Dans ce cours passionnant, le Rav ‘Haïm Shalom Deutsch nous livre une leçon essentielle sur la nécessité de toujours privilégier la douceur et le respect dans nos relations. À travers des histoires édifiantes et des enseignements profonds, il nous rappelle que la sévérité excessive, même motivée par de bonnes intentions, peut laisser des cicatrices indélébiles.
Un homme rentre fatigué à la maison, et c’est juste à ce moment-là que sa femme lui demande quelque chose. Une voix lui dit « J’ai travaillé toute la journée, je veux me reposer », mais une autre voix dit « Et alors, elle aussi a travaillé toute la journée », et une troisième voix soutient que s’il répond à sa demande, demain elle lui en demandera plus. Puis viennent les enfants, comment faut-il les éduquer ? Un enfant entre à la maison et jette son sac dans un coin, faut-il le réprimander ou non ? Après tout, le pauvre enfant lui aussi a durement travaillé toute la journée. Mais si on ne lui fait pas de remarque, il risque de développer de la paresse. Que veut le Saint Béni Soit-Il de moi ? Oh, comme c’est difficile.
Le Baal Shem Tov disait que dans le futur, le Saint Béni Soit-Il punira le mauvais penchant. Le mauvais penchant demandera « Pourquoi je mérite cela ? Je n’ai fait qu’accomplir ma tâche ». Mais le Saint Béni Soit-Il lui répondra : « C’est vrai que je t’ai chargé de tenter l’homme, mais je ne t’ai jamais dit de mentir et de lui faire croire qu’une transgression est une mitsva ». Et c’est ce que le mauvais penchant nous fait, il amène l’homme à penser que s’il crie maintenant sur son enfant, c’est une mitsva d’éducation, alors qu’en réalité c’est une transgression.
On est une fois venu demander au « Bnei Yissakhar » de signer un ‘herem (excommunication) contre quelqu’un, mais il a catégoriquement refusé. On lui a dit : Voilà, d’autres plus grands que toi ont signé, alors quel est ton problème ? Et il a donné une réponse très forte : « Quand le Saint Béni Soit-Il a demandé à Abraham notre père de sacrifier son fils Isaac, Il est venu à lui en personne : ‘Et D.ieu éprouva Abraham et lui dit… Prends ton fils…’. Mais à la fin, quand le Saint Béni Soit-Il a dit ‘N’étends pas ta main sur le jeune homme’, c’est un ange qui l’a dit. Pourquoi au début c’était le Saint Béni Soit-Il et à la fin un ange ? Car pour laisser un homme en vie, un ange suffit, mais pour égorger quelqu’un – même un ange ne suffit pas, il faut le Saint Béni Soit-Il en personne ».
Quand tu dis un mot déplacé au sujet d’une autre personne, sache que ça peut l’achever.
J’ai vu cela une fois concrètement. J’avais une parente qui, avec son frère, étaient les deux seuls survivants de la Shoah de toute leur famille. Elle n’avait pas d’enfants, et mon père allait lui rendre visite à chaque fête. Une fois, mon père est allé chez elle pendant Hol Hamoed Pessah. Elle lui a servi un tcholent avec un « kishke » spécial Cachère pour Pessah. C’était une experte en cuisine, et un kishke Cachère pour Pessah est considéré comme une grande expertise. Après le repas, quand nous sommes sortis, ma mère a dit à mon père : « Comment as-tu mangé ce kishke ? Tu n’as pas vu qu’il y avait des fils ? ». À l’époque, les fils de couture étaient enduits d’amidon, et il était possible que l’amidon contenu dans les fils ne soit pas Cachère pour Pessah et que mon père ait mangé du Hamets ! Mon père a répondu : « En vérité, je l’ai vu. Mais j’ai fait le calcul – des fils de couture qui contiennent peut-être de l’amidon qui n’est peut-être pas Cachère pour Pessah, c’est un raffinement dont on n’est pas sûr de devoir s’en soucier. Mais cette sévérité ne compte pas face à une parole dure que je dirais à ma tante. Il vaut mieux être sévère pour ne pas faire rougir quelqu’un que de ne pas manger d’amidon des fils ».
Savez-vous quel est le principal problème ? Que la plupart des gens sont stricts dans les Mitsvot entre l’homme et D.ieu et sont prêts à être indulgents dans les Mitsvot entre l’homme et son prochain. Et pourquoi cela ? Voici une réponse tellement vraie qu’elle est dure à entendre : quand un homme est strict avec son prochain, prend soin de chacun, fait attention à respecter tout le monde, cela n’ajoute pas à son ego, il devient « annulé dans la réalité ». Mais si un homme est principalement strict entre l’homme et D.ieu, c’est alors qu’il en ressort avec un plus grand ego : « Ouah, je suis tellement strict ».
Ce phénomène a une autre explication – la rigueur et la sévérité viennent de la puissance et du jugement, tandis que les Mitsvot entre l’homme et son prochain sont basées sur la bonté. Être strict dans les affaires de bonté, c’est une contradiction. La rigueur concerne les affaires de puissance, et c’est pourquoi on ne « connecte » pas d’être rigoureux en bonté, ce n’est pas le même mouvement dans l’âme. Cette hypothèse n’est bien sûr pas précise, on peut certainement être rigoureux et méticuleux en bonté, par exemple : penser à ce que l’autre ressent suite à ma bonté.
Le Rabbi Rayats a institué deux règles pour « Chabbat Mevarhim » : « Réciter tout le livre des Psaumes tôt le matin. Jour de ‘Hitvaadout’ (rassemblement ‘hassidique) ». Il n’est pas dit « jour de récitation de tous les Psaumes », mais il est dit « jour de Hitvaadout ». C’est censé être une journée entière de Hitvaadout. En pratique, la plupart des Hassidim sont plus stricts sur la récitation des Psaumes, stricts entre l’homme et D.ieu. Mais faire une Hitvaadout, c’est entre l’homme et son prochain, et les gens n’en voient pas la nécessité.
Par le passé, les gens parlaient durement les uns aux autres pendant les Hitvaadout, dans le cadre d’un réveil général, jusqu’à ce que le Rabbi Rayats y mette fin. Il a écrit une lettre aux ‘hassidim dans laquelle il a raconté : « J’étais à l’hôpital et on m’a fait une piqûre. Avant de me faire la piqûre, on m’a nettoyé l’endroit avec un désinfectant. J’ai demandé pourquoi, et on m’a dit que c’était pour éliminer les microbes. ‘Même si le médicament t’aide, si des microbes entrent, ils peuvent nuire plus que le médicament ne t’aidera’. J’ai pensé en moi-même quelle leçon on pouvait en tirer dans le service divin, et la leçon est que parfois, il faut donner à quelqu’un une piqûre-réprimande, mais si avec cette piqûre s’infiltre une saleté, un petit microbe comme la colère, un ton élevé ou irrespectueux – cela gâchera plus que ce que cela n’aidera ».
Je me souviens que quand j’étais enfant, un Chabbat, quelqu’un a frappé à la porte de notre maison et a dit qu’il avait entendu dire qu’ici on pouvait manger le repas de Chabbat. Il marchait dans la rue et avait demandé, et on l’avait orienté vers nous. C’était un Américain qui parlait anglais, et mon père, qui savait très peu l’anglais, a surtout communiqué avec lui par l’affection et un visage lumineux. Après le repas, mon père l’a raccompagné dehors et quand il est revenu il m’a raconté : « Tu sais ce que cet homme vient de me raconter ? Quand il était un jeune homme en Amérique, son père l’a une fois réprimandé et lui a crié dessus pour une question liée à l’observance des Mitsvot, et depuis il a une haine pour tout le judaïsme et les Juifs observants. Il a fui son père et a fui le judaïsme, il ne peut pas supporter d’être en leur présence ! Il m’a dit : ‘Sache qu’en m’accueillant ainsi, avec un visage lumineux, je reviens sur toute cette haine' ».
Voyez à quel point c’est sensible. C’est courant qu’un père fasse des remarques à son fils, il est sûr que c’est son rôle. Et pourtant, ce fils a fui de toutes ses forces. Et mon père, qui ne connaissait même pas la langue, a changé toute cette réalité grâce à l’affection.
Une fois, quelqu’un m’a demandé comment savoir quand parler durement et quand parler doucement. Je ne savais pas quoi répondre. Mais après un certain temps, nous avons étudié un maamar de l’Admour Hazaken et j’y ai trouvé la réponse. Dans le « Siddour avec Daat ‘Elyon », il est écrit : d’Abraham est sorti Ismaël, et d’Isaac est sorti Ésaü. Qu’est-ce que cela signifie ? Que du ‘Hessed de Sainteté peut sortir du ‘Hessed de Kelipah, et de la Guevoura de Sainteté peut sortir de la Guevoura de Kelipah, comme Ésaü dont il est dit « Tu vivras par ton épée ». Où le problème est-il le plus grand? L’Admour Hazaken explique que du ‘Hessed, on peut revenir, mais de la Guevoura, c’est beaucoup plus difficile.
Comment cela se manifeste-t-il dans notre génération ? Si tu as un doute sur le fait de gâter davantage tes enfants, de leur parler doucement, ou au contraire, d’être strict et de ne pas leur donner ce qu’ils veulent pour qu’ils ne soient pas trop gâtés, il y a une logique dans les deux sens. L’Admour Hazaken dit que du ‘Hessed, on peut revenir, de la Guevoura, non. Si tu as poussé un cri inutile, ils s’en souviendront toute leur vie. Et si tu leur as fait un plaisir inutile ? Et alors, s’ils s’en souviennent toute leur vie ? Ce problème peut toujours être corrigé.
Notre génération est bien plus sensible que les autres générations. Pas seulement la génération – j’ai remarqué que chaque année, les gens deviennent plus sensibles. Plus la sensibilité augmente, plus la délicatesse doit augmenter. Et pas seulement envers les enfants, nous les adultes en avons aussi besoin.
J’ai entendu une fois au nom d’un grand Juif que la chose la plus importante dans l’éducation est que les enfants se sentent bien avec eux-mêmes à la maison. Tout le reste vient de soi. C’est pourquoi il dit aux parents de ne pas parler aux enfants de l’observance des Mitsvot, mais juste de s’assurer que leurs enfants se sentent bien et aimés. Il donne l’exemple de sa sœur qui a seize enfants, tous érudits en Torah. Les parents n’ont jamais éduqué, ils ont juste veillé à ce que les enfants se sentent bien à la maison. Mais si l’enfant ne se sent pas bien à la maison, c’est juste une raison pour lui de faire l’inverse. Il en reste une cicatrice à vie.
Le « travail de tri » est un grand travail de séparation du bien et du mal, et il est pertinent partout et pour chacun. Nos Sages ont dit « Fais-toi un maître », afin que si tu as des doutes, tu ailles les clarifier et tries le bien du mal qui y est mélangé. Quand une personne arrive à la synagogue, fixe des temps pour étudier la Torah ou rentre à la maison – à chaque étape l’attendent des « triages », c’est-à-dire des situations complexes mêlées de bien et de mal, et il lui incombe d’y faire face correctement. Quand on affronte des pensées étrangères pendant la prière ou qu’on se retient de bavarder à la synagogue, c’est un travail de tri. Quand on arrive à l’étude – il y a toutes sortes d’opinions erronées, il y a des questions. Quand on élimine les opinions stupides et qu’on résout les questions, c’est un travail de tri. Ensuite, on part travailler, et là aussi il y a des tris. Il y a toutes sortes d’idées sur la façon de gagner plus d’argent, mais il faut trier le comportement qui sera honnête, selon la Torah. Et après tout cela, on rentre fatigué à la maison, et avec sa femme et ses enfants se créent des divergences d’opinion et des situations complexes – et nous avons le privilège de remplir notre mission et de trier encore et encore, à tout moment, le bien du mal, la lumière des ténèbres.
Le Rav Haïm Shalom Deutsch (né le 23 Tishri 5705, 10 octobre 1944) est un Mashpia ‘Habad, Rosh Kollel du « Kollel Avrekhim Tzemah Tzedek » dans la vieille ville de Jérusalem, Rosh Metivta à la Yechiva Torat Emet à Jérusalem et Mashpia de la communauté Maayanei Israël. Il est né à Jérusalem du Rav Yossef Eliyahou Deutsch, Rosh Yechiva d’Anshei Maamad à Jérusalem, et de Myriam Deutsch, 6e génération descendante du Rabbi Shneour Zalman de Liadi. Il a étudié aux Yechivot Etz ‘Haïm, Torat Emet et à la Yechiva de Ponevitch. À cette période, il a commencé à se rapprocher du ‘hassidisme ‘Habad et s’est rendu pour écouter le Rav Shlomo ‘Haïm Kesselman, Mashpia à la Yechiva Tomkhei Tmimim de Kfar ‘Habad. Par la suite, il est allé étudier dans cette Yechiva. Il a épousé Esther Lea, la fille du Rav Asher Zev Werner. Après son mariage, il a étudié au Kollel dirigé par le Rav Zalman Ne’hemia Goldberg. Il a officié comme Rosh Metivta à la Yechiva Tomkhei Tmimim de Kiryat Gat, Rosh Metivta à la Yechiva Karlin-Lelov et plus encore. Il a également dirigé un institut d’études en vue de l’ordination rabbinique qu’il a fondé. Il est Rosh Kollel à la synagogue Tzemah Tzedek dans la vieille ville de Jérusalem. Dans le cadre du Kollel, il a édité le recueil « Yagdil Torah » et les livres « Commentaires et explications sur le Choul’han Aroukh de l’Admour Hazaken ». Lors des réunions ‘hassidiques qu’il tient, il traite beaucoup de l’âme et des émotions humaines. Il s’implique aussi dans le rapprochement de la jeunesse ‘Haredi décrochée.
Au cœur de la Paracha Béhaalote’ha se trouve un épisode bouleversant : la rupture de Moïse avec le peuple d’Israël. Cette scène, d’une intensité dramatique rare, nous renvoie à notre propre quête de sens dans un monde en perte de repères. Elle recèle une leçon spirituelle d’une brûlante actualité, une invitation à transcender nos désirs les plus bas pour accéder à une existence plus riche et plus lumineuse.
En cette heure grave où notre peuple est secoué par les vents contraires de l’histoire, je ressens le besoin impérieux de partager avec vous une méditation à la fois intime et universelle. Au cœur de la Paracha Béhaalote’ha se love un épisode d’une intensité dramatique rare : la rupture de Moïse, ce colosse de la spiritualité, avec le peuple d’Israël. Une rupture dont les ondes de choc se propagent à travers les siècles, jusqu’à nous toucher en plein cœur, en cette période si douloureuse.
Moïse, l’homme qui a tenu tête à Pharaon, qui a ouvert les eaux de la Mer Rouge comme on ouvre un rideau de scène, qui a gravi le Mont Sinaï pour recevoir la Torah des mains mêmes du Créateur, cet homme d’une stature morale et spirituelle hors du commun, est soudain terrassé par un désespoir sans nom face aux récriminations incessantes et à l’ingratitude abyssale des Hébreux. Eux qui ont été les témoins privilégiés des miracles divins, qui ont été nourris chaque jour par la manne céleste, les voilà qui se lamentent comme des enfants capricieux. Ils réclament de la viande, du poisson, les oignons et l’ail d’Égypte, comme si leur mémoire s’était soudain rétrécie aux dimensions d’un estomac insatiable, oublieux des merveilles dont ils ont été gratifiés.
Face à cette régression spirituelle d’une amplitude inouïe, Moïse vacille sur ses fondements. Lui qui a toujours pris la défense de son peuple envers et contre tout, jusqu’à risquer sa propre vie, le voilà qui jette l’éponge, qui déclare forfait, submergé par une lassitude infinie. « Seigneur, je ne peux plus, je ne veux plus porter sur mes épaules ce fardeau écrasant, cette responsabilité démesurée. Ce peuple est indigne, obnubilé par ses désirs les plus grossiers, incapable de s’élever au-dessus de ses instincts les plus bas. Plutôt mourir que de supporter plus longtemps ce spectacle affligeant ! »
Au-delà du drame humain qui se noue sous nos yeux, cette scène recèle une leçon philosophique et spirituelle d’une brûlante actualité. Nos Sages, à l’image du grand Rambam, nous enseignent que le judaïsme, dans son essence, ne cherche pas à nier ou à réprimer nos désirs et nos pulsions, mais au contraire à les raffiner, à les sublimer, à les transfigurer. Un an après le don de la Torah, après avoir été illuminé par la Révélation, après avoir contemplé la Présence divine, les Hébreux auraient dû avoir goûté à une nourriture spirituelle autrement plus savoureuse et substantielle que les oignons d’Égypte. Mais non, leur palais reste désespérément frustre et insensible aux délices incomparables de l’étude et de la prière, de la connexion avec l’Infini.
Pire encore, Moïse comprend avec une acuité terrifiante que s’ils s’obstinent à rejeter les voies royales de l’élévation, s’ils s’enlisent dans la fange de la matérialité, leur existence tout entière ne sera qu’une interminable frustration, une longue et amère déconvenue. Car celui qui a effleuré ne serait-ce qu’une fois les cimes éthérées de l’esprit, celui dont l’âme a frémi au contact du divin, ne peut plus se contenter de nourritures terrestres, d’ersatz sans saveur. Il est condamné à une nostalgie dévorante, à une quête éperdue et sans fin qui ne trouvera jamais sa résolution dans les plaisirs illusoires et éphémères de ce monde.
Cette histoire n’est pas qu’une simple parabole, une allégorie lointaine et désincarnée. Elle parle de nous, de chacun d’entre nous, de cette soif d’absolu qui nous tenaille, de cette tentation si humaine de chercher des échappatoires faciles dans un monde privé de repères et de sens. À nous de prendre notre destin spirituel en main, de rattacher inlassablement notre âme à sa source vive en méditant chaque jour, chaque instant, les paroles sacrées de la Torah. Faisons de notre étude une ascension jubilatoire, un pont jeté vers l’éternité, un rempart inexpugnable contre les tentations du désespoir et du chaos.
En ces temps d’incertitude et de doute, où l’horizon semble se dérober sous nos pas, puissions-nous être dignes de l’héritage spirituel de Moïse, cet humain qui a côtoyé le divin. Puissions-nous, à son image, transformer nos épreuves en opportunités de dépassement, en tremplins vers la lumière. Transcendons la pesanteur du monde et faisons de nos existences un sanctuaire où résonnera, comme un chant triomphal, la mélodie de la Torah. Ainsi, méritons-nous de voir bientôt la fin de nos tourments et le lever de l’aurore de la délivrance.
Que la paix et la sérénité soient sur Israël et sur le monde ! Amen.
Un groupe de héros qui a sauvé des vies lors de l’attaque terroriste du Hamas pendant Simhat Torah, est venu prier au Ohel du Rabbi, accompagné par l’émissaire principal du Rabbi en Pologne – le Rav S.B. Stambler.
Zvika et Dorit Rider, Nasreen Yossef et sa fille Shiran – ont sauvé des vies avec dévouement lors du déclenchement du massacre du Hamas pendant la fête de Simhat Torah. Zvika, membre de l’unité d’alerte et ambulancier, a évacué des blessés dans le kibboutz Saad et sa femme Dorit, infirmière, a porté secours aux blessés. Leur fils Dor hy’d – a été assassiné par les malfaiteurs pendant Simhat Torah.
Nasreen Yossef et sa fille – membres de la communauté druze du kibboutz Yated ont également agi pour sauver des vies. Shiran a interrogé des terroristes et parlé au téléphone avec les opérateurs, obtenant ainsi avec bravoure et détermination des informations critiques qui ont sauvé des vies.
Ils sont venus accompagnés de l’émissaire principal du Rabbi en Pologne – le Rav S.B. Stambler, pour prier sur le lieu saint du Rabbi pour la victoire du peuple d’Israël et le retour de tous les otages.
Les émissaires du Rabbi et les directeurs d’institutions à Jérusalem se sont réunis lors d’une conférence émouvante au Beth Habad de Katamon – HaMoshava, dirigée par les émissaires Rav Tamir Castiel et Rav Or Ziv, qui ont généreusement accueilli les participants • La conférence festive a exprimé l’esprit d’unité et de dévouement des émissaires du Rabbi à Jérusalem et l’engagement à poursuivre et à étendre les activités ‘habadiques dans la ville.
Les émissaires du Rabbi et les directeurs d’institutions à Jérusalem se sont réunis lors d’une conférence émouvante au Beth Habad de Katamon – HaMoshava.
La conférence s’est tenue en présence du président de Tzeirei Agoudat Habad à Jérusalem, Rav Naftali HaCohen Roth, qui a ouvert avec un discours royal et a souligné dans ses propos la grande importance de la cohésion entre les émissaires qui servent d’exemple vivant pour beaucoup. Rav Roth a conclu, comme à son habitude, par la bénédiction des Cohanim avec amour.
Le Rav de la communauté Habad de Ramat Shlomo, Rav Yosef Yitzchak Hablin, a prononcé des paroles d’encouragement et de renforcement aux émissaires et a fait l’éloge des activités des émissaires à Jérusalem et de l’unité particulière parmi les émissaires et les directeurs d’institutions.
L’événement a commencé par un rassemblement ‘hassidique spécial dédié à l’élévation de l’âme de l’émissaire inoubliable, Rav Moshe Kotlarsky, puisse sa mémoire être une bénédiction.
Rav Yaakov Halperin, représentant de Habad à la mairie de Jérusalem, a invité M. Yossi Elituv, rédacteur en chef du journal « Mishpacha », à partager avec les participants des histoires sur les liens profonds entre son père, le Gaon Rav Shimon Elituv, puisse sa mémoire être une bénédiction, et sa famille avec Rav Kotlarsky, puisse sa mémoire être une bénédiction. Rav Elituv a souligné les nobles qualités de R’ Moshe et son éclat de visage unique envers chaque personne, ainsi que le message important de « et que les vivants le prennent à cœur ».
La conférence s’est tenue au Beth Habad de Katamon HaMoshava, dirigée par les émissaires Rav Tamir Castiel et Rav Or Ziv qui ont généreusement accueilli les participants.
Rav Tamir Castiel a partagé avec les participants le développement des institutions dans le quartier de Katamon et le merveilleux succès de l’ouverture de l’école « Shalahavot – Habad ».
Les émissaires du Rabbi ont profité de l’occasion pour remercier le représentant de Habad à la mairie, Rav Yaakov Halperin, qui travaille sans relâche pour les émissaires et les institutions Habad de la ville, ainsi que son fidèle assistant, M. Yossi Loktzky.
La conférence festive a exprimé l’esprit d’unité et de dévouement des émissaires du Rabbi à Jérusalem et l’engagement à poursuivre et à étendre les activités dans la ville.
Si vous recherchez un hébergement confortable et bien situé pour votre séjour près du séminaire du Beth Loubavitch aux 2 Alpes, ne cherchez pas plus loin : la Résidence Skiazur est l’endroit idéal pour vous. Avec ses studios de 4 couchages entièrement équipés et sa piscine, cette résidence offre tous les éléments nécessaires pour des vacances réussies.
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Ce cours est construit en combinant deux Si’hot : notre Si’ha dans le volume 23, et une autre Si’ha dans le volume 9 (Devarim 1). La principale raison de cette combinaison est de tirer un enseignement pratique du message de ce discours, et surtout de le relier à la campagne des Tefilines, comme un mérite pour la victoire, comme expliqué ci-dessous.
Dans notre Paracha se trouve un verset spécial – « Lorsque l’arche partait », un verset que nous disons à chaque fois que nous sortons le Sefer Torah de l’Arche Sainte, parfois sans trop réfléchir au puissant message contenu dans ce verset si fort… Le contexte de ce verset : lorsque les enfants d’Israël voyageaient dans le désert, l’Arche d’Alliance voyageait toujours devant eux (et accomplissait de nombreux miracles en préparant la route et en enlevant les obstacles pour les enfants d’Israël). Dès qu’ils commençaient à marcher (et que l’arche était déjà devant eux), Moïse disait – à chaque fois ! – un verset spécial dans lequel il demandait à D.ieu que les ennemis d’Israël ne réussissent pas dans leurs complots. Nous allons examiner quelques détails et précisions dans le commentaire de Rachi sur ce verset, afin de comprendre la définition exacte de nos ennemis, et pour quelle raison exactement D.ieu nous aide toujours, même quand nous ne le méritons pas… À la fin, nous relierons cela à la « Campagne des Tefilines » que le Rabbi a lancée en 5727-1967 (autour de la guerre des Six Jours), en soulignant le merveilleux mérite que possède la mitsva des Tefilines, afin de vaincre effectivement nos ennemis, comme nous l’expliquerons.
1 : Dans notre Paracha, entre un récit de malheur et un autre1, la Torah interrompt avec une petite « Paracha »2 : « Lorsque l’arche partait, Moïse disait : Lève-Toi, Eternel ! Que tes ennemis soient dispersés, et que tes adversaires fuient devant Toi ». Chaque fois que les enfants d’Israël voyageaient, Moïse prononçait cette courte prière, afin que l’Arche d’Alliance sauve les enfants d’Israël des complots de leurs ennemis.
Rachi explique : Que tes ennemis soient dispersés. Ceux qui sont rassemblés. Et que tes adversaires fuient. Ce sont les poursuivants. Tes adversaires. Ce sont les ennemis d’Israël, car quiconque hait Israël hait Celui qui a dit et le monde fut, comme il est dit (Psaumes 83, 3) : « Et tes ennemis ont levé la tête ». Et qui sont-ils ? « Contre Ton peuple, ils trament un complot ».
2 : Et voici que la de ce commentaire de Rachi est dans le « Sifri »3, et c’est sa formulation : « Lève-Toi, Eternel, et que tes ennemis soient dispersés – Ce sont ceux qui sont rassemblés. Et que tes adversaires fuient – Ce sont les poursuivants… Y a-t-il donc des ennemis devant Celui qui a dit et le monde fut ? Car quiconque hait Israël, c’est comme s’il haïssait Celui qui a dit et le monde fut ».
On voit ici deux différences entre le commentaire de Rachi et celui du Sifri :
(a) Rachi explique seulement sur « tes adversaires » que « ce sont les poursuivants », alors que sur « tes ennemis » il n’écrit pas qu’ils sont « ceux qui sont rassemblés » (comme dans le Sifri)4 .
(b) Dans le Sifri, il est écrit que « quiconque hait Israël, c’est comme s’il haïssait Celui qui a dit et le monde fut », alors que Rachi n’écrit pas le mot « comme s’il ».
Et il est étonnant que Rachi ait changé la formulation de la de son commentaire – le Sifri !
3 : De même, la question se pose : pourquoi Rachi a-t-il expliqué que « tes adversaires » sont ceux qui haïssent D.ieu (en haïssant Israël), et n’explique pas du tout qui sont « tes ennemis » (alors que « tes ennemis » est mentionné dans le verset avant « tes adversaires ») ?
Il faut dire que Rachi s’est appuyé sur son commentaire plus haut dans la Paracha Bechala’h. En effet, sur le verset dans le chant de la mer « Par Ta grande majesté, Tu renverses tes opposants », Rachi explique : « Tu renverses toujours tes opposants qui se dressent contre Toi. Et qui sont ceux qui se dressent contre Lui ? Ce sont ceux qui se dressent contre Israël. Et ainsi dit-il (Psaumes 83, 3) : « Car voici que tes ennemis grondent », et quelle est cette agitation ? « Contre Ton peuple, ils trament un complot »… ».
En effet, comme Rachi a déjà expliqué là-bas la définition des « ennemis » de D.ieu, il ne l’a donc pas expliqué à nouveau ici. Seulement que, d’un autre côté, la question se pose : si on sait déjà que les « ennemis » de D.ieu sont les « ennemis » d’Israël, pourquoi était-il nécessaire de souligner à nouveau pour les « adversaires », que les « adversaires » de D.ieu sont ceux qui « haïssent » Israël ? Cela n’était-il pas évident ?5
4 : Pour comprendre tout cela, nous nous arrêterons à nouveau sur l’une des différences ci-dessus entre Rachi et le Sifri. Rachi écrit que « quiconque hait Israël hait Celui qui a dit et le monde fut » – sans le mot « comme s’il » comme dans le Sifri6.
C’est-à-dire que selon le Sifri, « tes adversaires » signifie que celui qui hait Israël a une haine similaire (en gravité et en punition) à la haine envers D.ieu, alors que selon Rachi, « tes adversaires » signifie que celui qui hait Israël, hait effectivement aussi D.ieu ! Et c’est pourquoi il est appelé « tes adversaires » – littéralement un ennemi de D.ieu ! Et on peut dire que sa haine d’Israël découle de sa haine préalable de D.ieu.
[La question se pose : sur quelle base Rachi fait-il cette affirmation générale que celui qui hait Israël hait automatiquement D.ieu ? Est-ce qu’il n’est vraiment pas possible que quelqu’un haïsse Israël et aime D.ieu ?!].
5 : Et l’explication est la suivante : En fait, il y a une différence essentielle entre un ennemi (« tes ennemis ») et un adversaire (« tes adversaires ») – il s’agit de deux types d’opposants totalement différents :
En général, un « ennemi » est quelqu’un dont la haine pour autrui est ouverte et active, et il se comporte envers son ennemi de manière haineuse.
En revanche, un « adversaire » est quelqu’un dont la haine est une caractéristique gravée au fond de son cœur. Par conséquent, non seulement il se comporte mal lorsque c’est possible, mais il est plongé dans cette haine et constamment occupé à chercher des moyens et des idées pour nuire avec méchanceté à celui qu’il déteste.
6 : Sur cette base, on peut comprendre pourquoi Rachi a écrit spécifiquement sur « tes adversaires » que « ce sont les poursuivants », alors que sur « tes ennemis » il a écrit qu’ils sont « ceux qui sont rassemblés » (sans « ce sont ») :
En ce qui concerne les « ennemis » (dont la haine est principalement active), ils ont plusieurs façons de mener leur guerre : parfois ils préfèrent être dispersés et parfois rassemblés – tout dépend de la tactique qu’ils ont choisie. Par conséquent, on ne peut pas dire des ennemis qu’ils sont toujours « ceux qui sont rassemblés »7.
En revanche, en ce qui concerne les « adversaires » (dont la haine est profonde dans leur cœur), leur définition est qu’ils sont explicitement des « poursuivants » et essaient de nuire à Israël de toutes les manières possibles – cette poursuite et cette haine sont leur définition exclusive !
7 : Seulement que la question se pose : certes, on peut dire qu’il y a des gens qui sont « tes ennemis » de D.ieu, en ce sens qu’il arrive qu’ils se rebellent effectivement contre D.ieu, et le font « par provocation » (pour quelque raison que ce soit). Mais peut-on concevoir la notion de « tes adversaires » – qu’un être de chair et de sang « haïsse » son Créateur, D.ieu, au point de Le poursuivre avec obsession ?!8
Et c’est pourquoi Rachi continue et répond qu’en effet, la définition de « tes adversaires » est « ce sont les ennemis d’Israël » ! C’est-à-dire que chaque fois que la Torah parle des « adversaires » de D.ieu, il faut comprendre que l’intention est toujours les gens qui haïssent le peuple d’Israël – dans leur haine, ils haïssent en fait D.ieu !9
8 : Du « vin de la Torah » – la profondeur contenue dans ce Rachi :
La raison pour laquelle Moïse prie D.ieu de considérer la haine des nations contre Israël comme une haine personnelle contre Lui, c’est parce qu’il s’agit ici d’une situation où il y a une déficience dans le service spirituel d’Israël – et c’est pourquoi D.ieu ne les sauve pas en raison du mérite de leur service spirituel, mais principalement parce que celui qui hait Israël hait en fait D.ieu10 :
Cette requête inclut en fait deux points : (a) Si les nations du monde voient qu’elles peuvent porter atteinte à Israël – alors que tous savent qu’ils sont le « peuple élu » de D.ieu, et que malgré cela Il ne les aide pas, c’est une profanation du Nom ! (b) Par cette requête (« Lève-Toi, Eternel »), Moïse veut révéler le lien entre Israël et D.ieu, un lien très élevé qui ne dépend pas de l’observance de la Torah et des mitsvot, un lien que rien au monde ne pourra affaiblir !
9 : Et voici que dans les Psaumes, il y a un verset très similaire à notre verset : « Que D.ieu se lève, que Ses ennemis soient dispersés, et que ceux qui Le haïssent fuient devant Lui » ; seulement, il y a une différence entre eux : ici il est dit « Lève-Toi, Eternel », et dans les Psaumes il est dit « Que D.ieu se lève ».
Il s’avère donc qu’en rapport avec ce sujet, D.ieu est mentionné par trois noms : dans le Pentateuque il est dit « Eternel », dans les Hagiographes (Psaumes) il est dit « Elokim », et dans la Torah orale (dans le Sifri et chez Rachi) il est dit « Celui qui a dit et le monde fut ».
En fait, ces trois noms correspondent aux trois étapes nécessaires pour révéler le nom « Eternel », le lien éternel de D.ieu avec Israël, un lien qui ne dépend pas du comportement des enfants d’Israël :
(1) Dans le Pentateuque (l’essentiel de la Torah écrite) où brille la racine et l’allusion de chaque chose, il est dit « Lève-Toi, Eternel » – ce nom est la racine du lien éternel avec D.ieu.
(2) Dans les Hagiographes (où les sujets de la Torah descendent plus bas), D.ieu est appelé « Elokim » au pluriel – ce nom est la racine et la de la dissimulation du monde.
(3) Dans la Torah orale (où la Torah descend à la compréhension de l’homme), D.ieu est appelé « Celui qui a dit et le monde fut » (du terme « dissimulation »)11. À ce stade, le lien éternel entre Israël et D.ieu se révèle effectivement dans le monde.
Et grâce à cela, nous agissons et méritons que même à notre époque, D.ieu ne tienne compte d’aucun calcul pour amener la Délivrance, et même si les enfants d’Israël ne se sont pas encore complètement repentis, D.ieu amène malgré tout la Délivrance, maintenant !
10 : (Extrait de la Si’ha du Likoutei Si’hot volume 9 Devarim 1)12 [Dans le discours précédent, nous avons expliqué comment Moïse prie D.ieu de nous sauver de nos ennemis, même quand nous ne le méritons pas, et ce sans que nous fassions le moindre effort pour cela ! Et voici que dans un autre discours, le Rabbi explique qu’il y a un mérite particulier pour nous sauver de nos ennemis – et c’est la mitsva des Tefilines. Ceci est souligné en rapport avec la campagne des Tefilines lancée par le Rabbi quelques jours avant la guerre des Six Jours, à une période où tout le monde prédisait des malheurs pour Israël, D.ieu préserve, alors que le Rabbi rassurait justement le peuple juif que D.ieu nous sauverait, et en particulier grâce au mérite de la mitsva des Tefilines. Il faut s’efforcer que le plus grand nombre de Juifs (et les soldats en particulier) mettent les Tefilines, et cela agira pour une victoire effective à la guerre13.]
Et voici que dans la Paracha Devarim, il est raconté que lorsque les enfants de Gad et de Ruben voulurent s’installer en dehors d’Erets Israël, Moïse accepta à condition qu’ils aident à la guerre pour Erets Israël, et soient « devant leurs frères » à la guerre.
Rachi explique : « devant leurs frères – Ils marchaient devant Israël à la guerre car ils étaient des héros et leurs ennemis tombaient devant eux, comme il est dit : Il déchire le bras et même le sommet de la tête »14.
C’est-à-dire qu’il y avait un mérite particulier chez les enfants de Gad, que « leurs ennemis tombaient devant eux » !
Et voici qu’aujourd’hui aussi, la mitsva des Tefilines est une mitsva propice pour que se réalise en nous comme chez les enfants de Gad – « Il déchire le bras et même le sommet de la tête » – une victoire claire et écrasante à la guerre !
Comme le dit le Talmud : « D’où sait-on que les Tefilines sont une force pour Israël ? Car il est écrit : Et tous les peuples de la terre verront que le nom de l’Eternel est associé à toi, et ils te craindront… Ce sont les Tefilines de la tête. » C’est-à-dire que la mitsva des Tefilines provoque effectivement la peur chez nos ennemis !
Et comme l’écrit le Roch : « Grâce à l’accomplissement de la mitsva des Tefilines (qu’on met sur le bras et la tête) et à leur arrangement, se réalisera chez les gens de guerre ‘Il déchire le bras et même le sommet de la tête’ ! « 15
—————————- Notes :
1. Le premier malheur : « Ils partirent de la montagne de l’Eternel » – les enfants d’Israël s’éloignèrent de D.ieu. Le deuxième malheur : « Le peuple se mit à se plaindre » – les plaintes des enfants d’Israël contre D.ieu.
2. Ces versets sont tellement spéciaux qu’il y a une opinion dans le Talmud (Chabbat 116a) que le verset « Lorsque l’arche partait » (avec le verset suivant) constitue à lui seul un livre entier du Pentateuque ! Et ainsi, selon cette opinion, nous avons sept livres dans le Pentateuque : Genèse, Exode, Lévitique, début des Nombres (jusqu’à « Lorsque l’arche partait »), la paracha « Lorsque l’arche partait », la suite des Nombres, et le Deutéronome. Le Rabbi s’est arrêté sur ce Talmud dans le discours de Chabbat Parachat Behaalotekha 5751 (se trouve dans la rubrique « Suppléments »).
3. Midrach halakhique. Sifri Bemidbar a été compilé par « Debei (l’académie de) Rabbi Yichmaël ».
4. Quand on souligne « ce sont », cela signifie que c’est d’eux spécifiquement que parle le verset, contrairement à sans souligner « ce sont », où il est sous-entendu qu’on ne parle que d’une possibilité, mais qu’il y a d’autres possibilités.
5. Il vaut la peine d’expliquer la plupart des questions et précisions des lettres b-d du discours.
6. De même, la source du commentaire de Rachi dans la paracha Bechala’h est dans la « Mekhilta », et là il est dit « que quiconque se dresse contre Israël, c’est comme s’il se dressait contre le Saint béni soit-Il », alors que Rachi n’a pas écrit « comme s’il »…
7. En d’autres termes : certes dans la paracha « Lorsque l’arche partait », Moïse demande clairement que les ennemis rassemblés se dispersent, mais on ne peut pas dire que c’est la « définition » des ennemis – des gens rassemblés pour nuire. Certainement pas ! Parfois les ennemis se dispersent justement pour nuire !
8. Et c’est la raison pour laquelle Rachi appelle ici D.ieu « Celui qui a dit et le monde fut ». Pour souligner ce point, qu’il est impossible qu’un être créé haïsse celui qui l’a créé, jusqu’à le poursuivre.
9. Contrairement à « tes opposants » et « tes ennemis », qui ne signifient pas toujours qu’il s’agit de gens qui se dressent contre Israël. Car il est possible d’être un « ennemi » de D.ieu sans être un ennemi d’Israël, comme expliqué plus haut. Et ce n’est que dans certains cas, comme dans le chant de la mer par exemple, où les Égyptiens voulaient noyer Israël, qu’il est nécessaire d’expliquer que « tes opposants » sont « ceux qui se dressent contre Israël ».
10. Cela est aussi suggéré par le fait que Rachi écrit que le verset « Lorsque l’arche partait » vient pour interrompre « entre un malheur et un malheur » (comme mentionné plus haut dans la note 3), c’est-à-dire que cette prière vient pour sauver les enfants d’Israël, même quand il y a une déficience claire dans leur service spirituel.
11. Alors qu’à l’étape précédente (Hagiographes), « Elokim » n’était que la racine de la notion de « dissimulation ».
12. Nous avons étudié ce discours en profondeur en l’année 5774. Et s’il y a du temps dans le cours, il vaut la peine d’étudier une partie de la page des « sources » de ce discours, qui se trouve ici : https://goo.gl/O9TZeA
13. Il est important de noter que cela s’applique aussi lorsqu’on n’est pas en guerre effective : voir Iguerot Kodech vol. 25 p. 71 (se trouve dans la rubrique Suppléments) en réponse à la question de savoir pourquoi il est nécessaire de faire la campagne des Tefilines quand nous ne sommes pas en guerre : « L’armée des ennemis se tient sur leurs frontières de tous les côtés prête etc., et seule la crainte les retient, il faut le comprendre… Mais il n’y a pas lieu d’effrayer les enfants d’Israël ». C’est-à-dire que les Tefilines aident aussi à « devancer le remède à la plaie », que les préparatifs de guerre des ennemis (qui nous « poursuivent ») ne portent pas leurs fruits !
14. Le Rabbi souligne là qu’il y a apparemment une contradiction dans les paroles de Rachi : dans la paracha Matot, il a expliqué que les enfants de Gad seraient « à la tête des armées » (qu’ils seraient les commandants des bataillons du peuple d’Israël), alors que dans la paracha Devarim, Moïse change et leur dit que toute leur tribu « sera devant Israël » (et pas seulement comme commandants des autres enfants d’Israël qui se tiennent au front).
Et l’explication est la suivante : ce qui s’est passé entre-temps, c’est que Moïse a compris qu’il ne ferait pas entrer Israël en Terre promise, et que ce serait Josué qui le ferait. La différence entre l’époque de Moïse et celle de Josué est que Moïse mène la guerre de manière surnaturelle, alors que Josué mène la guerre de manière naturelle (et c’est pourquoi il est nécessaire que les enfants de Gad – qui étaient simplement forts – soient « devant Israël »).
15. Le Rabbi souligne dans la note 57 du discours que « c’est une mitsva et un mérite de publier cette loi parmi tous les gens de guerre, leurs proches et amis, et tous les enfants d’Israël – qu’ils vivent – où qu’ils soient. »
Barouh Dayan Haemet : À l’hôpital Mayanei Hayeshua de Bnei Brak est décédée ce midi la Rabbanit tsadkanit Mme Tzipora Alter de Gour, épouse du « Pnei Menahem » de Gour et mère du Rosh Yeshiva de Gour, le Rav S. Alter, et de ses frères les Gueonim tsadikim de la famille Alter.
La Rabbanit est décédée à l’âge béni de 97 ans, après des années de faiblesse et une courte maladie, entourée au chevet de son lit par ses fils et gendre les Gueonim Tsadikim, des dizaines de ses petits-enfants et de nombreux hassidim.
Ses funérailles partiront à 14h de son domicile au 15 rue Yehuda Halevi à Bnei Brak, et à 16h30 de son domicile à la Yeshivat Sfat Emet à Jérusalem, via la rue Yirmiyahu jusqu’au cimetière de Sanhédrin.
Le cortège arrivera à l’angle des rues Yirmiyahu et Brandeis à 17h30 avec la participation de l’Admour de Gour. De là, il continuera jusqu’au Beit Midrash Pnei Menahem rue Yossef Ziv dirigé par son fils le Rosh Yeshiva Rav S. Alter – et de là jusqu’au cimetière de Sanhédrin où elle sera enterrée dans le caveau familial.
La Rabbanit Tzipora Alter est née de son père le Gaon Rabbi Avraham Mordehai Alter – neveu du « Imrei Emet » de Gour, fils de son frère Rabbi Moshe Betzalel HY »D, figure connue dans l’histoire de la hassidout Gour comme un être unique, saint et pur qui périt dans la Shoah – le 27 Tichri 5687-1926 en Terre d’Israël.
Sa mère était la fille de Rabbi Shaul Moshe Zilberman, le Rav de Viershov.
Le nom de son père était exactement le même que celui qui allait devenir son beau-père – le « Imrei Emet » de Gour.
Issue de la maison de son père, la Rabbanit était l’arrière petite-fille du « Sfat Emet » de Gour. Plus tard, en épousant Rabbi Pinhas Menahem Alter, le « Pnei Menahem » de Gour, elle devint la petite-fille du « Sfat Emet ». Avec son décès, s’achève une génération – la dernière des petits-enfants du « Sfat Emet ».
Au mois de Tamouz 5706, elle épousa le « Pnei Menahem », qui était le fils cadet du « Imrei Emet ». Le Imrei Emet exprima de grandes choses sur ce shiddou’h.
Dans la cour de Gour, on souligne depuis de nombreuses années l’immense joie qui régnait parmi tous les hassidim en Israël et dans le monde, juste après la Shoah, et l’espoir que ce mariage avait insufflé dans les cœurs, car il y avait une continuité à Jérusalem.
Peu après son mariage, ils emménagèrent avec sa belle-mère âgée, la Rabbanit Feiga Mintcha Alter, et pendant 18 ans, elle la soigna avec un dévouement infini et s’occupa de toutes ses affaires, ne quittant presque pas Jérusalem pendant la plupart de ces années.
Le « Beit Israël », impressionné par son immense dévouement, promit au Pnei Menahem qu’ils auraient beaucoup de satisfaction de leurs enfants qui seraient des grands en Israël, grâce à la mitsvah du respect de la mère dans laquelle elle excellait tellement.
À partir de 1957, lorsque son mari fut nommé à la tête de la Yeshivat « Sfat Emet », elle fut une sorte de « mère de la yeshiva » pour de nombreux jeunes, des résidents étrangers ou des démunis, pour qui elle lavait, cousait et s’occupait de tous leurs besoins.
Il en fut de même les années suivantes, lorsque son mari, le « Pnei Menahem » fut nommé membre de la présidence du Conseil des Yeshivot, membre de la présidence de l’éducation indépendante, président d’Agoudat Israël, membre de la présidence du projet Shas, président et fondateur de l’Union des institutions de Gour et membre du Conseil des grands de la Torah d’Agoudat Israël – La Rabbanit se tenait à ses côtés, le soutenait dans toutes ses voies et dans toutes ses actions. Pendant toutes ces années et fonctions, elle restait seule chez elle pendant de longs mois, mais la Rabbanit renonçait à tout pour la grandeur dans la Torah de son mari, pour la diffusion de la Torah à la yeshiva et partout, et pour toutes les immenses entreprises de la hassidout Gour, que le « Pnei Menahem » construisait, développait, érigeait et fondait.
Comme on sait, son mari l’Admour « Pnei Menahem » entretenait un lien spécial avec le Rabbi de Loubavitch et avait même des entretiens privés avec lui. Il luttait sans relâche pour les campagnes sacrées du Rabbi, notamment celui de l’étude du Rambam dans les premières années, jusqu’à ce qu’elle se diffuse dans tous les cercles et communautés d’Israël.
Dans le calme et avec une grande sagesse, elle éleva ses descendants, les choya et leur transmit sa sagesse et sa bonté de cœur, et eut le mérite d’ériger de façon exemplaire une magnifique famille.
Elle était réputée pour sa sagesse et sa grandeur dans de nombreux domaines de la Torah. Dans le livre « Le Troisième Temple » écrit il y a 30 ans, l’auteur exprime ses remerciements à la Rabbanit Tzipora Alter, pour sa sagesse et ses conseils avisés concernant les dimensions du Temple et les lois des sacrifices.
Dans sa jeunesse, elle perdit son fils Moshe Betzalel qui souffrait de maladie et de douleur depuis sa naissance.
En 1988, son fils le Gaon hassid Rabbi Yehuda Aryeh Leib, Rav du quartier des rabbins à Jérusalem et gendre du Gaavad d’Ungvar auteur de « Mishné Halakhot », fut tué dans un accident de la route, et elle accepta tout avec amour et simplicité.
Pendant les années où le « Pnei Menahem » dirigeait la sainte cour de Gour, elle continua à se tenir à ses côtés, transmit des dizaines de demandes et requêtes, présida toutes les institutions de Gour pour femmes, créa et fonda l’organisation des femmes de Gour, l’organisation d’aide aux accouchées de Gour et de nombreux autres actes de bonté, pour la plupart avant même les années de leadership.
Le 16 Adar 5756-1996 – après avoir tenu une soirée hassidique la veille devant une foule dans la synagogue, et après avoir pris congé d’elle avec des paroles explicites et des versets obscurs, la Rabbanit découvrit le décès soudain et choquant de son mari le « Pnei Menahem » à l’âge de 70 ans.
Le « Pnei Menahem » fut enterré près de la tombe de son père le « Imrei Emet », dans la cour de leur maison dans la cour de la yeshiva, et la Rabbanit continua à se rendre chaque jour sur le lieu en implorant pour des dizaines de noms qui lui demandaient de prier pour eux.
Parfois, elle descendait encore et encore sur la tombe de son maris, après avoir reçu un autre appel d’une femme demandant salut et miséricorde.
Ces dernières années, elle s’affaiblit et tomba malade. Malgré son grand âge, elle continua à maintenir sa routine de vie simple, jusqu’à ce qu’elle emménage chez son fils et sa belle-fille à Bnei Brak, où tous les membres de sa famille la servirent et s’occupèrent de son honneur de manière particulière.
Ces derniers mois, elle s’affaiblit et fut hospitalisée par périodes à l’hôpital Mayanei Hayeshua de Bnei Brak.
Ce matin, les membres de la famille furent appelés dans sa chambre et lors d’une cérémonie spéciale empreinte de majesté et de larmes, elle quitta ce monde en laissant derrière elle une réputation particulièrement bonne et une magnifique et puissante famille parmi les transmetteurs du monde de la Torah et de la hassidout dans tout Israël.
ses fils :
Rabbi Yaakov Meir, le Rosh Yeshiva de Gour
Rabbi Shaul,
Rabbi Aryeh,
Rabbi Yitzhak David Rosh Kollel Gour à Bnei Brak,
Rabbi Daniel Haïm Rosh Yeshivat Pnei Menahem
et son gendre Rabbi Avraham Dov Leipel.
Dynastie hassidique de Gour : Une histoire de foi et de leadership
La dynastie hassidique de Gour, également connue sous le nom de Gour, tire son nom de la ville de Góra Kalwaria en Pologne. Aujourd’hui, elle est l’une des plus importantes dynasties hassidiques, comptant plus de cent vingt institutions et 23 000 élèves. La dynastie de Gour a joué un rôle central dans le développement du parti haredi (religieux ultra-orthodoxe) Agoudat Israël, en s’opposant initialement au sionisme mais en adoptant par la suite une position plus tolérante.
La fondation de la dynastie de Gour remonte à Rabbi Its’hak Méïr Alter, connu sous le nom de ‘Hidouchei Harim. Descendant du célèbre Rabbi Meïr de Rothenburg, il était considéré comme une autorité halakhique de son époque. Le Hidouchei Harim était un érudit éminent et ses enseignements sur la Guemara et le Choul’han Arou’h sont encore étudiés de nos jours. Malgré les épreuves de sa vie, ayant perdu treize de ses enfants, il est resté un guide spirituel respecté jusqu’à son départ de ce monde en 1866.
Son successeur, Rabbi Yéhouda Leib Alter, connu sous le nom de Sfat Emet, a poursuivi l’œuvre de son grand-père. Le Sfat Emet a dirigé des milliers de familles juives et a laissé une empreinte indélébile dans le monde hassidique. Son monumental ouvrage, le « Sefat Emet », est une source d’inspiration pour de nombreux étudiants de la Torah. Il était également profondément préoccupé par le sort de ses disciples, comme en témoigne sa détresse pendant la guerre entre le Japon et la Russie, où il pleurait pour la sécurité de ses Hassidim enrôlés dans l’armée.
Le fils aîné du Sfat Emet, Avraham Mordechai Alter, également connu sous le nom d’Imrei Emet, était le quatrième Rabbi de la dynastie hassidique de Gour. Il a occupé cette position de leader de 1905 jusqu’à sa mort en 1948. Il a joué un rôle important dans la fondation de l’Agudas Israel en Pologne et dans l’établissement d’un réseau d’écoles juives. Malheureusement, il a perdu des membres de sa famille dans l’Holocauste. Avraham Mordechai Alter a effectué une visite en Palestine en 1924, où il a exploré plusieurs villes saintes. Sa vie a été marquée par son leadership spirituel et son engagement envers la communauté hassidique de Gour.
Rabbi Israel Alter, connu sous le nom de « Sharfer Rabbi », était un leader important du mouvement hassidique de Gour et une figure politique influente en Israël. Après avoir échappé à l’Holocauste, il s’est installé en Terre Sainte dans les années 1940. Suite à la mort de son père, il est devenu un chef spirituel et a joué un rôle clé dans le développement de la communauté hassidique de Gour. Il a également été actif dans la politique israélienne, défendant les intérêts de la communauté haredi à la Knesset. Sa personnalité charismatique et son impact spirituel ont laissé une impression durable sur ceux qui l’ont rencontré. Rabbi Israel est décédé en 1977, laissant son frère Rabbi Sim’ha Bunim Alter lui succéder en tant que leader de Gour.
Rabbi Sim’ha Bounem Alter a succédé à Rabbi Israel Alter en tant que sixième rabbin de Gour et a occupé ce poste jusqu’en 1992. Malgré son âge avancé, il a accepté cette responsabilité avec dévouement. Son ouvrage, le « Lev Sim’ha« , est un témoignage de sa sagesse et de sa vision. À sa mort en 1992, son frère Rabbi Pinhas Menahem Alter est devenu le sixième Rabbi de la dynastie de Gour.
Rabbi Pinhas Menahem Alter, connu sous le nom de « Pnei Menahem », était le sixième Rabbi de la dynastie hassidique de Gour. Il a occupé cette position de 1992 jusqu’à sa mort en 1996. Avant d’être le Rabbi, il était un éminent Rosh Yeshiva et a également joué un rôle actif en tant que membre et président du Conseil des érudits de la Torah ainsi que président du parti politique Agudat Israel.
Rabbi Pin’has Menahem est né à Falenica, près de Varsovie, en Pologne. Il était le fils unique du second mariage de son père, Rabbi Avraham Mordechai Alter, avec Feyge Mintshe Biderman. Il avait plusieurs demi-frères et demi-sœurs issus du premier mariage de son père. Après avoir été nommé Rosh Yeshiva de la yeshiva Sfat Emet à Jérusalem en 1956, il a finalement succédé à son demi-frère, le Rabbi Sim’ha Bunim Alter, pour devenir le leader de la communauté de Gour.
Rabbi Pin’has Menahem est décédé en 1996 après un règne de moins de quatre ans. Il a été enterré aux côtés de son père dans la cour de la yeshiva Sfat Emet, et son neveu, Rabbi Yaacov Aryeh Alter, lui a succédé en tant que Rabbi de Gour.
Rabbi Pinhas Menahem Alter lors d’un Siyoum Harambam
Rabbi Yaacov Arieh Alter, le septième et actuel Rabbi de la dynastie de Gour, est né en Pologne en 1939. Fils de Rabbi Sim’ha Bounem Alter, le cinquième Rabbi de Gour, il a pris la position de Rabbi de Gour après le décès de son oncle, 6ème Rabbi de Gour, Rabbi Pin’has Menahem Alter, en 1996.
Depuis son accession au poste de Rabbi de Gour, Rabbi Yaacov Arieh Alter a guidé la communauté avec dévotion et sagesse. Il a cherché à préserver les enseignements et les traditions de la dynastie tout en s’adaptant aux défis modernes. Sous sa direction, la communauté hassidique de Gour a continué de prospérer et de se développer.
Rabbi Yaacov Arieh Alter est respecté pour sa profonde connaissance de la Torah et son engagement envers les principes du hassidisme. Il a été un guide spirituel pour de nombreux fidèles et a inspiré des milliers de personnes à travers ses enseignements et ses discours. En tant que chef de la dynastie de Gour, il incarne la continuité de la tradition et l’héritage spirituel transmis de génération en génération.
Sous la direction de Rabbi Yaacov Arieh Alter, la dynastie de Gour a maintenu son influence et son impact sur la communauté hassidique. Sa vision et son leadership ont permis à la dynastie de s’adapter aux réalités contemporaines tout en préservant ses valeurs fondamentales.
Rabbi Yaacov Arieh Alter de Gour visite le Rabbi en 1989 (Il n’avait pas encore pris la succession de son oncle le « Pnei Menahem »)