La prédiction de la Torah sur le Hamas va vous étonner – Rav Shimon Jacobson

La prédiction de la Torah sur le Hamas va vous étonner – Rav Shimon Jacobson

וַתִּשָּׁחֵ֥ת הָאָ֖רֶץ לִפְנֵ֣י הָֽאֱלֹהִ֑ים וַתִּמָּלֵ֥א הָאָ֖רֶץ חָמָֽס׃

« La terre est devenue corrompue devant Dieu ; la terre était remplie de Hamas, de violence »

 

Dans la portion biblique de Noé, il est question d’un monde rempli de « Hamas », un mot hébreu signifiant violence, effusion de sang et meurtre. Ce terme est répété deux fois, décrivant un monde submergé par la violence et la corruption. D.ieu décide alors d’éradiquer toute cette violence et corruption en apportant le grand déluge. Ce fut le dernier recours, car le monde était tellement rempli et pollué qu’il n’y avait pas d’autre choix. Cependant, ce déluge était aussi un moyen de purification. L’objectif n’était pas la destruction, mais la purification, le renouveau, la renaissance. Parfois, il faut éliminer l’infection.

Nous lisons également comment D.ieu choisit Noé et sa famille, les justes, pour les préserver afin qu’ils puissent reconstruire le monde. Les leçons pour notre époque ne pourraient être plus évidentes.

Le « Hamas » a infecté l’humanité, révélant sa brutalité et son atrocité. Il arrive un moment où il n’y a pas d’autre choix que d’apporter un « déluge » pour éradiquer cette violence, non pas parce que nous le voulons, mais parce qu’il n’y a pas d’autre choix. L’objectif est la purification, la reconstruction, et de faire ressortir le meilleur chez les êtres humains. Ce n’est pas seulement un effort juif, mais un effort mondial, car cela affecte tous ceux dans ce monde qui aiment la vie, la décence et la civilité.

Est-ce un message d’en haut ? C’est presque étrange que, alors que nous lisons littéralement dans la Torah comment le monde est rempli de « Hamas » et qu’en conséquence vient le déluge, nous devons également oblitérer et anéantir toute forme de « Hamas ». Commençons par sa forme physique la plus flagrante. Le livre de Joël, le prophète, parle de la désolation d’une terre ennemie à cause de la violence faite aux enfants de Juda, car ils ont versé du sang innocent dans leur terre. Et dans le livre d’Isaïe, il est dit que la violence ne sera plus entendue dans votre terre.

Mais notre objectif n’est pas la vengeance, c’est la purification. C’est pourquoi Noé et sa famille sont invités à construire une arche pour se protéger des eaux déchaînées qui doivent éradiquer la violence. Construire une arche, en hébreu, signifie aussi construire des mots, des mots saints de prière et d’étude de la Torah qui vous protégeront et serviront d’oasis pour les justes. Noé était un juste, donc vous pouvez vous protéger et finalement reconstruire le monde jusqu’à ce que nous transformions un monde de « Hamas » en un monde divin.

Mais tout ce qui existe dans le macrocosme existe également dans le microcosme. Si le mal existe dans le monde, cela signifie que nous devons aussi l’éradiquer en nous-mêmes, même sous sa forme la plus subtile. C’est un moment où nous devrions déclarer la guerre dans nos propres cœurs et âmes contre toute forme de violence, de colère, de blessure, de crime ou de corruption. Nous devrions éradiquer et purifier toute trace de cela, et cela aussi a un impact jusqu’à ce que nous transformions ce monde, comme le dit le prophète Isaïe, en un monde rempli de connaissance divine, comme les eaux recouvrent la mer.

Chacun de nous est appelé en un temps comme celui-ci à prendre cette décision morale. Il est très clair, ce n’est pas ambigu : le bien et le mal, la lumière et les ténèbres. Et puissions-nous mériter que cela se produise de la manière la plus rapide possible, avec le moins de douleur possible. C’est là l’une des leçons les plus profondes que nous enseigne la Torah.

 

Alloj le live : « L’école de la bienveillance à Montrouge », une interview du Rav David Mimoun

Alloj le live : « L’école de la bienveillance à Montrouge », une interview du Rav David Mimoun

Eric Hassoun a rencontré le fondateur du complexe Pardess Hannah à Montrouge, Rav David Mimoun. Il nous raconte les prémices de son école, de la crèche au collège, les valeurs qu’il prône dont le savoir-vivre et la bienveillance envers son prochain. 

 

Quelle a été l’origine et l’évolution du Beth Habad de Montrouge ?
Il y a 30 ans, nous avons débuté avec un modeste Beth Habad de 90 m². À cette époque, il n’existait pas de crèche dans tout le département du 92. Nous avons alors eu l’initiative de créer une crèche, ce qui a conduit au déplacement du Beth Habad à la rue Racine pour y établir une crèche de 18 berceaux. C’était le début d’une aventure communautaire et éducative remarquable.

Quels sont les composants actuels du complexe Pardess Hanna ?
Le complexe Pardess Hanna, situé au cœur de Montrouge, est un établissement complet comprenant une crèche de plus de 90 berceaux, une maternelle avec trois classes, ainsi qu’une école primaire et un collège pour filles et garçons. Nous sommes une école privée, et certaines de nos classes bénéficient d’un contrat avec l’État, assurant ainsi un enseignement de qualité et conforme aux programmes académiques.

Comment décririez-vous la dynamique de la communauté juive à Montrouge ?
La communauté juive de Montrouge est particulièrement dynamique et unie. Nous collaborons étroitement avec d’autres institutions, comme le Consistoire, pour organiser des activités communes. Cette synergie crée un environnement chaleureux où les familles partagent des moments forts, notamment lors des Chabbats. L’arrivée de la première crèche a été un catalyseur, attirant de nombreuses familles juives dans la région.

D’où proviennent les élèves du complexe scolaire Pardess Hanna ?
Bien que nous ayons une forte représentation locale de Montrouge, notre école accueille également des élèves de tout le département du 92 et au-delà. Nous avons mis en place des services de transport couvrant des zones étendues, y compris le 15e et le 16e arrondissement de Paris, Boulogne, ainsi que d’autres banlieues comme Clamart, Meudon, et Massy. Cela témoigne de l’attrait et de la réputation de notre école au sein de la communauté juive.

Quelles valeurs cherchez-vous à inculquer à travers Pardess Hanna ?
Notre philosophie éducative repose sur trois piliers : la Torah, le savoir-vivre et l’éducation globale de l’enfant. Nous aspirons à ce que nos élèves intègrent ces valeurs dans leur quotidien, pas seulement pour exceller académiquement, mais pour devenir des individus équilibrés et bienveillants. Notre approche est holistique, visant à préparer les enfants à devenir des membres responsables et actifs de la communauté.

Comment prenez-vous en charge les élèves ayant des besoins spécifiques ?
Nous accordons une attention particulière à chaque élève, en reconnaissant et en répondant à leurs besoins individuels. Pour les enfants ayant des difficultés particulières, nous avons des AVS spécialisées. Cette approche personnalisée est cruciale pour assurer que chaque enfant reçoive l’attention et le soutien dont il a besoin pour s’épanouir.

Quelles sont les perspectives pour l’année scolaire à venir ?
Les inscriptions pour la prochaine année scolaire sont ouvertes, et nous encourageons les familles intéressées à visiter notre école. Pardess Hanna est plus qu’une école ; c’est une communauté où l’éducation, la bienveillance et le savoir-vivre sont au cœur de notre mission. Nous sommes impatients d’accueillir de nouvelles familles et de continuer à enrichir la vie de nos élèves.

Les inscriptions sont d’ores et déjà ouvertes.
Contact: [email protected]
Tel: 0615704048

 

L’humilité : Une force de caractère méconnue

L’humilité : Une force de caractère méconnue

Dans notre société contemporaine, où l’arrogance et l’auto-affirmation sont souvent glorifiées, l’humilité se dresse comme une vertu sous-estimée, voire mal interprétée. Souvent confondue avec une forme de faiblesse ou un manque de confiance en soi, l’humilité véritable est en réalité un signe de force intérieure et de maturité morale. Elle représente une qualité profonde qui mérite d’être réévaluée et mieux comprise dans son essence.

 

L’humilité véritable transcende la simple modestie ou le retrait de soi. Elle incarne une reconnaissance sincère que nos talents et nos capacités ne sont pas le seul fruit de nos efforts individuels, mais également le résultat de dons et de circonstances pour lesquels la gratitude est de mise. Cette prise de conscience nous ouvre à l’apprentissage continu et à la croissance personnelle, nous rendant plus réceptifs aux idées et aux expériences d’autrui, et enrichissant ainsi notre propre parcours de vie.

Dans la pratique quotidienne, l’humilité se manifeste souvent dans des situations complexes, notamment lorsqu’il s’agit de répondre à des injustices ou à des comportements abusifs. Prenons l’exemple d’un enfant réprimandé sévèrement par un parent en public. L’humilité, dans ce contexte, nous confronte à un dilemme moral : faut-il intervenir ou non ? Cette situation illustre la nature nuancée de l’humilité en action. Parfois, l’humilité exige de nous de prendre position, même si cela nous met mal à l’aise, tandis que d’autres fois, elle nous incite à céder la place à d’autres ou à adopter une approche plus réfléchie.

L’humilité ne doit pas être perçue comme une renonciation à la force ou à l’individualité. Au contraire, elle est une ouverture à l’apprentissage, à l’évolution personnelle et à la reconnaissance de notre appartenance à un ensemble plus vaste. Elle nous invite à écouter avant de réagir, à comprendre avant de juger, et à agir avec conscience et compassion. L’humilité est cette capacité à reconnaître nos limites tout en aspirant à les dépasser, à accepter nos erreurs tout en cherchant à les corriger, et à valoriser les contributions des autres tout en affirmant nos propres convictions.

Loin d’être un signe de faiblesse, l’humilité est en réalité une force tranquille, un équilibre entre l’affirmation de soi et la considération pour autrui. Elle est un pilier de sagesse et de maturité, guidant vers une vie plus harmonieuse et épanouissante. Dans un monde souvent dominé par l’égo et la compétition, l’humilité se révèle être un acte de courage, un pas vers une existence plus authentique et plus significative. Elle nous rappelle que la grandeur ne réside pas dans la domination ou l’auto-promotion, mais dans la capacité à rester humble, à apprendre des autres, et à contribuer au monde avec intégrité et bienveillance.

Victoire à Lod : 4 sièges pour les partis orthodoxes, dont un ‘Habad au conseil municipal

Victoire à Lod : 4 sièges pour les partis orthodoxes, dont un ‘Habad au conseil municipal

 

 

Surprise à Lod : Au terme d’une campagne électorale mouvementée et longue, la communauté ‘Habad de Lod qui compte plus de 1 200 familles, est parvenue à faire entrer un représentant Loubavitch au conseil municipal. R’ Shmulik Burukis, qui a rejoint le parti Shass et uni la communauté orthodoxe avec la communauté lituanienne du quartier Ganei Eilon (A’hisamac’h), a réussi à amener aux urnes plus de 1 500 hassidim ‘Habad qui ont soutenu la liste qui a fait l’histoire en remportant 4 sièges. Les orthodoxes, aux côtés du Likoud et de la faction arabe, seront le plus grand parti du conseil, les trois ayant obtenu 4 sièges.

 

Retournement historique à Lod : le secteur orthodoxe s’est uni pour les élections municipales et a remporté 4 sièges au conseil municipal. Il sera le plus grand parti du conseil, aux côtés du Likoud et de la faction arabe qui ont également remporté 4 sièges dans la ville.

Tout a commencé lorsque R’ Shmulik Burukis, représentant de ‘Habad au nom du Rav Baruch Boaz Jourkovic, membres du comité communautaire, et plus de 1 200 familles de ‘Habad ont décidé de rejoindre le représentant et président du Shas à Lod, R’ Benny Sitalkil, et d’unir avec eux le secteur lituanien résidant dans le quartier Ganei Eilon (A’hisama »h) et de se présenter comme un bloc orthodoxe uni.

Beaucoup étaient sceptiques mais la grande victoire enregistrée hier (mercredi) a laissé beaucoup bouche bée. 4 sièges – confiance absolue dans les élus, et plus de 5 000 personnes qui ont décidé d’unir la force de la communauté orthodoxe à Lod.

Tard dans la nuit, lors de la réception des résultats, il y a eu une grande joie parmi les Hassidim de ‘Habad à Lod. Le représentant présenté en troisième position est entré au conseil municipal et travaillera pour le développement et la prospérité de la grande communauté qui se développe chaque jour.

Dans son discours de victoire hier soir, Me Yair Ravivo, maire de la ville, a déclaré : « La communauté ‘Habad a surpris. Il y a 5 ans, je me tenais sur cette chaise après ma victoire et je n’étais pas satisfait de leur vote, et maintenant ils m’ont soutenu et je les embrasse à mes côtés ».

Regardez cet extrait du discours de Ravivo sur l’aide des Hassidim de ‘Habad :

Regardez : un Hassid Habad de Crown Heights retrouve sa femme et ses 6 enfants après 4 mois de mobilisation à Gaza

Regardez : un Hassid Habad de Crown Heights retrouve sa femme et ses 6 enfants après 4 mois de mobilisation à Gaza

 

Quand un Hassid Habad de Crown Heights, Henoch Junik, de nationalité israélienne, a été appelé par Tsahal après le 7 octobre, il n’a pas hésité. Voici le récit d’une rencontre miraculeuse qui lui a permis de faire venir sa femme et ses 6 enfants en Israël, après 4 mois.

Le chat WhatsApp des bonnes nouvelles d’Israël partage une histoire racontée par l’éminente conférencière Mme Myriam Swerdlov :

Henoch Junik a servi dans l’armée israélienne quand il était adolescent. Depuis, il s’est marié, ils ont eu 6 enfants et ont déménagé à Crown Heights.

Lorsque la guerre a éclaté le 7 octobre, il a dit à sa femme que s’il recevait un appel de l’armée pour faire son service de réserve, il devrait y aller. Ayant une femme et six enfants, il aurait pu refusé de servir. Mais il ressentait l’appel du devoir. Il sentait que c’était quelque chose qu’il devait faire.

Il a été mobilisé pour le service de réserve depuis le 9 octobre. Puis il y a une semaine, on lui a dit qu’il aurait trois semaines de congé dans deux semaines. Mais au lieu de rentrer chez lui, il voulait faire venir sa femme et ses enfants en Israël. Cela signifie acheter 7 billets d’avion, et trouver un logement assez grand pour loger sa famille. Il a donc passé quelques coups de fil et on lui a dit qu’il pouvait obtenir 25% de réduction sur chaque billet sur El Al. Mais cela représentait un montant exorbitant. Il n’a pas travaillé depuis le 7 octobre ! Ne pouvant se permettre de telles dépenses, il décide qu’il devra rentrer à Crown Heights pour rendre visite à sa famille.

Ce soir-là, ses amis l’ont invité dans un certain restaurant à Jérusalem où les soldats mangent gratuitement. Ils se sont retrouvés au restaurant en train de manger un délicieux repas lorsqu’il a vu, à l’arrière du restaurant, les deux propriétaires qui offraient ces repas incroyables.

Étant une personne très correcte, il est allé vers eux pour les remercier : « Merci beaucoup pour ce repas incroyable.»

L’un d’eux lui dit :
– « Prenez aussi un peu de nourriture à la maison pour votre femme. »
– « J’aimerais bien, mais elle est aux Etats-Unis avec mes six enfants ».
– « quand est la dernière fois que vous les avez vus ? Il leur a donc raconté son histoire, qu’il voulait les faire venir mais qu’il n’en avait pas les moyens ».
Les deux hommes se sont regardés et ils ont dit en souriant :
– « vos billets d’avion sont offerts ! ».
Le soldat n’y croyait pas. Mais ils ont insisté :
« Allez appeler votre femme ! Dites-lui de commencer à préparer les valises. Notre secrétaire vous appellera demain matin. »

J’ai les larmes aux yeux en partageant cette histoire avec vous. Je l’ai racontée tant de fois, et elle m’émeut toujours.

–  « Avez-vous un endroit pour les loger ? »
–  « Non ».
– « Nous avons un appartement meublé disponible à Har Nof. Ils pourront y loger sans aucun problème ».

Et ces deux Tsaddikim proposèrent même des fonds supplémentaires pour l’argent de poche pendant leur séjour en Israël. Incroyable. Incroyable. Je n’ai pas de mots.

Encore une fois, pour la millième fois depuis que cette guerre a commencé, disons-le : Qui est comme ton peuple, Israël !

VIDÉO : la famille Junik se réunit à l’aéroport Ben Gurion :

Ma rencontre avec le Rabbi : « Ne soyez pas un hassid des moments difficiles » – Dr. David Krinsky

Ma rencontre avec le Rabbi : « Ne soyez pas un hassid des moments difficiles » – Dr. David Krinsky

Au début des années 1970, le gouvernement fédéral a exigé que les écoles dentaires proposent des cours sur une certaine nouvelle méthode de traitement. En tant qu’étudiant en dentisterie, j’ai découvert que peu de gens s’étaient inscrits à ces cours, et j’étais l’un d’entre eux. Après avoir terminé mes études en 1974, ces cours ont été arrêtés ; l’intérêt du gouvernement pour le sujet semblait s’être estompé.

Dr. David Krinsky, dentiste à la retraite, a enseigné la dentisterie pendant vingt ans au collège dentaire de l’Université de Columbia – il réside à Woodmere, New York. Il a été interviewé en Nisan 5783 (2023).

Au début des années 1970, le gouvernement fédéral a exigé que les écoles dentaires proposent des cours sur une certaine nouvelle méthode de traitement. En tant qu’étudiant en dentisterie, j’ai découvert que peu de gens s’étaient inscrits à ces cours, et j’étais l’un d’entre eux. Après avoir terminé mes études en 1974, ces cours ont été arrêtés ; l’intérêt du gouvernement pour le sujet semblait s’être estompé.

En 1982, j’enseignais la dentisterie clinique depuis plusieurs années à l’école dentaire de l’Université de Columbia et travaillais en parallèle au centre médical presbytérien. J’aimais enseigner et travailler en clinique privée, mais le salaire était minime – personne ne fait ça pour l’argent. J’avais déjà quatre enfants et un prêt immobilier, donc je devais travailler trois emplois.

À cette époque, le gouvernement a de nouveau manifesté de l’intérêt pour cette nouvelle méthode de traitement et a proposé des postes d’enseignement avec une rémunération décente. L’école dentaire de Columbia a embauché le Dr Bernard Tolpin, qui avait de l’expérience grâce à des subventions gouvernementales, et il a commencé une campagne pour trouver des dentistes qualifiés afin de former un département pour enseigner ce nouveau domaine.

Comme j’étais la seule personne dans la région avec une expertise dans ce domaine, je correspondais parfaitement aux exigences du poste. J’ai postulé, et lors de mon entretien avec le Dr Tolpin, nous avons immédiatement trouvé un terrain d’entente. Je pensais qu’il m’embaucherait sur place, mais il a promis de me tenir informé. Le temps passait, et chaque fois que je rencontrais le Dr Tolpin à l’école, il était amical envers moi, mais aucune offre d’emploi n’arrivait.

Un jour, pendant cette période, mon oncle, le Rav Yehouda Krinsky, l’un des secrétaires du Rabbi de Loubavitch, m’a appelé pour me dire que le Rabbi s’intéressait à moi et m’a demandé si j’étais le genre de hassid qui ne s’adresse au Rabbi qu’en temps de crise.

Mon lien avec le Rabbi a commencé pendant mes études secondaires, lorsque ma classe de Boston est allée passer un Chabbat à Crown Heights. C’était une expérience incroyable ! 770 était bondé, et pourtant, je me souviens avoir vu un chemin se frayer à travers la foule, restant ouvert juste assez longtemps pour que le Rabbi passe et atteigne sa place, puis le chemin a disparu.

J’ai été impressionné par ce première Farbrenguen auquel j’ai assisté. Quand j’ai entendu la voix du Rabbi, même si je ne comprenais pas tout ce qu’il disait en yiddish, je me sentais élevé ainsi que par les nigunim !

En fait, une des années où j’enseignais la dentisterie, une infirmière m’a demandé si j’avais déjà été à un Farbrenguen. Je me suis souvenu de mes expériences et j’ai répondu : « Oui, j’y étais ».

Ma première rencontre avec le Rabbi a eu lieu avant le mariage de ma sœur, lorsque le fiancé de ma sœur et ma famille ont eu une audience privée avec le Rabbi. J’étais tellement ému que je ne me souviens pas de grand-chose, à part ses yeux pénétrants. Il nous a serré la main en sortant, contrairement à ce à quoi nous nous attendions, et a dit : « Ne soyez pas un hassid des moments difficiles »

Mon futur beau-frère avait récemment obtenu son ordination Rabbinique et avait terminé ses études universitaires. Mais maintenant, à l’approche de son mariage imminent, il exprimait des inquiétudes de ne pas avoir encore trouvé d’emploi.

La réponse du Rabbi à mon beau-frère est restée gravée dans ma mémoire jusqu’à aujourd’hui : « D.ieu prend soin de trois milliards de personnes ; il peut certainement s’occuper de deux de plus ».

J’écrivais aussi au Rabbi, mais pas fréquemment. Je ne voulais pas le déranger, donc quand j’écrivais, je formulais mes lettres avec le moins de mots possible, expliquant ce que ma femme faisait, ce que faisaient mes enfants, chacun de mes emplois, ainsi que le nouveau poste d’enseignement amélioré que j’espérais obtenir.

Des semaines et des mois se sont écoulés, et entre-temps, rien n’a progressé à l’école concernant le poste que je voulais vraiment. Puis, un jour, j’ai vu le Dr Tolpin accompagner un jeune homme bien habillé et faisant connaissance avec différentes personnes. « Qui est cet homme ? », me suis-je demandé.

« Oh, c’est un dentiste de Floride qui est venu postuler pour le nouveau département ». Le Dr Tolpin interviewait de nouveau des candidats pour le poste !

Je l’avoue : je me sentais très blessé. J’étais déçu du Dr Tolpin et même en colère. Il m’avait plus ou moins déjà promis le poste, et maintenant il interviewait de nouveaux candidats. Je ne pouvais pas imaginer travailler sous ses ordres, même si le poste m’était offert ; à ce stade, j’étais tellement nerveux que je ne pouvais même pas le regarder. « Comment pourrais-je travailler avec une telle personne ? », expliquais-je à tous ceux que je connaissais.

Quelque temps plus tard, un dimanche, mon oncle, le Rav Yehouda Krinsky m’a appelé pour m’annoncer qu’il avait une réponse du Rabbi pour moi.

« Une réponse à quoi ? », lui-ai-je demandé.

« Tu n’as pas écrit récemment ? »

« Non, pas ces derniers mois ».

« Et tu n’as posé aucune question à ce moment-là ? »

« Non, j’ai juste mis au courant le Rabbi des nouvelles familiales ».

« Eh bien, de toute façon, voici ce que le Rabbi a répondu : ‘Acceptez le poste à l’école dentaire' ».

« Mais il n’y a aucun poste à l’école dentaire ! » J’étais complètement déconcerté. Je ne pouvais pas comprendre ce qui venait de se passer.

Le lendemain matin, un lundi, le Dr Tolpin m’a appelé :  « C’est très difficile de vous joindre », a-t-il dit. « J’essaie de vous contacter depuis jeudi ! La subvention gouvernementale a été approuvée ! Enfin, je peux commencer à recruter une équipe – j’espère que vous êtes toujours intéressé par le poste à l’école dentaire ? »

Après le choc initial, tout ce que j’ai pu dire, c’était : « Oui… je suis intéressé ».

J’étais tellement en colère contre le Dr Tolpin que si le Rabbi ne m’avait pas dit d’accepter le poste, j’aurais probablement répondu négativement. Mais alors cette étrange conversation téléphonique avec mon oncle le Rav Yehouda Krinsky ce dimanche matin…

Finalement, j’ai travaillé plusieurs années dans ce département, avec le Dr Tolpin, qui s’est avéré être un excellent employeur, et tous les avantages. Ces années ont été les meilleures et les plus satisfaisantes de toutes mes années d’enseignement.

 

Résultats des élections dans les villes à forte concentration ‘Habad

Résultats des élections dans les villes à forte concentration ‘Habad

Les élections municipales se sont terminées hier alors que pour la première fois dans plusieurs bastions de ‘Habad où des hassidim de ‘Habad se présentaient en tant que représentants des communautés, de nouveaux records ont été battus.

 

Voici un résumé exclusif des résultats dans ces localités :

Kfar ‘Habad

Le président du conseil régional des Champs de Dan, David Yifrah, a été réélu pour un autre mandat à la tête du conseil après avoir été soutenu par la faction centrale de Kfar ‘Habad dirigée par son adjoint R’ Binyamin Lipshitz qui a obtenu 3 sièges. La faction de R’ Mendy below « Ko’ah » a également obtenu 3 sièges.

Safed

Pour la première fois, un maire orthodoxe : Yossi Kakon (Shass) qui a bénéficié d’un large soutien de ‘Habad, mène avec 52% sur le maire sortant Shuki Ohana qui a obtenu 43%. Les représentants de ‘Habad au conseil sont R’ Shneur Lipsker et R’ Yoram Mauda. Il ne reste que quelques voix pour faire entrer le troisième représentant R’ Arie Nislavitz.

Lod

Shmulik Burukis, représentant de ‘Habad au Shas, est entré au conseil après avoir bénéficié du soutien du Rav Boaz Jourkovic. Selon le décompte préliminaire, le Shas reçoit plus de 3 sièges et se rapproche du quatrième siège.

Jérusalem

Le maire sortant Moshe Leon a été réélu pour un autre mandat avec 82% des voix.
Le Rav Yaakov Halperin, de Ramat Shlomo, adjoint au maire et représentant de ‘Habad à la mairie, qui se présentait en 4ème position sur la liste de l’Agoudat Israel (Guimel), n’a pas été réélu au conseil.

Kiryat Malakhi

La nouvelle faction « ‘Ahavat » de la communauté ‘Habad de Na’halat a obtenu 4 sièges, menée par l’avocat Yehuda Krispin, suivi de R’ Levi Raskin, puis R’ Yossi Saady et R’ ‘Haïm Steiner en quatrième position. Le maire sortant Eliahou Zohar mène avec un écart significatif de 65% sur son rival Elior Ammar qui n’a obtenu que 35% des votes des résidents.

Bnei Brak

Le maire sortant de Bnei Brak, le Rav Meir Rubinstein, a été réélu pour un autre mandat. Le représentant de ‘Habad, le Rav Meir Barlev, a été élu au conseil sur la grande liste de la ville. Plus de 80% des votes des hassidim de ‘Habad ont été enregistrés – l’un des taux les plus élevés parmi les communautés hassidiques de la ville.

Rehovot

Pour la première fois un représentant de ‘Habad a été élu au conseil de Rehovot : R’ Arik Lipsker, représentant de la communauté ‘Habad de Rehovot, qui s’est présenté pour la première fois sur une liste indépendante sous le slogan « ‘Haï ». Il y aura probablement un second tour pour la mairie entre Matan Dill (38,5%) et Zohar Baloom (27,7%).