Torah – cela aurait ajouté un soldat… David savait que son rôle était d’étudier la Torah et c’est ainsi qu’il a amené la délivrance et la victoire ! » (Torat Menahem Hitvaaduyot 5728, vol.1, p.160)
« C’est comme s’ils prétendaient qu’un commandant assis seul dans une pièce à planifier les tactiques de guerre devrait tout abandonner pour aller se battre au front, car cela ajouterait un soldat de plus. Il est pourtant clair qu’une telle chose pourrait détruire toute l’armée ; il en va de même dans notre cas : ceux qui sont assis à étudier la Torah en permanence n’ont pas le droit de négliger leur étude pour partir à la guerre, mais doivent absolument rester assis à étudier la Torah, et c’est justement ainsi qu’ils amèneront la victoire ». (Sihot Kodesh 5732, vol.1, p.258)
L’étude assidue de la Torah renforce la protection de ceux qui défendent physiquement
« De même que le but de l’armée est de défendre les Juifs, de même ceux qui étudient la Torah sont l’armée spirituelle qui défend aussi concrètement au sens littéral… Au point que c’est une décision effective, qu’un Juif dont la Torah est le métier ne doit pas être enrôlé dans l’armée pour défendre les Juifs, et au contraire, quand on le retire de l’étude de la Torah, cela nuit à la défense. Et en ajoutant à son étude assidue de la Torah, cela renforce la protection de ceux qui défendent physiquement au sens littéral ; car il doit y avoir un revêtement dans les habits de la nature, puisque la volonté de D.ieu est que pendant l’exil il y ait un revêtement dans les habits de la nature ». (Sihot Kodesh 5737, vol.1, p.182)
L’étude de la Torah cause la réussite de ceux qui sont à la guerre
À l’époque de l’opération du Sinaï, un étudiant de Yéchiva voulait s’enrôler pour aider dans la situation de guerre et a demandé au Rabbi quoi faire. Le Rabbi lui a répondu : « Tu étudies sûrement assidûment tant le Talmud que la ‘Hassidout, et tu influences aussi tes amis en ce sens, cela convient particulièrement au début de ta lettre concernant la situation actuelle (opération du Sinaï), et comme on sait les paroles de nos Sages sur le verset (Samuel II 8:15) que l’étude de la Torah par ceux qui sont à l’intérieur cause la réussite de ceux qui sont à la guerre, en particulier l’étude de la Torah de la ‘Hassidout, Torah de vie où il n’y a pas etc. du côté du mal ». (Igrot Kodesh vol.14 p.161)