Hayom Yom du 19 Sivan : le Tséma’h Tsédek fixa un cours de deux heures et demie par jour avec le Rabbi Maharach

Hayom Yom du 19 Sivan : le Tséma’h Tsédek fixa un cours de deux heures et demie par jour avec le Rabbi Maharach

בחודש מרחשון תרי »ג קבע ה »צמח צדק », מלבד השיעורים האחרים, שיעור לימוד עם אאזמו »ר [המהר »ש], בכל יום שתי שעות ומחצה – בחורף מתחיל משעה העשירית [ב]לילה ובקיץ משעה הרביעית לפנות בוקר. – שתי שנים היה הלימוד: קבלה עם ביאורי חסידות. אחר זמן זה – עד אלול תרט »ז, שאז נפסק השיעור, למד ספרי מחקר: הרס »ג, « מורה נבוכים », « עיקרים », « כוזרי » ועוד – ע »פ תורת החסידות.

Au mois de Mar’hechvan 5613 (1852), le Tséma’h Tsédek fixa, en plus des études qu’il menait par ailleurs, un cours de deux heures et demie par jour avec mon grand-père (le Rabbi Maharach).

En hiver, ce cours commençait à dix heures du soir et, en été, à quatre heures du matin. Il se poursuivit pendant deux ans et porta sur la Kabbala avec les commentaires de la ‘Hassidout.

Par la suite, jusqu’en Elloul 5616 (1856), lorsque ce cours cessa, ils étudièrent les ouvrages d’éthique suivants:
les écrits de Rabbi Saadia Gaon,
le Guide des Egarés,
le livre des Principes,
le Kouzari et d’autres, avec les commentaires de la ‘Hassidout..

Mardi 2 juillet 2024, un événement à ne pas manquer : Soirée Kinous ‘Hizouk HaHalakha au Beth Haya Mouchka 

Mardi 2 juillet 2024, un événement à ne pas manquer : Soirée Kinous ‘Hizouk HaHalakha au Beth Haya Mouchka 

SAVE THE DATE !

Grande soirée, le mardi 2 juillet 2024 – 26 Sivan à 20h00, Lemaan Yilmedou France vous convie à un événement incontournable : Le Kinous ‘Hizouk HaHalakha (Soirée d’encouragement à l’étude de la Halakha), dans les salons ‘Haya Mouchka, situés au 51 rue Petit, 75019 Paris.

Cette soirée promet d’être exceptionnelle et inspirante, d’autant plus qu’elle sera honorée par la présence de nombreux Rabbanim et Dayanim.

Au lendemain de Chavouot, c’est l’occasion pour nous tous, hommes comme femmes, de nous unir pour célébrer la richesse de notre Torah et l’importance de l’étude de la Halakha. Que vous soyez un érudit ou simplement curieux d’en apprendre davantage, cette soirée est faite pour vous.

Ne manquez pas cette occasion unique de rejoindre une communauté dynamique et engagée. Venez partager, apprendre et célébrer avec nous lors de cette soirée mémorable !

Au programme de cette soirée :

  • Un repas traiteur
  • De la musique
  • Des interventions de Rabbanim et Dayanim
  • Un cadeau pour tous les participants

Et pour votre confort, un parking sera à votre disposition sur place.

Inscriptions obligatoires sur www.lemaanyilmedou.fr/kinous à 15€.

Pour plus d’informations, consultez l’affiche ci-jointe et n’hésitez pas à partager l’invitation avec vos amis et votre famille.

Nous espérons vous voir nombreux !

Lemaan Yilmedou France

www.lemaanyilmedou.fr

Récits à l’occasion du 18 Sivan, Yortzaït du Rav Binyamin a’h Klein, le secrétaire du Rabbi

Récits à l’occasion du 18 Sivan, Yortzaït du Rav Binyamin a’h Klein, le secrétaire du Rabbi

Le Rav Binyamin Klein est né à Jerusalem en 1935. Sa mère, Ra’hel, est décédée peu de temps après l’accouchement – semblable à Ra’hel, l’épouse de Yaakov Avinu. Ainsi, l’enfant a été nommé Yerachmiel d’après sa mère et Binyomin, comme le fils de Ra’hel.
Jeune homme, il est arrivé à Crown Heights pour étudier à la Yechiva Loubavitch centrale, et une fois là-bas, a développé ce qui allait devenir un lien à vie avec le Rabbi de Loubavitch. Le Rav Klein s’est lancé dans l’organisation des activités éducatives naissantes de Loubavitch, y compris les Mesibot Chabbat, qui a rassemblé les jeunes les Chabbat après-midi pour l’inspiration et le divertissement.
En 1961, il a épousé Laya Schusterman et le jeune couple a été envoyé à Melbourne, où ils ont aidé à fonder la Yechiva Gedolah d’Australie et de Nouvelle-Zélande.
Peu de temps après, en 1963, il est retourné à New York et est devenu un assistant du Rav Haim Morde’hai Aizik Hodakov, z ”l, chef d’état-major du Rabbi.
Le Rav Klein a développé des liens étroits avec de nombreux dirigeants israéliens. 

 

RECITS – Traduits par le Rav Haim Mellul

Courrier

Le Rav Binyamin Klein, secrétaire du Rabbi, raconte :

« Lorsque j’apportais le courrier au Rabbi, il le lisait immédiatement et le classait. Il prenait connaissance, en premier lieu, des lettres qui lui étaient adressées en express. Lorsque je lui transmettais les messages qui m’avaient été dictés au téléphone, il les lisait en une minute ou deux. Il saisissait le sens de la question qui lui était posée avec une rapidité qu’il est difficile d’imaginer.

Il me rendait ensuite une partie des lettres et des messages, en me disant :
‘La réponse, pour ceux-ci, est : ‘J’en ferai mention près du tombeau de mon beau-père et maître, le Rabbi’.’

Pour les autres lettres, il me dictait aussitôt la réponse. Et, bien entendu, il y avait aussi les lettres auxquelles il décidait de ne pas répondre.

Une fois, une lettre que des parents avaient envoyée, d’Israël, à leur fils, un élève de le Yechiva du Rabbi, au 770, Eastern Parkway, fut jointe, par erreur, au courrier du Rabbi. De façon générale, le Rabbi ouvrait lui-même chaque lettre pendant qu’il lisait la lettre précédente. C’est ainsi qu’il ouvrit celle-ci, puis il constata qu’elle ne lui était pas destinée.

Le Cohen et le très grand rabbin

Le Rav Binyamin Klein, secrétaire du Rabbi, raconte :

« Pendant les premières années, lorsque le Rabbi venait de prendre la direction des ‘Hassidim, ses émissaires, lorsqu’ils ne parvenaient pas à rapprocher une personne de leur ville de la Torah et des Mitsvot, nous appelaient, afin de leur fixer une audience auprès du Rabbi.

Une fois, l’un d’eux est arrivé au 770, Eastern Parkway. C’était un jeune homme qui avait décidé d’épouser une non juive et les émissaires du Rabbi n’étaient pas parvenus à l’en dissuader. Cette audience que le Rabbi devait lui accorder était, à proprement parler, la dernière chance.

Dès qu’il quitta le bureau du Rabbi, il entra au secrétariat, téléphona à la jeune fille et il lui annonça qu’il rompait leur relation. Nous lui avons demandé ce que le Rabbi lui avait dit et il nous a expliqué qu’il était Cohen. Il avait eu, avec le Rabbi, l’échange suivant :

‘Que pensez-vous de ma position, au sein du Judaïsme ?’
‘Je vois que vous êtes un très grand rabbin.’
‘A votre avis, comment suis-je parvenu à cela ?’
‘Je vois que ce bureau est empli de livres. Je suppose que vous les avez tous étudiés.’
‘Sachez donc que, même si j’avais étudié beaucoup plus que je l’ai fait jusqu’à ce jour, je n’aurais jamais atteint votre propre position, au sein du Judaïsme. Vous êtes Cohen et, lorsque le Temple sera reconstruit, ce sont les Cohanim qui y effectueront le service de D.ieu. Un Juif comme moi n’aura jamais le mérite de prendre part à ce service.’

Le jeune homme fut très ému par ces mots. C’est alors que le Rabbi ajouta :
‘Si vous épousez une jeune fille non juive, vous aurez définitivement perdu tout cela !’. »

 

 

 Changement de prénom

Lorsque naquit la fille du Rav Binyamin Klein, actuellement Shterna Sarah Krinsky, émissaire du Rabbi dans le New Hampshire, son père, Rav Binyamin et sa mère, Léa décidèrent de lui donner un certain prénom.

Le jour de sa nomination, le Rav Binyamin Klein, dès son arrivée au 770, Eastern Parkway, se rendit dans le bureau du Rabbi et il lui indiqua qu’il nommerait sa fille pendant la lecture de la Torah. Le Rabbi lui demanda quel prénom ils avaient choisi. Le Rav Klein le lui indiqua.

Le Rabbi lui dit alors :
« A mon sens, il est préférable de l’appeler Shterna Sarah, le nom de l’épouse du Rabbi Rachab, qui était une femme remarquable ».

Bien entendu, le Rav Klein se conforma à l’avis du Rabbi et, pendant la lecture de la Torah, il nomma sa fille Shterna Sarah.

Chères Tefillines

Une fois, le Rav Binyamin Klein, le secrétaire du Rabbi, entra dans son bureau durant la période en laquelle il préparait la Bar Mitsva de son fils, Lévi Its’hak. Soudain, le Rabbi lui demanda :
«Qu’en est-il des Tefillines pour le Bar Mitsva ? Ont-elles été commandées ?».

Le Rav Klein répondit au Rabbi par l’affirmative, puis, d’un ton réprobateur, il ajouta :
«Elles ont coûté très cher !».

Le Rabbi dit alors :
«A un fils cher, on achète des Tefillines chères !».
En effet, le fils du Rav Klein était né après plusieurs filles.

 

Attentats

Le Rav Binyamin Klein, secrétaire du Rabbi raconte :

«Le 28 Nissan 5750 (1990), le Rabbi est entré dans la synagogue pour la prière de Min’ha et, à l’issue de celle-ci, il a indiqué qu’il voulait prendre la parole. Tous les présents ont été surpris et cette surprise a été largement accrue quand le Rabbi a dit que, selon certaines informations, l’O.L.P. préparait des attentats contre des centres d’intérêt juifs.

Deux heures avant cela, le chef du gouvernement israélien, Its’hak Shamir m’avait téléphoné et il m’avait demandé de transmettre au Rabbi que, selon les informations dont il disposait, l’O.L.P. prévoyait des attaques terroristes dans plusieurs institutions israéliennes du monde. Il sollicitait donc la bénédiction du Rabbi, à ce propos. J’ai aussitôt transmis ce message au Rabbi, mais, de toute évidence, il possédait déjà cette information. Le Rabbi avait donc décidé de prendre les devants et d’agir.

Bien entendu, Its’hak Shamir avait souligné le caractère confidentiel de ces informations, mais le Rabbi avait décidé de les rendre publiques. Il demanda que chacun intensifie son étude de la Torah, sa prière et sa participation à la Tsedaka. C’est sans doute le mérite de ces actions qui fit qu’aucun attentat ne se produisit.

Le lendemain, le New York Times faisait effectivement état d’informations selon lesquelles l’O.L.P. avait décidé d’attaquer plusieurs institutions israéliennes, de par le monde. En revanche, il ne précisa pas par qui était venu le salut.

Préparatifs

Le Rav Binyamin Klein, secrétaire du Rabbi raconte aussi :

«Les préparatifs du Rabbi, quand il se rendait auprès de l’Ohel, le tombeau de son beau-père, dépassaient l’entendement, au point d’évoquer ce qui est fait pendant le mois d’Elloul, quand chaque Juif se prépare à Roch Hachana.

Depuis la veille au soir, on ressentait une attente et une tension particulières. Il en fut ainsi chaque fois que le Rabbi se rendait près du tombeau, sans la moindre exception, depuis 5710 (1950) quand il prit la direction des ‘Hassidim jusqu’en 5752 (1992), quand il s’y rendit pour la dernière fois, sans le moindre changement.

Depuis la veille, nous savions que le lendemain serait ‘un jour d’Ohel’ et que tout serait différent. Les réponses aux questions qui étaient posées au Rabbi nous parvenaient plus rapidement. Lorsque je recevais une question à poser au Rabbi qui n’avait pas un caractère d’urgence, j’attendais toujours le lendemain pour la lui transmettre. Je dirais que le Rabbi se préparait pour aller à l’Ohel comme un ‘Hassid se prépare à être reçu par le Rabbi.

Durant le voyage vers le cimetière, le Rabbi était toujours très occupé. Après l’instauration de l’étude quotidienne du Rambam, c’est à ce moment qu’il fixait cette étude. Avant cela, il avait différentes activités.

On n’a pas idée de tout ce que le Rabbi a fait pour le peuple d’Israël. Je peux témoigner qu’il était au service de la communauté et de chaque individu vingt-quatre heures sur vingt-quatre, sans la moindre exagération.

Le Rabbi était toujours occupé. Je ne l’ai jamais vu se reposer. Il est difficile d’imaginer ce que le Rabbi pouvait accomplir en une seule journée. Et, je ne parle que de ce que j’ai vu de mes propres yeux»,

 

Australie

Le Rav Binyamin Klein, secrétaire du Rabbi raconte encore :

«Un élève de la Yechiva de Morristown, dans le New Jersey, passa devant le Rabbi, un dimanche, alors qu’il distribuait des dollars pour la Tsedaka. Le Rabbi lui en tendit un et il lui dit :
‘Pour l’Australie’.

Le jeune homme n’avait aucune intention de se rendre en Australie. Il pensa, tout d’abord, que le Rabbi avait confondu Morristown et l’Australie, pus il se dit que le Rabbi ne pouvait s’être trompé et qu’il devait sûrement se rendre en Australie.

Un des amis de ce jeune homme lui conseilla, avant de programmer un voyage aussi lointain, d’interroger le Rabbi sur sa pertinence, pour vérifier que c’était effectivement ce qu’il avait voulu dire.

Le Rabbi lui répondit qu’il était inutile qu’il se rende lui-même en Australie, mais qu’en revanche, il devait y envoyer ce dollar, afin qu’il soit donné à la Tsedaka sur place. Par un effet de la divine Providence, il m’a été donné, par la suite, d’avoir connaissance des miracles qui ont été accomplis en Australie par ce dollar».

Triplés

Le Rav Binyamin Klein, secrétaire du Rabbi se souvient aussi du récit suivant :

«J’ai un ami qui habite en Angleterre. Nous avons étudié ensemble, à la Yechiva, en Erets Israël. Il avait une fille mariée depuis onze ans qui n’avait toujours pas d’enfant. Il m’a téléphoné et il m’a demandé si je pouvais faire en sorte que le Rabbi le reçoive.

A l’époque, le Rabbi n’accordait plus d’audiences privées et j’ai donc conseillé à mon ami de venir un dimanche après-midi, quand le Rabbi distribuait des dollars pour la Tsedaka. C’est alors qu’il pourrait s’adresser au Rabbi.

Mon ami est venu et il a fait part au Rabbi de sa situation. Il a sollicité sa bénédiction pour que sa fille ait un enfant. Le Rabbi lui a répondu :
‘Pourquoi en demandez-vous un seul ?’.

Le Rabbi lui a donné trois dollars et, par la suite, sa fille a eu des triplés».

 Nouvelles de Terre sainte

Voici un souvenir familial du Rav Binyamin Klein, relaté par son neveu, le Rav Elie Wolf :

«Le Rav B. Klein se levait très tôt et, avant toute autre activité, il consultait les télécopies qu’il avait reçues chez lui, pendant la nuit. Il se rendait ensuite au bain rituel, puis à la synagogue pour la prière du matin. Il rentrait ensuite chez lui et prenait son petit déjeuner, qui était son unique repas jusqu’aux heures tardives de la nuit.

Une fois, mon père est arrivé à New York à l’improviste, sans prévenir le Rabbi de sa venue. Il atterrit très tôt le matin à New York et il se rendit directement chez son beau-frère, le Rav B. Klein. Là, ils échangèrent quelques propos, pendant un moment, autour d’un café.

Peu avant dix heures du matin, le Rav B. Klein sortit de chez lui pour aller chercher le Rabbi chez lui et le conduire au 770, Eastern Parkway. Alors qu’il conduisait la voiture, le Rav B. Klein avait encore à l’esprit ce dont il avait parlé avec mon père. Aussitôt, le Rabbi lui demanda :
‘Que raconte votre beau-frère de ce qui se passe en Terre Sainte ?’.»

Qui ménage qui ?

Le Rav Binyamin Klein se rappelle aussi de moments douloureux :

«En fin d’après-midi, un jour de Tamouz 5727 (1967), alors que j’étais seul dans le secrétariat, j’ai reçu un appel téléphonique m’apprenant que le Rav David Morosov avait été tué dans le Sinaï, pendant les jours qui suivirent la guerre des six jours. On me demandait d’en informer le Rabbi.

J’ai rédigé une note, dans laquelle j’ai écrit ce que l’on m’avait communiqué. A l’époque, le mouvement Loubavitch avait des dimensions beaucoup plus réduites. Tous se connaissaient et chaque ‘Hassid était comme un membre de la famille du Rabbi. En outre, la famille Morosov avait traditionnellement été proche de la famille du Rabbi.

Comment donc annoncer cette nouvelle au Rabbi ? Devais-je entrer dans son bureau ou bien attendre qu’il m’appelle ? La santé du Rabbi risquait de s’en ressentir et peut-être fallait-il donc appeler, en premier lieu, la Rabbanit, son épouse, ou bien le docteur Seligsohn, son médecin. Les pensées se multipliaient dans ma tête et je ne savais que faire.

Soudain, le fil de ma réflexion fut interrompu par le téléphone interne. C’était le Rabbi lui-même qui me dit :
‘Si cela ne vous est pas trop difficile, pouvez-vous venir dans mon bureau ?’.

J’ai pris le courrier qui venait d’arriver et que le Rabbi pouvait me demander. Je suis entré dans le bureau et le Rabbi m’a dit ce qu’il avait à me dire. Je me suis ensuite demandé ce que je devais faire, lui transmettre ma note ou bien quitter immédiatement le bureau. Aussitôt, le Rabbi me dit :
‘A-t-on reçu du courrier ?’.

J’ai répondu par l’affirmative et j’ai déposé sur le bureau du Rabbi la pile de lettres, avec la note relative au Rav Morosov sur le dessus. Puis, je me suis demandé :
‘Que faire maintenant, sortir du bureau ou bien y rester encore quelques instants ?’.
Le Rabbi me dit alors :
‘Attendez quelques instants. Je vais vérifier si certaines lettres justifient une réponse immédiate’.

J’ai senti qu’une pierre avait été ôtée de mon cœur. J’ai attendu. Le Rabbi lut, en premier lieu, la note lui annonçant le malheur. Je n’ai pas observé la moindre réaction sur son visage. Il est ensuite passé à la lettre suivante et il a lu de la même façon, très rapidement, tout le reste du courrier.

Lorsque j’ai quitté le bureau du Rabbi, je me suis posé la question : que venait-il de se passer ? Avais-je tenté de ménager le Rabbi ou bien est-ce le Rabbi qui avait tenté de me ménager ?».

 

18 Sivan : Yortzeït du Rav Binyamin ע’ה Klein, secrétaire du Rabbi

18 Sivan : Yortzeït du Rav Binyamin ע’ה Klein, secrétaire du Rabbi

Le Rav Binyamin ע »ה Klein a quitté ce monde le 18 Sivan 5775-2015 à l’âge de 79 ans.

 

Témoignage du Rav Binyamin ע »ה Klein secrétaire du Rabbi :

«J’ai été le secrétaire du Rabbi durant près de trente-six ans, mais tout ce que vous savez sur le Rabbi ne représente qu’une petite idée de ce qu’il est réellement. Nous avons entendu de très belles histoires et assisté à des moments très forts, mais ce n’est pas ainsi que s’exprime réellement la personnalité du Rabbi. Tout ce que l’on dira sur lui ne le rendra pas plus grand, bien au contraire, cela limite sa grandeur. Toutefois, tout ce que l’on dit sur lui est authentique.»

Voici quelques histoires exceptionnelles dont Rav Binyamin Klein a été témoin.

Les secrets

Lorsque le Rabbi m’a proposé de travailler au secrétariat, il m’a dirigé vers le Rav ‘Hadakov, responsable principal, qui devait m’expliquer ce que l’on attendait de moi.
Il me signala qu’en tant que secrétaire, je serais nécessairement le témoin de certains événements et que j’entendrais les diverses réponses du Rabbi aux problèmes qui lui étaient soumis. Une condition s’imposait : «Ne rien divulguer autour de moi».
Les gens racontaient au Rabbi leur histoires les plus intimes, touchant parfois des questions fatidiques. Cette injonction, de ne rien laisser transpirer de tous ces secrets contenus dans le bureau du Rabbi, a été respectée durant trente-six ans. Aujourd’hui, je ressens qu’il est temps de lever le voile sur quelques anecdotes, malgré toutes les difficultés que cela implique.

«Vous ne le connaissez pas»

Lorsque j’étais étudiant à la Yechiva au 770, je me suis rendu avec un autre étudiant en mission dans les pays d’Amérique du Sud. En Uruguay, nous avons rencontré un Juif qui avait étudié à la Sorbonne avec le Rabbi (à Paris). Il était assis dans la synagogue près de l’oratoire réservé aux femmes. Nous nous sommes présentés à lui en tant que jeunes Loubavitch. Il nous a demandé si nous connaissions le Rabbi. Je lui répondis que nous voyions le Rabbi à chaque prière, tous les jours.
«Vous voyez le Rabbi, c’est un fait, mais vous ne le connaissez pas. J’ai étudié avec lui à la Sorbonne durant deux ans et je n’ai jamais pu le connaître : il se cachait de nous».

Le Rabbi et les étudiants de la Yechiva

A l’époque où j’étudiais à la Yechiva au 770, un lien très fort unissait le Rabbi et les étudiants. Il n’y avait alors pas beaucoup d’étudiants et le Rabbi connaissait chacun individuellement.
Lorsqu’il arrivait tôt le matin au 770, il se rendait à l’entrée de la grande salle d’étude et observait les jeunes gens présents. Le dernier jeudi de chaque mois, la direction de la Yechiva, les conseillers et les recteurs s’entretenaient avec le Rabbi. Celui-ci tenait en effet un compte-rendu précis de la présence et de l’étude des élèves quotidiennement et était très impliqué dans la vie de la Yechiva.
Les jeunes étudiants de la Yechiva sont les enfants du Rabbi : un père désire que ses enfants se conduisent comme il faut… J’insiste lorsque je dis que c’était la chose la plus importante pour le Rabbi : avoir beaucoup de satisfaction des élèves de la Yechiva.

Une crainte mêlée de proximité

Il est difficile de décrire ma relation avec le Rabbi. Il y a toujours eu une certaine distance, liée à un profond respect. Dans les relations humaines, on sait que l’habitude s’installe lorsque l’on côtoie régulièrement une personne et l’enthousiasme des premiers jours peut alors disparaître. Mais le Rabbi n’a jamais laissé ses secrétaires sombrer dans la routine.
J’entrais dans le bureau du Rabbi tous les jours. Je n’ai jamais omis de frapper à sa porte et d’attendre son autorisation pour entrer.
Le Rabbi consacrait beaucoup de temps à sa correspondance, il lisait tout son courrier puis y répondait. De temps à autre, il me parlait et continuait à répondre aux différentes lettres. Les gens nous donnaient les lettres du secrétariat, nous entrions rapidement les déposer sur un endroit précis de sa table de travail et prenions le courrier à envoyer. Le Rabbi nous remerciait à chaque fois que nous faisions quelque chose pour lui et nous disait toujours : «Si cela ne vous dérange pas…»
Il m’appelait en général par mon nom de famille «Klein», mais durant l’hiver 5738 – 1977, alors que nous étions jour et nuit dans sa chambre, il m’appelait par mon prénom «Binyamin».
Dans une certaine mesure, le Rabbi était très proche de nous. Il demandait régulièrement des nouvelles des familles de ses secrétaires, particulièrement lors des fêtes familiales.

Tout ce que le Rabbi a dit s’est toujours accompli !

Le Rabbi répondait aux diverses questions sur les marges de chaque lettre. J’étais celui qui transmettait, oralement ou par écrit, la réponse aux personnes concernées. D’après mon expérience longue de plusieurs dizaines d’années, je sais que jamais le Rabbi n’a jamais dit quelque chose qui ne se soit pas réalisé, à un moment ou à un autre.
Lors de la distribution du dollar qui avait lieu le dimanche matin, je me plaçais auprès de lui.
Un jour, une femme lui demanda une bénédiction pour avoir des enfants.
Ce à quoi le Rabbi répondit :
«Très prochainement !»
Avec courage, elle dit au Rabbi : «Que signifie très prochainement ?»
Le Rabbi la considéra en souriant :
«Il faut au moins neuf mois !»
Effectivement, un petit garçon naquit neuf mois plus tard !

Un de mes amis, vivant en Angleterre et avec qui j’ai étudié à la Yechiva en Israël, me demanda un jour de lui obtenir une entrevue avec le Rabbi.
Il avait en effet une fille qui, après onze ans de mariage, n’avait toujours pas d’enfant. À l’époque, il n’y avait plus d’entretien privé, je lui ai ainsi conseillé de venir un dimanche lors de la distribution du dollar.
Il expliqua le problème au Rabbi et lui demanda une bénédiction afin que sa fille ait un enfant. Le Rabbi lui répondit : «Pourquoi un seul enfant ?» Il lui donna trois dollars. On apprit par la suite qu’elle avait eu des triplés…

Le Rabbi le dirigea vers son oncle

Un homme d’affaires juif se retrouva dans une situation financière désastreuse. Il avait perdu tout son argent et était désemparé. Il n’avait jamais vu le Rabbi auparavant, mais se présenta devant lui un dimanche, lors du dollar.
Tandis qu’il demanda une bénédiction, le Rabbi lui conseilla de se rendre chez son oncle et de lui demander de l’aide.
L’oncle de cet homme non plus, n’avait jamais vu le Rabbi. L’homme fut particulièrement étonné : d’où le Rabbi connaissait-il son oncle ? D’autre part, son contact avec son oncle n’était pas des plus chaleureux… Mais après tout, il avait réellement besoin d’argent ! A sa grande surprise, l’oncle le reçut avec beaucoup de gentillesse et lui prêta la somme nécessaire pour remonter son entreprise. Peu de temps après, il put même le rembourser et éponger toutes ses dettes.

Une histoire presque similaire se produisit avec le directeur d’une Yechiva non ‘hassidique en Israël, qui vint aux Etats-Unis pour collecter de l’argent pour son institution qui se trouvait dans une condition financière très délicate. Au bout de trois mois, la situation ne s’étant guère améliorée, il s’apprêta à retourner en Israël, lorsqu’il rencontra un de ses amis Loubavitch, qui lui conseilla de se rendre auprès du Rabbi afin de recevoir sa bénédiction. Il prit donc un rendez-vous en urgence pour une audience privée.
Lorsqu’il exposa au Rabbi la situation financière de sa Yechiva, le Rabbi lui demanda quand il comptait rentrer en Israël. Ce devait être le lendemain… Le Rabbi lui conseilla de faire escale à Toronto au Canada. L’homme était interloqué : cela faisait déjà trois mois qu’il parcourait le continent nord-américain sans succès, et il n’avait par ailleurs pas de quoi payer un billet d’avion!
Cependant, son ami l’encouragea à refaire le voyage et lui proposa même de payer la somme nécessaire au changement d’itinéraire.
Dans l’avion pour Toronto, le directeur rencontra un jeune Juif avec qui il sympathisa ; il lui fit même part de ses soucis. Le jeune garçon fut touché par ses problèmes et lui proposa de rencontrer son patron, qui dirigeait une grande compagnie d’assurance. Même s’il n’était pas dans ses habitudes de donner de grandes sommes à la charité, il organisa la rencontre entre les deux hommes. Le directeur de la Yechiva présenta son institution et en dressa le bilan financier.
«De quelle somme avez-vous besoin ?» questionna le patron. Le déficit s’élevait à 22.000 dollars. Sur ce, le directeur de la compagnie sortit son chéquier et rédigea un chèque du montant en question.
S’agissait-il là d’une plaisanterie ? Après cinq minutes de discussion et sans connaître la personne, offrir une telle somme !? Le donateur expliqua la raison de son geste :
«Cette nuit, j’ai rêvé de mon père (de mémoire bénie). Il me disait : «Tu dois faire quelque chose pour moi, donne de l’argent à la charité !»
J’ai promis à mon père d’accomplir sa volonté… Vous voilà, demandant une aide de 22.000 dollars, or cela fait aujourd’hui vingt-deux ans que mon père a quitté ce monde ! J’ai alors immédiatement compris que je devais vous aider».

Comment le Rabbi savait-il ?

J’ai souvent eu l’occasion d’avoir pour invité un médecin israélien spécialiste en gynécologie, lorsqu’il était de passage aux Etats-Unis. Il me raconta que nombre de ses patientes écrivaient régulièrement au Rabbi, qui leur prodiguait, d’après lui, des conseils médicaux judicieux, dignes des plus grands experts.
Ce gynécologue pensait en fait que le Rabbi était entouré de médecins spécialistes qui répondaient aux questions médicales soulevées dans les différentes lettres qu’il recevait du monde entier, le Rabbi ne faisant que transmettre les réponses.
Je lui répondis en lui racontant l’épisode suivant :
«Il y a quelques semaines de cela, une de vos patientes m’appela un vendredi matin. Elle revenait d’une consultation avec vous. Vous lui aviez conseillé de subir une césarienne en urgence, car il s’agissait d’une question de vie ou de mort et que toute attente pouvait aggraver la situation, D-ieu préserve. Chabbat n’allait pas tarder à entrer en Israël et il fallait prendre impérativement une décision.
Je l’ai laissé en attente quelques minutes, essayant de joindre le Rabbi au plus vite ; il me dit de lui transmettre d’attendre jusqu’à la fin du Chabbat. Après Chabbat, on apprit qu’elle avait accouché normalement. J’ai dévoilé le nom de la malade au médecin, qui se souvenait clairement de cet événement. Je lui dis : «Vous comprenez sans doute que, lorsque je me suis rendu au bureau du Rabbi vendredi, il n’y avait ni médecin, ni assemblée médicale auprès de lui ! Le médecin stupéfait voulut savoir comment le Rabbi savait répondre à chaque cas. Je lui répondis : «Parce que c’est le Rabbi !»

Un Rav qui n’était pas d’obédience hassidique se rendit chez le Rabbi pour recevoir sa bénédiction. Le Rabbi lui demanda d’essayer d’influencer les Juifs de sa ville à acheter de la viande cachère. Le Rav s’exclama alors: «A quoi cela sert-il d’acheter de la viande cachère, sachant que les ustensiles de cuisine chez ces familles ne sont pas cachers !» Le Rabbi lui répondit : «Il faut absolument rompre un tant soit peu avec la psychologie des gens qui se méprennent, pensant que la nourriture cachère n’est pas bonne ; lorsqu’ils mangeront de la viande cachère et se rendront compte qu’elle a bon goût, ils accepteront de manger vraiment cachère et l’on pourra donc plus facilement les inciter à cachériser leur cuisine».

L’organisation de la journée du Rabbi

Les journées du Rabbi étaient consacrées à la communauté. Les dernières années, il arrivait au 770 à dix heures du matin et restait dans son bureau jusqu’à une ou deux heures du matin.
Dans les années précédentes, il arrivait un peu plus tard vers onze heures, car il restait au bureau jusque très tard la nuit, lors des soirées où il accordait des audiences privées. Certaines personnes restaient de longues heures en entretien.
De plus, des centaines de lettres parvenaient au Rabbi chaque jour : personne d’autre que lui n’ouvrait ces courriers et il veillait à répondre à chacun personnellement. Lorsqu’il rentrait chez lui au petit matin, il prenait avec lui du travail à finir ; il ramenait le lendemain au 770 le courrier auquel il avait répondu.
Le Rabbi précédent disait de lui qu’il ne dormait jamais à quatre heures du matin : ou bien il n’avait pas encore dormi, ou bien il était déjà levé. Je ne sais pas combien d’heures par nuit le Rabbi dormait.
En revanche, après l’événement de Sim’hat Torah 1977 où il eut une crise cardiaque, il était tout le temps dans son bureau, et nous étions vingt-quatre heures sur vingt-quatre avec lui, là je puis vous dire qu’il n’a jamais dormi longtemps. Avant de s’assoupir, il organisait déjà son planning pour plus tard.
S’il dormait à 22 heures, il se levait vers 23h 30 puis continuait à travailler. Lorsqu’il était fatigué, il se reposait un petit moment, mais il n’a jamais dormi plus de quelques heures à la suite.

Une patience sans limites

Il y a une qualité particulière que le Rabbi nous enseigna : la patience.
La patience du Rabbi envers chacun était exceptionnelle. Des milliers de personnes venaient le voir pour recevoir un dollar. Le Rabbi ne coupa jamais la parole à qui que ce soit, il attendait toujours que son interlocuteur conclut ses propos, et donnait ensuite son avis.
Certaines personnes se répétaient plusieurs fois, pensant que le Rabbi ne les avait pas comprises. Le Rabbi les écoutait avec attention. Le temps du Rabbi était précieux, mais il était attentif avec tout le monde, et n’a jamais renvoyé qui que ce soit de son bureau.
A l’époque où il recevait en entretien privé, une dame prit son tour tard dans la nuit.
Elle laissa passer de nombreuses personnes avant elle, voulant être la dernière à être reçue. Elle parla avec le Rabbi, et il semblait qu’elle ne voulait pas finir. Il était très tard, et le Rabbi n’avait d’autre choix que de l’écouter.
Nous sommes rentrés, et lui avons dit qu’il se faisait vraiment tard. Le Rabbi devait rentrer chez lui, mais elle continua de discuter, même après la fin de l’entretien. Le Rabbi se leva et continua à lui parler tout en prenant son manteau. Il se préparait à sortir, mais elle poursuivait la conversation tout en marchant, jusqu’à ce que le Rabbi sorte du 770.
L’histoire ne s’arrête pas là : lorsque le Rabbi arriva chez lui, il appela le secrétariat et demanda que deux jeunes gens l’accompagnent chez elle en taxi, prenant les frais de déplacement à sa charge…

Traduit par Sonia Abrahami et Feiga Lubecki «Kfar Chabad»

 

Hayom Yom du 19 Sivan : le Tséma’h Tsédek fixa un cours de deux heures et demie par jour avec le Rabbi Maharach

Hayom Yom du 18 Sivan : A notre époque du « talon du Machia’h », il est du devoir de chaque Juif de rechercher le bien de son prochain

בזמן הזה בעקבתא דמשיחא ממש, החובה על כל אחד מישראל לדרוש בטובת זולתו, בין זקן ובין צעיר, לעוררו לתשובה, למען שלא יצא ח’ו מכלל ישראל שיזכו, בעזה’י לגאולה שלימה.

 

A notre époque du ‘talon du Machia’h’, il est du devoir de chaque Juif de rechercher le bien de son prochain, qu’il soit vieux ou jeune, de le conduire à la Techouva, afin qu’il ne se sépare pas, ce qu’à D.ieu ne plaise, de la communauté d’Israël, qui aura très bientôt le privilège de connaître la délivrance complète.

3 chapitres du Rambam en 5 minutes ! : Mardi 28 Sivan 5785

3 chapitres du Rambam en 5 minutes ! : Mardi 28 Sivan 5785

Vous pouvez consulter le document complet en cliquant ce lien : Etude des 3 chapitres

 

Lois relatives au naziréat (Chapitres 6 à 8)

Chapitre Six – Violations du naziréat et leurs conséquences (20 lois)

I. Conséquences des violations par le vin et le rasage

1 – Violation par le vin sans annulation – Un nazir qui boit du vin ou consomme des produits de la vigne n’annule aucun jour de son naziréat, même sur plusieurs jours.

2 – Rasage partiel sans conséquence majeure – Le rasage d’une partie seulement des cheveux n’entraîne pas d’annulation, qu’il soit volontaire ou involontaire.

3 – Rasage de la majorité avec pénalité – Si la majorité de la tête est rasée au rasoir, même involontairement ou par contrainte, le nazir annule trente jours et doit attendre la repousse avant de reprendre le décompte.

II. Application pratique de l’annulation

4 – Mécanisme du décompte après rasage – Pour un naziréat de cent jours, si rasage après vingt jours : attendre trente jours de repousse, puis compter quatre-vingts jours supplémentaires. Les trente jours de repousse nécessitent l’observance du naziréat mais ne comptent pas.

III. Impureté du nazir et ses conséquences

5 – Annulation totale par l’impureté – Toute impureté contractée par le nazir, volontaire ou involontaire, même par contrainte de non-juifs, annule tout le décompte précédent. Il doit procéder au rasage d’impureté, amener des offrandes et recommencer.

6 – Impureté en fin de naziréat – L’impureté contractée le dernier jour annule tout. L’impureté le jour suivant l’échéance n’annule que trente jours avec procédure complète d’offrandes.

7 – Exception après aspersion du sang – L’impureté contractée après l’aspersion du sang des offrandes n’annule rien. Le nazir complète ses offrandes de pureté une fois purifié.

8 – Fin effective du naziréat – L’impureté contractée le lendemain de l’échéance ou après le rasage de fin n’annule rien car le naziréat est terminé.

IV. Règles spéciales du début de naziréat

9 – Protection des premiers jours – L’impureté contractée le jour du vœu ou le lendemain n’annule rien. Le nazir continue après ses offrandes d’impureté car il faut au moins deux jours antérieurs pour l’annulation.

10 – Naziréat commencé en état d’impureté – Celui qui fait vœu de naziréat en étant impur doit l’observer. Les violations (nouvelle impureté, vin, rasage) entraînent la flagellation. Les jours d’impureté ne comptent qu’après purification complète.

V. Naziréat dans un cimetière

11 – Vœu dans un cimetière – Le vœu fait dans un cimetière est valide mais les jours passés n’y comptent pas. Y rester entraîne la flagellation. Sans mise en garde préalable, pas de rasage à la sortie.

12 – Protection contre l’impureté involontaire – Entrée dans le cimetière protégé (boîte, coffre) puis exposition par autrui : flagellation rabbinique seulement si le nazir y reste volontairement.

13 – Sortie et retour au cimetière – Sortie puis retour : les jours intermédiaires ne comptent pas. Sortie avec purification complète puis retour : les jours purifiés comptent même en cas de retour le huitième jour.

VI. Procédure du rasage d’impureté

14 – Rituel de purification – Aspersion les troisième et septième jours, rasage le septième jour, immersion, attente du coucher du soleil, offrandes le huitième jour : deux colombes/tourterelles (holocauste et expiatoire) et un mouton d’un an (culpabilité).

15 – Début du nouveau décompte – Le décompte recommence dès l’offrande expiatoire amenée. L’holocauste et l’offrande de culpabilité ne retardent pas le décompte.

16 – Délais dans la procédure – Retard après aspersion : immersion, attente du coucher du soleil, offrandes le lendemain. Retard après immersion : pas de décompte avant l’offrande expiatoire.

VII. Règles du rasage d’impureté

17 – Lieu et modalités du rasage – Pas d’obligation de se raser devant le Temple ni de jeter les cheveux au feu. Interdiction de tirer profit des cheveux rasés : ils doivent être enterrés.

18 – Offrande unique pour impuretés multiples – Plusieurs impuretés avant les offrandes de la première : une seule offrande suffit. Impureté après l’offrande expiatoire de la première : nouvelles offrandes nécessaires.

VIII. Découverte d’impureté rétroactive

19 – Impureté connue après rasage de pureté – Si impureté susceptible d’être connue : annulation totale, offrandes d’impureté, rasage d’impureté, nouveau naziréat. Si impureté souterraine : aucune annulation (loi orale).

20 – Moment de la découverte – Découverte avant aspersion du sang : annulation totale même pour impureté souterraine. Découverte après aspersion : pas d’annulation pour impureté souterraine.

Chapitre Sept – Types d’impuretés du nazir (20 lois)

I. Principe général des impuretés obligeant au rasage

1 – Impureté directe du cadavre requise – Le nazir ne se rase que pour impureté provenant directement du cadavre lui-même, selon le verset « si quelqu’un vient à mourir près de lui ». L’impureté entraîne offrandes d’impureté, rasage d’impureté et annulation des jours précédents.

II. Liste des douze impuretés obligeant au rasage

2 – Énumération complète des impuretés – Avorton même démembré, volume d’olive de chair de cadavre, volume d’olive de substance liquide de décomposition, majorité des os d’un cadavre, os représentant la majorité du squelette, demi-kav d’os d’un seul cadavre, colonne vertébrale, crâne, membre de cadavre, membre de vivant avec chair cicatrisable, demi-log de sang de cadavre, cadavre décomposé d’une pleine poignée.

III. Définitions et conditions spécifiques

3 – Substance liquide de décomposition – Chair de cadavre décomposée devenue liquide malodorante. Cadavre décomposé : seulement si enterré nu dans cercueil de marbre, entier, mort naturellement (non tué car il manque du sang).

4 – Cas excluant la substance décomposée – Deux cadavres ensemble, cheveux/ongles enterrés avec le corps, femme enceinte enterrée avec fœtus, cadavre broyé artificiellement. Doutes : cadavre broyé puis décomposé naturellement, décomposition partielle du vivant puis totale après décès.

IV. Modes de contamination

5 – Cinq modes d’impureté – Contact, portage, surplomb du nazir sur l’impureté, impureté au-dessus du nazir, même ohel. Exception : substance décomposée ne rend pas impure au contact (pas un bloc unique) mais rend impure par portage et ohel.

6 – Os de la taille d’un grain d’orge – Contact ou portage : rasage, offrandes d’impureté, annulation des jours précédents. Ne rend pas impur dans un ohel.

V. Impuretés n’obligeant pas au rasage

7 – Liste des impuretés sans rasage – Terre des nations, champ où un cercueil fut labouré (par contact, portage, surplomb), volume d’olive de cadavre sous saillies, ohel avec quart de kav d’os non majoritaires, révi’it de sang de cadavre, couvercle/parois de cercueil, membre de vivant ou de cadavre sans chair cicatrisable.

8 – Conséquences de ces impuretés – Impureté de sept jours, aspersion troisième et septième jours, mais pas de rasage d’impureté, pas d’offrandes, pas d’annulation des jours précédents. Les jours d’impureté ne comptent pas pour le naziréat.

VI. Cas particuliers d’aspersion

9 – Impureté par ustensiles – Contact avec ohel de cadavre ou ustensiles touchant cet ohel : pas d’aspersion troisième et septième jours. Loi spécifique aux nazir pour que les jours d’impureté comptent dans le naziréat.

VII. Autres impuretés corporelles

10 – Affection lépreuse confirmée – Tous les jours d’impureté lépreuse plus sept jours de décompte après purification ne comptent pas. Jours de séquestration (avant confirmation) comptent.

11 – Écoulement de la chair – Jours d’écoulement (homme ou femme) comptent pour le naziréat malgré l’impureté (loi du Sinaï). Autres impuretés : jours d’impureté comptent, pas d’annulation.

12 – Impureté de cadavre durant l’affection lépreuse – Annule tous les jours précédents car le nazir reste dans son état de naziréat malgré l’impureté lépreuse.

VIII. Exceptions permises au nazir

13 – Défunt dont l’enterrement est une mitsva – Le nazir a le droit de se rendre impur pour enterrer un mort trouvé sans personne pour l’enterrer. Rasage de mitsva également permis (guérison d’affection lépreuse).

14 – Priorités entre nazir et cohen – Face à un défunt-mitsva : nazir se rend impur plutôt que le cohen car sa sainteté est temporaire vs éternelle pour le cohen.

15 – Priorités entre nazir – Nazir de trente jours vs cent jours : celui de trente se rend impur. Nazir à terme vs nazir à jamais : celui à terme se rend impur (sainteté moindre).

IX. Justification du rasage de mitsva

16 – Principe du commandement positif – Rasage obligatoire pour guérison d’affection lépreuse (commandement positif) repousse l’interdiction de se raser (commandement négatif). Durant l’affection lépreuse, le nazir n’est pas saint donc seul subsiste le commandement négatif qui peut être repoussé.

Chapitre Huit – Rasage de pureté et fin du naziréat (20 lois)

I. Procédure et offrandes du rasage de pureté

1 – Offrandes requises – Trois animaux : mouton (holocauste), brebis (expiatoire), bélier (paix). Si apportés sans précision : attribution selon l’aptitude. Avec le bélier : six issarone et deux tiers de fleur de farine pour vingt miches (dix pains azymes à l’huile, dix galettes azymes), enduites d’un révi’it d’huile (mesure du Sinaï).

2 – Ordre des sacrifices et rasage – Abattage : expiatoire, holocauste, paix, puis rasage. Rasage valide après l’expiatoire ou l’holocauste. Cuisson/mijotage des paix, sauce déposée sur la porte puis jetée au feu du sacrifice de paix.

3 – Lieu du rasage – Cour des femmes, chambre des nazir (coin Sud-est) où l’on cuit les paix. Rasage en ville possible. Cheveux toujours jetés au feu. Rasage après ouverture de la porte du parvis (respect du Temple).

4 – Balancement final – Cohen prend cuisse cuite du bélier, miche azyme, galette, les dépose sur les paumes du nazir et balance. Après cela : droit au vin et à l’impureté.

II. Cas particuliers et validité

5 – Nazir chauve ou sans paumes – Pas de rasoir nécessaire si chauve. Sans cheveux ou sans paumes : peut offrir sacrifices, boire, se rendre impur.

6 – Primauté de l’aspersion du sang – Dès l’aspersion d’un sang : droit à tout le soir même sans rasage. Balancement non obligatoire pour la validité mais reste un commandement.

7 – Obligation persistante du rasage – Malgré la non-invalidation, obligation de se raser même après longue période. Rasage sans rasoir ou laissant deux cheveux : nul (nazir pur ou impur).

8 – Règles des cheveux restants – Deux cheveux laissés puis repousse complète puis rasage avec les deux : valide. Un rasé, un tombé avant repousse : valide. Un tombé, un rasé : invalide.

III. Invalidité des offrandes et conséquences

9 – Rasage après offrandes de paix invalides – Rasage nul, sacrifices ne comptent pas.

10 – Rasage après expiatoire mal abattu – Même avec paix et holocauste corrects ensuite : rasage invalide, offrandes ne comptent pas.

11 – Rasage après holocauste et paix mal intentionnés – Même avec offrandes correctes ensuite : rasage invalide, sacrifices ne comptent pas.

12 – Un sacrifice valide suffit – Rasage après trois sacrifices dont un valide : rasage valide, compléter les autres offrandes.

13 – Conséquence du rasage invalide – Comme rasage pendant le naziréat : annulation de trente jours, attente de repousse, puis offrandes.

IV. Statut des sacrifices non conformes

14 – Sacrifices de paix mal abattus – Valides mais ne comptent pas pour l’obligation. Consommation en un jour, sans pain d’accompagnement, sans parties offertes, sans cuisse.

V. Financement des offrandes

15 – Source profane obligatoire – Offrandes et pain proviennent du non-consacré. Interdiction d’utiliser l’argent de seconde dîme même avec vœu conditionnel.

VI. Transmission familiale des offrandes

16 – Utilisation de l’argent paternel – Homme peut utiliser l’argent non spécifié du père nazir décédé pour ses propres offrandes, femme non (loi orale). Conditions : déclaration après décès du père, argent non spécifié.

17 – Héritage multiple – Plusieurs fils : partage de l’argent paternel non spécifié, chacun peut s’en servir pour ses offrandes, premier-né reçoit double part.

18 – Types de naziréat compatibles – Père nazir à jamais/fils à terme ou inverse : usage possible de l’argent paternel.

19 – Spécification des offrandes – Argent spécifié pour impureté : pas d’usage pour pureté et vice-versa (cas de doute, offrandes non valides).

VII. Vœux d’assistance aux nazir

20 – Vœu de « raser un nazir » – Obligation d’amener offrandes de rasage de pureté pour le nazir de son choix. « Moitié des offrandes » : moitié pour nazir choisi qui complète. « Offrandes de moitié de nazir » : offrandes complètes (pas de demi-naziréat).

21 – Vœux associés – « Je suis nazir et je rase un nazir » + « et moi » de l’ami : ami nazir seulement. « Et moi et je rase un nazir » : double obligation. Solution intelligente : rasage mutuel.

22 – Vœux de demi-rasage multiples – Deux personnes s’engageant chacune pour moitié : rasage mutuel possible et optimal, sinon chacun choisit son nazir.

Le président et 19 ministres et députés : Autoriser l’inscription hy’d sur la tombe de d’Israel Yudkin hy’d

Le président et 19 ministres et députés : Autoriser l’inscription hy’d sur la tombe de d’Israel Yudkin hy’d

 

 

Le président de la Knesset Amir Ohana dans une lettre au ministre de la Défense Yoav Gallant et au chef d’état-major Herzi Halevi, demandant de permettre à la famille Yudkin d’écrire sur la tombe de leur fils et frère, le héros d’Israël capitaine Israel Yudkin hy’d. « La modeste demande de la famille endeuillée est le strict minimum », a écrit le président de la Knesset. Dans une lettre de la députée Yulia Malinovsky, signée par 19 ministres et députés : « Votre décision de privilégier le principe des règles d’uniformité, sans donner de poids au désir de la famille Yudkin d’exprimer personnellement leur deuil, est manifestement déraisonnable »

 

Le président de la Knesset Amir Ohana dans une lettre au ministre de la Défense Yoav Gallant et au chef d’état-major Herzi Halevi, demandant de permettre à la famille d’écrire sur la tombe de leur fils et frère le héros d’Israël capitaine Israel Yudkin ‘HY »D’.

Comme nous l’avons publié hier soir, la députée Yulia Malinovsky a envoyé une lettre au ministre de la Défense, signée par 19 ministres et députés de tous les groupes parlementaires.

« L’expression ‘Que Dieu venge son sang’ accompagne le peuple juif depuis de nombreuses générations et il n’y a aucune raison de ne pas l’autoriser sur une tombe militaire, certainement lorsque la famille endeuillée le demande », a écrit Malinovsky.

« Par conséquent, votre décision de privilégier le principe des règles d’uniformité, sans donner de poids au désir de la famille Yudkin d’exprimer personnellement leur deuil, est manifestement déraisonnable. Nous vous demandons d’agir immédiatement pour changer la décision, afin que les initiales HY »D soient écrites sur la tombe à côté du nom du héros d’Israël ».