Le père de Rivka Marelus lui a raconté une histoire « mémorable » sur un cours de Talmud que le Rabbi a donné à la rue des Rosiers à Paris dans les années 1930.
La famille Jalinski a vécu à Francfort. Après des visites de leur domicile par des agents de la Gestapo à la recherche de Moshe Schmu, le patriarche de la famille, ils ont décidé de déménager en Suisse et, au milieu des années 1930, à Paris. Pour le moment, la vie serait plus paisible ici qu’en Allemagne. Abraham Yehuda avait 13 ans à l’époque. Rivka Merelus est sa fille.
« Le Rav Rubinstein était le rabbin de la communauté où vivaient mes grands-parents et bien sûr mon père faisait partie de sa congrégation. Le Rav Rubinstein était un ami proche du Rabbi. »
« Un jour, le Rav Rubinstein a dit à mon père, alors qu’il n’était encore qu’un jeune garçon de 12 ou 13 ans, peut-être un peu plus : « Si tu veux connaître la vérité sur la Torah, va voir le Rabbi de Loubavitch, tu y trouveras des réponses. » »
« Mon père nous a dit que sa mère était une amie très proche de la Rebbetzin Haya Mouchka, ils s’entendaient très bien, parlaient la même langue et étaient amies proches. »
« Mon père nous a raconté une belle histoire qui s’est déroulée à la rue des Rosiers. Beaucoup de gens avaient décidé d’écouter le Rabbi de Loubavitch donner un cours de Guemara et ils étaient tous assis dans la synagogue. Malheureusement, il n’y avait pas assez de Guemaras pour que chacun en ait une, donc 3 à 4 personnes devaient partager le même livre et essayer d’y jeter un coup d’œil. Ils se sont rendu compte que le Rabbi tenait une Guemara seul, il ne la partageait avec aucun des autres et non seulement ça, il la tenait très près de ses yeux, comme s’il ne voyait pas correctement. »
« Tout d’abord, cela a étonné tous les hassidim assis dans la synagogue. Comment se fait-il que le Rabbi ne partage pas alors que nous n’avons pas assez de livres ? Et d’autre part, ils ne comprenaient pas pourquoi il lisait de si près, ils ne l’avaient jamais vu avoir de problème de vue. »
« Quoi qu’il en soit, ils ont écouté le cours et à la fin, quand le Rabbi est sorti, ils ont pris la Guemara que le Rabbi avait tenue et ils se sont rendu compte que c’était un tout autre traité de Guémara. Le Rabbi avait fait semblant que c’était le même traité de Guémara que les autres pour ne pas attirer l’attention sur le fait qu’il connaissait le traité avec le commentaire de Rachi et de Tossfot par coeur! »
Israël Bogard, expert en marketing et stratégie de communication, a été arrêté vendredi dernier à l’aéroport de Sofia en Bulgarie pour détention d’un chargeur de pistolet oublié dans ses bagages. Grâce à l’action rapide de l’émissaire ‘Habad de Sofia, il a été libéré au cours du Chabbat et va pouvoir rentrer en Israël.
Israël Bogard, spécialiste du marketing et de la publicité sur les réseaux sociaux mais avant tout stratège ! Avec plus de 10 ans d’expérience dans le marketing et les ventes. Expert dans la construction de campagnes et la conception de stratégies marketing et de branding dans le monde numérique, du stade de définition du produit et du public cible jusqu’à la mise en oeuvre du marketing. Au cours de la dernière année, Israël a été choisi pour être le visage d’entreprises et d’organisations dans des publicités sur les médias, notamment Magen David Adom, la plus grande société de covoiturage en Israël City Car, et d’autres.
Israël Bogard a été arrêté vendredi dernier au contrôle de sécurité de l’aéroport de la capitale bulgare Sofia. Dans ses bagages ont été découverts des chargeurs de pistolet pour lequel M. Bogard détient un permis en Israël mais qu’il avait oublié, par inadvertance, lors de son vol depuis Israël.
C’est grâce à une intervention rapide de l’émissaire ‘Habad local, le RavYossef Salomon, que Israël Bogard a été libéré de prison et qu’il pourra retourner en Israël dès ce dimanche.
La star des réseaux a participé aux offices et aux repas du Chabbat au Beth ‘Habad de Sofia. A la sortie du Chabbat, il y a eu des danses de joie dans la cour du Beth ‘Habad pour fêter sa libération.
L’histoire a connu un fort retentissement dans la communauté juive orthodoxe de Sofia. Dès que l’information de l’arrestation de Bogard a été connue, le Rav Salomon a contacté les autorités locales pour trouver une solution. Plaidant qu’il ne s’agissait que d’un oubli et que Bogard avait les autorisations nécessaires pour détenir cette arme en Israël, le Chalia’h a obtenu sa libération.
Cette affaire illustre le rôle essentiel des émissaires ‘Habad à travers le monde pour assister les juifs en difficulté. Grâce à leurs contacts et leur connaissance du terrain, ils parviennent souvent à dénouer des situations critiques. Leur travail au service de la communauté renforce les liens de solidarité, en particulier dans des pays moins favorables aux juifs.
Haggai Angrest, résident de Kiryat Bialik dont le fils Matan est enlevé dans la bande de Gaza, s’est rendu pour une première visite puissante et encourageante au 770, et de là a continué vers l’Ohel pour une prière émouvante. Dans un entretien, il partage le lien spirituel qu’il a avec l’émissaire dans sa localité et reconstitue la visite bouleversante qu’il a vécue chez le Rabbi.
Âgé de 21 ans, Matan est un lieutenant israélien originaire de Kiryat Bialik. Il aime le fitness et l’exercice. Le samedi 7 octobre, Matan était en service actif au sein d’une unité de chars d’assaut comprenant trois autres autres soldats dont Itay Chen et Tomer Leibowitz. La dernière fois que Matan a donné signe de vie remonte à 7h du matin le jour de l’attaque.
Son père, Haggai Angrest, résident de Kiryat Bialik, est arrivé à l’aéroport Ben Gourion et a pris un vol El Al pour New York. La destination était le bâtiment étroit et élancé des Nations Unies à l’est de Manhattan. « Je ne savais pas », dit-il cette semaine, « mais a posteriori, il s’est avéré que la réunion pour laquelle je me suis envolé n’était en fait que la deuxième chose la plus importante de ce vol. La chose la plus significative était en fait dans le Queens ».
À l’aéroport, M. Angrest a rencontré le Rav Haim Rivkin, l’un des émissaires du Rabbi à Rishon LeTsion. Les deux ne se connaissaient pas auparavant. « Il est très dynamique et dominant et il nous a encouragés. Pendant le vol, il est venu nous voir, moi et ma femme et mes enfants, et nous a dit : Samedi soir, je viendrai vous chercher, pour aller au 770 et au Ohel du Rabbi. »
« Quand nous sommes arrivés à New York, j’ai contacté le Rav Pini Morton, notre Rav de Kiryat Bialik, je lui ai parlé de l’invitation que j’avais reçue du Rav Rivkin et je lui ai dit que j’espérais vraiment pouvoir me rendre au 770 et au Ohel. Il m’a immédiatement dit : « Ce n’est pas si vous pourrez y aller, tu ne rentreras pas en Israël avant d’avoir visité le Ohel ». J’ai dit : « Entendu ». Ce que le Rav Pini nous dit de faire, nous le faisons les yeux fermés ».
Peu de temps après la sortie du Chabbat, le Rav Rivkin est arrivé à l’hôtel où séjournait la famille Angrest. Ensemble, ils se sont rendus au 770. Le père, Haggai, portait un tee-shirt noir avec la photo de son fils. Dans sa main, il tenait aussi la photo de son fils aîné Matan, enlevé à Gaza. Il s’est tenu à côté de la porte du bureau du Rabbi et a lu des Psaumes. Plus tard, on lui a apporté le volume 22 des Lettres du Rabbi. Ses yeux se sont posés sur une lettre que le Rabbi avait envoyée le 25 Sivan 5722 au président Zalman Shazar. Il l’a lue.
Cette lettre, Igrot Kodesh volume 8, lettre 8446, l’accompagne depuis. Selon lui, sa lecture a suscité en lui un immense optimisme intérieur. « Certes, le bien n’empêchera pas d’annoncer comment il a trouvé les membres de sa famille, en particulier », est-il écrit au début de la lettre. Plus loin, l’épreuve du sacrifice d’Isaac est mentionnée. Le dernier passage de la lettre parle de libération : « Ces jours-ci, j’ai reçu la nouvelle que l’homme d’affaires… a été libéré de prison et renvoyé chez lui, mais malheureusement, je n’ai pas encore reçu de confirmation supplémentaire que cette rumeur est vraie, et puisse-t-elle bientôt se confirmer. Avec respect et en vous souhaitant de bonnes nouvelles ».
Sa voix est ardente. Il parle avec fluidité et rayonne d’espoir. Depuis que le nom de son fils a fait les gros titres en raison de son enlèvement par des terroristes du Hamas le matin de Simhat Torah, il s’est tu, surtout en public. Il préfère se concentrer sur les prières et les actions en coulisses. « Mon fils Matan », dit-il en douceur, révélant un peu et cachant beaucoup, « a une histoire étonnante liée à ‘Habad et au Rav Pini Morton. L’histoire est encore en train de s’écrire et avec l’aide de Dieu, elle se terminera bientôt. Vous entendrez les détails de l’histoire de Matan lui-même de première main, nous sommes convaincus que cela arrivera ».
Nous reviendrons sur sa visite et celle de sa famille au 770 et au Ohel. Pour la famille, il est d’abord important de parler de leur Rav, leur guide, dont ils parlent avec une immense admiration – le Rav Morton.
« Pendant longtemps, Matan était considéré comme disparu, pendant très longtemps », raconte la mère, Anat, « et le Rav Pini, qui en tant que réserviste a servi la nuit au camp Chorah pendant la première période de la guerre, où il a été exposé aux horreurs terribles, venait nous voir le matin, tous les quelques jours, et s’asseyait avec nous, écoutait nos sentiments, nous encourageait et nous élevait. Il a traversé tout le processus avec nous. Nous avons remplacé les mezouzot et vérifié aussi les tefillines de Matan sous sa direction. La chambre de Matan à la maison a été renforcée et nous y avons ajouté des éléments de sainteté et de spiritualité ».
Lorsque Matan Angrest a célébré sa Bar Mitsva il y a huit ans, le Rav Morton, l’émissaire du quartier, l’a préparé à la lecture de la Torah. « Quand le Rav Morton est arrivé dans le quartier, dont l’orientation est laïque, il a rassemblé tout le monde autour de lui », raconte le père, Haggai. « Il a non seulement enseigné à Matan mais à tous nos enfants. Il accompagne tous les enfants du quartier à des moments clés de leur vie.
« Notre lien avec le Rav Morton s’est créé dès le début, quand nous sommes venus vivre dans le quartier. Le lien s’est surtout renforcé quand Matan a célébré sa Bar Mitsva et qu’il l’a préparé, alors nous nous sommes vraiment rapprochés. Pour nous, il fait partie de notre famille, mais il est aussi notre Rav et aussi notre ami spirituel. Je pense que tous les habitants du quartier se sentent comme ça envers lui. Depuis Simhat Torah, il consacre tous les cours et toutes les activités au Beth ‘Habad à Matan.
« Quelques semaines après le massacre au petit matin, le Rav Morton a appelé Angrest et lui a parlé du voyage des familles d’otages prévu à New York, organisé par les jeunes ‘Habad. Il lui a proposé de se joindre à eux. « Finalement, je n’y suis pas allé », dit le père, « parce que mon visa est arrivé un jour après que la délégation ait déjà décollé, mais ma femme Anat et les enfants y sont allés. Ils ont prié sur le tombeau du Rabbi et ont vécu une expérience incroyable. Surtout pendant le voyage, ils ont ressenti la sympathie du grand public, la solidarité réconfortante du destin commun. Ils ont aussi rencontré des sénateurs à Washington et participé à l’immense rassemblement pour les otages et en solidarité avec Israël, qui s’est tenu devant le Congrès ».
« J’ai vécu tout cela un mois plus tard. J’ai pris l’avion pour une réunion à l’ONU et le Rav Rivkin m’a emmené au 770. Nous sommes arrivés après le Chabbat et la première chose que nous avons faite a été de prier à côté de la chambre du Rabbi. Depuis la chambre, nous sommes descendus à la synagogue en bas. Une réunion (farbrengen) s’y tenait et on nous a fait monter sur l’estrade centrale. On m’a demandé de dire quelques mots. J’ai parlé. J’ai promis à tout le monde que je reviendrais bientôt au 770 avec Matan, avec l’aide de Dieu. Je pense d’ailleurs que chaque Juif dans le monde doit visiter cet endroit, car c’est un lieu puissant. Quand j’ai fini mon discours, de nombreux Hassidim se sont approchés de moi et m’ont tous embrassé, m’ont porté sur leurs épaules. Ils ont dû m’extraire de force de tout cet amour que j’ai reçu ».
« Du 770, nous sommes sortis pour le dîner dans l’un des restaurants du quartier de Crown Heights. La nourriture était délicieuse. Je voulais payer à la fin, mais le propriétaire a insisté pour ne pas me prendre d’argent. De là, nous sommes allés au tombeau du Rabbi dans le quartier du Queens. C’était pour moi le moment culminant. Tout s’est connecté pour moi. La lettre du Rabbi que j’avais lue auparavant au 770. Même avant la lecture de la lettre, je sentais que la libération de Matan était proche, mais cette lettre du Rabbi, qui est venue de nulle part, m’a donné un énorme « boost » d’encouragement.
« Quand nous sommes arrivés au Ohel, il était une heure et demie du matin. J’ai écrit une lettre personnelle au Rabbi, comme il est de coutume. Nous sommes entrés dans l’Ohel et avons prié. Dehors, il faisait froid, moins sept degrés, à l’intérieur nous avons senti la chaleur, une chaleur intérieure enveloppante et réconfortante. Nous avons lu des chapitres des Psaumes.
« Je peux dire que toute cette visite, si puissante et poignante, à l’Ohel et au 770, m’a beaucoup encouragé. J’ai senti, dans ces circonstances, quelle chance nous avons de nous être connectés à de telles personnes, c’est une telle puissance juive. Nous avons ressenti une grande unité, et nous espérons que cette unité restera tout au long du chemin dans toutes les parties du peuple. Nous sommes convaincus que ce qui s’est passé, s’est malheureusement produit à cause du manque d’unité qui existait ici dans notre peuple ».
Vous avez toujours rêvé de devenir sofer, mais ne saviez pas par où commencer ou comment apprendre ? Vous aspirez à écrire vos propres mezouzot ?
Lemaan Yilmedou France est heureux de vous annoncer l’ouverture de son nouveau programme de Sofrout, visant à vous former pour devenir Sofer.
Déroulement de la formation :
Enseignement des halakhot (20 à 25 cours) par le Dayan et Sofer, Rav Hillel M. Guez.
Enseignement pratique de l’écriture (15 cours) par le Sofer, Rav Dan Douïeb.
Pratique concrète de l’écriture et interrogations sur les halakhot.
Après la fin de la formation, un suivi à distance de 3 mois est proposé aux élèves afin de perfectionner leur écriture.
Quand & où : Les cours de Halakha se dérouleront via Zoom les dimanches, et les cours d’écriture auront également lieu les dimanches à Créteil (n’hésitez pas à nous contacter si un autre lieu vous conviendrait mieux).
Durée estimée : 6 mois.
Pour plus d’informations, n’hésitez pas à nous contacter au +33 6 52 17 33 36.
Ce cursus est exclusivement destiné à l’apprentissage de l’écriture et non pour devenir מגיה. Une fois la sofrout maîtrisée, une seconde formation sera proposée pour devenir מגיה.
Pour l’élévation de l’âme de ‘Hanna Bat Moché-Yaakov Marques
‘Rien ne sépare le mot ‘Li’ (‘Moi’) du mot ‘Terouma’ (‘la Torah’) pour la simple et bonne raison que ‘le Saint béni soit-Il et la Torah ne font qu’Un’ (L’Admour Hazaken) ‘.
L’attachement profond au Rabbi :
Le Chabbat de la Paracha ‘Terouma’ qui tombe toujours au début du mois d’Adar, souligne l’importance de notre attachement au Rabbi. En effet, une des raisons pour laquelle nous devons multiplier notre joie pendant tout le mois d’Adar, est que ce mois est celui de la naissance de Moché (le 7 Adar).
De fait, la joie et le plaisir véritable commencent avec Moché, car il est celui qui qui nous unit avec Or Ein Sof. Aussi, combien cela est vrai pour toute notre génération. Le Rabbi est le Moché de notre génération. Avec lui commence notre joie véritable, car il est celui qui nous prépare à la vie éternelle.
Il est celui qui fait de chacun d’entre nous un ‘Temple’, un ‘Michkan’ capable de contenir le plaisir divin, révélé dans la Torah du Machia’h, ‘la Torah ‘Hadacha’, ‘Terouma’. Il est celui qui révèle et unit le plaisir de D.ieu à celui des enfants d’Israël.
‘Faites-Moi un sanctuaire et Je résiderais parmi vous’ :
Dans le Dvar Mal’hout sur la Paracha Terouma, il est question du Michkan (le temple portatif), et de tous ses ustensiles. C’est dans cette Paracha que L’Eternel déclare aux enfants d’Israël : ‘Faites-Moi un sanctuaire et Je résiderais parmi vous’. Aussi, au début de la Paracha, L’Eternel demande à Moché de parler aux enfants d’Israël afin que ceux-ci ‘mettent à part une partie de leur fortune comme offrande’ (Rachi), pour le Tabernacle.
Lorsque L’Eternel énumère les matériaux de l’offrande des enfants d’Israël il commence par l’or, puis viennent ensuite l’argent et le cuivre. Le Rabbi explique que la raison pour laquelle l’or est cité en premier est parce qu’il désigne les enfants d’Israël eux-mêmes, qui sont aux yeux de L’Eternel comme de l’or.
Plus précisément, l’or désigne le trésor véritable que possède chaque Juif, par le fait que son âme est véritablement ‘une parcelle de divinité d’en-haut’. ‘L’Essence de l’âme Juive est enracinée dans l’Essence divine’ (le Rabbi).
‘Afin que soyez une terre de convoitise’ :
Dans le Hayom-Yom du trente-deuxième jour de l’Omer, il est écrit qu’à Lag Baomer, aux alentours de 5604 (1844), le Tséma’h Tsédek rapporta l’explication suivante du Baal-Chem-Tov : ‘Il est écrit afin que soyez une terre de convoitise, parole de L’Eternel, D.ieu des Armées célestes’. Tout comme les plus grands Sages n’arriveront jamais à atteindre les grands trésors naturels que D.ieu a placé dans la terre ‘car tout vient de la poussière et tout retourne à la poussière’ de même personne ne pourra jamais atteindre et comprendre tous les niveaux, tous les trésors qui se trouvent en chaque Juif, lequel est la terre de convoitise de D.ieu’.
‘La plus grande joie qu’un Juif peut ressentir’ :
On ne peut se limiter à définir D.ieu comme étant à l’origine des mondes, car les mondes ne sont rien en comparaison à Son Essence. Comme l’a dit notre Maître l’Admour Hazaken : en comparaison à l’Essence divine, les mondes sont tels une goutte par rapport à l’océan. Il en va de même pour l’Essence de l’âme Juive, du fait qu’elle est enracinée dans l’Essence divine on ne peut se limiter à la définir comme étant l’origine de l’intellect et des sentiments (des forces de la partie de l’âme qui est révélée dans le corps).
L’Essence de l’âme Juive est véritablement divine, elle est au-delà de toute forme, de toute définition, et c’est pour cela que le Baal-Chem-Tov déclare ‘qu’il est impossible d’atteindre et de comprendre tous les trésors qui se trouvent en chaque Juif’. Le trésor qui se trouve en chaque Juif c’est l’Essence de son âme, cette étincelle divine véritable qui est en lui et qui échappe à notre compréhension. C’est par elle qu’un Juif est lié à D.ieu d’un lien essentiel et éternel. Grâce à elle qu’il peut percevoir le Divin et qu’il possède la capacite de faire de ce monde matériel une demeure pour l’Essence divine.
Le Rabbi écrit que la plus grande joie qu’un Juif peut ressentir, et tout particulièrement pendant le mois d’Adar est de prendre conscience que même dans l’exil le plus profond il demeure lié à D.ieu. De fait, le Rabbi écrit que pendant le mois d’Adar ‘chacun ressent une profonde soumission vis-à-vis de D.ieu’.
C’est peut-être pour cette raison que dans l’explication du Baal-Chem-Tov rapportée par le Tséma’h-Tsédek il est mentionné que ‘tout vient de la poussière et tout retourne à la poussière’, car la poussière désigne la soumission la plus totale vis-à-vis de L’Eternel, et que c’est précisément par la soumission qu’un Juif parvient à réveiller en lui la force de l’Essence de son âme, ainsi qu’il est dit (Tanya) : ‘L’Eternel ne réside que dans un endroit qui lui est parfaitement soumis’, sur sa terre de convoitise.
Lorsque nous éveillons la force de l’Essence de l’âme sa lumière se révèle dans l’intellect et les sentiments, et dans tous les vêtements de l’âme, c’est à dire dans la pensée la parole et dans l’action. Dans ce cas un Juif n’agit pas comme il a l’habitude d’agir en considérant ce qui lui convient, mais il agira comme il convient d’agir selon L’Eternel.
‘Augmenter notre joie durant tout le mois d’Adar’ :
Au sujet de la déclaration des Sages selon laquelle ‘de même que durant le mois de Av nous devons diminuer notre Joie (car c’est pendant ce mois que le Temple de Jérusalem a été détruit, le 9 Av), de même au mois d’Adar nous devons multiplier notre Joie’, le Rabbi explique que le fait d’augmenter notre joie durant tout le mois d’Adar a pour effet de transformer la période de deuil du mois de Av en une période de Joie.
Seule l’Essence divine a le pouvoir de transformer l’obscurité en lumière, et l’âme que D.ieu nous a donnée est ‘une parcelle véritable de divinité d’En-haut’ grâce à laquelle nous pouvons agir sur ce monde profane et le transformer en une demeure pour D.ieu. C’est précisément cela la raison de notre joie et de notre soumission pendant le mois d’Adar. C’est en effet le fait de posséder une âme Juive qui est notre plus grande joie. Le dévoilement de l’Essence de l’âme, est le dévoilement du lien le plus profond qui nous unit à notre Père qui est dans le ciel, ainsi que l’a exprimé Rabbi Shimon Bar Yo’haï : ‘Je suis attaché par un lien, en lui je m’unifie, en lui je m’enflamme’.
‘Chanter et louer la grandeur de la Sagesse divine’ :
Par ailleurs, il est écrit dans le livre des Proverbes (1, 20) : ‘La Sagesse de D.ieu est louée, chantée dans la rue’ (‘Ha ‘Ho’hmot ba’houts tarona’), et l’Admour Hazaken explique que la Sagesse de D.ieu (‘Ho’hma) doit se répandre à l’extérieur de sa source (‘ba’houts’) afin que son niveau soit révélé et apprécié dans ce monde. Chaque Juif se doit donc de chanter et de louer la grandeur de la Sagesse divine, de vanter les possibilités qu’elle nous offre, et les actions merveilleuses qu’elle suscite (voir le livre ‘Torah Or’, Parachat Yitro). En louant et en chantant la Sagesse divine, les Juifs dévoilent le plaisir de D.ieu.
Le livre du Zohar (Parachat Toldot, 141b) cite le verset : ‘La Sagesse de D.ieu est louée, chantée dans la rue’, juste après avoir mentionné cet autre extrait des Proverbes (Michleï, 5, 16) : ‘Tes sources se répandent à l’extérieur, dans les rues coulent tes ruisseaux’.
Lorsque le Baal-Chem-Tov questionna le Machia’h sur sa venue, le Machia’h lui répéta le verset des Proverbes : ‘Je viendrai quand tes sources se répandront à l’extérieur’.
Il apparaît clairement que la venue du Machia’h dépend du dévoilement du plaisir divin. Sa Sagesse bénie doit se répandre à l’extérieur, être louée, chantée et glorifiée par les enfants d’Israël, à l’image de ‘ces sources et de ces ruisseaux qui coulent dans les rues’. Dans ce cas, comme le déclare le Rabbi en reprenant les mots de l’Admour Hazaken :
‘La matérialité du corps et de l’univers sera transfigurée’, ce qui signifie qu’il y aura matérialité, mais quelle sera transcendée, et la lumière divine luira sur Israël sans aucun voile, et le débordement de lumière qui jaillira sur Israël illuminera l’obscurité des nations’ (voir au chapitre 20 de Iniana chel Torat ha ‘Hassidout).
Par ailleurs, dans le Hayom-Yom du du 28 Elloul, il est écrit que c’est la Bénédiction de D.ieu qui enrichit, et le Rabbi nous enseigne que ‘c’est particulièrement vrai pour celui qui consacre son temps aux besoins communautaires et au renforcement du Judaïsme. On dit que D.ieu ne reste pas en dette. Pour chaque action qu’un Juif réalise, Il lui accorde la meilleure récompense, enfants, santé et prospérité matérielle’.
‘Saisir D.ieu Lui-même’ :
L’Admour Hazaken rapporte dans le livre du Tanya un verset de la Paracha Terouma : ‘Et qu’ils prennent pour Moi une offrande’ : ‘Vé-ik’hou-Li Terouma’.
En hébreu le mot Terouma est compose par les lettres du mot Torah avec un Mèm supplémentaire. Le mot Terouma se décompose donc de la manière suivante :
תרומה
תורה-מ
Le Zohar explique que la lettre Mem qui a pour valeur numérique 40 est une allusion aux 40 jours (et aux 40 nuits) pendant lesquels Moché demeura avec L’Eternel sur le Mont-Sinaï. La façon dont le Zohar décompose le nom Terouma : Torah-Mem exprime donc le fait que D.ieu a enseigne la Torah à Moché sur le Mont-Sinaï pendant quarante jours et quarante nuits.
Par ailleurs le Zohar explique que le mot ‘Li’ (‘pour Moi’) a la même signification que ‘Oti’ : ‘Moi’.
Dans ce cas l’expression du verset : ‘Et qu’ils prennent pour Moi’ signifie aussi : ‘Qu’ils Me prennent.
De fait, l’Eternel a véritablement donné une partie de Lui-même dans la Torah, ainsi qu’Il le déclare Lui-même : ‘J’ai écrit (dans la Torah) Mon Essence et Je l’ai donnée’, et au Zohar d’expliquer que ce verset ‘Et qu’ils prennent, pour Moi, une offrande’ (‘Vé- ik’hou-Li-Terouma’) signifie aussi, qu’au moyen de la Torah nous parvenons à ‘saisir D.ieu Lui-même’, Son Essence (‘qu’ils Me prennent’).
L’Eternel, par le don de la Torah, fit don de Lui-même et donna aux enfants d’Israël la possibilité de s’attacher à Lui de manière profonde.
Dans le livre du Tanya, dans lequel est rapporté cet enseignement de Rabbi Chimon Bar Yo’haï (chapitre 47), l’Admour Hazaken souligne le fait que rien ne sépare le mot ‘Li’ (‘Moi’) du mot ‘Terouma’ (‘la Torah’) pour la simple et bonne raison que ‘le Saint béni soit-Il et la Torah ne font qu’Un’.
Cet enseignement est souvent exprimé dans la partie profonde de la Torah, le Zohar déclare en effet que ‘le Saint béni soit-Il, Israël et la Torah ne font qu’Un’.
De fait, « l’âme divine d’un juif est véritablement une parcelle de divinité d’En-haut », et la déclaration de l’Eternel selon laquelle : « J’ai écrit (dans la Torah) Mon Essence et Je l’ai donnée », s’applique tout aussi bien à l’âme juive, laquelle peut être comparée à ‘l’offrande’ (‘Terouma’) que l’Eternel a donnée à chaque juif, et qui n’est autre qu’une partie de Lui-même.
Ce mardi 13 février 2024 s’est tenue la traditionnelle cérémonie en mémoire d’Ilan Halimi, torturé et tué en 2006 à l’âge de 23 ans, le long de la voie ferrée à Sainte-Geneviève-des-Bois (Essonne) où son corps avait été retrouvé.
De nombreuses personnalités étaient présentes pour commémorer le 18ème anniversaire de l’assassinat du Ilan Halimi :
Monsieur. le délégué interministériel à la DILCRAH, Olivier Klein, le Préfet délégué, Alain Castanier, Mesdames et Messieurs les Députés Jerome Guedj ct Antoine Léaumont
Madame La Sénatrice, Laure Darcos, et de nombreuses autres personnalités.
Dans leurs discours, les officiels ont rappelé la barbarie dont a été victime Ilan Halimi, soulignant que la haine antisémite qui l’a tué n’a malheureusement pas disparu et nécessite d’être combattue.
« Cet antisémitisme a écrit les heures les plus sombres de notre Histoire », a notamment déclaré le préfet, appelant au « devoir de mémoire », au « devoir de combat » et au « devoir d’éducation » face à ce fléau.
En direct, chaque vendredi, étude du Likoutei Si’hot
avec le Rav Levi Azimov de 10h30 – 11h30 Tél.: +33159423068 – code: 33 41 593# ET SUR RADIO HASSIDOUT RADIO HASSIDOUT
Terouma – Les piquets du Sanctuaire Source : Likouté Si’hot volume 6, deuxième Si’ha sur Terouma
Cette Si’ha est une analyse des commentaires de Rachi et d’autres sources sur l’utilisation des piquets dans le Tabernacle.
Elle explore si ces piquets étaient enfoncés dans le sol ou simplement posés pour leur poids, en tenant compte de la nature mobile du Tabernacle.
Rachi exprime un doute à ce sujet, mais penche vers l’idée qu’ils étaient enfoncés.
Le texte aborde également les implications halachiques et spirituelles de cette utilisation, soulignant comment les objets physiques dans le judaïsme peuvent avoir des significations profondes et comment ils peuvent influencer la sainteté de l’environnement.
Pour tous les ustensiles employés aux divers services du Tabernacle, ainsi que tous ses piquets (chevilles) et tous les piquets du parvis, ils seront en cuivre. Terouma 27, 19 Rachi : Pour tous les ustensiles du Tabernacle. Dont on avait besoin pour le monter et le démonter, comme les maillets pour enfoncer piquets et piliers. Les piquets [sont des] sortes de pieux en cuivre destinés aux tapisseries de la tente et aux tentures du parvis, que l’on attachait par le bas, tout autour, avec des cordes, pour que le vent ne les soulève pas. Je ne sais cependant pas s’ils étaient enfoncés dans le sol ou s’ils étaient simplement attachés et retenaient par le bas les tapisseries sous l’effet de leur poids afin de les immobiliser malgré le vent. Et je dis [toutefois] que leur nom même suggère qu’ils étaient enfoncés dans le sol et que c’est la raison pour laquelle on les appelle yithdoth. J’en veux pour preuve le verset: « …une tente que l’on ne déplacera pas, ses piquets ne voyageront jamais » (Isaïe 33, 20).
Analyse (a) : Rachi ignorerait-il le mode d’utilisation d’un « piquet » ?
Juges 4, 21: …et elle planta le piquet dans sa tempe.
Isaïe 22, 23: Je le planterai comme un piquet en un lieu sûr.
Rachi aurait dû citer ces versets comme exemples : tout d’abord, parce qu’ils sont antérieurs dans la Bible, et aussi parce que le verbe « planter » y est employé explicitement pour un « piquet ».
Analyse (b) : Pourquoi les piquets du Tabernacle ne seraient-ils pas enfoncés ?
Likouté Si’hot : Puisque le Tabernacle ne restait pas au même endroit et qu’il fallait le démonter pour le transporter, il aurait été logique que, pour réduire l’effort, on fasse tenir les tentures et les toiles par le poids des piquets plutôt que de les enfoncer dans le sol. Néanmoins, cela soulève des objections :
(a) Pourquoi se servir de piquets, spécifiquement ?
(b) En quoi l’appellation « piquets » prouve-t-elle qu’ils étaient « enfoncés » ?
Développement : Les deux types de « piquets » utilisés au Tabernacle
Rachi sur Nasso 4, 32 : …Il y avait des chevilles et des cordages pour [maintenir] les tentures et les toiles [à leur bord] inférieur, destinés à empêcher le vent de les soulever. Les piliers comportaient des chevilles et des cordages servant à suspendre les tentures à leur bord supérieur, et ce au moyen de barres et de bâtons…
Likouté Si’hot : On pourrait donc affirmer que les piquets inférieurs n’étaient pas enfoncés dans la terre, mais qu’ils retenaient les tentures et les toiles par leur poids. Et on utilisait pour cela des piquets parce que ces derniers étaient déjà utilisés pour le bord supérieur, et là-bas ils étaient nécessaires pour fixer les toiles aux piliers, ainsi on se servit aussi de piquets, [fabriqués par le même moule], pour la partie inférieure des toiles et des tentures.
Rachi émet un doute, mais il conclut : « mais je dis qu’ils étaient enfoncés »…
Likouté Si’hot : En dépit de cela, la Torah les désigne par le terme de « piquets », ce qui montre qu’ils étaient utilisés comme tels, et pas seulement pour leur poids. (b) Rachi rapporte une preuve tirée d’un verset qui montre qu’il était courant de stabiliser une tente, transportable par définition, à l’aide de piquets enfoncés dans le sol. Et pourtant, étant donné que ces preuves ne sont pas absolues, Rachi précise « qu’il ne sait pas » et introduit son explication par les termes : « et je dis que… ».
Annexe : L’aspect Hala’hique du dilemme du Rachi sur l’utilisation des piquets
Choul’han Arou’h Admour Hazakène, Ora’h ‘Haïm 315, 1 : Il est interdit, [le Chabbat], de faire une « tente », c’est-à-dire un toit qui protège l’homme de quelque chose ; …et même si cette tente est provisoire et n’est pas faite pour tenir, voire même s’il n’y a pas de murs : par exemple s’il étend un paillasson sur quatre piquets – les Sages l’ont interdit, de peur qu’on fasse une tente fixe, qui est un dérivé de l’interdit biblique de « construire ».
Approfondissement : La sainteté de l’aspect « minéral » du Sanctuaire
Torah Ohr Vayigach : Le Temple était construit principalement par le monde du « minéral », et le Tabernacle – par le « végétal » et le « l’animal ». Il est évident que la Présence divine se révélait aussi sur la poussière du sol où le Tabernacle était posé, cependant, dès qu’il était démonté, la sainteté du sol disparaissait. Pour le Temple, en revanche, même lorsqu’il est entièrement détruit, sa sainteté ne disparait jamais (voir Guemara Meguila 10a).
Likouté Si’hot : Si l’on considère que les piquets ne soutenaient le Tabernacle que par leur poids, il en résulte que la sainteté du sol n’est qu’une « conséquence » de la présence du Tabernacle, qu’elle est donc superficielle et n’est pas liée au sol en tant qu’élément [important]. En revanche, si on admet que les piquets étaient enfoncés dans le sol, cela indique que la sainteté du Tabernacle pénètre profondément le sol. Bien plus, le caractère « fixe » du Tabernacle provient de ce sol même, qui lui confère une plus grande sainteté que s’il était « nomade ».
Enseignement : La capacité de « sanctifier » durablement notre environnement !
Guemara Meguila 29a : « Je leur ai été un petit sanctuaire » (Ezéchiel 11, 16) – il s’agit des Synagogues et des maisons d’études de Babylone (de la diaspora) .. qui finiront par être [déménagés et] établis en Terre d’Israël.
Likouté Si’hot : Chaque Juif, où qu’il se trouve, même sur la terre des nations dont la Torah affirme que : « son atmosphère et son emplacement sont impurs », a la force de raffiner et purifier sa part dans le monde et d’y introduire la sainteté, de façon profonde et durable, à l’image de la sainteté du Temple. D’autre part, par cet effort dans sa parcelle du monde, le Juif prépare la réalisation de la promesse selon laquelle : « Jérusalem se répandra dans toute la Terre d’Israël, et la Terre d’Israël se répandra dans le monde entier » (Sifri Devarim 1), et dès lors, l’équivalent de la sainteté du Temple sera perçu sur toute la terre, partout, très prochainement !