Dans le nouveau livre « Le Rav Ashkenazi » partie II, un épisode dramatique de la période des négociations de coalition en 1989 est révélé, après les élections durant lesquelles Habad s’est impliqué en faveur d’Agoudat Israël. Les détails en exclusivité, tirés du livre.
Dans le livre « Le Rav Ashkenazi » partie I, il est longuement relaté que lors des négociations de coalition en 1989, le Premier ministre Shamir a trompé à la fois Habad et le ministre Ariel Sharon. Il s’était engagé par écrit à amender la loi « Qui est Juif » dans les six semaines suivant la formation du nouveau gouvernement sous sa direction, mais il n’a pas tenu parole.
La lettre de Shamir a été donnée suite à la demande du Rav Ashkenazi et des dirigeants du Comité pour l’intégrité du peuple, le Rav Shmouel Chafer et le Rav Yitzhak Holtzman, lors de leur rencontre avec le ministre Sharon au domicile du Rabbin. L’invité a demandé qu’Agoudat Israël soutienne Shamir. À la lumière de la lettre exigée par Habad en échange et obtenue, Agoudat a recommandé Shamir au Président, lui permettant ainsi d’obtenir le mandat pour former le gouvernement.
Il faut ajouter que la réunion avec Sharon chez le Rav Ashkenazi a eu lieu le samedi soir de la parasha Toldot, le 3 Kislev. Le lendemain midi, le Rav Chafer et le Rav Holtzman ont reçu de Sharon la lettre de Shamir. Le jour même, le Rav Ashkenazi, les rabbins de Habad et les dirigeants du Comité pour l’intégrité du peuple ont obtenu le soutien d’Agoudat Israël pour Shamir.
Le contenu de la lettre de Shamir a été dicté mot pour mot à Sharon par ses interlocuteurs de Habad lors de la réunion chez le Rav Ashkenazi. En plus de ce qui a déjà été mentionné ici, il était écrit que l’adhésion d’Agoudat Israël à la coalition et son soutien total au nouveau gouvernement ne se feraient qu’après l’amendement de la loi « Qui est Juif ».
Le journal « Hadashot » du 5 Kislev rapporte :
« Une lettre urgente de Shamir, remise par un émissaire à la réunion du Conseil des Grands de la Torah d’Agoudat Israël à l’hôtel Vizhnitz à Bnei Brak, promettant de faire passer la loi « Qui est Juif » dans les six semaines, semble avoir fait pencher la balance. Les Grands de la Torah d’Agoudat Israël ont décidé : « À ce stade, nous disons aux membres de la Knesset d’informer le Président qu’Yitzhak Shamir doit être le candidat au poste de Premier ministre. »
Outre la lettre qui a influencé les rabbins, l’apparition des rabbins de Habad, dirigés par le Rabbin Mordechai Ashkenazi, le rabbin de Kfar Habad, a eu un impact majeur. Les Grands de la Torah ne pouvaient ignorer la demande claire de la délégation de Habad qui a exprimé sa préférence nette pour Shamir.
Contrairement à la recommandation de Habad, il s’avère que parmi les membres de la Knesset d’Agoudat Israël qui ont comparu devant le Conseil, la majorité penchait en faveur de Shimon Peres. Seuls deux, Avraham Verdiger et Eliezer Mizrahi, ont demandé que la tâche soit confiée à Shamir.
Verdiger, homme du mouvement PAI, a prononcé un long discours devant le comité, demandant qu’on confie le rôle à Shamir. Contrairement à Verdiger, le membre de la Knesset Porush a entamé un long plaidoyer en faveur de l’Alignement. Il a déclaré qu’on ne pouvait plus faire confiance aux promesses du Likoud, qui avait déjà promis dans les accords de coalition précédents de faire passer la loi « Qui est Juif » sans s’y tenir.
Les Grands de la Torah ont posé des questions pour clarifier, examiné la possibilité de s’abstenir, et se sont constamment enquis de ce qui se passait chez leurs homologues de Shas. Le Conseil était présidé par l’Admour de Vizhnitz, arrivé accompagné de centaines de ses disciples. La séance était dirigée par le Rav Pinchas Menahem Alter, le frère du Rabbi de Gour.
Une dizaine de rabbins y ont participé, dont le Rabbi d’Erloy, le Rav Binyamin Zilber connu sous le nom de « Rabbi Binyamin Hatsadik », le Rav Plaksner qui est le président du tribunal rabbinique d’Agoudat Israël, le Rav Bernstein membre du tribunal, l’Admour de Ruzhin, l’Admour de Modzitz, l’Admour d’Alexander, l’Admour de Boston, et le Rav Rabinowitz le Rosh Yeshiva de Ruzhin. l’Admour de Sadigura, à l’étranger, a transmis son vote pour Shamir depuis sa résidence à l’étranger…
Finalement, après consultation, le Conseil a décidé qu’à ce stade – en insistant sur « à ce stade » uniquement – les membres de la Knesset d’Agoudat Israël recommanderaient de confier la formation du gouvernement à Shamir. Selon la décision du Conseil des Grands de la Torah, Agoudat Israël ne rejoindrait la coalition qu’après le passage de la loi « Qui est Juif », six semaines après sa formation, si le Likoud parvenait effectivement à le faire.
Après la réunion du Conseil des Grands de la Torah, les membres de la Knesset d’Agoudat Israël sont allés rencontrer le Premier ministre avant de se rendre chez le Président. Ils voulaient s’assurer d’obtenir des promesses finales avant d’aller voir Herzog.
Après la réunion, le député Verdiger s’est dit très satisfait de la décision. Même Porush, dont l’opinion n’a pas été retenue, s’est dit content : « Je présente les sujets aux Grands de la Torah, et dès que je reçois la décision des Grands d’Israël, il n’y a pas de plus grande satisfaction pour moi que d’accepter une décision prise dans un tel forum. »
Les Grands de la Torah, qui ont prolongé leur séance pendant des heures, notamment pour savoir quelle décision prenait le Conseil des Sages de la Torah, ont terminé leur réunion exactement au même moment que le Conseil des Sages, avec la même décision. Porush a commenté qu’il y avait là le doigt de D.ieu qui était intervenu dans les deux conseils de rabbins pour décider au même instant de la même décision.
[Cependant, selon la version de « Yediot Aharonot », le Conseil des Sages de la Torah a été informé de la décision du Conseil des Grands de la Torah, et ce n’est qu’ensuite qu’il a pris une décision similaire. Le Conseil des Sages avait de toute façon l’intention de soutenir Shamir, mais après la décision du Conseil des Grands de la Torah, le sentiment dominant au sein de Shas était que la voie était tracée pour agir de cette manière].
Le Lev Simha de Gour ne se sentait pas bien à cette période, mais il était impliqué dans la décision du Conseil des Grands de la Torah.
En effet, le Rav Chafer et le Rav Holtzman se sont rendus chez l’actuel Admour de Gour, le Rav Yaakov Alter, avant de se rendre à l’assemblée du Conseil, et lui ont montré la lettre de Shamir. Il a répondu : « S’il existe une telle lettre, conforme à la volonté du Rabbi concernant l’amendement de la loi « Qui est Juif », alors « ce sera bon ». Et en effet, vers la fin de l’assemblée, le Rav Alter est arrivé et a transmis au nom de son père, le Lev Simha, qu’il fallait soutenir le Likoud.
Il faut également noter que dès le 26 Heshvan – cinq jours après les élections et huit jours avant ladite réunion du Conseil des Grands de la Torah – le Rav Ashkenazi et les membres de la délégation de Habad ont assisté à la réunion des dirigeants du Conseil à Jérusalem. En réponse à la question des Grands de la Torah : « Que demande Habad ? », la délégation a répondu : « Uniquement la loi « Qui est Juif », en soutenant Shamir. »
En tout cas, à l’issue de la deuxième réunion du Conseil des Grands de la Torah et de la rencontre des membres de la Knesset d’Agoudat Israël avec Shamir, les députés d’Agoudat se sont rendus à la résidence du Président, après que les autres partis soient déjà venus donner au Président leur recommandation concernant leur candidat au poste de Premier ministre. « Maariv » rapporte le 5 Kislev, à la suite de sa une en première page : « Les promesses du Likoud aux rabbins ont été décisives : la formation du gouvernement sera confiée à Shamir » :
« La dernière mais non des moindres, la délégation d’Agoudat Israël, dirigée par le Rav Menahem Porush, arrive chez le Président. Ils viennent directement d’une réunion avec le Premier ministre Yitzhak Shamir, qu’ils recommandent au Président. « La lettre que Shamir nous a donnée sur la question « Qui est Juif » nous a donné satisfaction. Nous venons de quitter Shamir très encouragés. Lui aussi était encouragé lorsqu’il a reçu notre décision », a déclaré Porush. « Nous espérons réussir à former un gouvernement le plus rapidement possible. » »
Le comité des rabbins de Habad a nommé en ces jours le Rav Ashkenazi pour représenter Habad à l’extérieur, aux côtés de quelques militants, dans tout ce qui concerne les négociations de coalition.
En effet, le Rav Ashkenazi, qui a décidé avec les rabbins qu’il fallait exiger uniquement l’amendement de la loi « Qui est Juif », s’est employé avec les rabbins et les dirigeants du Comité pour l’intégrité du peuple à ce qu’Agoudat Israël continue d’exiger l’amendement de la loi et soutienne Shamir. Le Rabbin a tenu des réunions avec les Admourim et l’actuel Admour de Gour, ainsi qu’avec le ministre Ariel Sharon. Il a eu des conversations téléphoniques avec Shamir et a également participé à la réunion du Conseil des Grands de la Torah qui s’est tenue le 25 Kislev, où il a été décidé de poursuivre dans cette voie.
Le 12 Kislev, le rassemblement des Hassidim du 20 Heshvan, reporté cette année-là en raison des élections, a eu lieu au Palais de la Culture de Tel-Aviv. Le Rav Ashkenazi a prononcé le discours principal et, sous les applaudissements enthousiastes des milliers de participants, a exprimé ses encouragements à Shamir pour qu’il reste ferme comme un roc sur l’amendement de la loi « Qui est Juif ». Le Rabbi a également envoyé des vœux chaleureux aux représentants d’Agoudat pour leur loyauté sur la question « Qui est Juif », et les a appelés à continuer dans cette voie. Ces messages ont également été consignés dans les résolutions du rassemblement, lues par le présentateur.
Cependant, Shamir a utilisé par deux fois les partis de droite pour que le Président le charge de former le gouvernement – d’abord au début, puis le 26 Kislev lorsqu’une prolongation a été nécessaire. Finalement, le 14 Tevet, il a formé un large gouvernement qui incluait même l’Alignement.
Le Likoud et l’Alignement comptaient ensemble 79 députés, de sorte que les partis religieux et le parti Tehiya ne faisaient plus office de balance du pouvoir. Shamir pouvait donc violer ses engagements envers eux, notamment ses deux signatures données à Agoudat Israël sur la question « Qui est Juif » – à la fois dans la lettre dictée comme mentionné au domicile du Rav Ashkenazi, et dans une lettre ultérieure traitant de « Qui est Juif » et d’autres promesses, signée par Shamir et les ministres seniors du Likoud.
Cette tromperie s’est produite malgré l’engagement de Shamir envers lesdits partis selon lequel ses promesses à leur égard seraient maintenues même dans un large gouvernement. Il l’avait même signé à Agoudat Israël dans la deuxième lettre mentionnée. En effet, ces partis étaient furieux contre Shamir, et Ariel Sharon a mené une lutte contre le Premier ministre sur cette question, mais rien n’y a fait.
Les Hassidim étaient terriblement déçus par l’entêtement de Shamir à ne pas amender la loi « Qui est Juif ». D’autant plus que pendant les pourparlers, le Rabbi avait longuement parlé de « la grande nécessité et de l’urgence » d’amender la loi « le plus rapidement possible ». Le Rabbi avait même fait référence aux tentatives de non-juifs en ces jours-là pour empêcher cela.
Cependant, il convient de souligner que même si Shamir a violé sa promesse sur la question « Qui est Juif », le Rav Ashkenazi et les autres membres de la délégation de Habad mentionnée étaient très heureux de leurs actions. Car en plus du fait qu’ils ont agi conformément à la volonté sacrée du Rabbi (le Rabbi était impliqué dans lesdites négociations, et lorsqu’on lui a demandé s’il fallait les interrompre, il a écarté cette idée et ordonné de les poursuivre), leur activité a conduit Agoudat Israël à recommander deux fois Shamir et à exclure la possibilité d’un gouvernement de gauche dirigé par l’Alignement.
Il faut expliquer ici :
Quelques années auparavant, une question similaire à celle qui se posait maintenant s’était présentée, alors qu’un certain homme politique promettait d’amender la loi « Qui est Juif ». Le Rav Ashkenazi avait alors entendu du Rabbi lors d’une conversation téléphonique à propos de cet homme : « Sans lui et sans ‘Qui est Juif' ».
Depuis, le Rav Ashkenazi savait que le Rabbi s’opposait à ce que ce candidat, qui était également envisagé en ce moment, forme le gouvernement, comme cela s’est effectivement avéré un an après les négociations de 1989, en 1990.
Lors des négociations de 1989, l’Alignement n’était de toute façon pas en mesure d’amender la loi « Qui est Juif ». En effet, il conditionnait l’amendement de la loi à l’approbation du centre du parti. Il fallait que le centre approuve et que l’Alignement parvienne à former un gouvernement qui amenderait la loi. La réalisation de l’ensemble de ces conditions était impossible, compte tenu de l’opposition au centre, au sein du groupe parlementaire de l’Alignement et des autres partis de gauche à l’amendement de la loi, et parce que le Likoud avait annoncé qu’il s’opposerait à l’amendement que présenterait l’Alignement.
Le manque de volonté de la gauche et de la droite d’amender la loi « Qui est Juif » a prouvé que même si Agoudat Israël avait accepté de rejoindre seule un bloc de blocage de la gauche et des partis arabes – un bloc qui aurait compté 60 députés – et avait tenté de forcer une rotation du poste de Premier ministre entre Shamir et Peres, en échange d’un engagement de Peres sur « Qui est Juif », cela n’aurait pas conduit à l’amendement de la loi.
En effet, même si Shamir avait cédé et accepté la rotation – contrairement à ses déclarations, la gauche et l’Alignement s’opposaient fermement à l’amendement de la loi. Quant à Shamir, qui a évité l’amendement même lorsqu’Agoudat Israël lui a accordé un mandat complet à la tête du gouvernement, il s’en serait d’autant plus abstenu si Agoudat lui avait imposé une rotation. Il aurait exploité la force combinée du Likoud et de l’Alignement pour agir à sa guise, comme il l’a effectivement fait.
À l’occasion du 25 Adar II, date anniversaire de la Rebbetzin ‘Haya Mouchka, épouse du Rabbi de Loubavitch, l’organisation Nché Oubnot ‘Habad organise une soirée commémorative exceptionnelle le mardi 12 mars 2024 à 20h30, dans les Salons ‘Haya Mouchka situés au 49 rue Petit, dans le 19e arrondissement de Paris.
Pour cette occasion spéciale, les Nché Oubnot ‘Habad ont l’immense privilège d’accueillir Madame Louise Hager, invitée d’honneur venue spécialement de Londres. Louise Hager partagera avec l’audience ses précieux souvenirs et les moments marquants de ses rencontres avec la Rebbetzin ‘Haya Mouchka.
Mais qui est Louise Hager ? Cette femme remarquable est bien plus qu’une simple oratrice. Louise Hager est profondément engagée dans l’organisation caritative juive Chai Cancer Care, et ce depuis sa création. Chai Cancer Care fournit des services de soutien experts à tous les membres de la communauté juive touchés par le cancer, y compris les patients, leurs familles et leurs amis. La mère de Louise, Frances Winegarten z’l, était d’ailleurs l’une des cofondatrices de Chai.
Depuis qu’elle a pris la tête de l’organisation en 2005 en tant que Présidente, Louise Hager a su guider Chai à travers une période de développement significative, marquée par l’expansion du nombre de centres au Royaume-Uni et la mise à disposition des services de Chai à l’international. Véritable force motrice, Louise Hager est à l’origine de la stratégie de levée de fonds de Chai et entretient des relations privilégiées avec les donateurs.
Au-delà de ce témoignage unique, la soirée sera ponctuée de prestations artistiques variées : une chorégraphie originale, des intermèdes musicaux, ainsi qu’une projection vidéo retraçant la vie inspirante de la Rebbetzin. Un grand tirage au sort, le « goral », sera également organisé (inscriptions en ligne sur neshehabad.com). La soirée se clôturera autour d’un buffet, moment de partage et de convivialité.
L’entrée est libre et ouverte à toutes les femmes souhaitant en apprendre plus sur la Rebbetzin ‘Haya Mouchka et son héritage.
À travers cet événement, les Nché Oubnot ‘Habad, organisation dédiée aux femmes du mouvement ‘Habad, perpétuent la mémoire de la Rebbetzin et transmettent ses enseignements aux nouvelles générations. Une soirée placée sous le signe de l’émotion et du partage, à ne manquer sous aucun prétexte.
Pour plus d’informations, rendez-vous sur le site des Nché Oubnot ‘Habad ou contactez directement l’organisation.
La communauté Beth Habad Sinaï, située au cœur du 18ème arrondissement de Paris, vous invite à une soirée exceptionnelle pour célébrer la fête de Pourim ce dimanche 24 mars à partir de 18h00.
Au programme de cette soirée, vous pourrez déguster un délicieux Michté de Pourim préparé par le traiteur Sinaï, réputé pour la qualité de ses mets. Les convives seront également bercés par une ambiance musicale hassidique, avec des chants et des danses traditionnelles qui vous transporteront dans l’univers festif de Pourim.
Les enfants ne seront pas en reste, puisqu’une distribution de cadeaux est prévue pour les plus jeunes, âgés de moins de 13 ans. C’est l’occasion pour eux de découvrir les traditions de cette fête et de partager un moment de convivialité avec leurs pairs.
Pour participer à cet événement, le Beth Habad Sinaï propose des tarifs très attractifs : 25 euros pour les adultes et 15 euros pour les enfants de moins de 13 ans. Une occasion unique de célébrer Pourim dans la communauté à un prix abordable.
Si vous souhaitez obtenir plus d’informations ou vous inscrire à cette soirée, n’hésitez pas à contacter les organisateurs aux numéros suivants : 0662868233 ou 0662651992. Les places étant limitées, il est recommandé de réserver rapidement.
Rendez-vous donc ce dimanche 24 mars à 18h00 au 2 rue Tristan Tzara, dans le 18ème arrondissement de Paris, pour vivre un moment de partage et de célébration inoubliable avec la communauté Beth Habad Sinaï. Venez nombreux pour fêter Pourim dans la joie et la bonne humeur !
Excitation dans la ville historique de Kaliningrad avec l’achèvement de la construction d’un Mikvé. L’ouverture de ce Mikvé marque une étape clé dans la renaissance de la vie juive à Kaliningrad. Elle témoigne de la détermination de la communauté à perpétuer ses traditions et sa foi, malgré les défis historiques.
Dans la ville historique de Kaliningrad, un nouveau Mikvé a été inauguré avec de grands efforts, grâce à l’aide de généreux donateurs et d’amis chers du monde entier, dans une ville où déjà cent ans se sont écoulés depuis que le dernier Mikvé qui s’y trouvait a été détruit par des vandales.
Kaliningrad, connu jusqu’en 1946 sous le nom de Königsberg, est une ville-arrondissement de Russie située dans une exclave territoriale, l’oblast de Kaliningrad, totalement isolée du reste du territoire russe, entre la Pologne et la Lituanie. La ville est située à environ 663 kilomètres à l’ouest de la Russie.
Lors de la pose de la Mezouza sur la porte principale, le Chalia’h ‘Habad de la ville, le Rav Avraham Barou’h Deutsch, a honoré le Rav de la ville, le Rav David Shvedik, et lors du dévoilement, le chef de la communauté, M. Eliezer Yirmiyahu Flitman et le généreux donateur M. Yevgeny Kharmov ont été honorés. De plus, trois membres de la communauté ont eu le mérite d’entrer dans l’alliance d’Abraham notre père.
Entre la Pologne et la Lituanie, sur la côte de la mer Baltique, se trouve un morceau de territoire russe, la ville historique de Kaliningrad, connue sous son ancien nom de « Königsberg », où vivent des milliers de Juifs et que visitent des centaines de milliers de touristes tout au long de l’année.
La grande synagogue de la ville a été restaurée il y a quelques années, exactement à l’endroit où se trouvait la synagogue avant la guerre et qui a été détruite lors de la célèbre Nuit de Cristal.
La nouvelle synagogue a été ouverte en grande pompe avec une large participation du Grand Rabbin de Russie, le Rav Berel Lazar, qui l’a visitée depuis à plusieurs reprises, afin de superviser les nombreuses usines alimentaires situées dans la région et surtout pour répondre aux nombreux besoins de la communauté. À cette fin, il a nommé dans la ville les Chlou’him du Rabbi, le Rav Avraham Barou’h Deutsch et sa famille, pour gérer le Beth Habad et développer les institutions communautaires.
Après l’établissement de la grande synagogue, les Juifs de Kaliningrad attendaient la construction d’un Mikvé comme base d’un foyer juif selon la hala’ha. En raison de la situation géographique unique de Kaliningrad sur la carte du monde, le Mikvé le plus proche ne se trouve qu’au-delà de la frontière, ou à environ deux heures et demie de vol de la capitale Moscou ou Saint-Pétersbourg, ce qui était bien sûr très difficile pour les familles de la communauté. Il était donc très urgent de construire un Mikvé rapidement.
Avec de grands efforts et une aide divine considérable, la chose s’est réalisée et est devenue une réalité, grâce à l’aide de généreux donateurs et d’amis chers du monde entier, du Centre des rabbins d’Europe, de la Fondation 770 et de nombreux autres qui ont ouvert leur cœur et leur bourse et ont eu le mérite de participer à l’apport de la pureté en Israël, dans une ville où déjà cent ans se sont écoulés depuis que le dernier Mikvé qui s’y trouvait a été détruit par des vandales.
Les Juifs de la ville ont célébré l’ouverture officielle de la première phase du Mikvé luxueux, conçu par l’architecte mondial expert en Mikvés, le Rav Chmouel Levin, sous la supervision étroite du Rav Zalman Shimon HaCohen Deren, secrétaire et Rav des Mikvés au nom du Grand Rabbinat de Russie dirigé par le Grand Rabbin de Russie.
Lors de la pose de la Mezouza sur la porte principale, le Chalia’h ‘Habad de la ville, le Rav Avraham Barou’h Deutsch, a honoré le Rav de la ville, le Rav David Shvedik, et lors de l’inauguration, le chef de la communauté, M. Eliezer Yirmiyahou Flitman et le généreux donateur M. Yevgeny Kharmov ont été honorés.
De plus, trois membres de la communauté ont eu le mérite d’entrer dans l’alliance d’Abraham, par le mohel Rav Mordechai Zvi Salmon, qui est venu au nom de l’organisation « Brit Yossef Yitzchak », et avec les Chlou’him – étudiants de la Yeshiva pour jeunes à Moscou, qui sont venus pour un Chabbat de renforcement dans le cadre d’un voyage entre toutes les communautés de Russie – Kaliningrad a vécu une semaine juive ‘hassidique particulièrement exaltante.
C’est avec une grande tristesse que nous avons appris le décès du Dr Robert Richter à l’âge de 90 ans. Le Dr Richter a occupé divers postes dans des hôpitaux de New York, dont environ 20 ans en tant que chirurgien général et ancien directeur de la chirurgie au Jewish Hospital de Brooklyn. Au fil des années, il faisait partie des médecins qui ont prodigué des soins médicaux au Rabbi et a même eu la chance d’entretenir des liens d’amitié personnels avec le Rabbi et la Rabbanit.
C’est avec une grande tristesse que nous avons appris le décès du Dr Robert Richter a’h à l’âge de 90 ans.
Le Dr Richter a occupé divers postes dans des hôpitaux de New York, dont environ 20 ans en tant que chirurgien général et ancien directeur de la chirurgie au Jewish Hospital de Brooklyn.
En 2012, il a accordé une interview au programme de la société de médias JEM :
Je suis né en 1933, dans une famille non orthodoxe à New York. J’ai fait des études de médecine et j’ai ensuite travaillé dans plusieurs hôpitaux de la ville, devenant chef de clinique en chirurgie générale au Mount Sinai Hospital de Manhattan, ainsi qu’en chirurgie universitaire et en cabinet privé.
Mon lien avec le Rabbi a commencé en 1954, lorsque j’avais 21 ans, après mes fiançailles avec ma femme Gladys – son grand-père était le Rav Menachem Mendel Cunin, un éminent ‘hassid Habad, et ses parents étaient proches de la famille du Rabbi. Être exposé au monde de Habad, et au Rabbi en particulier, a été toute une révélation.
Gladys et moi rejoignions ses parents pour rendre visite à la femme du Rabbi, la Rebbetzin Haya Mushka, et j’ai fini par rencontrer le Rabbi de manière indépendante. Il y a eu plusieurs occasions où je l’ai rencontré sur le trottoir et où nous nous sommes arrêtés pour parler. Plus tard, il y a eu de nombreuses fois où le Rabbi, par l’intermédiaire de son secrétaire ou d’une invitation dans son bureau, m’interrogeait sur diverses questions médicales que des gens lui avaient présentées.
Lorsque mon cabinet se trouvait au centre-ville de Brooklyn, la Rebbetzin m’appelait pour m’inviter à prendre le gâteau et le thé l’après-midi, si je n’étais pas occupé. Les gâteaux de la Rebbetzin, je dois le dire, étaient un trésor ; je sais qu’ils venaient d’une patisserie, mais je n’ai pas encore trouvé celle qui les fabriquait. Un après-midi, le temps a filé et je suis probablement resté près de deux heures. Alors que je m’apprêtais à partir, elle m’a dit : « Mon mari rentre à la maison », ce que j’ai pris comme le signal qu’il était temps de m’en aller.
Je descendais les marches de la maison du 1304 President Street lorsque le Rabbi est arrivé, et nous nous sommes rencontrés sur l’allée. Comme tous ceux qui lui ont déjà parlé l’ont remarqué, lorsque vous parlez au Rabbi, il vous regarde droit dans les yeux et ne semble penser à rien d’autre. C’est une attention totalement concentrée, et elle suscite la même réponse de la part de la personne à qui il parle. Je suis sûr qu’il voulait rentrer chez lui, mais il a commencé à me parler. Il me posait des questions, puis donnait les réponses avant que j’aie eu le temps de les verbaliser. Quoi qu’il m’ait demandé – certaines choses étaient personnelles, d’autres techniques, d’autres dont je ne me souviens pas – il lisait dans mes pensées. Je pouvais voir son amusement. L’ensemble a duré en tout dix ou quinze minutes, du moment où je l’ai rencontré jusqu’à ce que nous nous disions au revoir. Je suis ensuite monté dans ma voiture et je suis parti.
Je suis, avant tout, un scientifique. Je ne crois pas à la magie, à la sorcellerie ou à toutes ces choses. Je suis rentré chez moi ce soir-là et ma femme m’a regardé, comme pour me dire « Quelque chose ne va pas ? ».
« On vient de lire dans mes pensées », ai-je dit. J’en suis encore étonné aujourd’hui. C’était surnaturel.
Peut-être un an plus tard, j’ai vu quelqu’un publier un article décrivant exactement la même expérience avec le Rabbi, et j’ai su que je n’avais pas rêvé. C’était étrange, surhumain, au-delà de toute expérience que j’avais jamais eue ; je n’ai pas d’autres mots pour le décrire.
En 1969, j’ai vécu un autre miracle, plus personnel. J’avais été exposé professionnellement au virus de l’hépatite et j’ai contracté un cas très grave. D’après mes lectures de médecin, c’était fatal : je ne voyais pas l’intérêt d’être hospitalisé. J’ai mis de l’ordre dans mes affaires et, comme je me trouvais par hasard dans ma maison d’été à l’extérieur de la ville, j’y suis resté, tandis qu’un médecin du voisinage passait me voir. Je n’avais qu’une trentaine d’années mais j’étais en train de mourir.
Il faut comprendre une chose à propos de ce virus : l’hépatite ne s’améliore pas radicalement d’un jour à l’autre. À l’époque, avant l’apparition des antibiotiques, quand les gens attrapaient une pneumonie, et en particulier la pneumonie à pneumocoque plus virulente, il se produisait l’une de ces deux choses : soit ils mouraient, soit ils avaient une « crise », en jargon médical, où soudainement, sans raison apparente, le corps prenait le dessus et guérissait. Mais cela n’arrive jamais, au grand jamais, dans le cas de l’hépatite. L’hépatite virale est une maladie qui progresse normalement lentement, sur plusieurs mois, mais parfois le déclin est rapide. J’étais en déclin rapide.
Un mardi après-midi, vers 14h30, j’ai soudain senti qu’un poids se soulevait de moi. Je ne pouvais pas le déterminer, mais à partir de ce moment-là, j’ai commencé à me rétablir. Il y a eu une « crise », au sens où je viens de la définir.
Ma femme était en ville ce jour-là et elle est rentrée à 19 heures.
« Tiens, je me sens beaucoup mieux », lui ai-je dit.
« Oh, D.ieu merci », a-t-elle répondu.
« Où étais-tu ? »
« À Brooklyn. »
« Où ? »
« Je suis allée voir le Rabbi. »
J’ai demandé : « À quelle heure es-tu allée voir le Rabbi ? »
« 14h30 », a-t-elle répondu. Fin de l’histoire. Encore une fois, je suis un scientifique ; un sceptique absolu, confirmé, pur et dur. De tous les sceptiques, je suis le sceptique en chef – mais voilà.
Quelques années plus tard, le jour de la fête de Shmini Atseret, en 1977, le téléphone a sonné. Je suis médecin, donc même si c’était Yom Tov, j’ai décroché. Tout ce que j’ai entendu, c’est « Venez ici ! ».
Il n’y avait pas de présentation, mais je savais que c’était le cousin de Gladys, le Rav Shlomo Cunin.
« C’est le Rabbi ? » ai-je demandé.
« Oui ».
Il s’est avéré que le Rabbi avait été victime d’une crise cardiaque. Je suis monté dans ma voiture et j’ai foncé au 770 en 22 minutes environ, où j’ai trouvé une foule de gens dans la Soucca.
« Qui est responsable ici ? » j’ai demandé.
Tout le monde montrait tout le monde du doigt ; personne n’était responsable. Il y avait un autre médecin que je connaissais – le Dr Bob Feldman. J’ai regardé dans sa direction, il a hoché la tête, et j’ai annoncé : « Très bien, tout le monde dehors ! ».
Bob et moi avons pris les choses en main et nous sommes restés avec le Rabbi. Nous avons appelé des spécialistes pour obtenir les informations dont nous avions besoin, et nous nous sommes occupés de tout sur le plan médical jusqu’à ce qu’un cardiologue, le Dr Ira Weiss, arrive de Chicago. Nous exercions en dehors de notre spécialité, mais grâce à D.ieu, nous n’avons fait aucune erreur.
Pendant les premières vingt-quatre heures, nous avons essayé de convaincre le Rabbi qu’il devait être hospitalisé. Pour la surveillance et l’administration des médicaments, j’ai expliqué qu’une unité de soins intensifs était le meilleur endroit.
« Ce n’est pas convaincant », a-t-il rétorqué. « Tout cela ne peut-il pas être fait ici ? ».
J’ai dû pâlir mais je devais donner une réponse honnête. « Avec de grandes difficultés », ai-je dit. Le Rabbi a pris cela pour un oui.
À 2h30 du matin, j’ai appelé l’hôpital juif de Brooklyn et j’ai expliqué ce dont nous avions besoin pour le Rabbi. Dans l’heure qui a suivi, tout le matériel a commencé à arriver au 770. Il n’a jamais été nécessaire de transférer le Rabbi dans une unité de soins intensifs car nous en avons établi une au 770.
Ses connaissances en médecine m’ont simplement étonné. En tant que patient, il savait poser les bonnes questions et souvent, j’en suis sûr, il connaissait également les réponses avant que je ne les donne. Il était l’homme le plus intelligent que j’aie jamais rencontré, dans tous les sens du terme. J’ai été constamment impressionné lors de nos conversations par ce qu’il savait. J’ai appris à ne jamais supposer qu’il ne savait pas quelque chose ; quand je le faisais, il me prouvait que j’avais tort – mais toujours avec le sourire.
Un événement historique et porteur d’espoir s’est déroulé la semaine dernière au Nigeria : la toute première célébration de Bar Mitsva hassidique dans ce pays d’Afrique de l’Ouest. Cette fête marquait le passage à l’âge adulte dz Lévi Uzan, fils des émissaires du Rabbi, le Rav Israël Uzan et son épouse Haya, qui œuvrent depuis plusieurs années auprès de la communauté juive nigériane.
La cérémonie en l’honneur de Lévi Uzan le fils des Chlou’him à Abuja, chargée de signification et de spiritualité, s’est tenue dans un lieu spécialement choisi pour l’occasion. Elle a rassemblé des membres de la communauté juive venus des quatre coins du Nigeria, ainsi que des délégations d’autres pays africains. Cette réunion a symbolisé l’unité du peuple juif par-delà les frontières.
L’événement a débuté par un moment de prière intense et recueillie. Des versets ont été récités pour invoquer la paix en Israël et demander le retour sain et sauf des otages. L’ambassadeur d’Israël au Nigeria, Michael Friedman, était présent. Il a prononcé un discours empreint d’espoir et appelant à l’unité, des valeurs particulièrement importantes en ces temps troublés.
Puis la fête proprement dite a commencé, mêlant avec joie les traditions hassidiques et les coutumes locales. Les danses et les chants ont exprimé l’allégresse des participants.
Mais les émissaires du Rabbi ne se sont pas contentés de célébrer cette Bar Mitsva. Ils ont profité de cette occasion pour lancer et promouvoir des projets humanitaires à destination de la population nigériane. Notamment, ils ont permis la construction de plusieurs puits qui fourniront de l’eau potable à des milliers de villageois. Ils ont aussi apporté leur soutien à des écoles, contribuant à l’éducation des enfants les plus démunis.
La population locale a accueilli les émissaires avec reconnaissance et enthousiasme. Touchés par ces actions concrètes visant à améliorer leur quotidien, beaucoup de Nigérians ont tenu à participer aux célébrations. Certains ont revêtu leurs plus beaux habits traditionnels. Des aînés ont effectué des danses ancestrales, transmettant leur héritage aux plus jeunes.
La réussite de cet événement doit beaucoup à la participation d’autres émissaires du Rabbi venus spécialement pour l’occasion. Il faut citer tout particulièrement le Rav Shlomo Bentolila, qui supervise toutes les communautés juives d’Afrique centrale. Sa présence a revêtu une importance toute particulière.
Au-delà de la Bar Mitsva elle-même, les émissaires laisseront une empreinte durable au Nigeria. Les projets qu’ils ont initiés se poursuivront. Mais surtout, ils ont fait souffler un vent de fraternité, démontrant que les liens entre les Hommes peuvent transcender leurs différences. Nul doute que le souvenir de ces journées restera longtemps gravé dans les mémoires.
Cette première Bar Mitsva hassidique au Nigeria a valeur de symbole. Elle témoigne de la vitalité de la culture juive sur le continent africain. Mais elle illustre aussi la force des valeurs de partage et de solidarité, qui peuvent rapprocher des communautés que tout semble séparer. C’est un message d’espoir pour le Nigeria et pour le monde entier, en ces temps où l’actualité est trop souvent porteuse de tensions et de divisions.
Le Rav Israel et Haya Uzan sont en Chli’hout à Abuja au Nigeria. La population du Nigeria est la plus importante d’Afrique et la 7ème au monde avec180 millions d’habitants. Lorsque ils sont venu au Nigeria, il y a cinq ans, ils ont d’abord emménagé à Lagos, la plus grande ville du Nigeria, puis à Abuja.
Nous allons partager avec vous une histoire touchante qui montre la façon dont les Chlou’him travaillent main dans la main.
Peu après leur déménagement à Abuja, le père de Haya, le Rav Elie Dahan, Chalia’h et rabbin de la communauté de Lille, reçoit un appel téléphonique d’un membre de la communauté:
» Bonjour M. le rabbin, ma sœur, vie actuellement avec son mari et ses enfants à Abuja au Nigeria. Je voudrais savoir si vous connaissez des ‘Habad dans cet endroit qui pourraient leur enseigner les Mitsvot de la Fête de Hanoucca ». Le Rav Dahan répondit sans hésiter : « Levi Uzan, le beau frère de ma fille Haya, se trouve justement en Chli’hout du « Merkaz Chli’hout à Abuja ».
Levi Uzan et son camarade d’étude sont donc allé visiter cette famille de deux enfants, une fille appelée Susan et un garçon appelé Yuri. Depuis ce jour, nous sommes restés en contact. Peu de temps après, Susan a du être scolarisée dans le nord de la France.
Le cercle de la Chli’hout continue … Le Rav Elie Dahan de Lille et son épouse sont restés en contact avec Susan en France, et le Rav Israel Uzan et son épouse avec avec sa famille au Nigeria.
Cette belle chaîne, impliquant des Chlou’him dans des villes différentes ne se termine pas là, puisque, plus tard, Susan va s’inscrire au séminaire de Beth Rivkah de Yerres, dirigé par le père du Rav Israel Uzan, le Rav Elie Uzan!
Susan s’appelle aujourd’hui « Shoshana », et elle vient de se fiancer à un jeune homme merveilleux. Shoshana va maintenant pouvoir fonder un foyer cacher.
A Abuja, le Rav Israel et Haya Uzan ont ouvert une école maternelle et un centre aéré « Gan Israel ». Tout au long de l’année, nous organisons des programmes pour les enfants et les adultes, des dîners le vendredi soir, des programmes pour chaque fête, des cours, des soirées conférences pour les dames etc.. », nous confient-ils.
Roni Kariboi, jeune Israélien de 25 ans, a vécu l’impensable lorsqu’il a été kidnappé par le Hamas et détenu en captivité pendant 51 jours éprouvants. Contre toute attente, il a réussi à s’échapper lors d’un bombardement avant d’être finalement libéré dans le cadre d’un échange de prisonniers. Au lendemain de sa délivrance miraculeuse, Roni a entrepris un pèlerinage émouvant auprès du Rabbi de Loubavitch, trouvant dans la prière et la connexion spirituelle la force de transcender les traumatismes de sa captivité.
Roni Kariboi, un jeune Israélien d’origine russe de 25 ans de la ville de Karmiel au nord d’Israël, a vécu une expérience traumatisante lorsqu’il a été kidnappé par le groupe terroriste Hamas le samedi 7 octobre alors qu’il travaillait en tant qu’ingénieur du son sur le Festival Nova. Détenu en captivité pendant 51 jours éprouvants, Roni a finalement été libéré dans le cadre d’un échange de prisonniers, alors que, jusqu’à présent, le Hamas n’a accepté de libérer aucun homme mais uniquement des femmes et des enfants, le groupe terroriste affirmant faire ce geste « en réponse aux efforts » du président russe, Vladimir Poutine, et à son « soutien à la cause palestinienne ».
Roni avait réussi durant sa captivité à tirer parti d’un bombardement de Tsahal sur l’immeuble dans lequel il était retenu en otage à Gaza pour s’enfuir. « J’ai compris que le bâtiment s’était effondré à cause des bombardements et qu’il a pu s’échapper de là et prendre la fuite. C’est comme dans un film », a-t-elle raconté. Touché par une pierre lors de l’effondrement, Roni porte encore quelques blessures à la tête mais il va bien. Pendant quatre jours, il est resté caché seul dans Gaza, tentant désespérément d’atteindre la frontière, avant d’être retrouvé par des Gazaouis qui l’ont ramené aux mains des terroristes.
Peu après sa libération miraculeuse, Roni s’est rendu pour la toute première fois de sa vie auprès du vénéré Rabbi de Loubavitch. C’est avec une émotion palpable et un cœur empli de gratitude qu’il a pénétré dans le sanctuaire sacré du ‘ »Ohel » du Rabbi à New York. Entouré par les fervents étudiants de la Yeshiva, Roni s’est plongé dans une prière intense, laissant les mots sacrés couler de ses lèvres tremblantes. Les jeunes disciples ont ensuite invité Roni à accomplir la précieuse mitzvah des Tefilines, un geste symbolique fort scellant son lien indéfectible avec le Tout-Puissant.
Profondément touché par leur accueil chaleureux, Roni a reçu de leurs mains le livre « Ce que j’ai appris du Rabbi », un témoignage de sagesse et d’enseignements qui résonnent à travers les générations. Depuis sa libération, il entretient des liens étroits avec les émissaires dévoués de ‘Habad, en Israël et à travers le monde, exprimant inlassablement sa reconnaissance pour leur soutien indéfectible et leurs prières ferventes qui l’ont accompagné durant ses heures les plus sombres.
Malgré les cauchemars qui hantent encore ses nuits, Roni trouve du réconfort dans ces rêves tourmentés, y voyant le signe qu’il surmonte peu à peu cette terrible épreuve. « Ron est toujours en train de rire et de sourire. Ce qui nous a donné de l’espoir dès le premier jour, c’est que nous le connaissons, et un enfant qui est toujours souriant peut s’en sortir, quelles que soient les conditions », a confié Yelena avec émotion.
L’histoire poignante de Roni Kariboi incarne la résilience indomptable de l’esprit humain face à l’adversité, et la force inébranlable que puise un homme dans sa foi. Son pèlerinage émouvant auprès du Rabbi témoigne de la puissance transformatrice de la prière et de la connexion spirituelle, capable de transcender les épreuves les plus insurmontables. Un récit bouleversant qui nous rappelle que même dans les ténèbres les plus profondes, une lumière peut toujours jaillir pour nous guider vers l’espoir et la délivrance.
Shmil (Shmouel Touati), chanteur de musique hassidique, raconte son parcours qui a commencé dès l’adolescence quand il a voulu sortir des albums avec des amis pour les centres aérés Gan Israel. Il a notamment composé la chanson « Au Rabbi » qui est devenue un classique.
Il explique que les « nigunim », les mélodies hassidiques, ont un pouvoir spécial de toucher l’âme en profondeur. Même sans paroles, juste avec des sons comme « Oy Oy Oy », un nigun transmet un message fort.
Chmouel a été inspiré par des chanteurs comme Avraham Fried qu’il considère comme « le roi de la musique hassidique ». Il admire chez lui l’équilibre entre musique et authenticité hassidique.
L’étude et le chant des nigunim font partie intégrante de l’éducation dans les yeshivot Habad. C’est une façon de se connecter à la pensée des Rebbes. Certains nigunim comme les « Dalet Bavot » de Rabbi Shneur Zalman sont si puissants qu’on dit que le Rebbe est présent quand on les chante.
En tant que chanteur, Shmouel cherche à transmettre la joie, l’amour du prochain et la confiance en Dieu. Il dirige aussi l’association « The Time » qui s’occupe d’enfants handicapés.
Son message est que le nigun est comme un pont pour ramener les gens dans le droit chemin. Les chanteurs ont une responsabilité dans les valeurs qu’ils véhiculent à travers la musique hassidique.
Le 15ème Shabbaton International Annuel des Juifs Russes, prévu dans trois semaines, sera la plus grande célébration de la fierté juive pour la communauté juive russe aux États-Unis.
Il ne reste plus que trois semaines avant la plus grande célébration de la fierté juive pour la communauté juive russe aux États-Unis. Alors que de plus en plus de Juifs sont inspirés à embrasser l’unité juive, les inscriptions au Shabbaton ont monté en flèche et sont presque complètement épuisées.
Quel moment plus approprié peut-il y avoir que le mois joyeux d’Adar pour célébrer le Shabbaton International des Juifs Russes ? Et quel thème plus approprié pour le Shabbaton de cette année peut-il y avoir que « Am Yisrael Chai » ? Mille Juifs de 40 communautés et 16 états, de tous les niveaux d’observance de la Torah, se rassembleront dans l’unité et déclareront d’une seule voix qu’Am Yisrael vaincra ses ennemis, maintenant et pour toujours.
L’oratrice principale Aleeza Ben Shalom, qui arrive d’Israël, marieuse de renommée mondiale, star de l’émission Netflix « Jewish Matchmaking », partagera son parcours spirituel inspirant.
La formidable liste d’intervenants comprend : Yair Ansbacher, PhD, consultant stratégique auprès du bureau du Premier ministre, soldat de combat de Tsahal dans une unité spéciale de contre-terrorisme, qui partagera son expérience sous le feu à Gaza ; le Rav Manis Friedman, expert de renommée mondiale sur les relations, auteur, conférencier et philosophe ; le Rav Yehoram Ullman, chef du tribunal rabbinique de Sydney, Australie ; Ilya Axelrod, humoriste à se tordre de rire et réserviste de Tsahal ; Avi Peretz, sensation musicale israélienne ; Isabella Reichel, EdD, professeure et chercheuse à l’Université Touro ; Itay Milner, porte-parole et consul pour les affaires médiatiques au consulat israélien de New York, et bien d’autres intervenants de renom.
Pour la liste complète des intervenants de cette année, pour plus d’informations et pour vous inscrire, visitez www.russianshabbaton.com.
Cette entreprise herculéenne est organisée chaque année par le Rav Benzion Laskin, directeur du Shabbaton, un projet conjoint de la Lubavitch Youth Organization, sous la direction du directeur de programme, le Rav Kasriel Kastel, et de Chamah International : le Rav Hillel Zaltzman, président, le Rav Moshiach Chudaitov, vice-président exécutif, le Rav Binyomin Malachovski, directeur exécutif, et le Rav Berri Spitezki, directeur du développement. Les nombreuses semaines de planification méticuleuse sont évidentes dans le déroulement fluide de l’événement par le Rav Laskin et son comité de programme assidu : Rav Baruch Lepkivker, Rav Moshe Chaim Levin.
Du somptueux déjeuner-buffet de bienvenue du vendredi au repas d’adieu du dimanche après-midi, c’est une joyeuse célébration. Les invités choisissent parmi soixante-dix conférences données par certains des plus grands érudits de la Torah de la communauté juive, des rabbins, des médecins et des professeurs, qui sont présentées en russe et en anglais sur un large éventail de sujets, parfois six sessions se déroulant simultanément.
L’apprentissage touche l’esprit et le cœur des gens. Le vaste éventail de sujets comprend la hala’ha, la kabbale, des sessions d’étude de la Torah basées sur des textes, la Torah et la science, l’optimisation de la bonne santé, les relations interpersonnelles, la famille, le ‘hassidisme, et des ateliers pratiques, tels que la cuisson de la ‘halla, la décoration de plats, et plus encore.
Les invités passeront trois jours idylliques au luxueux Hilton de Parsippany, dans le New Jersey, à apprendre, se détendre et se ressourcer en compagnie de leurs amis, anciens et nouveaux. Chaque année, des familles avec de jeunes enfants, des grands-mères et des grands-pères, des professionnels, des étudiants, des célibataires et des adolescents, et même des familles de trois générations, font l’expérience d’un Chabbat authentique, beaucoup pour la toute première fois. Aucun effort ni dépense n’est épargné pour offrir une expérience d’apprentissage ultime et des divertissements de classe mondiale. Les concerts sensationnels, la cuisine gastronomique abondante, plus le salon de thé ouvert 24 heures sur 24, la beauté d’une célébration traditionnelle de Chabbat, le sentiment d’unité qui imprègne la foule – tout cela a un impact durable sur les invités.
L’une des principales réalisations du Shabbaton est la création de familles juives. Un vaste programme pour les célibataires est prévu. Le Rav Yisroel Bernath, le « Rav de l’amour », fondateur de JMatchmaking International, dirigera les événements de speed-dating, le mentorat de coach en matière de rencontres et les sessions individuelles, suivis de matchmaking directement au Shabbaton. Des événements distincts sont organisés pour les célibataires plus jeunes et plus âgés. Chaque année, plusieurs couples qui se sont rencontrés au Shabbaton russe se marient. L’année dernière, un couple qui s’était rencontré au premier Shabbaton est revenu avec ses enfants.
Le programme complet et éducatif pour les enfants, qui libère les parents pour qu’ils puissent participer pleinement et profiter du programme, sera dirigé par Bracha Zaltzman, et les services professionnels de garde d’enfants seront dirigés par Mme Sima Vernick.
Le programme amusant de Motzoei Chabbat pour les femmes sera lancé par un incroyable concert de jazz juif par la vive et acclamée compositrice et chanteuse israélienne Zlata Razdolina, et la violoniste virtuose Rivka Miriam Fisher. Le grand concert pour toute la foule mettra en vedette les sensations musicales israéliennes Avi Peretz et Vladi Blayberg et le célèbre Cantor Moshe Shur.
Le Shabbaton est le moyen idéal pour les Shlou’him d’amener leurs mekuravim au niveau supérieur. C’est leur travail acharné année après année qui fait du Shabbaton un événement aussi incroyable. Le Shabbaton dure trois jours idylliques mais son impact dure toute une vie.