Tanya Igueret hakodech Chap. 8 (3e Partie) «Semer une graine » Rav Yossef David Cohen
Vous m’avez demandé de mentionner votre nom près du tombeau de mon beau-père, le Rabbi et c’est ce que je ferais. Mais, vous dites que vous ne comprenez pas cette pratique. Néanmoins, lorsque vous mangez, buvez ou dormez, je suppose que vous ne réfléchissez pas, au préalable, à l’effet que ceci peut avoir sur votre corps et sur votre âme. Or, vous faites ces actions, bien que vous ne les compreniez pas. Il peut donc en être de même, dans ce domaine.
Vous dites que cette manière d’agir s’apparente à une conversation avec les morts, ce qu’à D.ieu ne plaise, que l’on s’adresse alors à quelqu’un d’autre (que D.ieu ndt), que D.ieu nous en garde. Vous comprenez sans doute que ce n’est nullement le cas. Vous savez que Kalev, fils d’Ifouné, des Sages de la Michna et de la Guemara, des Justes de différentes époques ont agi de la sorte.
Je répondrai brièvement à votre question. Lorsque l’on venait demander une bénédiction au Rabbi (de son vivant ndt), on ne s’adressait pas à lui du fait de la supériorité de son corps, mais bien à cause de l’élévation de son âme. Or, la mort atteint uniquement le corps, car l’âme est éternelle. Celle du Juste, en particulier, ne peut connaître le Guehinom (le purgatoire des âmes) ou la fronde. Pour elle, la mort ne peut donc être qu’une élévation, qu’une ascension vers un stade plus élevé. Mais, ce Juste n’est pas un « mort », ce qu’à D.ieu ne plaise. C’est ce qu’explique le Zohar, tome 3, page 71.
Vous prétendez également que l’on s’adresse à quelqu’un d’autre (que D.ieu ndt). Je vous expliquerai brièvement que ce n’est nullement le cas. En effet,
A) On demande, au Juste, dans sa grande perfection, d’intercéder en faveur de celui qui le sollicite auprès du Roi, Roi des rois, le Saint béni soit-Il.
B) Il fait aussi introduire un autre point. Chaque ‘Hassid, attaché au Rabbi, possède une âme qui est une parcelle de celle du Juste, laquelle possède un caractère collectif, est comparée à la tête par rapport à toutes ces âmes individuelles, comme le dit le second chapitre du Tanya. Chaque membre du corps reçoit sa vitalité de l’âme. Mais, celle-ci se révèle tout d’abord dans le cerveau et dans la tête. C’est ensuite seulement qu’elle véhicule à chaque membre la vitalité dont il a besoin.
Or, il en est de même pour la relation entre un ‘Hassid et son Rabbi. La tête, qui est saine et forte, possède la vitalité qui convient à chaque membre du corps. Pour que ce dernier soit également sain, il doit s’attacher pleinement à la tête, c’est-à-dire avoir des nerfs qui fonctionnent bien. C’est alors qu’il peut recevoir la vitalité.
De façon générale, c’est en ces termes que l’on peut définir l’attachement d’un ‘Hassid à son Rabbi et c’est de cette manière que celui-ci obtient la satisfaction de tous ses besoins, matériels et spirituels.
Le temps ne me permet pas de développer cette analyse, mais j’ai bon espoir que ce qui a été dit sera suffisant. Si vous vous posez des questions sur ce qui vient d’être dit, vous me les communiquerez et, lorsque je disposerai de temps libre, je m’efforcerai d’y répondre.
Extrait d’une lettre du Rabbi du 17 Elloul 5710
La préparation est nécessaire
Aux participants à un tirage au sort pour un voyage chez le Rabbi, le Rabbi écrivit et souligna que tous les participants doivent faire les préparations nécessaires avant de se rendre sur le Ohel. Dans la lettre sui.vante, il précise les détails de cette préparation et ajoute que les par.ticipants au tirage au sort doivent faire exactement la même (Lettre du 28 Tévèt 5715) :
« Bien qu’un seul ait mérité ce voyage, tous les participants doivent faire les préparations convenables comme s’ils voyageaient. Et avant d’aller sur le Ohel d’un Tsadik et en particulier un homme qui concerne l’ensemble et en particulier un chef d’Israël, il faut que la préparation soit dans les cinq domaines cités dans le Maamar « Inyan Hahichtat’hout » de l’Admour Haèmtsahi, qui correspondent aux (degrés de) NaRaN ‘HaY de l’âme de chaque Juif. Et que ce soit la volonté de D.ieu que tout ce qui a été dit amène à un mouvement et un réveil concrets dans la pensée, la parole et l’action, conformes à la volonté de notre Nassi, le Rabbi mon beau-père. »
Ajouter dans les sujets du Rabbi
Avant le départ du premier charter d’Israël pour passer le mois de Tichri 5721 chez le Rabbi, le Rabbi s’adressa par lettre à ceux qui par.taient (Roch ‘Hodech Elloul 5720) et il y précisa les préparations nécessaires pour le voyage et l’entrée sur le Ohel :
« Je viens ici avec une suggestion, tout d’abord – que sortir de la Terre Sainte pour un autre pays n’est possible que dans certains cas, parmi eux pour se recueillir sur les tombeaux des Tsadikim. Et en particulier un Tsadik Nassi dont il était proche, étudie l’enseignement et selon les enseignements et les di.rectives duquel il se conduit, ou au moins prend-il sur lui de le faire à partir de maintenant. »
« On connaît les paroles de nos Rebbeim au sujet de l’attachement (au Rabbi) qui se fait par l’étude de son enseignement et l’accomplisse.ment de ses directives. Et il est bien connu à quel point le Rabbi mon beau-père, chef d’Israël, se donna pour la ‘Hassidout en général et pour sa diffusion la plus large et à des cercles très divers, avec amour et dans le « langage » qu’ils com.prennent. Aussi, chacun de ceux qui s’associent à ce voyage, doivent commencer dans ce qui a été dit concrètement avant le début matériel du voyage. Je veux dire : ajouter dans l’étude de la ‘Hassidout et en particulier dans l’étude des dis.cours de celui qui est dans le Ohel et, en ce qui concerne les femmes, dans ce qui a été également dit à elles ou spécialement pour elles. »
« …Egalement chacun prélèvera – sans en faire le vœu – chaque jour de semaine le matin quelques pièces pour la Tsedaka, pour les institu.tions de celui qui est au Ohel, pour le renforcement des institutions. Ils iront également rendre visite avant le départ, au moins une fois, parmi tous les Juifs, aux cercles qui, pour le moment, ne font pas encore par.tie de ceux qui sont attachés en tout etc., c’est-à-dire que, au moins de façon subtile, le qualificatif « d’extérieur » s’applique à eux. »
« Et, lors de ces visites, ils diront des paroles de réveil en général et tirées de l’enseignement de celui qui est au Ohel en particulier. Et celui qui ajoute en chaque chose, qu’il en soit loué. Bien entendu, pendant le voyage, ils étudieront en public les trois parties de ‘Houmach, Tehilim et Tanya selon la directive de celui qui est au Ohel, ainsi qu’une partie de son enseignement – là où leur cœur le désire, de la majorité de ceux qui s’y associent. »
Ne pas manger avant d’aller au Ohel
Comme le Rabbi l’indique, on ne mange pas avant d’aller au Ohel mais on peut boire et, plus encore, on prend soin de boire. La source de cette idée se trouve dans une note écrite par le Rabbi dans la marge d’une lettre du Rabbi Précédent où il dit que le Rabbi Rachab jeûnait jusqu’à ce qu’il soit revenu du Ohel du Baal Chem Tov. Le Rabbi note ainsi (Iguerot Kodech du Rabbi Pré.cédent vol. 6 p. 282) :
« Il jeûne : il faut approfondir si c’est une directive valable pour tous car j’ai une fois entendu du Rabbi (Pré.cédent) que, avant d’aller sur le Ohel on a coutume de ne pas man.ger mais de boire. Voir Zohar vol. 3 p. 71a, A’haronim dans Choul’han Arou’h Ora’h ‘Haïm fin du chapitre 581, Likoutei Tsvi, Yalkout Avra.ham de Rav Avraham Lipchitz sur Choul’han Arou’h Ora’h ‘Haïm cha.pitre 581. Elef Hamaguen où sont rapportées les deux coutumes – et peut-être toutes visites au Ohel ne sont pas équivalentes. »
Et, dans le journal de l’été 5710, il est écrit :
« On raconte que le Rabbi Précé.dent dit à un homme qui mangeait avant d’aller au Ohel ‘pitié sur toi’… »
Mikvé, Tefila, Tsedaka, Torah
Avant d’aller au Ohel, depuis, tou.jours, on a coutume de se tremper au Mikvé. Et, d’après les paroles du Rabbi, on fait même attention à ne pas regarder le bâtiment du Ohel sans s’être trempé ! De même, on a coutume d’ajouter dans la prière et l’étude de la Torah, en particu.lier l’enseignement du Rabbi qui se trouve au Ohel. Egalement on ajoute à la Tsedaka avant d’y entrer.
Pendant ‘Hanouccah 5727, quelqu’un demanda au Rabbi s’il pouvait aller prier sur le Ohel du Rabbi Précédent. Comme il semble, il voulait vérifier s’il n’y a pas d’obs.tacle à cela du fait de la qualité de ces jours où on évite de se rendre dans un cimetière. Ci-dessous la réponse du Rabbi où se trouvent plu.sieurs directives précises et ensuite c’est « approprié et bien » d’aller sur le Ohel. :
« Si, le matin de ce jour, vous allez prier avec la communauté, vous tremper au Mikvé, buvez mais ne mangez pas (jusqu’à être revenu du cimetière), mettez la Tsedaka avant d’y aller, étudiez quelque chose dans la Torah, alors c’est approprié et bien. » (Iguerot Kodech vol. 24 p. 263)
Le Rabbi répondit également ainsi au Tamim Chalom Marozov avant qu’il entre en Ye’hidout chez le Rab.bi Précédent, à sa question s’il devait entrer avant la prière ou après :
« Il est mieux d’entrer après la prière mais, si vous serez tellement troublé au point que vous ne pourrez pas vous concentrer dans la prière, vous prierez après la Ye’hidout. » (Yemei Berechit au début)
Quand on entre au Ohel, il y a des façons de se conduire, fondées sur les directives et les comportements du Rabbi quand il allait sur le Ohel du Rabbi Précédent, ainsi que les façons d’agir généralement suivies parmi les ‘hassidim :
Le Gartel
Les ‘hassidim ont coutume, quand ils entrent au Ohel, de mettre un Gartel. Les jeunes gens non-ma.riés ont aussi coutume de mettre un Gartel sous la veste de la même fa.çon qu’ils l’ont toujours fait pour en.trer en Ye’hidout à partir de l’âge de la Bar Mitsva.
On peut voir cela dans une réponse que le Rabbi fit au Tamim Cha.lom Marozov, avant qu’il entre en Ye’hidout chez le Rabbi Précédent :
Si un jeune homme doit mettre un Gartel – « A mon avis, il faut mettre un Gartel mais il n’est pas néces.saire qu’il soit sur les vêtements de façon visible et on peut aussi le mettre sous la veste. » (Yemei Bere.chit au début)
Pas de chaussures en cuir
On n’entre pas au Ohel avec des chaussures en cuir, comme c’était la coutume du Rabbi qui allait sur le Ohel avec des chaussures en toile (du 9 Av et de Yom Kippour). Et il indiqua aussi aux ‘hassidim de se comporter de cette façon pour aller sur le Ohel.
Frapper à la porte
Avant d’entrer au Ohel, on frappe à la porte. Cet acte est comme de.mander la permission d’entrer. Nous avons appris par la tradition que, si on frappe à la porte avant d’entrer sur le Ohel, c’est pour « attirer » le Rabbi vers celui qui entre. C’est ainsi que se comportaient aussi les vieux ‘hassidim quand ils entraient en Ye’hidout.
Allumer une bougie
Comme il est écrit dans Maané La.chon, on allume une bougie avant d’entrer au Ohel et on dit le texte ha.bituel. C’était également ainsi que se comportait le Rabbi :
Le Rabbi entrait dans la pièce spéciale qui lui avait été aménagée dans le Ohel pour la lecture des Pan et des lettres et, dès son entrée, il commençait à dire le Maané Lachon. Quand il arrivait à « Areini madlik – j’allume une lampe », il allumait une bougie (et ne faisait pas attention à ce qu’elle soit précisément en cire).
Maané Lachon
Sur le Ohel, on dit le Maané Lachon – c’est ce qu’instaura de dire l’Admour Haèmtsahi sur le Ohel de l’Admour Hazakène. C’est ainsi que le Rabbi se conduisait à chaque fois qu’il se rendait sur le Ohel. Ainsi également enseigna-t-il aux ‘hassidim de se conduire.
Lire le Pan
Comme il est écrit dans le Maané Lachon, on lit le Pan ou la lettre à l’en.droit indiqué, à voix basse. Comme il a été dit, le Rabbi indiqua qu’à ce moment chacun se représentera en pensée qu’il se tient, en cet instant, face à celui qui est au Ohel en per.sonne et qu’il lui remet le Pan.
Après la lecture du Pan, on le déchire en plusieurs morceaux qu’on dépose sur le Ohel. Puis on continue la lec.ture du Maané Lachon jusqu’à la fin.
S’il restait du papier blanc autour du texte écrit du Pan, le Rabbi le dé.chirait et l’en détachait. Seulement après il déposait le Pan sur le Ohel.
Une fois, le Rabbi dit à Reb Moché Levertov qu’on fait attention de ne pas rappeler le nom d’une personne plus d’une fois par jour sur le Ohel. Et il ajouta au moment où il le faisait que « le fait que lui-même (le Rab.bi) rappelle ne concerne pas tout le monde. » (Notes et commentaires sur Pekoudei 5757 p. 57. Et nous avons appris par transmission que, quand on veut rappeler, on peut le faire « à la suite de ce qu’on a déjà rappelé dans la journée »).
La sortie du Ohel
Après être sorti du Ohel, le Rab.bi avait coutume d’aller aussi sur la tombe de la Rabbanite Chterna Sa.rah. A partir de 5725, le Rabbi com.mença à aller d’abord sur celle de sa mère, la Rabbanite ‘Hanna. A partir de 5731, le Rabbi regarda aussi la tombe de la Rabbanite Ne’hama Dina et, à partir de 5748, il alla aus.si sur celle de la Rabbanite ‘Haya Mouchka. L’ensemble ne durait que quelques minutes.
Avant de monter en voiture, le Rab.bi arrachait de l’herbe par trois fois et les jetait derrière lui par-dessus l’épaule gauche.
On n’a jamais vu le Rabbi mettre une pierre sur le Ohel ou sur d’autres tombes.
Après être allé au Ohel, on a coutume de se laver les mains, trois fois alternativement sur chaque main. Le Rabbi le faisait également. Il semble que la raison en est qu’à l’aller et au retour, on passe dans un cimetière.
Rabbi, je suis à toi, aie pitié de moi !
Quand un ‘hassid écoute un mot, un geste ou un chant du Rabbi, il devient attaché au Rabbi dans cet instant dans tous les degrés de l’âme.
Répéter le mot ou le chant que le Rabbi a dit ou chanté, même quand on ne répète le mot que superficiellement, c’est frapper à la porte.
Frapper à la porte, cela signifie qu’on se trouve ici et qu’on veut entrer. On ne frappera pas à la porte sans désirer entrer. Il n’est pas possible qu’existe, D.ieu préserve, une telle insolence, qu’on frappe et qu’on ne veuille pas entrer.
Frapper à la porte, c’est ce que celui qui a été éduqué comme un ‘hassid dit : « Rabbi, je suis à toi. Je me dévoue complètement à toi. C’est seulement que le ‘petit malin’, l’intelligent pour le mal, le mauvais penchant, veut me tromper et « me mettre dans le sac ». Profondément, je ne le veux pas, je suis à toi, je veux être comme il faut. Aie pitié de moi Rabbi, sors-moi de là où je me trouve et mets-moi dans l’endroit où je dois me tenir.
(Sefer Hasi’hot 5708 p. 226)
Directives diverses
Au cours des années, le Rabbi donna diverses directives en rapport avec le fait d’aller et se recueillir sur le Ohel. En voici une partie :
Dire le Maamar au Ohel
Dans ses notes du 26 Nissan 5691, le Rabbi écrit ce que lui raconta le Rabbi Précédent :
« Ma Bar Mitsva était un lundi et je suis monté alors à la Torah. Quand j’ai été avec lui sur le Ohel, il me dit de dire là-bas (le Maamar) « Il disait » et un autre Maamar (« Comme elles sont multiples » semble-t-il – le rédacteur). » (Rechimot Hayoman p. 192).
On trouve cette directive également du Rabbi. Dans la Ye’hidout de Bar Mitsva du Tamim Guerchon Shusterman, le fils de Reb Morde’haï (et d’autres garçons), le Rabbi dit de façon exceptionnelle :
« Le jeune Bar Mitsva ira sur le Ohel et il y répètera le Maamar de Bar Mitsva – « Il est écrit dans le Midrach Tehilim » – en entier ou en partie. »
Comment les Cohanim se conduisent
Le Rabbi fit attention à ce que les Cohanim aussi puissent aller au Ohel et il donna des directives précises comment construire le Ohel (au point qu’au fil des années d’autres Ohel furent construits de cette façon sur les tombeaux des Tsadikim dans le monde entier). Le Rabbi ne permit pas qu’on fasse un toit sur le Ohel pour ne pas couvrir au-dessus des Cohanim qui entraient. De même, il ordonna de construire une bordure haute de dix Tefa’him autour du tombeau pour que les gens en soient séparés. Comme il l’écrit lui-même dans une lettre du 22 Elloul 5712 (Iguerot Kodech vol. 6 p. 348) :
« En réponse à votre question sur le fait que les Cohanim ont pris la coutume de se recueillir sur les tombeaux des Tsadikim et vous me demandez mon opinion à ce sujet. Vous regarderez dans Sdei ‘Hémèd, Partie Assifat Dinim, Maara’hat Erets Israël, Aveilout, Roch Hachana et aussi dans Péat Hassadé ad loc. où il rapporte plusieurs décisionnaires et la plupart ont une opinion rigoriste. On comprend ainsi également la décision de la communauté ‘Habad et comme c’est clair de la réponse du Maharil de Yanovitch (le frère de l’Admour Hazakène) qui est imprimée dans un des fascicules Hatamim (fascicule 6 p. 38) à propos de la barrière qu’ils firent à Haditch autour du tombeau. Et c’est également rapporté dans les livres cités par le Sdei ‘Hémèd que, malgré tout, beaucoup sont indulgents à ce sujet, et en particulier les ‘hassidim avec leurs Rabbis. Cependant, mon opinion n’en est pas satisfaite à cause de la réponse citée du Maharil. Et ainsi on m’a dit qu’à Loubavitch, au Ohel, il y avait des signes en guise de barrière que les Cohanim ne peuvent entrer que jusqu’ici. »
« En ce qui concerne le Ohel du Rabbi mon beau-père, il a été fait que, autour du tombeau, il y ait une séparation haute de dix Tefa’him » – et ici le Rabbi ajoute un détail supplémentaire – « et les Cohanim se tiennent à quatre Tefa’him du tombeau et aussi la séparation comprise. »
Le Rabbi indiqua ainsi que les Cohanim ne doivent pas mettre la main au-dessus du tombeau et donc qu’également ils ne déposent pas eux-mêmes le Pan sur le tombeau mais par un autre. De même, le Rabbi mit en garde que les Cohanim doivent veiller en entrant et en sortant à ne pas passer dans les quatre coudées d’une tombe. »
Les Cohanim, en marchant près de la clôture du cimetière à l’extérieur, doivent aussi faire attention aux arbres qui surplombent, en certains endroits, les tombes ainsi que le trottoir et la route.
Le Pan général
Dans son discours au congrès international des Chlou’him en 5749 le Rabbi indiqua à tous les Chlou’him d’aller au Ohel : « Que tous les Chlou’him aillent sur le Ohel de celui qui les a envoyés… et que, là-bas, ils lisent un Pan général etc. » (Chabbat Parachat ‘Hayé Sarah 5749).
Réponse manuscrite du Rabbi sur le fait d’être mentionné chez le « Baal Hatsion » – le Rabbi
« Je les ai mentionnés aujourd’hui sur le Ohel pour tout ce qui a été demandé .
Observer létude du ‘Hitat, sans en faire le voeu, comme le Rabbi l’a institué »
Une photo de la visite au Ohel
Le Chabbat Parachat Toledot 5751, le Rabbi parla de la publication de l’album « Séfer Hachlou’him ». Par la suite, il demanda à Rav Yehouda Krinski (en réponse au compte-rendu du congrès international des Chlou’him 5751) d’ajouter dans le livre une photo générale de la « visite des Chlou’him au Ohel », tout en expliquant que son intention était celle qui avait été prise au 770 :
« Ajouter aussi une photo générale de la visite collective au Ohel (pas à l’intérieur car l’endroit ne s’y prête pas) mais la préparation au 770 etc. »
DES LUMIÈRES TRÈS ÉLEVÉES
L’importance et l’effet d’aller sur le Ohel
Dans ses lettres et ses discours, le Rabbi parla beaucoup de l’importance du Ohel du chef de la génération et de l’effet des prières et des demandes qui y sont faites. Voici des passages qui traitent de ce sujet :
En un instant il sait tout
A la fin du mois de ‘Hechvan 5747, le Rabbi écrivit une réponse très particulière au compte-rendu du congrès des Chlou’him d’Amérique du sud. Il y expliqua d’une façon exceptionnelle l’action réalisée par la transmission au Ohel (Likoutei Si’hot vol. 25 p. 502). Dans les mots suivants, le Rabbi déclare que, dès qu’on transmet la lettre au Rabbi, tout ce qui y a trait est accompli :
« Bien reçu et merci. Je le lirai sur le Ohel.
Et le temps n’y est pas, même pour le lire mais donner est déjà une action complète et dans tous les détails, comme c’est la décision de la Torah de Vérité.
Pour faciliter la compréhension même de ceux-là etc., on a montré justement en notre temps un exemple manifeste où on agit concrètement et même dans des sujets essentiels et grands, que, même dans le minéral, l’homme peut réaliser tout cela : à l’instant on fait entrer dans l’ordinateur les données, en un instant, on connaît toutes les conclusions et les décisions concrètes.
Et quand on transmet – on rappelle sur le Ohel (du Rabbi mon beau-père), il est évident que c’est avec plus de force et sans commune mesure que transmettre à du minéral comme il a été dit, que ce soit séparé sans commune mesure. » (Voir document).
A l’image de la prière au temps du Beth Hamikdach
Dans un discours du 10 Chevat 5714, le Rabbi expliqua l’importance d’aller sur le Ohel et son influence sur tous les aspects du service de D.ieu du ‘hassid : « Quand un Juif veut adresser à D.ieu une prière qui soit à l’image de la prière en Terre d’Israël à l’époque du Temple (dans un endroit plus élevé que la domination des 70 représentants spirituels des nations etc.), une prière de façon que l’essence de l’âme s’attache avec l’essence de D.ieu sans intermédiaire, « ils seront pour toi seul et pas pour des étrangers avec toi » – alors le lieu pour une telle prière est sur le Ohel du Tsadik et chef de la génération. Car cet endroit, non seulement est déterminé comme la Terre d’Israël mais il a la grandeur de la Terre d’Israël comme elle est à l’époque du Temple.
Et on comprend que la prière dans un tel endroit a une propriété supplémentaire : que s’accomplissent toutes les demandes de la prière, dans tout ce dont on a besoin, y compris et en particulier en ce qui concerne faire descendre l’essence dans les dévoilements. Que, du degré de ‘Ho’hma – sagesse où se revêt la Lumière Infinie de D.ieu, cela descende et s’étende dans toutes les forces de l’âme et les membres du corps, dans la vie quotidienne, en pensée, parole et action concrète. Et, en particulier, en ce qui concerne l’accomplissement de la mission que le chef de la génération a confiée à chacun de nous, que tout cela descende sans voilements et avec une réussite prodigieuse, matériellement et spirituellement tout ensemble. »
« Des lumières très élevées »
Le 20 Tamouz 5710, le Rabbi écrivit à quelqu’un qu’il avait été heureux de le rencontrer et cela pour plusieurs raisons, et en particulier parce qu’ils s’étaient rencontrés sur le Ohel où se trouvent des lumières très hautes : « Après une interruption si longue, j’ai été heureux de vous rencontrer. Et, pour plusieurs raisons, la rencontre m’a été agréable. Premièrement du fait que je vous ai rencontré parmi les ‘hassidim, deuxièmement le jour de la naissance du Rabbi mon beau-père et le jour de sa libération qui est la fête de la libération pour nous tous. Et, plus encore, du fait que je vous ai rencontré sur le Ohel du Rabbi mon beau-père où se trouvent des lumières très élevées. » (Iguerot Kodech vol. 3 p. 342).
A une autre occasion, le Rabbi expliqua un sujet supplémentaire qui existe au Ohel. C’était à Lag Baomer 5710, le Rabbi suggéra alors que tous se rendent au Ohel et ainsi, ils se trouveraient également sur le Tombeau de Rabbi Chimon Bar Yo’haï :
« Dans le rituel des prières qu’on dit lorsqu’on va sur le Ohel, comme il est imprimé dans Maané Lachon, on dit ‘par le mérite des Tanaïm et des Amoraïm… dont le lieu de repos est puissant et par le mérite des Tsadikim qui sont enterrés en cet endroit’. On comprend de là que, dans le tombeau d’un Tsadik se trouvent également les autres Tsadikim, Tanaïm et Amoraïm etc. y compris et en particulier (en liaison avec Lag Baomer) Rabbi Chimon Bar Yo’haï. Aussi, je suggère que, le jour de Lag Baomer, le jour de la Hilloula de Rabbi Chimon Bar Yo’haï – le jour de sa joie, une joie très grande comme une joie de mariage, une Hilloula (pas comme le jour du départ de ce monde de Moïse où certains jeûnent) – tous se rendent sur le Ohel où se trouve aussi Rabbi Chimon Bar Yo’haï. »
Il réalise joie et élévation
Dans le Farbrenguèn du 10 Chevat 5716, le Rabbi dit du Ohel que c’est un lieu qui réalise joie et élévation et que, dès qu’on arrive sur le Ohel, avant même qu’on ait médité, se produit déjà une élévation de l’esprit, exactement comme ce fut toujours l’œuvre et la façon d’agir du Rabbi :
« Ceux qui se sont rendus sur les Ohel des Tsadikim savent qu’il existe des Ohel qui agissent dans le sens de l’amertume et de la contraction et qu’il existe des Ohel qui agissent dans le sens de la joie et de l’élévation. Le Ohel du Rabbi appartient au deuxième type : quand on arrive au Ohel, avant même la méditation, se produit déjà une élévation de l’esprit, ce qui a rapport avec la joie. Et cela est en accord avec le fait que toute l’œuvre qu’il a accomplie pendant toute sa vie était de cette façon-là : rapprocher, relever et élever tous les Juifs, même ceux qui sont dans la catégorie de ‘Briot – créatures’, par une voie de rapprochement et de douceur, dans l’intention de ‘les rapprocher de la Torah’, réaliser ‘et il les rapprochait de la Torah’. Réaliser en eux ‘contempler la douceur de D.ieu’ et relever leur part dans la Torah et leur part dans les Mitsvot. » (Likoutei Si’hot vol. 2 p. 503)
De l’aide et du bien pour toute la famille
Et ainsi le Rabbi écrivit le 12 Av 5720 : « D’un tel voyage, à propos duquel vous écrivez, même si un seul membre de la famille voyage pour être sur le Ohel du Rabbi mon beau-père et y demander ce qui est nécessaire, cela [aide] tous les membres de la famille et en particulier la femme et les enfants. En d’autres termes, c’est aussi leur bien matériellement et spirituellement… » (Iguerot Kodech vol. 19 p. 396)
On écrit à D.ieu par l’intermédiaire du chef de la génération
Après le jour lumineux du 5 Tévèt 5747 dans la prière du soir du 6 Tévèt, qui se trouvait au cœur des célébrations de la joie de « Didan Natsa’h », le Rabbi se tourna tout à coup vers la foule qui remplissait la petite synagogue et entama un bref discours où il fit savoir ce qui suit :
« Tous ceux qui, pour quelque raison que ce soit, n’ont pas encore donné à la Tsedaka avec leur nom et le nom de leur mère (en liaison avec ce qui a été dit auparavant) s’empresseront de donner une certaine somme à la Tsedaka… et rajouteront leur nom et le nom de leur mère aussi tôt que possible, avant qu’on aille demain, sans en faire le vœu, sur le Ohel du Rabbi mon beau-père pour les rappeler sur le tombeau.
Et il convient qu’ils donnent les lettres à part et l’argent pour la Tsedaka à part (dans le même don mais dans des enveloppes séparées) pour épargner la fatigue de séparer les lettres de l’argent car il est certain qu’il y en aura beaucoup – en quantité et à plus forte raison en qualité.
Et il faut rajouter que, comme il ne sera pas possible de lire toutes les lettres mais les poser et les transmettre sur le tombeau, chacun peut écrire ce qu’il veut (sans aucune gêne) puisque c’est d’une façon qu’il écrit à D.ieu par le chef de notre génération !… »
Après le discours, et après qu’il soit déjà sorti de la pièce, le Rabbi se tourna de nouveau vers la foule et ajouta : « Tout cela a rapport avec les hommes, les femmes et les enfants, ‘avec nos jeunes et nos vieux, nos fils et nos filles’… »
Dès le lendemain matin, le 770 se remplit d’une foule importante issue de tous les courants, des ‘hassidim de groupes divers, des acteurs de la communauté et d’autres encore. Tous se mirent à écrire un Pan avec crainte et amour et le remirent au secrétariat dont les membres s’occupèrent avec attention de classer les lettres et la Tsedaka. Chacun prit soin de recueillir les noms complets de sa famille, de ses proches ou simplement des gens qu’il connaissait. De même, les noms de plus de cent mille enfants inscrits au centre international de Tsivot Hachem furent introduits pour une bénédiction en ce moment propice. Dans cette ambiance très spéciale, l’émotion atteignit des sommets.
Au moment où le Rabbi partait pour le Ohel, les secrétaires sortirent du 770 chargés de quatre grands sacs de papier pleins de lettres qu’ils posèrent sur la banquette arrière de la voiture. Un instant plus tard, ils ressortirent avec quatre autres sacs identiques… Ensuite le Rabbi sortit, monta dans la voiture et partit pour le Ohel d’où il ne revint que cinq heures plus tard !
Parmi les Chlou’him, les ‘hassidim et les Temimim circulent des miracles extraordinaires qui se produisirent à la suite des demandes lors de cette occasion surnaturelle.
Et ils monteront au ciel en une flamme…
Dans ce discours du deuxième jour de Chavouot et Chabbat Parachat Nasso 5750 (Torat Mena’hem Itvaadouyot vol. 3 p. 277), le Rabbi demanda qu’en plus de l’étude personnelle, chacun enseigne la Torah à plusieurs Juifs et que chacun fasse savoir à son « Rav » ce qu’il avait fait dans la création de cours de Torah publics. Et il poursuivit : « Et ceux qui veulent enverront un compte-rendu par lettre ici, dans les quatre coudées du Rabbi mon beau-père, chef de notre génération, ‘Yossef’ de notre génération – et il faut noter l’enseignement des sages que tout Israël est appelé par le nom de Yossef, comme il est dit ‘Il conduit Yossef comme un troupeau’ – pour amener et déposer les lettres sur son tombeau [comme on a dit plusieurs fois qu’il n’est pas nécessaire d’avoir un accusé de réception puisque qu’il y a une ‘présomption’ sur la poste qu’elle apporte les lettres à leur destinataire et une ‘présomption’ de plus de trois fois dans le passé qu’ensuite on les amène et on les dépose sur le tombeau], et on les y laissera, dans la propriété de celui qui est dans le Ohel et jusqu’à ce qu’ils s’élèvent au ciel en une flamme. Et, par cela, on causera un plaisir en-haut et il est certain que celui qui est au Ohel, le Rabbi mon beau-père, chef de notre génération, éveillera la miséricorde pour que se rajoute encore plus aux bénédictions de D.ieu, ‘Il rajoutera sur vous comme elles mille fois et vous bénira comme Il vous l’a dit’… »
« C’est à là-bas que revient le remerciement »
Dans la période du 10 Chevat 5713, le Rav Dov Yehouda Shochet vint chez le Rabbi pour sa première Ye’hidout. Cela faisait suite à un miracle arrivé à sa fille qui était alors très jeune. Après qu’elle soit tombée dans une marmite d’eau bouillante, et alors que les médecins ne lui donnaient pas longtemps à vivre, le Rabbi répondit : « Des bêtises ! » Puis il dit au père désespéré d’aller crier sur les médecins en leur disant qu’ils étaient responsables de l’aggravation de l’état de sa fille parce qu’ils s’étaient trompés de médicament ou de transfusion. Au bout de peu de temps, l’enfant guérit à la surprise générale. Quand Rav Shochet remercia le Rabbi, celui-ci l’adressa au Ohel en lui disant : « C’est à là-bas que revient le remerciement. »
Poursuivre le réveil…
Dans le Farbrenguèn du 10 Chevat 5714 (par. 15), le Rabbi expliqua la force donnée par le fait d’aller sur le Ohel : « L’aide du chef de la génération à son troupeau (et pour cette raison, il repose en exil) se réalise par le fait qu’on va sur le Ohel et qu’on demande tout ce dont on a besoin. Et surtout que, pendant qu’on s’y trouve, la Ye’hida (l’essence de l’âme) s’attache avec le Ya’hid (l’Unique)… et cela donne une force pour tout le service de D.ieu en poursuivant le réveil réalisé sur le Ohel pendant tous les jours qui suivent. Que cela accomplisse son œuvre dans la pensée, la parole et l’action, qu’ils soient comme il convient – ce qui est le but de tout homme et sur quoi il est dit ‘car la chose est très proche de toi dans ta bouche et dans ton cœur pour la faire’. »
Etre reconnaissant
Dans une lettre du 10 Sivan 5717 (Iguerot Kodech vol. 15 p. 189) le Rabbi relève que, après qu’être allé sur le Ohel a obtenu ce que l’on avait demandé, cela doit amener à un rajout dans l’attachement au Rabbi : « En un moment propice, je rappellerai tous ceux à propos de qui vous écrivez sur le tombeau du Rabbi mon beau-père. Et il semble qu’on n’explique pas à ces derniers que, quand se produit une amélioration par le fait qu’on les rappelle sur le tombeau, il est évident que cela doit les amener à un réveil supplémentaire et, en particulier, dans l’étude de l’enseignement de celui qui est au Ohel et à avancer dans ses chemins. Et si celui qui est béni a une influence dans un groupe et un entourage, c’est de sa responsabilité claire de diffuser dans tout son entourage l’enseignement et la voie de celui qui est au Ohel, et cela est facile à comprendre. Et que ce soit la volonté de D.ieu qu’au moins à présent vous vous y consacrerez. »
Après être allé sur le Ohel… on est délivré !
Le dimanche 20 Sivan 5745, le Rabbi alla au Ohel et, au retour, après la prière du soir, le Rabbi parla avec le grand rabbin de France de l’époque, Samuel Sirat. Il commença par s’excuser en disant (Betsal Ha’ho’hma p. 299) :
« Aujourd’hui, on étudie la première partiede la Paracha de Parachat Chela’h et Rachi écrit : ‘Calev… alla se recueillir sur les tombeaux des patriarches’. De même, j’ai profité de cette occasion et j’ai été me recueillir sur les tombeaux des pères (le Rabbi mon beau-père) et, pour cela, je suis en retard. Et cela est ‘une chose en son temps’, et que ce soit la volonté de D.ieu que très bientôt nous méritions – après être allé sur les tombeaux des pères – qu’on n’ait plus besoin d’attendre, D.ieu préserve, un temps supplémentaire – ‘et immédiatement ils sont libérés’ ! »
Le récit du Rav Moché Vishedsky dans la reportage présenté à la soirée de Guimel Tamouz à Tel Aviv
Le dernier train dans le cadre de la grande sortie des Hassidim de Russie soviétique à l’aide de faux passeports polonais est sur le point de partir. Comme de nombreux autres Hassidim, la famille Vishetzky se rend à la gare. Le chef de famille est le Hassid et Machpia Reb Moché Vishetzky.
Sur le chemin de la gare, quelques minutes avant d’arriver, des policiers surgissent comme de nulle part et arrêtent la voiture pour un contrôle. Ils prennent les faux passeports et, comme par un acte satanique au moment le plus crucial, ils ne sont pas pressés. Ils vérifient passeport après passeport et ne les rendent qu’après un temps considérable, alors qu’il est déjà très tard. Ils pressent le conducteur d’accélérer pour atteindre le train à temps.
Ils arrivent jusqu’au train dans la gare, s’approchent le plus possible des voies, sautent de la voiture pour se rapprocher du train et découvrent qu’ils sont arrivés trop tard. Le train est fermé et déjà en mouvement. Un retard d’une demi-minute qui a coûté 19 années supplémentaires en Russie soviétique, sept ans d’exil et de travaux forcés dans des camps au Kazakhstan pour le chef de famille, Reb Moché Vishetzky.
Face à ce terrible raté, alors que le train passe devant leurs yeux et que personne ne sait comment il a réagi, il a réagi comme réagit un Hassid : « Nous sommes ici en mission. Notre mission ici est de faire des clarifications que nous devons faire ici, et jusqu’à ce que nous les ayons faites, nous ne partirons pas d’ici. Il y a une mission ici, et une fois que nous aurons terminé les étincelles ici, nous partirons. »
La raison principale pour laquelle le grand-père, Rav Vishetzky, a été arrêté est, comme indiqué dans le dossier d’enquête, son appartenance aux Hassidim du Rabbi Schneerson. Le fait qu’il soit un Schneerson, que ce Rabbi Schneerson soit le Rabbi précédent ou notre Rabbi actuel, le grand-père ne l’avait jamais vu, même pas en photo. C’était une chose rare et dangereuse à garder chez soi. Pendant de nombreuses années, ils ne savaient pas à quoi ressemblait le Rabbi, mais cela ne les empêchait pas d’être liés à lui de la manière la plus forte possible, au point de se sacrifier pour lui.
D’où puisaient-ils la force pour un tel sacrifice, pour tenir dans toutes les épreuves et difficultés ? Leur attachement incroyable au Rabbi. À la maison, ils ne vivaient et ne respiraient que pour le Rabbi. Leur seul désir était de savoir quand ils auraient le mérite de rencontrer le Rabbi.
Pour la génération née là-bas, il n’y avait naturellement aucun moyen de rencontrer le Rabbi. Mais vivre avec le Rabbi n’était pas seulement un désir, c’était une certitude et une connaissance absolue qu’ils allaient rencontrer le Rabbi. Ils ne savaient pas comment, mais ils espéraient que cela arriverait un jour.
De nombreuses années après cette tentative de sortie ratée, quand le moment est enfin venu où ils pouvaient à nouveau envisager une nouvelle tentative de quitter la Russie, ils ont trouvé un moyen d’envoyer une lettre au Rabbi par l’intermédiaire de l’oncle Reb Yaakov Yossef Raskin, qui vivait à Kfar Habad. Une lettre avec cette proposition : est-il possible d’emprunter cette voie, cette voie non conventionnelle ? La lettre a réussi à atteindre sa destination et est arrivée au Rabbi.
Il y a eu une réponse, au début sur une note : « Tous ensemble. Do svidaniya. À bientôt. Douchka. » Douchka était le surnom utilisé pour le Rabbi dans les lettres à cette époque.
Quand ils ont reçu cette lettre, la réaction immédiate de la famille a été : « Nous avons reçu une promesse explicite du Rabbi. Do svidaniya. Nous allons rencontrer le Rabbi. » Depuis lors, cette confiance et cette foi qui les accompagnaient jusqu’à ce jour sont devenues une certitude absolue. Nous avons reçu une promesse, nous la réaliserons. Il n’y a pas de doute, pas de si. « Do svidaniya » signifie à bientôt.
Et ainsi, le 9 Kislev 5726 (1967), les membres de la famille ont pu quitter la Russie et sont finalement arrivés en Terre Sainte. Ils sont arrivés chez le Rabbi.
En entendant ces descriptions, on ne peut s’empêcher de remarquer la similitude frappante entre la situation dans laquelle se trouvaient les Hassidim à l’époque et la situation dans laquelle nous nous trouvons aujourd’hui, en particulier par rapport à ma génération, ceux de mon âge qui sont nés après le 3 Tamouz.
Voici des Juifs qui n’ont pas eu le mérite de voir le Rabbi, et même ce que nous avons – photos, vidéos, enregistrements – tout cela, ils ne l’avaient pas. Et pourtant, ils étaient liés à lui de tout leur cœur et de toute leur âme, et n’ont jamais cessé un instant de croire et d’espérer qu’ils mériteraient de le voir.
D’autre part, cette même promesse « Do svidaniya » qu’ils ont reçue, nous l’avons reçue aussi, et de la manière la plus claire possible du Rabbi. Tous ces merveilleux discours du Rabbi sur la venue du Messie et la rédemption imminente n’ont pas disparu. Ses paroles sont vivantes et existent pour toujours et à jamais. Comme le Rabbi a écrit « Do svidaniya », nous allons rencontrer le Rabbi.
Même si pour des gens comme moi, cela peut sembler un rêve lointain, pas vraiment réaliste et réel, à l’époque aussi cela ne semblait pas réaliste, et cela n’a pas empêché les Hassidim de croire et d’avoir confiance, jusqu’à une certitude absolue que cela allait arriver. Et pas seulement après avoir reçu cette réponse, mais depuis toujours, du simple fait d’être des Hassidim liés au Rabbi.
Comment ont-ils fait ? Comment peut-on vraiment vivre des décennies, toute une vie dans une telle situation et avec un tel attachement et une telle confiance absolue ?
Pour des êtres de chair et de sang, des êtres humains, sans une force donnée par le Rabbi, sans qu’il y ait « et avec lui il a ordonné », une telle chose est impossible. C’est le Rabbi qui ordonne et nous lie à lui. Et le Rabbi est au-dessus des limitations de l’espace et au-dessus des limitations du temps, que ce soit derrière le rideau de fer soviétique ou presque 30 ans après le 3 Tamouz 5754 (1994).
Mais comme l’explique le Rabbi, après le « et il a ordonné », il doit y avoir « et ils prendront pour Moi ». Pour qu’un Juif désire une révélation divine, il doit y travailler. Pour que nous ressentions et vivions cette même force que le Rabbi nous donne, nous devons nous en occuper, la vivifier, vivre avec elle.
Ce qui a réellement soutenu les Hassidim en Russie, c’était qu’ils n’ont jamais cessé de se réunir, de parler, de penser, de s’éveiller eux-mêmes et de s’éveiller les uns les autres dans ce même moment de force et dans cette même confiance et certitude absolue qu’ils allaient rencontrer le Rabbi.
Chacun d’entre nous a de quoi éveiller en lui-même un sentiment et une nostalgie pour le Rabbi, même ceux qui sont nés après le 3 Tamouz.
Je voudrais partager avec vous quelque chose de personnel. J’ai eu le mérite de grandir dans la mission du Rabbi. Dans mon enfance en Ukraine, où mes pères le Rav Vishetzky, qu’il soit en bonne santé, et son père ont œuvré. Et aujourd’hui, je suis en mission en France, lieu de naissance de mon grand-père le Rav Zilbertraum.
Comme le sait tout émissaire, un émissaire c’est avant tout une responsabilité. Avant de commencer à penser à ce qui va m’arriver, je dois d’abord penser aux Juifs sous ma responsabilité. Par exemple, quand arrive une fête, quand arrive le mois de Tichri, quand un émissaire part en mission, il doit savoir qu’il n’aura probablement plus de Roch Hachana, Yom Kippour, Souccot, Simchat Torah comme il le voudrait et comme il en avait l’habitude. Il doit s’assurer que tel ait un livre de prières, qu4un qutre ait une place, qu’il se sente à l’aise. C’est comme ça en mission, c’est comme ça en Ukraine, c’est comme ça en France, et probablement c’est comme ça partout.
C’est avec cette éducation que j’ai grandi. Mais en même temps, la chose dont je suis le plus redevable à mon père et maître, qu’il vive, que Dieu l’aide et aide tous les émissaires en Ukraine et les fasse sortir de l’étroitesse vers la largesse, ce sont justement les moments où j’ai senti qu’avant d’être un émissaire, il est avant tout simplement un Hassid.
Depuis mon enfance, il est gravé en moi que Tichri est un temps sacré, un temps où papa se trouve dans un autre temps ou lieu. Il se trouve chez le Rabbi et comme répète après lui avec une voix étouffée de larmes le « Lamnatzeach », les versets, les bénédictions, ainsi que la marche à la fin du jour saint. C’est un temps où papa se concentre de toutes ses forces sous son Talith et s’imagine le Rabbi.
Comment ai-je su à quoi il pensait ? Je ne sais pas, mais j’imagine que j’ai bien deviné. Et ce sont justement ces moments, ces moments naturels non planifiés et ces descriptions qui sont l’éducation Hassidique la plus profonde qu’on pouvait me donner. Pourquoi ? Parce qu’alors j’ai senti qu’il s’agissait de quelque chose de vivant, de quelque chose de divin.
Et grâce à cela, même moi qui suis né après le 3 Tamouz, l’un de ceux qui apparemment n’ont pas vu de lumières de leurs jours, même moi j’ai de quoi m’élever, j’ai de quoi m’éveiller, et il y a un moyen de ressentir un sentiment de nostalgie pour le Rabbi.
Chacun d’entre nous a des moments où il s’est senti appartenir, où il s’est senti lié, où il s’est élevé avec le Rabbi. Et ces moments, nous devons les chérir, les vivifier et vivre avec eux encore et encore, autant que possible. Si c’était possible en Russie, c’est possible aujourd’hui aussi.
Et tout comme en Russie les Hassidim savaient avec certitude qu’ils mériteraient ce que le Rabbi avait écrit « Do svidaniya Douchka », qu’ils mériteraient de rencontrer le Rabbi, nous aussi nous pouvons et devons être sûrs avec certitude que nous mériterons très bientôt, nous tous, de rencontrer le Rabbi ici-bas dans ce monde, très bientôt.
« La connexion avec mon saint beau-père, le Rabbi, doit s’établir avec toutes les capacités de l’âme. Il ne doit pas subsister la moindre faculté ou préoccupation qui ne soit pas liée au Rabbi.
L’attachement, Hitkashrout,
- de la faculté de la pensée se fait en pensant aux mots du Rabbi :
- de la faculté de la parole se fait en prononçant les paroles du Rabbi;
- de la faculté de l’action se fait en se consacrant aux activités que le Rabbi a instruites et instituées.
De plus, tout ce qui précède doit être fait avec
- ferveur מדות,
- avec compréhension et connaissance מוחין,
- et avec רצון et תענוג
afin que par tout cela on lie toutes les facultés de son âme au Rabbi ».
Si’ha du Rabbi du 12 Tamouz 5717, Torat Menahem, p. 131
Dans l’analogie du corps humain, chaque membre reçoit son énergie grâce à sa connexion avec la tête. Tant que sa fonctionnalité est en accord avec le commandement de la tête, il est en bonne santé.
Lorsqu’ils sont correctement connectés, les membres particuliers ne prennent pas conscience de leur existence individuelle. Lorsqu’un membre ressent sa propre existence, généralement à cause d’un inconfort ou d’une douleur, cela est un signe de manque d’énergie, de déconnexion et c’est la cause de la maladie.
Il en va de même pour le lien des âmes d’une génération avec l’âme générale. La « tête » de la génération leur donne « la vitalité », « la sensibilité » et « le désir » pour D.ieu et la divinité. Ces âmes sont alors en bonne santé.
La terminologie hassidique nomme ce lien « Hitkashrout ». La qualité, l’intensité et le degré de l’Hitkachrout d’une personne avec la Néchama Klalit détermineront le degré auquel elle est influencée et énergisée par cette âme élevée et sainte.
התקשרות – Le lien entre deux qui se fusionnent en un seul.
Dans sa forme la plus élevée, Hitkacherout signifie une dévotion totale à celui avec qui on est lié, ואין לו בעולמו אלא הוא בלבד, et il n’y a dans son monde que lui seul.
Cependant, pour celui qui n’est pas à ce niveau, la Hitkacherout peut s’exprimer de manière spécifique et unique. Quel que soit le degré, le cœur de la Hitkachrout est la dévotion – qu’elle soit absolue ou relative.
L’essence de la Hitkachrout est le lien de l’âme individuelle avec celle du Rabbi dans tous les aspects – en commençant par אמונה, la foi, jusqu’à l’intellect et l’émotion, Ahava et Yirah, l’amour et la crainte, progressant jusqu’au Bitoul, l’annulation, dans l’acte.
Chez les Hassidim, le Rabbi et la Hassidout sont omniprésents. Le niveau de votre monde se reflète dans votre vie. Pour eux, c’était véritablement leur vie, et c’était leur paradis sur terre. Il en est de même pour les Hassidim liés par un véritable attachement.
EXPRESSIONS HASSIDIQUES QUI DÉCOULENT DE L’ATTACHEMENT
Pour réaliser la כוונה du Rabbi
Il est courant chez les Hassidim d’exprimer leur souhait de mériter de réaliser la volonté du Rabbi et de se conformer à ses objectifs. Quelqu’un qui connaît cette coutume a une fois demandé au Rabbi : l’objectif ultime n’est-il pas d’identifier et de réaliser la volonté de D.ieu ; pourquoi y a-t-il donc le souhait d’accomplir la volonté du Rabbi ?
Dans une lettre (datée du 11 Nissan 5713), le Rabbi a répondu a abordé cette question :
« … là où quelqu’un, pour quelque raison que ce soit, ne compte pas sur lui-même pour exprimer correctement sa prière, et ressent qu’il a un ami qui lui souhaite absolument le meilleur, et qu’il a une compréhension plus grande, plus profonde et plus détaillée de ses besoins – il formule ses prières et sa demande pour que sa propre demande soit exaucée conformément aux intentions et aux souhaits de cette personne… »
« Donner de la satisfaction נחת רוח au Rabbi »
« Il est également courant chez les Hassidim d’exprimer leur souhait de mériter de « faire plaisir au Rabbi ». Cela soulève une question similaire : le souhait ultime ne devrait-il pas être de donner du plaisir à D.ieu ? »
« Maintenant, en plus de procurer du plaisir à un Juif, ce qui est une expression de l’Amour d’Israël qui donne du plaisir là-haut et suscite de grandes bénédictions. Comme le dit l’expression bien connue « Ce qu’un rassemblement chassidique peut accomplir, même l’ange Michael ne peut l’accomplir ; » et comme l’explique le Alter Rabbi, cela vient du plaisir incroyable que Hachem prend à l’amour que les Juifs se montrent les uns aux autres lors d’un rassemblement chassidique – quand nous donnons du plaisir à un Tsaddik. Cela cause un plaisir encore plus grand et plus profond Là-haut, si grand et si précieux qu’il est d’un autre ordre tout à fait. »
« Pour expliquer : à la fin de la Parachat Houkat, Rashi cite le Midrach Tanhoumah selon lequel Moché Rabbénou craignait d’emmener le peuple juif en guerre contre Og, roi de Bashan, car il craignait que le mérite d’Og d’avoir fait plaisir à Avraham Avinou ne le protège, et que les Juifs ne puissent pas le vaincre ».
(Lorsque Avraham partit pour sauver son neveu Lot qui avait été capturé pendant la guerre des rois, le Talmud (Niddah 61a) raconte que c’est Og qui l’a informé de la situation. Og espérait que Avraham serait tué lors de la tentative de sauvetage, ce qui lui donnerait la possibilité d’épouser Sarah, la femme d’Avraham. Par conséquent, bien qu’Og ait fait plaisir à Avraham en l’informant de l’enlèvement de Lot, son intention était loin d’être bienveillante).« Considérons maintenant :
Moché, avec tous ses mérites, y compris avoir sorti le peuple juif d’Egypte, les avoir emmenés au Mont Sinaï pour recevoir la Torah, etc. ; avec lui, tout le peuple juif – craignaient Og, un individu malveillant qui, quatre cents ans plus tôt, a fait du Na’hat Roua’h à Avraham Avinou. De plus, Og avait l’intention de tuer Avraham (selon le commentaire de Rashi, « [Il l’a fait] dans l’intention d’éliminer Avraham pour qu’il puisse épouser Sarah ») ! »
« La leçon que nous devons retenir de ce récit est que D.ieu porte un amour et une joie profonde pour le Tsaddik. Ainsi, le Na’hat Roua’h que nous causons au Tsaddik se manifeste comme une offrande et un sacrifice, procurant à D.ieu un plaisir incommensurable. Ce plaisir dépasse même celui qu’Il trouve dans notre propre étude de la Torah, l’accomplissement des Mitsvot et le service divin ».
« Les prières du Tsaddik, offertes en totale dévotion à D.ieu et empreintes d’un intense Ahavat Israël, sont particulièrement précieuses pour D.ieu. Comme le dit le proverbe : « D.ieu désire les prières des Tsaddikim ». C’est pour cette raison que nous nous adressons au Tsaddik, le sollicitant pour éveiller la miséricorde de D.ieu et intercéder en notre faveur. En effet, ses prières s’élèvent et attirent sur nous le salut et la bénédiction de D.ieu, car ses vertus et ses supplications sont véritablement précieuses aux yeux de D.ieu ».
« De même, la joie du Tsaddik et le Na’hat Roua’h qu’il ressent lorsque nous accomplissons la Volonté de D.ieu (qui est la seule préoccupation et le seul désir du Tsaddik) s’élèvent eux-mêmes pour causer du Na’hat Roua’h En-Haut ; et cela, à son tour, incite D.ieu à envoyer des bénédictions et du succès à ceux qui ont causé le Na’hat Roua’h au Tsaddik. C’est le sens du souhait de mériter de « procurer du Na’hat Roua’h au Rabbi », car le Na’hat Roua’h du Rabbi est le Na’hat Roua’h de D.ieu. »
« … Et ainsi, il se joint intimement à ceux qui sont rassemblés ici, et grâce au plaisir que son âme reçoit, il ajoute de la force – il dispense des bénédictions qui augmentent la force, tant sur le plan matériel que spirituel… ».
Si’ha de Youd Chevat 5735 – Si’hot Kodesh p. 323
La Emouna אמונה
« Un Hassid possède la Emouna (la foi) que le Rabbi se trouve à un niveau incommensurablement supérieur au sien, car la Emouna concerne ce qui dépasse notre compréhension et notre portée. Il accepte les paroles du Rabbi comme étant divines, comme l’expression de la vérité absolue, et comme étant dans son propre intérêt, même s’il ne comprend pas comment cela est possible.
« De façon concrète, nous voyons que le fondement de tout est la Emouna en celui qui est à la tête de tous les commandants de la guerre, le roi et le Nassi. Dans cette guerre spirituelle, il est le prince, le chef de chaque génération. Et dans notre génération en particulier – c’est notre Rabbi, qui a ordonné et placé chacun d’entre nous à un endroit particulier sur le champ de bataille contre ‘le côté opposé’. Cette Emouna a également besoin de se renforcer de temps à autre, pour ne pas rester dans un état enveloppant mais pour dominer toutes les forces de l’âme ainsi que la pensée, la parole et l’action dans la vie quotidienne. »
Lettre du 10 Elul, 5710
Amour
Toute sa Hitkacherout se fait à travers l’amour. Cet amour peut s’exprimer de différentes manières.
Il existe l’amour qui coule naturellement, tel le reflet d’un visage dans l’eau כמים הפנים לפנים, reflétant le grand amour du Rabbi pour le peuple juif dans son ensemble, ou comme un individu ressent l’amour spécifique que le Rabbi lui porte. Cela peut découler de sa reconnaissance de la grandeur du Rabbi, ou de sa méditation sur la position du Rabbi « entre D.ieu et toi, pour te dire les paroles de D.ieu (Devarim 5:5) », servant de canal pour les bénédictions spirituelles et matérielles de D.ieu.
« L’amour est l’esprit de vie dans le service de la piété, le fil qui lie les hassidim les uns aux autres, et le fil qui lie le rabbi aux hassidim et les hassidim au rabbi. Que ce soit par la lumière directe ou par la lumière réfléchie, il n’a pas de barrières, et il est au-delà de la limitation de l’espace et du temps ».
Hayom Yom 26 Chevat
Révérence
La prise de conscience, même minime, par un Hassid de l’immense personnalité et de la grandeur du Rabbi, éveille en lui un sentiment de crainte et de respect. Cela inclut la reconnaissance de l’écart qui sépare son propre niveau de celui du Rabbi, ainsi que la sensibilité à ne pas enfreindre les directives et la volonté du Rabbi.
« S’il écoute ma voix, il renoncera à ses plaintes excessives ressenties quant à ce qui lui manque et ce qu’il possède. Il méditera sur le beau rôle qui lui a été attribué d’être parmi les élèves et les disciples de notre dirigeant, le Rabbi (précédent). Il se réjouira d’une grande joie dans ce rôle et continuera à exprimer cette joie à travers des actions concrètes et accomplir la volonté de celui qui l’a envoyé. Car les forces pour cela lui ont été données et il ne lui manque que la volonté. Et lorsque sa volonté sera annulée au profit de la volonté du Rabbi qui lui a transmis la volonté du Saint, béni soit-Il, alors cela même deviendra un réceptacle à travers lequel la vie sera attirée vers lui dans toutes ses actions, en accomplissant la volonté du Rabbi ».
Extrait d’une lettre du Rabbi du 17 Elloul, 5710
Bitoul, annulation
« Un Hassid reconnaît à quel point il est insignifiant en comparaison de la grandeur du Rabbi ; il prend conscience de sa propre insuffisance par rapport au Rabbi. De plus, comme expliqué dans le chapitre précédent, le Rabbi est la « tête » de tout le peuple juif, le canal par lequel toutes les bénédictions de D-ieu se répandent ; cela constitue une raison pour une personne d’abandonner sa volonté et d’aligner son comportement sur les directives du Rabbi ».
« … Nous constatons même pratiquement qu’atteindre le niveau d’abandon de sa propre volonté, de son intellect et de toutes les capacités de son âme sans aide – est extrêmement difficile : pour reconnaître sa propre valeur, on ne trouverait pas suffisamment de raisons pour annuler complètement sa propre volonté. Au contraire, s’il parvient à la réalisation et décide qu’il a besoin d’abandonner sa propre volonté, il est une personne craignant D-ieu à un niveau significatif, et donc on ne comprend pas pourquoi il ne devrait pas se fier à son propre intellect et volonté. Le conseil approprié alors est qu’il devrait chercher de l’aide auprès d’une personne qu’il reconnaît comme étant à un niveau supérieur au sien, et qui n’a aucun parti pris ni intérêt personnel en la matière ; car alors il suivra la direction que cette personne lui donnera dans la poursuite d’un chemin dans ‘עבודת ה ».
Igurot kodech, v. 2, page 255
« Il est connu que le flux de vitalité vers tous les enfants d’Israël provient des « chefs des milliers d’Israël dont les âmes sont dans l’aspect de la tête et du cerveau », à l’instar du flux de vitalité des membres du corps provenant du cerveau qui se trouve dans la tête,. L’essentiel est qu’il ne doit pas y avoir d’interruption, D.ieu nous en préserve, entre les membres du corps et la tête. Tous les membres du corps doivent être connectés à la tête, car alors la vitalité s’écoule du cerveau, dans la tête, à tous les membres du corps. Par conséquent, nous devons être connectés au Rabbi, qui est la tête, et par lui, la vitalité s’écoule à tous ceux qui sont connectés à lui.
Discours du jour de Simhat Torah 5741
Pour recevoir l’influence de Moïse, le berger d’Israël, et sa propagation dans chaque génération – nous devons nous tenir en annulation et en connexion avec lui. Nous devons être dévoués comme un troupeau à son berger, un troupeau qui n’a pas ses propres désirs, et va là où le berger les conduit. Et lorsqu’il nous n’avons pas de désirs personnels, ni dans les affaires terrestres, ni dans les affaires célestes et sommes complètement dévoués à Moïse, alors nous devenons un réceptacle pour recevoir la bénédiction : « Et voici la bénédiction que Moïse a bénie » « De la magnificence des cieux » – des affaires spirituelles, « et de l’abîme qui repose en dessous » – des affaires matérielles.
Veille de Sim’hat Torah 5718
« C’est également le cas en ce qui concerne les promesses de mariage : Certes, il fera ce qui lui est dit, mais avant tout, il doit intégrer les choses avec les dix forces de son âme, celles de la mariée et celles des beaux-parents. Et une fois que ces choses ont imprégné toutes les dix forces de l’âme, totalisant cent forces lorsqu’elles sont combinées dix fois, alors…
Le comportement requis est le suivant : lorsque le Rabbi dit quelque chose, il faut l’exécuter immédiatement, sans pensée préalable et apaisement de l’esprit. Et dans ce sens – accomplir les paroles du Rabbi avec annulation, dans un état de non-existence, et par cela, »viendra mon aide ».
Discours du Chabbat ‘Vayeshev’ 5741
Parmi les perles de sagesse du Hassid et Mashpia, R. Shlomo Haïm Kesselman :
Peu de personnes ont le privilège d’entrer dans la chambre intérieure du palais du roi. Seuls les ministres, ses conseillers et les plus hauts niveaux de la société ont le droit d’entrer. Tout le monde comprend que c’est un privilège d’entrer dans la chambre du roi. On peut se demander, cependant, pourquoi la tête du ministre est admise dans la chambre du roi ; mais pourquoi les chaussures du ministre, sans parler de la poussière sur elles, méritent-elles également d’entrer ? La poussière sur les chaussures du ministre est-elle plus importante que ma tête ? La réponse réside dans l’aphorisme que « le corps suit la tête ». Lorsque le ministre entre dans la chambre du roi, les chaussures qu’il porte et la poussière sur elles entrent également. Le Rabbi est la « tête » ; lorsqu’on est Mékouchar, attaché au Rabbi, on « mérite de suivre » le Rabbi.



































































































Cet été, Jeunesse Loubavitch Toulouse renouvelle son engagement auprès des familles juives en proposant deux colonies de vacances exceptionnelles dans les Hautes Pyrénées. Ces séjours, qui se dérouleront du 4 au 21 août 2024, offrent une opportunité unique pour les enfants et adolescents de vivre une expérience enrichissante dans un cadre juif chaleureux.
Ces colonies se distinguent par leur programme varié, alliant activités sportives, artistiques et culturelles. Les participants bénéficieront d’installations de qualité, incluant un chalet confortable et une piscine couverte, leur permettant de profiter pleinement de leur séjour, quelles que soient les conditions météorologiques.
L’accent est mis sur la création d’une ambiance juive chaleureuse, offrant aux enfants l’opportunité de renforcer leur identité et leurs connaissances judaïques tout en s’amusant et en se faisant de nouveaux amis.
Le coût du séjour est fixé à 1000€, voyage compris, avec des tarifs dégressifs et des facilités de paiement pour rendre ces vacances accessibles au plus grand nombre. De plus, des bourses et des aides sont disponibles pour les familles qui en auraient besoin.
Les places étant limitées, les familles intéressées sont invitées à contacter rapidement Jeunesse Loubavitch Toulouse au 05 61 21 27 87 ou par email à [email protected] pour obtenir plus de renseignements et procéder aux inscriptions.
Ces colonies de vacances Loubavitch représentent une excellente occasion pour les jeunes de la communauté de passer un été mémorable, alliant détente, apprentissage et spiritualité au cœur des magnifiques paysages pyrénéens.

La Torah du Rabbi est une bibliothèque complète de plus de 250 – oui, 250 ! – volumes. Cela comprend les Likoutei Sihot, Torat Menahem, Iguerot Kodech, et bien d’autres encore.
Pour aider le grand public à choisir quel sefer étudier, Tzeirei Agudas Chabad HaMerkozis, l’Organisation de la Jeunesse Loubavitch, a mis en place un site web spécial où apparaissent tous les livres du Rabbi. Chacun peut y accéder et choisir à sa guise autant qu’il le souhaite, que ce soit les discours du Rabbi pour une parasha ou un volume entier des discours du Rabbi. De plus, si ce qu’il veut apprendre est déjà « pris », il peut trouver ce qu’il veut « ouvert » dans une autre distribution.
Le fondement de cette initiative se trouve dans les paroles du Rabbi dans le Hayom Yom du 24 Sivan (et dans de nombreux endroits avec des expressions similaires) selon lesquelles « le désir de Hitkashrout ne peut être satisfait que lorsqu’on étudie les Maamarim et les Sihot que le Rabbi dit et écrit. » Et le Rabbi utilise le mot « que ».
« Le génie incroyable du Rabbi s’étendait à toutes les disciplines. Il n’y a aucun domaine du Talmud – babylonien et de Jérusalem – ainsi que des décisionnaires, des commentateurs anciens et récents, etc., avec lequel il n’était pas intimement familier… allant même jusqu’à différencier des sujets qui semblent identiques, et à relier des sujets qui semblaient totalement disparates et sans lien apparent », a déclaré le Rav Israel Itshak Piekarsky, Rosh Yeshiva de la Yeshiva Centrale Tomchei T’mimim. « C’est l’unicité du Rabbi, la complétude de son étude dans chaque catégorie de grandeur. »
Tout le monde est conscient du grand leadership du Rabbi et de son vaste effort pour revitaliser et élever le prestige du judaïsme parmi les Juifs partout. Cependant, tout le monde n’est pas conscient de la grandeur du Rabbi en tant qu’érudit de la Torah. Peut-être parce qu’il est si connu pour son leadership, on n’a pas suffisamment mis l’accent sur sa grandeur et son génie en Torah.
Il est au-delà de la capacité des gens ordinaires d’offrir une évaluation du génie du Rabbi. Quiconque regarde, même superficiellement, un discours du Rabbi est stupéfait par sa maîtrise extraordinaire de toutes les disciplines de la Torah. Chacun des discours du Rabbi est orné de dizaines, voire de centaines de références à chaque partie de la Torah, y compris les deux Talmuds et leurs commentaires, les versets des Écritures, les responsa, la halakha, la Kabbale, le Midrash, et les commentaires des plus anciens aux plus récents. Il est douteux que l’on puisse trouver aujourd’hui, et seulement très peu dans les générations précédentes, quelqu’un qui a autant innové dans la Torah, et dont l’immense œuvre créative s’étend sur 250 volumes englobant tous les aspects de la Torah.