Le père de Noa Argaman secourue aujourd’hui avait reçu un dollar du Rabbi à Lag Ba’omer

Le père de Noa Argaman secourue aujourd’hui avait reçu un dollar du Rabbi à Lag Ba’omer

Yaakov Argaman, le père de Noa Argaman qui a été secourue aujourd’hui lors d’une opération héroïque et par la grâce divine, a reçu pour elle à Lag Ba’omer un dollar du Beth Habad de Neot Afeka à Tel Aviv, dirigée par l’émissaire Rabbi, Rav Ido Rahav. Le dollar lui a été remis par l’émissaire Rav Mendy Altboim. Par une providence divine, le dollar donné avait été reçu des mains saintes du Rabbi à la date du 29 Iyar.

 

Les familles et en fait tout le peuple d’Israël attendaient ces nouvelles depuis 246 jours. Chabbat matin, lors d’une opération audacieuse initialement appelée « Graines d’été », Noa Argaman (25 ans), Almog Meir Jan (21 ans), Shlomi Ziv (40 ans) et Andrey Kozlov (27 ans) ont été libérés de Nuseirat au centre de la bande de Gaza, après huit mois de captivité aux mains du Hamas.

C’est un signe de plus de la providence divine qui a entouré le sauvetage miraculeux de Noa Argaman, l’une des quatre otages des mains du Hamas. Son père, Yaakov Argaman, avait reçu il y a quelques semaines, lors de la fête de Lag Ba’omer, un dollar béni des mains du Rabbi de Loubavitch, une tradition instaurée par le Rabbi pour diffuser la bénédiction et apporter le succès.

Ce dollar avait une signification toute particulière. En effet, par un concours de circonstances extraordinaires, il avait été donné par le Rabbi le 28 Iyar.

Lag Ba’omer est un jour de joie et de célébration dans la tradition juive, marquant notamment la fin d’une période de deuil. L’émissaire du Rabbi, Ido Rahav, avait tenu à transmettre en ce jour un message d’espoir et de réconfort au père de la jeune otage, à travers le don de ce dollar du rabbi.

Nul doute que les prières et la foi inébranlable de la famille Argaman, soutenue par la communauté, ont contribué à ce dénouement heureux tant espéré. Le lien mystique entre la bénédiction du Rabbi, transmise à Lag Ba’omer, et la libération de Noa à cette même date, restera à jamais gravé comme un signe de la providence qui guide nos destins.

Toute la nation d’Israël se joint aujourd’hui à la joie de la famille Argaman et remercie le Tout-Puissant pour ce immense miracle, en souhaitant à Noa un prompt rétablissement physique et moral après cette terrible épreuve. Puissions-nous bientôt célébrer la délivrance des autres otages encore retenus et connaître des jours meilleurs de paix et de sérénité.

 

3 chapitres du Rambam en 5 minutes ! : Lundi 13 Sivan 5785

3 chapitres du Rambam en 5 minutes ! : Lundi 13 Sivan 5785

Vous pouvez consulter le document complet en cliquant ce lien : Etude des 3 chapitres

 

Lois relatives à l’abattage rituel (Chapitres 3 à 5)

Chapitre Trois – Les cinq facteurs disqualifiant l’abattage rituel (25 lois)

I. Les cinq facteurs de disqualification

1 – Les cinq facteurs disqualifiants – L’abattage rituel est disqualifié par cinq facteurs essentiels : l’arrêt sur le couteau, le passage à couvert, la pression sur le couteau, le dérapage vers un endroit invalide des signes, et l’arrachement des signes.

II. L’arrêt (che’hiya) – lois 2 à 8

2 – Définition de l’arrêt disqualifiant – Si pendant l’égorgement on retire la main et attend suffisamment de temps pour lever l’animal, le coucher et l’abattre rituellement, puis qu’on reprenne, l’abattage est invalide. Un temps d’attente inférieur maintient la validité.

3 – Mesure du temps d’arrêt – Pour le menu bétail, le temps d’arrêt correspond au temps de lever un animal du menu bétail, le coucher et l’abattre. Pour un volatile, c’est le temps de lever un petit animal, le coucher et l’abattre.

4 – Arrêts multiples – Si on marque plusieurs arrêts insuffisants individuellement mais qui totalisent le temps disqualifiant, ou si on attend le temps de couper seulement une partie des signes, il y a doute si l’animal est nevéla.

5 – Exception après coupe de la majorité – Une fois la majorité d’un signe coupée (volatile) ou des deux signes (animal), même un arrêt d’une demi-journée avant de terminer est permis, car la mesure thoranique d’abattage est accomplie.

6 – Règles selon la partie coupée – Couper une petite partie de trachée puis s’arrêter longuement permet de continuer. Mais si la majorité de la trachée ou un trou minime dans l’œsophage est fait avant un arrêt disqualifiant, l’animal devient nevéla même si on termine ailleurs.

7 – Exception pour la trachée de volatile – L’arrêt ne s’applique pas à la trachée de volatile : si la majorité est coupée puis on s’arrête, l’abattage est terminé. Si une petite partie est coupée puis on s’arrête, on peut continuer car le volatile n’est nevéla qu’après coupe de la majorité de trachée.

8 – Vérification en cas de doute – Pour un volatile égorgé avec arrêt et doute sur perforation de l’œsophage, couper seulement la trachée ailleurs, laisser mourir, puis examiner l’œsophage intérieurement. Sans goutte de sang, il est cachère.

III. Le passage à couvert (hagrama) – lois 9 à 10

9 – Définition du passage à couvert – Introduire le couteau entre les signes et couper le supérieur ou l’inférieur au lieu de la méthode normale disqualifie l’abattage.

10 – Autres cas de passage à couvert – Couper sous la peau, sous la laine entremêlée, ou sous un tissu étendu sur le couteau et le cou crée un doute de nevéla. De même couper une petite partie à couvert puis terminer normalement.

IV. La pression (déra’sa) – loi 11

11 – Définition de la pression – Frapper le cou avec le couteau comme un glaive et couper sans va-et-vient, ou poser le couteau et appuyer comme pour couper un légume disqualifie l’abattage.

V. Le dérapage (hagrem) – lois 12 à 13

12 – Définition du dérapage – Couper la trachée hors de l’endroit valable. Il y a deux glands comme des grains de blé à l’extrémité supérieure dans le gros anneau. Égorger dans ces glands en laissant une partie au-dessus est valide, mais égorger au-dessus sans rien laisser disqualifie.

13 – Combinaisons avec dérapage – Après coupe de la majorité requise, terminer en pressant ou dérapant reste valide. Déraper sur un tiers puis couper deux tiers est valide. Couper un tiers, déraper un tiers, couper un tiers est cachère. Mais déraper, couper, puis déraper sur le dernier tiers invalide l’abattage. Pression ou passage à couvert sur le premier ou second tiers disqualifie.

VI. L’arrachement (iqqour) – lois 14 à 17

14 – Définition de l’arrachement – La trachée ou l’œsophage glissent de leur emplacement avant fin de l’égorgement. Si un signe ou sa majorité est coupé (volatile) puis le second glisse, l’abattage reste valide.

15 – Ordre de l’arrachement – Si un signe glisse puis qu’on coupe le second, l’abattage est invalide même pour un volatile. Si après avoir coupé un signe on trouve le second déplacé sans savoir quand, il y a doute de nevéla.

16 – Signe déplacé après coupe – Trouver un signe égorgé et déplacé est valide car il a certainement glissé après l’abattage. S’il avait glissé avant, il n’aurait pas été coupé nettement.

17 – Exception si maintien manuel – Si on tenait les signes à la main pendant l’égorgement, il est possible qu’ils soient coupés après déplacement. Donc trouver un signe déplacé et égorgé crée un doute de nevéla.

VII. Conséquences juridiques – lois 18 à 25

18 – Statut des abattages invalides – Tout abattage invalide rend l’animal nevéla. Consommer un volume d’olive entraîne flagellation thoranique. En cas de doute sur l’abattage, flagellation rabbinique.

19 – Animaux devenus nevéla vivants – Un animal dont la hanche et son logement sont retirés, dont la nuque est brisée avec la majorité de sa chair, dont le dos est déchiré comme un poisson, dont la majorité de trachée est coupée ou dont l’œsophage est troué minimalement à l’endroit d’abattage est nevéla vivant et l’abattage n’est plus effectif.

20 – Membranes de l’œsophage – L’œsophage a deux membranes : rouge extérieure et blanche intérieure. Si une seule est trouée, l’animal est cachère. Si les deux sont trouées minimalement à l’endroit d’abattage ou à des endroits différents, il est nevéla.

21 – Réparation et épines – Une membrane poussant sur un trou d’œsophage est négligeable. Une épine plantée dans l’œsophage crée un doute de nevéla par crainte de perforation masquée. Une épine en longueur n’inquiète pas car les animaux du désert en mangent toujours.

22 – Examen de l’œsophage – L’œsophage s’examine de l’intérieur en le retournant. Une goutte de sang prouve une perforation.

23 – Perforations de la trachée – Une trachée trouée jusqu’à la majorité de sa cavité ou avec un trou de taille d’issar à l’endroit d’abattage rend l’animal nevéla. Plusieurs petits trous s’additionnent pour la majorité (sans manque) ou pour un issar (avec manque). Pour un volatile, si les trous/lambeaux couvrent la majorité de l’ouverture trachéale, il est nevéla.

24 – Perforations traversantes et fentes – Une trachée de volatile trouée de part en part suffisamment pour introduire l’épaisseur d’un issar le rend nevéla. Une fente longitudinale laisse l’animal cachère s’il reste un endroit minime valable aux extrémités supérieure et inférieure.

25 – Comparaison des trous – Pour une trachée trouée avant ou après abattage incertain, trouer ailleurs et comparer. Si similaires, l’animal est permis. Comparer seulement grand anneau avec grand anneau ou petit avec petit, car la structure trachéale alterne entre anneaux durs et membranes tendres.

 

Chapitre Quatre – Compétence requise pour l’abattage rituel (18 lois)

I. Exigences de connaissance – lois 1 à 3

1 – Interdiction pour l’ignorant – Un juif ignorant des cinq facteurs disqualifiants et lois similaires qui abat seul produit un animal proche de nevéla par doute, interdit à lui et autrui. Consommation entraîne flagellation rabbinique.

2 – Insuffisance de la pratique sans connaissance – Même après quatre ou cinq abattages conformes sous surveillance, il reste interdit de consommer l’abattage privé d’un ignorant. Ne connaissant pas les disqualifications, il peut commettre erreurs involontaires.

3 – Formation obligatoire – Un juif connaissant les lois doit pratiquer longuement devant un sage avant d’abattre seul, jusqu’à maîtrise et célérité. S’il commence seul prématurément, son abattage reste valide.

II. Statut des personnes compétentes – lois 4 à 6

4 – Définition de la compétence – Celui connaissant les lois et ayant pratiqué devant un sage jusqu’à habitude est « compétent ». Tous les compétents peuvent abattre seuls a priori, y compris femmes et esclaves.

5 – Incapacités mentales – Sourd-muet, aliéné, enfant et ivre inconscient produisent abattage invalide par manque de conscience. Sous surveillance d’un connaisseur qui les voit abattre conformément, leur abattage devient valide.

6 – Vérification de compétence inconnue – Pour quelqu’un de compétence inconnue ayant abattu seul, l’interroger. S’il connaît l’essentiel des lois d’abattage, son abattage est valide.

III. Présomptions et cas douteux – lois 7 à 10

7 – Présomption de compétence – Voir un juif abattre de loin et partir sans connaître sa compétence rend l’animal permis. De même si un émissaire trouve un animal abattu sans savoir qui l’a abattu, c’est permis car la majorité des abatteurs sont compétents.

8 – Animal trouvé abattu – Un chevreau ou coq perdu et trouvé abattu dans une maison est permis car la majorité des abatteurs sont compétents. Trouvé dans la rue ou poubelle, il est interdit par crainte qu’il soit nevéla et jeté pour cette raison.

9 – Muet conscient et sourd – Une personne compétente devenue muette mais consciente et compréhensive peut abattre a priori. De même celui qui est seulement sourd peut abattre a priori.

10 – Aveugle – Un aveugle ne doit pas abattre a priori sans surveillance d’autrui. S’il a abattu, son abattage est valide.

IV. Abattage par non-juifs – lois 11 à 16

11 – Interdiction absolue du non-juif – Un non-juif qui abat, même devant un juif avec couteau convenable et même si c’est un enfant, produit nevéla entraînant flagellation thoranique. L’Écriture met en garde contre consommation de « son sacrifice », indiquant que son sacrifice est interdit.

12 – Extension de l’interdiction – Les sages ont étendu l’interdiction : même un non-juif non-idolâtre produit nevéla en abattant.

13 – Participation partielle – Si le non-juif commence à couper une petite partie des signes et qu’un juif termine, ou si un juif commence et qu’un non-juif termine, l’abattage est invalide car l’interdiction s’applique du début à la fin. Exception : si le non-juif coupe une partie non-disqualifiante (ex : moitié de trachée) et qu’un juif termine, c’est valide.

14 – Juif pécheur ordinaire – Un juif connu pécheur mais compétent peut abattre a priori. Un juif valide doit examiner son couteau car on présume qu’il ne se fatigue pas pour examiner. Si c’est un pécheur idolâtre, transgresseur public du Chabbat ou apostat niant Torah et Moïse, il est comme un non-juif et produit nevéla.

15 – Invalide au témoignage – Celui invalide au témoignage pour faute thoranique peut abattre seul s’il est compétent, car on présume qu’il ne délaisse pas le permis pour l’interdit – présomption valable pour tous les juifs, même les impies.

16 – Sectaires – Saducéens, Boéthusiens et leurs disciples qui nient la Torah orale ont abattage invalide. Sous surveillance juive, c’est permis. L’interdiction vient de la crainte d’erreur puisqu’ils ne croient pas au précepte d’abattage et ne sont pas fiables s’ils disent ne pas avoir erré.

V. Évolution historique – lois 17 à 18

17 – Époque du désert – Dans le désert, les juifs n’avaient pas d’ordre d’abattage rituel pour animaux non-consacrés mais ouvraient comme les autres nations. L’ordre fut donné que quiconque voulant abattre ne devait abattre que des sacrifices de paix à l’entrée de la Tente d’assignation. Qui voulait ouvrir et manger dans le désert le pouvait.

18 – Commandement permanent – Ce commandement de consacrer en sacrifices ne s’appliquait qu’au désert quand ouvrir était permis. L’ordre fut donné qu’en entrant en Terre d’Israël, ouvrir serait interdit et on ne mangerait d’animaux non-consacrés qu’après abattage rituel partout hors du Temple. Ceci est le commandement observé pour les générations : abattre rituellement avant de manger.

Chapitre Cinq – L’animal « déchiré » (tréfa) (12 lois)

I. Définitions générales – lois 1 à 3

1 – Définition de l’animal « déchiré » – Le « déchiré » mentionné dans la Torah est celui qui tend à mourir. Le terme vient de l’usage habituel : lion ou animal semblable l’ayant déchiqueté et brisé sans qu’il soit encore mort.

2 – Les huit cas de tréfa – D’autres maladies rendent l’animal tréfa selon loi orale transmise à Moïse au Sinaï. Huit cas furent cités : déchiré, troué, manquant naturellement, pris, coupé au canal vertébral, déchiré aux chairs, tombé, et brisé aux côtes.

3 – Rigueur particulière du « déchiré » – Bien que tous ces cas soient loi de Moïse au Sinaï, seul le « déchiré » étant explicite dans la Torah, les sages furent plus rigoureux : tout doute de « déchiré » est interdit. Les sept autres cas en doute sont permis.

II. Règles du déchirement – lois 4 à 7

4 – Animaux prédateurs selon la taille – Animal déchiré par lion ou semblable avec patte avant, ou volatile déchiré par épervier/aigle. Pour gros bétail/grande bête sauvage : seulement par lion ou semblable. Pour menu bétail : par loup ou plus fort. Chevreaux/agneaux : même par chat, renard, martre ou semblable, a fortiori volatiles.

5 – Capacité des oiseaux de proie – Épervier peut rendre déchiré même volatile plus grand que lui. Autres oiseaux de proie : seulement oiseau similaire, pas plus grand.

6 – Cas particuliers – Rat peut rendre déchirés des volatiles. Chien ne rend pas déchiré volatile, animal domestique ou sauvage. Épervier peut rendre déchirés chevreaux/agneaux si ses serres atteignent leurs entrailles.

7 – Conditions du déchirement – Animal ne rend déchiré que par patte avant, pas arrière. Seulement par griffes (qui injectent venin), pas dents sauf si perforation jusqu’aux entrailles. Seulement si intentionnel, pas si chute accidentelle enfonce griffes. Seulement si agresseur vivant, pas si mort pendant que patte enfoncée.

III. Examen et diagnostic – lois 8 à 12

8 – Procédure d’examen – Quand « on y prête attention », abattre l’animal déchiré et examiner toutes entrailles depuis partie incurvée de hanche jusqu’au crâne. Si entier sans trace de déchirure, permis. Si trace trouvée, tréfa et interdit par Torah.

9 – Signes de déchirure – Trace de déchirure : chair face aux intestins prend teinte rougeâtre accentuée. Si chair face aux intestins se décompose comme chair retirée par médecin d’une blessure, considérer cette chair comme inexistante et l’animal est tréfa.

10 – Déchirure aux signes d’abattage – Si déchiré à l’endroit des signes, dès qu’ils prennent teinte plus rougeâtre, l’animal est tréfa. Cette déchirure est conséquente même minimale : dès qu’une petite partie rougit par déchirure, l’animal est tréfa.

11 – Doute de déchirement – Animal en doute s’il fut déchiré est interdit jusqu’à examen comme celui certainement déchiré. Exemples : lion passant parmi bœufs et griffe trouvée dans dos de l’un – soupçonner déchirement, ne pas dire frottement contre mur. Renard/martre passant silencieusement parmi volatiles gloussant – soupçonner déchirement. Si grondement et gloussement : par crainte. Si tête coupée à un volatile : colère calmée. Si silence mutuel : pas de soupçons car bruit s’il y avait eu nuisance.

12 – Absence de soupçons – Si doute sur passage d’animal déchirant ou sur nature déchirante d’animal vu, ne pas y prêter attention. Volatile sortant de bois/roseaux avec tête/cou saignant : ne pas craindre déchirement mais blessure par bois.

 

 

Quatre otages libérés par une opération audacieuse de Tsahal après huit mois de captivité

Quatre otages libérés par une opération audacieuse de Tsahal après huit mois de captivité

L’embrassade de Noa Argaman avec son père et la rencontre prévue avec sa mère qui lutte contre « la maladie ». Le grand sourire d’Andrey Kozlov à l’arrivée de l’hélicoptère à l’hôpital Sheba. La conversation émouvante de Shlomi Ziv avec sa femme : « Tu es un héros, le roi du monde ». Les célébrations près de la maison d’Almog Meir Jan. Des images qu’on n’oubliera pas après l’héroïque opération de sauvetage à Nuseirat.

 

Les familles et en fait tout le peuple d’Israël attendaient ces nouvelles depuis 246 jours. Samedi matin, lors d’une opération audacieuse initialement appelée « Graines d’été », Noa Argaman (25 ans), Almog Meir Jan (21 ans), Shlomi Ziv (40 ans) et Andrey Kozlov (27 ans) ont été libérés de Nuseirat au centre de la bande de Gaza, après huit mois de captivité aux mains du Hamas.

L’opération héroïque, renommée opération « Arnon » suite à la mort du combattant du Yamam Arnon Zamora pendant son déroulement, a conduit à des explosions de joie, en Israël et à l’étranger, et à des images particulièrement émouvantes des otages retrouvant leurs familles. Voici quelques images inoubliables :

Jeudi soir, les hauts responsables politiques ont approuvé lors d’une discussion classifiée l’opération pour libérer les quatre personnes, qui avaient été enlevées lors d’une fête en plein air à Re’im, où ils travaillaient ou passaient du temps avec leurs amis. L’opération de sauvetage impliquait des diversions et des tromperies. À 11h00, le feu vert a été donné : l’ordre « exécution » est arrivé du poste de commandement conjoint du chef du Shin Bet Ronen Bar et du chef d’état-major Aviv Kohavi, où était également assis le Premier ministre Benjamin Netanyahu, qui a regardé avec eux l’opération de sauvetage.

Les quatre otages libérés se trouvaient dans un environnement civil, au-dessus du sol, dans des immeubles de 3 à 4 étages. Les forces ont fait une descente sur deux cibles où ils étaient détenus séparément, Noa étant détenue dans un immeuble au premier étage, et Andrey, Shlomi et Almog au troisième étage d’un autre immeuble. Les deux immeubles étaient distants de centaines de mètres l’un de l’autre, et les otages étaient détenus aux côtés de familles de Gaza. Le Hamas payait les familles qui détenaient les otages.

Avant de partir en mission, les planificateurs avaient envisagé de libérer séparément Noa Argaman, qui était détenue au rez-de-chaussée, un endroit relativement facile d’accès. Mais de crainte qu’une action à un endroit ne conduise immédiatement les gardes à blesser les trois otages détenus à proximité, il a été décidé de frapper les deux bâtiments simultanément.

Noa, dont la vidéo de l’enlèvement était devenue l’un des symboles de la cruauté du massacre du 7 octobre, a raconté avoir entendu de forts coups. « Elle a dit que soudain, quelqu’un lui a dit que c’était Tsahal, ‘nous sommes venus vous sauver’. Elle était sous le choc », a raconté un proche qui l’a rencontrée à l’hôpital Sheba à Tel Hashomer, où les quatre libérés ont été évacués.

Le principal problème s’est développé dans l’appartement où étaient détenus Andrey, Almog et Shlomi. C’est là aussi qu’Arnon Zamora, le combattant du Yamam, a été tué, lui qui selon Tsahal « était en tête de la force ». Le sauvetage s’est déroulé sous un feu nourri et des dizaines de terroristes armés de RPG et de mitrailleuses ont couru dans les ruelles vers les otages.

Lors du retrait des forces, le véhicule avec les trois otages s’est coincé en raison d’un problème technique, alors qu’il était encore au cœur de Nuseirat, et a essuyé un feu intense. C’est à ce moment-là que l’opération a failli tourner au vinaigre. C’est alors que les forces de la 98e division ont foncé pour aider au combat pour dégager le véhicule, et des hélicoptères de sauvetage sont entrés en plein jour au cœur de la bande de Gaza. Selon les Palestiniens, plus de 90 personnes ont été tuées dans la bataille qui s’est déroulée à Nuseirat.

Pendant ce temps, les hélicoptères avec les otages à leur bord ont décollé pour Israël. Noa Argaman a été la première à atterrir et après les retrouvailles avec son père, il semble qu’aucun œil n’est resté sec. Sa mère Liora lutte contre « la maladie » et a récemment déclaré n’avoir qu’une seule requête : « voir Noa, avant mon dernier jour ». Son souhait se réalise ce soir, alors que Noa est arrivée à l’hôpital Ichilov, où sa mère est hospitalisée.

Peu de temps après, l’hélicoptère avec à son bord Almog Meir Jan, Shlomi Ziv et Andrey Kozlov a également atterri, et on ne peut pas manquer les sourires d’Andrey à son arrivée en Israël. L’annonce officielle, suivie de la déclaration du porte-parole de Tsahal, a donné le signal de célébrations spontanées, aussi bien sur les plages qu’à proximité des maisons des otages libérés, comme celle d’Almog.

Immédiatement après ont commencé les premières conversations, si émouvantes, entre les otages libérés et leurs familles et amis. « Tu es un héros, tu es le roi du monde », a dit à Shlomi Ziv sa femme Miran. « Mon rêve s’est réalisé, je souhaite aux autres otages que leur rêve se réalise », a déclaré sa mère Rozi, exprimant ce qu’un pays entier espère, alors que 120 otages sont encore à Gaza, dont 43 dont le décès a été établi.

Voici la suite de la traduction de l’article, sans les parenthèses :

Un combattant du Yamam a été grièvement blessé et transporté à l’hôpital.

L’état-major des familles : « La joie, le bonheur et la clôture du chapitre – l’engagement du gouvernement envers ses citoyens »
L’état-major des familles pour le retour des otages a déclaré à la suite du sauvetage des quatre otages dans l’opération à Nuseirat que « l’opération héroïque de Tsahal qui a libéré et ramené à la maison Noa, Shlomi, Andrey et Almog – est une victoire de l’esprit – et la victoire de l’État d’Israël. Même maintenant, et justement avec la joie qui inonde Israël, le gouvernement israélien doit se souvenir – il doit ramener les 120 otages encore détenus par le Hamas – les vivants pour la réhabilitation, les assassinés pour l’inhumation. La joie, le bonheur et la clôture du chapitre – sont l’engagement du gouvernement envers ses citoyens ».

Noa Argaman à Netanyahu : « Je n’avais pas parlé hébreu depuis si longtemps » ; Le PM : « Nous ne t’avons pas abandonnée »
Noa Argaman, libérée de captivité dans une opération spéciale des forces de sécurité dans le camp de réfugiés de Nuseirat, s’est entretenue avec le Premier ministre Benjamin Netanyahu, et a dit : « Je suis très émue, je n’avais pas parlé hébreu depuis si longtemps ». Netanyahu lui a dit : « Nous ne t’avons pas abandonnée un instant, je ne sais pas si tu y croyais. Mais nous y croyions ». Noa a répondu : « Je ne m’y attendais pas ».

Le ministre des Affaires étrangères Katz : « Une joie immense, le cœur explose de bonheur »
À la suite de la libération des quatre otages dans l’opération spéciale à Nuseirat au centre de la bande de Gaza, le ministre des Affaires étrangères Israel Katz a déclaré que « la joie est immense et le cœur explose de bonheur ! Noa et sa mère sont à nouveau ensemble, Shlomi, Andrey et Almog sont également rentrés à la maison auprès de leurs proches qui ont attendu jour et nuit. Nous continuerons ensemble pour ramener tout le monde. Merci et tout le respect aux soldats de Tsahal et du Shin Bet et aux forces héroïques du Yamam qui risquent leur vie pour l’objectif le plus sacré de tous. Le peuple d’Israël est vivant ! ».

Herzog à Noa Argaman : « Je t’embrasse au nom du peuple » ; Elle l’a remercié : « Heureuse d’être ici »
Le président de l’État Isaac Herzog s’est entretenu avec l’otage libérée Noa Argaman, et a dit : « Noa, je suis tellement ému d’entendre ta voix, cela me met littéralement les larmes aux yeux. Je t’embrasse au nom de tout le peuple d’Israël. Je dois te dire qu’il n’y a pas une femme au monde nommée Noa qui n’a pas changé son nom et sa photo pour les tiens, tu es une figure mondiale. Je suis tellement ému et j’espère et prie que ta mère Liora aura aussi le mérite de te voir très bientôt. Je t’embrasse du fond du cœur. Reste en bonne santé. Béni soit ton retour à la maison ». Noa a remercié le président : « Merci pour tout. Je suis tellement heureuse d’être ici. Merci pour ce moment ».

La ville de Nahariya a salué la libération de Shlomi Ziv : « Comme c’est bon que tu sois rentré à la maison »
La ville de Nahariya a salué le retour de captivité des quatre otages dans le sauvetage dramatique à Nuseirat, et le retour de Shlomi Ziv, résident de la ville : « De bonnes nouvelles ! Quel bonheur. Shlomi, bienvenue, comme c’est bon que tu sois rentré à la maison. Les habitants de Nahariya et tout Israël se languissaient de toi. Nous envoyons un énorme câlin aux parents Moti et Rozita, aux sœurs Revital et Adi et à toute la famille ».

Lapid : « Une grande lumière dans les terribles ténèbres – une grande appréciation pour les forces de sécurité »
Le chef de l’opposition Yair Lapid a salué la libération des quatre otages dans l’opération spéciale dans le camp de réfugiés de Nuseirat au centre de la bande de Gaza : « Une grande émotion en recevant les bonnes nouvelles. Noa, Shlomi, Almog et Andrey. Nous vous attendions, et nous attendons encore tout le monde. Tout le monde. Une grande appréciation pour les forces de sécurité pour une opération audacieuse et courageuse dans la tâche suprême de ramener les otages à la maison. Une grande lumière dans les terribles ténèbres ».

Gallant : « Noa, Almog, Andrey et Shlomi – comme c’est bon que vous soyez avec nous »
Le ministre de la Défense Yoav Gallant a salué la libération des quatre otages de la bande de Gaza, et a déclaré : « Noa, Almog, Andrey et Shlomi, comme c’est bon que vous soyez avec nous. Dans une action opérationnelle héroïque, nos combattants ont réussi à libérer quatre otages des mains du Hamas et à les ramener à la maison, en Israël. J’ai suivi l’opération complexe depuis la salle de commandement – les forces de Tsahal, du Shin Bet et du Yamam ont agi avec courage, sous un feu nourri et ont rempli leur mission avec bravoure. Le système de défense continuera à se battre jusqu’au retour de nos 120 otages, et agira pour les libérer à chaque occasion ».

Le Hamas s’était préparé à une vaste opération à Nuseirat, des unités commandos ont participé à l’opération
Le Hamas s’était préparé à une vaste opération de Tsahal dans le camp de réfugiés de Nuseirat au centre de la bande, et s’était solidement retranché dans la ville ces dernières semaines. Des unités commandos étaient impliquées dans l’opération de sauvetage des otages Noa Argaman, Almog Meir Jan, Andrey Kozlov et Shlomi Ziv.

En raison du sauvetage des otages : Gantz a reporté la déclaration prévue ce soir
Le président du Parti de l’unité nationale, le ministre Benny Gantz, a reporté sa déclaration prévue ce soir, suite à la libération de Gaza des quatre otages Noa Argaman, Almog Meir Jan, Andrey Kozlov et Shlomi Ziv, dans l’opération spéciale des forces de sécurité dans le camp de réfugiés de Nuseirat au centre de la bande de Gaza.

Les otages Noa Argaman, Almog Meir Jan, Andrey Kozlov et Shlomi Ziv ont été libérés vivants
Tsahal, le Shin Bet et la police ont autorisé la publication que dans une opération complexe, quatre otages israéliens ont été libérés de Gaza ce matin : Noa Argaman (25 ans), Almog Meir Jan (21 ans), Andrey Kozlov (27 ans) et Shlomi Ziv (40 ans). Tous les quatre avaient été enlevés par le Hamas dans la bande de Gaza lors de la fête « Nova » le 7 octobre. « Les otages ont été libérés par des combattants du Shin Bet et du Yamam depuis deux endroits différents dans une opération au cœur de Nuseirat », a-t-on indiqué. « Leur état de santé est bon et ils ont été transférés pour des examens médicaux supplémentaires au Centre médical Sheba-Tel Hashomer. Les forces de sécurité continueront à agir dans tous les efforts pour ramener les otages ».

Des informations à Gaza : « Une école encerclée dans la région de Nuseirat, une force de Tsahal a pénétré dans un marché »
La radio du Hamas a rapporté que des soldats ont encerclé une école au nord du camp de réfugiés de Nuseirat au centre de la bande de Gaza. Parallèlement, le porte-parole du bureau d’information du Hamas à Gaza a affirmé qu' »une force spéciale israélienne s’est infiltrée au centre du marché de Nuseirat ». Des forces de l’armée de l’air, terrestre et navale de Tsahal opèrent au centre de la bande.

De violents échanges de tirs au centre de la bande de Gaza
De violents échanges de tirs se poursuivent dans le camp de réfugiés de Nuseirat au centre de la bande de Gaza.

Tsahal : L’alerte à Kissufim – fausse identification
Le porte-parole de Tsahal a annoncé que l’alerte dans le kibboutz Kissufim dans l’enveloppe de Gaza a été déclenchée à la suite d’une fausse identification.

Pendant l’opération audacieuse : Un véhicule de Tsahal avec 3 otages s’est coincé – et a été dégagé dans un combat héroïque
Au cours de l’opération audacieuse des forces de sécurité pour libérer les quatre otages au cœur du camp de réfugiés de Nuseirat, un problème est survenu avec un véhicule dans lequel se trouvaient trois d’entre eux, et par conséquent le véhicule s’est coincé. Un combat héroïque s’est déroulé pour dégager le véhicule et les otages aux côtés des combattants, notamment en faisant un usage intensif du feu par les forces de la 98e division.

Les Palestiniens : Au moins 15 morts et des dizaines de blessés au centre de la bande de Gaza
L’agence de presse palestinienne « Shehab » a fait état d’au moins 15 morts et des dizaines de blessés dans les frappes de Tsahal au centre de la bande de Gaza.

La Russie : Nous avons abattu 3 drones ukrainiens qui ont pénétré en profondeur sur notre territoire
La Russie a rapporté que l’armée de l’air a abattu trois drones ukrainiens au-dessus de la ville de Mozdok dans la région d’Ossétie du Nord, près de la frontière avec la Géorgie, et qu’il s’agit de la première attaque de drones dans la région. Selon une source locale, l’attaque visait un site militaire et a causé « des dégâts mineurs et des incendies ».

Les milices en Irak revendiquent le tir de drones vers Israël : « Visaient une cible vitale »
Parallèlement aux alertes qui ont retenti dans le nord du plateau du Golan, mettant en garde contre l’intrusion d’un engin volant ennemi, la « Résistance islamique en Irak », une organisation composée de milices pro-iraniennes, a revendiqué le tir de drones en direction d’une « cible vitale » en territoire israélien. C’est ce qu’a rapporté l’agence de presse palestinienne « Shehab ».

Le commandement de l’arrière sur la crainte d’une intrusion d’un engin volant au nord du Golan : « L’incident est terminé »
Le commandement de l’arrière a annoncé suite aux alertes déclenchées sur l’intrusion d’un engin volant ennemi dans une série de localités du nord du plateau du Golan que « l’incident est terminé ». Il n’a pas été précisé si un quelconque engin volant a été abattu.

Crainte d’une intrusion d’un engin volant ennemi au nord du Golan
Des alertes sur la crainte d’une intrusion d’un engin volant ennemi ont été déclenchées à Majdal Shams, Massade, Neve Ativ, Ein Qiniyye et Nimrod dans le nord du plateau du Golan.

Alerte à Safed
Une alerte contre des tirs de roquettes et de missiles a été déclenchée à Safed et Birya en Haute Galilée.

Les Houthis ont arrêté 11 employés de l’ONU au Yémen : « Une escalade dangereuse »
Les rebelles houthis, agents de l’Iran au Yémen, ont arrêté 11 employés d’agences de l’ONU dans le pays. C’est ce qu’a confirmé le porte-parole de l’ONU Stéphane Dujarric, qui a noté que les circonstances de l’arrestation ne sont pas claires. « Nous sommes très préoccupés par ces développements, et demandons aux Houthis des clarifications sur la raison de l’arrestation – et la garantie d’un accès immédiat aux détenus », a déclaré Dujarric. En outre, les Houthis ont arrêté plusieurs autres personnes qui travaillaient pour des organisations d’aide. L’une des organisations de défense des droits de l’homme a déclaré : « Nous condamnons fermement cette dangereuse escalade, qui constitue une violation du droit international – et vise à obtenir des gains politiques et économiques ».

 

 

Gérard Depardieu révèle sa passion pour le Talmud et la Torah

Gérard Depardieu révèle sa passion pour le Talmud et la Torah

 

L’acteur français Gérard Depardieu a surpris par ses déclarations sur sa fascination pour la religion juive et les textes sacrés. Dans une interview, la star du cinéma français exprime son admiration profonde pour le Talmud de Babylone et la Torah. Ces révélations inattendues dévoilent une facette spirituelle méconnue de l’acteur iconique.

 

Une attirance spirituelle inattendue

Gérard Depardieu ne cache pas son enthousiasme : « J’aime les Juifs, j’aime la religion juive ». Cette déclaration franche de l’acteur témoigne d’un intérêt authentique pour cette tradition millénaire. Contrairement à d’autres confessions, Depardieu exprime clairement ses réticences envers le catholicisme, précisant qu’il n’apprécie « pas les catholiques » ni « tous les ordres » religieux traditionnels.

Cette position tranchée révèle une recherche spirituelle personnelle qui l’a mené vers d’autres horizons. Son attraction pour le judaïsme semble répondre à une quête de sens plus profonde, loin des institutions religieuses conventionnelles qu’il rejette.

Le Talmud de Babylone, une source d’inspiration

« Je suis dans la gadoue du Talmud de Babylone, ça me plaît énormément », confie l’acteur avec une sincérité touchante. Cette immersion dans les textes talmudiques représente bien plus qu’un simple intérêt intellectuel. Depardieu y trouve « des bases » solides et découvre une richesse spirituelle qui le captive.

Le Talmud, recueil de discussions rabbiniques sur la loi juive, semble offrir à l’acteur un cadre de réflexion qui correspond à sa nature questionnante. Cette approche analytique et débattue de la spiritualité contraste avec les dogmes rigides qu’il rejette ailleurs.

La Torah, « quelque chose d’incroyable »

L’émerveillement de Depardieu face à la Torah est palpable : « La Torah est quelque chose d’incroyable ». Cette vénération pour le texte fondateur du judaïsme révèle une dimension spirituelle insoupçonnée chez l’acteur. Il y perçoit une profondeur qui dépasse la simple lecture religieuse.

Cette fascination s’accompagne d’une approche très personnelle de la spiritualité. Depardieu explique que face à « un paysage absolument époustouflant », il ressent une inspiration différente, sans pour autant se référer directement à D.ieu : « Je ne connais pas D.ieu mais il y a ça qui nous amène à une inspiration différente ».

Une quête spirituelle personnelle

Les déclarations de Gérard Depardieu témoignent d’une recherche spirituelle authentique et non conventionnelle. Son rejet des religions organisées traditionnelles l’a conduit vers une exploration personnelle des textes sacrés juifs. Cette démarche révèle un homme en quête de sens, trouvant dans l’étude du Talmud et de la Torah une nourriture spirituelle qui lui fait défaut ailleurs.

Cette dimension méconnue de la personnalité de l’acteur illustre la complexité d’un homme souvent réduit à ses excès médiatiques. Derrière les polémiques se cache un chercheur spirituel sincère, puisant dans la sagesse ancestrale juive une forme d’apaisement et de compréhension du monde.

 

 

3 chapitres du Rambam en 5 minutes ! : Lundi 13 Sivan 5785

3 chapitres du Rambam en 5 minutes ! : Dimanche 12 Sivan 5785

Vous pouvez consulter le document complet en cliquant ce lien : Etude des 3 chapitres

 

Lois relatives aux aliments interdits (Fin du Chapitre 17) et Lois relatives à l’abattage rituel (Chapitres 1-2)

 

Chapitre Dix-sept – Fin des lois des aliments interdits (32 lois)

VII. Purification des ustensiles acquis des non-juifs

1 – Interdiction d’usage immédiat des marmites d’argile – Les récipients d’argile ayant servi à cuire de la viande nevéla ou des animaux rampants ne doivent pas servir le même jour pour cuire de la viande cachère, car le goût interdit s’y trouve encore.

2 – Décret rabbinique permanent pour l’argile – Bien que la Torah n’interdise qu’une journée, les sages interdisent définitivement l’usage des ustensiles d’argile des non-juifs, même recouverts de plomb.

3 – Purification des ustensiles métalliques et en verre – Les ustensiles neufs : immersion au mikvé. Les ustensiles utilisés à froid : rinçage puis immersion. Les ustensiles utilisés à chaud : passage à l’eau bouillante puis immersion. Les ustensiles utilisés sur le feu : blanchiment au feu puis immersion.

4 – Méthode de passage à l’eau bouillante – Petite marmite dans une grande avec eau débordante. Pour grande marmite : entourer le bord de pâte, remplir d’eau au-dessus du bord et chauffer.

5 – Nature de l’immersion – Cette immersion est d’ordre rabbinique, non liée à la pureté rituelle. Basée sur l’allusion du verset « tout ce qui supporte le feu » et la tradition orale concernant la purification des ustensiles non-juifs.

6 – Limitation aux ustensiles métalliques alimentaires – L’immersion ne concerne que les ustensiles métalliques de repas achetés. Emprunts ou gages : seuls rinçage/chauffage/blanchiment requis. Ustensiles en bois/pierre : pas d’immersion nécessaire.

7 – Purification des couteaux – Blanchiment au feu ou frottement sur meule. Beau couteau sans défaut : plongement dix fois dans terre dure suffit pour usage à froid. Pour aliments chauds ou abattage : blanchiment obligatoire.

8 – Couteau ayant abattu un tréfa – Rinçage à l’eau froide ou frottement avec tissu avant nouvel usage.

VIII. Interdictions de séparation des non-juifs

9 – Décrets de séparation – Interdictions sans source Torah pour éviter les mariages mixtes : interdiction de boire avec eux (même vin cuit) et de consommer leur pain ou leurs plats cuisinés.

10 – Application de l’interdiction de boisson – Pas de participation aux assemblées non-juives sauf si majorité juive. Interdiction d’alcool de dattes/figues au lieu de vente seulement.

11 – Exceptions pour certaines boissons – Cidre de pommes/grenades permis partout car peu fréquent. Vin de raisins secs = vin véritable.

12 – Tolérance pour le pain en cas de nécessité – Pain de boulanger non-juif permis s’il n’y a pas de boulanger juif ou en campagne. Pain domestique non-juif toujours interdit car risque de mariage.

13 – Participation minimale à la cuisson – Si un juif remue le feu ou attise même légèrement pendant la cuisson par un non-juif, le pain devient permis.

14 – Aliments crus consommables – Ce qui peut être mangé cru (vin, lait, miel, coings) reste permis même cuit par un non-juif. Interdiction seulement pour ce qui ne peut être mangé cru.

15 – Critère de « table de rois » – Seuls les aliments présentables à une table royale avec du pain sont interdits (viande, poisson). Les aliments non présentables (lupin) restent permis.

16 – Début de cuisson par un juif – Poissons salés par un juif = partiellement cuits. Si un juif commence ou termine la cuisson, l’aliment devient permis.

17 – Fumage et salage – Poisson salé et fruits fumés par des non-juifs sont permis car le salage n’équivaut pas à la cuisson et le fumage n’équivaut pas à l’ébullition.

18 – Légumineuses et absorption – Fèves, pois, lentilles interdits dans les lieux où ils sont présentables aux rois et partout par crainte d’absorption de graisse interdite.

19 – Cuisson involontaire – Cuisson accidentelle par un non-juif (sauterelles dans un feu d’herbes) reste permise car sans intention.

20 – Dattes bouillies – Permises si déjà douces naturellement, interdites si rendues douces par cuisson, interdites si moyennement douces.

21 – Pétrissage avec liquides – Lentilles grillées pétries avec eau/vinaigre interdites. Blé/orge grillés pétris avec eau permis.

22 – Huile des non-juifs – Toujours permise, même cuite, car consommable crue et la viande y donne mauvais goût.

23 – Miel bouilli – Permis pour la même raison que l’huile.

24-25 – Alcool de déchets de dattes et condiments – Permis car la graisse donne mauvais goût. Olives et sauterelles de fabrique permises, mais interdites si aspergées de vin ou vinaigre.

26 – Saumure – Interdite là où on y ajoute du vin, sauf si le vin coûte plus cher que la saumure.

IX. Éducation des enfants et règles de propreté

27 – Responsabilité concernant les enfants – Le tribunal n’empêche pas un enfant qui transgresse par lui-même, mais il est interdit de lui faire consommer des interdits ou de l’habituer à transgresser.

28 – Obligation paternelle – Le père doit réprimander et empêcher son enfant pour l’éduquer dans la sainteté.

29 – Aliments dégoûtants – Interdiction des aliments/boissons mélangeant vomissures, excréments, bave fétide que la majorité trouve répugnants.

30 – Récipients dégoûtants – Interdiction de manger dans des récipients répugnants (toilettes, récipients de saignée) ou avec mains sales – violation de « vous ne rendrez pas vos âmes dégoûtantes ».

31 – Retenir ses besoins – Interdiction de se retenir (gros et petits besoins) – cause maladies et culpabilité. Établir des heures fixes pour s’isoler.

32 – Sainteté par l’observance – L’attention à ces règles apporte sainteté et pureté supplémentaires à l’âme pour servir le Saint Béni soit-Il.

 


Lois relatives à l’abattage rituel

Introduction – Cinq commandements

a) Abattre rituellement avant de manger
b) Ne pas abattre animal et son petit le même jour
c) Recouvrir le sang des bêtes sauvages et volailles
d) Ne pas prendre la mère sur les poussins
e) Renvoyer la mère prise sur les poussins


Premier Chapitre – Principes de base de l’abattage rituel (29 lois)

I. Obligation et bénédiction

1 – Commandement d’abattage – Obligation d’abattre rituellement tout animal domestique, sauvage ou volaille avant consommation selon les versets « tu pourras égorger » et comparaison cerf/chevreuil.

2 – Bénédiction et règles communes – Même bénédiction pour tous (« …concernant l’abattage rituel »). Interdiction de manger pendant les convulsions post-abattage. Possible de couper, saler et rincer un morceau avant la mort.

3 – Poissons et sauterelles – Ne nécessitent pas d’abattage mais simple « assemblage ». Permis de les manger vivants ou morts naturellement dans l’eau.

4 – Détails de l’abattage – La Torah donne le principe (« comme je t’ai ordonné »), les détails viennent de la tradition orale : lieu, mesure, instrument, moment, méthode, invalidations, qui peut abattre.

II. Lieu d’abattage sur l’animal

5 – Définition du cou pour l’œsophage – Depuis le rétrécissement lors de la coupe jusqu’à l’endroit « velu » où commencent les entailles comme la panse.

6 – Limites invalides – Au-dessus : vestibule de l’œsophage. En-dessous : début des intestins. Mesures spécifiques selon type d’animal.

7 – Définition du cou pour la trachée – Du cartilage thyroïde jusqu’aux bronches quand l’animal étend son cou pour paître.

8 – Doutes sur extension excessive – Si l’animal étire excessivement son cou ou si le cho’het tire les signes, doute sur validité si abattage hors zone normale.

III. Mesure de l’abattage

9 – Lieu optimal – Abattage au milieu du cou recommandé, sur le côté valide a posteriori.

10 – Quantité requise – Optimal : couper les deux signes (trachée et œsophage). Minimal valide : majorité d’un signe pour volaille, majorité des deux pour animal.

11 – Cas invalides – Un signe entier + moitié du second = invalide. Majorité de chaque signe (même minimale) = valide.

12 – Moitiés insuffisantes – Moitié + moitié = invalide même pour volaille. Compléter un signe déjà à moitié coupé = valide.

13 – Obligation d’examen – Vérification des signes obligatoire après abattage. Sans examen + décapitation = nevéla même pour cho’het expert.

14 – Présomption d’interdiction – Tout animal vivant présumé interdit jusqu’à preuve d’abattage correct.

IV. Instruments d’abattage

15-16 – Instruments valides – Tout instrument tranchant sans imperfection : métal, silex, verre, roseau. Imperfection d’un côté : utilisable dans le sens où elle n’apparaît pas.

17-18 – Couteaux particuliers – Couteau courbe sans imperfection valide. Couteau lisse non tranchant valide même si abattage prend toute la journée. Couteau rugueux mais sans imperfection valide.

19-21 – Objets naturels – Roseau, dent, pierre, ongle arrachés et tranchants : valides. Plantés dans le sol : valides mais non recommandés. Attachés à leur place d’origine : invalides.

22-23 – Cas particuliers – Mâchoire complète = invalide (comme faucille). Dent unique = valide. Couteau chauffé au rouge = valide. Examen obligatoire du tranchant et des côtés.

24-25 – Examen du couteau – Vérification avant et après sur doigt et ongle. Si défaut trouvé après : doute nevéla. Examen entre chaque animal obligatoire pour abattages multiples.

26 – Sanctions pour non-vérification – Boucher n’ayant pas fait vérifier son couteau par un sage : exclusion si couteau correct, destitution si défectueux + interdiction de toute sa viande.

V. Conditions de temps et lieu

27 – Longueur du couteau – Toute longueur acceptable sauf instruments trop fins qui trouent.

28 – Moment d’abattage – Permis jour et nuit avec éclairage pour voir. Valide même dans l’obscurité.

29 – Abattage pendant jours interdits – Valide par inadvertance même Yom Kippour ou Shabbat malgré peine capitale en cas intentionnel.

 


Chapitre Deux – Lieu et méthode d’abattage (22 lois)

I. Lieux d’abattage autorisés et interdits

1 – Interdiction dans la Cour du Temple – Abattage permis partout sauf Cour du Temple réservée aux sacrifices. Animaux non-consacrés interdits dans la Cour selon « tu pourras égorger… dans tes villes ».

2 – Statut de la viande abattue dans la Cour – Animal non-consacré abattu dans la Cour : viande pure mais interdite au profit, doit être enterrée avec cendres interdites. Autres cas (déchirement, non-juif, tréfa, impur) : profit permis.

3 – Extension de l’interdiction – Interdiction d’introduire tout non-consacré dans la Cour (viande, fruits, pain). Si introduit : reste permis à la consommation.

4 – Exception de consécration partielle – Si mère consacrée mais petit dans son ventre non-consacré : petit permis car mère doit être abattue dans la Cour.

II. Lieux inappropriés par apparence

5 – Éviter l’apparence idolâtre – Interdiction d’abattre dans mers/fleuves (adoration des eaux), récipients d’eau (forme dans l’eau), récipients/fosses (coutume idolâtre). Si fait : valide.

6 – Exceptions et nuances – Permis dans eau trouble, hors fosse avec sang tombant dedans. En public : interdit par apparence. Abattage sur paroi de bateau permis.

III. Méthodes d’abattage

7 – Technique de base – Étirer le cou, mouvement va-et-vient du couteau. Valide couché ou debout, couteau au-dessus ou en-dessous.

8 – Couteau fixe – Couteau planté dans mur : valide si cou en-dessous du couteau. Si cou au-dessus : risque de pression du poids (invalide sauf pour volaille).

9 – Mouvements du couteau – Valide avec passage seul ou retour seul. Décapitation complète valide. Si décapitation d’un mouvement : couteau doit mesurer deux largeurs de cou.

10 – Abattages multiples – Deux têtes simultanément : valide. Deux personnes un couteau ou deux couteaux : valide même si chacun coupe un signe différent.

IV. Intention dans l’abattage

11 – Absence d’intention requise – Abattage valide sans intention, en plaisantant, ou par accident si techniquement correct.

12-13 – Incapacités et mécanismes – Sourd-muet, aliéné, enfant, ivre, fou : valide si autres vérifient. Couteau tombé seul : invalide car besoin d’action humaine. Roue mécanique : valide si activée par homme, invalide si par eau.

V. Intentions interdites

14 – Abattage pour éléments naturels – Invalide si pour montagnes, mers, déserts même comme remède (futilités non-juives) mais profit permis.

15-16 – Abattage idolâtre – Pour anges, étoiles : interdit au profit. Intention d’asperger sang ou offrir graisse à idole : interdit. Pensée tardive d’idolâtrie : doute d’interdiction.

VI. Statut de consécration

17-20 – Fausse consécration – Abattage « en tant que » sacrifice possible en don : invalide d’ordre rabbinique. En tant que sacrifice non volontaire : valide. Si réellement astreint au sacrifice : invalide.

21 – Intentions multiples – Deux personnes dont une a intention invalidante : invalide sauf si non-associé (intention de nuire).

22 – Propriétaire vs. abatteur – Juif abattant pour non-juif : valide (seule intention de l’abatteur compte). Non-juif abattant pour juif : nevéla.

 

 

 

Bamidbar A la lumière du Dvar-Mal’hout – Rav Yaacov Abergel

Bamidbar A la lumière du Dvar-Mal’hout – Rav Yaacov Abergel

 

 

 

Dans le Dvar Ma’lhout sur la Paracha Bamidbar, le Rabbi explique que ‘par sa nature un homme ne peut pas connaître le repos et la sérénité s’il n’a pas conscience et s’il ne ressent pas le but de son existence, et c’est précisément quand il ressent la raison et le but de son existence qu’il connait le repos de l’âme et du corps, et son repos personnel influence et apporte aussi le repos dans le monde entier’.

Nous sommes sans cesse confrontés à des changements. Dans l’espace, nous sommes constamment en mouvement, obligés de nous rendre d’un endroit vers un autre endroit. Dans le temps, nous vieillissons et passons d’un état vers un autre état. Tous ces changements qui interviennent dans les domaines de l’espace et du temps sont à l’opposé d’une situation de repos.

Cela est aussi vrai dans pour ce qui concerne notre service divin, pour la Mitsvah d’aimer D.ieu, qui inclut en elle les 248 Commandements positifs, et pour la Mitsvah de craindre D.ieu, qui inclut en elle les 365 interdits.

Il est écrit :’Tu aimeras L’Eternel ton D.ieu de tout ton cœur’, or, même l’amour ressenti dans le cœur est sujet à des changements. La ‘Hassidout parle du mouvement du bas vers le haut qu’elle appelle : Ratso, et du mouvement du haut vers le bas : Chov. Ces deux mouvements peuvent être définis de la manière suivante.

Lorsqu’un Juif ressent durant sa prière un amour très fort pour D.ieu, et que son âme est alors attirée vers sa source (cette impulsion de l’âme vers sa source est appelée Ratso), au point qu’elle serait prête à quitter le corps. Il est impératif après la prière que cet homme exprime cet amour intense de D.ieu qui est né dans son cœur pendant la prière, et qu’il fasse descendre cet amour dans le réceptacle de l’étude de la Torah, ou dans celui de l’accomplissement des Commandements divins. Ce retour de la lumière vers le bas est appelé Chov.

Cependant, dans le Dvar Mal’hout, le Rabbi nous enseigne que l’essentiel de notre travail consiste à ‘revenir à Un’ :

אם רץ לבך שוב לאחד

Cette déclaration du ‘Séfer ha Yètsira’ (Livre attribué à Avraham Avinou) souligne l’importance de ne pas se laisser envahir par nos émotions, mais de ‘revenir à Un’.

Le Rabbi déclare donc que ‘la perfection de notre service divin est atteinte dans la paix, le repos, au point que même dans une situation de changements, de mouvements tels que Ratso et Chov, on éprouve le sentiment d’une paix profonde. Cela n’est possible que lorsque l’on ressent la Volonté de D.ieu, dans tous les détails de notre service divin’.

Le but de notre service divin ne consiste pas seulement à élever notre âme et à ressentir un amour élevé pour D.ieu, que l’on exprimera dans notre prière et notre étude de la Torah, pour ensuite élever à nouveau notre âme vers un plus haut niveau encore…
‘Revenir à ‘Un’ signifie que l’on doit revenir toujours à la conscience que l’on accomplit la Volonté unique de l’Unique de ce monde. Cette prise de conscience a pour effet que le cœur ne sera plus sujet aux changements et aux mouvements, mais au contraire, le sentiment d’accomplir la Volonté de D.ieu apporte la paix en nous-mêmes et dans tous les détails de notre service divin.

De la même façon, le Chabbat est un jour de repos, spirituel et physique, qui a la force de bénir et d’insuffler de la vitalité à tous les jours de la semaine, car en ce jour l’Eternel dévoile les raisons et Son intention d’avoir créé le monde. Dans ce cas ‘revenir à Un’ signifie que le jour du Chabbat nous prenons conscience du contenu profond de notre existence, de la raison pour laquelle nous avons été créés.

Nous voyons donc que le véritable repos est lié à l’esprit, et c’est la raison pour laquelle le don de la Torah est venu achever la Création, car par le don de la Torah le peuple d’Israël a connu la paix intérieure. L’Eternel parle aux enfants d’Israël avec la Voix de la Torah, et les Paroles de L’Eternel apaisent l’esprit de ceux qui l’entendent. Aussi, de même que la voix de l’homme unit les sentiments aux mots (l’esprit avec la matière), lorsque l’homme accomplit ‘la Voix de la Torah’, il réalise sa mission d’unir l’Esprit divin avec ce monde matériel, et c’est de cette façon que l’homme peut enfin connaître le repos. C’est la prise de conscience de notre propre mission qui nous apporte la paix.

Le dévoilement de l’Essence divine à Matan-Torah s’exprime par le fait que le Nom divin ‘Havayéh’ Se révéla dans l’âme et dans le corps de chaque Juif. Hachem dévoila Son Essence dans la Torah ainsi qu’il est écrit ‘J’ai écrit Mon Essence et Je L’ai donnée’. Cela eut pour effet que même lorsque l’âme descend dans l’obscurité du monde et s’habille dans le corps, elle est toujours ‘une parcelle véritable de Divinité d’en-haut’ et quand un Juif étudie la Torah ou accomplit les Commandements divins, la force du lien qui l’unit à son Père qui est dans le ciel se dévoile dans son âme.
C’est à ce sujet qu’il est dit : ‘Je (Anohi) suis L’Eternel (Havayéh) Ton D.ieu (Elokeï’ha) : Ano’hi représente ici le dévoilement de l’Essence divine et avec Matan-Torah L’Eternel (Havayéh) est devenu Ton D.ieu (Elokeï’ha), c’est à dire que la possibilité nous fut donnée de dévoiler en nous-mêmes (l’âme dans le corps) l’Essence divine.

‘Revenir à ‘Un’ signifie que l’on médite à l’Essence divine et au fait qu’elle est élevée au-dessus du monde et au-dessus de ce qui est au-delà du monde. C’est précisément pour cela que l’Essence divine peut pénétrer et agir dans tous les endroits, qu’ils soient matériels ou spirituels, et tout cela provient de la perfection infinie de l’Essence.

Seule l’Essence divine a le pouvoir de transformer l’obscurité en lumière. L’Essence agit sur tous les sujets de l’existence car elle est au-delà de tous ces sujets, au-delà de toutes les particularités et de tous les détails qui composent les mondes spirituels et matériels. Elle est divine, et échappe donc à toutes les limites et c’est pour cela qu’elle seule détient la force de transformer le monde en une demeure pour D.ieu.

Dès-lors, nous pouvons comprendre que l’une des raisons pour lesquelles la Délivrance finale est appelée ‘un Chabbat éternel’, car L’Eternel dévoilera la partie la plus profonde de la Torah, ainsi qu’Il le déclare Lui-même : ‘Une Torah nouvelle sortira de Moi’.
Le dévoilement de la Torah nouvelle est celui de la Volonté la plus profonde et la plus intérieure de D.ieu. L’Eternel révèlera les raisons des Commandements divins, et à la lumière de ce qui a été dit précédemment, c’est par le don de la Torah nouvelle que la paix et le repos atteindront leurs perfections véritables.

Notre travail pendant l’exil consiste donc à ‘revenir à Un’, c’est à dire revenir au lien essentiel qui existe entre notre âme et D.ieu. C’est par notre ‘Bitoul’, notre soumission la plus totale vis-à-vis de l’Eternel que nous y parvenons. Le Rabbi établit la différence qui existe entre la prière du pauvre et la prière du riche. Quand le riche entre dans le palais du Roi, du fait qu’il n’est pas étranger à la richesse il sera attiré par la beauté du palais et en oubliera l’essentiel : le Roi. A l’opposé, le pauvre qui n’a pas du tout de connaissances sur tous les trésors du Roi, sera seulement attiré par le Roi lui-même.

Il en va de même pour la prière. Celui qui est riche car il possède de profondes connaissances, est attiré par les trésors du Roi. Il demande donc à D.ieu de lui dévoiler des secrets de la Torah, mais ce faisant il ne parvient pas à l’essentiel : le Roi lui-même. A l’opposé, le pauvre, qui ne possède aucune de toutes ces profondes connaissances, se tient malgré tout dans le palais du Roi en ressentant pour Lui la soumission la plus totale. Son seul désir sera de voir et de parler au Roi des rois, le Saint béni soit-Il, et par ce désir il dévoilera le lien le plus profond qui l’unit au Roi et il s’attachera à Lui, à Son Essence. C’est cela ‘revenir à Un’.

 

Vendredi 7 juin 2024 à 10h30 : Kovets Bamidbar – Likouté Si’hot volume 33, par le Rav Levi Azimov

Vendredi 7 juin 2024 à 10h30 : Kovets Bamidbar – Likouté Si’hot volume 33, par le Rav Levi Azimov

En direct, chaque vendredi, étude du Likoutei Si’hot
avec le Rav Levi Azimov de 10h30 – 11h30
Tél.: +33159423068 – code: 33 41 593#

ET SUR RADIO HASSIDOUT
RADIO HASSIDOUT

Bamidbar – L’impact du voisinage
Source : Likouté Si’hot volume 33, deuxième Si’ha sur Bamidbar

La disposition précise des campements des tribus d’Israël dans le désert, détaillée dans la Torah, révèle l’impact majeur du voisinage, tant négatif que positif. Rachi enseigne que la proximité avec les méchants comme Kora’h a eu une influence néfaste sur une partie de la tribu de Ruben, tandis que le voisinage des justes, Moïse et Aaron, a permis aux tribus de Juda, Issachar et Zevouloun de s’élever dans l’étude de la Torah.
Les Midrashim nuancent cet impact, le Tan’houma le voyant comme externe, Rachi comme transformateur de l’essence, et le Midrash Rabba comme le révélateur d’une nature déjà existante. Rachi limite l’impact négatif au minimum.
Cependant, l’influence positive du bon voisinage est bien plus puissante et étendue que la négative. S’entourer de personnes vertueuses et s’éloigner de la discorde par l’étude de la Torah représente donc la meilleure protection spirituelle. C’est aussi la clé pour recevoir pleinement la Torah, comme ce fut le cas à Chavouot, et mériter la vraie paix et l’unité, qui seront dévoilées à l’ère messianique.

 

L’impact du voisinage des tribus dans le désert

Introduction : Le positionnement des campements des tribus d’Israël

La Torah détaille précisément l’emplacement des campements des tribus d’Israël autour du Tabernacle dans le désert. À l’est se trouvait la bannière de Juda, accompagnée des tribus d’Issachar et Zevouloun. Au sud était positionnée la bannière de Ruben, avec les tribus de Shimon et Gad à ses côtés (Bamidbar 2, 2). Parmi les Lévites, les familles des enfants de Kehat campaient au sud du Tabernacle, tandis que Moïse, Aaron et ses fils étaient à l’est, devant la Tente d’Assignation (Bamidbar 3, 29).

L’impact produit par le voisinage des tribus, négativement et positivement

Rachi commente : « Les familles de Kehat camperont au Sud. Près d’eux se trouvait le drapeau de Reouven qui campait au sud : « Malheur au méchant, malheur à son voisin ! ». C’est pourquoi ont été frappés parmi eux Dathan, Aviram et 250 hommes avec Kora’h et son assemblée, car ils ont été attirés avec eux dans leur discorde. Moché, Aharon et ses fils. Près d’eux se trouvait le drapeau du camp de Yehouda, près duquel campaient Yissa’har et Zevouloun : « Bonheur au Juste, bonheur à son voisin ! ». Du fait qu’ils étaient les voisins de Moché qui étudiait la Torah, ils sont devenus grands en Torah : [les tribus de] Yehouda, Yissa’har et Zevouloun. »

Rachi enseigne donc que le voisinage a un impact majeur, négatif pour les méchants mais positif pour les justes. La proximité avec Moïse et Aaron a permis aux tribus voisines de s’élever dans l’étude de la Torah.

Les divergences entre l’approche de Rachi et celle des Midrachim

Cependant, les Midrashim rapportent cet impact du voisinage avec plusieurs nuances. Le Midrash Tan’houma (Bamidbar 12) affirme que les 3 tribus voisines de Kora’h « périrent avec lui dans sa discorde », tandis que celles proches de Moïse « devinrent tous des grands en Torah, du fait de leur voisinage ». Le Midrash Rabba (3, 12) va plus loin en disant que Ruben, Shimon et Gad « étaient tous des hommes de discorde » comme Kora’h.

Le Likouté Si’hot explique : pour le Tan’houma, l’impact est externe (punition, entraînement). Selon Rachi, le voisinage modifie le comportement et l’essence même du voisin. Et pour le Midrash Rabba, le voisinage révèle une ressemblance déjà existante dans l’essence des voisins.

Rachi limite au minimum l’impact négatif sur la tribu de Ruben

Notablement, Rachi ne mentionne que Ruben et pas Shimon et Gad. Le Likouté Si’hot explique que pour Rachi, l’impact dépend de chacun. Seule une infime partie de Ruben fut influencée négativement : « Dathan, Aviram et 250 hommes ». On ne peut généraliser aux autres tribus.

L’impact positif transforme plus fortement et plus loin que le négatif

La Guemara (Sota 11a) enseigne : « Toujours, la mesure du bien sera plus importante que celle du malheur. » Selon le Tan’houma, le mauvais voisinage n’a qu’un impact externe, alors que le bon transforme l’essence du voisin en bien. Pour Rachi aussi, l’influence vertueuse de la bannière de Juda avec Moïse et Aaron s’étendit jusqu’à Issachar et Zevouloun.

Enseignement : Le bon voisinage nous protège de l’impact du mauvais

Le Likouté Si’hot conclut : « La façon d’être préservé de l’entraînement dans la discorde est d’être occupé par la Torah. Cela est aussi vrai dans l’autre sens : pour que l’étude soit parfaite et que l’homme devienne un « grand de la Torah », totalement uni avec elle, il faut s’éloigner complètement de la discorde, jusqu’au bout. »

Annexe : Le lien avec la fête de Chavouot, célébrée juste après Bamidbar

Maïmonide (‘Hanouka 4, 14) écrit : « Grande est la Paix : toute la Torah fut donnée pour la pratiquer dans le monde. » Le Midrash (Derekh Eretz, Paix) enseigne : « Lorsque les enfants d’Israël arrivèrent au Sinaï, ils campèrent d’un seul campement. Dieu dit alors : puisqu’ils haïssent la discorde et aiment la paix, l’heure est venue que Je leur donne Ma Torah ! »

L’annulation de la discorde et la grandeur dans la Torah s’obtiennent donc par le voisinage vertueux, l’étude avec un Juste. Sa Torah est dans la paix, unie à Dieu. Ainsi, nous mériterons la vraie paix messianique, quand Machia’h enseignera la Torah au monde entier d’une façon unificatrice.

En conclusion, la disposition des campements dans le désert nous dévoile l’immense pouvoir du voisinage et de l’entourage. S’éloigner de l’influence négative en cultivant la proximité avec les justes et leur Torah représente la meilleure protection, permettant de s’élever spirituellement et de mériter les plus hautes révélations divines dans l’unité et la paix.