Le cours de Tanya du Rav Chmouel Azimov : « Les deux âmes et la parabole des deux rois qui se font la guerre pour conquérir une ville »

Le cours de Tanya du Rav Chmouel Azimov : « Les deux âmes et la parabole des deux rois qui se font la guerre pour conquérir une ville »

Extraits des cours de Tanya donné par le Rav Chmouel Azimov tous les jeudis au Beth Loubavitch.

 A la mémoire de
Meir ben Chlomo BOUNI a’h – 9 Chevat 5771
Esther bat Yéchoua BOUNI a’h – 29 Kislev 5778
Haya bat Rivka ELEB a’h – 10 Iyar 5770
Puissent-ils être au Gan Eden et reposer parmi les justes.
Offert par la famille

Peut-on vraiment changer nos habitudes ? – Rav Schneor Ashkenazi

Peut-on vraiment changer nos habitudes ? – Rav Schneor Ashkenazi

 

Nouvelle année, mais vieilles habitudes. Chaque année, nous nous réunissons pour parler du mois d’Elloul, de repentance et de miséricorde, mais au fond de nous, nous savons que probablement rien ne changera à nouveau et que l’année prochaine, nous serons là à parler des mêmes faiblesses et des mêmes problèmes, et tout ce qui restera sera de demander à nouveau pardon à Dieu pour les mêmes choses.

C’est ainsi parce que la plupart de nos réactions quotidiennes sont des habitudes, pas des décisions. La plupart du temps, nous ne nous comportons pas par choix, mais sommes liés à nos réactions automatiques qui se sont forgées au cours de décennies d’habitude. Nos sages ont dit « L’habitude devient nature », et comme nous l’expliquerons plus loin, l’habitude est un chemin que le cerveau se trace pour réagir efficacement sans gaspiller de ressources et d’énergie, et il est donc très difficile de s’en libérer.

La grande question est : comment change-t-on quand même ses habitudes ? Comment briser le cycle et faire en sorte que l’année prochaine, nous n’ayons pas à demander pardon pour les mêmes choses dont nous nous excusons déjà depuis quarante ans ? Ce que nous voulons faire aujourd’hui, c’est comprendre comment les habitudes nous contrôlent et comment nous pouvons nous débarrasser de celles qui sont négatives.

Pour commencer, rappelons une idée bien connue. Le mot « année » en hébreu (« Chana ») porte deux significations opposées :

Le mot « Chana » vient de « répétition », comme dans la révision pour un examen, qui signifie revoir la matière. Ainsi, l’année est un cycle qui se répète tous les douze mois. Mais le mot « Chana » signifie aussi « changement », car seul le cadre des mois se répète, mais le contenu et l’essence des années changent. Au début, ce sont les années d’enfance, puis les années d’adolescence, de parentalité, de création et de renouveau, etc.

L’idée est que chaque année, nous choisissons quel type d’année ce sera : une simple répétition des habitudes de l’année précédente ou une année de croissance, de progrès et d’élévation vers une vie plus noble. Alors, comment fait-on cela ?

Nous voulons explorer ces idées à travers une discussion fascinante sur le fondement des jours de repentance : nous savons tous que les jours annuels de repentance durent quarante jours, du début du mois d’Elloul jusqu’à Yom Kippour. À partir du début d’Elloul, on sonne le shofar chaque jour, les communautés séfarades commencent les prières de Selihot et les communautés ashkénazes ajoutent le psaume « L’Éternel est ma lumière » à la prière. La question simple est : quelle est la signification du nombre quarante ? Pourquoi ne suffit-il pas de se préparer à partir des dix jours de repentance ou, alternativement, à partir du 15 Av ?

Commençons par définir l’objectif du mois d’Elloul :

1. Hayom Yom, 27 Menachem Av : Tout comme un homme d’affaires, pour que son entreprise fonctionne correctement et génère un bon profit, doit de temps en temps faire un bilan et corriger toutes les lacunes… il en va de même dans le service spirituel de D.ieu… le mois d’Elloul est le mois du bilan, et chaque Juif doit faire un compte rendu honnête dans son âme de tout ce qui lui est arrivé au cours de l’année, connaître les qualités de son service et les renforcer, et les défauts de son service pour les corriger.

Ici se pose la question : pourquoi faut-il un mois entier pour faire un bilan ? Le Rabbi a comparé le travail du mois d’Elloul à un inventaire commercial, mais il semble qu’aucune entreprise ne passe autant de temps à faire son inventaire ?

La source principale des quarante jours de repentance est la suivante :

Aboudraham : Il y a des endroits où l’on a l’habitude de se lever tôt dès le début du mois d’Elloul, car c’est le premier jour d’Elloul que Moïse est monté sur la montagne pour la troisième fois, pour recevoir les secondes Tables de la Loi. Il a prié pour Israël pendant ces jours et sa prière a été acceptée. Les Tables lui ont été données et il est descendu le jour de Yom Kippour, qui a été établi comme un jour de pardon et de rémission pour les générations. Les prédicateurs disent qu’il y a une allusion à cela : « Ani Ledodi Vedodi Li » (Je suis à mon bien-aimé et mon bien-aimé est à moi) – les initiales forment Elloul et les lettres finales forment quatre Yod, dont la valeur numérique est 40, correspondant aux 40 jours.

Mais cela ne résout pas le problème et ne fait que l’élargir : pourquoi la prière de Moïse a-t-elle été exaucée après quarante jours ?

C’est une question fascinante car, à y réfléchir, les trois montées de Moïse au ciel ont duré exactement quarante jours chacune, et ce qui est encore plus étonnant, c’est qu’en réalité, toute période dans la Bible dure quarante jours. Une étape entière de la vie de notre peuple tourne autour du nombre quarante.

Concentrons-nous d’abord sur les montées de Moïse : le lendemain du don de la Torah, le 7 Sivan, Moïse est monté au ciel pour apprendre les détails des lois de la Torah de la bouche de D.ieu et y est resté quarante jours. Quand il est descendu le 17 Tamouz, il a découvert l’effondrement du péché du veau d’or et a entendu le terrible décret : « Laisse-moi, que je les détruise ». Le 20 Tamouz, il est remonté pour quarante jours afin de demander l’annulation du décret, et après quarante jours, sa prière a commencé à être exaucée et D.ieu lui a ordonné de descendre et de créer de nouvelles Tables et de les monter. Le premier jour d’Elloul, il est monté pour la troisième fois, cette fois pour demander le pardon et le retour de l’amour comme auparavant (et pas seulement l’annulation de la destruction) et exactement après quarante jours – le jour de Yom Kippour – sa prière a été exaucée.

Nous pouvons remarquer que ces trois montées englobent les trois fondements de notre vie : « Torah », « prière » et « repentance ». La première montée était pour recevoir la Torah, la deuxième pour prier, et la troisième pour effectuer la repentance. En effet, remarquons que ces trois mots commencent par la lettre « Tav » en hébreu, qui a une valeur numérique de 400, dix fois le nombre quarante, qui symbolise une perfection suprême de ce nombre.

Likoutei Si’hot 39:185 : Lors des trois fois où Moïse est monté sur la montagne pour quarante jours, pendant les quarante premiers jours, il est monté pour recevoir la Torah, comme le disent nos Sages « La Torah a été donnée en quarante jours ». Pendant les quarante suivants, il a prié pour qu’ils ne soient pas détruits, et pendant les quarante derniers, il a obtenu le pardon et la rémission, l’aspect de la repentance. On peut y voir une allusion dans le fait que ces trois fondements commencent par la lettre Tav, dix fois le nombre quarante, qui est le nombre quarante tel qu’il agit [imprègne et influence] dans toutes les dix forces, les dix sefirot, etc.

Ce qui est intéressant, c’est que l’idée ne reste pas seulement en haut, mais en conséquence, un modèle d’action concret a été créé dans ce monde, où le secret de la réussite dans chacun de ces domaines fondamentaux est lié au nombre 40. Nous connaissons tous les concepts de quarante jeûnes ou « j’ai prié au Mur occidental pendant quarante jours et j’ai été exaucé », « j’ai récité quarante fois le livre des Psaumes pour obtenir un miracle », car le nombre quarante produit une certaine création.

Torah : Avodah Zarah 5b : Un homme ne comprend pleinement l’esprit de son maître qu’après quarante ans. Choulhan Aroukh Yoreh Deah 242,31 : Un homme ne doit pas rendre de décisions halakhiques avant l’âge de quarante ans.

Prière : Devarim Rabbah Vaetchanan : Que signifie « chaque fois que nous L’invoquons » [beaucoup d’appels] ? Il y a une prière qui est exaucée après quarante jours. De qui l’apprenons-nous ? De Moïse, comme il est écrit « Je me suis prosterné devant l’Éternel pendant quarante jours ».

Repentance : Moed Katan 25a : Rav Houna a eu une lanière de ses tefilines qui s’est retournée et il a jeûné pendant quarante jours. Shaar Ruach HaKodesh (Rabbi Haïm Vital) : Il existe une ancienne coutume dans tout Israël de jeûner pendant quarante jours consécutifs du premier jour de la paracha Shemot jusqu’à la paracha Terouma et un peu de Tetzaveh, et on leur a donné comme signe « Shouvou banim shovavim » [les initiales de « Shemot, Vaera, Bo, Beshalach, Yitro, Mishpatim »].

Bien sûr, les liens avec le nombre quarante englobent les périodes centrales de la Torah : le déluge qui a purifié le monde a duré quarante jours, et en conséquence, un mikveh purifie avec quarante seah. Les errances des enfants d’Israël dans le désert ont duré quarante ans, le leadership de Moïse a duré quarante ans, et ainsi nous voyons dans la Guemara que toute période de leadership complète dure quarante ans, comme mentionné pour Moïse, Rabban Yohanan ben Zakkaï et Rabbi Akiva qui ont dirigé Israël pendant quarante ans.

Pour donner une idée, il est intéressant de noter que même dans notre réalité de vie, le nombre quarante symbolise une période complète. Nous connaissons le concept de « crise de la quarantaine » ou autrement appelé « crise du milieu de vie ». C’est la décennie où la course initiale de la vie s’arrête et soudain il y a du temps pour soi. C’est dans cette décennie qu’on finit d’avoir des enfants, qu’on vide les armoires des tout-petits et que la maison devient calme. Chacun est obligé de regarder en soi-même et dans les yeux de son conjoint et de se demander : où est-ce que je cours ? Est-ce que j’aime ma vie ? Ai-je créé un lien avec mon conjoint ou avons-nous simplement détourné notre attention de nous-mêmes au profit de la pression de l’éducation des enfants ?

Nous devons comprendre quel est le secret du nombre quarante ?

B. Avant d’aller plus loin, posons une autre question sur le fondement du mois d’Elloul, en lien direct avec la paracha de la semaine, « Shoftim » :

Les Juifs sont un peuple différent et unique. Nous avons notre propre Torah, notre propre terre et même notre propre calendrier. Quand on demande à un Juif quelle est la date aujourd’hui, il s’arrête un moment pour réfléchir où il se trouve. Au travail et à la banque, il dira « août », mais quand il se dirige vers la synagogue, il dira « Elloul ».

Et la question bien connue est : en quoi « Elloul » est-il meilleur qu' »août » ? Après tout, le terme « Elloul » est aussi étranger qu’août, n’est-ce pas ? La Torah ne mentionne pas du tout les noms des mois. Quand la Torah compte les mois, elle les compte par numéros par rapport au mois de Nissan. Nissan est le « premier mois », Iyar est le « deuxième » et Tishrei est le « septième ».

Les noms hébreux des mois que nous connaissons sont « étrangers » à l’origine. Lorsque nos ancêtres ont été exilés à Babylone il y a 2500 ans, ils ont appris les noms des mois du calendrier babylonien et les ont ensuite rapportés en Terre d’Israël. C’est pourquoi les noms hébreux des mois apparaissent pour la première fois dans les livres des prophètes écrits à Babylone et en Perse. Comme dans le livre d’Esther : « Esther fut amenée au roi Assuérus… au dixième mois, qui est le mois de Tevet… Au premier mois, qui est le mois de Nissan, on tira le Pour, c’est-à-dire le sort. »

2. Yerushalmi Rosh HaChanah 1,2 : Les noms des mois sont montés avec nous de Babylone car au début, nous n’avions pas de noms.

Un exemple extrême et étonnant : le dixième mois s’appelle « Tamouz », mais la première fois qu’il est mentionné dans nos sources, c’est dans les paroles d’Ézéchiel, au début de l’exil babylonien, et le prophète le mentionne comme une référence à une idolâtrie babylonienne. Selon leur croyance, à la fin de l’été, l’idole appelée « Tamouz » se flétrissait et les femmes pleuraient sur elle ce mois-là, c’est pourquoi Ézéchiel raconte : « Là, les femmes étaient assises, pleurant sur Tamouz. »

Quelle est donc la différence entre « Tamouz », nommé d’après une idolâtrie babylonienne, ou « juillet » nommé d’après « Jules » César, le premier empereur romain, qui est né ce mois-là, ou « août » nommé d’après « Auguste César », le fils de Jules César ?

Il existe un midrash appelé « Midrash des noms des mois » qui affirme que nos ancêtres n’ont pris des Babyloniens que les noms, mais pas leur signification. Lorsque nos ancêtres ont entendu les noms des mois babyloniens, ils y ont découvert une signification juive. Dans chacun de ces termes, on trouve une signification hébraïque qui exprime précisément l’essence du mois. Par exemple, le mot « Nissan » rappelle le mot « miracles » (nissim en hébreu), et pas n’importe quels miracles, mais deux fois la lettre noun, « nissé nissim » (miracles des miracles), car c’est le mois de la rédemption. Le mot « Iyar » vient de « lumière » (or en hébreu) et rappelle la « manne » qui a été donnée avec un visage lumineux. Le mot « Sivan » rappelle « Sinaï », en référence au don de la Torah qui a eu lieu ce mois-là. Le mot « Tamouz » – nommé d’après une idolâtrie – convient malheureusement parfaitement à ce mois où les enfants d’Israël ont fait le veau d’or.

Midrash des noms des mois (cité dans les suppléments à la Torah Shelemah, vol. 11) : ‘Nissan’ car des miracles (nissim) ont été faits pour Israël. ‘Iyar’ car il leur a été donné avec un visage lumineux (meïr) et c’est du langage de la lumière (or). ‘Sivan’ du langage de Sinaï et de miracles, car c’est en ce mois qu’ils se sont tenus au mont Sinaï et que des miracles leur ont été faits. ‘Tamouz’ car c’est en ce mois qu’ils ont fait le veau d’or et il y a une idolâtrie appelée Tamouz.

Passons au mois d’Elloul : Quelle est la signification spéciale du mot « Elloul » ? Et comment fait-il allusion à l’essence du mois ? On sait que le mot « Elloul » a de nombreux acronymes : Chez les Séfarades, on dit en soupirant « Oyé li ve’avoyé li » (Malheur à moi et gémissement à moi). Le mois d’Elloul est arrivé et le sommeil s’en est allé pour les quarante prochains jours. Chez les Hassidim, on dit en souriant : « Ani le’Rabbi ve’ishti le’hamoti » (Moi chez le Rabbi et ma femme chez ma belle-mère). Et le titre le plus connu est « Ani le’dodi ve’dodi li » (Je suis à mon bien-aimé et mon bien-aimé est à moi) du Cantique des Cantiques. Mais il y a un autre titre qui est mentionné dans les livres de l’Ari zal :

Pri Etz Haïm, Sha’ar Rosh HaChanah 1 : Elloul est l’acronyme de « Ina léyado vésamti lakh » (Je lui ai fait rencontrer et j’ai établi pour toi) (Exode 21,13).

Cela fait référence au sujet des « villes de refuge » qui est largement discuté dans la paracha de la semaine « Shoftim » : Il s’agit du cas malheureux d’un Juif qui a tué accidentellement une autre personne, comme des gens qui ont descendu un réfrigérateur dans une cage d’escalier et il est tombé sur la tête de quelqu’un qui montait les escaliers et l’a tué. La loi judiciaire n’est pas très sévère avec celui qui tue par inadvertance, et sa peine varie de quelques mois à quelques années de prison selon le degré de négligence. Cependant, la Torah présente une approche catégorique sur la question. D’une part, la Torah stipule que le meurtrier mérite la mort pour son acte. Il a été négligent et a causé de manière irresponsable la mort d’une personne et doit mourir lui-même (voir note). Pour cette raison, il est permis à un proche parent de la victime de venger son sang et de le tuer.

D’autre part, le meurtrier peut échapper à la peine de mort en s’enfuyant dans une ville de refuge. Il s’exile dans l’une des six villes de refuge qui étaient établies en Terre d’Israël et qui le protègent de la peine de mort. Tant qu’il séjourne dans les limites de la ville de refuge, il est interdit au vengeur du sang de lui faire du mal, et s’il le blesse, il est considéré comme un meurtrier.

Et c’est ici que le mot unique « Elloul » nous dit que le commandement des « villes de refuge » s’applique à nous tous pendant le mois d’Elloul et que nous devons accomplir l’ordre « Ina léyado vésamti lakh ». Ce mois-ci, il faut fuir la maison et aller dans une ville de refuge. Et la question est : où se trouvent les villes de refuge aujourd’hui ? Et quel en est le besoin ?

C. Commençons par une blague qui contient un peu d’humour et beaucoup de vérité, et comme il est plus agréable de se moquer des autres que de soi-même, racontons-la sur les nations du monde :

Le prêtre de la ville se sentait épuisé professionnellement et décida de prendre des vacances en août. Il chercha quelqu’un pour le remplacer dans le confessionnal et eut une idée : proposer le poste au rabbin de la ville. Ainsi, les membres de sa communauté attendraient avec impatience son retour de vacances et ne s’attacheraient pas au remplaçant. Le rabbin accepta, à condition que les gens viennent chez lui, afin qu’il n’ait pas à entrer dans leur lieu de culte.

Le dimanche matin, le rabbin revint de la prière et soudain, le voleur de la ville entra et demanda à se confesser. Il demanda pardon pour avoir succombé à son penchant et cambriolé une bijouterie la nuit. Le rabbin demanda : « Combien le prêtre facture-t-il pour une telle réparation ? ». Le voleur répondit : « Cent roubles ». Le rabbin réfléchit un moment puis demanda : « Et combien de fois par an as-tu besoin de demander réparation pour un tel péché ? ». « Dix fois », répondit le voleur. « Alors j’ai une affaire pour toi », dit le rabbin, « je vais te vendre une carte de pardon avec dix utilisations à l’avance et elle te couvrira pour l’avenir. Et pour te faciliter le paiement, je te la vendrai au prix promotionnel de seulement sept cents roubles ». Le voleur accepta avec joie, et tous les pécheurs de la ville firent de même, heureux de conclure des accords et des promotions sur le pardon.

La semaine passa et le prêtre revint au travail, et à sa grande surprise, personne ne vint se confesser. Il sortit dans la rue et attrapa le voleur pour une conversation, et celui-ci lui raconta les offres de pardon que le rabbin juif leur avait proposées. Le prêtre furieux courut chez le rabbin et le réprimanda pour avoir utilisé le poste à des fins commerciales, mais ensuite demanda avec admiration : « Comment avez-vous pensé à une telle idée ? Je suis ici depuis tant d’années et je n’ai jamais pensé à une telle promotion ? ».

« C’est très simple », expliqua calmement le rabbin, « vous pensez au péché isolé qui s’est produit, mais moi je pense à l’avenir, aux péchés qui vont encore venir… »

Le mois d’Elloul arrive et chaque Juif veut changer les mauvais traits de son caractère, sa colère et son orgueil, sa convoitise et son matérialisme, mais le problème est que nous sommes enchaînés par des habitudes et nous n’arrivons pas à nous en libérer. Les plus âgés parmi nous ont déjà abandonné l’idée d’essayer de se changer et acceptent simplement leur personnalité telle qu’elle est, en espérant que ça ne deviendra pas pire.

Et c’est exactement l’idée des quarante jours : quarante est un cycle qui crée une nouvelle création. Quarante est une période qui interrompt l’état précédent et crée et intègre un nouvel état. Au lieu de continuer à demander pardon pour les habitudes chaque année, l’idée des quarante jours est un atelier pour déraciner et changer les habitudes. C’est une période pendant laquelle on travaille sur sa nature propre, on déracine les vieilles habitudes et on en intègre de nouvelles.

Le Rabbi de Loubavitch trouve le fondement de cela dans les paroles suivantes de nos Sages :

3. Mishna Berakhot 60a : Si sa femme est enceinte et qu’il dit « Que ce soit la volonté [de D.ieu] que ma femme donne naissance à un garçon » – c’est une prière vaine. Guemara : Rav Yossef objecte : « Et après, elle donna naissance à une fille et l’appela Dina » – que signifie « Et après » ? Après qu’elle ait jugé elle-même et dit : « Douze tribus doivent sortir de Jacob, six sont sorties de moi et quatre des servantes, soit dix. Si celui-ci est un garçon, ma sœur Rachel ne sera pas même comme l’une des servantes ». Immédiatement, [le fœtus] fut transformé en fille… [Mais] l’incident de Léa s’est produit dans les quarante [premiers] jours.

Nous apprenons que la durée de la création fondamentale d’un mâle ou d’une femelle est de quarante jours. Et bien que la durée complète de la grossesse soit de neuf mois, ce n’est que pendant ces mois que se développe le noyau de la création initiale qui se forme en quarante jours. C’est pourquoi après quarante jours, c’est une prière vaine de demander un miracle. [On peut ajouter que la durée complète de la grossesse est de quarante semaines. Ainsi, tant la création initiale que la création complète sont liées au nombre quarante].

C’est l’idée profonde derrière les quarante jours de repentance d’Elloul et les jours de Shovavim : nous nous engageons à travailler pendant quarante jours consécutifs sur notre personnalité, déracinant ainsi notre ancienne nature au profit d’une nouvelle.

[Approfondissons ces idées selon la science actuelle sur l’étude du cerveau. Nos sages ont dit (Sefer HaHinouh, Mitsva 16) « L’habitude devient nature », et aujourd’hui nous pouvons mieux comprendre ces paroles. Le cerveau est construit de manière à développer des réponses automatiques et intégrées aux stimuli qui surviennent. Dans le but d’être efficace et de ne pas hésiter et réfléchir avant chaque étape de la vie, le cerveau trace des voies électriques en lui-même pour des réponses automatiques et immédiates à divers stimuli.

Par exemple, une personne qui ressent une stimulation au bout des doigts et qui s’est habituée dans son enfance à satisfaire cette stimulation en se rongeant les ongles, le cerveau développe une habitude instinctive selon laquelle chaque fois que la stimulation apparaît, les doigts sont attirés vers la bouche pour obtenir le soulagement désiré. Une personne qui ressent une stimulation de blessure de la part de quelqu’un et qui a développé l’habitude de se vexer et de réagir agressivement pour restaurer sa dignité perdue, le cerveau ne pèse plus le pour et le contre, mais développe une réaction automatique selon laquelle la prochaine fois qu’il sera offensé, il réagira agressivement. Et ainsi, une personne qui ressent une stimulation pour un goût sucré et s’est habituée à chercher du sucre, le cerveau s’habitue à réagir en cherchant dans le réfrigérateur un bon gâteau, et ainsi de suite.

C’est là que surgit le défi de changer les habitudes, car l’habitude est devenue une sorte de « nature » en nous. Le cerveau doit réagir de la manière dont il est habitué et s’il ne le fait pas – il ressent de la faim et de la détresse. Ce n’est pas qu’on ne peut pas déraciner en un instant une habitude qui s’est développée pendant des années, mais nous sommes déjà liés par le besoin automatique de réagir ainsi.

C’est pourquoi il faut du temps pour déraciner la nature. L’idée est la suivante : ce temps est nécessaire pour développer une habitude alternative. Nous créons dans le cerveau une nouvelle forme de réaction automatique aux mêmes stimuli. Par exemple, une personne qui s’est habituée à fumer et dont le corps réclame de la nicotine, devrait, pendant les premières semaines, garder dans sa poche un stock de substituts qui apaiseront la stimulation, comme des carottes, des bonbons ou une cigarette électronique, créant ainsi dans le cerveau une nouvelle forme de satisfaction pour la même stimulation. Ou une personne qui a l’habitude de se mettre en colère, doit pendant un certain temps s’habituer à ne pas réagir immédiatement, apprenant ainsi au cerveau à développer une nouvelle forme de réaction à la colère – posée et mesurée.]

Likoutei Si’hot (ibid.) : La formation du fœtus – s’il sera mâle ou femelle – dure quarante jours, et après cela, cette formation s’étend pour devenir des tendons et des organes jusqu’aux cheveux et aux ongles pendant neuf mois. De même, toute création et perfectionnement d’une nouvelle réalité dépend du nombre 40. C’est ainsi pour les trois aspects mentionnés : dans la Torah – pour devenir une nouvelle réalité d’élève auprès de son maître, car ‘quiconque enseigne la Torah au fils de son prochain, c’est comme s’il l’avait engendré’. Dans la prière – pour sortir de sa propre réalité et devenir comme un serviteur devant son maître, où toute la réalité du serviteur est l’annulation devant son maître. Et dans la repentance – pour passer d’un méchant complet à un juste complet.

J’ai trouvé ces idées détaillées encore plus dans un ouvrage appelé « Tzetel Katan » [Petit Billet] écrit par le Tsaddik Rabbi Elimelech de Lizhensk, qui suggérait de le placer devant les yeux et de le lire chaque jour.

Tzetel Katan du Tsaddik Rabbi Elimelech de Lizhensk : L’homme n’a été créé que pour briser sa nature… C’est pourquoi celui qui est né avec une nature obstinée doit briser sa nature pendant 40 jours consécutifs en faisant exactement l’opposé de ce qui lui vient à l’esprit, et de même celui qui est naturellement paresseux doit s’habituer pendant 40 jours consécutifs à faire chaque chose avec zèle, que ce soit en allant se coucher, en se levant le matin, en s’habillant rapidement et en se lavant les mains, en nettoyant son corps, et en allant rapidement à la synagogue.

Ici se pose la question : quel est vraiment le secret de la création des quarante ? Pourquoi la correction se produit-elle précisément avec ce nombre ?

Une idée brillante est présentée dans le livre « Ben Yehoyada » du Maran Ben Ish Haï : On sait que l’homme est composé de quatre éléments – feu, air, eau et terre. Et chacun de ces quatre éléments est lui-même composé des quatre éléments. Ainsi, l’homme est composé au total de 16 éléments. Et lorsqu’il pèche ou s’habitue à une certaine nature, cette habitude pénètre dans les 16 éléments de la personnalité. Or, il est dit dans la halakha que pour annuler quelque chose, il faut soixante fois sa quantité. Par conséquent, pour annuler l’influence du péché dans les 16 parties de la personnalité, il faut soixante fois de bien, c’est-à-dire 960 parties de bien. Et en effet, en quarante jours multipliés par 24 heures, il y a exactement 960 heures – ainsi 960 heures de repentance annulent la réalité du péché.

Ara’hin 16b : Quiconque passe quarante jours sans souffrance a reçu son monde futur dans sa vie – Ben Yehoyada explique : Il semble que la raison soit qu’en quarante jours il y a 960 heures, et de même la mesure d’un mikvé de purification est de 960 log [40 seah sont 960 log]… Et il faut 960 heures pour la purification de l’âme. C’est pourquoi pendant les quarante jours du mois d’Elloul et les dix jours de repentance et les jours de Shovavim [qui font 960 heures], la purification de l’âme est complète. Car l’homme est construit de quatre éléments [feu, air, eau et terre] tant du côté de son corps que de son âme, et chaque élément comprend ces quatre éléments – donc 16 éléments. Et dans le péché, 16 forces d’impureté s’attachent à ces 16 éléments et il faut les annuler par soixante comme la règle de l’annulation d’un interdit par soixante. C’est pourquoi il faut 960 car 16 fois soixante font 960, et 960 heures qui sont quarante jours de repentance annulent les 16 forces d’impureté. C’est pourquoi le juste est appelé ‘Yossef’ qui est l’acronyme de ’16 fois soixante’.

D. Après avoir compris la nature du mois d’Elloul comme une période de métamorphose, de changement de forme, nous pouvons comprendre la deuxième question que nous avons posée : le lien entre le mois d’Elloul et la fuite vers les villes de refuge.

Il est clair qu’une personne ne peut pas changer à la maison. On ne peut pas arrêter de fumer quand le paquet de cigarettes est devant les yeux. Pour que le mois d’Elloul soit vraiment une période de création d’une nouvelle personnalité, nous devons nous éloigner de la routine, de l’atmosphère des distractions qui nous ramènent aux anciens stimuli, et nous immerger dans une atmosphère de Torah et de crainte du Ciel. En effet, la coutume des Hassidim pendant le mois d’Elloul est d’entrer de temps en temps dans une yeshiva ou une maison d’étude et de s’annuler dans une atmosphère de Torah. Fermer le téléphone, se déconnecter de l’e-mail, et se concentrer pendant quarante jours pour devenir un nouveau Juif. C’est ainsi qu’on crée le substrat pour un véritable changement qui engendrera une nouvelle année.

C’est ainsi que le Rabbi de Loubavitch a demandé de publier pour chaque Juif et Juive :

Likoutei Si’hot II, page 626 : D.ieu dit aux Juifs : Je vous donne 29 jours [le mois d’Elloul] pendant lesquels vous pouvez vous arracher de toutes les habitudes négatives et des comportements passés – ‘et il s’enfuira là-bas’, vous devez fuir vers l’ordre et le comportement du mois d’Elloul et vous y établir… Et ainsi, cela servira de refuge contre le vengeur du sang, contre toutes les accusations.

Et concluons : On raconte qu’un roi d’un pays partit en guerre contre un pays voisin. Ce pays était béni d’énormes ressources naturelles et il avait l’intention de mettre la main sur ces trésors et d’enrichir son trésor. Mais toutes les tentatives qu’il fit échouèrent. Les soldats de ce pays combattirent vaillamment et défendirent la frontière. Le roi désespéré était obligé de trouver un moyen de gagner la bataille. Il n’y avait pas d’avenir pour son règne sans cette victoire. Dans sa détresse, il fit quelque chose qu’il n’avait jamais fait auparavant. Il publia une proclamation dans tout le pays disant que quiconque lui donnerait un conseil stratégique sur la façon de conquérir la frontière voisine, aurait le droit d’entrer pendant une heure dans la salle des trésors royaux et d’y prendre tout ce qu’il désirerait.

Un vieux général riche en expériences de combat releva le défi et proposa au roi un plan militaire ordonné sur la façon de confondre les soldats ennemis et de percer la frontière. Le plan stratégique s’avéra génial et le roi remporta la bataille. Sa joie de la victoire de la guerre était grande, mais elle était assombrie par la promesse qu’il avait faite à ce général. Le roi savait qu’il était impossible de la tenir. Il s’agissait de trésors familiaux qui avaient été conservés pendant des centaines d’années, ils étaient la fierté de tout le royaume, et comment pourrait-il permettre à ce général d’entrer et d’en prendre ?

Le roi réfléchit longuement jusqu’à ce qu’une idée lui vienne à l’esprit. Il se renseigna sur les passe-temps de ce général, sur les domaines de la vie auxquels il était accro et sur lesquels il n’avait aucun contrôle. Ce général était accro à la musique classique et à la bonne nourriture. Il était abonné à des concerts classiques dans le monde entier et son bureau était inondé de magazines de restaurants de luxe. Le roi fit ceci : à l’entrée de la salle des trésors, il installa deux énormes tentes. Dans l’une d’elles, il invita les cinq meilleures entreprises de traiteur du pays. L’une préparait de la viande, l’autre du poisson, la troisième des sushis, la quatrième des salades et la cinquième des desserts. Dans la deuxième tente, il invita l’orchestre symphonique, accompagné de chœurs d’enfants et d’adultes, créant toute une fête.

Le général arriva à l’esplanade du trésor royal et soudain sentit des odeurs de nourriture qui n’étaient pas de ce monde. Il n’avait qu’une heure, mais il se rassura en se disant qu’il pouvait profiter de tous les mondes. Il entra et devint fou. Il y avait de la nourriture européenne et sud-américaine, épicée et sucrée, orientale et ashkénaze. Il dévora tout ce qui lui tombait sous la main et quand il eut fini, il découvrit qu’il ne lui restait que trente-cinq minutes. Soudain, les chœurs commencèrent à chanter, c’étaient des voix célestes éblouissantes, il s’arrêta pour écouter la musique, fasciné, et quand il se réveilla, l’heure promise était déjà passée…

Nous voulons tous faire un repentir complet, chacun commence l’année avec la ferme résolution que l’année prochaine sera complètement différente, qu’il sera plus saint, plus indulgent et qu’il rentrera tôt du travail pour être disponible pour ses enfants. Mais le mois des fêtes passe et le mauvais penchant nous distrait avec de mauvaises habitudes. Nous nous retrouvons à nouveau accros à WhatsApp et aux actualités, et avant que nous nous en rendions compte, l’année est passée.

La seule façon de contrôler les distractions et les mauvaises habitudes est simplement de fixer une période de temps pour s’en éloigner et se concentrer sur de bonnes habitudes. Après tout, l’habitude devient une seconde nature et produit le changement souhaité.

 

Maamar corrigé par le Rabbi de Chabbat Parachat Ki Tissa, 16 Adar, 5728-1968 (précédant le mariage du Rav Chmouel et Bassie Azimov)

Maamar corrigé par le Rabbi de Chabbat Parachat Ki Tissa, 16 Adar, 5728-1968 (précédant le mariage du Rav Chmouel et Bassie Azimov)

Nous publions ce Maamar du Rabbi (Maamarim Meloukatim – Tome 1) à l’occasion de Roch ‘Hodech Elloul 5784, anniversaire du Rav Chmouel Azimov. Ce Maamar a été prononcé par le Rabbi le Chabbat Parachat Ki Tissa 5728 (1968), qui était le Chabbat précédant le mariage du Rav Chmouel et de Bassie Azimov, lequel a eu lieu le lundi 18 Adar 5728 (1968). Ce Maamar a été corrigé par le Rabbi, et il est à noter que le Rabbi n’avait pas corrigé de Maamarim depuis Youd Chevat 5719.

 


PDF DU MAAMAR

PDF DU MAAMAR AVEC LES CORRECTIONS DU RABBI


 

Résumé du Maamar Ki Tisa 5728 

1. Introduction
– Le Maamar traite du service dans le Tabernacle et le Temple, en se concentrant particulièrement sur l’offrande de l’encens (ketoret).
– L’encens est présenté comme l’un des services les plus importants, avec des règles très strictes.

2. La signification de l’encens
– Contrairement aux sacrifices ordinaires associés à la ‘nourriture’, l’encens est lié à l’odorat.
– L’odorat est considéré comme atteignant l’essence de l’âme, capable de réveiller du ‘sommeil spirituel’.

3. Composition et symbolisme de l’encens
– L’encens contient 11 ingrédients, chacun symboliquement lié aux ’11 chefs d’Ésaü’, représentant les forces opposées à la sainteté.
– Le but de l’encens est de transformer ces forces opposées en sainteté.

4. Comparaison avec les sacrifices
– Les sacrifices ordinaires ne peuvent être faits qu’avec des éléments permis à la consommation.
– L’encens, en revanche, inclut des éléments comme la myrrhe, symboliquement liée au côté opposé à la sainteté.

5. L’encens dans le Temple
– Le service de l’encens était effectué dans le Saint des Saints, l’endroit le plus sacré du Temple.
– Ce service était particulièrement important à Yom Kippour.

6. Parallèle avec l’exil et la rédemption
– Le Rabbi établit un parallèle entre l’absence du Temple (et donc du service de l’encens) et l’état d’exil spirituel du peuple juif.
– Il utilise l’image du ‘sommeil’ pour décrire cet état d’exil.

7. La prière comme substitut
– En l’absence du Temple, la prière, en particulier la prière de l’après-midi (Mincha), est considérée comme un substitut au service de l’encens.
– Cependant, la prière n’atteint que l »intériorité des mondes’, tandis que les actes physiques des mitzvot atteignent l »extériorité des mondes’.

8. Le réveil spirituel
– Le Rabbi décrit un processus de réveil spirituel, utilisant des métaphores du Cantique des Cantiques.
– Ce réveil est lié à l’amour essentiel de Dieu pour le peuple juif.

9. Les quatre niveaux de service divin
– Le Rabbi identifie quatre niveaux de service divin, correspondant aux quatre lettres du nom divin.
– Ces niveaux sont également associés aux concepts de ‘lumière, joie, allégresse et honneur’ mentionnés dans le livre d’Esther.

10. Conclusion
– Le Rabbi conclut en liant ces concepts à l’histoire de Pourim et à l’idée du sacrifice de soi (mesirut nefesh).
– Il souligne l’importance de manifester ces niveaux spirituels élevés dans le monde physique, ‘sous dix palmes’.


Traduction libre

 

כִּי תִשָּׂא גוֹ’, הִנֵּה בְּפָרָשָׁה זוֹ מְבֹאָר עִנְיַן הָעֲבוֹדָה בַּמִּשְׁכָּן וּבַמִּקְדָּשׁ דְּאִקְרֵי מִשְׁכָּן, עִנְיַן מַעֲשֵׂה הַקְּטֹרֶת, שֶׁזֶּה הָיָה מֵהָעֲבוֹדוֹת הָעִקָּרִיּוֹת בַּמִּשְׁכָּן,

‘Quand tu feras le compte…’ etc. Dans cette Paracha de la Torah, on explique le service dans le Tabernacle et dans le Temple qui est appelé Tabernacle, le service de l’encens, qui était l’un des services principaux dans le Tabernacle.

וְאַף עַל פִּי שֶׁגַּם בַּפָּרָשָׁה הַקּוֹדֶמֶת, פָּרָשַׁת תְּצַוֶּה, מְדֻבָּר מֵעִנְיַן הַקְּטֹרֶת, וְכֵן בַּפָּרָשָׁה הַבָּאָה, פָּרָשַׁת וַיַּקְהֵל, אֲבָל שָׁם מְדֻבָּר רַק בִּכְלָלוּת, וּבְפָרָשָׁה זוֹ מְבֹאָר הָעִנְיָן בִּפְרָטוּת,

Bien que la Paracha précédente, Tetzaveh, parle aussi de l’encens, ainsi que la Paracha suivante, Vayakhel, ces passages n’en parlent qu’en général. Dans cette Paracha, le sujet est expliqué en détail,

דְּהַיְנוּ הַהֲכָנוֹת לָזֶה, וּמִמַּה שֶּׁהָיָה הַקְּטֹרֶת נַעֲשֵׂית, וְכֵן גֹּדֶל הָעִנְיָן שֶׁבָּזֶה, וְהַלָּאוִים הַקְּשׁוּרִים בָּזֶה וְחֹמֶר הָעִנְיָן שֶׁבָּהֶם וְעַד לְעִנְיָן שֶׁל הֵיפֶךְ הַחַיִּים לְהָעוֹבֵר עֲלֵיהֶם,

c’est-à-dire les préparatifs, la composition de l’encens, ainsi que la grandeur de ce service, les interdictions qui y sont liées et leur gravité, allant jusqu’à la peine de mort pour celui qui les transgresse.

אֲשֶׁר גַּם עִנְיָן זֶה דְּהֵיפֶךְ הַחַיִּים מְבֹאָר דַּוְקָא בְּפָרָשָׁה זוֹ מֵאַחַר שֶׁכָּאן מְבֹאָר חֹמֶר הָעִנְיָן, וַהֲגַם שֶׁגַּם בְּקָרְבָּנוֹת יֶשְׁנָם כַּמָּה וְכַמָּה לָאוִים כְּמוֹ חֻלִּין בָּעֲזָרָה וּשְׁחוּטֵי חוּץ וְכוּ’,

Ce sujet de la peine de mort est expliqué précisément dans cette Paracha car c’est ici qu’est expliquée la gravité du sujet. Bien qu’il y ait aussi plusieurs interdictions concernant les sacrifices, comme le fait d’apporter des animaux profanes dans le parvis ou d’offrir des sacrifices en dehors du Temple, etc.,

אַךְ אֵין זֶה מַגִּיעַ לִקְטֹרֶת שֶׁחֲמוּרָה כָּל כָּךְ עַד לְעִנְיָן שֶׁל הֵיפֶךְ הַחַיִּים לְהָעוֹשֶׂה בְּמַתְכֻּנְתָּהּ.

cela n’atteint pas la gravité de l’encens, qui est si sérieuse qu’elle entraîne la peine de mort pour celui qui le prépare selon sa composition.

 


וְהִנֵּה עִנְיַן הַקָּרְבָּנוֹת וּמַעֲשֵׂה הַקְּטֹרֶת הֲרֵי זֶה עֲבוֹדַת הַמִּשְׁכָּן, וּכְמוֹ שֶׁנִּתְבָּאֵר בְּמַאֲמַר דְּיוֹם הַהִילּוּלָא שֶׁעִיקַר הָעֲבוֹדָה בַּמִּשְׁכָּן וּמִקְדָּשׁ הוּא עִנְיַן עֲבוֹדַת הַקָּרְבָּנוֹת (שֶׁכּוֹלֵל גַּם מַעֲשֵׂה הַקְּטֹרֶת),

Le sujet des sacrifices et du service de l’encens est le service du Tabernacle, comme il a été expliqué dans le discours du jour de l’Hilloula que le service principal dans le Tabernacle et le Temple était le service des sacrifices (qui inclut aussi le service de l’encens).

וְלָכֵן הָיָה הַמִּשְׁכָּן מֵעֲצֵי שִׁטִּים דַּוְקָא וְכוּ’ (כַּמְבֹאָר שָׁם) וְעַל יְדֵי כָּל זֶה נַעֲשָׂה הַוְּשָׁכַנְתִּי בְּתוֹכָם,

C’est pourquoi le Tabernacle était fait de bois d’acacia, etc. (comme expliqué là-bas) et par cela se réalisait ‘Je résiderai parmi eux’.

דְּהִנֵּה כְּלָלוּת עִנְיַן הַקָּרְבָּנוֹת הוּא עִנְיַן קֵירוּב כָּל הַכֹּחוֹת וְעַד לְהַקֵּירוּב אֲשֶׁר רָזָא דְּקוּרְבָּנָא עוֹלֶה עַד רָזָא דְּאֵין סוֹף,

En effet, l’ensemble du sujet des sacrifices est celui du rapprochement de toutes les forces, jusqu’au rapprochement où le secret du sacrifice s’élève jusqu’au secret de l’Infini.

אַךְ יֶשְׁנוֹ חִילּוּק בֵּין קָרְבָּנוֹת סְתָם לְמַעֲשֵׂה הַקְּטֹרֶת, דְּקָרְבָּנוֹת נִקְרָאִים אֲכִילָה וּכְמוֹ שֶׁכָּתוּב אֶת קָרְבָּנִי לַחְמִי לְאִשַּׁי גוֹ’,

Cependant, il y a une différence entre les sacrifices ordinaires et le service de l’encens. Les sacrifices sont appelés ‘nourriture’, comme il est écrit : ‘Mon offrande, Mon pain pour Mes feux’, etc.

וְלָכֵן נִקְרָאִים יִשְׂרָאֵל רַעְיָתִי, דְּפֵירוּשׁ רַעְיָתִי פַּרְנָסָתִי בִּשְׁנֵי תְמִידִין כוּ’ וְכִדְאִיתָא בַּמִּדְרָשׁ יִשְׂרָאֵל מְפַרְנְסִין לַאֲבִיהֶן שֶׁבַּשָּׁמַיִם,

Et c’est pourquoi Israël est appelé ‘Ma bien-aimée’, ce qui signifie ‘celle qui Me nourrit avec deux sacrifices quotidiens’, comme il est dit dans le Midrash : ‘Israël nourrit leur Père céleste’.

מַה שֶּׁאֵין כֵּן מַעֲשֵׂה הַקְּטֹרֶת הוּא עִנְיַן הָרֵיחַ, וְאַף עַל פִּי שֶׁמִּצַּד עִנְיַן הַהִתְכַּלְּלוּת שֶׁבִּקְדוּשָּׁה הִנֵּה גַּם בְּקָרְבָּנוֹת יֶשְׁנוֹ עִנְיַן הָרֵיחַ, וּכְמוֹ שֶׁכָּתוּב רֵיחַ נִיחוֹחַ לַה’

Par contre, le service de l’encens est lié à l’odorat. Bien que du point de vue de l’inclusion qui existe dans la sainteté, il y ait aussi un aspect d’odeur dans les sacrifices, comme il est écrit ‘une odeur agréable pour l’Éternel’,

אַךְ בְּעִיקָר הַקָּרְבָּנוֹת הֵם עִנְיַן הָאֲכִילָה, וְעַל כֵּן הֵיכָן מְחַלְּקִים בֵּין נוּקְבָא דִּפְרַדְּשְׁקָא הַיְמָנִית לִפְרַדְּשְׁקָא הַשְּׂמָאלִית, גַּבֵּי קְטֹרֶת דַּוְקָא,

les sacrifices sont principalement liés à la nourriture. C’est pourquoi on distingue entre la narine droite et la narine gauche spécifiquement pour l’encens,

כֵּיוָן שֶׁדַּוְקָא בִּקְטֹרֶת הִנֵּה עִיקַר עִנְיָנָהּ הוּא הָרֵיחַ, וְעַל כֵּן הִנֵּה בְּכֹחַ הַקְּטֹרֶת דַּוְקָא הוּא לְהַפֵּךְ הַלְּעֻמַּת זֶה,

car c’est principalement dans l’encens que l’essentiel est l’odeur. C’est pourquoi c’est précisément par le pouvoir de l’encens qu’on peut transformer le côté opposé à la sainteté.

דְּהִנֵּה הַקָּרְבָּנוֹת צָרִיךְ לִהְיוֹת מִן הַמּוּתָּר בְּפִיךָ דַּוְקָא, מַה שֶּׁאֵין כֵּן בִּקְטֹרֶת יֶשְׁנוֹ גַּם עִנְיַן הַמּוֹר שֶׁזֶּהוּ עִנְיַן הַלְּעֻמַּת זֶה

En effet, les sacrifices doivent être faits uniquement avec ce qui est permis à la consommation, alors que dans l’encens il y a aussi l’élément de la myrrhe, qui est lié au côté opposé à la sainteté,

וּכְמוֹ שֶׁמְּבָאֵר אַדְמוֹ’ר הַזָּקֵן בְּעִנְיַן שִׁשָּׁה חֳדָשִׁים בְּשֶׁמֶן הַמֹּר וּמָרְדְּכַי מֵירָא דַּכְיָא,

comme l’explique l’Admor Hazaken à propos du verset ‘six mois avec l’huile de myrrhe’ et ‘Mordechai est la myrrhe pure’.

וְלֹא רַק שֶׁהַמּוֹר הוּא מִלְּעֻמַּת זֶה, אֶלָּא שֶׁכָּל אֶחָד וְאֶחָד מִסַּמָּנֵי הַקְּטֹרֶת קָשׁוּר עִם עִנְיַן הַלְּעֻמַּת זֶה,

Non seulement la myrrhe vient du côté opposé à la sainteté, mais chacun des ingrédients de l’encens est lié à un aspect du côté opposé.

שֶׁהֲרֵי בִּקְטֹרֶת דַּוְקָא י’א סַמָּנִים (וְאִם חָסֵר א’ כוּ’), הַיְינוּ שֶׁכָּל אֶחָד מִסַּמָּנֵי הַקְּטֹרֶת הוּא אֶחָד מִן י’א,

C’est pourquoi l’encens a précisément onze ingrédients (et s’il en manque un, etc.), ce qui signifie que chacun des ingrédients de l’encens est un des onze,

שֶׁי’א הוּא עִנְיַן הַלְּעֻמַּת זֶה שֶׁאֵינוֹ (כְּמוֹ בִּקְדוּשָּׁה שֶׁשָּׁם הוּא) עֶשֶׂר וְלֹא אַחַד עָשָׂר,

et onze est un nombre lié au côté opposé à la sainteté, qui n’est pas (comme dans la sainteté où c’est) dix et non onze.

וְעוֹד שֶׁהֲרֵי י’א סַמָּנִים אֵלּוּ הֵם כְּנֶגֶד י’א אַלּוּפֵי עֵשָׂו, דְּהַיְינוּ שֶׁכָּל אֶחָד מִסַּמָּנֵי הַקְּטֹרֶת הוּא כְּנֶגֶד אֶחָד מֵאַלּוּפֵי עֵשָׂו,

De plus, ces onze ingrédients correspondent aux onze chefs d’Ésaü, ce qui signifie que chacun des ingrédients de l’encens correspond à l’un des chefs d’Ésaü.

וְאִם כֵּן כָּל אֶחָד מִן הַי’א סַמָּנִים קָשׁוּר עִם עִנְיַן הַלְּעֻמַּת זֶה, שֶׁעִנְיַן הַקְּטֹרֶת הוּא לְהַפֵּךְ אֶת הַלְּעֻמַּת זֶה לִקְדוּשָּׁה,

Ainsi, chacun des onze ingrédients est lié à un aspect du côté opposé à la sainteté. Le but de l’encens est de transformer le côté opposé en sainteté,

וְהַכֹּחַ לָזֶה הוּא מֵאַחַר שֶׁקְּטֹרֶת הוּא עִנְיַן הָרֵיחַ שֶׁמַּגִּיעַ לְמַעְלָה יוֹתֵר מִקָּרְבָּנוֹת.

et le pouvoir de faire cela vient du fait que l’encens est lié à l’odorat, qui atteint un niveau plus élevé que les sacrifices.

 


וְהִנֵּה מַעֲלַת הָרֵיחַ הוּא שֶׁמַּגִּיעַ בְּעֶצֶם הַנֶּפֶשׁ, וְעַל כֵּן בְּכֹחַ הָרֵיחַ, וְדַוְקָא רֵיחַ חָזָק, לְעוֹרֵר מֵהַשֵּׁינָה,

L’avantage de l’odorat est qu’il atteint l’essence de l’âme. C’est pourquoi l’odorat, et particulièrement une odeur forte, a le pouvoir de réveiller du sommeil,

שֶׁזֶּה בְּכֹחַ הָרֵיחַ דַּוְקָא וְאֵין זֶה בְּכֹחַ הָאֲכִילָה, וְאַדְרַבָּה, שֶׁאֲכִילָה גּוֹרֶמֶת לְשֵׁינָה,

ce que la nourriture ne peut pas faire. Au contraire, la nourriture provoque le sommeil.

וְעַל כֵּן אִיתָא בְּמַסֶּכֶת יוֹמָא שֶׁהַכֹּהֵן גָּדוֹל צָרִיךְ לְמַעֵט בַּאֲכִילָתוֹ בְּעֶרֶב יוֹם הַכִּפּוּרִים, מִפְּנֵי שֶׁהַמַּאֲכָל מֵבִיא אֶת הַשֵּׁינָה,

C’est pourquoi il est dit dans le traité Yoma que le grand prêtre devait réduire sa nourriture la veille de Yom Kippour, car la nourriture amène le sommeil,

מַה שֶּׁאֵין כֵּן רֵיחַ מְעוֹרֵר מֵהַשֵּׁינָה, מֵאַחַר שֶׁמַּגִּיעַ בְּעֶצֶם הַנֶּפֶשׁ,

alors que l’odeur réveille du sommeil, car elle atteint l’essence de l’âme.

וְזֶהוּ מַה שֶּׁעֲבוֹדַת הַכֹּהֵן גָּדוֹל בְּיוֹם הַכִּפּוּרִים אַחַת בַּשָּׁנָה הָיְתָה בִּקְטֹרֶת דַּוְקָא שֶׁהוּא עִנְיַן הָרֵיחַ,

C’est pourquoi le service du grand prêtre à Yom Kippour, une fois par an, était spécifiquement avec l’encens, qui est lié à l’odorat.

דִּכְמוֹ בָּאָדָם לְמַטָּה הִנֵּה הָרֵיחַ בְּכֹחוֹ לְעוֹרֵר אֶת עֶצֶם הַנֶּפֶשׁ, כְּמוֹ כֵן הוּא בַּמִּקְדָּשׁ שֶׁעֲבוֹדָה בְּרֵיחַ הוּא בְּקֹדֶשׁ הַקֳּדָשִׁים,

De même que chez l’homme en bas l’odorat a le pouvoir d’éveiller l’essence de l’âme, de même dans le Temple, le service lié à l’odorat se faisait dans le Saint des Saints.

וְאַף עַל פִּי שֶׁהָיָה נִכְנָס לְשָׁם גַּם עִם דַּם הַקָּרְבָּנוֹת, אַךְ עִיקַר הָעֲבוֹדָה בְּקֹדֶשׁ הַקֳּדָשִׁים הָיְתָה בִּקְטֹרֶת,

Bien qu’il y entrât aussi avec le sang des sacrifices, le service principal dans le Saint des Saints était avec l’encens,

וְחִידּוּשׁ מַעֲשֵׂה הַקְּטֹרֶת בְּיוֹם הַכִּפּוּרִים הוּא בְּקֹדֶשׁ הַקֳּדָשִׁים,

et l’innovation du service de l’encens à Yom Kippour était dans le Saint des Saints.

וּמִצַּד מַעֲלַת עִנְיַן הַקְּטֹרֶת עַל כֵּן וְכָל אָדָם לֹא יִהְיֶה בְּאֹהֶל מוֹעֵד וְגוֹ’,

À cause de l’importance de l’encens, ‘aucun homme ne sera dans la Tente d’Assignation’, etc.

וְגַם בְּכָל הַשָּׁנָה (שֶׁבַּחֲסִידוּת מְבֹאָר עִנְיָן זֶה לְגַבֵּי יוֹם הַכִּפּוּרִים – אֲבָל כֵּן הוּא בְּכָל הַשָּׁנָה מִצַּד מַעֲלַת הַקְּטֹרֶת),

Et cela s’applique toute l’année (bien qu’en Hassidout cela soit expliqué par rapport à Yom Kippour, mais c’est ainsi toute l’année à cause de l’importance de l’encens),

שֶׁהוּא עִנְיַן הָרֵיחַ שֶׁמַּגִּיעַ בְּעֶצֶם הַנֶּפֶשׁ,

car c’est l’odorat qui atteint l’essence de l’âme.

וְהִנֵּה כְּמוֹ שֶׁבְּגַשְׁמִיּוּת בְּכֹחַ הָרֵיחַ דַּוְקָא לְעוֹרֵר מֵהַשֵּׁינָה כְּמוֹ כֵן הוּא בְּרוּחָנִיּוּת שֶׁבִּכְדֵי לְעוֹרֵר מֵהַשֵּׁינָה הוּא עַל יְדֵי הָרֵיחַ דַּוְקָא,

De même que dans le physique, c’est spécifiquement l’odorat qui peut réveiller du sommeil, de même dans le spirituel, pour réveiller du sommeil, c’est spécifiquement par l’odorat.

וְהִנֵּה עִנְיַן הַשֵּׁינָה נִתְבָּאֵר בְּמַאֲמַר דְּפוּרִים בְּעִנְיַן מַה שֶּׁכָּתוּב אֲנִי יְשֵׁנָה וְלִבִּי עֵר קוֹל דּוֹדִי דוֹפֵק וְגוֹ’,

Le sujet du sommeil a été expliqué dans le discours de Pourim sur le verset ‘Je dors mais mon cœur veille, la voix de mon bien-aimé frappe’, etc.

וְהַיְינוּ שֶׁהֲגַם דִּכְנֶסֶת יִשְׂרָאֵל יְשֵׁנָה בְּגָלוּתָא, אַךְ מֵאַחַר שֶׁלִּבִּי עֵר, דְּהַיְינוּ שֶׁהַיְּחִידָה שֶׁבַּנֶּפֶשׁ הִיא בִּשְׁלֵימוּת וְעֵר אֵצֶל כָּל אֶחָד וְאֶחָד,

À savoir que bien que l’assemblée d’Israël dorme dans l’exil, comme son cœur veille, c’est-à-dire que la partie unique de l’âme est intacte et éveillée chez chacun,

עַל כֵּן קוֹל דּוֹדִי דוֹפֵק פִּתְחִי לִי, בִּכְדֵי שֶׁיִּהְיֶה אֲחוֹתִי רַעְיָתִי יוֹנָתִי תַמָּתִי

donc ‘la voix de mon bien-aimé frappe, ouvre-moi’, pour qu’il y ait ‘ma sœur, ma bien-aimée, ma colombe, ma parfaite’

(וְהִנֵּה בְּמַאֲמָר הַנַּ’ל נִתְבָּאֵר פָּסוּק זֶה דַּאֲנִי יְשֵׁנָה וְגוֹ’ וְהֶמְשֵׁךְ הַפְּסוּקִים פָּשַׁטְתִּי אֶת כֻּתָּנְתִּי וְגוֹ’, אֲשֶׁר הַבֵּיאוּר בָּהֶם הוּא דִּלְאַחַר הַקּוֹל דּוֹדִי דוֹפֵק)

(et dans le discours mentionné, ce verset ‘Je dors’ etc. et la suite des versets ‘J’ai ôté ma tunique’ etc. ont été expliqués, et l’explication de ces versets est qu’après ‘la voix de mon bien-aimé frappe’)

הִנֵּה עַל זֶה עוֹנָה כְּנֶסֶת יִשְׂרָאֵל פָּשַׁטְתִּי אֶת כֻּתָּנְתִּי אֵיכָכָה אֶלְבָּשֶׁנָּה,

l’assemblée d’Israël répond ‘J’ai ôté ma tunique, comment la remettrais-je ?’.

וּמֵבִיא אַדְמוֹ’ר מַהַרַ’שׁ וְאַדְמוֹ’ר הַצֶּמַח צֶדֶק בִּרְשִׁימוֹתָיו לְשִׁיר הַשִּׁירִים (עַל הַפָּסוּק דּוֹדִי שָׁלַח יָדוֹ וְגוֹ’)

L’Admor Maharash et l’Admor le Tsemach Tsedek dans ses notes sur le Cantique des Cantiques (sur le verset ‘Mon bien-aimé a passé sa main par le trou’)

דְּבַמִּדְרָשׁ רַבָּה שִׁיר הַשִּׁירִים עַל הַפָּסוּק פָּשַׁטְתִּי אֶת כֻּתָּנְתִּי וְגוֹ’ אִיתָא, דְּקָאֵי עַל בִּגְדֵי כְּהוּנָּה וּבִגְדֵי מַלְכוּת שֶׁפָּשְׁטוּ מִמֶּנּוּ בְּגָלוּת,

citent le Midrash Rabba sur le Cantique des Cantiques sur le verset ‘J’ai ôté ma tunique’ etc., qui dit que cela fait référence aux vêtements sacerdotaux et aux vêtements royaux qui nous ont été ôtés dans l’exil.

דְּלִכְאוֹרָה אֵינוֹ מוּבָן הַשַּׁיָּכוּת דְּבִגְדֵי כְּהוּנָּה וְכוּ’ לְכָאן,

À première vue, on ne comprend pas le rapport entre les vêtements sacerdotaux etc. et ce sujet.

וּמְבָאֲרִים, דְּמֵאַחַר שֶׁאֲנִי יְשֵׁנָה בְּגָלוּתָא וְקוֹל דּוֹדִי דוֹפֵק לְעוֹרֵר מֵהַשֵּׁינָה, עַל כֵּן הַתְּשׁוּבָה עַל זֶה הִיא דְּפָשַׁטְתִּי אֶת כֻּתָּנְתִּי,

Ils expliquent que puisque ‘je dors dans l’exil’ et que ‘la voix de mon bien-aimé frappe’ pour réveiller du sommeil, la réponse à cela est ‘J’ai ôté ma tunique’,

שֶׁחֲסֵרִים לָהּ הַבִּגְדֵי כְּהוּנָּה כוּ’, וְלָכֵן אִי אֶפְשָׁר שֶׁתִּהְיֶה עֲבוֹדַת הַקָּרְבָּנוֹת שֶׁנִּקְרָא רֵיחַ נִיחוֹחַ לַה’,

c’est-à-dire qu’il lui manque les vêtements sacerdotaux, etc. C’est pourquoi il est impossible qu’il y ait le service des sacrifices qui est appelé ‘une odeur agréable pour l’Éternel’,

וּבִפְרָט מַעֲשֵׂה הַקְּטֹרֶת שֶׁהוּא עִנְיַן הָרֵיחַ, וְהָרֵיחַ מְעוֹרֵר מֵהַשֵּׁינָה,

et en particulier le service de l’encens qui est lié à l’odorat, et l’odorat réveille du sommeil.

וּמֵאַחַר דְּפָשַׁטְתִּי בִּגְדֵי כְּהוּנָּה וְאֵין רֵיחַ הַקָּרְבָּנוֹת וְהַקְּטֹרֶת, אִם כֵּן אֵיכָכָה אֶלְבָּשֶׁנָּה לְהִתְעוֹרֵר בִּבְחִינַת אֲחוֹתִי רַעְיָתִי כוּ’,

Et puisque ‘J’ai ôté les vêtements sacerdotaux’ et qu’il n’y a pas l’odeur des sacrifices et de l’encens, comment ‘la remettrais-je’ pour m’éveiller au niveau de ‘ma sœur, ma bien-aimée’, etc.

וְעַל זֶה מְשִׁיבָה רוּחַ הַקֹּדֶשׁ בְּשֵׁם הַקָּדוֹשׁ בָּרוּךְ הוּא רָחַצְתִּי אֶת רַגְלַי אֵיכָכָה אֲטַנְּפֵם,

À cela, l’esprit saint répond au nom du Saint, béni soit-Il : ‘J’ai lavé mes pieds, comment les salirais-je ?’.

דְּהִנֵּה בֵּית הַמִּקְדָּשׁ נִקְרָא הֲדוֹם רַגְלָיו שֶׁל הַקָּדוֹשׁ בָּרוּךְ הוּא,

En effet, le Temple est appelé ‘l’escabeau des pieds’ du Saint, béni soit-Il,

וּבְבֵית הַמִּקְדָּשׁ הָיָה הַשְׁרָאַת הַשְּׁכִינָה, כְּמוֹ שֶׁכָּתוּב הִנֵּה הַשָּׁמַיִם וּשְׁמֵי הַשָּׁמַיִם לֹא יְכַלְכְּלוּךָ אַף כִּי הַבַּיִת הַזֶּה,

et dans le Temple résidait la Présence Divine, comme il est écrit : ‘Voici, les cieux et les cieux des cieux ne peuvent Te contenir, combien moins cette maison’,

שֶׁזּוֹ הִיא תְּמִיהָה קַיֶּמֶת, אַךְ לְאַחַר שֶׁרָחַצְתִּי אֶת רַגְלַי, אַז אִיךְ הָאבּ זִיךְ אָפּגֶעוַואשְׁן מִלִּהְיוֹת מִתְלַבֵּשׁ בְּבֵית הַמִּקְדָּשׁ, אִם כֵּן אֵיכָכָה כוּ’.

ce qui est une question permanente, mais après que ‘J’ai lavé mes pieds’, c’est-à-dire que Je me suis lavé de m’être revêtu dans le Temple, alors ‘comment’ etc.

 


וְאַף עַל פִּי שֶׁגַּם בִּזְמַן הַגָּלוּת יֶשְׁנוֹ עִנְיַן הַקָּרְבָּנוֹת דִּתְפִלּוֹת כְּנֶגֶד קָרְבָּנוֹת תִּקְּנוּם,

Bien que même au temps de l’exil il y ait le sujet des sacrifices, car ‘les prières ont été instituées à la place des sacrifices’,

וּכְמוֹ כֵן יֶשְׁנוֹ גַּם עִנְיַן הַקְּטֹרֶת עַכְשָׁיו, שֶׁזֶּהוּ עִנְיַן תְּפִלַּת מִנְחָה, שֶׁנִּקְרֵאת מִנְחַת קְטֹרֶת,

et de même il y a aussi le sujet de l’encens maintenant, qui est la prière de l’après-midi, qui est appelée ‘offrande d’encens’,

וְכַמְבֹאָר בְּהַדְּרוּשִׁים הַמְבָאֲרִים מַעֲלַת תְּפִלַּת הַמִּנְחָה עַל שְׁאָר הַתְּפִלּוֹת, וְאַף אֵלִיָּהוּ לֹא נַעֲנָה אֶלָּא בִּתְפִלַּת הַמִּנְחָה, כְּמוֹ שֶׁכָּתוּב בַּהַפְטָרָה דְּשַׁבָּת זוֹ.

comme expliqué dans les discours qui expliquent la supériorité de la prière de l’après-midi sur les autres prières, et même Élie n’a été exaucé que dans la prière de l’après-midi, comme il est écrit dans la Haftara de ce Shabbat.

אַךְ הַהַמְשָׁכָה שֶׁעַל יְדֵי הַתְּפִלָּה הִיא רַק בִּפְנִימִיּוּת הָעוֹלָמוֹת,

Cependant, l’attraction divine qui se fait par la prière n’est que dans l’intériorité des mondes,

וְיָדוּעַ שֶׁהַהַמְשָׁכָה צְרִיכָה לִהְיוֹת גַּם בְּחִיצוֹנִיּוּת הָעוֹלָמוֹת כַּמְבֹאָר בְּעִנְיַן הַתּוֹרָה שֶׁצָּרִיךְ לִהְיוֹת לְמוֹצִיאֵיהֶם בַּפֶּה דַּוְקָא,

et il est connu que l’attraction doit se faire aussi dans l’extériorité des mondes, comme expliqué dans le sujet de la Torah qu’il faut qu’elle soit ‘pour ceux qui la prononcent de leur bouche’ spécifiquement,

וּכְמוֹ שֶׁמַּאֲרִיךְ אַדְמוֹ’ר הַזָּקֵן בְּתַנְיָא, וְכֵן בְּמִצְווֹת צָרִיךְ לִהְיוֹת מַעֲשֵׂה הַמִּצְווֹת דַּוְקָא,

comme l’Admor Hazaken l’explique longuement dans le Tanya, et de même pour les commandements il faut qu’il y ait l’action des commandements spécifiquement,

וְעַד שֶׁכְּלָלוּת עִנְיַן הַתּוֹרָה וּמִצְווֹת הוּא דַּוְקָא לְמַטָּה בְּעוֹלָם הַזֶּה דִּלְמִצְרַיִם יְרַדְתֶּם,

au point que l’ensemble du sujet de la Torah et des commandements est spécifiquement en bas dans ce monde, car ‘c’est en Égypte que vous êtes descendus’.

וּבְקָרְבָּנוֹת אָמְנָם כֵּן הוּא שֶׁעַל יָדָם הוּא גִּילּוּי הַהַמְשָׁכָה גַּם בְּחִיצוֹנִיּוּת הָעוֹלָמוֹת,

Dans les sacrifices, c’est bien ainsi que par eux se révèle l’attraction divine aussi dans l’extériorité des mondes,

מַה שֶּׁאֵין כֵּן עַל יְדֵי הַתְּפִלּוֹת דִּבְמָקוֹם קָרְבָּנוֹת תִּקְּנוּם הַהַמְשָׁכָה הִיא רַק בִּפְנִימִיּוּת הָעוֹלָמוֹת,

contrairement aux prières qui ont été instituées à la place des sacrifices, où l’attraction n’est que dans l’intériorité des mondes.

וְלִהְיוֹת שֶׁעַל יְדֵי הַמִּצְווֹת הַהַמְשָׁכָה הִיא בְּחִיצוֹנִיּוּת הָעוֹלָמוֹת, הִנֵּה עַל זֶה עוֹנָה כְּנֶסֶת יִשְׂרָאֵל פָּשַׁטְתִּי אֶת כֻּתָּנְתִּי וְגוֹ’.

Et puisque par les commandements l’attraction se fait dans l’extériorité des mondes, c’est à cela que l’assemblée d’Israël répond ‘J’ai ôté ma tunique’ etc.

 


וְעַל זֶה מַמְשִׁיךְ בְּהַפָּסוּק, דּוֹדִי שָׁלַח יָדוֹ מִן הַחוֹר,

À cela, le verset continue : ‘Mon bien-aimé a passé sa main par le trou’,

וְהַיְינוּ שֶׁהֲגַם דְּרוּחַ הַקֹּדֶשׁ מְשִׁיבָה בְּשֵׁם הַקָּדוֹשׁ בָּרוּךְ הוּא רָחַצְתִּי אֶת רַגְלַי אֵיכָכָה גוֹ’,

c’est-à-dire que bien que l’esprit saint réponde au nom du Saint, béni soit-Il, ‘J’ai lavé mes pieds, comment’ etc.,

אֲבָל מִצַּד הָעִנְיָן דְּדוֹדִי שָׁלַח יָדוֹ, אֲשֶׁר דּוֹדִי הוּא עִנְיַן הָאַהֲבָה עַצְמִית שֶׁל הַקָּדוֹשׁ בָּרוּךְ הוּא לְנִשְׁמוֹת יִשְׂרָאֵל

mais du fait que ‘mon bien-aimé a passé sa main’, où ‘mon bien-aimé’ est le sujet de l’amour essentiel du Saint, béni soit-Il, pour les âmes d’Israël

(וּכְמוֹ שֶׁמְּבָאֵר אַדְמוֹ’ר הַזָּקֵן בְּהַמַּאֲמָר עַל הַפָּסוּק קַמְתִּי אֲנִי לִפְתּוֹחַ לְדוֹדִי, וְנִתְבָּאֵר בְּשִׂיחַת כְּבוֹד קְדוּשַּׁת אַדְמוֹ’ר (מוֹהֲרַשַׁ’בּ) נִשְׁמָתוֹ עֵדֶן),

(comme l’Admor Hazaken l’explique dans le discours sur le verset ‘Je me suis levée pour ouvrir à mon bien-aimé’, et cela a été expliqué dans un discours de l’Admor (Rashab)),

וּמִצַּד הָאַהֲבָה עַצְמִית, הִנֵּה שָׁלַח יָדוֹ מִן הַחוֹר, דְּחוֹר הוּא גַּם מִלְּשׁוֹן חוּר כַּרְפַּס וְכֵן מִלְּשׁוֹן חֵרוּת

et du fait de l’amour essentiel, ‘il a passé sa main par le trou’, où ‘trou’ est aussi du langage de ‘trou’ comme dans ‘lin et pourpre’ et aussi du langage de ‘liberté’

וְעַל יְדֵי זֶה נַעֲשֶׂה הַפִּתְחִי לִי, וּלְאַחַר הַפִּתְחִי לִי הַד’ דְּרָגוֹת דַּאֲחוֹתִי רַעְיָתִי יוֹנָתִי תַמָּתִי,

et par cela se fait le ‘ouvre-moi’, et après le ‘ouvre-moi’ les quatre niveaux de ‘ma sœur, ma bien-aimée, ma colombe, ma parfaite’,

שֶׁאֵלּוּ הֵן ד’ מַדְרֵיגוֹת בֵּין בְּהָעֲבוֹדָה בְּעִנְיַן הָאַהֲבָה, דְּלֵית פּוּלְחָנָא כְּפוּלְחָנָא דִּרְחִימוּתָא,

qui sont quatre niveaux tant dans le service divin dans le sujet de l’amour, car ‘il n’y a pas de service comme le service de l’amour’,

וּבֵין בַּעֲבוֹדָה דְּקִיּוּם הַמִּצְווֹת, דְּד’ מַדְרֵיגוֹת אֵלּוּ הֵן כְּנֶגֶד ד’ אוֹתִיּוֹת דְּשֵׁם הֲוָיָ’,

que dans le service de l’accomplissement des commandements, car ces quatre niveaux correspondent aux quatre lettres du nom divin.

וְעַל יְדֵי זֶה הִנֵּה לַיְּהוּדִים הָיְתָה אוֹרָה וְשִׂמְחָה וְשָׂשׂוֹן וִיקָר,

Et par cela, ‘les Juifs eurent la lumière et la joie, et l’allégresse et l’honneur’,

אֲשֶׁר בְּדֶרֶךְ אֶפְשָׁר יֵשׁ לוֹמַר שֶׁהַד’ עִנְיָנִים דְּאוֹרָה וְשִׂמְחָה וְגוֹ’ הֵם כְּנֶגֶד הַד’ אוֹתִיּוֹת דְּשֵׁם הֲוָיָ’,

où on peut dire que ces quatre choses – lumière, joie, etc. – correspondent aux quatre lettres du nom divin.

דְּאוֹרָה זוֹ תּוֹרָה וּכְמוֹ שֶׁכָּתוּב כִּי נֵר מִצְוָה וְתוֹרָה אוֹר,

‘Lumière’, c’est la Torah, comme il est écrit ‘car le commandement est une lampe et la Torah est une lumière’,

שֶׁזֶּהוּ עִנְיַן סְפִירַת הַחָכְמָה, שִׂמְחָה הוּא עִנְיַן מוֹעֲדִים לְשִׂמְחָה,

ce qui est le sujet de la sphère de la Sagesse. ‘Joie’, ce sont les fêtes ‘pour la joie’,

שֶׁהוּא עִנְיַן סְפִירַת הַבִּינָה, וְשָׂשׂוֹן זוֹ מִילָה שֶׁזֶּהוּ עִנְיַן סְפִירַת הַיְּסוֹד שֶׁהוּא עִיקַּר הַזְּעֵיר אַנְפִּין,

ce qui est le sujet de la sphère de la Compréhension. ‘Allégresse’, c’est la circoncision, ce qui est le sujet de la sphère du Fondement qui est l’essentiel des six sphères émotionnelles.

וִיקָר אֵלּוּ תְּפִלִּין שֶׁהֵם בְּחִינַת הַמַּלְכוּת וְכַמְבֹאָר בְּסוֹף דְּשַׁעֲרֵי אוֹרָה

‘Honneur’, ce sont les phylactères qui sont l’aspect de la Royauté, comme expliqué à la fin de Shaarei Ora

וּכְמוֹ שֶׁהִיא בְּשָׁרְשָׁהּ בְּעַצְמוּת אֵין סוֹף בָּרוּךְ הוּא, שֶׁזֶּהוּ מַה שֶּׁכָּתוּב בְּזֹהַר חָדָשׁ שֶׁתְּפִלִּין הֵם דִּיּוּקְנָאָה דְּחוֹתָמֵיהּ דְּמַלְכָּא עִילָּאָה,

et comme elle est dans sa racine dans l’essence de l’Infini, béni soit-Il. C’est ce qui est écrit dans le Zohar Hadash que les phylactères sont ‘l’image du sceau du Roi suprême’,

דְּדִיּוּקְנָא וְחוֹתָם הוּא עִנְיַן סְפִירַת הַמַּלְכוּת,

où ‘image’ et ‘sceau’ sont le sujet de la sphère de la Royauté.

וְהַיְינוּ שֶׁעַל יְדֵי הַפִּתְחִי לִי נִמְשָׁךְ הַד’ אוֹתִיּוֹת דְּשֵׁם הֲוָיָ’ בָּעֲבוֹדָה, וְכֵן בְּהָאוֹרָה וְשִׂמְחָה וְגוֹ’.

C’est-à-dire que par le ‘ouvre-moi’ sont attirées les quatre lettres du nom divin dans le service, ainsi que dans la ‘lumière et la joie’ etc.

 


וְזֶהוּ גַּם כֵּן מַה שֶּׁכָּתוּב לַיְּהוּדִים הָיְתָה אוֹרָה וְגוֹ’ וּכְמוֹ שֶׁכָּתוּב בַּגְּמָרָא דְּכָל הַכּוֹפֵר בַּעֲבוֹדָה זָרָה נִקְרָא יְהוּדִי,

C’est aussi ce qui est écrit ‘les Juifs eurent la lumière’ etc., et comme il est dit dans la Guemara que quiconque renie l’idolâtrie est appelé Juif,

וְהַיְינוּ שֶׁקּוֹדֶם יֶשְׁנוֹ עִנְיַן הַמְּסִירַת נֶפֶשׁ שֶׁבָּזֶה עָמְדוּ אָז בִּימֵי הַפּוּרִים,

c’est-à-dire qu’auparavant il y a le sujet du sacrifice de soi dans lequel ils se sont tenus alors aux jours de Pourim,

וְזֶהוּ עִנְיַן הַפִּתְחוּ לִי כְּחוּדָהּ שֶׁל מַחַט שֶׁהוּא עִנְיַן הַמְּסִירַת נֶפֶשׁ,

et c’est le sujet de ‘ouvrez-moi comme la pointe d’une aiguille’ qui est le sujet du sacrifice de soi,

וְאַחַר כָּךְ הֵן הַד’ מַדְרֵיגוֹת דְּאוֹרָה וְשִׂמְחָה וְשָׂשׂוֹן וִיקָר,

et ensuite ce sont les quatre niveaux de lumière, joie, allégresse et honneur,

וְזֶהוּ גַּם כֵּן מַה שֶּׁכָּתוּב אִישׁ יְהוּדִי הָיָה בְּשׁוּשַׁן הַבִּירָה וּשְׁמוֹ מָרְדֳּכַי,

C’est aussi ce qui est écrit ‘Il y avait un homme juif dans la capitale Suse, et son nom était Mordechai’,

דְּמָרְדֳּכַי מִן הַתּוֹרָה מִנַּיִן שֶׁנֶּאֱמַר מָר דְּרוֹר, וּמְתַרְגְּמִינַן מֵירָא דַכְיָא,

‘Mordechai’ dans la Torah, d’où le savons-nous ? Car il est dit ‘myrrhe pure’, et nous traduisons ‘mira dakhya’,

וְכַמְבֹאָר בְּתוֹרָה אוֹר, וִיהוּדִי הוּא עִנְיַן הַמְּסִירַת נֶפֶשׁ כַּנַּ’ל,

comme expliqué dans le Torah Or, et ‘Juif’ est le sujet du sacrifice de soi comme mentionné ci-dessus,

דִּיהוּדִי הוּא מִלְּשׁוֹן הוֹדָאָה שֶׁלְּמַעְלָה מִטַּעַם וָדַעַת,

car ‘Juif’ vient du mot ‘reconnaissance’ qui est au-dessus de la raison et de la connaissance,

וְזֶה פָּעַל בְּכוּלָּם אֶת עִנְיַן הַמְּסִירַת נֶפֶשׁ שֶׁכּוּלָּם נִקְרְאוּ יְהוּדִיִּים דַּוְקָא

et cela a provoqué chez tous le sujet du sacrifice de soi, de sorte que tous sont appelés spécifiquement ‘Juifs’

וְכִבְמַאֲמַר רַבּוֹתֵינוּ זִכְרוֹנָם לִבְרָכָה שֶׁזֶּהוּ הֵיפֶךְ מַצָּבָם הַקּוֹדֵם שֶׁהִשְׁתַּחֲווּ לְאַנְדַרְטִי’ כַּמְסוּפָּר בַּגְּמָרָא,

et comme le disent nos Sages de mémoire bénie, c’est le contraire de leur état précédent où ils s’étaient prosternés devant la statue, comme raconté dans la Guemara,

וְאַחַר כָּךְ נִמְשָׁךְ מִמְּסִירַת נֶפֶשׁ זֶה בְּהַד’ אוֹתִיּוֹת דְּשֵׁם הֲוָיָ’, אוֹרָה וְשִׂמְחָה וְשָׂשׂוֹן וְגוֹ’

et ensuite, de ce sacrifice de soi découle les quatre lettres du nom divin, lumière et joie et allégresse etc.

וְעַד לְאוֹרָה וְשִׂמְחָה וְשָׂשׂוֹן וִיקָר לְמַטָּה מֵעֲשָׂרָה טְפָחִים, כִּפְשׁוּטוֹ שֶׁל מִקְרָא.

jusqu’à la lumière et la joie et l’allégresse et l’honneur en dessous de dix palmes, selon le sens simple du verset.

 

 

 

Hayom Yom du 1er Elloul : Jusqu’à Yom Kippour, on doit dire, chaque jour, pendant le courant de la journée, trois Psaumes

Hayom Yom du 1er Elloul : Jusqu’à Yom Kippour, on doit dire, chaque jour, pendant le courant de la journée, trois Psaumes

 כשהיה ה’צמח צדק’ בן תשע שנים אמר לו רבינו הזקן: קבלתי ממורי (הרב המגיד) שקיבל ממורו (הבעש’ט) בשם מורו הידוע [=אחיה השילוני] אשר מיום שני דר’ח אלול עד יום הכיפורים, יאמרו בכל יום ויום במשך היום שלשה פרקי תהלים, וביוכ’פ שלשים וששה פרקים: ט’ קודם כל נדרי, ט’ קודם השינה, ט’ אחר מוסף, ט’ אחר נעילה. ומי שלא התחיל ביום ב דר’ח יתחיל באותו יום שהוא עומד בו, ואת אשר החסיר ישלים.

 

L’Admour Hazaken dit au Tséma’h Tsédek, alors qu’il était âgé de neuf ans:
J’ai entendu de mon maître (le Maguid), qui lui-même le reçut du sien (le Baal Chem Tov), qui le tenait à son tour de son maître bien connu (A’hya de Chilo) l’enseignement suivant:
A partir du second jour de Roch ‘Hodech Elloul et jusqu’à Yom Kippour, on doit dire, chaque jour, pendant le courant de la journée, trois Psaumes.
A Yom Kippour, on en récite trente six:
– 9 avant le Kol Nidreï
– 9 avant d’aller se coucher
– 9 après le Moussaf
– et 9 après la Neïla
Celui qui n’a pas commencé à les dire durant le second jour de Roch ‘Hodech pourra le faire dès qu’il aura connaissance de cet oubli et compléter ce qui n’a pas été lu.

 

Des milliers de personnes ont déjà reçu la bénédiction «recevez 500 fois ce que vous avez donné»

Des milliers de personnes ont déjà reçu la bénédiction «recevez 500 fois ce que vous avez donné»

Des milliers de personnes ont participé à la Mitsva qu’a le Rabbi d’honorer son père ● Levée de fonds spéciale en l’honneur de Rabbi Lévi Its’hak Schneerson, le père du Rabbi de Loubavitch ● Des personnes du monde entier se joignent à la révolution du judaïsme initiée par Rabbi Lévi Its’hak à Alma Ata et dans tout le Kazakhstan.

 

La levée de fonds en l’honneur du père du Rabbi est toujours en cours, à l’occasion des 80 ans de son départ de ce monde. Poursuivons de toutes nos forces l’héritage du Gaon ‘Hassid et Kabbaliste Rabbi Lévi Its’hak Schneerson Zatsal qui fut exilé au Kazakhstan pendant 20 ans et y diffusa le judaïsme.

Le tirage au sort d’un billet d’avion pour deux personnes pour se rendre sur la tombe de Rabbi Lévi Its’hak à Alma Ata aura lieu avec l’aide de D.ieu mardi 6 Tichri, 8 octobre 2024, le jour du soixantième anniversaire du départ de ce monde de l’épouse de Rabbi Lévi Its’hak, la Rabbanit ‘Hanna, mère du Rabbi.

Ce jour là, le tirage au sort sera effectué, vous pouvez donc continuer à participer au tirage au sort et être béni.
Les noms de tous les donateurs sont mentionnés sur la tombe de Rabbi Lévi Its’hak.

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L’émissaire du Rabbi et grand rabbin du Kazakhstan, le Rav Yechaya Cohen affirme : Le souhait de la Rabbanit « il ne faut pas oublier mon mari » se réalise.

Il est passionnant de voir comment des milliers de personnes du monde entier se mobilisent pour la diffusion du judaïsme dans le pays d’exil et lieu de la dernière demeure, de Rabbi Lévi Its’hak: le Kazakhstan. Je n’ai aucun doute que le Rabbi est satisfait des milliers de personnes qui se joignent à nous pour perpétuer l’héritage de son père et son enseignement qu’il aimait et chérissait tant. Je remercie tous les donateurs, ainsi que l’équipe de la campagne qui travaille jour et nuit et agit avec un haut niveau de compétence. Nous considérons chaque donateur comme un véritable partenaire dans l’œuvre commencée il y a plus de 80 ans par Rabbi Lévi Its’hak et poursuivie aujourd’hui par l’armée des émissaires de son fils le Rabbi, chef de notre génération.

Au Kazakhstan, où par le passé les Juifs avaient peur de se rendre à une activité telle qu’un cours de Torah, une circoncision ou une prière, car cela constituait un danger, un puissant renouveau juif est en train de se produire. Les émissaires du Rabbi développent l’activité et permettent à chacun de se connecter à ses racines et de vivre son judaïsme dans la joie. Cela convient parfaitement au pays dont le Rabbi « s’est personnellement occupé » pendant toutes ces années.

Comme les années précédentes, cette année aussi, nous avons reçu des témoignages de miracles concernant les donateurs qui ont participé à la collecte et avons pu voir la bénédiction se matérialiser immédiatement. Un donateur nous a raconté avoir fait un don de 200 dollars et a soudainement reçu la somme de 100 000 dollars d’une manière inattendue !!! Le Rabbi ne reste pas en dette.

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Il était personnellement important pour le Rabbi de perpétuer l’héritage de son père et d’élever sa mémoire et il encouragea la publication de ses écrits et l’aménagement de sa tombe à Alma Ata.

À l’endroit où le Rabbi Lévi Its’hak a agi avec des larmes, nous avons le devoir de continuer à travailler avec force, de plus en plus intensément ! »

Dix Beth ‘Habad sont situées dans 7 villes à travers le Kazakhstan, dirigées par le Beth ‘Habad central d’Alma Ata. Cette année, grâce aux nombreux donateurs et partenaires, nous pourrons élargir l’activité et la poursuivre avec plus de forces. Nous nous engageons à atteindre chaque âme juive dans chaque ville et village isolé et à les rapprocher du judaïsme. Et je souhaite que grâce à cette merveilleuse unité, nous nous dirigions ensemble et immédiatement vers notre juste Machia’h. »

« Nous remercions sincèrement tous les donateurs pour leur généreuse contribution. Chaque euro donné dans le cadre de la collecte de fonds allume une autre flamme et illumine un autre cœur juif, et ce mérite sera accordé aux donateurs et à leurs descendants avec l’aide de Dieu.

80 ans depuis son départ, à 80 ans la force !
C’est votre chance de participer à la Mitsva qu’a le Rabbi d’honorer son père et d’être béni par une bénédiction rare : recevez jusqu’à cinq cents fois ce que vous avez donné. Pour la levée de fonds de ‘Haf Av, organisée en l’honneur de Rabbi Lévi Its’hak, nous vous invitons à poursuivre son héritage et à insuffler la vie juive dans son pays d’exil.

Avec l’aide de votre partenariat et de vos dons, nous augmenterons l’activité ! Nous allons multiplier l’action !
Donnez et soyez bénis !

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Traduction intégrale en français du discours de Binyamin Netanyahou après le massacre des 6 otages

Traduction intégrale en français du discours de Binyamin Netanyahou après le massacre des 6 otages

 

 

Appel à l’unité nationale « Israël face à une guerre existentielle

Israël, nous sommes au cœur d’une guerre existentielle contre l’axe du mal de l’Iran. La première condition pour gagner cette guerre existentielle est l’unité entre nous. Nous devons rester unis comme un seul homme face à un ennemi étranger qui veut nous détruire tous, sans exception : gauche et droite, religieux et laïcs, juifs et non-juifs. Nous l’avons découvert non seulement le 7 octobre, mais tout au long de la guerre, et nous l’avons redécouvert avec encore plus de force lors du massacre horrible et de l’exécution de sang-froid de six de nos otages. Carmel Gat, Eden Zakaria, Sahar Baruch, Guy Iluz, Alon Shamriz et le sergent-chef Horon Deri, que leur mémoire soit bénie.

Hommage aux otages assassinés « Le cœur brisé de la nation :

Ces derniers jours, j’ai parlé au téléphone avec certaines de leurs familles. Pendant que je parlais, je regardais les photos de ces âmes pures, et mon cœur, le cœur de la nation, se brisait en mille morceaux. On voit la lumière qui émane de leurs visages, on voit l’espoir, on entend l’histoire merveilleuse de leur vie, et toute cette lumière s’est éteinte en un jour, toute cette splendeur a été fauchée par la main cruelle de monstres.

J’ai dit aux familles, et je le répète ce soir : je vous demande pardon de ne pas avoir réussi à les ramener vivants. Nous étions proches, mais nous n’avons pas réussi. Et je répète ce soir : Israël ne passera pas à autre chose après ce massacre. Le Hamas paiera un prix très lourd pour cela.

Dans la guerre contre l’axe du mal, dans cette guerre spécifique contre le Hamas, et aussi au nord, nous avons fixé quatre objectifs : éliminer le Hamas, ramener tous les otages, garantir que Gaza ne constituera plus une menace pour Israël, et ramener en sécurité nos résidents à la frontière nord.

L’importance stratégique de l’axe de Philadelphie : le cordon ombilical du Hamas » 

Trois de ces objectifs passent par un seul endroit : l’axe de Philadelphie. C’est le tuyau d’oxygène et de réarmement du Hamas. Je veux prendre quelques minutes pour expliquer ce que signifie l’axe de Philadelphie, ce que c’est exactement, ce que cela signifie pour la sécurité d’Israël, ce que cela signifie et son importance pour garantir que nous n’aurons pas un autre 7 octobre, et un autre 7 octobre, et un autre 7 octobre, comme ils ont promis de le faire.

Je veux d’abord vous montrer ce que nous avions pendant des années avant d’en sortir. Voici l’État d’Israël, voici l’Égypte, vous voyez la bande de Gaza. La distance jusqu’à Tel Aviv n’est pas grande, jusqu’à Beer Sheva n’est pas grande, et bien sûr jusqu’à l’enveloppe de Gaza, ce n’est rien, quelques mètres. Mais nous avions une frontière internationale, et cette frontière s’étendait de la mer à Eilat. C’était la frontière internationale de l’État d’Israël.

Quand vous regardez cela en gros plan, vous voyez que toutes ces frontières, la frontière maritime sous notre contrôle, toute la frontière terrestre sous notre contrôle, Ashkelon, Sderot, les kibboutzim, Kerem Shalom, et en bas l’axe de Philadelphie et le passage de Rafah, tous sous notre contrôle.

Historique du contrôle de Gaza « De la présence israélienne au désengagement : les conséquences du retrait »

Maintenant, voici ce qui s’est passé quand nous sommes sortis de Gaza : les frontières sont restées entre nos mains. La frontière maritime, ils ont essayé de la percer avec toutes sortes de flottilles, vous vous souvenez du Mavi Marmara, il y a eu d’autres tentatives, nous les avons bloquées. La frontière terrestre est à nous, rien ne la traverse.

Mais au moment où nous sommes sortis et avons abandonné l’axe de Philadelphie, en fait l’axe de Philadelphie c’est la frontière entre la bande de Gaza et l’Égypte, et au moment où nous en sommes sortis, il ne nous restait plus aucune barrière contre l’introduction massive d’armes, de moyens de combat, de machines pour fabriquer des armes et de machines pour creuser des tunnels. Tout cela sous le patronage de l’Iran, sous la direction de l’Iran, avec le financement iranien.
Et toutes ces choses que vous voyez ici sont entrées, et Gaza est devenue une menace énorme pour l’État d’Israël parce qu’il n’y avait pas de barrière ici. C’est ce qui s’est passé.

Alors la question se pose, et on me demande : si c’était si mauvais, pourquoi ne l’avez-vous pas conquis ? Pourquoi ne l’avez-vous pas conquis ? Et la réponse est que nous avons tout le temps essayé de frapper, bien sûr après que cela s’est produit en 2000, juste après le désengagement, ce réarmement s’est intensifié, bien sûr sous le régime de Morsi, mais cela a continué ensuite aussi sous le régime de Moubarak et sous d’autres, cela a continué tout le temps, le réarmement, et nous les avons combattus dans une série de guerres.

J’ai dirigé trois d’entre elles, trois opérations : Pilier de Défense, Bordure Protectrice, Gardien des Murs. Nous avons combattu cela et cela a bien sûr conduit à ce que nous tuions des milliers de terroristes et de hauts commandants du Hamas, Jabari, etc. Mais il n’y avait pas de légitimité nationale ou internationale pour entrer conquérir Gaza, reprendre l’axe de Philadelphie et le passage de Rafah. Il n’y avait pas d’accord national pour cela, ni international.

Historique du contrôle de Gaza « De la présence israélienne au désengagement : les conséquences du retrait »

Maintenant, l’importance de l’axe de Philadelphie, je ne le dis pas maintenant, je l’ai déjà dit il y a 20 ans. Sharon a annoncé le désengagement fin 2003, quelques mois plus tard, le 26 mars 2004, j’ai décrit quelles étaient mes exigences minimales et j’ai dit : ma première condition est le contrôle de tous les passages vers et depuis la bande de Gaza, par terre, mer et air. L’axe de Philadelphie qui sépare la bande de Gaza de l’Égypte ne sera pas évacué. Si Israël renonce au contrôle, ai-je dit, Gaza deviendra une enclave terroriste.

Quand il a été publié qu’ils allaient déraciner les colonies, vraiment faire le désengagement, j’ai écrit, j’ai donné au Premier ministre Sharon une lettre de démission et j’ai dit là-bas, au minimum, j’ai exigé le maintien de l’axe de Philadelphie entre nos mains. Alors ce n’était pas nouveau, il était clair que si nous n’avions pas cet axe, il y aurait ici un réarmement, il y aurait la création d’un monstre, l’axe du mal a besoin de l’axe de Philadelphie.

Et pour la même raison, nous devons contrôler l’axe de Philadelphie, le Hamas insiste pour que nous n’y soyons pas, et pour cette raison, j’insiste pour que nous y soyons. La présence sur l’axe de Philadelphie est avant tout une question politique stratégique. Nous devons fixer le fait que nous sommes là-bas.
Et on me dit : « Sortez, que s’est-il passé, sortez pour 42 jours, puis revenez. » Et j’ai dit : « J’ai entendu, nous avons déjà vu ce film. » Nous l’avons vu quand nous sommes sortis du Liban, on nous a dit : « Au premier obus, au premier missile, nous entrerons, nous conquerrons l’endroit et nous aurons un énorme soutien international pour cela. » Bon, des milliers de missiles ont été tirés de là-bas et il n’y a pas eu de soutien international pour cela.

Rejet des appels à un retrait temporaire « Pourquoi un retrait temporaire de l’axe de Philadelphie est dangereux »

On nous a dit quand nous sommes sortis de Gaza, maintenant que nous avons fait cette chose, on nous a dit : « Quel est le problème, à la première roquette, nous entrons. » La première roquette qui est tirée au-dessus du sol et introduite en contrebande sous le sol, nous entrons. 20 ans ont passé et nous ne sommes pas entrés.
Donc tous ceux qui disent que nous entrons, il n’y a pas de problème, il y a un problème. Et ce n’est pas une question tactique militaire, c’est une question de pression politique énorme qui sera exercée sur nous par le monde entier si nous sortons pour ne pas revenir, pour ne pas revenir.

Je vous dis à quel point il nous a été difficile de surmonter la pression nationale, j’ai résisté à cette pression pour entrer à Rafah. Voyez ce que nous avons payé, nous avons eu une pression énorme, la CPI, ils l’ont amenée un jour ou deux avant la décision, ils savaient que nous allions prendre la décision. Nous avons subi un embargo sur les armes qui s’étend, nous avons payé de la vie de nos soldats. Mais c’est comme rien comparé à ce qui sera dirigé contre nous si nous sortons et que tout le monde comprend l’importance de cette chose, mais ne nous soutient pas. Ils veulent que nous finissions la guerre, c’est en fait ce que tout le monde veut, que nous finissions la guerre.

Et cet axe est différent de tous les autres axes, de tous les autres endroits, il est central, il détermine tout notre avenir, son importance est énorme pour nous. Mais le monde qui veut la fin de la guerre, la dernière chose qu’il voudra, c’est que nous y entrions, et des pressions énormes seront exercées sur nous au Conseil de sécurité, c’est vrai, dans d’autres choses, je ne veux pas détailler, je ne veux pas donner d’idées aux autres, je sais déjà ce qui se passera. Pourquoi devrions-nous entrer dans ce piège ?

On nous dit que c’est possible, je dis que cette chose ne nous ramènera pas les otages, au contraire, au contraire. Je veux vous dire que c’est seulement quand nous sommes entrés à Philadelphie que nous avons senti un changement. Pendant de longs mois après le premier accord, le Hamas n’a pas bougé. Il a insisté : vous devez annoncer à l’avance la fin de la guerre, vous engager à sortir de la bande de Gaza, en fait nous permettre de revenir contrôler Gaza. Et la première fissure, la première fissure, et une telle chose bien sûr ne conduit pas à un accord et ne libère aucun otage, mais la première fissure est venue quand nous sommes entrés à Rafah, nous avons pris le contrôle de l’axe de Philadelphie, nous avons pris le contrôle du passage de Rafah, le tuyau d’oxygène du Hamas. Alors soudain, ils ont commencé à parler différemment.

Ensuite, ils ont un peu reculé quand ils pensaient que l’Iran viendrait les sauver, ou que le Hezbollah viendrait les sauver. Maintenant, ils espèrent qu’une pression internationale, une pression interne viendra les sauver. Mais le fait est que le premier changement et le plus efficace vers un accord qui pourrait être possible est venu précisément de la capture de l’axe de Philadelphie.

Et son évacuation ? Vous sortez, vous ne revenez pas. J’ai dit que nous ne sortons pas pour 42 jours parce que nous allons y être 42 ans. Je n’ai pas dit ça, j’ai vu sur une des chaînes, ce n’est pas vrai. Mais je sais que si nous sortons, il se peut que nous ne revenions pas pendant 42 ans, parce que nous en sommes sortis et nous ne sommes pas revenus pendant 20 ans. Et après le combat, après que nous nous sommes battus, après que nous les avons attrapés à la gorge, c’est ce qui peut nous donner aussi les otages, et d’ailleurs, empêche aussi l’introduction d’otages au-dessus du sol, ils peuvent les prendre, les faire passer en contrebande pendant ces 42 jours, les faire passer en contrebande dans le Sinaï, c’est une distance de quelques mètres, ils traversent la clôture, ils disparaissent, ils peuvent apparaître en Iran ou au Yémen.

En aucun cas, après que nous avons obtenu tout cela, nous n’y renoncerons et nous ne nous mettrons pas dans un piège terrible qui n’est pas une question tactique militaire, c’est une question stratégique politique. Et comme il y avait des éléments, des éléments de sécurité qui disaient qu’il n’y a pas de problème, on peut sortir, on peut sortir de Gaza dans le désengagement, et il n’y a pas de problème, on peut sortir du Liban et nous revenons immédiatement, je pense qu’après le 7 octobre, nous avons appris à être un peu plus prudents dans les évaluations et à comprendre aussi tous les éléments qui sont ici dans l’image.

Malheureusement, bien que nous soyons engagés de toute notre âme, et je suis engagé de toute mon âme à obtenir un accord et à faire avancer un accord, malheureusement, nous n’avons pas vu de réponse similaire de la part du Hamas. Nous avons accepté le cadre proposé par le président Biden le 31 mai, nous avons accepté ce qu’ils ont appelé la formulation finale de médiation le 16 août, nous avons accepté tout cela. Le Hamas a refusé le premier, le Hamas refuse le second. Son représentant, al-Hayya, a dit hier : retrait de toute la bande, fin de la guerre, laissez-nous au pouvoir. C’est leur position, ils n’ont pas bougé. J’ai dit qu’ils ont un peu bougé, mais dès qu’ils pensent qu’il y a une faiblesse chez nous ou une pression qui nous brisera, ils reviennent en arrière.

Et donc nous ne sortirons pas. L’importance de l’axe de Philadelphie est d’une importance cardinale, à la fois pour ramener les otages et pour garantir que le Hamas est écrasé et qu’il n’y aura pas de retour à la menace contre nous. Et donc nous avons transmis que c’est notre agenda.

Critique des dissensions internes « L’unité du cabinet face aux décisions stratégiques »

Mais de l’intérieur, des voix ont commencé à se faire entendre, de l’intérieur du cabinet, des ministres du gouvernement qui ont dit : il n’y a pas de problème, on peut sortir. Bien que nous ayons déjà décidé de ne pas sortir, j’ai donc dû l’amener au cabinet de manière officielle et fixer cette chose, et transmettre qu’il y a des choses sur lesquelles nous ne faisons pas de compromis.

Je veux transmettre, je suis flexible là où je peux être flexible, je ne m’entête pas là où je peux être flexible, et je ne suis pas flexible là où je dois m’entêter. Et sur CopyRetryClaude’s response was limited as it hit the maximum length allowed at this time.SBsuiteEditVoici la suite de la traduction :
Et sur cela, nous devons tous insister, sinon nous reviendrons et recevrons toute cette catastrophe qui s’est produite ici. L’axe du mal a besoin de l’axe de Philadelphie, nous devons le tenir.

C’est pourquoi, après avoir pris la décision du cabinet, je suis choqué, je suis simplement choqué, parce que j’ai entendu de l’intérieur qu’on dit que nous pouvons à nouveau sortir. Mais après qu’ils nous ont frappés, après qu’ils ont assassiné six otages de sang-froid, quel message cela envoie-t-il au Hamas ? Quel message cela envoie-t-il ? Tuez des otages, vous obtiendrez des concessions ?

Je dis que c’est tout à fait légitime dans les discussions, chaque ministre peut, doit dire son opinion. Quiconque est un peu familier avec ces discussions, et il y en a trop, et parfois de manière déchirante, mais chacun connaît la vérité. J’encourage tout le monde à dire son opinion, je ne bloque personne, au contraire. Mais à partir du moment où une décision est prise, elle est contraignante, car l’appartenance au cabinet n’est pas un programme à la carte. Une fois qu’une décision est prise, elle engage tout le monde.

Et le message que nous changerons une décision stratégique vitale, en général que nous changeons des décisions sous la pression d’un massacre d’otages, c’est un message terrible et horrible. C’est une incitation au terrorisme, c’est une incitation à plus de meurtres, et donc cela n’arrivera pas. Cela n’arrivera tout simplement pas.
Le Hamas, bien sûr, le Hamas pense bien sûr que cela arrivera tant qu’il voit la division en nous. D’ailleurs, ce n’est pas nouveau, il utilise cette tactique depuis une année entière. Je veux que vous voyiez cela, s’il vous plaît. Pas cela, oui. Revenez s’il vous plaît, revenez s’il vous plaît. D’abord, c’est ce que nous voulons qu’il y ait, oui. Tsahal reste ici et bloque. Tsahal est ici pour nous sortir non seulement de là, mais en général de la bande de Gaza.

La stratégie du Hamas pour diviser Israël « Document saisi : la tactique du Hamas pour exploiter les divisions internes »

Le Hamas utilise une tactique pour nous diviser, nous séparer, nous affaiblir, et finalement nous soumettre. Comment fait-il cela ? Voici un document d’instructions trouvé dans le tunnel des hauts responsables du Hamas par nos soldats. Nos soldats l’ont trouvé. D’ailleurs, dans les médias, on a dit que c’était Sinwar. Je ne peux pas m’engager que c’est Sinwar, mais je m’engage que ce sont les hauts responsables du Hamas. Voici le document original en arabe, voici sa traduction :
« Augmenter la diffusion de photos et de vidéos d’otages en raison de la pression psychologique qu’elles créent. Faire tout pour augmenter la pression psychologique sur Gallant. Continuer la ligne selon laquelle Netanyahu est responsable de ce qui s’est passé. Nuire au récit israélien comme si l’opération terrestre nuisait au retour des otages. »

Mot pour mot, c’est comme on dit, la feuille de messages du Hamas. C’est la stratégie du Hamas. Il veut nous diviser. Il compte sur une division interne. Il pense que la majorité du peuple suivra cela. Il se trompe.

J’ai dit à l’époque, quand il y avait le débat sur le refus, vous vous en souvenez ? J’ai dit que le jour de l’ordre, nous nous présenterons ensemble. Ce débat, je pensais qu’il était terrible, et aujourd’hui il crée une attente chez nos ennemis que nous sommes faibles, divisés, que nous cèderons. Mais le jour de l’ordre, nous combattrons tous.

Maintenant, cela crée la même chose, la même illusion que nous cèderons sur des choses cardinales qui sont importantes pour assurer notre avenir, notre existence, qu’on peut créer une querelle et une discorde parmi nous et que nous céderons. Je ne céderai pas à cette pression. Je résiste à des pressions encore plus grandes, et notre peuple ne cédera pas à cette pression, car la majorité du public comprend exactement ce que j’ai dit ici. Et ce n’est pas important ce qu’on voit sur les écrans, ce qu’on voit sur les écrans.

Je dis à Sinwar : oublie ça, ça n’arrivera pas. Nous devons rester unis sur notre intérêt existentiel. Nous devons agir ensemble pour que l’autre côté comprenne, comme il l’a compris concernant la fin de la guerre, ainsi il comprendra aussi ici que nous ne sommes pas divisés sur les choses essentielles. D’ailleurs, nous faisons des concessions sur des choses non essentielles. Nous avons donné une grande marge de manœuvre au cours de l’année et aussi maintenant. Mais sur les choses existentielles, nous restons unis.

Et dès que le Hamas comprendra cela, dès qu’il comprendra cela, il y aura un accord. Et dès qu’il comprendra cela, nous assurerons aussi notre existence et notre avenir. Ensemble, nous resterons debout, ensemble nous combattrons, et ensemble, avec l’aide de Dieu, nous vaincrons.

« La Campagne SUMMER TEFILIN d’Ohr Menahem : Un Succès Inspirant pour la Communauté de Bonneuil-sur-Marne »

« La Campagne SUMMER TEFILIN d’Ohr Menahem : Un Succès Inspirant pour la Communauté de Bonneuil-sur-Marne »

 

La communauté d’Ohr Menahem de Bonneuil-sur-Marne a récemment conclu une initiative remarquable qui a galvanisé ses membres et touché des vies bien au-delà de ses frontières habituelles. Du 1er au 31 août, la campagne « SUMMER TEFILIN » a encouragé les fidèles à partager la Mitsva des Téfilines partout où leurs vacances les menaient, créant ainsi une vague de connexion spirituelle à travers le monde.

 

L’idée était simple mais puissante : les participants devaient proposer à d’autres Juifs de mettre les Téfilines, immortaliser le moment par une photo, puis la partager sur le groupe WhatsApp de la communauté. Cette initiative ne visait pas seulement à renforcer la pratique religieuse, mais aussi à créer un sentiment d’unité et de mission partagée parmi les membres de la communauté, même lorsqu’ils étaient dispersés pour leurs vacances d’été.

Le Rav de la communauté, enthousiaste à propos du projet, a déclaré : « Cette campagne a montré la force de notre communauté et l’impact que nous pouvons avoir lorsque nous nous unissons autour d’un objectif commun. Chaque paire de Téfilines mise représente une connexion renouvelée avec notre héritage et nos traditions. »

L’engouement pour la campagne a rapidement dépassé les attentes initiales. Vers la fin du concours, un « Booster » a été ajouté pour atteindre l’objectif ambitieux de 260 paires, promettant un second voyage en récompense. La réponse de la communauté a été extraordinaire, culminant avec un total impressionnant de 282 paires de Téfilines mises durant le mois.

Les histoires qui ont émergé de cette campagne sont aussi diverses qu’inspirantes. Des membres de la communauté ont saisi des opportunités inattendues pour partager cette Mitsva : dans un avion en plein vol, avec un skipper lors d’une balade en bateau, sur le parking d’un centre commercial dans une ville lointaine, dans une aire de repos sur l’autoroute, et même en pleine manifestation propalestinienne. Un participant a même réussi à faire mettre les Téfilines à quelqu’un à la Knesset en Israël, soulignant la portée internationale de cette initiative locale.

Ces rencontres ont non seulement permis de réaliser la Mitsva des Téfilines, mais ont aussi créé des moments de connexion humaine et spirituelle profonds. Un participant a partagé : « J’ai proposé les Téfilines à un homme dans une station-service. Au début, il était hésitant, mais après avoir mis les Téfilines, il m’a remercié les larmes aux yeux, disant que cela faisait des années qu’il n’avait pas ressenti une telle connexion avec ses racines. »

Le 1er septembre, la communauté s’est réunie pour le tirage au sort tant attendu. Deux chanceux membres de la communauté ont gagné un voyage chez le Rabbi, portant avec eux les noms de tous les participants et un album photo regroupant les images de chaque personne ayant mis les Téfilines pendant la campagne. Ce voyage représente non seulement une récompense personnelle, mais aussi une mission spirituelle au nom de toute la communauté.

Il est important de noter que cette campagne avait une signification plus profonde que la simple participation à un concours. Elle a été lancée avec l’intention de prier pour la libération des otages et pour la guérison complète de Yossef Ben Kouka et Yossef Itshak Ben Esther Sarah, ajoutant une dimension de tikkun olam (réparation du monde) à cette initiative déjà significative.

Le succès de « SUMMER TEFILIN » démontre le pouvoir des initiatives communautaires pour renforcer la foi, créer des liens et avoir un impact positif sur le monde. Alors que les deux gagnants se préparent pour leur voyage spirituel, toute la communauté d’Ohr Menahem peut être fière d’avoir participé à une campagne qui a non seulement renforcé leur propre pratique religieuse, mais a aussi touché des vies dans le monde entier.

Cette campagne innovante pourrait bien servir de modèle pour d’autres communautés cherchant à engager leurs membres de manière significative, même pendant les périodes de dispersion comme les vacances d’été. Elle montre que la pratique religieuse peut être à la fois personnelle et communautaire, traditionnelle et adaptée à l’ère moderne des médias sociaux et de la connectivité globale.

Daat Menahem Jérusalem : Remise des certificats de Smikha

Daat Menahem Jérusalem : Remise des certificats de Smikha

Elloul, au-delà de sa signification spirituelle, est aussi une période spéciale où les maisons d’étude – les Batei Midrash et les Yeshivot se remplissent à nouveau du son de la Torah et de la prière, avec le retour des jeunes Temimim après quelques semaines de rafraîchissement.

 

À cette occasion, nous célébrons à la Yeshiva Daat Menahem – Jérusalem le succès de l’année scolaire précédente, à l’issue de laquelle cinq étudiants de la sixième promotion du programme d’études de la Smikha ont reçu leur ordination rabbinique.

Mazal Tov aux Tmimim (par ordre alphabétique) : Chimon Clerget, Chmouel Levy et aux Chlu’him : Mendel Kopf, Mendel Mimoun, Ouriel Meir Rabénou.

Les certificats de fin d’études – les certificats d’ordination (Smikha) – sont signés par le Rosh Yeshiva, le Rav Shaul Sillam, le Dayan-Rav Mikhael Abishid, qui accompagne le programme de Smikha, et le responsable du programme d’études pour la Smikha à la Yeshiva Daat Menahem – le Rav Yossef Bitton.

Le Rav Yossef Bitton s’est forgé une réputation d’expert dans l’enseignement de la Halakha, aussi bien au sein de la Yeshiva Daat Menahem que lors des cours destinés au grand public organisés par l’Institut Lemaan Yilmedu. Depuis des années, il se consacre avec un dévouement remarquable à guider les étudiants de la yeshiva dans ce domaine fondamental et essentiel de la vie juive : la Halakha LeMa’assé (la loi juive appliquée). Son enseignement joue un rôle crucial dans la formation des futurs leaders de la communauté, en leur transmettant une compréhension approfondie et pratique de la loi juive.

Tout au long de l’année, les étudiants ont eu l’opportunité de s’immerger dans l’étude approfondie et la recherche halakhique, ainsi que dans divers autres sujets connexes. Cette formation de haut niveau a été dispensée lors de conférences animées par le Rosh Yeshiva, le Rav Shaul Sillam, ainsi que par le Dayan-Rav Mikhael Abishid, Rosh Kollel du programme de formation des rabbanim « Yoshev Ohalim » de Beit Shemesh. Ces interventions ont permis aux étudiants d’élargir leurs connaissances et de développer leur compréhension des subtilités de la loi juive, tout en bénéficiant de l’expertise de figures éminentes du monde rabbinique.

Le Mashgiach (surveillant) de la yeshiva, le Rav Eliyahu Ben-Ayon, note que cette année, la yeshiva ouvre une nouvelle filière qui a suscité un grand intérêt parmi les étudiants – les lois du Chabbat approfondies (Iyoune) et la pratique (Halakha LeMa’assé).

Nous bénissons nos étudiants diplômés et nos nouveaux étudiants, en priant pour que nous réussissions dans notre travail et notre mission dans l’œuvre sacrée d’éduquer les Temimim et de former les rabbins d’Israël, conformément à la volonté de notre maître – le Rabbi.

 

Une nouvelle chaîne YouTube révolutionne l’étude du Talmud en français

Une nouvelle chaîne YouTube révolutionne l’étude du Talmud en français

Dans un monde où la technologie et la tradition se rencontrent de plus en plus, une nouvelle initiative passionnante vient de voir le jour pour les amateurs d’étude talmudique francophone. La chaîne YouTube « Le Talmud Expliqué En Français Dans Le Texte » offre une approche novatrice et approfondie de l’étude de la Guemara et des commentaires de Rachi, comblant un vide important dans les ressources en ligne pour l’étude juive en français.

 

Lancée il y a seulement deux mois, cette chaîne a déjà produit une quarantaine de vidéos, chacune offrant une plongée détaillée dans les textes sacrés du judaïsme. Avec des sessions allant de 30 minutes à une heure, elle propose bien plus qu’une simple traduction, mais une véritable immersion dans la richesse et la complexité du Talmud et de ses commentaires.

Cette initiative représente un pont important entre la tradition millénaire de l’étude talmudique et les moyens modernes de diffusion du savoir, rendant ces textes ancestraux plus accessibles que jamais à un public francophone désireux d’approfondir sa connaissance et sa compréhension de ces textes fondamentaux du judaïsme.

Cette chaîne, qui compte déjà une quarantaine de vidéos, propose des séances d’étude allant de 30 minutes à une heure, selon la complexité de la souguia abordée. Elle s’adresse principalement aux personnes ayant déjà des bases en hébreu et en araméen, et qui souhaitent approfondir leur compréhension du Talmud.

L’approche pédagogique de cette chaîne est particulièrement louable. Elle ne se contente pas d’une simple traduction, mais offre une véritable immersion dans le texte et son contexte. Chaque vidéo propose :

1. Une traduction mot à mot de la Guemara et de Rachi, permettant aux étudiants de se familiariser avec le langage spécifique de ces textes.
2. Une explication détaillée du pchat (sens littéral) de la Guemara.
3. Une analyse approfondie des commentaires de Rachi, mettant en lumière les subtilités de son interprétation.
4. Une exploration des questions implicites soulevées par Rachi et de ses réponses.
5. Une étude systématique des versets cités, replacés dans leur contexte biblique.

Ce qui distingue particulièrement cette chaîne, c’est son accent mis sur la compréhension de la méthodologie de Rachi. L’objectif est d’amener les étudiants à apprécier la précision et la nécessité de chaque mot dans les commentaires de ce grand sage.

La méthode d’enseignement est bien pensée : le créateur de la chaîne commence par expliquer le contexte et les enjeux de la souguia, puis expose les questions et réponses implicites de Rachi, avant de les retrouver dans le texte même. Cette approche permet aux auditeurs de mieux saisir la profondeur de l’analyse de Rachi et de développer leur propre capacité d’interprétation.

Cette initiative représente une ressource précieuse pour tous ceux qui souhaitent approfondir leur étude du Talmud, qu’ils soient étudiants, enseignants ou simples passionnés. Elle offre un pont entre la tradition séculaire de l’étude talmudique et les technologies modernes, rendant ces textes ancestraux plus accessibles à un public francophone.

La chaîne « Le Talmud Expliqué En Français Dans Le Texte » est une contribution significative à l’étude de la Torah et mérite d’être largement partagée au sein de la communauté. Elle incarne parfaitement l’idéal juif de l’étude continue et approfondie, adapté aux moyens de communication de notre époque.

https://www.youtube.com/@LeTalmudExpliqueEnFrancaisDans/videos

 

Le Camp Gan Israel de Floride célèbre des réalisations record en Torah lors de sa 18e cérémonie annuelle

Le Camp Gan Israel de Floride célèbre des réalisations record en Torah lors de sa 18e cérémonie annuelle

Le Camp Gan Israel de Floride a conclu sa saison estivale par sa 18e cérémonie annuelle de remise des prix MBP, célébrant les remarquables accomplissements des campeurs dans l’étude et la mémorisation de la Torah.

 

La 18e cérémonie annuelle de remise des prix MBP du Camp Gan Israel de Floride a marqué la fin de la saison estivale en célébrant les réalisations exceptionnelles des campeurs dans l’étude de la Torah. Sous la direction du rabbin Yisroel Benjaminson, les participants ont atteint un niveau record de mémorisation, totalisant 64 398 lignes de textes sacrés en seulement six semaines.

Parmi les accomplissements notables figurent la mémorisation de 8 traités talmudiques complets, 151 chapitres de Michnayot et 47 chapitres du Tanya, démontrant l’engagement profond des jeunes envers l’étude traditionnelle. Les trois meilleurs campeurs ont été spécialement honorés pour leurs performances remarquables.

La cérémonie a également mis en lumière l’importance de la technologie moderne dans la facilitation de ces réalisations, avec des remerciements particuliers adressés aux créateurs des plateformes digitales utilisées pour suivre et encourager les progrès des campeurs.

L’événement s’est conclu sur une note d’espoir, l’administration du camp souhaitant à tous les participants une année scolaire fructueuse à venir, tout en soulignant que ces efforts d’étude contribuent à l’avènement du Moshiach, conformément à l’enseignement traditionnel.