Barouh Dayan Haemet : Le Rav Chalom Dober a’h Lipsker, 78 ans, Chalia’h du Rabbi en Floride, a quitté ce monde le 5 Iyar 5785

Barouh Dayan Haemet : Le Rav Chalom Dober a’h Lipsker, 78 ans, Chalia’h du Rabbi en Floride, a quitté ce monde le 5 Iyar 5785

C’est avec une profonde tristesse que la communauté juive apprend la disparition soudaine du Rav Shalom Dober Lipsker, éminent émissaire du Rabbi à Miami Beach. Figure emblématique de la présence Loubavitch en Floride et fondateur de l’organisation « Alef » dédiée aux détenus juifs, il s’est éteint subitement des suites d’un arrêt cardiaque durant le Chabbat, à l’âge de 78 ans.

Un parcours extraordinaire, de l’URSS à la Floride

Né à Tachkent, le jeune Shalom Dober fut clandestinement exfiltré de l’Union soviétique alors qu’il n’était qu’un nourrisson, pour rejoindre un camp de personnes déplacées en Allemagne. Au début des années 1950, sa famille s’installa en Ontario, au Canada, marquant le début d’un nouveau chapitre de sa vie. C’est en 1968 qu’il reçut son ordination rabbinique à la Yeshiva centrale de Loubavitch – 770. Suite à son mariage avec Hannah, le couple fut envoyé en mission par le Rabbi à Miami Beach, où le Rav Lipsker prit initialement la direction de la Yeshiva Habad locale, avant de fonder la Grande Yeshiva et d’en devenir le directeur pédagogique.

Fondateur visionnaire de Bel Harbor et au-delà

En 1981, le Rav Lipsker posa la première pierre de ce qui allait devenir une institution majeure : la synagogue de Bel Harbor sur Collins Avenue. Les débuts furent modestes mais déterminés – on pouvait le voir passer des heures sur l’avenue, abordant les passants pour leur demander s’ils étaient juifs et s’ils souhaitaient se joindre à un office. Aujourd’hui, cette synagogue accueille des milliers de fidèles et est devenue un véritable point de repère pour les résidents locaux comme pour les nombreux visiteurs internationaux. Son rayonnement s’étend sur quatre communautés avoisinantes : Bel Harbor, Bay Harbor Islands, Indian Creek Village et Surfside. Sous la direction d’une équipe de Rabbanim, d’éducateurs et de bénévoles dévoués, le centre propose une multitude de programmes éducatifs pour adultes, d’activités pour la jeunesse et d’événements pour les femmes.

Un engagement sans faille envers l’éducation et la compassion

L’héritage du Rav Lipsker dépasse largement le cadre de sa synagogue. Il fut également le fondateur de l’Institut Alef, une organisation nationale juive à vocation humanitaire et éducative, consacrée à l’amélioration des conditions de vie des détenus, des militaires et de leurs familles. Sa vision s’est également concrétisée dans la création des conférences internationales de Miami sur la Torah et la science, établissant des ponts entre tradition et modernité. Reconnu pour ses interventions inspirantes sur la prière, l’attachement et le dévouement au Rabbi, le Rav Lipsker était profondément apprécié au sein de sa communauté ainsi que par ses collègues émissaires et les hassidim.

Un héritage familial et communautaire

Le Rav Lipsker laisse dans le deuil son épouse, Mme Hani Lipsker, ses enfants le Rav Zalman Lipsker et Mme Devorah Leah Andrucier, ainsi que ses petits-enfants. Il laisse également ses frères et sœurs : le Rav Mendel Lipsker de Johannesburg (Afrique du Sud), le Rav Yossef Lipsker de Miami Beach (Floride), et Mme Sheva Schochet de South Beach (Floride).

Les funérailles se dérouleront ce dimanche, d’abord à la synagogue de Bel Harbor à 9h00, puis se poursuivront à New York au cimetière Montefiore dans le Queens à 15h30, où il sera inhumé.

La disparition du Rav Lipsker laisse un vide immense dans la communauté Habad de Floride et au-delà. Son engagement inlassable envers l’éducation juive, son dévouement auprès des plus vulnérables et sa capacité à bâtir des institutions durables témoignent d’une vie consacrée au service des autres. « Il avait cette capacité unique à connecter avec chaque personne qu’il rencontrait, peu importe son origine ou sa situation », confie un membre de longue date de la synagogue de Bel Harbor. « Pour lui, chaque âme juive était précieuse et méritait attention et respect. »

Le Beth Habad de Bel Harbor, qu’il a fondé et développé pendant plus de quatre décennies, continue d’incarner sa vision d’un judaïsme chaleureux, accueillant et dynamique. Des générations d’étudiants, de fidèles et de visiteurs ont été touchés par son enseignement et son exemple. « Le Rav Lipsker ne se contentait pas de diriger, il inspirait », témoigne un ancien élève de la Yeshiva. « Il nous montrait par l’exemple ce que signifie vivre pleinement selon les enseignements du Rabbi. »

Son travail pionnier auprès des détenus juifs à travers l’organisation Alef a également marqué profondément le paysage de l’assistance spirituelle en milieu carcéral aux États-Unis. Grâce à ses efforts, des milliers de prisonniers juifs ont pu maintenir un lien avec leur tradition et leur identité dans des circonstances difficiles.

 

 

La campagne annuelle du Beth Loubavitch : du 6 au 9 mai 2025, une mobilisation solidaire pour les plus fragiles

La campagne annuelle du Beth Loubavitch : du 6 au 9 mai 2025, une mobilisation solidaire pour les plus fragiles

La communauté Loubavitch lance sa grande campagne annuelle de collecte de fonds du 6 au 9 mai 2025, sous le thème fédérateur « Un cœur, une communauté ». Cette initiative sociale majeure, dirigée par le Rav Mendel Azimov, vise à soutenir les nombreuses actions d’entraide menées tout au long de l’année auprès des plus vulnérables. Face aux défis sociaux grandissants, le Beth Loubavitch d’Île-de-France appelle à la générosité collective pour maintenir et développer ses programmes d’aide essentiels.

 

Une mobilisation cruciale pour soutenir les actions sociales

« Parce qu’ils comptent sur nous », tel est l’appel lancé cette année par le Beth Loubavitch d’Île-de-France pour sa campagne annuelle de collecte. Du 6 au 9 mai 2025, l’organisation intensifie ses efforts pour recueillir les fonds nécessaires au maintien de ses nombreux programmes sociaux. Sous la direction du Rav Mendel Azimov, cette mobilisation s’avère plus importante que jamais dans un contexte où les besoins d’assistance ne cessent de croître.

« Notre mission est d’être présents pour chaque membre de la communauté qui traverse des difficultés », explique le Rav Mendel Azimov. « Cette campagne annuelle est vitale pour financer l’ensemble de nos programmes d’aide qui fonctionnent toute l’année. »

Pour contribuer à cet élan de solidarité, les donateurs sont invités à se rendre sur le site campagne.loubavitch.fr ou à contacter directement l’organisation par téléphone au 01 44 52 72 97.

>>> campagne.loubavitch.fr

Un réseau éducatif d’une ampleur exceptionnelle

Le Beth Loubavitch d’Île-de-France a développé un réseau éducatif sans équivalent en Europe. Avec le complexe scolaire Beth ‘Haya Mouchka, reconnu comme le plus grand d’Europe, l’organisation propose un cadre éducatif de qualité à quelque 2500 élèves. Ce réseau comprend également 400 berceaux de crèche, permettant aux plus jeunes de bénéficier d’un encadrement adapté dès le plus jeune âge.

L’offre éducative s’étend bien au-delà de l’enseignement traditionnel avec 40 centres Gan Israël accueillant 6000 enfants et 35 centres de Talmud Torah. Pour les adolescents, le programme CTEEN rassemble pas moins de 6000 participants, offrant un cadre structuré et stimulant. L’éducation pour adultes n’est pas en reste, avec 1250 cours hebdomadaires suivis par 14 000 participants, ainsi que deux séminaires d’études européens.

« Notre réseau éducatif constitue la colonne vertébrale de notre action communautaire », souligne un responsable du Beth Loubavitch. « Il nous permet de transmettre les valeurs et les connaissances qui font la richesse de notre tradition. »

>>> campagne.loubavitch.fr

Une présence communautaire forte et structurée

Avec 65 centres communautaires répartis dans toute l’Île-de-France et 150 délégués locaux, le Beth Loubavitch assure une présence de proximité adaptée aux besoins spécifiques de chaque territoire. Cette infrastructure permet de déployer efficacement les nombreuses actions sociales et culturelles de l’organisation.

La diffusion du savoir et des traditions constitue également un axe majeur de l’action du Beth Loubavitch, avec l’édition et la distribution de 200 000 guides pour les grandes fêtes juives, 35 000 exemplaires hebdomadaires de la Sidra de la Semaine, 40 000 kits pour ‘Hanoucca ainsi que 20 000 kits de Pourim et 3 500 lectures de la Méguila.

Ces chiffres impressionnants témoignent d’un rayonnement considérable et d’une capacité à toucher un large public, bien au-delà des cercles traditionnels. « Notre objectif est de rendre accessible à tous le patrimoine culturel et spirituel juif », explique un membre de l’équipe éditoriale.

>>> campagne.loubavitch.fr

Des initiatives sociales diversifiées pour tous les besoins

Au-delà de ses activités éducatives et culturelles, le Beth Loubavitch déploie une large palette d’initiatives sociales. Les visites aux malades dans les hôpitaux, le soutien aux communautés isolées et l’aide aux familles en difficulté constituent le cœur de cette action solidaire.

Une attention particulière est portée aux seniors avec les clubs du 3ème âge, permettant aux aînés de se retrouver dans un cadre convivial et adapté. Les étudiants et lycéens ne sont pas oubliés, avec l’organisation de Chabbat pleins qui leur permettent de vivre pleinement ces moments de ressourcement spirituel.

« Notre approche est globale, car nous considérons que chaque personne mérite attention et soutien, quels que soient son âge et sa situation », affirme un coordinateur des actions sociales. « De la petite enfance au grand âge, nous veillons à ce que personne ne reste isolé ou en difficulté. »

La campagne 2025 du Beth Loubavitch illustre parfaitement sa devise « Un cœur, une communauté », reflétant l’engagement continu de l’organisation envers les valeurs de solidarité et d’entraide. Chaque don, quel que soit son montant, contribue à maintenir ce vaste réseau d’entraide et d’éducation qui touche des dizaines de milliers de personnes en Île-de-France.

>>> campagne.loubavitch.fr

Récits de bravoure et de foi : Histoires hassidiques du Rabbi Maharash

Récits de bravoure et de foi : Histoires hassidiques du Rabbi Maharash

Comme les premières lueurs du mois nouveau caressent l’horizon, les paroles du Rabbi résonnent encore dans nos cœurs : ce mois est propice à l’élévation des midot, à la réparation de nos relations avec autrui et avec le Divin. En cette période où nous commémorons encore l’anniversaire du Rabbi Maharash, laissons-nous porter par le courant de ses enseignements, comme une barque sur les flots de la mémoire.

 

 

L’âme insoumise : Shimon Levin face au Tsar

Le Rabbi Maharash avait coutume, à chaque Rosh Hashana, lors de la ferveur des réunions hassidiques, de partager un récit poignant sur l’héroïsme spirituel des Cantonistes. Ces enfants juifs, arrachés à leurs familles dès l’âge tendre de cinq ou sept ans, étaient destinés à être convertis par la force. L’instrument de cette conversion ? Vingt-cinq années de service militaire, précédées d’un prétendu « enseignement » chez des familles non-juives, véritable antichambre de l’apostasie.

Le Rabbi Tsemach Tsedek avait lutté avec acharnement contre ce décret cruel, et après des décennies d’efforts, la lumière avait fini par percer les ténèbres de l’oppression. En attendant, le Rabbi Maharash ravivait chaque année la flamme du souvenir, insufflant courage et foi à ses disciples par ces récits de résistance spirituelle.

En l’année 5639, le Rabbi partagea une histoire bouleversante sur la bravoure d’un Cantoniste. Dans une ville russe nommée Velig, vivait autrefois un jeune garçon juif appelé Shimon Levin. Enlevé de sa communauté, il fut incorporé dans la marine impériale. Marin d’exception, volontaire pour les missions les plus périlleuses, ses camarades l’avaient surnommé « Semion le Brave ». Sa judéité semblait s’être dissoute dans l’uniforme militaire.

Un jour, le Tsar Nicolas vint inspecter la base navale. L’effervescence s’empara des lieux ; tout devait être impeccable pour accueillir le souverain. Les marins d’élite furent chargés d’exécuter des démonstrations extraordinaires. Shimon, revêtu de son équipement complet, grimpa avec agilité sur le mât le plus élevé d’un navire de guerre. Là-haut, suspendu entre ciel et mer, il exécuta des mouvements d’une témérité stupéfiante avant de se laisser tomber, pour finalement atterrir avec une précision millimétrée sur le pont.

Les applaudissements éclatèrent comme un orage d’été. Le Tsar, transporté d’admiration, s’approcha du marin : « Semion, ton courage m’a tellement impressionné que je te décerne cinq médailles d’honneur et t’élève au rang de général. »

Shimon s’inclina respectueusement : « Merci, Votre Majesté, mais je ne peux accepter ces distinctions. »

« Comment ? s’étonna le Tsar. N’es-tu pas un soldat d’exception ? »

« Je suis juif, Votre Majesté, et selon vos propres lois, un juif ne peut ni recevoir de telles médailles, ni accéder au rang de général. »

Le visage du Tsar s’assombrit sous l’effet de la colère : « Alors convertis-toi immédiatement ! Si tu le fais, non seulement tu recevras ces honneurs, mais je te nommerai amiral de toute la flotte impériale ! »

Shimon, imperturbable, répondit : « Votre Majesté, avant que nous ne poursuivions, permettez-moi de refaire la démonstration qui vous a tant plu. »

Le Tsar acquiesça, certain que sa proposition avait ébranlé la détermination du marin.

Avec une agilité féline, Shimon escalada à nouveau le mât. Arrivé au sommet, dominant la foule médusée, il s’écria d’une voix qui porta jusqu’aux confins du port :

« Écoutez tous, et vous particulièrement, Votre Majesté ! Voilà douze années et demie que je sers dans la marine. J’aime la mer d’un amour profond, j’aime le service naval… mais j’aime encore plus le Saint béni soit-Il ! »

Un murmure parcourut l’assemblée.

« Sachez que durant toutes ces années, je n’ai jamais profané le Shabbat ni les jours saints, et jamais un morceau de nourriture non casher n’a franchi mes lèvres. »

Il raconta alors comment le Rabbi Tsemach Tsedek, lors d’une visite aux soldats juifs, leur avait enseigné avec ferveur : « Mes chers enfants, sur la question de la conversion, même si le Tsar en personne vous l’ordonne, vous devez être prêts au sacrifice suprême. »

Puis, redressant sa silhouette contre le ciel comme une ultime affirmation de sa liberté spirituelle, Shimon conclut : « Votre Majesté, puisque j’ai préservé ma judéité jusqu’à ce jour, je n’ai pas l’intention d’y renoncer maintenant ! »

Dans un dernier élan, il s’écria : « Shema Israël, Adonaï Elohenou, Adonaï Ehad ! » et se précipita dans les profondeurs marines.

Le silence s’abattit comme un linceul sur le port. Les regards scrutèrent la surface de l’eau, attendant en vain que le nageur émérite remonte. Le Tsar, furieux, ordonna qu’on le retrouve pour le juger. Ce n’est qu’après trois jours que le corps fut repêché.

Le Tsar, humilié, décréta des funérailles militaires suivies d’un enterrement dans un cimetière chrétien.

Mais deux camarades de Shimon, juifs pratiquants en secret, ne pouvaient accepter qu’un homme d’une telle sainteté ne repose pas en terre juive. À la nuit tombée, ils enivrèrent les gardes, substituèrent le corps d’un non-juif décédé le même jour, et remirent la dépouille de Shimon à la communauté juive qui l’enterra discrètement dans leur cimetière.

La supercherie aurait pu rester ignorée, mais quelques mois plus tard, un garde eut des soupçons. Une enquête révéla la vérité. Les deux soldats juifs furent arrêtés. L’un mourut sous la torture sans avoir parlé, l’autre fut exécuté par un peloton d’exécution. Tous deux sanctifièrent ainsi le Nom divin, partageant le destin de leur frère.

Le Rabbi Maharash concluait ce récit déchirant en soulignant que la force spirituelle de ces trois âmes continuait à protéger le peuple juif sur trois générations. « Et jusqu’à aujourd’hui, » ajouta le narrateur, « leurs mérites nous protègent encore, cent cinquante ans après leur sacrifice. »

 

Le cabaretier sauvé : Un miracle du Rabbi Maharash

Il est connu que le Rabbi Maharash accomplissait des prodiges, des manifestations divines qui défiaient l’entendement ordinaire. Voici l’une de ces histoires miraculeuses.

Dans une bourgade reculée vivait un juif qui tenait un cabaret. Les paysans des environs affectionnaient cet établissement où ils trouvaient non seulement des boissons mais aussi un accueil chaleureux. Un jour, un nouveau prêtre arriva dans la région. Constatant qu’un juif tenait commerce en ces lieux, il décida de l’en chasser.

« Pourquoi fréquentez-vous l’établissement de ce juif ? » demanda-t-il aux villageois. « Je vais ouvrir mon propre cabaret, venez plutôt chez moi ! »

Mais les paysans préféraient l’atmosphère du cabaret juif. Le tenancier les accueillait avec un sourire sincère, leur servait généreusement à boire, ne les pressait jamais pour rembourser leurs dettes. Chez le prêtre, en revanche, ils se sentaient observés, jugés, incapables de se détendre véritablement.

Voyant que sa stratégie échouait, le prêtre aborda directement le cabaretier : « Écoute, il ne peut y avoir deux établissements ici. Soit tu me vends le tien, soit j’achète le mien. »

« Je ne comprends pas, » répondit le juif, perplexe. « Quel lien avons-nous ? Je n’ai jamais fait affaire avec vous. J’étais ici avant votre arrivée, et si cette situation vous déplaît, vous êtes libre de partir. »

« Tu as raison, » concéda le prêtre, dissimulant mal sa rancœur. « J’ai une meilleure idée. Faisons la paix ! Trinquons ensemble. J’apporterai ma bouteille, tu apporteras la tienne. »

Le juif accepta cette proposition, espérant apaiser les tensions. Le jour convenu, le prêtre vint au cabaret et annonça bruyamment : « Aujourd’hui, tout est offert par notre ami juif ! »

Tandis que le cabaretier allait chercher sa bouteille de vodka, le prêtre profita de son absence pour substituer le flacon par un autre, identique en apparence, mais contenant un poison mortel. À son retour, le prêtre servit un verre au premier paysan venu. « À la santé ! » s’exclama-t-il.

À peine la première gorgée avalée, le malheureux fut saisi de convulsions terribles. Il s’effondra sur le sol, se tordant de douleur. Les villageois comprirent immédiatement : « C’est le juif ! Il veut nous empoisonner tous ! »

Sans attendre, on fit appeler la police. Le cabaretier fut arrêté, son établissement fermé et scellé. Après d’intenses efforts, sa famille obtint sa libération sous caution pour quelques jours, le temps de préparer sa défense avant le procès.

Sans perdre un instant, le cabaretier se rendit auprès du Rabbi Maharash. Hassid ou non, peu importait ; on lui avait dit que le Rabbi pouvait l’aider dans cette situation désespérée. Arrivé sur place, il expliqua au gabbaï l’urgence de sa situation.

« Je transmettrai votre requête au Rabbi, » promit le gabbaï, « mais de nombreux visiteurs attendent déjà depuis des semaines. »

Trois jours passèrent. Le juif attendait, rongé par l’inquiétude. Enfin, le troisième jour, le Rabbi demanda : « Où est le cabaretier ? Faites-le entrer immédiatement. »

Le Rabbi lui donna un ordre inattendu : « Retourne chez toi sans délai, mais en première classe dans le train ! »

« Rabbi, » balbutia l’homme, « je n’ai pas les moyens… »

Le Rabbi sortit quelques roubles de sa poche : « Voici pour ton billet. Pars maintenant, sans tarder ! »

Décontenancé, le cabaretier quitta la présence du Rabbi. « J’ai attendu trois jours pour rien, » se lamentait-il. « Il me renvoie chez moi sans même m’écouter, et insiste pour que je voyage en première classe, comme si c’était important ! »

Dans le train, n’ayant pas encore fait sa prière du matin, il sortit ses tefillin. Dans la solitude du compartiment de première classe, il laissa libre cours à sa détresse spirituelle. Sa prière devint un cri déchirant vers le ciel, particulièrement lorsqu’il implora : « Délivre-nous des nations qui nous oppriment… »

Absorbé dans sa dévotion, il ne remarqua pas immédiatement qu’un homme l’observait depuis la porte du compartiment.

« Pardonnez-moi, mon ami, mais je vois que vous êtes en grande détresse, » dit l’inconnu avec compassion.

Le cabaretier, tout à sa prière, l’ignora d’abord. L’homme insista, citant même des versets bibliques sur le partage des fardeaux. Arrivé à un moment où il pouvait interrompre sa prière, le juif céda.

« Je vis dans telle ville, je tiens un cabaret… » commença-t-il.

L’homme l’écoutait avec une attention particulière, lui posant des questions précises, manifestant un intérêt professionnel pour chaque détail. Bientôt, deux autres voyageurs se joignirent à eux, tous trois écoutant attentivement le récit du cabaretier, lui demandant de clarifier certains points, d’approfondir d’autres.

Arrivés à destination, ils se séparèrent cordialement. Le cabaretier, quelque peu soulagé d’avoir partagé son fardeau, les salua. « Nous devons rester dans les environs, » dirent-ils. « Où pourrions-nous loger ? »

« J’aurais été heureux de vous accueillir, » répondit-il, « mais mon établissement est sous scellés. »

Ces trois hommes étaient en réalité des juges professionnels envoyés de Saint-Pétersbourg pour enquêter sur cette affaire qui impliquait un juif accusé de tentative de meurtre. Ils travaillaient incognito, personne ne connaissait leur véritable identité.

Suivant les indications reçues, ils allèrent loger chez le prêtre lui-même, qui les accueillit avec empressement. Il leur servit à manger et à boire, partageant lui-même leur table. Ils orientèrent habilement la conversation vers les juifs de la région.

« Il faut s’en débarrasser, » s’emporta le prêtre. « Quelle est la situation ici ? » demandèrent-ils innocemment.

« Grâce à Dieu, nous n’avons qu’un seul juif, et j’espère bien que nous allons nous en défaire très bientôt, » répondit le prêtre avec un sourire mauvais.

« Comment comptez-vous vous y prendre ? A-t-il commis un crime ? »

« Non, mais je m’arrange pour qu’il en commette un, » avoua le prêtre, enhardi par l’alcool et l’apparente complicité de ses hôtes.

« Vraiment ? Comment faites-vous cela ? » l’encouragèrent-ils, feignant l’admiration.

Le prêtre leur narra alors toute sa machination, l’échange des bouteilles, le poison…

Quelques jours plus tard s’ouvrit le procès. Le cabaretier comparut devant trois juges – les mêmes voyageurs de première classe. Commença alors un interrogatoire serré du prêtre, parsemé de questions précises qui le déstabilisèrent complètement.

« Mais vous avez vous-même avoué votre plan ! » s’écrièrent soudain les juges. « Vous nous avez tout raconté lors de notre séjour chez vous ! »

Blême, le prêtre balbutia des dénégations que personne ne crut. Le verdict tomba, implacable : vingt années de relégation en Sibérie. « En vérité, » précisa le juge principal, « vous mériteriez la mort pour avoir tenté d’assassiner un innocent, mais nous faisons preuve de clémence. »

Le cabaretier fut immédiatement innocenté, son établissement rouvert avec les excuses officielles des autorités.

Ainsi voyons-nous que lorsqu’un juif est en détresse, son premier recours doit être de se tourner vers son Rabbi, comme il est écrit : « Qu’il aille chez le sage qui implorera la miséricorde divine. » Car lorsqu’on est lié au Tsaddik, les miracles les plus extraordinaires deviennent possibles.

Que le mérite du Rabbi Maharash nous protège et nous apporte délivrance et abondance dans tous nos besoins. Que sa force spirituelle continue d’illuminer nos vies, comme une lampe guidant nos pas dans l’obscurité.

Les Chlouhim du Sud-Ouest célèbrent 50 ans de présence Loubavitch à Toulouse

Les Chlouhim du Sud-Ouest célèbrent 50 ans de présence Loubavitch à Toulouse

Le Congrès régional des Chlouhim du Sud-Ouest a réuni récemment les délégués du Rabbi dans une atmosphère empreinte d’émotion et de détermination. Cette rencontre exceptionnelle a été marquée par les témoignages inspirants du Rav Y. et de Mme Matusof, fondateurs de la présence Loubavitch à Toulouse, ainsi que par la participation du Rav M. Kotlarsky, représentant du bureau central Loubavitch de New York. L’événement célébrait également un demi-siècle d’engagement et d’action au service de la communauté toulousaine, tout en renforçant la mission des émissaires dévoués à travers toute la région.

 

Un rassemblement sous le signe de l’unité régionale

Le Congrès a rassemblé des Chlouhim venus de toute la région Sud-Ouest, représentant les communautés de Bordeaux, Béziers, Pau, Perpignan, Biarritz et même d’Andorre. Ces délégués du Rabbi, accompagnés de leurs familles, ont convergé vers Toulouse pour partager leurs expériences et renouveler leur engagement commun. « Nous sommes tous unis dans une même mission, malgré la distance qui sépare nos communautés », a souligné l’un des participants. Cette journée a permis de renforcer les liens entre les différentes équipes qui œuvrent quotidiennement pour apporter lumière et spiritualité dans leurs villes respectives.

L’équipe du Grand Toulouse, hôte de l’événement, a accueilli ses homologues régionaux dans une ambiance chaleureuse et familiale. Les enfants des Chlouhim étaient également présents, incarnant la continuité de l’œuvre entamée il y a un demi-siècle. « Voir nos enfants participer à cette célébration donne un sens profond à notre mission », a confié une épouse de Chalia’h, émue par cette réunion intergénérationnelle.

Cinquante ans de présence Loubavitch à Toulouse : un héritage vivant

Le point culminant de ce congrès fut sans conteste la célébration des 50 ans de présence Loubavitch à Toulouse. En 1975, le Rav Y. Matusof et son épouse s’installaient dans la ville rose, pionniers d’une aventure spirituelle qui allait transformer le paysage juif local. « Quand nous sommes arrivés, nous ne savions pas exactement ce qui nous attendait, mais nous avions la certitude d’accomplir la mission confiée par le Rabbi », a partagé le Rav Matusof lors d’un discours émouvant.

Mme Matusof a complété ce témoignage en évoquant les défis des premières années : « Nous avons commencé modestement, dans un petit appartement, avec la conviction que chaque âme juive méritait notre attention. Aujourd’hui, voir cette salle remplie de Chlouhim poursuivant cette mission est la plus belle des récompenses. »

Des premiers offices improvisés aux institutions actuelles comprenant Beth Habad, école, mikvé et diverses structures communautaires. Ce demi-siècle d’histoire locale s’inscrit dans le mouvement plus large initié par le Rabbi de Loubavitch, dont la vision continue d’inspirer les générations actuelles.

L’intervention inspirante du Rav Kotlarsky

La présence du Rav M. Kotlarsky, éminent représentant du bureau central Loubavitch de New York, a conféré une dimension internationale à ce congrès régional. Son intervention, attendue par tous les participants, a replacé l’action locale dans le contexte global du mouvement Habad-Loubavitch.

« Votre travail quotidien dans le Sud-Ouest de la France fait partie d’un réseau mondial qui compte aujourd’hui plus de 5000 Chlouhim sur tous les continents », a rappelé le Rav Kotlarsky. « Le Rabbi nous a enseigné que chaque juif, où qu’il soit, mérite notre attention et notre dévouement. Ce que vous accomplissez ici, dans vos communautés respectives, contribue à cette mission universelle. »

Le Rav Kotlarsky a également transmis des nouvelles des développements récents du mouvement à l’échelle internationale et partagé des anecdotes personnelles de ses rencontres avec le Rabbi, nourrissant ainsi la flamme spirituelle des émissaires présents. « À travers vos actions, le Rabbi continue d’être présent dans chaque ville où vous œuvrez », a-t-il conclu sous les applaudissements émus de l’assemblée.

Un engagement renouvelé au service de chacun

Au-delà des célébrations et des souvenirs partagés, ce congrès avait pour objectif central de renforcer l’engagement des Chlouhim dans leur mission quotidienne. Des ateliers pratiques ont permis d’échanger sur les meilleures approches pour répondre aux défis contemporains.

« Notre mission reste inchangée depuis 50 ans : être présents pour chaque juif, quelles que soient ses convictions ou son niveau de pratique », a souligné l’un des Rabbanim lors d’une session de travail. « Mais le monde change, et nous devons adapter nos méthodes tout en restant fidèles à l’esprit du Rabbi. »

L’accent a été mis sur l’importance de poursuivre cette mission avec joie et optimisme, valeurs cardinales de l’approche Loubavitch. « Le service divin dans la joie n’est pas seulement une recommanda

 

 

 

 

 

 

Chanson  « Bar Yohai »  de Lag Baomer : texte et musique

Chanson « Bar Yohai » de Lag Baomer : texte et musique

 

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בַּר יוֹחַאי

בַּר יוֹחַאי נִמְשַׁחְתָּ אַשְׁרֶיךָ, שֶׁמֶן שָׂשׂוֹן מֵחֲבֵרֶיךָ.

בַּר יוֹחַאי שֶׁמֶן מִשְׁחַת קֹדֶשׁ, נִמְשַׁחְתָּ
מִמִּדַּת הַקֹּדֶשׁ, נָשָׂאתָ צִיץ נֵזֶר הַקֹּדֶשׁ,
חָבוּשׁ עַל רֹאשְׁךָ פְּאֵרֶךָ.

בַּר יוֹחַאי נִמְשַׁחְתָּ אַשְׁרֶיךָ, שֶׁמֶן שָׂשׂוֹן מֵחֲבֵרֶיךָ.

בַּר יוֹחַאי מוֹשַׁב טוֹב יָשַׁבְתָּ, יוֹם נַסְתָּ
יוֹם אֲשֶׁר בָּרַחְתָּ, בִּמְעָרוֹת צוּרִים
שֶׁעָמַדְתָּ שָׁם קָנִיתָ הוֹדְךָ וַהֲדָרֶךָ.

בַּר יוֹחַאי נִמְשַׁחְתָּ אַשְׁרֶיךָ, שֶׁמֶן שָׂשׂוֹן מֵחֲבֵרֶיךָ.

בַּר יוֹחַאי עֲצֵי שִׁטִּים עוֹמְדִים, לִלְמֹד סְתָרִים
עִנְיַן סוֹד חֲמוּדִים, אוֹר מֻפְלָא אוֹר הַיְקוֹד
הֵם יוֹקְדִים, הֲלֹא הֵמָּה מוֹרֶיךָ וְלִמּוּדֶיךָ.

בַּר יוֹחַאי נִמְשַׁחְתָּ אַשְׁרֶיךָ, שֶׁמֶן שָׂשׂוֹן מֵחֲבֵרֶיךָ.

בַּר יוֹחַאי וְלִשְׂדֵה תַּפּוּחִים, עָלִיתָ
לִלְקוֹט בּוֹ מֶרְקָחִים, סוֹד תּוֹרָה כְּצִיצִים
וּפְרָחִים, נַעֲשָׂה אָדָם נֶאֱמַר בַּעֲבוּרֶךָ.

בַּר יוֹחַאי נִמְשַׁחְתָּ אַשְׁרֶיךָ, שֶׁמֶן שָׂשׂוֹן מֵחֲבֵרֶיךָ.

בַּר יוֹחַאי נִזְהַרְתָּ בְּאוֹר מֻפְלָא
אֵשׁ דָּת הַבְּעֵרָה, וְרַבִּי הֱוֵאתָ
מִצְעָרֶךָ, שַׁלְהֶבֶת נֵר צוֹרְרֶיךָ.

בַּר יוֹחַאי נִמְשַׁחְתָּ אַשְׁרֶיךָ, שֶׁמֶן שָׂשׂוֹן מֵחֲבֵרֶיךָ.

בַּר יוֹחַאי לִמְקוֹם אַבְנֵי שַׁיִשׁ, פָּנִיתָ
וְגַם עָלִיתָ לֵישׁ, גַּם גֻּלֹּת כּוֹתָרוֹת עַל
עֵץ חַיִּים חֲרוּשָׁה הִיא בְּמַכְתֶּשֶׁיךָ.

בַּר יוֹחַאי נִמְשַׁחְתָּ אַשְׁרֶיךָ, שֶׁמֶן שָׂשׂוֹן מֵחֲבֵרֶיךָ.

בַּר יוֹחַאי בְּקֹדֶשׁ הַקֳּדָשִׁים, קַו יָרוֹק
מְחַדֵּשׁ חֳדָשִׁים, שֶׁבַע שַׁבָּתוֹת סוֹד
חֲמִשִּׁים, קְשַׁרְתָּ קִשְׁרֵי שִׁי »ן קְשָׁרֶיךָ.

בַּר יוֹחַאי נִמְשַׁחְתָּ אַשְׁרֶיךָ, שֶׁמֶן שָׂשׂוֹן מֵחֲבֵרֶיךָ.

בַּר יוֹחַאי יוֹ »ד חָכְמָה קְדוּמָה, הִבַּטְתָּ
לְמַעְלָה לְמַעְלָה, שְׁלֹשָׁה וְשִׁבְעִים
נְתִיבוֹת רֵאשִׁית תְּרוּמָה, אַתָּ כּוֹנַנְתָּ מִמַּרְאֵיךָ.

בַּר יוֹחַאי נִמְשַׁחְתָּ אַשְׁרֶיךָ, שֶׁמֶן שָׂשׂוֹן מֵחֲבֵרֶיךָ.

בַּר יוֹחַאי אוֹר מֻפְלָא רוּם מַעְלָה,
יָרֵאתָ מִלְּהַבִּיט כִּי רַב לָהּ,
תַּעֲלוּמָה וְאַיִן קוֹרֵא לָהּ, מַה מָּצָאתָ וּמֶה חָקַרְתָּ אֵין דּוֹרְשֶׁיךָ.

בַּר יוֹחַאי נִמְשַׁחְתָּ אַשְׁרֶיךָ, שֶׁמֶן שָׂשׂוֹן מֵחֲבֵרֶיךָ.

בַּר יוֹחַאי אַשְׁרֵי יוֹלַדְתֶּךָ, אַשְׁרֵי הָעָם
הֵם לוֹמְדֶךָ, וְאַשְׁרֵי הָעוֹמְדִים עַל
סוֹדֶךָ, לְבוּשֵׁי חֹשֶׁן תֻּמֶּיךָ וְאוּרֶיךָ.

בַּר יוֹחַאי נִמְשַׁחְתָּ אַשְׁרֶיךָ, שֶׁמֶן שָׂשׂוֹן מֵחֲבֵרֶיךָ.

(אֲשֶׁר הַפְּסוּקִים עַל עֲקֵדָה וְלִמּוּדִים תּוֹרַת מֵאוֹרֶיךָ)

Refrain : Refrain : Bar Yochaï, tu as été oint, heureux es-tu, huile de joie de tes compagnons.

Bar Yochaï, huile d’onction sacrée, tu as été oint De la mesure de sainteté, tu as porté le diadème de sainteté, Coiffé sur ta tête comme ton ornement.

Refrain : Bar Yochaï, tu as été oint, heureux es-tu, huile de joie de tes compagnons.

Bar Yochaï, tu t’es assis en bonne place, le jour où tu as fui, Le jour où tu t’es réfugié, dans les grottes rocheuses Où tu t’es tenu, tu as acquis ta splendeur et ta gloire.

Refrain : Bar Yochaï, tu as été oint, heureux es-tu, huile de joie de tes compagnons.

Bar Yochaï, comme les bois d’acacia qui se dressent, pour étudier les mystères, Le sujet des secrets précieux, une lumière merveilleuse, une lumière ardente, Ils brûlent, ce sont eux tes maîtres et tes enseignements.

Refrain : Bar Yochaï, tu as été oint, heureux es-tu, huile de joie de tes compagnons.

Bar Yochaï, dans le champ des pommiers, tu es monté Pour y cueillir des parfums, les secrets de la Torah comme des fleurs Et des bourgeons, « Faisons l’homme » fut dit à cause de toi.

Refrain : Bar Yochaï, tu as été oint, heureux es-tu, huile de joie de tes compagnons.

Bar Yochaï, tu as été illuminé d’une lumière merveilleuse, Le feu de la loi embrasée, et tu es devenu maître De ta souffrance, flamme ardente contre tes ennemis.

Refrain : Bar Yochaï, tu as été oint, heureux es-tu, huile de joie de tes compagnons.

Bar Yochaï, vers le lieu des pierres de marbre, tu t’es tourné Et aussi tu es monté comme un lion, les couronnes ornées sur L’arbre de vie sont gravées dans ton mortier.

Refrain : Bar Yochaï, tu as été oint, heureux es-tu, huile de joie de tes compagnons.

Bar Yochaï, dans le Saint des Saints, la ligne verte Renouvelle les mois, le secret des cinquante Dans les sept semaines, tu as noué les nœuds de la lettre Shin dans tes liens.

Refrain : Bar Yochaï, tu as été oint, heureux es-tu, huile de joie de tes compagnons.

Bar Yochaï, le Yod de la sagesse primordiale, tu as contemplé En haut, tout en haut, les soixante-treize Sentiers du commencement de l’offrande, tu les as établis depuis tes visions.

Refrain : Bar Yochaï, tu as été oint, heureux es-tu, huile de joie de tes compagnons.

Bar Yochaï, lumière merveilleuse des hauteurs sublimes, Tu as craint de regarder car elle est trop grande pour toi, Mystère caché que nul ne peut nommer, que trouvas-tu et qu’as-tu exploré ? Nul ne peut te sonder.

Refrain : Bar Yochaï, tu as été oint, heureux es-tu, huile de joie de tes compagnons.

Bar Yochaï, heureuse celle qui t’a enfanté, heureux le peuple Qui t’étudie, et heureux ceux qui se tiennent sur Ton secret, vêtus du pectoral de tes Ourim et Toumim.

Refrain : Bar Yochaï, tu as été oint, heureux es-tu, huile de joie de tes compagnons.

(Dont les versets parlent du sacrifice et des enseignements de la Torah de tes luminaires)

26ème congrès annuel sous le signe de « Lehathila Hariber » : Les 250 émissaires du Beth Loubavitch célèbrent 50 ans de rayonnement à Paris

26ème congrès annuel sous le signe de « Lehathila Hariber » : Les 250 émissaires du Beth Loubavitch célèbrent 50 ans de rayonnement à Paris

Plus de 250 émissaires se sont réunis à Paris pour marquer un demi-siècle d’actions spirituelles initiées par le Rabbi. Ce 26ème congrès annuel, organisé lors de la date symbolique du 2 Iyar, s’est déroulé dans une atmosphère d’unité parfaite, reflétant le principe fondateur « comme un seul homme avec un seul cœur ». L’événement a mis en lumière les accomplissements des cinquante dernières années tout en préparant l’avenir du mouvement en France.

 

Par notre correspondant à Paris

Ce jeudi 1er mai 2025, proche de la date symbolique du 2 Iyar, plus de 250 émissaires œuvrant sous la direction du Rav Mendel Azimov, émissaire principal de Paris et sa région et directeur du Beth Loubavitch, se sont rassemblés pour leur 26ème congrès annuel. Cette date revêt une importance particulière car elle marque l’anniversaire de Rabbi Chmouel Schneerson (1834-1882), le quatrième Rabbi de la dynastie Loubavitch, connu sous le nom de Rabbi Maharach.

Figure emblématique, le Rabbi Maharach est célèbre pour son approche révolutionnaire face aux obstacles, résumée dans son adage « Lehathila Hariber » (d’emblée par-dessus l’obstacle). Cette philosophie encourageait ses disciples à ne pas contourner les difficultés mais à les surmonter directement avec audace et détermination. Sa pensée, consignée dans plusieurs ouvrages dont « Likoutei Torah Chmouel », continue d’influencer profondément l’approche du mouvement Habad-Loubavitch face aux défis contemporains.

Cette même date du 2 Iyar marque également l’anniversaire du début de la mission à Paris d’un autre « Chmouel » – le Rav Chmouel (Moulé) Azimov – et de son épouse Bassie, véritables pionniers du mouvement Loubavitch en France. Arrivés en 1968, juste après leur mariage, à la demande du Rabbi, le couple Azimov a posé les fondations de ce qui allait devenir l’un des réseaux communautaires les plus dynamiques du monde.

Lehathila Hariber : Le principe directeur de Rav Chmouel Azimov

Tout au long de sa vie, le Rav Chmouel Azimov a fait de l’approche « Lehathila Hariber » du Rabbi Maharach non pas un simple concept théorique, mais une véritable philosophie d’action quotidienne. Face à l’immensité de la tâche de reconstruction de la vie juive dans le Paris d’après-guerre, il aurait pu procéder graduellement, étape par étape. Au lieu de cela, fidèle à l’enseignement du Rabbi Maharach, il a choisi d’emblée l’approche la plus audacieuse.

« Rav « Moulé » ne connaissait pas les demi-mesures, » a témoigné l’un de ses premiers collaborateurs présent au congrès. « Quand il s’agissait d’ouvrir une nouvelle institution, d’acquérir un bâtiment, ou de lancer un nouveau programme, il ne se demandait jamais si c’était possible, mais comment le réaliser au plus vite et à la plus grande échelle. »

Cette détermination s’est manifestée dès les premiers jours de sa mission. Plutôt que de commencer modestement dans un petit local, le Rav Azimov a immédiatement recherché un emplacement stratégique au cœur de Paris. Malgré des ressources limitées et un environnement parfois hostile, il a établi une présence visible et ambitieuse qui allait servir de base à toutes les expansions futures.

« Il nous racontait souvent comment, dans les premières années, certains lui conseillaient la prudence et la patience, » a rapporté son fils lors d’une intervention émouvante. « Sa réponse était toujours la même : ‘Le Rabbi nous a enseigné que face à un mur, on ne cherche pas à le contourner ou à l’escalader progressivement – on le franchit d’un bond.' »

Cette approche s’est vérifiée dans tous les aspects de son action. Que ce soit dans la création d’écoles juives de haut niveau à une époque où l’éducation religieuse était considérée comme anachronique, dans l’organisation d’événements publics d’envergure célébrant ouvertement l’identité juive, ou dans l’acquisition de propriétés destinées à devenir des centres communautaires, le Rav Chmouel Azimov a systématiquement vu grand et agi avec audace.

« Son application du ‘Lehathila Hariber’ était si constante qu’elle semblait naturelle, » a observé un ancien étudiant devenu lui-même émissaire. « C’est seulement avec le recul que nous mesurons l’extraordinaire courage qu’il fallait pour agir ainsi dans le contexte de l’époque. »

Un Programme Riche Inspiré de Cet Héritage

La journée a débuté par une étude des textes hassidiques dirigée par l’un des émissaires, suivie d’une prière communautaire et d’un petit-déjeuner soigneusement préparé. Le programme s’est poursuivi avec plusieurs ateliers professionnels approfondis sur diverses thématiques, conçus pour renforcer et équiper les émissaires d’outils concrets pour leur travail quotidien.

Plusieurs de ces ateliers ont spécifiquement exploré comment appliquer concrètement l’approche « Lehathila Hariber » face aux défis contemporains. Comment maintenir cette audace visionnaire dans un contexte économique contraignant ? Comment concilier cette approche avec une planification stratégique rigoureuse ? Comment inspirer cette même détermination chez les nouvelles générations ?

« L’exemple de Rav « Moulé » nous montre que ‘Lehathila Hariber’ n’est pas de l’imprudence, mais une forme supérieure de sagesse, » a expliqué l’animateur d’un des ateliers. « Il nous a appris que parfois, le chemin apparemment le plus audacieux est en réalité le plus direct et le plus efficace. »

Après un déjeuner festif et élaboré, d’autres ateliers ont été organisés, axés cette fois sur les défis actuels de la mission et les stratégies pratiques issues des expériences de terrain. Ces sessions ont permis aux émissaires d’échanger leurs expériences et de partager leurs solutions innovantes face aux obstacles rencontrés dans leurs communautés respectives.

Le Rav Menachem Mendel Kotlarsky : Invité d’Honneur du Congrès

Le point culminant de la journée fut sans conteste le banquet festif et solennel, au cours duquel le Rav Menachem Mendel Kotlarsky, invité d’honneur de ce kinous, a captivé l’assistance par son discours inspirant. Né en 1981 à Crown Heights, le Rav Kotlarsky occupe aujourd’hui le poste de vice-président du Centre pour les Affaires Éducatives (Merkaz L’Inyonei Chinuch) et préside le congrès mondial des émissaires Loubavitch.

Ayant suivi les traces de son père, le regretté Rav Moshe Yehuda Kotlarsky, décédé récemment en 2024, le Rav Menachem Mendel dirige également le « Centre 302 », une initiative qu’il a fondée encore jeune homme en 2004 pour soutenir les émissaires du Rabbi à travers le monde. Sa présence à Paris pour ce congrès souligne l’importance stratégique de la communauté française dans le réseau mondial Habad-Loubavitch.

« La venue du Rav Kotlarsky témoigne de la reconnaissance internationale du travail accompli à Paris, » a souligné le Rav Mendel Azimov.  « Son expertise dans le développement du réseau mondial des émissaires et sa vision héritée de son père en font un guide précieux pour notre communauté. »

Dans son allocution, le Rav Kotlarsky a partagé plusieurs anecdotes illustrant comment le Rav Chmouel Azimov avait directement appliqué le principe de « Lehathila Hariber » dans des moments critiques. Il a notamment évoqué comment, face à la crise financière des années 1970, alors que de nombreuses organisations réduisaient leurs activités, le Rav Azimov avait au contraire étendu ses programmes et doublé ses efforts d’outreach.

« J’ai eu le privilège d’entendre mon père, le Rav Moshe Yehuda, évoquer à maintes reprises son admiration pour le travail du Rav Chmouel Azimov à Paris, » a confié le Rav Kotlarsky. « Il le citait souvent comme exemple d’application parfaite de la philosophie du Rabbi Maharach dans notre génération. »

Un Héritage Vivant pour l’Avenir

Ce 26ème congrès a également été l’occasion de réfléchir à comment perpétuer cette approche distinctive dans un monde en constante évolution. Les défis d’aujourd’hui – individualisme, technologies distrayantes, antisémitisme renouvelé – appellent peut-être plus que jamais une réponse dans l’esprit du « Lehathila Hariber ».

« Mon père nous a montré que cette approche fonctionne dans toutes les circonstances, » a conclu le Rav Menachem Mendel Azimov. « Si nous voulons poursuivre son œuvre, c’est en abordant chaque défi avec la même audace visionnaire, la même détermination inébranlable. »

Une session spéciale a été consacrée à la collecte de témoignages et d’anecdotes sur la façon dont le Rav Chmouel Azimov avait appliqué « Lehathila Hariber » dans différentes situations, avec l’intention de compiler ces récits dans un ouvrage qui servira d’inspiration aux générations futures d’émissaires.

Alors que les participants se sont séparés après cette journée intense, chacun est reparti avec un engagement renouvelé à incarner cette philosophie d’action dans sa propre sphère d’influence. Plus qu’un simple hommage à un homme exceptionnel, ce congrès a été l’occasion de réaffirmer la pertinence éternelle d’une approche qui continue de définir l’essence même du mouvement Habad-Loubavitch en France et dans le monde.

« Le Rav Chmouel Azimov nous a laissé bien plus qu’un réseau d’institutions, » a résumé l’un des jeunes émissaires. « Il nous a légué une méthode, une attitude face à la vie, et surtout la preuve concrète que ‘Lehathila Hariber’ n’est pas un idéal inaccessible, mais une voie pratique vers un accomplissement extraordinaire. »

 

Photos ; Thierry Guez

 

 

Vendredi 2 mai 2025 à 10h30 : Tazria – Metsora – Likouté Si’hot volume 17, ch. 1 des Pirkei Avot, par le Rav Levi Azimov

Vendredi 2 mai 2025 à 10h30 : Tazria – Metsora – Likouté Si’hot volume 17, ch. 1 des Pirkei Avot, par le Rav Levi Azimov

En direct, chaque vendredi, étude du Likoutei Si’hot
avec le Rav Levi Azimov de 10h30 – 11h30
Tél.: +33159423068 – code: 33 41 593 (♯)

ET SUR RADIO HASSIDOUT
RADIO HASSIDOUT

Pirké Avot (ch. 2) – Le « métier » de Rabbi Chimon
Source : Likouté Si’hot volume 17, Si’ha sur le deuxième chapitre de Pirké Avot

 

1. Les maximes de Rabbi Chimon ben Nethanel

  • Rabbi Chimon ben Nethanel était l’un des cinq disciples de Rabban Yo’hanane ben Zakaï
  • Il a enseigné trois maximes importantes :
    • Être scrupuleux dans la récitation du Chema et la prière
    • Ne pas faire de sa prière une obligation fixe mais plutôt des supplications
    • Ne pas se considérer comme impie à ses propres yeux

2. Le statut particulier de Rabbi Chimon ben Nethanel

  • Il était qualifié comme ayant « la Torah pour métier », à l’instar de Rabbi Chimon bar Yo’haï
  • Cette qualification explique pourquoi il devait spécifiquement avertir ses disciples d’être rigoureux avec le Chema et la prière, car lui-même, en raison de son niveau élevé, n’interrompait pas son étude pour ces pratiques

3. L’étymologie et la signification de son nom

  • Le prénom « Chimon » est lié au mot « écouter » (chemia) dans le sens de compréhension profonde
  • Cette compréhension permet l’unification totale avec la Torah, caractéristique de ceux dont « la Torah est leur métier »

4. La signification de « la Torah comme métier »

  • Expression désignant ceux qui sont constamment unis à la présence divine
  • Leur existence entière est imprégnée par la Torah
  • Ils sont principalement liés au donateur de la Torah (Dieu lui-même)

5. L’exemple de Rabbi Chimon bar Yo’haï

  • Son niveau spirituel était si élevé qu’il vivait dans un état permanent d’effacement devant Dieu
  • Il n’avait donc pas besoin du Chema pour atteindre cet état d’annulation de soi

6-7. La manifestation spirituelle chez Rabbi Chimon ben Nethanel

  • Il pouvait, comme Rabbi Yossé, révéler les secrets du « Char céleste »
  • Lors de cette révélation, l’arc-en-ciel est apparu, signe d’une haute révélation divine

8. L’enseignement final

  • Même si la présence d’un grand tsadik dispense le monde du jugement, chacun doit néanmoins faire techouva (retour à Dieu)
  • Cette techouva peut se faire sereinement, sans souffrance

 

Netanyahou et les Téfilines : un geste symbolique chargé d’histoire

Netanyahou et les Téfilines : un geste symbolique chargé d’histoire

En ce jour de commémoration nationale, le Premier ministre israélien a accompli un acte rituel profondément symbolique. Benjamin Netanyahou a revêtu les Tefilines d’un soldat tombé au combat lors du Yom Hazikaron. Cette date coïncide, comme l’ont remarqué plusieurs observateurs, avec l’anniversaire de sa rencontre historique avec le Rabbi de Loubavitch, il y a exactement 37 ans.

 

Un hommage poignant à un héros israélien

Le bureau du Premier ministre Benjamin Netanyahou a publié mercredi une photo le montrant en train de mettre les Tefilines et de prier dans son bureau à Jérusalem. Ce geste spirituel s’inscrit dans le cadre du Yom Hazikaron, journée de commémoration nationale en Israël dédiée à tous les soldats et civils qui ont perdu la vie pour défendre la Terre Sainte.

Dans un communiqué empreint d’émotion, Netanyahou a expliqué : « En ce Jour du Souvenir, j’ai l’honneur de porter les Tefilines qui appartenaient à un héros israélien, le Sergent-chef (Rés.) Yossi Hershkowitz, de mémoire bénie. Yossi, un éducateur merveilleux, était empli d’un amour profond et authentique pour le peuple d’Israël. »

Le Premier ministre a rendu hommage à l’engagement du soldat tombé au combat : « Dès qu’il a été appelé au service, il a fait ses adieux à sa dévouée épouse, Hadas, et à ses enfants — Baari, Hillel, Tal, Shira et Neta — afin de protéger le foyer que nous partageons tous. Même depuis l’intérieur de la bande de Gaza, il envoyait des vidéos réconfortantes à sa famille, ses élèves et au peuple d’Israël. »

Une date au croisement de la politique et du spirituel

Ce qui a particulièrement retenu l’attention des observateurs est la date choisie pour ce geste rituel. Le Rav Or Ziv, émissaire du mouvement Habad qui a assisté le Premier ministre dans l’accomplissement de ce rituel, a relevé une coïncidence significative : « C’est exactement 37 ans après sa célèbre rencontre avec le Rabbi, qui lui avait dit : ‘Vous devrez lutter contre 119 personnes — cela ne vous intimidera sûrement pas !’ »

 

 

Cette référence évoque la rencontre historique entre Netanyahou et le Rabbi de Loubavitch, qui eut lieu le 2 Iyar dans la résidence du Rabbi sur President Street à Crown Heights. Les paroles prophétiques du Rabbi semblent avoir résonné tout au long de la carrière politique mouvementée de Netanyahou, marquée par de nombreux défis au sein de la Knesset israélienne.

Le Rav Or Ziv a ajouté : « J’ai eu le mérite aujourd’hui d’aider le Premier ministre Benjamin Netanyahou à mettre les Tefilines. ‘Et tous les peuples de la terre verront que le nom de D.ieu est invoqué sur toi, et ils te craindront.’ Pour le mérite de la libération de tous nos otages, l’élévation des âmes de nos héros sacrés, et la rédemption ultime et complète. »

Un symbole de résilience dans l’adversité

Le choix des Tefilines du Sergent-chef Yossi Hershkowitz revêt une symbolique particulière. Netanyahou a souligné la dualité qui caractérisait ce soldat : « Yossi incarnait un esprit noble associé à une détermination inébranlable pour défendre notre nation et notre peuple. D’une main, il tenait une arme, et de l’autre, son violon. »

Cette image puissante illustre la complexité de l’identité israélienne contemporaine, entre nécessité de défense et aspiration à la paix. Le Premier ministre a conclu son message par une promesse de transformation : « Nous transformerons la douleur de la chute de Yossi Hershkowitz — et celle de tous nos héros — en une mélodie : la mélodie de la force de la Génération de la Victoire. »

Un geste rare qui marque les esprits

Il est à noter qu’il s’agit seulement de la deuxième fois que Netanyahou est photographié en train de porter les Tefilines, toujours avec l’assistance du Rav Or Ziv. Ce rituel juif quotidien, pratiqué par de nombreux hommes juifs observants, consiste à attacher des boîtiers contenant des passages de la Torah sur le bras et la tête.

En choisissant d’accomplir ce geste en public lors d’une journée aussi solennelle que le Yom Hazikaron, et avec les Tefilines d’un soldat tombé au combat, Netanyahou associe profondément la dimension spirituelle à son rôle de dirigeant politique. Cette démarche s’inscrit dans la continuité des valeurs traditionnelles qui ont façonné l’État d’Israël tout en honorant le sacrifice ultime de ceux qui ont donné leur vie pour sa défense.

 

 

Construction d’Ohr Habad : Une nouvelle ville Habad émerge dans le désert israélien

Construction d’Ohr Habad : Une nouvelle ville Habad émerge dans le désert israélien

 

Une vision de longue date se concrétise enfin avec le début de la construction d’Ohr Habad, une nouvelle ville dans la région méridionale de Yatir en Israël. Ce projet ambitieux, porté par une trentaine de familles pionnières sous la direction du Rav Mendy et Bruria Efune, s’inspire directement des enseignements du Rabbi de Loubavitch. La ministre des Implantations, Orit Struk, a récemment signé la décision gouvernementale officialisant le projet.

C’est avec une émotion palpable que les premières pelleteuses sont arrivées cette semaine sur le site de la future ville d’Ohr Habad. Pour la communauté Habad et ses trente familles pionnières, ce moment marque l’aboutissement de plus de dix ans d’efforts inlassables pour concrétiser la vision du Rabbi de Loubavitch concernant l’établissement de villes hassidiques à travers Israël.

« C’est un bonheur indescriptible, » confie Haya Hendel, membre fondatrice du projet. « J’attendais de voir ce jour depuis si longtemps – et maintenant, c’est commencé! »

Le processus d’approbation a culminé après un examen rigoureux de six mois par le ministère des Implantations. La ministre Orit Struk a exprimé son admiration pour la communauté : « Je suis émerveillée de rencontrer ce grand esprit pionnier et cet amour pour la terre qui apparaît de manière exemplaire dans la communauté Ohr Habad – dans leur aspiration à prendre part aux défis du développement du pays, et dans leur sérieux et leur responsabilité concernant cette mission importante. »

 

 

Un phare d’hospitalité au cœur du Néguev

Située à une demi-heure de Beer Sheva, près de la communauté de Meitar, la nouvelle ville est stratégiquement positionnée sur la crête des collines de la région de Yatir. « C’est un emplacement magnifique sur la crête des collines, » note Meny Efune.

Le plan d’urbanisme prévoit 500 logements familiaux, des écoles, un mikvé et diverses infrastructures publiques. Mais l’élément le plus distinctif sera sans doute l’hôtel placé au centre de la ville, symbolisant l’importance de l’hospitalité dans la philosophie de la communauté.

Comme l’explique le Rav Yossef Its’hak Aharonov, président d’Agudas Chasidei Habad : « Ce n’est pas un hasard si un hôtel a été choisi pour être au cœur de la ville ; c’est une déclaration claire que cette ville est, avant tout, un lieu d’hospitalité, un endroit qui souhaite accueillir de plus en plus de Juifs, qui mériteront de goûter à la lumière de Habad. »

Gael Grunewald, président de la Division des Implantations de World Mizrachi, souligne également que « cet hôtel construira un pont entre Habad en Israël et les communautés du monde entier. »

Une mission spirituelle et nationale

La signification de cette nouvelle ville dépasse largement ses frontières physiques. Pour ses fondateurs, Ohr Habad représente l’accomplissement concret des directives du Rabbi de Loubavitch et la création d’un centre de vie juive enraciné dans la chaleur hassidique et le rayonnement spirituel.

Sruly Lazerson, développeur informatique qui a quitté Buffalo, New York, pour rejoindre le projet, explique la vision particulière qui anime cette initiative : « Certains villages sont composés d’individus menant leur propre vie. Certains villages sont composés d’individus rejoignant une cause plus grande. La vision du Rabbi pour les villages Habad en Israël n’était ni l’un ni l’autre ; il désirait un lieu dont toute la gestalt, de haut en bas, serait une cause plus grande – à savoir, un lieu qui répand les sources du Hassidisme à tout le peuple juif. »

Roni Flamer, PDG et fondateur du Mouvement OR, qui a soutenu la communauté tout au long du processus, souligne la dimension historique du projet : « Bientôt, de nos jours, ils monteront vers la terre à l’endroit même où le voyage du peuple juif a commencé il y a 4 000 ans. La braise continue – la lumière est à nouveau révélée. La flamme éternelle ne s’éteindra pas. »

Le soutien gouvernemental comme catalyseur

L’implication des ministères israéliens a été déterminante pour transformer cette vision en réalité. Outre la ministre des Implantations Orit Struk, le ministre du Logement et de la Construction, Its’hak Goldknopf, a joué un rôle important dans l’avancement du budget et de la planification.

« En prenant mes fonctions, je me suis fixé comme objectifs principaux le renforcement et l’établissement de colonies en Terre d’Israël et l’engagement envers la colonisation, en particulier dans les zones de priorité nationale, » a déclaré Goldknopf. « Nous avons tous été très impressionnés par les représentants de la communauté Ohr Habad et leur profond engagement et dévouement pour la réussite de la nouvelle ville. »

Avec le début des travaux de terrassement pour le quartier pionnier temporaire, la communauté Ohr Habad transforme enfin sa vision longuement caressée en réalité – posant les fondations physiques et spirituelles d’une ville qui cherche à illuminer le sud d’Israël et au-delà, fidèle à son nom qui signifie « Lumière de Habad ».

 

 

 

L’antisémitisme monte en flèche? C’est un signe que le Machia’h est proche !

L’antisémitisme monte en flèche? C’est un signe que le Machia’h est proche !

La lèpre qui se répand sur tout le corps est un signe de guérison, et de même, la haine antisémite qui éclate au premier plan est un signe de rédemption.

 

Par le Rav Schneor Ashkenazi

Les sections Tazria-Metzora sont un « cours » de médecine spirituelle de la peau. Les versets décrivent les signes d’identification de la plaie impure, les niveaux de blancheur de la peau qui témoignent de la plaie, sa profondeur et son creux par rapport à la peau, son diamètre et sa largeur, et la croissance des poils à l’intérieur.

Un détail étonnant (13:12-13): « Si la lèpre se répand sur la peau et couvre toute la peau de la plaie, de la tête aux pieds… si tout est devenu blanc – il est pur. » La lèpre apparaît comme un point blanc localisé et rend le lépreux impur. Mais si la blancheur s’étend sur tout le corps – le lépreux est pur. Comme si un médecin disait: « Si une infection apparaît sur un doigt – on applique une pommade, mais si l’infection se répand sur toute la jambe – le malade est guéri… »

Les sages en tirent une conclusion de grande portée concernant l’avenir global du monde (Talmud babylonien, traité Sanhédrin 97a): « Le fils de David ne viendra pas jusqu’à ce que tout le royaume se transforme en hérésie… comme il est dit ‘tout est devenu blanc – il est pur’. » L’incrédulité est comparable à la lèpre, et si elle éclate à la surface et devient la ligne dominante du royaume – c’est l’un des signes de la lumière scintillante du Machia’h qui approche, dans le sens de « plus c’est mauvais – mieux c’est… ».

Quelle est la signification de ces paroles? La propagation de la plaie ne devrait-elle pas témoigner d’une aggravation dramatique et non d’une guérison?

Bien sûr, on pourrait soutenir que la propagation de la plaie témoigne d’un état grave pour lequel l’isolement ne sera pas utile. Les lois de l’isolement humain ne sont plus pertinentes pour sa misérable condition et seul Dieu peut le sauver. Mais les mots « il est pur » annoncent qu’il y a ici quelque chose de bon, et que l’homme est sorti de l’état d’impureté. Comment le mal absolu annonce-t-il le bien? Comment l’aggravation de l’expression de l’impureté purifie-t-elle?

Sans mots édulcorés

Ibn Ezra écrit une belle explication: la propagation de la plaie témoigne que le corps l’expulse vers l’extérieur. C’est comme si le système immunitaire spirituel réussissait à repousser la plaie et à l’expulser vers l’extérieur, uniquement vers la peau.

Le Rabbi de Loubavitch compare cela à la situation mondiale à la veille de la venue du Machia’h (Likoutei Sihot 32, page 82):

« Le progrès spirituel fait que les secrets sombres éclatent à l’extérieur. Ce qui était auparavant caché sous de beaux mots d’illumination, de raison et de logique droite, se révèle comme une incrédulité orgueilleuse de l’existence du Créateur. Les opinions qui étaient auparavant présentées comme libérales, humanistes, comme l’amour de l’homme et le souci du faible, éclatent comme une haine d’Israël « pure », comme ce vieux virus antisémite qui se dépouille et prend forme à nouveau à chaque génération ».

La force du mauvais penchant réside dans l’obscurcissement et le flou des intentions de l’ennemi. Le mal parle avec des mots lavés et agréables à l’oreille, qui tentent les gens du milieu de le voir comme une grande lumière. Mais à la veille de la rédemption, il ne reste plus que deux possibilités nettes: l’amour d’Israël ou la haine d’Israël? L’antisémitisme éclate au premier plan et la majorité normale et saine vomit la plaie maligne ».

C’est ainsi que le prophète Daniel prévoit les signes de la rédemption: « Beaucoup seront purifiés, blanchis et affinés. » En ces grands jours, nous éprouverons de la douleur et des souffrances, mais à travers elles, les choses seront clarifiées et élucidées, et « affinées » – elles nettoieront et amélioreront les « nombreux ».

Un esprit d’éveil

L’année dernière, au plus fort de la guerre, le Daily Mail britannique a écrit: « La double morale est écœurante. Lorsque des soldats britanniques ou américains tuent par erreur des civils innocents, des journalistes ou des travailleurs humanitaires – c’est un tir ami dans la chaleur de la bataille. Mais quand Israël tue par inadvertance 7 travailleurs humanitaires de l’ONU, c’est un crime de guerre délibéré.

« 300 000 civils irakiens ont été tués après l’invasion anglo-américaine en 2003 et personne n’a accusé les gouvernements britannique et américain de génocide, mais quand Israël lutte pour sa vie après un massacre terrible – c’est un crime de guerre ! »

Et voici, nous méritons aussi la suite du verset: « tout est devenu blanc – il est pur. » Le mensonge construit la vérité, et l’âme du peuple d’Israël s’éveille. Chaque communauté et Beth Habad en Israël et dans le monde connaît l’éveil spirituel des derniers mois qui a été créé grâce à ce mauvais esprit. Nous sommes convaincus qu’après les nuages viendra la pluie et qu’après la haine éclatera l’amour, « D’un amour éternel, tu as aimé la maison d’Israël, ton peuple », dans la rédemption complète très bientôt.