Le troisième jour, ce fut le phylarque des enfants de Zabulon, Eliav, fils de ‘Hélon. Son offrande : une écuelle d’argent, du poids de cent trente sicles ; un bassin d’argent de soixante-dix sicles, au poids du sanctuaire, tous deux remplis de fleur de farine pétrie à l’huile, pour une oblation ; une coupe de dix sicles, en or, pleine de parfum ; un jeune taureau, un bélier, un agneau d’un an, pour holocauste ; un jeune bouc, pour expiatoire ; et, pour le sacrifice de rémunération, deux taureaux, cinq béliers, cinq boucs, cinq agneaux d’un an. Telle fut l’offrande d’Eliav, fils de ‘Hélon.
Puisse être Ta volonté, Éternel mon D.ieu et D.ieu de mes pères, que dans Ta grande bonté Tu éclaires les âmes saintes qui se renouvellent comme des « oiseaux » et chantent et disent des louanges et prient au nom du peuple saint d’Israël. Maître du monde, recueille et fait entrer ces « oiseaux » sacrés dans le lieu saint dont il est dit : « Aucun œil ne l’a vu, sauf toi, ô Dieu. » Puisse être Ta volonté, Éternel mon D.ieu et D.ieu de mes pères, que si moi, Ton serviteur, je suis de la tribu de Zabulon dont j’ai lu aujourd’hui dans Ta Torah la section du Nassi, que toutes les « étincelles » saintes et toutes les illuminations saintes qui sont incluses dans la sainteté de cette tribu brillent sur moi, pour me donner la compréhension et l’intelligence dans Ta Torah et la crainte de Toi, pour accomplir Ta volonté tous les jours de ma vie, moi et mes enfants et les enfants de mes enfants, de maintenant à jamais. Amen.
Lieu des bénédictions finales – Les Actions de Grâce et la bénédiction abrégée doivent être récitées à l’endroit où l’on a mangé, assis. Si l’on mange en marchant ou debout, il faut s’asseoir pour réciter. Si l’on oublie, on récite où l’on se souvient. Si l’on quitte sa place volontairement, il faut y retourner.
Doute sur la bénédiction initiale – En cas de doute sur la récitation de la bénédiction « Qui fais sortir le pain », on ne la répète pas car elle n’est pas biblique. Si l’on s’aperçoit de l’omission avant la fin du repas, on la récite; après, on ne la récite plus.
Changement de lieu – Qui interrompt son repas pour aller dans une autre maison ou parler à un ami doit réciter les Actions de Grâce pour ce qu’il a déjà mangé et faire une nouvelle bénédiction avant de continuer.
Sortie pour un événement – Si des convives sortent pour saluer des mariés et laissent une personne âgée ou malade, ils peuvent reprendre sans nouvelle bénédiction. Sans cette précaution, ils doivent réciter les Actions de Grâce avant de sortir.
Règle pour les boissons et fruits – Cette règle s’applique également aux fruits et boissons: changer de lieu interrompt le repas. Changer de place dans la même pièce ne nécessite pas de nouvelle bénédiction, mais passer d’un côté à l’autre d’un arbre, oui.
Bénédiction sur le pain – La bénédiction sur le pain dispense de bénédiction pour ce qui l’accompagne. La bénédiction sur un accompagnement ne dispense pas pour le pain. De même pour les céréales cuites et autres mets.
Interruption volontaire – Qui décide d’arrêter de manger puis change d’avis doit réciter à nouveau la bénédiction, même sans changer de lieu. Sans cette intention d’arrêter, aucune nouvelle bénédiction n’est nécessaire, même après une longue interruption.
Annonce collective – Si les convives annoncent qu’ils vont réciter les Actions de Grâce ou le kiddouch, ils ne peuvent plus boire avant de les réciter. S’ils veulent continuer, ils doivent faire une nouvelle bénédiction sur le vin.
Changement de vin – Si l’on passe d’un vin à un autre (rouge à blanc, vieux à nouveau), on ne refait pas la bénédiction complète mais on récite « Qui es bon et fais le bien ».
Présence de l’aliment – On ne récite pas de bénédiction sans avoir l’aliment devant soi. Si l’aliment est apporté après la bénédiction ou perdu, on doit réciter à nouveau la bénédiction, même pour un aliment de même espèce.
Aliments pendant le repas – Aucune bénédiction n’est nécessaire pour les aliments consommés comme partie du repas. La bénédiction initiale sur le pain et les Actions de Grâce finales les incluent. Les aliments non intégrés au repas nécessitent une bénédiction avant mais pas après.
Vin pendant le repas – Le Chabbat, les jours de fête ou après une saignée, la bénédiction sur le vin avant le repas dispense pour le vin après le repas. Les jours ordinaires, ou pour le vin au milieu du repas, chacun fait sa propre bénédiction.
Lois relatives aux bénédictions : Chapitre Cinq
Obligation des femmes – Les femmes et les esclaves doivent réciter les Actions de Grâce, mais il y a doute s’ils sont astreints bibliquement. Ils ne peuvent donc pas acquitter les hommes adultes. Les enfants sont astreints par ordre rabbinique pour leur éducation.
Bénédiction du zimoun – Trois personnes mangeant ensemble doivent réciter le zimoun avant les Actions de Grâce. Entre trois et dix personnes, l’officiant dit « Bénissons Celui à Qui appartient ce que nous avons mangé » et tous répondent.
Suite du zimoun – L’officiant poursuit avec « Béni sois-Tu, Éternel notre Dieu… » et les quatre bénédictions des Actions de Grâce, tandis que les convives répondent Amen à chaque bénédiction.
Zimoun avec dix – Avec dix personnes ou plus, le Nom divin est mentionné: « Bénissons notre Dieu, à Qui appartient ce que nous avons mangé… » et tous répondent selon cette formule.
Zimoun pour mariage – Dans la maison des mariés et jusqu’à trente jours après le mariage, on ajoute au zimoun « Bénissons Celui dans la demeure Duquel se trouve la joie ». Cette mention s’applique aussi aux repas en l’honneur du mariage dans les douze mois suivants.
Universalité du zimoun – Tous sont tenus au zimoun comme aux Actions de Grâce, même les prêtres consommant des offrandes sacrées. Des prêtres et des Israélites peuvent s’associer pour le zimoun même s’ils mangent des aliments différents.
Personnes non incluses – Femmes, esclaves et enfants ne sont pas inclus dans le zimoun des hommes, mais peuvent faire le zimoun entre eux, sans mentionner le Nom divin. On évite les groupes mixtes par décence.
Conditions pour le zimoun – Seul celui qui a mangé au moins une olive de pain peut être inclus. Si sept personnes mangent du pain et trois autres des légumes, elles peuvent s’associer pour le zimoun avec le Nom divin, si celui qui récite a mangé du pain.
Compléter le zimoun – Si deux personnes mangent et qu’un troisième arrive, s’ils peuvent manger un peu avec lui, il s’associe au zimoun. Le plus sage récite la bénédiction, même s’il est arrivé en dernier.
Séparation des groupes – Trois personnes mangeant ensemble ne doivent pas se séparer pour les Actions de Grâce. Six personnes peuvent se diviser en deux groupes de trois. Entre dix et vingt, on ne se sépare pas.
Personnes venant de différents groupes – Trois personnes venant de groupes différents ne doivent pas se séparer, sauf si chacune a déjà participé au zimoun dans son groupe d’origine.
Groupes dans la même maison – Deux groupes mangeant dans la même maison s’associent pour le zimoun s’ils se voient ou si un même serviteur les sert, même s’ils ne se voient pas.
Personne qui sort – Si l’un des trois convives sort sur la place, on peut l’appeler et faire le zimoun avec lui à distance. Avec dix personnes, celui qui sort doit revenir pour que le zimoun mentionne le Nom divin.
Bénédiction individuelle anticipée – Si l’un des trois récite seul les Actions de Grâce avant les autres, ceux-ci peuvent faire le zimoun avec lui, mais lui n’est pas quitte car il n’y a pas de zimoun rétroactif.
Deux personnes ensemble – Quand deux personnes mangent ensemble, chacune récite séparément. Si l’une ne connaît pas les bénédictions, l’autre récite à voix haute et la première répond Amen.
Qui peut acquitter les autres – Un enfant, esclave ou femme ne peut acquitter un adulte de son obligation biblique (quand il est rassasié), mais seulement de son obligation rabbinique (moins qu’une satiété).
Arrivée pendant le zimoun – Celui qui arrive pendant le zimoun répond selon où il en est: « Béni Il est, et béni soit-Il » si l’officiant dit « Bénissons », ou Amen si les convives répondent.
Lois relatives aux bénédictions : Chapitre Six
Ablution pour le pain – On doit se laver les mains avant et après avoir mangé du pain, même si les mains ne sont pas sales et n’ont pas contracté d’impureté. De même pour tout aliment trempé dans un liquide.
Bénédiction sur l’ablution – Avant de se laver les mains pour manger, lire le Chema ou prier, on récite: « Qui nous as enjoints au sujet du lavage des mains ». Cette bénédiction n’est pas récitée pour les ablutions après le repas, instituées pour la sécurité.
Autres ablutions – L’ablution entre les plats est facultative. Il n’est pas nécessaire de se laver les mains pour les fruits. L’ablution après le repas est obligatoire à cause du sel potentiellement dangereux.
Étendue de l’ablution – On lave les mains jusqu’au poignet avec un réviit d’eau pour les deux mains. Ce qui constitue une séparation pour l’immersion rituelle l’est aussi pour l’ablution des mains.
Immersion des mains – Tremper les mains dans un mikvé dispense de l’ablution. L’immersion dans moins de 40 séa d’eau ou dans de l’eau versée au sol est invalide, car l’eau puisée purifie seulement en étant versée.
Quatre aspects de l’ablution – On doit veiller à: 1) la qualité de l’eau, 2) sa quantité (un réviit), 3) l’usage d’un récipient, 4) que l’eau soit versée par une personne.
Eau impropre à l’ablution – L’eau est impropre si son aspect est changé, si elle est restée découverte, si elle a servi à un travail, ou si elle est altérée au point qu’un animal n’en boirait pas.
Eau ayant servi à un travail – L’eau utilisée pour laver des ustensiles ou tremper du pain est impropre. L’eau utilisée par le boulanger pour tremper le pain est impropre, mais celle qu’il prend pendant le pétrissage reste valide.
Eau impropre à la consommation – L’eau trop amère, salée, trouble ou malodorante pour qu’un chien en boive est impropre à l’ablution dans un récipient, mais on peut y immerger ses mains si elle est dans le sol.
Méthode de versement – On peut verser l’eau graduellement ou d’un coup. Plusieurs personnes peuvent se laver les mains ensemble avec un seul jet d’eau, pourvu qu’il y ait un réviit pour chacune.
Récipients invalides – On ne peut pas utiliser des parois de récipients brisés, le fond d’un ma’hats, des tessons ou un couvercle de jarre non adapté. Un récipient spécialement adapté peut être utilisé.
Exigences du récipient – Tout récipient entier, même en terre ou en excréments séchés, peut servir à l’ablution s’il contient au moins un réviit d’eau.
Qui peut verser l’eau – Toute personne peut verser l’eau, même un sourd-muet, un aliéné ou un mineur. Seul, on peut placer le récipient entre ses genoux ou l’incliner vers ses mains.
Eau d’une auge – Si l’on place ses mains dans une auge où l’eau s’écoule, l’ablution n’est pas valide car personne ne verse l’eau. Si les mains sont près du point de versement, l’ablution est valide.
Doutes sur l’ablution – En cas de doute sur la qualité ou la quantité de l’eau, ou si l’on s’est lavé les mains, celles-ci sont considérées comme pures, car tout doute concernant la pureté des mains est résolu favorablement.
Position des mains – Pour l’ablution avant le repas, on lève les mains pour que l’eau ne revienne pas au-delà du poignet. Après le repas, on tient les mains vers le bas pour éliminer tout le sel. On peut utiliser de l’eau chaude avant le repas, mais pas après.
Condition pour la journée – On peut se laver les mains le matin et stipuler que cela soit valable pour toute la journée, à condition de ne pas distraire son attention et de ne pas salir ses mains.
Alternatives à l’ablution – On peut envelopper ses mains d’un tissu pour manger sans ablution. Celui qui donne à manger n’a pas besoin de se laver les mains, mais celui qui mange doit le faire, même s’il utilise une fourchette.
Interdiction de nourrir sans ablution – Il est défendu de donner à manger à qui ne s’est pas lavé les mains, même sans que cette personne touche la nourriture. L’ablution est si importante qu’en cas de pénurie d’eau, on l’utilise d’abord pour l’ablution.
Essuyage des mains – Il faut s’essuyer les mains après l’ablution avant de manger, et après le repas avant les Actions de Grâce. Celles-ci doivent suivre immédiatement l’ablution sans interruption, pas même pour boire de l’eau.
Le jeudi 17 mars, le Beth Habad de Marseille 9ème a célébré l’inauguration de ses nouvelles installations de Mikvé, marquant ainsi une étape importante pour la communauté juive locale. La cérémonie a été l’occasion de dévoiler un nouveau Mikvé pour hommes ainsi qu’un magnifique Mikvé pour femmes, tous deux conçus pour offrir un accès facilité à cette pratique essentielle du judaïsme.
Le Mikvé pour hommes a été pensé pour permettre à un maximum de personnes de profiter de cette installation. Équipé de quatre douches, il offre un espace fonctionnel et accueillant pour l’accomplissement de cette Mitsva. Cette nouvelle installation témoigne de l’engagement du Beth Habad à répondre aux besoins spirituels de tous les membres de la communauté.
Le Mikvé pour femmes, quant à lui, a été conçu avec un soin particulier pour offrir une expérience à la fois pratique et agréable. Doté de quatre salles de bain spacieuses et d’une salle de Kala, cet espace est dédié à l’initiation et à la pratique de cette Mitsva si importante pour les femmes juives. L’ambiance chaleureuse et intime de ce lieu a été pensée pour encourager les femmes de la communauté à s’approprier cette pratique et à la transmettre aux générations futures.
L’inauguration de ces nouveaux Mikvés témoigne de la vitalité de la communauté juive de Marseille et de l’engagement du Beth Habad à répondre à ses besoins spirituels. Ces installations modernes et accueillantes sont un véritable cadeau pour tous ceux qui cherchent à approfondir leur connexion avec leur héritage juif.
Le Rabbi de Loubavitch a toujours souligné l’importance cruciale de la pureté familiale : « Le Mikvé est pour l’individu juif, la communauté et le peuple d’Israël dans son ensemble, la source de la pureté et de la sainteté. Aucune autre institution religieuse, aucune structure, aucun rite ne peut avoir un tel effet sur le Juif, ni agir sur lui à un niveau aussi essentiel. ».
Avec ces nouvelles installations, le Beth Habad de Marseille 9ème contribue à perpétuer cet héritage et à renforcer la vie juive dans la cité phocéenne. Gageons que ces Mikvés deviendront rapidement des lieux de rassemblement et de partage pour tous ceux qui cherchent à se connecter à leur identité juive et à la richesse de leur tradition.
À l’approche du mois de Nissan, le mois de la délivrance, le chanteur ‘Habad Aharon Sitbon sort un nouveau single émouvant intitulé « Av HaRahaman » (Père miséricordieux). Cette chanson, composée par Sitbon lui-même, a été inspirée par la période complexe que nous traversons.
Dans un message touchant, Aharon Sitbon explique : « J’ai écrit cette chanson sous l’influence de l’époque actuelle, en ces jours où les meilleurs soldats du monde se battent héroïquement pour défendre notre peuple, avec des miracles quotidiens, grâce à D.ieu. Mais en raison de la pression internationale, il est difficile d’aller jusqu’au bout. Nous sommes comme une brebis parmi 70 loups, mais nous avons un berger qui veille sur nous, nous protège depuis des milliers d’années. C’est pourquoi nous sommes toujours là et nous resterons ici. »
Les paroles, co-écrites avec Eli Klein et Itzy Berry, expriment une foi inébranlable : « Tu ne nous as pas oubliés, tu ne nous as pas abandonnés, car tu nous as choisis parmi tous les peuples ». Le refrain est un appel à la rédemption : « Maintenant, libère-nous, car il n’y a pas d’autre solution… Nous avons besoin du Machia’h Ben David ! En Nissan nous serons délivrés, alors s’il te plaît, puissions-nous mériter en ce mois de Nissan de manger des sacrifices de Pessa’h dans le Temple. »
La chanson bénéficie des arrangements et de la production musicale talentueuse du duo Eli Klein et Itzy Berry. Avec Alon Hillel à la basse, Avi Singolda aux guitares et mandoline, un orchestre à cordes de Baska Records et des voix additionnelles d’Eli Klein, Itzy Berry, Yossi Weinberger et Shmulik Goldstein, « Av HaRahaman » est un morceau riche et émouvant.
Avec ce single poignant sorti à point nommé pour le mois de Nissan, Aharon Sitbon exprime avec sensibilité les aspirations et la foi du peuple juif en ces temps troublés. « Av HaRahaman » est un cri du cœur pour la rédemption, rappelant que malgré les défis, le peuple élu peut toujours compter sur l’amour et la protection du Père miséricordieux.
Une chanson porteuse d’espoir qui résonnera sûrement dans le cœur de nombreux auditeurs en cette période de Pessa’h.
Paroles :
גם אם הלכנו בחושך אי שם בסוף העולם לא שכחת אותנו ולא עזבת לעד
ומעל בשמים מאחורי הענן זוהרת השמש שעוד תאיר לעולם
בך בטחו אבותינו וגם בוטחים אנחנו מכאן עד עולם
תמיד אהבת אותנו ובחרת רק בנו מכל עם
גם ביום גם בערב או מעבר לים אף פעם לא שכחת את אותה הבטחה
בך בטחו אבותינו וגם בוטחים אנחנו מכאן עד עולם
תמיד אהבת אותנו ובחרת רק בנו מכל עם
אז רק תשמור עלינו ותגאל אותנו במהרה כי ילדים אנחנו ואתה אבינו אב הרחמן
Même si nous avons marché dans l’obscurité
Quelque part au bout du monde
Tu ne nous as pas oubliés et tu ne nous as pas quittés pour toujours
Et là-haut dans le ciel, derrière les nuages
Brille le soleil qui éclairera encore le monde
Nos ancêtres ont eu confiance en Toi
Et nous aussi avons confiance
D’ici jusqu’à l’éternité
Tu nous as toujours aimés
Et tu nous as choisis parmi tous les peuples
Que ce soit le jour, le soir
Ou au-delà des mers
Jamais Tu n’as oublié cette promesse
Nos ancêtres ont eu confiance en Toi
Et nous aussi avons confiance D’ici jusqu’à l’éternité
Tu nous as toujours aimés
Et tu nous as choisis parmi tous les peuples
Alors garde-nous seulement
Et délivre-nous rapidement
Car nous sommes Tes enfants
Et Tu es notre Père
Le Père miséricordieux
Le Rav Eliezer Brod (à droite) et le père de la défunte, le Rav Meir Ashkenazi, Rav de Kfar Habad, lors des funérailles.
Le Rav Eliezer Brod, Rav de la communauté de Karmei Yossef et oncle de la Chlou’ha Mme Leah Althaus, qui est décédée la semaine dernière dans la fleur de l’âge, raconte sur les ondes de la radio ‘Leil Shishi’ à Herzl Kosashvili, le caractère unique de l’émissaire dans son travail de Chlikhout aux côtés de son mari le Rav Zelig Althaus, sa dévotion et sa crainte du Ciel. « Le besoin de l’heure est de savoir s’élever au-dessus de toutes sortes de divergences d’opinion. Le Chalom et la A’hdout apporte beaucoup de bénédictions et d’abondance. C’est le besoin et le cri du moment », déclare le Rav Brod avec douleur.
Les terribles tragédies à ‘Habad : Après Pourim, nous avons reçu les tristes nouvelles du décès de l’émissaire Leah Althaus et du jeune émissaire Rav Menachem Mendel Landau de Toronto, Canada. Lors des funérailles, le Rav de Kfar ‘Habad, Rav Meir Ashkenazi, le père de la défunte, a déclaré que « ce n’est pas normal que des parents accompagnent leurs enfants ». Vos sentiments personnels en ce jour difficile.
Rav Eliezer Brod : Il s’agit de ma nièce, la fille du Rav de Kfar Habad. Nous la connaissions bien, elle avait le même âge que mes filles. C’était toujours une enfant spéciale, avec une crainte du Ciel ‘hassidique et amicale, une enfant que nous connaissions et que nous apprécions beaucoup. Un sentiment très difficile, nous connaissions la situation mais nous espérions un miracle. Nous nous sommes tournés vers le Saint béni soit-Il, nous avons demandé au Rabbi un jour avant son décès. Nous étions au cimetière chez le grand-père Rav Ashkenazi et la grand-mère Krassik dont elle porte le nom. Ils ont tellement de mérites, nous avons supplié qu’ils s’adressent aux Rebbeim pour qu’ils atteignent le trône céleste. Pourim est une fête de miracles, nous espérions un miracle.
La famille a prié, beaucoup de communautés ‘Habad ont déchiré les portes du ciel et espéré des miracles. Puis nous avons reçu la terrible nouvelle, un choc terrible pour les parents, les frères et sœurs, la belle-famille et pour tous les ‘Hassidim et le peuple d’Israël.
« Leah était nommée d’après la Rabbanite Leah Krassik, qui venait de la célèbre famille Krassik, combinant Torah et grandeur. Quand la Rabbanite Krassik est arrivée aux Chiddoukhim à l’époque, elle a reçu des propositions honorables de cercles respectables non ‘Habad, c’était alors courant. Elle a insisté pour n’épouser qu’un Tamim et personne d’autre. Elle a répondu fermement « même avec un handicap, l’essentiel est que ce soit un Tamim ».
« Leah portait son nom, une enfant exactement comme le Rabbi le souhaite. Loubavitch coulait dans ses veines. Que ce soit enfant, adolescente ou adulte. Leah et son mari Rav Zelig disaient toujours au Rabbi ‘me voici’ – nous sommes des soldats là où il faut, avec compréhension et sentiment de plénitude et de joie. Ils sont partis en mission en Ukraine. L’émissaire en chef de Dnipro, le Rav Kaminsky, me disait toujours : « Sache que ta nièce est l’un des piliers de la communauté et Rav Zelig est l’un des piliers de la Yechiva et de la communauté, je suis tout simplement ravi de les avoir dans ma communauté ».
« Lorsque la guerre entre la Russie et l’Ukraine a éclaté, ils ont déménagé à Düsseldorf en Allemagne avec la Yechiva. Le Rav Zelig a continué à travailler à la Yechiva et elle à l’école juive, et ils étaient très appréciés là-bas, par les émissaires et la communauté. Quand ils ont voulu retourner à Dnipro, on les a vraiment suppliés de rester, en partie à cause de la situation qui prévaut encore en Ukraine. Leah et son mari n’ont pas posé de questions, ils ont compris que le Rabbi voulait qu’ils y retournent, alors ils y retournent. « On ne fait pas ce qui est confortable pour nous, on fait ce que le Rabbi veut. »
« L’accueil qui les attendait à leur retour était des bombardements… Ils se sont entièrement consacrés aux affaires du Rabbi, vivant le Rabbi 24 heures sur 24. »
Le Rav Brod évoque aussi avec franchise la collecte de fonds mise en place après le décès de la mère émissaire, pour aider son mari l’émissaire Rav Althaus et leurs quatre enfants :
« Bien qu’il s’agisse de deux familles respectables, chacun comprend qu’ils vont faire face à des dépenses très importantes, la douleur est déjà presque insupportable, avec ces préoccupations quotidiennes. Un émissaire cher qui reste avec quatre jeunes enfants, cela implique de nombreux moyens matériels. Ils restent pour l’instant en Israël et doivent commencer une nouvelle vie. C’est une épreuve très difficile. C’est dur pour les familles mais il n’y a pas le choix. Tout cela pour qu’il puisse se consacrer à reconstruire sa vie et celle de ses enfants. Que D.ieu donne des forces au Rav Zelig, au père Rav Ashkenazi et à toute la famille ».
« Le Rabbi écrit dans une lettre qu’il a reçue au sujet d’une tragédie difficile, qu’il faut moins se préoccuper des questions et plus de la question de savoir comment adoucir la vie du veuf et des enfants. C’est le privilège et le devoir de chacun d’entre nous ».
Une catastrophe difficile à saisir. ‘Que le vivant prenne à cœur’, y a-t-il des réflexions sur un examen de conscience sur ce que nous, ‘Hassidim, devons faire ?
« Dans de telles situations, Maïmonide écrit qu’il faut se repentir et corriger ses actes. Dans la prière, nous disons « Bénis-nous notre Père, tous comme un », c’est l’instrument pour la bénédiction de notre Père, du Saint béni soit-Il. Il y a de nombreuses lettres du Rabbi indiquant que les Rebbeim veulent donner des bénédictions, mais que lorsqu’il y a unité, c’est l’outil pour cela ».
« Le besoin de l’heure est de savoir s’élever au-dessus de toutes sortes de divergences d’opinion, peu importe qui a raison ou tort, et au-delà du fait que la paix est conforme à la Torah, la paix en vaut la peine et apporte beaucoup de bénédictions et d’abondance. C’est le besoin et le cri du moment, et le Saint béni soit-Il aidera à ce que nous nous unissions tous et que lorsque les ‘Hassidim s’unissent, cela donne la force pour toutes les bonnes choses et pour amener la Rédemption complète. »
Le second jour, l’offrant fut Nethanel, fils de Tsouar, phylarque d’Issakhar, lequel présenta pour offrande : une écuelle d’argent, du poids de cent trente sicles ; un bassin d’argent de soixante-dix sicles, au poids du sanctuaire, tous deux remplis de fleur de farine pétrie à l’huile, pour une oblation ; une coupe de dix sicles, en or, pleine de parfum ; un jeune taureau, un bélier, un agneau d’un an, pour holocauste ; un jeune bouc, pour expiatoire ; et, pour le sacrifice de rémunération, deux taureaux, cinq béliers, cinq boucs, cinq agneaux d’un an. Telle fut l’offrande de Nethanel, fils de Tsouar.
Puisse être Ta volonté, Éternel mon D.ieu et D.ieu de mes pères, que dans Ta grande bonté Tu éclaires les âmes saintes qui se renouvellent comme des « oiseaux » et chantent et disent des louanges et prient au nom du peuple saint d’Israël. Maître du monde, recueille et fait entrer ces « oiseaux » sacrés dans le lieu saint dont il est dit : « Aucun œil ne l’a vu, sauf toi, ô Dieu. » Puisse être Ta volonté, Éternel mon D.ieu et D.ieu de mes pères, que si moi, Ton serviteur, je suis de la tribu d’Issa’har dont j’ai lu aujourd’hui dans Ta Torah la section du Nassi, que toutes les « étincelles » saintes et toutes les illuminations saintes qui sont incluses dans la sainteté de cette tribu brillent sur moi, pour me donner la compréhension et l’intelligence dans Ta Torah et la crainte de Toi, pour accomplir Ta volonté tous les jours de ma vie, moi et mes enfants et les enfants de mes enfants, de maintenant à jamais. Amen.