Lois du repentir et Lois de la lecture du Chema – Version condensée

Lois du repentir : Chapitre Dix

  1. Servir D.ieu sans attente de récompense – Un homme ne doit pas accomplir les préceptes pour obtenir des bénédictions ou éviter des malédictions. Servir D.ieu par crainte n’est pas la vertu des prophètes ni des sages, mais celle des ignorants, des femmes et des enfants, jusqu’à ce qu’ils s’élèvent à un service par amour.
  2. Le service par amour – Celui qui sert D.ieu par amour s’investit dans la Torah sans motif extérieur, accomplissant ce qui est vrai parce que c’est vrai. C’est la vertu d’Abraham, que D.ieu appela « Celui qui M’aime ». D.ieu nous l’ordonne: « Tu aimeras l’Éternel ton D.ieu. »
  3. La nature de l’amour divin – Cet amour doit être si intense que l’âme en soit constamment ravie, comme un amoureux qui pense sans cesse à sa bien-aimée. Il doit être encore plus fort, comme il est écrit: « de tout ton cœur et de toute ton âme. » Le Cantique des Cantiques en est la métaphore.
  4. Les enseignements des sages – « N’étudie pas la Torah pour être riche ou honoré. » Le verset indique: « aimant D.ieu » – tout doit être fait par amour. « Heureux celui qui prend plaisir à Ses commandements » – aux commandements eux-mêmes, non à leur récompense.
  5. Du service intéressé au désintéressé – On peut d’abord étudier avec des motivations personnelles, car à travers cela, on parviendra à l’étude désintéressée. C’est pourquoi on enseigne aux débutants à servir D.ieu par crainte, avant qu’ils ne s’élèvent au service par amour.
  6. Connaissance et amour – L’amour de D.ieu s’enracine dans le cœur proportionnellement à notre connaissance de Lui. Une connaissance superficielle engendre un amour léger; une connaissance profonde, un amour intense. L’homme doit donc s’isoler pour comprendre et concevoir la sagesse divine selon sa capacité.

Lois relatives à la lecture du Chema : Chapitre Premier

  1. L’obligation quotidienne – La lecture du Chema est obligatoire deux fois par jour: le soir et le matin, comme il est dit: « à ton coucher et à ton lever. »
  2. Les trois passages – On lit « Chema », « Véhaya im chamoa », et « Vayomer », dans cet ordre. Le premier traite de l’unité divine et de l’amour de D.ieu, le second des autres commandements, le troisième des tsitsit et de la sortie d’Égypte.
  3. Le troisième passage la nuit – Bien que les tsitsit ne s’appliquent pas la nuit, on lit ce passage le soir car il évoque la sortie d’Égypte, souvenir obligatoire jour et nuit.
  4. Entre les versets – Après « Chema Israël », on dit à voix basse: « Béni soit le nom de la gloire de Son règne à tout jamais », tradition remontant à Jacob et ses fils.
  5. Les bénédictions du Chema – On récite deux bénédictions avant et une après le matin, deux avant et deux après le soir.
  6. Contenu des bénédictions – Le matin: « Celui qui forme la lumière », « Tu nous as aimés » et « Il est vrai ». Le soir: « Celui qui amène les soirées », « Tu as aimé la maison d’Israël », puis « Vrai et foi » et « Fais que nous nous couchions ».
  7. Formulation fixe – Ces bénédictions, établies par Ezra, ne doivent être ni écourtées ni prolongées. Certaines commencent et se terminent par « Béni sois-Tu », d’autres non.
  8. Ordre des bénédictions – Si l’on inverse leur ordre, on est quitte. Mais commencer par une formule du matin et conclure par celle du soir (ou l’inverse) invalide la bénédiction.
  9. Horaire nocturne – Le Chema du soir se récite de la sortie des étoiles jusqu’à minuit, mais on est quitte si on le lit avant l’aube.
  10. Limite matinale pour le Chema du soir – Après l’aube, on n’est plus quitte, sauf empêchement majeur comme la maladie.
  11. Horaire matinal – L’idéal est de commencer avant le lever du soleil et de terminer avec lui. On reste quitte jusqu’à la fin de la troisième heure du jour.
  12. Anticipation matinale – En cas de nécessité, on peut lire le Chema dès l’aube.
  13. Après la troisième heure – On n’est plus quitte, même involontairement, mais on peut réciter les bénédictions toute la journée.

Lois relatives à la lecture du Chema : Chapitre Deux

  1. Concentration requise – La concentration est obligatoire pour le premier verset. Pour le reste, on est quitte même sans attention parfaite.
  2. Posture de lecture – On peut réciter le Chema debout, en marchant ou étendu sur le côté, mais jamais face contre terre ni sur le dos.
  3. Interruption de marche – Le marcheur doit s’arrêter pour le premier verset. On réveille une personne endormie pour ce verset uniquement.
  4. Travail et lecture – On interrompt son travail pour la première section, puis on peut continuer pendant le reste.
  5. Étude et Chema – On interrompt l’étude de la Torah pour le Chema, mais pas les affaires communautaires urgentes.
  6. Activités quotidiennes – Si l’heure limite approche, on peut interrompre son repas ou sa coupe de cheveux pour réciter le Chema.
  7. Au mikvé – Une personne immergée peut réciter le Chema dans l’eau (si elle n’est pas sale) si le lever du soleil est imminent.
  8. Comportement pendant la lecture – Pas de signes des yeux, des lèvres ou des doigts pendant la récitation.
  9. Prononciation correcte – Articuler clairement chaque lettre, marquer les pauses entre les mots, prolonger le dalet de « e’had » pour proclamer la royauté divine.
  10. Langue de récitation – On peut réciter le Chema dans toute langue qu’on comprend, en veillant à la précision de la prononciation.
  11. Ordre des versets – Lire dans le désordre invalide la récitation. Inverser les sections est acceptable en cas de nécessité.
  12. Pauses permises – On peut lire avec des intervalles, même longs, tant qu’on respecte l’ordre.
  13. En cas de doute – Si l’on doute d’avoir lu le Chema, on le relit avec ses bénédictions.
  14. En cas d’erreur – Si l’on se trompe sans savoir où, on reprend au début de la section concernée.
  15. Interruptions permises – Entre deux sections, on peut saluer une personne honorable et répondre à quiconque.
  16. Interruptions limitées – Au milieu d’une section, on ne s’interrompt que pour saluer un supérieur (roi, etc.) ou répondre à quelqu’un qu’on doit honorer.
  17. Les intervalles entre sections – Ils se situent: entre les deux premières bénédictions, avant « Chema », avant « Véhaya », avant « Vayomer ». Entre « Vayomer » et « Emet », on est considéré au milieu d’une section.