Le Rabbi sur le rôle des femmes dans l’éducation : « Vous voulez cent pour cent ? Donnez cent pour cent au Saint béni soit-Il « !

Le Rabbi sur le rôle des femmes dans l’éducation : « Vous voulez cent pour cent ? Donnez cent pour cent au Saint béni soit-Il « !

Dans le judaïsme, l’éducation des enfants revêt une importance capitale. Elle façonne non seulement l’avenir de chaque individu, mais aussi celui de tout le peuple juif. Et dans cette noble mission, les femmes juives jouent un rôle absolument crucial.

 

Extrait du discours de la fête de Chavouot 5714 – Torat Mena’hem, Volume 12, Page 38

 

L’éducation dépend des femmes d’Israël et est entre leurs mains. En effet, durant les premières années, lorsque l’enfant est encore très jeune, il passe toute la journée à la maison. Même plus tard, quand l’enfant grandit et va au ‘Heder (école juive traditionnelle), il passe encore la majeure partie de son temps à la maison avec sa mère. De plus, toute la situation du foyer, et dans une large mesure l’apparence et le comportement du mari, sont entre les mains de la femme.

Il faut leur expliquer que si elles veulent que leurs enfants soient en bonne santé physiquement – et certainement que tout le monde le souhaite – et heureux matériellement et spirituellement, cela ne peut se faire que par la santé de l’âme. Même les sages des nations, toutes proportions gardées, disent que lorsque l’âme est saine, les « nerfs » sont sains et donc le corps est sain. Et chez les Juifs, cela n’est possible que par une éducation et une vie selon la Torah.

Une mère pourrait demander : quel est le rapport entre la Torah et la santé du corps ? La santé du corps dépend de la nourriture, du sommeil, etc. Mais quel est le lien avec la cacherout, la lecture du Shema, les bénédictions, les Tsitsit, le port des Péot, l’apprentissage de l’alphabet, etc. ? Il faut savoir que, puisque le Saint béni soit-Il a créé le monde, Il est le « Maître » du monde, tant de l’âme que du corps, et il faut faire comme Il l’a établi.

On voit qu’une femme au foyer ne fait confiance à personne, et veut que tout se passe comme elle le juge bon, car elle connaît exactement les besoins de son mari, de ses enfants et de la maison. Et si c’est le cas pour une propriété privée, c’est certainement vrai lorsqu’il s’agit d’un enfant, et que cela concerne non seulement l’enfant lui-même mais aussi ses enfants et petits-enfants, de génération en génération. Personne ne peut interférer, et il faut se comporter selon la voie établie par le Saint béni soit-Il, le « Maître » du monde !

Il faut savoir que le Saint béni soit-Il, qui est le « Maître » des cieux, est exactement dans la même mesure le « Maître » aux États-Unis ou dans tout autre pays. Et si on veut que l’enfant soit en parfaite santé, son éducation doit aussi être à cent pour cent, entièrement selon la Torah.

Les parents n’accepteraient pas un enfant dans un état « mi-figue mi-raisin » – un demi-jour en bonne santé et un demi-jour autrement, à D.ieu ne plaise. Les parents se dévouent pour que leurs enfants soient en parfaite santé physique, sans aucun compromis. Mais cela est lié au fait que l’éducation des enfants doit être complète, sans compromis. Pas « moitié-moitié », moitié pour le Saint béni soit-Il et moitié pour le monde, mais cent pour cent pour le Saint béni soit-Il !

De plus, il faut s’assurer que les paroles de Torah soient gravées dans l’esprit et la mémoire de l’enfant, selon son âge : « Shema Israël », « Modé Ani », les bénédictions, les prières, des versets de la Torah, quelques Mishnayot. Même quand il n’étudie pas et ne révise pas, cela a un impact.

En bref, se comporter selon les instructions du « Maître » du monde est la seule façon de réussir dans le monde. Et si on veut une réussite sans compromis, le comportement doit être sans compromis. Surtout en ce qui concerne les enfants : les enfants doivent être en parfaite santé, il faut donc les éduquer et les confier au Saint béni soit-Il à cent pour cent. Alors le Saint béni soit-Il donne aux enfants, et aussi aux parents, à la fois la spiritualité et la matérialité à cent pour cent.

Une célébration grandiose pour la conclusion du Rambam à Bnei Brak

Une célébration grandiose pour la conclusion du Rambam à Bnei Brak

Un public fervent, des rabbins éminents, une ferveur palpable : c’est dans une atmosphère électrisante que s’est tenue mardi soir la cérémonie de conclusion du Rambam à la Yeshiva Tomchei Tmimim de Bnei Brak. Un événement placé sous le signe de la Torah et de la ‘Hassidout, qui a vu les plus hautes autorités rabbiniques de la ville se réunir pour honorer l’institution de l’étude quotidienne du Rambam par le Rabbi de Loubavitch.

 

Ce mardi soir, la Yeshiva Tomchei Tmimim de Bnei Brak a vibré au rythme de la Torah, à l’occasion de la célébration de la conclusion du cycle d’étude du Rambam (Maïmonide). Organisé par le centre ‘Habad de Pardes Katz, l’événement a réuni un parterre exceptionnel de rabbins et de personnalités de la ville, venus honorer l’institution de l’étude quotidienne du Rambam par le Rabbi de Loubavitch.

Discours de Torah et de ‘Hassidout se sont succédé, mettant en lumière la profondeur de l’œuvre du Rambam et son importance dans la vie juive. Le Rav Yossef David Hillel, émissaire du Rabbi à Pardes Katz, a ouvert la soirée en soulignant les liens entre l’étude du Rambam et la paracha de la semaine. Le grand rabbin de Bnei Brak, Rav ‘Haïm Yits’hak Ayzik Landau, a ensuite pris la parole pour évoquer la joie des mitsvot et prodiguer ses encouragements aux jeunes étudiants pour les vacances à venir.

Autre temps fort, le Rav Yossef Yits’hak Blinov, guide spirituel des communautés ‘Habad de Bnei Brak, a captivé l’assemblée en expliquant comment l’étude du Rambam permet d’approcher et de connaître D.ieu. Des paroles fortes qui ont trouvé un écho chez le Rav David Idan, Rosh Kollel de « Kisse Ra’hamim », venu témoigner des liens profonds entre son maître le Rav Meir Mazouz et le Rabbi de Loubavitch, et saluer l’extraordinaire diffusion de l’étude du Rambam initiée par ce dernier.

La soirée s’est achevée par la remise de livres de ‘Hassidout à des étudiants méritants, récompensés pour leur assiduité dans l’étude des enseignements du Rabbi. Un geste symbolique et un message fort pour la jeune génération, appelée à perpétuer cet héritage.

« Les participants sont repartis renforcés et déterminés à procurer de la satisfaction au Rabbi par l’étude quotidienne du Rambam qu’il a instituée », confie le Rav Levi Rosenberg, directeur de la Yeshiva. Nul doute que les échos de cette soirée continueront de résonner dans les cœurs et les esprits, pour le plus grand mérite du peuple juif.

 

 

 

 

 

Vendredi 5 avril 2024 à 10h30 : Kovets de Chemini – Likouté Si’hot volume 32,  3e Si’ha par le Rav Levi Azimov

Vendredi 5 avril 2024 à 10h30 : Kovets de Chemini – Likouté Si’hot volume 32, 3e Si’ha par le Rav Levi Azimov

En direct, chaque vendredi, étude du Likoutei Si’hot
avec le Rav Levi Azimov de 10h30 – 11h30
Tél.: +33159423068 – code: 33 41 593#

ET SUR RADIO HASSIDOUT
RADIO HASSIDOUT

L’hygiène du corps et de l’âme
Source : Likouté Si’hot volume 32, troisième Si’ha sur Chemini

 

Introduction

Citation de Maïmonide (Lois des aliments interdits 17, 29-32) et du verset de la Paracha Chemini (Lévitique 11, 43-44) sur lesquels Maïmonide s’appuie.
Le « nettoyage » de l’âme s’opère-t-il après sa « sanctification » ?

1 : Les étapes de l’élévation spirituelle

Citation de la Guemara et de Maïmonide sur les étapes menant à la sanctification : propreté, retenue, pureté. La sanctification permet de ressembler à la Présence Divine.
Question : Pourquoi Maïmonide met-il en garde contre des choses répugnantes sans citer les reptiles mentionnés dans la Paracha ?
Explication du Likouté Si’hot : l’intention en respectant l’hygiène doit être la sainteté de l’âme et pas seulement le bien-être du corps.
Précision du Guide des Égarés : le nettoyage extérieur vient après la purification intérieure des mauvaises perspectives et midot. Le but est de réduire les désirs.
Explication du Likouté Si’hot : le nettoyage extérieur a aussi un impact sur l’intériorité car il prépare l’homme à la spiritualité et à la finesse de l’âme.

2 : L’élévation spirituelle exige une meilleure hygiène

Récit de la Guemara : plus un Sage est élevé, plus il doit être attentif à la pureté, même pour des détails.
Explication du Likouté Si’hot : en s’élevant dans la sainteté, on doit atteindre une pureté plus grande, en « nettoyant » même ce qui n’était pas considéré comme une tache auparavant.
Question : Pourquoi Maïmonide précise-t-il que ce nettoyage est « pour D.ieu » ?
Réponse du Likouté Si’hot : pour montrer que l’ensemble du service divin doit être fait uniquement pour D.ieu, en se purifiant de tout ego, ce qui n’est possible qu’après un nettoyage intérieur profond.

3 : La double purification

Le Likouté Si’hot explique que l’objectif ultime est de respecter l’hygiène uniquement parce que c’est la volonté de D.ieu et pas pour son propre bien-être. Cela n’est possible qu’après s’être purifié des mauvaises midot de façon absolue.
Explication supplémentaire : c’est en s’approchant de D.ieu qu’on ressent le besoin de s’effacer et de se purifier encore plus. De même, se tenir devant un roi en ressentant son ego est déjà une révolte.
En s’élevant dans la sainteté, en se sentant constamment devant D.ieu, l’homme éprouve le besoin de se nettoyer de tout sentiment d’ego, jusqu’à ce que toutes ses actions soient purement pour D.ieu.

Conclusion : L’augmentation dans la sainteté pousse l’homme à s’effacer totalement pour tout faire exclusivement « pour D.ieu ». Le lien intime entre hygiène physique et pureté spirituelle montre que plus on se sanctifie, plus on doit se purifier en profondeur afin de servir D.ieu de façon totalement désintéressée. Cet effacement de l’ego est la clé d’un service divin authentique.

La Rabbanite Haya Mouchka et les émissaires en Afrique centrale – Première publication

La Rabbanite Haya Mouchka et les émissaires en Afrique centrale – Première publication

À l’occasion du 25 Adar, 123e anniversaire de naissance de la Rabbanite. La prédiction prophétique et le souci des émissaires. Son influence s’étend jusqu’au coin le plus reculé du monde. L’affection particulière qu’elle avait pour les émissaires dans des lieux éloignés et isolés. Présenté par le Rav Shlomo Ben-Tulila, émissaire en chef dans les pays d’Afrique centrale, à la mémoire de l’émissaire la Mme Myriam Bentolila.

 

Comme on le sait, en l’an 5744 (1984), le Rabbi a déclenché une grande campagne pour l’impression du livre du Tanya dans chaque ville et bourgade où vivent des Juifs. L’un des principaux responsables de cette campagne était le Rav Leibel Zajac de Brésil, qui a imprimé des milliers d’éditions dans de nombreuses villes à travers le monde.

Durant l’hiver 5744, un membre de la communauté juive du Brésil a demandé au Rav Zajac s’il était possible d’envoyer de la Matsa cachère pour Pessah à un membre de leur famille qui résidait pour affaires au Zaïre (aujourd’hui Congo) en Afrique centrale.

Le Rav Leibel Zajac, alors très investi dans la campagne d’impression des livres du Tanya, s’est immédiatement enthousiasmé, pensant que c’était une opportunité en or d’apporter des Matsot aux Juifs de là-bas et aussi d’imprimer le livre du Tanya dans ce pays lointain.

Il a écrit au Rabbi pour l’informer de ses projets d’imprimer le Tanya au Zaïre dans la ville de Kinshasa. Le Rabbi a donné son accord et sa bénédiction pour le voyage, ajoutant qu’avant de partir, il devrait vérifier les possibilités d’impression dans ce pays éloigné.

Le Rav Leibel Zajac avait également le mérite de faire partie du cercle des proches de la maison du Rabbi et avait de temps en temps le privilège de rendre visite à la Rabbanite.

Avant son voyage au Zaïre, il est allé rendre visite à la Rabbanite et lui a raconté entre autres qu’il se rendait au Zaïre en Afrique pour imprimer le Tanya. La Rabbanite était au début très inquiète de son voyage au Zaïre, en raison de l’instabilité du pouvoir là-bas et des guerres qui sévissaient alors dans la région. Mais après qu’il lui ait dit avoir écrit au Rabbi et reçu la bénédiction du Rabbi pour y aller, la Rabbanite l’a béni pour un bon voyage et lui a demandé de prendre soin de lui. Elle lui a aussi demandé qu’à son retour du Zaïre, il vienne lui rendre visite pour lui raconter comment tout s’était bien passé.

Le Rav Leibel Zajac a pris un long vol avec plusieurs escales de New York à Johannesburg en Afrique du Sud, d’où il devait ensuite prendre un vol pour le Zaïre. En Afrique du Sud, il a reçu un message spécial du Rabbi, dans lequel le Rabbi mentionnait ce qu’il avait dit à plusieurs occasions, qu’immédiatement après l’impression il fallait organiser un cours et étudier le livre du Tanya au moins une fois, ainsi que donner de la charité autant que possible dans chaque endroit visité. Le Rabbi a conclu en disant qu’il mentionnerait cela au Ohel.

Après de nombreuses péripéties à Kinshasa, capitale du Zaïre, il a finalement réussi à imprimer le livre du Tanya là-bas.

Le vendredi, veille de Chabbat Mevarhin Nissan 5744, il est revenu au 770 et a remis au Rabbi le nouveau Tanya imprimé au Zaïre avec trois autres livres du Tanya qu’il avait imprimés au Brésil avant son voyage en Afrique.

Le Rav Leibel Zajac a également joint plusieurs photos des différentes personnes qui avaient participé à l’impression du Tanya. Le Rabbi lui a rendu les photos en lui demandant d’indiquer dessus les noms des gens et les lieux où elles avaient été prises.

En outre, le Rabbi a demandé l’adresse du Juif qui avait imprimé le Tanya au Zaïre afin de lui envoyer une lettre de remerciement.

Avant l’entrée du Chabbat, lorsque le Rabbi est rentré de sa sainte maison au 770, le Rav Zajac se tenait à l’entrée. Quand le Rabbi l’a remarqué, il lui a dit « Un remerciement privé » pour les impressions du Tanya. Le Rabbi lui a demandé combien d’éditions il avait imprimées, et quand il a répondu quatre, le Rabbi lui a donné 4 pièces à déposer dans une boîte de Tsédaka.

Le lendemain lors du rassemblement de Chabbat, le Rabbi a dit qu’il donnerait du Machké à ceux qui voyagent dans des pays lointains, en particulier pour les endroits où ils ont imprimé le livre du Tanya et en ont laissé un nombre important d’exemplaires pour qu’ils étudient le Tanya, et ont commencé à étudier le Tanya immédiatement après l’impression. (Le Rabbi a ajouté qu’ils devraient s’assurer de finir le Machké avant Pessah).

Après le discours, le Rav Leibel Zajac est monté recevoir la bouteille de Machké, et le Rabbi lui a dit en souriant qu’il devrait retourner dans toutes les villes où il avait imprimé des Tanya pour leur apporter le Machké, mais le Rabbi a souligné qu’il ne devait pas retourner lui-même au Zaïre et qu’il devait juste leur envoyer le Machké par courrier (ainsi que la matsa cachère pour Pessah).

Après Chabbat, le Rav Leibel Zajac est allé à la maison du Rabbi rendre visite à la Rabbanite  comme elle le lui avait demandé avant son voyage au Zaïre.

Quand il est entré chez la Rabbanite, elle était très heureuse de le voir et que tout s’était bien passé. Et soudain, à sa grande surprise, la Rabbanite lui a ordonné de monter à l’étage supérieur dans la sainte maison du Rabbi et d’entrer dans le saint bureau du Rabbi, en disant : « Mon mari a dit que lorsqu’un tel invité revient d’un tel pays, il faut le faire monter en haut dans mon bureau ! »

Le Rav Leibel Zajac était sous le choc, sachant que les invités n’étaient reçus qu’au premier étage de la maison du Rabbi, et même les secrétaires veillaient à ne pas monter à l’étage, qui était l’espace privé du Rabbi et de la Rabbanite. Et voilà que la Rabbanite lui ordonnait de monter dans le bureau privé du Rabbi pour qu’il puisse y prier ou demander ce que son cœur désirait.

Le Rav Leibel Zajac est monté dans le bureau du Rabbi où il est resté quelques minutes, puis il est redescendu au rez-de-chaussée de la maison du Rabbi où il a été reçu par la Rabbanite et lui a raconté ce qui se passait au Zaïre en Afrique.

Entre autres, la Rabbanite lui a dit: « Rav Leibel, vous ne savez pas ce que vous avez accompli… Vous avez labouré et semé – et un jour viendra où un émissaire y arrivera, il ne saura même pas que vous y étiez. »

Et en effet, la prophétie de la Rabbanite la Juste s’est réalisée. Environ trois ans après le décès de la Rabbanite, en 5751 (1991), nous avons eu le mérite, moi – puissions-nous avoir une longue vie – et mon épouse Myriam a’h, de nous rendre en mission pour le Rabbi au Zaïre. Aujourd’hui, grâce à D.ieu, nous avons déjà douze émissaires dans onze pays différents d’Afrique centrale.

Non seulement la prophétie de la Rabbanite que des émissaires iraient en Afrique s’est réalisée, mais aussi son souci et ses bénédictions pour le bien-être et la sécurité de tous les émissaires, en particulier les émissaires dans les pays d’Afrique centrale, se sont pleinement concrétisés. Et « de même qu’elle a semé durant sa vie, elle est en vie », elle se tient au plus haut et continue de veiller et bénir tous les émissaires pour tout ce dont ils ont besoin matériellement et spirituellement, et de hâter la venue du Machia’h de nos jours, vraiment maintenant.

 

Sur les traces du sauvetage Rabbi en France : le périple  à Paris des élèves de la Yechiva Tomchei Temimim de Netanya

Sur les traces du sauvetage Rabbi en France : le périple à Paris des élèves de la Yechiva Tomchei Temimim de Netanya

 

 

Après un immense projet d’étude de la Torah, le grand prix tant convoité est arrivé ce matin (lundi) : un voyage sur les traces du déplacement du Rabbi et de la Rabbanite de France à New York après l’occupation nazie. C’est probablement la première fois que des ‘hassidim parcourent le même itinéraire que le Rabbi et la Rabbanite ont emprunté il y a 84 ans ; Paris – Vichy – Marseille – Nice – Portugal – New York.

Après une longue enquête menée par la direction de la Yeshiva, les Temimim, dirigés par le directeur des institutions et rabbin de la communauté, le Chalia’h harashi de Netanya, Rav Mena’hem Wolpo, le Rosh Yeshiva Rav Moshe Orenstein, et le Rav Aryeh Leib Cohen, se sont envolés ce matin pour Paris. Là, ils visiteront les lieux où le Rabbi et la Rabbanite ont séjourné et agi, reconstitueront les événements qui s’y sont déroulés, et répéteront les paroles prononcées à l’époque par le Rabbi, des paroles qui renforceront certainement le sentiment de connexion chez tous les participants au voyage.

À leur descente d’avion, une agréable surprise les attendait en la personne du Rav Levi Azimov, qui les a accueillis et leur a adressé des paroles émouvantes.

Le voyage sur les traces du trajet du Rabbi et de la Rabbanite depuis la France jusqu’à New York, a débuté à Paris même.

Les élèves ont visité les lieux où le Rabbi et la Rabbanite ont résidé : le dernier appartement qu’ils ont quitté pour prendre le train vers Vichy, l’appartement de la Rabbanite ‘Hanna où le Rabbi a tenu des réunions ‘hassidiques (dont la première à l’occasion du 11 Nissan), les deux synagogues où le Rabbi a prié et diffusé la Torah pendant 8 ans (!), le café où le Rabbi a propagé la foi, et bien d’autres endroits encore.

Les Rabbanim qui participait à ce voyage ont fait remarquer : « N’est-ce pas là le symbole de la révolution opérée par le Rabbi en France ? La royauté et le gouvernement pour la vie éternelle : un groupe de Temimim ‘hassidiques ont fait des efforts et se sont investis dans l’étude de la Torah pour mériter le prix tant convoité de venir en France. Non pas pour la France de Napoléon et de ses successeurs, mais pour se connecter et renforcer leur lien au Rabbi. »

Le quartier général nazi où le Rabbi s’est rendu pour s’enregistrer comme juif

Le voyage des Temimim se poursuit : du dernier appartement où le Rabbi et la Rabbanite ont vécu à Paris, les élèves ont pris le TGV pour Vichy, puis plus tard pour Marseille. Là, ils ont essayé de ressentir de manière directe la vie et l’atmosphère dans lesquelles le Rabbi et la Rabbanite ont vécu.

Il s’avère qu’il y a des choses qu’on ne peut voir et ressentir à distance : les élèves ont visité les deux hôtels où le Rabbi et la Rabbanite ont séjourné pendant les 3 mois passés à Vichy. Les hôtels, comme il s’avère, étaient « immergés » entre des bâtiments de caractère nazi prononcé, ce que les élèves pouvaient presque ressentir et vivre visuellement, et c’est là que le Rabbi était plongé dans l’étude de la Torah.

Les élèves ont également visité la synagogue où le Rabbi priait, étudiait et enseignait, et ont même répété les enseignements donnés sur place.

Ce fut une expérience particulière d’entendre les souvenirs des anciens de Vichy.

Les Temimim ont visité le bâtiment de la police nazie où le Rabbi s’est rendu pour s’assurer qu’ils l’avaient enregistré comme juif.

 

 

80 élèves de classes de 6ème célèbrent leur Bat Mitsva à l’occasion du 123e anniversaire de la Rabbanit Haya Mouchka

80 élèves de classes de 6ème célèbrent leur Bat Mitsva à l’occasion du 123e anniversaire de la Rabbanit Haya Mouchka

80 élèves de classes de 6ème célèbrent leur Bat Mitsva à l’occasion du 123e anniversaire de la Rabbanit Haya Mouchka

Paris, le 25 Adar – Le Collège Haya Mouchka a organisé une grande fête pour célébrer le 123e anniversaire de la Rabbanit Haya Mouchka et la Bat Mitsva des élèves des 4 classes de 6ème. L’événement, qui se tient chaque année, a eu lieu dans les salons du Beth Haya Mouchka, situé rue Petit dans le 19e arrondissement de Paris.

Plus de 80 jeunes filles ont participé à cette célébration émouvante, marquée par la présence d’une chorale et la lecture des Tehilim du Rabbi et de la Rabbanit.

Chaque élève a reçu un cadeau unique et précieux : un magnifique Houmach relié en cuir avec son nom gravé en lettres d’or, réalisé par la renommée société de reliure Robert en Israël. Ce cadeau était un souhait de Mme Bassie Azimov a’h, une figure importante de la communauté, qui tenait à ce que chaque jeune fille reçoive un tel présent pour marquer cette étape importante de sa vie.

Le Rav Mendel Azimov, directeur du Beth Loubavitch et le Rav Binyamin Mergui, directeur dévoué de l’école, ont prononcé un discours émouvant lors de la cérémonie. Il ont chaleureusement félicité les jeunes Bat Mitsva pour leur engagement dans l’accomplissement des Mitsvot et leur bon comportement hassidique. Leurs paroles ont souligné l’importance de cette étape dans la vie de ces jeunes filles et les ont encouragées à poursuivre leur cheminement spirituel avec ferveur et détermination.

Cette année revêt une signification particulière, car elle marque le 50e anniversaire de « La Campagne pour l’allumage des bougies » lancée par le Rabbi en 1974. Pour célébrer cet événement historique, chacune des jeunes filles a reçu un magnifique bougeoir dont la forme avait été spécifiquement choisie par le Rabbi. Comme l’a si bien dit le Rabbi : « Alors que le monde est plongé dans l’obscurité et la confusion, il importe qu’une femme l’illumine par la sainte lumière des bougies du Chabbat ». Le mot « Mivtsa » désigne une campagne et « Néchek » est constitué des trois lettres hébraïques Noune, Chin et Kouf, initiales de Nerot Chabbat Kodech, les bougies du saint Chabbat. Mais le terme « Néchek » revêt également une autre signification puissante : il se traduit par « arme », soulignant ainsi le pouvoir extraordinaire des femmes juives dans leur rôle d’éclairer le monde.

Cette célébration Bat Mitsva au Collège Haya Mouchka a été un moment de joie, d’émotion et de transmission. Les jeunes filles ont pu renforcer leur engagement dans la vie juive, guidées par l’exemple inspirant de la Rabbanit Haya Mouchka et les enseignements du Rabbi. L’école continue ainsi de jouer un rôle essentiel dans la préservation et la transmission des valeurs du judaïsme aux nouvelles générations, en offrant à ces jeunes filles un cadre propice à leur épanouissement spirituel et personnel.

L’héritage de la Rabbanit Haya Mouchka et du Rabbi demeure vivant et vibrant au sein de la communauté du Collège Haya Mouchka. Cette grande fête Bat Mitsva témoigne de la vitalité et de la résilience de cette communauté, qui continue de prospérer et de transmettre les précieux enseignements de ses leaders spirituels aux générations futures.

 

   

La diffusion du judaïsme : un devoir vital

La diffusion du judaïsme : un devoir vital

Dans ce discours puissant basé sur le verset « Tu ne te tiendras pas passif pendant que la vie de ton prochain est en danger » (Lévitique 19:16), le Rabbi souligne l’obligation qui incombe à chaque Juif de s’engager dans la diffusion de la Torah et du judaïsme afin de « sauver » spirituellement son prochain. Faisant le parallèle entre le danger physique et le péril spirituel, le Rabbi exhorte à ne pas rester passif lorsqu’on voit un Juif s’éloigner du judaïsme, mais au contraire à tout mettre en œuvre, même au prix d’efforts importants, pour le rapprocher de la Torah et des Mitsvot. Cette mission, encouragée et soutenue par D.ieu, permettra d’accroître l’amour divin et d’amener la délivrance messianique.

 

 

Sur le verset « Tu ne te tiendras pas passif pendant que la vie de ton prochain est en danger » (Vayikra 19:16), Rashi commente: « En le voyant en train de mourir alors que tu peux le sauver, comme s’il se noie dans un fleuve, ou si un animal sauvage ou des bandits l’attaquent ».

De ce commentaire de Rashi, on peut tirer un merveilleux enseignement dans le service divin concernant la diffusion de la Torah et du judaïsme:

Il est écrit « Le sang (de ton prochain) est son âme », dont le sens spirituel est la Torah et ses Mitsvot, qui sont « notre vie et la longueur de nos jours ».

Voilà l’explication profonde de « Tu ne te tiendras pas passif pendant que la vie de ton prochain est en danger » – un Juif qui se trouve dans une situation de danger de mort spirituelle, à D.ieu ne plaise, un Juif qui a perdu la véritable vitalité, la vitalité dans les domaines du judaïsme, de la Torah et de ses Mitsvot, comme des « ossements desséchés ».

Rashi donne un exemple de cela: « comme s’il se noie dans un fleuve », car la raison pour laquelle il est arrivé dans une situation de danger de mort est à cause des « eaux impétueuses », faisant référence aux choses indésirables dans le monde, dans lesquelles il s’est immergé etc., jusqu’à finalement arriver à l’état de « se noyer dans un fleuve », à D.ieu ne plaise. Pire encore: « se noyer dans la mer » (selon les termes du Rambam et du Choulhan Aroukh), où le danger est encore plus grand que de « se noyer dans un fleuve ».

Donc, concernant une telle situation, la Torah dit: « Tu ne te tiendras pas passif pendant que la vie de ton prochain est en danger », c’est-à-dire lorsque tu vois un Juif dans une situation de danger de mort spirituelle, à D.ieu ne plaise, tu n’as pas le droit de rester passif et de « le voir mourir », à D.ieu ne plaise, puisque « tu peux le sauver »… Il dépend de toi de ramener son âme à la vie – en t’engageant dans la diffusion de la Torah et du judaïsme!

Le simple fait que tu aies vu – par la Providence Divine – un Juif dans la situation susmentionnée (« le voir mourir »), prouve que « tu peux le sauver », sinon pourquoi t’aurait-on montré cela ?! Il est inconcevable qu’on te l’ait montré uniquement pour que tu t’attristes… On doit donc certainement conclure que « tu peux le sauver », et c’est pourquoi on te l’a montré, afin que tu le sauves – par ton action de diffusion de la Torah et du judaïsme!

De plus, l’action de sauver ton « prochain » doit être réalisée sans aucune considération [personnelle], même lorsque cette action implique un risque personnel, « à cause d’un animal sauvage, de bandits, etc. » En d’autres termes, l’engagement dans la diffusion de la Torah et du judaïsme doit se faire de manière audacieuse.

Cependant, comme il craint malgré tout le danger que cela implique, le verset poursuit: « Je suis l’Éternel », c’est-à-dire que le Saint béni soit-Il est le véritable Maître du « fleuve », de « l’animal » ou des « bandits », et par conséquent, lorsqu’il part accomplir le commandement de D.ieu de sauver son prochain, il n’a rien à craindre de quoi que ce soit au monde!

Un autre point à ce sujet, « Je suis l’Éternel » – « fidèle à récompenser et fidèle à punir »:

Comme il y a le yetser hara (le « petit malin » – surnom de l’inclination au mal) qui tente de perturber ce service, il faut lui faire savoir que le Saint béni soit-Il est « fidèle à récompenser ». Comme il est dit dans les Pirkeï Avot (chap. 2): « Sache pour qui tu peines et qui est ton employeur qui te paiera le salaire de ton travail », « Ton employeur est digne de confiance pour te payer ton salaire ».

Et parfois, il faut rappeler au yetser hara qu’il y a aussi un « bâton »… « fidèle à punir », en effet, cela le dissuadera d’entraver et de gêner le travail d’un Juif pour sauver son prochain par la diffusion de la Torah et du judaïsme.

Cela constitue un encouragement et donne de la force à tous ceux qui s’occupent de diffuser la Torah et le judaïsme, et de propager les sources à l’extérieur – ils doivent savoir et se rappeler que s’engager dans la diffusion de la Torah et du judaïsme n’est pas une « belle mitsvah », mais un véritable sauvetage de vie, et nous avons reçu l’ordre: « Tu ne te tiendras pas passif pendant que la vie de ton prochain est en danger », « tu peux le sauver »!

Par conséquent, ils redoubleront certainement d’efforts et d’intensité dans ce travail, beaucoup les imiteront et s’engageront eux aussi dans la diffusion de la Torah, du judaïsme et des sources à l’extérieur, et comme mentionné, de manière audacieuse.

Puissions-nous, par nos actions et notre service de diffusion de la Torah et du judaïsme, avec un sentiment d’amour pour notre prochain, comme le commande la paracha Kedochim (à la suite de l’ordre « Tu ne te tiendras pas passif pendant que la vie de ton prochain est en danger ») « tu aimeras ton prochain comme toi-même », « c’est un grand principe de la Torah » – voir s’accroître la révélation de l’amour de D.ieu pour chaque Juif, car chaque Juif est le « prochain » du Saint béni soit-Il, comme le rapporte Rachi dans le traité Chabbat: « Ton ami et l’ami de ton père, ne les abandonne pas, c’est le Saint béni soit-Il ».

Et cela, véritablement de la manière de « tu aimeras ton prochain comme toi-même », c’est-à-dire, de même que le Saint béni soit-Il est l’Être suprêmement libre, comme il est dit « qui Te dira ce que Tu dois faire et comment agir » – ainsi, chaque Juif sera dans un état de liberté absolue.

Et immédiatement – nous allons accueillir Machia’h notre juste, chacun emmenant avec lui tous ceux qu’il a influencés et rapprochés du judaïsme, de la Torah et de ses Mitsvot, et eux-mêmes emmènent tous ceux qu’ils ont influencés, car ils sont devenus des « lumières pour éclairer », une « chaîne d’influences positives », et tous ensemble – « une grande assemblée reviendra ici », vers la Délivrance véritable et complète, puisse-t-elle arriver bientôt de nos jours, rapidement.

(Extraits d’un discours du Rabbi – Parachat Kedochim 5746)