Cet article a été écrit à l’occasion du début de l’étude des lois de la sanctification du mois dans le Rambam quotidien selon l’institution du Rabbi. Il est important de noter que cet article ne tente pas d’inclure toutes les lois et calculs complexes de la sanctification du mois, mais seulement de donner des informations générales brièvement et dans un langage plus contemporain, afin de permettre à quiconque le souhaite d’étudier et de comprendre les sujets expliqués en détail dans les paroles du Rambam.
Par le Rav Barouh Hadad Émissaire du Rabbi et rabbin de la communauté Habad de Malha à Jérusalem
La sanctification du mois
Il est écrit dans le verset concernant l’offrande de la nouvelle lune : « L’holocauste de chaque mois en son mois » (Nombres 28:14), et nos sages ont déduit du terme « en son mois » que l’offrande de la nouvelle lune doit être au moment où il y a « renouvellement » du mois, et nous n’avons pas d’autre moment que la nouvelle lune dont le calcul est basé sur l’orbite de la lune autour de la Terre, et ce jour-là il y a renouvellement de la lune après qu’elle ait été cachée auparavant. De là vient la preuve que le peuple d’Israël calcule ses temps selon les mois lunaires, et chaque fois qu’elle se renouvelle, c’est le début du mois.
On ne fixe le début du mois que selon l’observation de la lune après qu’elle ait disparu à la fin du mois précédent, c’est-à-dire que deux témoins viennent témoigner devant le tribunal qu’ils ont vu le début de la nouvelle lune (comme il sera expliqué ci-dessous) dans la nuit du 30e jour, et alors le tribunal sanctifie ce jour et le fixe comme nouvelle lune, qui est le 1er jour du mois suivant, et à ce moment, il est également établi que le mois précédent est appelé « mois déficient » car il ne comptait que 29 jours. De plus, le tribunal allumait des torches au sommet des montagnes la nuit du 31 pour annoncer que le 30e jour avait été sanctifié. Si aucun témoin ne venait pendant le 30e jour du mois, alors le tribunal n’avait plus besoin de recevoir de témoignage du tout, mais fixait (sans le sanctifier) que la nouvelle lune était le 31e jour, qui est le 1er jour du mois suivant, et le mois passé est appelé « mois plein » qui comporte 30 jours. Ils le faisaient savoir par un repas qu’ils organisaient, appelé « repas d’intercalation » (car il est alors établi que le mois précédent était plein, ou dans son nom moins courant « mois intercalé »).
C’est une loi donnée à Moïse au Sinaï que le début du mois n’est fixé selon l’observation que lorsqu’il y a un Sanhédrin en Terre d’Israël, mais quand il n’y a pas de Sanhédrin, alors on fixe les débuts des mois selon le calcul que nous faisons aujourd’hui. Après la destruction du Second Temple, le Sanhédrin a continué à exister en Terre d’Israël, et donc ils ont continué à sanctifier le mois selon l’observation comme mentionné ci-dessus jusqu’à la fin de la période du Talmud babylonien, quand le Sanhédrin a cessé d’exister en Terre d’Israël et ils ont cessé de sanctifier le mois selon l’observation, mais l’ont sanctifié uniquement selon le calcul comme expliqué ci-dessous.
De nos jours, la coutume est que lorsqu’il y a un mois plein, la nouvelle lune dure deux jours. La raison en est que dans la dernière période avant la destruction du Second Temple, ils avaient l’habitude de sanctifier aussi le 30e jour par précaution, au cas où des témoins arriveraient au tribunal ayant vu la lune, et alors ils sanctifieraient ce jour comme nouvelle lune, donc maintenant aussi, quand nous ne sanctifions pas selon l’observation mais selon le calcul, nous pratiquons ainsi quand il y a 30 jours dans un mois.
La Terre par rapport à l’univers entier
La Terre a été créée par le Saint, béni soit-Il, au centre de l’univers, et elle reste à sa place et ne bouge pas du tout, et c’est ce qui est écrit dans le verset (Ecclésiaste 1:4) « mais la terre subsiste toujours ». L’univers entier est divisé en neuf couches d’espace l’une au-dessus de l’autre comme des pelures d’oignon autour de la Terre, et elles sont appelées « sphères » dans les paroles de nos Sages (voir figure 1), et dans ces couches se trouvent toutes les étoiles du ciel :
Dans la première sphère autour de la Terre se trouve la Lune.
Dans la deuxième se trouve Mercure.
Dans la troisième se trouve Vénus.
Dans la quatrième se trouve le Soleil.
Dans la cinquième se trouve Mars.
Dans la sixième se trouve Jupiter.
Dans la septième se trouve Saturne.
La huitième est la sphère où se trouvent toutes les étoiles, divisées en groupes appelés dans la science moderne « galaxies » (et cela inclut également le groupe d’étoiles autour des sept sphères appelé dans la science moderne « Voie lactée » où se trouve également la Terre).
Et la neuvième sphère ne contient aucune étoile, mais elle fait tourner toutes les sphères (y compris bien sûr le soleil et la lune sur lesquels nous nous concentrerons par la suite – ci-après « l’armée des cieux ») d’est en ouest autour de la Terre pendant une journée entière. C’est la raison pour laquelle nous avons le jour et la nuit, car le matin le soleil se lève à l’est et se couche à l’ouest.
Toutes les étoiles qui se trouvent dans les sept premières sphères entourant la Terre, y compris bien sûr le soleil et la lune, sont appelées « planètes », car en plus du mouvement général de toute l’armée des cieux d’est en ouest autour de la Terre, elles ont un mouvement individuel par leurs sphères personnelles dans lesquelles elles sont fixées dans la direction opposée d’ouest en est (voir figure 2). En revanche, toutes les étoiles qui se trouvent dans la huitième sphère sont appelées « étoiles fixes », car son mouvement d’ouest en est est à peine perceptible, et ce que la sphère du soleil accomplit dans son orbite quotidienne, la huitième sphère le fait en environ soixante-dix ans.
Le zodiaque
Le Saint, béni soit-Il, a créé l’univers de telle sorte que dans la huitième sphère se trouvent presque toutes les étoiles du ciel comme mentionné ci-dessus, et ces étoiles sont organisées en groupes appelés « galaxies », qui sont également en groupes, et parmi eux 12 groupes qui se trouvent sous forme de bande d’est en ouest au centre de la huitième sphère, vis-à-vis de ce qu’on appelle « l’équateur céleste », qui correspond à l’équateur sur la Terre, comme expliqué ci-après (voir figures 8-9). Chacun de ces groupes de galaxies forme une forme différente dans le ciel, et ils se reflètent également dans la neuvième sphère qui est vide de toute étoile, formant là une sorte de bande imaginaire d’est en ouest avec différentes formes, appelée « zodiaque » d’après l’armée des cieux qui « va » dans ce cercle, et en araméen « azal » signifie « aller ».
Ce zodiaque a une influence dans le monde selon les temps du passage du soleil vis-à-vis des différents signes, mais le peuple d’Israël est au-dessus de l’influence astrale, et ils ont le pouvoir de changer ce qui devrait être selon l’astre. Le soleil, la lune et toutes les planètes tournent le long de cette bande imaginaire autour de l’équateur. Les noms des 12 signes du zodiaque sont selon la forme qu’ils créent dans la huitième sphère, et ainsi dans leur reflet dans le zodiaque qui se trouve dans la neuvième sphère, et voici leurs noms d’est en ouest selon l’orbite quotidienne de toute l’armée des cieux – Bélier, Taureau, Gémeaux, Cancer, Lion, Vierge, Balance, Scorpion, Sagittaire, Capricorne, Verseau, Poissons (voir figure 3).
Les astronomes (autrefois appelés « sages de l’astronomie ») des premières générations utilisaient cette division sur le cercle céleste pour qu’il soit plus facile de calculer les orbites du soleil, de la lune et de toutes les autres planètes et de trouver leur position sur le cercle céleste, et c’est ainsi qu’on utilise encore cette division. Car tout cercle est divisé en 360 degrés, et pour calculer le parcours du soleil, il faut connaître sa position sur les 360 degrés du cercle céleste, à quel degré il se trouve, et il est plus difficile de localiser sa position sur le cercle céleste uniquement selon le degré où il se trouve, et maintenant après cette division, chaque 30 degrés sur le cercle céleste est un signe zodiacal en soi, et ainsi il est plus facile de localiser sa position. Et au lieu de dire par exemple que le soleil est à 217 degrés à l’est, on dit qu’il est dans le signe de la Balance plus 7 degrés (voir figure 3).
L’équateur
En plus du zodiaque que les astronomes utilisaient déjà dans les premières générations pour leurs calculs et leurs vérifications, ils ont également établi une ligne imaginaire séparant le côté nord de la Terre avec le pôle Nord à son sommet, du côté sud avec le pôle Sud à son sommet. Leur but était de permettre un calcul plus facile des trajectoires et des distances sur la Terre. Cette ligne était appelée « équateur » car dans les pays situés le long de cette ligne, le jour et la nuit sont « égaux » tout au long de l’année, comme expliqué ci-après.
De plus, il y a « l’équateur céleste » qui est une ligne imaginaire dans le cercle céleste et qui correspond à la ligne sur la Terre, et par elle on peut calculer plus facilement des calculs et des trajectoires dans le cercle et l’armée des cieux, ainsi que dans les trajectoires du soleil et de la lune dont la trajectoire principale est dans la région de l’équateur (voir figures 8-9).
L’orbite du soleil
La rotation quotidienne de toute l’armée des cieux d’est en ouest par la neuvième sphère autour de la Terre dure 23 heures et 56 minutes. Après ce temps, la neuvième sphère reviendra au même point où elle a commencé la rotation, mais tout cela n’est vrai que pour les étoiles fixes qui ne bougent presque pas comme mentionné ci-dessus, mais pas pour les sept planètes dont le soleil et la lune qui ont une orbite personnelle par la sphère dans laquelle elles sont fixées. Elles ne reviendront pas à leur position après 23 heures et 56 minutes, car elles ont aussi une orbite personnelle par leur sphère dans la direction opposée d’ouest en est, et donc pour le soleil dont la longueur de l’orbite d’ouest en est est de 365 jours, il faudra encore 4 minutes pour atteindre le même point où il était au début de la rotation. C’est pourquoi nous avons une journée de 24 heures, car les temps du jour et de la nuit dépendent de la rotation quotidienne du soleil avec toute l’armée des cieux (voir figure 4).
La longueur du jour et les saisons de l’année
La rotation annuelle du soleil d’ouest en est autour de la Terre, bien qu’elle soit approximativement vis-à-vis de la région du zodiaque, et qu’elle soit aux alentours de l’équateur, néanmoins la rotation n’est pas en ligne droite sur la surface du globe, mais le soleil a une inclinaison vers le nord et le sud un peu en direction des pôles (voir figures 8-9) et c’est ce qui cause les jours longs en été et courts en hiver. Explication – imaginons que nous nous tenons devant la Terre de manière à ce que l’équateur soit face à nous (comme dans la figure 8), et sur elle il y a un anneau qui ne se tient pas droit sur le centre de la sphère qui est l’équateur, mais il penche vers le sud, et ainsi il se trouve que si nous marchons sur le parcours de l’anneau d’ouest en est, nous remarquons que si nous commençons au Bélier, au début nous montons vers le côté nord jusqu’à ce que nous atteignions l’extrémité la plus au nord, et ensuite nous commençons à descendre vers le sud jusqu’à ce que nous atteignions l’extrémité la plus au sud, et c’est ainsi dans l’orbite du soleil, dont l’orbite d’ouest en est est inclinée vers le nord et le sud, et parfois il se trouve à l’extrémité la plus au nord et parfois à l’extrémité la plus au sud.
Selon cela, nous comprendrons que parce que la Terre est sphérique, quand le soleil est dans son orbite à l’extrémité la plus au nord qui est à 23,5 degrés au nord de l’équateur, c’est le jour le plus long de l’année en Terre d’Israël qui se trouve également du côté nord de l’équateur, car le temps pendant lequel on voit le soleil est plus grand, contrairement au moment où il se trouve à l’extrémité la plus au sud qui est à 23,5 degrés au sud de l’équateur, c’est le jour le plus court. (Voir figure 9 comment les 4 saisons de l’année sont également divisées selon 4 points centraux dans son orbite, la position du soleil aux deux extrémités nord – sud, ainsi qu’aux deux points où le soleil dans son orbite touche l’équateur, et ils sont exactement dans les mois de Nissan, Tamouz, Tishrei, Tevet).
Concernant les 4 saisons de l’année, on pourrait expliquer les changements en elles comme mentionné ci-dessus en raison de la position du soleil, quand il est à l’extrémité nord c’est le sommet de l’été en Terre d’Israël à cause de l’angle direct auquel les rayons du soleil frappent la Terre, et donc il fait chaud, contrairement à l’extrémité sud où c’est le sommet de l’hiver en raison de l’angle incliné des rayons du soleil, et donc il fait plus froid, car les rayons du soleil se dispersent plus.
Néanmoins, en vérité on ne peut pas dire que c’est la raison, et comme l’a écrit notre Maître l’Admour Hazaken dans le Siddour avec Dach dans la porte de Lag BaOmer, qu’il n’y a pas de raison compréhensible selon la nature, car la Terre par rapport à tous les cieux est comme par exemple un grain de moutarde dans un grand hall, et il n’y a aucune signification à la position et à l’angle du soleil, et donc il écrit que pour le changement des saisons il n’y a pas d’explication dans les voies de la nature, mais dans cette chose on voit tangiblement le renouvellement de l’influence continuelle du néant à l’être au-dessus des voies de la nature.
Le mystère des saisons : au-delà de l’explication astronomique
Cette vision de l’Admour Hazaken sur les saisons est vraiment fascinante! Il nous invite à regarder plus loin que l’explication astronomique classique. En effet, si vous y réfléchissez, il y a quelque chose d’étonnant dans le fait qu’un si petit changement d’angle des rayons solaires puisse créer des effets aussi importants sur notre climat.
Pensez-y : la Terre est minuscule par rapport à l’immensité de l’univers – « comme un grain de moutarde dans un grand hall », nous dit l’Admour. Comment un petit changement d’angle de 23,5 degrés pourrait-il transformer si radicalement nos saisons? C’est comme si vous éclairiez un petit pois avec une lampe gigantesque et que vous vous étonniez qu’un léger mouvement de la lampe change complètement la température du pois!
Ce que l’Admour Hazaken nous propose, c’est de voir les saisons comme quelque chose de bien plus profond qu’un simple mécanisme astronomique. Chaque changement de saison n’est pas seulement le résultat de lois naturelles, mais un véritable acte de création divine qui se renouvelle constamment.
Le printemps qui succède à l’hiver n’est pas juste un retour cyclique prévisible – c’est un miracle renouvelé, une création fraîche « du néant à l’être ». Chaque fleur qui éclot, chaque jour qui s’allonge, chaque changement de température est un signe que Dieu maintient activement la création à chaque instant.
Cette approche nous invite à regarder différemment les phénomènes naturels quotidiens. Les levers de soleil, le changement des feuilles en automne, les premières pousses du printemps – toutes ces choses si familières que nous tenons pour acquises – deviennent des témoignages vivants d’une présence divine toujours active dans notre monde.
L’Admour Hazaken nous enseigne ainsi que la science et la spiritualité ne sont pas en conflit. Elles nous racontent simplement différentes parties de la même histoire – l’une nous explique le « comment », l’autre nous suggère le « pourquoi ». Les saisons ne sont pas moins merveilleuses parce qu’on peut les expliquer par l’astronomie; elles sont peut-être encore plus extraordinaires quand on réalise que l’explication astronomique elle-même n’est pas suffisante.
En fin de compte, cette vision nous invite à vivre avec émerveillement et gratitude face aux cycles naturels que nous observons. Chaque saison devient non pas simplement le résultat automatique d’un mécanisme céleste, mais un cadeau divin renouvelé, un signe que le monde entier est constamment soutenu par une force qui dépasse notre compréhension.
L’orbite de la lune
Maintenant passons à l’orbite de la lune autour de la Terre. Comme mentionné ci-dessus, en plus de la rotation quotidienne avec toute l’armée des cieux, la lune comme les autres planètes a une orbite personnelle par la sphère dans laquelle elle est fixée. Dans cette orbite, la lune a besoin d’environ 27 jours pour faire le tour de la Terre d’ouest en est (figure 5), et après cela elle reviendra au même point où elle a commencé l’orbite personnelle (pour cette raison, dans la rotation quotidienne de toute l’armée des cieux par la neuvième sphère, au moment où tous complètent une rotation complète et reviennent au point où la rotation a commencé, la lune en raison de son orbite personnelle dans la direction opposée, sera encore retardée et aura besoin de 50 minutes supplémentaires pour compléter la rotation quotidienne). Mais ce n’est pas suffisant pour calculer un mois de 27 jours, car dans le verset il est écrit « l’holocauste de chaque mois en son mois », et comme mentionné ci-dessus nos Sages ont interprété que la nouvelle lune doit être le jour où il y a renouvellement, et cela n’existe dans l’orbite de la lune que tous les 29,5 jours comme expliqué ci-après.
Du verset « Ce mois sera pour vous le premier des mois » (Exode 12:2) où le Saint, béni soit-Il, a montré à Moïse comment la lune apparaît lors de son renouvellement et lui a dit « Ainsi regarde et sanctifie ». Nous expliquons ces choses : L’orbite personnelle de la lune autour de la Terre d’ouest en est dure 27 jours. En revanche, l’orbite personnelle du soleil d’ouest en est autour de la Terre dure 365 jours, et il en résulte que si le soleil et la lune sont tous deux à 0 degré par rapport au zodiaque dans le cercle céleste, au début du signe du Bélier, et commencent leur trajectoire vers l’est, au moment où la lune fera une rotation complète de 360 degrés en environ 27 jours, le soleil n’avancera que de 27 degrés.
Il en résulte également que la lune, après avoir fait un tour complet de la Terre dans son orbite personnelle, ne se tiendra pas encore face au soleil dans son orbite, mais seulement après plus de deux jours pendant lesquels la lune avancera dans son orbite et seulement alors elle se tiendra face au soleil dans son orbite. Ce temps est d’environ 29 jours, 12 heures et 793 parties d’heure depuis le début de l’orbite, comme expliqué ci-après.
Le moment de la nouvelle lune
Ce moment où le soleil et la lune se tiennent l’un face à l’autre, chacun dans son orbite personnelle, est appelé « molad » (nouvelle lune), car à partir de ce moment commence pour ainsi dire la naissance de la lune à nouveau après qu’elle ait été complètement cachée à la fin du mois.
Explication : La lune n’a pas de lumière propre mais tout ce que nous voyons éclairé est seulement par l’illumination du soleil sur elle, et donc au moment où la lune et le soleil chacun dans sa trajectoire se trouvent à 0 degré par rapport aux signes, ou après que la lune ait parcouru une trajectoire de 29,5 jours et rencontre à nouveau le soleil, dans cette situation où ils sont l’un en face de l’autre (temps de « conjonction » dans la langue du Rambam), nous qui sommes sur la Terre ne voyons pas la lune briller, car le côté qui fait face au soleil est celui qui brille, et ce que nous voyons n’est que le côté opposé sombre qui nous fait face (voir figures 6 et 7).
Après que la lune se déplace encore un peu vers l’ouest, nous de la Terre pourrons voir seulement un peu de l’éclat de la lune, ce qui est tourné et révélé à nous sous forme d’un arc fin qui est le bord de sa partie éclairée qui auparavant faisait face uniquement au soleil, et au temps où l’on sanctifiait selon l’observation, les témoins témoignaient devant le tribunal du début de ce mince éclat dans le ciel (qui est environ un jour après le temps du molad), et alors le tribunal fixait ce jour comme nouvelle lune.
Comment calculer la nouvelle lune
Dans l’ancien temps, les astronomes ne divisaient pas chaque heure en 60 minutes et 60 secondes par minute comme nous le faisons aujourd’hui, mais chaque heure était divisée en 1080 parties (et chaque partie était divisée en 76 instants). La raison de cette division de cette manière était que ce nombre pouvait être divisé de nombreuses façons sans reste, et donc il était plus commode de calculer les temps avec lui. De nos jours, comme nous sommes habitués à ce que chaque heure ait 60 minutes, il en résulte donc selon le calcul que dans chaque minute il y a 18 parties, et donc dans les temps de la nouvelle lune dans les calendriers, l’usage est généralement en minutes, de sorte qu’au lieu de dire par exemple que la nouvelle lune est vendredi soir à 19h00 et 580 parts, nous disons que la nouvelle lune est à 19h32 et 4 parts.
Maintenant nous pouvons comprendre que ce temps de 29 jours, 12 heures et 793 parts mentionné ci-dessus, est le temps entre une nouvelle lune et l’autre, et par exemple si nous savons que la nouvelle lune du mois de Tishrei tombe le dimanche 29 Eloul à 17h07 et 9 parts, nous ajoutons à cela le temps mentionné ci-dessus et ainsi il en résulte que la nouvelle lune du mois de Heshvan sera le mardi 30 Tishrei à 5h51 du matin et 10 parts. Le signe pour ce calcul est – 1 12 793, c’est-à-dire que lorsque vous voulez calculer plus facilement la prochaine nouvelle lune après avoir connu la précédente, vous avancez de 4 semaines exactement au même moment, et vous y ajoutez encore 1 jour, 12 heures et 793 parts, et c’est le moment de la nouvelle lune.
Il faut noter que ce temps de 29 jours, 12 heures et 793 parts n’est pas exactement précis dans chaque orbite mensuelle de la lune entre une nouvelle lune et la suivante, mais c’est un temps moyen que nos Sages nous ont fixé. La raison en est que l’orbite de la lune autour de la Terre n’est pas exactement circulaire mais en forme d’ellipse, et donc la position de la lune et du soleil l’un face à l’autre chaque mois n’est pas toujours après un temps égal de manière précise, mais parfois un peu plus et parfois un peu moins.
Année intercalée
Après avoir expliqué les orbites du soleil et de la lune, revenons au début de nos propos. Nous avons reçu l’ordre du Saint, béni soit-Il, de compter et calculer les mois et les temps selon le cours de la lune, et nous avons également reçu l’ordre concernant la fête de Pâque « Observe le mois de l’Aviv » (Deutéronome 16:1), et si nous calculons les mois uniquement selon le cours de la lune, Pâque pourrait parfois tomber en hiver ou en été et pas nécessairement au printemps, car l’orbite du soleil dont dépendent les saisons est de 365 jours par an, contrairement à l’orbite de la lune qui n’est que de 354 jours par an, et la différence entre eux est de 11 jours.
Donc pour faire correspondre le calcul de l’année solaire au calcul de l’année lunaire, et ainsi la fête de Pâque tombera toujours au printemps, le tribunal « intercalait » l’année une fois tous les trois ans quand s’accumulent environ 30 jours où l’année solaire est supérieure à l’année lunaire, et ils ajoutaient un mois d’Adar supplémentaire. De cette façon, il s’avère que tous les 19 ans, c’est un cycle complet où les années solaires et les années lunaires seront identiques l’une à l’autre presque sans reste.
À la mémoire de mon père et maître Rabbi David Shimon fils du Rabbi Brachia, de mémoire bénie.
La faction houthie aurait utilisé une arme hypersonique d’un nouveau type dans sa récente attaque contre Israël. L’engin, qui se serait écrasé près de l’aéroport international Ben Gourion, représente une escalade significative des capacités militaires du groupe yéménite. Les systèmes de défense israéliens, malgré leur sophistication reconnue, n’ont apparemment pas réussi à intercepter complètement ce projectile.
Un missile d’un nouveau type aux capacités inconnues
Selon plusieurs médias arabes, le missile lancé par les Houthis dimanche et qui a touché les environs de l’aéroport Ben Gourion serait un missile hypersonique d’un nouveau type. Cette hypothèse est renforcée par la communication officielle du porte-parole houthi qui, contrairement à son habitude, n’a pas précisé le modèle exact de l’arme utilisée dans ses déclarations récentes. « Le porte-parole s’est contenté de mentionner un ‘missile hypersonique’, sans spécifier qu’il s’agissait du ‘Palestine 2’ comme il le fait habituellement », note l’analyste Its’hak Abouhatséra.
Cette omission délibérée dans les deux dernières déclarations officielles pourrait indiquer l’utilisation d’une technologie nouvelle ou modifiée, représentant potentiellement une évolution significative dans l’arsenal balistique des rebelles yéménites.
Des caractéristiques techniques redoutables
Jusqu’à présent, les Houthis utilisaient principalement le missile hypersonique « Palestine 2 », dont les spécifications techniques sont relativement connues des services de renseignement occidentaux. Ce modèle, annoncé l’année dernière par le groupe, dispose d’une portée impressionnante de 2000 kilomètres et pèse environ 4,5 tonnes.
Sa caractéristique la plus redoutable reste sa vitesse exceptionnelle, atteignant 16 fois celle du son (Mach 16), ce qui complique considérablement son interception par les systèmes de défense antimissile conventionnels. Malgré cette difficulté technique majeure, les systèmes de défense aérienne israéliens, considérés parmi les plus performants au monde, avaient jusqu’à présent réussi à faire face à cette menace avec une efficacité relative.
Un impact significatif sur les infrastructures stratégiques israéliennes
Les sirènes d’alerte ont retenti dimanche dans de nombreuses régions d’Israël suite au lancement du missile depuis le Yémen. L’impact a été confirmé dans l’enceinte de l’aéroport international Ben Gourion, bien que les autorités militaires n’aient pas encore précisé s’il s’agissait de la tête explosive du missile, de fragments ou de débris d’interception.
« Ce qui est certain, c’est que les systèmes de défense aérienne ont échoué à intercepter complètement le missile », confirme une source militaire qui souhaite garder l’anonymat. Cet échec relatif soulève des questions sur l’efficacité des boucliers antimissiles israéliens face à cette nouvelle génération d’armements hypersoniques.
Les conséquences immédiates ont été significatives : l’activité de l’aéroport a été temporairement suspendue, les accès routiers bloqués et le trafic ferroviaire interrompu dans la zone pendant environ 45 minutes. « Après vérification et autorisation de la police, les opérations ont repris et les barrages ont été levés », précise le communiqué officiel des autorités aéroportuaires.
Une enquête militaire en cours sur l’échec de l’interception
L’armée israélienne a immédiatement ouvert une enquête sur cet incident grave, particulièrement concernant les circonstances de l’échec d’interception. « Tsahal doit comprendre pourquoi nos systèmes de défense, parmi les plus sophistiqués au monde, n’ont pas réussi à neutraliser cette menace », explique un expert en défense antimissile.
Cette attaque intervient dans un contexte d’escalade continue entre Israël et l’axe de résistance soutenu par l’Iran, dont les Houthis constituent l’une des branches les plus actives. « Le fait que les rebelles yéménites puissent désormais toucher avec précision l’infrastructure aéroportuaire la plus importante d’Israël représente un développement stratégique majeur », analyse un spécialiste des questions militaires au Moyen-Orient.
Les forces armées israéliennes devront désormais adapter leurs systèmes de défense face à cette menace évolutive, alors que les tensions régionales continuent de s’intensifier. La capacité des Houthis à développer ou à acquérir des armements de plus en plus sophistiqués témoigne également de l’approfondissement de leurs relations avec leurs soutiens étrangers, notamment l’Iran, qui dispose d’une expertise reconnue dans le domaine des missiles balistiques et des technologies hypersoniques.
L’attaque survenue dimanche matin a provoqué d’importants dommages matériels au séminaire Beth Rivka de Kfar Habad B, situé à proximité de l’aéroport international Ben Gourion. Trois personnes ont été légèrement blessées suite à l’impact du projectile tiré depuis le Yémen, tandis que les systèmes de défense israéliens n’ont pas réussi à intercepter le missile. Des images dramatiques révèlent l’ampleur des dégâts causés par l’onde de choc dans l’établissement éducatif où, heureusement, élèves et personnel avaient trouvé refuge dans les abris.
Une attaque qui a pris de court les systèmes de défense
Dimanche matin, les sirènes d’alerte ont retenti dans plusieurs localités à travers le pays, annonçant la menace imminente d’un missile lancé depuis le territoire yéménite en direction d’Israël. Le porte-parole de Tsahal a confirmé que « suite aux alertes déclenchées dans plusieurs zones du territoire national, plusieurs tentatives d’interception ont été effectuées contre un missile tiré depuis le Yémen. Un impact a été identifié dans la zone de l’aéroport Ben Gourion, l’incident fait l’objet d’une enquête. »
Les autorités militaires estiment que les systèmes de défense ont échoué à intercepter le projectile et examinent actuellement si l’impact près de l’aéroport est bien celui du missile yéménite. Cette défaillance soulève des questions sur l’efficacité des dispositifs de protection antimissile face à des attaques provenant de longue distance, une préoccupation majeure pour la sécurité nationale israélienne.
Bilan humain et matériel de l’attaque
L’onde de choc provoquée par l’explosion a fait trois blessés. Un homme de 54 ans a été légèrement à modérément blessé, tandis qu’une femme du même âge a subi des blessures légères dues à l’onde de choc. Une troisième personne, une femme, s’est blessée en se précipitant vers un abri.
Le séminaire Beth Rivka de Kfar Habad B, établissement situé à proximité de l’aéroport Ben Gourion, a subi d’importants dégâts matériels. Des vitres ont volé en éclats sous la puissance de l’onde de choc, projetant des débris de verre dans les couloirs et dans l’une des salles de classe. Selon les informations recueillies par COL, une salle de réception adjacente aurait également subi des dommages similaires. Sur l’une des fenêtres du séminaire, un trou béant laisse supposer l’impact d’un fragment ou d’un éclat.
« Grâce à Dieu, il n’y a pas eu de blessés parmi les étudiantes et le personnel de l’établissement, qui se trouvaient tous dans les espaces protégés au moment de l’impact, » a déclaré un responsable du séminaire, visiblement soulagé malgré l’ampleur des dégâts matériels.
La communauté Loubavitch face à l’épreuve
Le séminaire Beth Rivka, institution éducative phare de la communauté Loubavitch en Israël, se retrouve aujourd’hui au cœur de l’actualité dans des circonstances dramatiques. Les images diffusées montrent le Rav Shneur Oirechman, émissaire Habad de Tallahassee en Floride, présent à l’aéroport Ben Gourion au moment des alertes, illustrant la portée internationale de l’événement.
La rapidité avec laquelle les procédures de sécurité ont été mises en œuvre au sein de l’établissement témoigne de la préparation des institutions israéliennes face aux menaces. Les Rabbanim de la communauté ont immédiatement réagi pour organiser le soutien aux étudiantes et au personnel, démontrant une fois de plus la solidarité qui caractérise la communauté Habad-Loubavitch.
Des implications géopolitiques préoccupantes
Cet incident s’inscrit dans un contexte régional tendu, où les Houthis du Yémen multiplient les attaques contre Israël depuis plusieurs mois. Le Grand Rabbin Its’hak Yossef avait récemment appelé à la vigilance face à la multiplication des menaces provenant de différents fronts.
L’attaque de ce dimanche marque une escalade inquiétante dans la capacité des forces hostiles à atteindre des cibles sensibles sur le territoire israélien. Le ciblage, intentionnel ou non, de zones proches d’infrastructures critiques comme l’aéroport international Ben Gourion soulève de graves préoccupations sécuritaires.
Les autorités israéliennes ont renforcé les mesures de sécurité dans l’ensemble du pays, particulièrement autour des sites stratégiques et des établissements communautaires comme le Beth Rivka. La communauté internationale observe avec inquiétude cette nouvelle démonstration des capacités militaires des groupes soutenus par l’Iran dans la région.
Alors que les équipes de nettoyage s’affairent déjà à réparer les dégâts au séminaire, la vie reprend progressivement son cours, témoignant de la résilience d’une population habituée à faire face à l’adversité.
C’est avec une profonde tristesse que la communauté juive apprend la disparition soudaine du Rav Shalom Dober Lipsker, éminent émissaire du Rabbi à Miami Beach. Figure emblématique de la présence Loubavitch en Floride et fondateur de l’organisation « Alef » dédiée aux détenus juifs, il s’est éteint subitement des suites d’un arrêt cardiaque durant le Chabbat, à l’âge de 78 ans.
Un parcours extraordinaire, de l’URSS à la Floride
Né à Tachkent, le jeune Shalom Dober fut clandestinement exfiltré de l’Union soviétique alors qu’il n’était qu’un nourrisson, pour rejoindre un camp de personnes déplacées en Allemagne. Au début des années 1950, sa famille s’installa en Ontario, au Canada, marquant le début d’un nouveau chapitre de sa vie. C’est en 1968 qu’il reçut son ordination rabbinique à la Yeshiva centrale de Loubavitch – 770. Suite à son mariage avec Hannah, le couple fut envoyé en mission par le Rabbi à Miami Beach, où le Rav Lipsker prit initialement la direction de la Yeshiva Habad locale, avant de fonder la Grande Yeshiva et d’en devenir le directeur pédagogique.
Fondateur visionnaire de Bel Harbor et au-delà
En 1981, le Rav Lipsker posa la première pierre de ce qui allait devenir une institution majeure : la synagogue de Bel Harbor sur Collins Avenue. Les débuts furent modestes mais déterminés – on pouvait le voir passer des heures sur l’avenue, abordant les passants pour leur demander s’ils étaient juifs et s’ils souhaitaient se joindre à un office. Aujourd’hui, cette synagogue accueille des milliers de fidèles et est devenue un véritable point de repère pour les résidents locaux comme pour les nombreux visiteurs internationaux. Son rayonnement s’étend sur quatre communautés avoisinantes : Bel Harbor, Bay Harbor Islands, Indian Creek Village et Surfside. Sous la direction d’une équipe de Rabbanim, d’éducateurs et de bénévoles dévoués, le centre propose une multitude de programmes éducatifs pour adultes, d’activités pour la jeunesse et d’événements pour les femmes.
Un engagement sans faille envers l’éducation et la compassion
L’héritage du Rav Lipsker dépasse largement le cadre de sa synagogue. Il fut également le fondateur de l’Institut Alef, une organisation nationale juive à vocation humanitaire et éducative, consacrée à l’amélioration des conditions de vie des détenus, des militaires et de leurs familles. Sa vision s’est également concrétisée dans la création des conférences internationales de Miami sur la Torah et la science, établissant des ponts entre tradition et modernité. Reconnu pour ses interventions inspirantes sur la prière, l’attachement et le dévouement au Rabbi, le Rav Lipsker était profondément apprécié au sein de sa communauté ainsi que par ses collègues émissaires et les hassidim.
Un héritage familial et communautaire
Le Rav Lipsker laisse dans le deuil son épouse, Mme Hani Lipsker, ses enfants le Rav Zalman Lipsker et Mme Devorah Leah Andrucier, ainsi que ses petits-enfants. Il laisse également ses frères et sœurs : le Rav Mendel Lipsker de Johannesburg (Afrique du Sud), le Rav Yossef Lipsker de Miami Beach (Floride), et Mme Sheva Schochet de South Beach (Floride).
Les funérailles se dérouleront ce dimanche, d’abord à la synagogue de Bel Harbor à 9h00, puis se poursuivront à New York au cimetière Montefiore dans le Queens à 15h30, où il sera inhumé.
La disparition du Rav Lipsker laisse un vide immense dans la communauté Habad de Floride et au-delà. Son engagement inlassable envers l’éducation juive, son dévouement auprès des plus vulnérables et sa capacité à bâtir des institutions durables témoignent d’une vie consacrée au service des autres. « Il avait cette capacité unique à connecter avec chaque personne qu’il rencontrait, peu importe son origine ou sa situation », confie un membre de longue date de la synagogue de Bel Harbor. « Pour lui, chaque âme juive était précieuse et méritait attention et respect. »
Le Beth Habad de Bel Harbor, qu’il a fondé et développé pendant plus de quatre décennies, continue d’incarner sa vision d’un judaïsme chaleureux, accueillant et dynamique. Des générations d’étudiants, de fidèles et de visiteurs ont été touchés par son enseignement et son exemple. « Le Rav Lipsker ne se contentait pas de diriger, il inspirait », témoigne un ancien élève de la Yeshiva. « Il nous montrait par l’exemple ce que signifie vivre pleinement selon les enseignements du Rabbi. »
Son travail pionnier auprès des détenus juifs à travers l’organisation Alef a également marqué profondément le paysage de l’assistance spirituelle en milieu carcéral aux États-Unis. Grâce à ses efforts, des milliers de prisonniers juifs ont pu maintenir un lien avec leur tradition et leur identité dans des circonstances difficiles.
La communauté Loubavitch lance sa grande campagne annuelle de collecte de fonds du 6 au 9 mai 2025, sous le thème fédérateur « Un cœur, une communauté ». Cette initiative sociale majeure, dirigée par le Rav Mendel Azimov, vise à soutenir les nombreuses actions d’entraide menées tout au long de l’année auprès des plus vulnérables. Face aux défis sociaux grandissants, le Beth Loubavitch d’Île-de-France appelle à la générosité collective pour maintenir et développer ses programmes d’aide essentiels.
Une mobilisation cruciale pour soutenir les actions sociales
« Parce qu’ils comptent sur nous », tel est l’appel lancé cette année par le Beth Loubavitch d’Île-de-France pour sa campagne annuelle de collecte. Du 6 au 9 mai 2025, l’organisation intensifie ses efforts pour recueillir les fonds nécessaires au maintien de ses nombreux programmes sociaux. Sous la direction du Rav Mendel Azimov, cette mobilisation s’avère plus importante que jamais dans un contexte où les besoins d’assistance ne cessent de croître.
« Notre mission est d’être présents pour chaque membre de la communauté qui traverse des difficultés », explique le Rav Mendel Azimov. « Cette campagne annuelle est vitale pour financer l’ensemble de nos programmes d’aide qui fonctionnent toute l’année. »
Pour contribuer à cet élan de solidarité, les donateurs sont invités à se rendre sur le site campagne.loubavitch.fr ou à contacter directement l’organisation par téléphone au 01 44 52 72 97.
Le Beth Loubavitch d’Île-de-France a développé un réseau éducatif sans équivalent en Europe. Avec le complexe scolaire Beth ‘Haya Mouchka, reconnu comme le plus grand d’Europe, l’organisation propose un cadre éducatif de qualité à quelque 2500 élèves. Ce réseau comprend également 400 berceaux de crèche, permettant aux plus jeunes de bénéficier d’un encadrement adapté dès le plus jeune âge.
L’offre éducative s’étend bien au-delà de l’enseignement traditionnel avec 40 centres Gan Israël accueillant 6000 enfants et 35 centres de Talmud Torah. Pour les adolescents, le programme CTEEN rassemble pas moins de 6000 participants, offrant un cadre structuré et stimulant. L’éducation pour adultes n’est pas en reste, avec 1250 cours hebdomadaires suivis par 14 000 participants, ainsi que deux séminaires d’études européens.
« Notre réseau éducatif constitue la colonne vertébrale de notre action communautaire », souligne un responsable du Beth Loubavitch. « Il nous permet de transmettre les valeurs et les connaissances qui font la richesse de notre tradition. »
Avec 65 centres communautaires répartis dans toute l’Île-de-France et 150 délégués locaux, le Beth Loubavitch assure une présence de proximité adaptée aux besoins spécifiques de chaque territoire. Cette infrastructure permet de déployer efficacement les nombreuses actions sociales et culturelles de l’organisation.
La diffusion du savoir et des traditions constitue également un axe majeur de l’action du Beth Loubavitch, avec l’édition et la distribution de 200 000 guides pour les grandes fêtes juives, 35 000 exemplaires hebdomadaires de la Sidra de la Semaine, 40 000 kits pour ‘Hanoucca ainsi que 20 000 kits de Pourim et 3 500 lectures de la Méguila.
Ces chiffres impressionnants témoignent d’un rayonnement considérable et d’une capacité à toucher un large public, bien au-delà des cercles traditionnels. « Notre objectif est de rendre accessible à tous le patrimoine culturel et spirituel juif », explique un membre de l’équipe éditoriale.
Des initiatives sociales diversifiées pour tous les besoins
Au-delà de ses activités éducatives et culturelles, le Beth Loubavitch déploie une large palette d’initiatives sociales. Les visites aux malades dans les hôpitaux, le soutien aux communautés isolées et l’aide aux familles en difficulté constituent le cœur de cette action solidaire.
Une attention particulière est portée aux seniors avec les clubs du 3ème âge, permettant aux aînés de se retrouver dans un cadre convivial et adapté. Les étudiants et lycéens ne sont pas oubliés, avec l’organisation de Chabbat pleins qui leur permettent de vivre pleinement ces moments de ressourcement spirituel.
« Notre approche est globale, car nous considérons que chaque personne mérite attention et soutien, quels que soient son âge et sa situation », affirme un coordinateur des actions sociales. « De la petite enfance au grand âge, nous veillons à ce que personne ne reste isolé ou en difficulté. »
La campagne 2025 du Beth Loubavitch illustre parfaitement sa devise « Un cœur, une communauté », reflétant l’engagement continu de l’organisation envers les valeurs de solidarité et d’entraide. Chaque don, quel que soit son montant, contribue à maintenir ce vaste réseau d’entraide et d’éducation qui touche des dizaines de milliers de personnes en Île-de-France.
Comme les premières lueurs du mois nouveau caressent l’horizon, les paroles du Rabbi résonnent encore dans nos cœurs : ce mois est propice à l’élévation des midot, à la réparation de nos relations avec autrui et avec le Divin. En cette période où nous commémorons encore l’anniversaire du Rabbi Maharash, laissons-nous porter par le courant de ses enseignements, comme une barque sur les flots de la mémoire.
L’âme insoumise : Shimon Levin face au Tsar
Le Rabbi Maharash avait coutume, à chaque Rosh Hashana, lors de la ferveur des réunions hassidiques, de partager un récit poignant sur l’héroïsme spirituel des Cantonistes. Ces enfants juifs, arrachés à leurs familles dès l’âge tendre de cinq ou sept ans, étaient destinés à être convertis par la force. L’instrument de cette conversion ? Vingt-cinq années de service militaire, précédées d’un prétendu « enseignement » chez des familles non-juives, véritable antichambre de l’apostasie.
Le Rabbi Tsemach Tsedek avait lutté avec acharnement contre ce décret cruel, et après des décennies d’efforts, la lumière avait fini par percer les ténèbres de l’oppression. En attendant, le Rabbi Maharash ravivait chaque année la flamme du souvenir, insufflant courage et foi à ses disciples par ces récits de résistance spirituelle.
En l’année 5639, le Rabbi partagea une histoire bouleversante sur la bravoure d’un Cantoniste. Dans une ville russe nommée Velig, vivait autrefois un jeune garçon juif appelé Shimon Levin. Enlevé de sa communauté, il fut incorporé dans la marine impériale. Marin d’exception, volontaire pour les missions les plus périlleuses, ses camarades l’avaient surnommé « Semion le Brave ». Sa judéité semblait s’être dissoute dans l’uniforme militaire.
Un jour, le Tsar Nicolas vint inspecter la base navale. L’effervescence s’empara des lieux ; tout devait être impeccable pour accueillir le souverain. Les marins d’élite furent chargés d’exécuter des démonstrations extraordinaires. Shimon, revêtu de son équipement complet, grimpa avec agilité sur le mât le plus élevé d’un navire de guerre. Là-haut, suspendu entre ciel et mer, il exécuta des mouvements d’une témérité stupéfiante avant de se laisser tomber, pour finalement atterrir avec une précision millimétrée sur le pont.
Les applaudissements éclatèrent comme un orage d’été. Le Tsar, transporté d’admiration, s’approcha du marin : « Semion, ton courage m’a tellement impressionné que je te décerne cinq médailles d’honneur et t’élève au rang de général. »
Shimon s’inclina respectueusement : « Merci, Votre Majesté, mais je ne peux accepter ces distinctions. »
« Comment ? s’étonna le Tsar. N’es-tu pas un soldat d’exception ? »
« Je suis juif, Votre Majesté, et selon vos propres lois, un juif ne peut ni recevoir de telles médailles, ni accéder au rang de général. »
Le visage du Tsar s’assombrit sous l’effet de la colère : « Alors convertis-toi immédiatement ! Si tu le fais, non seulement tu recevras ces honneurs, mais je te nommerai amiral de toute la flotte impériale ! »
Shimon, imperturbable, répondit : « Votre Majesté, avant que nous ne poursuivions, permettez-moi de refaire la démonstration qui vous a tant plu. »
Le Tsar acquiesça, certain que sa proposition avait ébranlé la détermination du marin.
Avec une agilité féline, Shimon escalada à nouveau le mât. Arrivé au sommet, dominant la foule médusée, il s’écria d’une voix qui porta jusqu’aux confins du port :
« Écoutez tous, et vous particulièrement, Votre Majesté ! Voilà douze années et demie que je sers dans la marine. J’aime la mer d’un amour profond, j’aime le service naval… mais j’aime encore plus le Saint béni soit-Il ! »
Un murmure parcourut l’assemblée.
« Sachez que durant toutes ces années, je n’ai jamais profané le Shabbat ni les jours saints, et jamais un morceau de nourriture non casher n’a franchi mes lèvres. »
Il raconta alors comment le Rabbi Tsemach Tsedek, lors d’une visite aux soldats juifs, leur avait enseigné avec ferveur : « Mes chers enfants, sur la question de la conversion, même si le Tsar en personne vous l’ordonne, vous devez être prêts au sacrifice suprême. »
Puis, redressant sa silhouette contre le ciel comme une ultime affirmation de sa liberté spirituelle, Shimon conclut : « Votre Majesté, puisque j’ai préservé ma judéité jusqu’à ce jour, je n’ai pas l’intention d’y renoncer maintenant ! »
Dans un dernier élan, il s’écria : « Shema Israël, Adonaï Elohenou, Adonaï Ehad ! » et se précipita dans les profondeurs marines.
Le silence s’abattit comme un linceul sur le port. Les regards scrutèrent la surface de l’eau, attendant en vain que le nageur émérite remonte. Le Tsar, furieux, ordonna qu’on le retrouve pour le juger. Ce n’est qu’après trois jours que le corps fut repêché.
Le Tsar, humilié, décréta des funérailles militaires suivies d’un enterrement dans un cimetière chrétien.
Mais deux camarades de Shimon, juifs pratiquants en secret, ne pouvaient accepter qu’un homme d’une telle sainteté ne repose pas en terre juive. À la nuit tombée, ils enivrèrent les gardes, substituèrent le corps d’un non-juif décédé le même jour, et remirent la dépouille de Shimon à la communauté juive qui l’enterra discrètement dans leur cimetière.
La supercherie aurait pu rester ignorée, mais quelques mois plus tard, un garde eut des soupçons. Une enquête révéla la vérité. Les deux soldats juifs furent arrêtés. L’un mourut sous la torture sans avoir parlé, l’autre fut exécuté par un peloton d’exécution. Tous deux sanctifièrent ainsi le Nom divin, partageant le destin de leur frère.
Le Rabbi Maharash concluait ce récit déchirant en soulignant que la force spirituelle de ces trois âmes continuait à protéger le peuple juif sur trois générations. « Et jusqu’à aujourd’hui, » ajouta le narrateur, « leurs mérites nous protègent encore, cent cinquante ans après leur sacrifice. »
Le cabaretier sauvé : Un miracle du Rabbi Maharash
Il est connu que le Rabbi Maharash accomplissait des prodiges, des manifestations divines qui défiaient l’entendement ordinaire. Voici l’une de ces histoires miraculeuses.
Dans une bourgade reculée vivait un juif qui tenait un cabaret. Les paysans des environs affectionnaient cet établissement où ils trouvaient non seulement des boissons mais aussi un accueil chaleureux. Un jour, un nouveau prêtre arriva dans la région. Constatant qu’un juif tenait commerce en ces lieux, il décida de l’en chasser.
« Pourquoi fréquentez-vous l’établissement de ce juif ? » demanda-t-il aux villageois. « Je vais ouvrir mon propre cabaret, venez plutôt chez moi ! »
Mais les paysans préféraient l’atmosphère du cabaret juif. Le tenancier les accueillait avec un sourire sincère, leur servait généreusement à boire, ne les pressait jamais pour rembourser leurs dettes. Chez le prêtre, en revanche, ils se sentaient observés, jugés, incapables de se détendre véritablement.
Voyant que sa stratégie échouait, le prêtre aborda directement le cabaretier : « Écoute, il ne peut y avoir deux établissements ici. Soit tu me vends le tien, soit j’achète le mien. »
« Je ne comprends pas, » répondit le juif, perplexe. « Quel lien avons-nous ? Je n’ai jamais fait affaire avec vous. J’étais ici avant votre arrivée, et si cette situation vous déplaît, vous êtes libre de partir. »
« Tu as raison, » concéda le prêtre, dissimulant mal sa rancœur. « J’ai une meilleure idée. Faisons la paix ! Trinquons ensemble. J’apporterai ma bouteille, tu apporteras la tienne. »
Le juif accepta cette proposition, espérant apaiser les tensions. Le jour convenu, le prêtre vint au cabaret et annonça bruyamment : « Aujourd’hui, tout est offert par notre ami juif ! »
Tandis que le cabaretier allait chercher sa bouteille de vodka, le prêtre profita de son absence pour substituer le flacon par un autre, identique en apparence, mais contenant un poison mortel. À son retour, le prêtre servit un verre au premier paysan venu. « À la santé ! » s’exclama-t-il.
À peine la première gorgée avalée, le malheureux fut saisi de convulsions terribles. Il s’effondra sur le sol, se tordant de douleur. Les villageois comprirent immédiatement : « C’est le juif ! Il veut nous empoisonner tous ! »
Sans attendre, on fit appeler la police. Le cabaretier fut arrêté, son établissement fermé et scellé. Après d’intenses efforts, sa famille obtint sa libération sous caution pour quelques jours, le temps de préparer sa défense avant le procès.
Sans perdre un instant, le cabaretier se rendit auprès du Rabbi Maharash. Hassid ou non, peu importait ; on lui avait dit que le Rabbi pouvait l’aider dans cette situation désespérée. Arrivé sur place, il expliqua au gabbaï l’urgence de sa situation.
« Je transmettrai votre requête au Rabbi, » promit le gabbaï, « mais de nombreux visiteurs attendent déjà depuis des semaines. »
Trois jours passèrent. Le juif attendait, rongé par l’inquiétude. Enfin, le troisième jour, le Rabbi demanda : « Où est le cabaretier ? Faites-le entrer immédiatement. »
Le Rabbi lui donna un ordre inattendu : « Retourne chez toi sans délai, mais en première classe dans le train ! »
« Rabbi, » balbutia l’homme, « je n’ai pas les moyens… »
Le Rabbi sortit quelques roubles de sa poche : « Voici pour ton billet. Pars maintenant, sans tarder ! »
Décontenancé, le cabaretier quitta la présence du Rabbi. « J’ai attendu trois jours pour rien, » se lamentait-il. « Il me renvoie chez moi sans même m’écouter, et insiste pour que je voyage en première classe, comme si c’était important ! »
Dans le train, n’ayant pas encore fait sa prière du matin, il sortit ses tefillin. Dans la solitude du compartiment de première classe, il laissa libre cours à sa détresse spirituelle. Sa prière devint un cri déchirant vers le ciel, particulièrement lorsqu’il implora : « Délivre-nous des nations qui nous oppriment… »
Absorbé dans sa dévotion, il ne remarqua pas immédiatement qu’un homme l’observait depuis la porte du compartiment.
« Pardonnez-moi, mon ami, mais je vois que vous êtes en grande détresse, » dit l’inconnu avec compassion.
Le cabaretier, tout à sa prière, l’ignora d’abord. L’homme insista, citant même des versets bibliques sur le partage des fardeaux. Arrivé à un moment où il pouvait interrompre sa prière, le juif céda.
« Je vis dans telle ville, je tiens un cabaret… » commença-t-il.
L’homme l’écoutait avec une attention particulière, lui posant des questions précises, manifestant un intérêt professionnel pour chaque détail. Bientôt, deux autres voyageurs se joignirent à eux, tous trois écoutant attentivement le récit du cabaretier, lui demandant de clarifier certains points, d’approfondir d’autres.
Arrivés à destination, ils se séparèrent cordialement. Le cabaretier, quelque peu soulagé d’avoir partagé son fardeau, les salua. « Nous devons rester dans les environs, » dirent-ils. « Où pourrions-nous loger ? »
« J’aurais été heureux de vous accueillir, » répondit-il, « mais mon établissement est sous scellés. »
Ces trois hommes étaient en réalité des juges professionnels envoyés de Saint-Pétersbourg pour enquêter sur cette affaire qui impliquait un juif accusé de tentative de meurtre. Ils travaillaient incognito, personne ne connaissait leur véritable identité.
Suivant les indications reçues, ils allèrent loger chez le prêtre lui-même, qui les accueillit avec empressement. Il leur servit à manger et à boire, partageant lui-même leur table. Ils orientèrent habilement la conversation vers les juifs de la région.
« Il faut s’en débarrasser, » s’emporta le prêtre. « Quelle est la situation ici ? » demandèrent-ils innocemment.
« Grâce à Dieu, nous n’avons qu’un seul juif, et j’espère bien que nous allons nous en défaire très bientôt, » répondit le prêtre avec un sourire mauvais.
« Comment comptez-vous vous y prendre ? A-t-il commis un crime ? »
« Non, mais je m’arrange pour qu’il en commette un, » avoua le prêtre, enhardi par l’alcool et l’apparente complicité de ses hôtes.
Le prêtre leur narra alors toute sa machination, l’échange des bouteilles, le poison…
Quelques jours plus tard s’ouvrit le procès. Le cabaretier comparut devant trois juges – les mêmes voyageurs de première classe. Commença alors un interrogatoire serré du prêtre, parsemé de questions précises qui le déstabilisèrent complètement.
« Mais vous avez vous-même avoué votre plan ! » s’écrièrent soudain les juges. « Vous nous avez tout raconté lors de notre séjour chez vous ! »
Blême, le prêtre balbutia des dénégations que personne ne crut. Le verdict tomba, implacable : vingt années de relégation en Sibérie. « En vérité, » précisa le juge principal, « vous mériteriez la mort pour avoir tenté d’assassiner un innocent, mais nous faisons preuve de clémence. »
Le cabaretier fut immédiatement innocenté, son établissement rouvert avec les excuses officielles des autorités.
Ainsi voyons-nous que lorsqu’un juif est en détresse, son premier recours doit être de se tourner vers son Rabbi, comme il est écrit : « Qu’il aille chez le sage qui implorera la miséricorde divine. » Car lorsqu’on est lié au Tsaddik, les miracles les plus extraordinaires deviennent possibles.
Que le mérite du Rabbi Maharash nous protège et nous apporte délivrance et abondance dans tous nos besoins. Que sa force spirituelle continue d’illuminer nos vies, comme une lampe guidant nos pas dans l’obscurité.
Le Congrès régional des Chlouhim du Sud-Ouest a réuni récemment les délégués du Rabbi dans une atmosphère empreinte d’émotion et de détermination. Cette rencontre exceptionnelle a été marquée par les témoignages inspirants du Rav Y. et de Mme Matusof, fondateurs de la présence Loubavitch à Toulouse, ainsi que par la participation du Rav M. Kotlarsky, représentant du bureau central Loubavitch de New York. L’événement célébrait également un demi-siècle d’engagement et d’action au service de la communauté toulousaine, tout en renforçant la mission des émissaires dévoués à travers toute la région.
Un rassemblement sous le signe de l’unité régionale
Le Congrès a rassemblé des Chlouhim venus de toute la région Sud-Ouest, représentant les communautés de Bordeaux, Béziers, Pau, Perpignan, Biarritz et même d’Andorre. Ces délégués du Rabbi, accompagnés de leurs familles, ont convergé vers Toulouse pour partager leurs expériences et renouveler leur engagement commun. « Nous sommes tous unis dans une même mission, malgré la distance qui sépare nos communautés », a souligné l’un des participants. Cette journée a permis de renforcer les liens entre les différentes équipes qui œuvrent quotidiennement pour apporter lumière et spiritualité dans leurs villes respectives.
L’équipe du Grand Toulouse, hôte de l’événement, a accueilli ses homologues régionaux dans une ambiance chaleureuse et familiale. Les enfants des Chlouhim étaient également présents, incarnant la continuité de l’œuvre entamée il y a un demi-siècle. « Voir nos enfants participer à cette célébration donne un sens profond à notre mission », a confié une épouse de Chalia’h, émue par cette réunion intergénérationnelle.
Cinquante ans de présence Loubavitch à Toulouse : un héritage vivant
Le point culminant de ce congrès fut sans conteste la célébration des 50 ans de présence Loubavitch à Toulouse. En 1975, le Rav Y. Matusof et son épouse s’installaient dans la ville rose, pionniers d’une aventure spirituelle qui allait transformer le paysage juif local. « Quand nous sommes arrivés, nous ne savions pas exactement ce qui nous attendait, mais nous avions la certitude d’accomplir la mission confiée par le Rabbi », a partagé le Rav Matusof lors d’un discours émouvant.
Mme Matusof a complété ce témoignage en évoquant les défis des premières années : « Nous avons commencé modestement, dans un petit appartement, avec la conviction que chaque âme juive méritait notre attention. Aujourd’hui, voir cette salle remplie de Chlouhim poursuivant cette mission est la plus belle des récompenses. »
Des premiers offices improvisés aux institutions actuelles comprenant Beth Habad, école, mikvé et diverses structures communautaires. Ce demi-siècle d’histoire locale s’inscrit dans le mouvement plus large initié par le Rabbi de Loubavitch, dont la vision continue d’inspirer les générations actuelles.
L’intervention inspirante du Rav Kotlarsky
La présence du Rav M. Kotlarsky, éminent représentant du bureau central Loubavitch de New York, a conféré une dimension internationale à ce congrès régional. Son intervention, attendue par tous les participants, a replacé l’action locale dans le contexte global du mouvement Habad-Loubavitch.
« Votre travail quotidien dans le Sud-Ouest de la France fait partie d’un réseau mondial qui compte aujourd’hui plus de 5000 Chlouhim sur tous les continents », a rappelé le Rav Kotlarsky. « Le Rabbi nous a enseigné que chaque juif, où qu’il soit, mérite notre attention et notre dévouement. Ce que vous accomplissez ici, dans vos communautés respectives, contribue à cette mission universelle. »
Le Rav Kotlarsky a également transmis des nouvelles des développements récents du mouvement à l’échelle internationale et partagé des anecdotes personnelles de ses rencontres avec le Rabbi, nourrissant ainsi la flamme spirituelle des émissaires présents. « À travers vos actions, le Rabbi continue d’être présent dans chaque ville où vous œuvrez », a-t-il conclu sous les applaudissements émus de l’assemblée.
Un engagement renouvelé au service de chacun
Au-delà des célébrations et des souvenirs partagés, ce congrès avait pour objectif central de renforcer l’engagement des Chlouhim dans leur mission quotidienne. Des ateliers pratiques ont permis d’échanger sur les meilleures approches pour répondre aux défis contemporains.
« Notre mission reste inchangée depuis 50 ans : être présents pour chaque juif, quelles que soient ses convictions ou son niveau de pratique », a souligné l’un des Rabbanim lors d’une session de travail. « Mais le monde change, et nous devons adapter nos méthodes tout en restant fidèles à l’esprit du Rabbi. »
L’accent a été mis sur l’importance de poursuivre cette mission avec joie et optimisme, valeurs cardinales de l’approche Loubavitch. « Le service divin dans la joie n’est pas seulement une recommanda
Refrain : Refrain : Bar Yochaï, tu as été oint, heureux es-tu, huile de joie de tes compagnons.
Bar Yochaï, huile d’onction sacrée, tu as été oint De la mesure de sainteté, tu as porté le diadème de sainteté, Coiffé sur ta tête comme ton ornement.
Refrain : Bar Yochaï, tu as été oint, heureux es-tu, huile de joie de tes compagnons.
Bar Yochaï, tu t’es assis en bonne place, le jour où tu as fui, Le jour où tu t’es réfugié, dans les grottes rocheuses Où tu t’es tenu, tu as acquis ta splendeur et ta gloire.
Refrain : Bar Yochaï, tu as été oint, heureux es-tu, huile de joie de tes compagnons.
Bar Yochaï, comme les bois d’acacia qui se dressent, pour étudier les mystères, Le sujet des secrets précieux, une lumière merveilleuse, une lumière ardente, Ils brûlent, ce sont eux tes maîtres et tes enseignements.
Refrain : Bar Yochaï, tu as été oint, heureux es-tu, huile de joie de tes compagnons.
Bar Yochaï, dans le champ des pommiers, tu es monté Pour y cueillir des parfums, les secrets de la Torah comme des fleurs Et des bourgeons, « Faisons l’homme » fut dit à cause de toi.
Refrain : Bar Yochaï, tu as été oint, heureux es-tu, huile de joie de tes compagnons.
Bar Yochaï, tu as été illuminé d’une lumière merveilleuse, Le feu de la loi embrasée, et tu es devenu maître De ta souffrance, flamme ardente contre tes ennemis.
Refrain : Bar Yochaï, tu as été oint, heureux es-tu, huile de joie de tes compagnons.
Bar Yochaï, vers le lieu des pierres de marbre, tu t’es tourné Et aussi tu es monté comme un lion, les couronnes ornées sur L’arbre de vie sont gravées dans ton mortier.
Refrain : Bar Yochaï, tu as été oint, heureux es-tu, huile de joie de tes compagnons.
Bar Yochaï, dans le Saint des Saints, la ligne verte Renouvelle les mois, le secret des cinquante Dans les sept semaines, tu as noué les nœuds de la lettre Shin dans tes liens.
Refrain : Bar Yochaï, tu as été oint, heureux es-tu, huile de joie de tes compagnons.
Bar Yochaï, le Yod de la sagesse primordiale, tu as contemplé En haut, tout en haut, les soixante-treize Sentiers du commencement de l’offrande, tu les as établis depuis tes visions.
Refrain : Bar Yochaï, tu as été oint, heureux es-tu, huile de joie de tes compagnons.
Bar Yochaï, lumière merveilleuse des hauteurs sublimes, Tu as craint de regarder car elle est trop grande pour toi, Mystère caché que nul ne peut nommer, que trouvas-tu et qu’as-tu exploré ? Nul ne peut te sonder.
Refrain : Bar Yochaï, tu as été oint, heureux es-tu, huile de joie de tes compagnons.
Bar Yochaï, heureuse celle qui t’a enfanté, heureux le peuple Qui t’étudie, et heureux ceux qui se tiennent sur Ton secret, vêtus du pectoral de tes Ourim et Toumim.
Refrain : Bar Yochaï, tu as été oint, heureux es-tu, huile de joie de tes compagnons.
(Dont les versets parlent du sacrifice et des enseignements de la Torah de tes luminaires)
Plus de 250 émissaires se sont réunis à Paris pour marquer un demi-siècle d’actions spirituelles initiées par le Rabbi. Ce 26ème congrès annuel, organisé lors de la date symbolique du 2 Iyar, s’est déroulé dans une atmosphère d’unité parfaite, reflétant le principe fondateur « comme un seul homme avec un seul cœur ». L’événement a mis en lumière les accomplissements des cinquante dernières années tout en préparant l’avenir du mouvement en France.
Par notre correspondant à Paris
Ce jeudi 1er mai 2025, proche de la date symbolique du 2 Iyar, plus de 250 émissaires œuvrant sous la direction du Rav Mendel Azimov, émissaire principal de Paris et sa région et directeur du Beth Loubavitch, se sont rassemblés pour leur 26ème congrès annuel. Cette date revêt une importance particulière car elle marque l’anniversaire de Rabbi Chmouel Schneerson (1834-1882), le quatrième Rabbi de la dynastie Loubavitch, connu sous le nom de Rabbi Maharach.
Figure emblématique, le Rabbi Maharach est célèbre pour son approche révolutionnaire face aux obstacles, résumée dans son adage « Lehathila Hariber » (d’emblée par-dessus l’obstacle). Cette philosophie encourageait ses disciples à ne pas contourner les difficultés mais à les surmonter directement avec audace et détermination. Sa pensée, consignée dans plusieurs ouvrages dont « Likoutei Torah Chmouel », continue d’influencer profondément l’approche du mouvement Habad-Loubavitch face aux défis contemporains.
Cette même date du 2 Iyar marque également l’anniversaire du début de la mission à Paris d’un autre « Chmouel » – le Rav Chmouel (Moulé) Azimov – et de son épouse Bassie, véritables pionniers du mouvement Loubavitch en France. Arrivés en 1968, juste après leur mariage, à la demande du Rabbi, le couple Azimov a posé les fondations de ce qui allait devenir l’un des réseaux communautaires les plus dynamiques du monde.
Lehathila Hariber : Le principe directeur de Rav Chmouel Azimov
Tout au long de sa vie, le Rav Chmouel Azimov a fait de l’approche « Lehathila Hariber » du Rabbi Maharach non pas un simple concept théorique, mais une véritable philosophie d’action quotidienne. Face à l’immensité de la tâche de reconstruction de la vie juive dans le Paris d’après-guerre, il aurait pu procéder graduellement, étape par étape. Au lieu de cela, fidèle à l’enseignement du Rabbi Maharach, il a choisi d’emblée l’approche la plus audacieuse.
« Rav « Moulé » ne connaissait pas les demi-mesures, » a témoigné l’un de ses premiers collaborateurs présent au congrès. « Quand il s’agissait d’ouvrir une nouvelle institution, d’acquérir un bâtiment, ou de lancer un nouveau programme, il ne se demandait jamais si c’était possible, mais comment le réaliser au plus vite et à la plus grande échelle. »
Cette détermination s’est manifestée dès les premiers jours de sa mission. Plutôt que de commencer modestement dans un petit local, le Rav Azimov a immédiatement recherché un emplacement stratégique au cœur de Paris. Malgré des ressources limitées et un environnement parfois hostile, il a établi une présence visible et ambitieuse qui allait servir de base à toutes les expansions futures.
« Il nous racontait souvent comment, dans les premières années, certains lui conseillaient la prudence et la patience, » a rapporté son fils lors d’une intervention émouvante. « Sa réponse était toujours la même : ‘Le Rabbi nous a enseigné que face à un mur, on ne cherche pas à le contourner ou à l’escalader progressivement – on le franchit d’un bond.' »
Cette approche s’est vérifiée dans tous les aspects de son action. Que ce soit dans la création d’écoles juives de haut niveau à une époque où l’éducation religieuse était considérée comme anachronique, dans l’organisation d’événements publics d’envergure célébrant ouvertement l’identité juive, ou dans l’acquisition de propriétés destinées à devenir des centres communautaires, le Rav Chmouel Azimov a systématiquement vu grand et agi avec audace.
« Son application du ‘Lehathila Hariber’ était si constante qu’elle semblait naturelle, » a observé un ancien étudiant devenu lui-même émissaire. « C’est seulement avec le recul que nous mesurons l’extraordinaire courage qu’il fallait pour agir ainsi dans le contexte de l’époque. »
Un Programme Riche Inspiré de Cet Héritage
La journée a débuté par une étude des textes hassidiques dirigée par l’un des émissaires, suivie d’une prière communautaire et d’un petit-déjeuner soigneusement préparé. Le programme s’est poursuivi avec plusieurs ateliers professionnels approfondis sur diverses thématiques, conçus pour renforcer et équiper les émissaires d’outils concrets pour leur travail quotidien.
Plusieurs de ces ateliers ont spécifiquement exploré comment appliquer concrètement l’approche « Lehathila Hariber » face aux défis contemporains. Comment maintenir cette audace visionnaire dans un contexte économique contraignant ? Comment concilier cette approche avec une planification stratégique rigoureuse ? Comment inspirer cette même détermination chez les nouvelles générations ?
« L’exemple de Rav « Moulé » nous montre que ‘Lehathila Hariber’ n’est pas de l’imprudence, mais une forme supérieure de sagesse, » a expliqué l’animateur d’un des ateliers. « Il nous a appris que parfois, le chemin apparemment le plus audacieux est en réalité le plus direct et le plus efficace. »
Après un déjeuner festif et élaboré, d’autres ateliers ont été organisés, axés cette fois sur les défis actuels de la mission et les stratégies pratiques issues des expériences de terrain. Ces sessions ont permis aux émissaires d’échanger leurs expériences et de partager leurs solutions innovantes face aux obstacles rencontrés dans leurs communautés respectives.
Le Rav Menachem Mendel Kotlarsky : Invité d’Honneur du Congrès
Le point culminant de la journée fut sans conteste le banquet festif et solennel, au cours duquel le Rav Menachem Mendel Kotlarsky, invité d’honneur de ce kinous, a captivé l’assistance par son discours inspirant. Né en 1981 à Crown Heights, le Rav Kotlarsky occupe aujourd’hui le poste de vice-président du Centre pour les Affaires Éducatives (Merkaz L’Inyonei Chinuch) et préside le congrès mondial des émissaires Loubavitch.
Ayant suivi les traces de son père, le regretté Rav Moshe Yehuda Kotlarsky, décédé récemment en 2024, le Rav Menachem Mendel dirige également le « Centre 302 », une initiative qu’il a fondée encore jeune homme en 2004 pour soutenir les émissaires du Rabbi à travers le monde. Sa présence à Paris pour ce congrès souligne l’importance stratégique de la communauté française dans le réseau mondial Habad-Loubavitch.
« La venue du Rav Kotlarsky témoigne de la reconnaissance internationale du travail accompli à Paris, » a souligné le Rav Mendel Azimov. « Son expertise dans le développement du réseau mondial des émissaires et sa vision héritée de son père en font un guide précieux pour notre communauté. »
Dans son allocution, le Rav Kotlarsky a partagé plusieurs anecdotes illustrant comment le Rav Chmouel Azimov avait directement appliqué le principe de « Lehathila Hariber » dans des moments critiques. Il a notamment évoqué comment, face à la crise financière des années 1970, alors que de nombreuses organisations réduisaient leurs activités, le Rav Azimov avait au contraire étendu ses programmes et doublé ses efforts d’outreach.
« J’ai eu le privilège d’entendre mon père, le Rav Moshe Yehuda, évoquer à maintes reprises son admiration pour le travail du Rav Chmouel Azimov à Paris, » a confié le Rav Kotlarsky. « Il le citait souvent comme exemple d’application parfaite de la philosophie du Rabbi Maharach dans notre génération. »
Un Héritage Vivant pour l’Avenir
Ce 26ème congrès a également été l’occasion de réfléchir à comment perpétuer cette approche distinctive dans un monde en constante évolution. Les défis d’aujourd’hui – individualisme, technologies distrayantes, antisémitisme renouvelé – appellent peut-être plus que jamais une réponse dans l’esprit du « Lehathila Hariber ».
« Mon père nous a montré que cette approche fonctionne dans toutes les circonstances, » a conclu le Rav Menachem Mendel Azimov. « Si nous voulons poursuivre son œuvre, c’est en abordant chaque défi avec la même audace visionnaire, la même détermination inébranlable. »
Une session spéciale a été consacrée à la collecte de témoignages et d’anecdotes sur la façon dont le Rav Chmouel Azimov avait appliqué « Lehathila Hariber » dans différentes situations, avec l’intention de compiler ces récits dans un ouvrage qui servira d’inspiration aux générations futures d’émissaires.
Alors que les participants se sont séparés après cette journée intense, chacun est reparti avec un engagement renouvelé à incarner cette philosophie d’action dans sa propre sphère d’influence. Plus qu’un simple hommage à un homme exceptionnel, ce congrès a été l’occasion de réaffirmer la pertinence éternelle d’une approche qui continue de définir l’essence même du mouvement Habad-Loubavitch en France et dans le monde.
« Le Rav Chmouel Azimov nous a laissé bien plus qu’un réseau d’institutions, » a résumé l’un des jeunes émissaires. « Il nous a légué une méthode, une attitude face à la vie, et surtout la preuve concrète que ‘Lehathila Hariber’ n’est pas un idéal inaccessible, mais une voie pratique vers un accomplissement extraordinaire. »
En direct, chaque vendredi, étude du Likoutei Si’hot
avec le Rav Levi Azimov de 10h30 – 11h30 Tél.: +33159423068 – code: 33 41 593 (♯) ET SUR RADIO HASSIDOUT RADIO HASSIDOUT
Pirké Avot (ch. 2) – Le « métier » de Rabbi Chimon Source : Likouté Si’hot volume 17, Si’ha sur le deuxième chapitre de Pirké Avot
1. Les maximes de Rabbi Chimon ben Nethanel
Rabbi Chimon ben Nethanel était l’un des cinq disciples de Rabban Yo’hanane ben Zakaï
Il a enseigné trois maximes importantes :
Être scrupuleux dans la récitation du Chema et la prière
Ne pas faire de sa prière une obligation fixe mais plutôt des supplications
Ne pas se considérer comme impie à ses propres yeux
2. Le statut particulier de Rabbi Chimon ben Nethanel
Il était qualifié comme ayant « la Torah pour métier », à l’instar de Rabbi Chimon bar Yo’haï
Cette qualification explique pourquoi il devait spécifiquement avertir ses disciples d’être rigoureux avec le Chema et la prière, car lui-même, en raison de son niveau élevé, n’interrompait pas son étude pour ces pratiques
3. L’étymologie et la signification de son nom
Le prénom « Chimon » est lié au mot « écouter » (chemia) dans le sens de compréhension profonde
Cette compréhension permet l’unification totale avec la Torah, caractéristique de ceux dont « la Torah est leur métier »
4. La signification de « la Torah comme métier »
Expression désignant ceux qui sont constamment unis à la présence divine
Leur existence entière est imprégnée par la Torah
Ils sont principalement liés au donateur de la Torah (Dieu lui-même)
5. L’exemple de Rabbi Chimon bar Yo’haï
Son niveau spirituel était si élevé qu’il vivait dans un état permanent d’effacement devant Dieu
Il n’avait donc pas besoin du Chema pour atteindre cet état d’annulation de soi
6-7. La manifestation spirituelle chez Rabbi Chimon ben Nethanel
Il pouvait, comme Rabbi Yossé, révéler les secrets du « Char céleste »
Lors de cette révélation, l’arc-en-ciel est apparu, signe d’une haute révélation divine
8. L’enseignement final
Même si la présence d’un grand tsadik dispense le monde du jugement, chacun doit néanmoins faire techouva (retour à Dieu)
Cette techouva peut se faire sereinement, sans souffrance