Un nouveau Beth Habad s’implantera bientôt au quartier du Parc à Hadera

Un nouveau Beth Habad s’implantera bientôt au quartier du Parc à Hadera

Après neuf ans d’attente, les habitants du quartier du Parc à Hadera pourront enfin bénéficier d’un centre communautaire permanent. Le permis de construire vient d’être délivré pour l’édification d’un bâtiment qui abritera notamment un Beth Habad, sous la direction des émissaires, le Rav Menahem et Hani Lipsker. Ce projet a été personnellement soutenu par le maire de la ville, Nir Ben Haïm, qui a coordonné les efforts avec les différents services municipaux pour offrir cette solution aux résidents.

 

הרב מנחם ליפסקר - YouTubeAprès neuf ans d’attente, les habitants du quartier du Parc à Hadera pourront enfin bénéficier d’un centre communautaire permanent. Le permis de construire vient d’être délivré pour l’édification d’un bâtiment qui abritera notamment un Beth Habad, sous la direction des émissaires, le Rav Menahem et Hani Lipsker. Ce projet a été personnellement soutenu par le maire de la ville, Nir Ben Haïm, qui a coordonné les efforts avec les différents services municipaux pour offrir cette solution aux résidents.

Une présence Loubavitch déjà bien établie à Hadera

Hadera compte aujourd’hui une importante présence Loubavitch avec pas moins de 30 familles d’émissaires réparties dans l’ensemble des quartiers de la ville. Ces représentants du mouvement Habad constituent un point d’ancrage chaleureux et fédérateur pour toutes les questions juives concernant les habitants. Ils travaillent en coordination avec le Beth Habad central de la ville, dirigé par le Rav Eliyahu Yohanan Boutman, formant ainsi un réseau efficace au service de la communauté.

‫לומדים עם הרב יוחנן בוטמן - Podcast - Apple Podcasts‬‎Le Rav Yohanan Boutman, né en 1969 (20 Eloul 5728), a été envoyé par le Rabbi à Hadera en 1993 (5753) pour rejoindre le Rav Klonimus Koptchik, qui était alors l’émissaire principal de la ville. Au fil des années, il a été nommé directeur général des institutions Habad de Hadera et a développé un vaste réseau éducatif comprenant des jardins d’enfants, une école Talmud Torah pour garçons et une école pour filles. Sous sa direction, un restaurant social a également été créé, distribuant quotidiennement des centaines de repas aux personnes dans le besoin.

Un projet attendu depuis près d’une décennie

« Après presque dix ans d’activités et de déplacements constants, nous avons enfin reçu l’autorisation officielle pour commencer la construction d’un nouveau Beth Habad spacieux », a déclaré le Rav Menahem Lipsker, émissaire en charge du projet. Cette annonce marque l’aboutissement d’un long processus administratif et répond à un besoin croissant des fidèles du quartier qui, jusqu’à présent, ne disposaient pas d’un lieu permanent pour leurs activités communautaires et religieuses.

Il faut noter que ce n’est pas la première fois qu’un Beth Habad à Hadera fait face à des défis immobiliers. En 2008 (5768), le Beth Habad central dirigé par le Rav Boutman avait dû quitter précipitamment ses locaux suite à la vente du terrain à un promoteur local. À l’époque, les dommages avaient été estimés à 80 000 dollars, incluant la recherche d’un nouveau lieu, les coûts de déménagement et le remplacement des équipements endommagés lors de l’évacuation.

Une communauté reconnue pour sa chaleur et son accueil

Le Beth Habad du quartier du Parc s’est déjà forgé une solide réputation parmi les habitants. « Parallèlement à nos nombreuses activités tout au long de l’année, l’office de prière de notre Beth Habad est connu pour sa chaleur et son atmosphère joyeuse et inclusive, conformément à la vision du Rabbi », a souligné le Rav Lipsker. Cette approche conviviale et ouverte a permis de créer un véritable lieu de rassemblement pour les membres de la communauté, toutes sensibilités confondues.

La reconnaissance du travail accompli par le mouvement Habad à Hadera ne s’est pas limitée à la communauté. En 2008, le Rav Boutman a été élu « Homme de l’année » par un journal local, témoignage de l’impact positif de ses actions sur l’ensemble de la ville. Son engagement a également permis d’étoffer l’offre éducative religieuse à Hadera avec, notamment, l’ouverture en 2016 (Eloul 5776) d’un Kollel pour jeunes mariés étudiant pour l’obtention de leur diplôme rabbinique et participant à la diffusion des enseignements hassidiques dans la ville.

Un nouveau chapitre pour le développement communautaire

L’obtention de ce permis de construire représente bien plus qu’une simple autorisation administrative. Elle symbolise un nouveau chapitre dans le développement de la vie communautaire juive à Hadera. Le futur bâtiment ne se limitera pas à abriter le Beth Habad, mais accueillera également d’autres synagogues et services communautaires, créant ainsi un véritable pôle de vie juive dans ce quartier relativement récent de la ville.

Depuis son arrivée à Hadera, le Rav Boutman a facilité l’installation d’une trentaine d’émissaires supplémentaires œuvrant dans les différents quartiers pour diffuser le judaïsme auprès des habitants. Cette stratégie d’expansion, caractéristique du mouvement Habad-Loubavitch, a permis d’établir une présence significative dans l’ensemble de la ville, comme en témoigne l’implantation prochaine de ce nouveau centre dans le quartier du Parc.

Les efforts déployés par le Rav Boutman pour développer l’éducation juive à Hadera incluent également des tentatives d’établir une yeshiva locale. En collaboration avec la yeshiva Tomkhei Temimim de Migdal HaEmek, il avait ainsi ouvert une antenne à Hadera avant l’année scolaire 2009 (5769), mais celle-ci n’a fonctionné que pendant deux ans. Parallèlement, une autre branche de la yeshiva Tomkhei Temimim, nommée Tiferet Temimim Olga et dirigée par le Rav Shaul Axelrod, opère dans la ville depuis 2007 (5767).

Le Rav Lipsker et son épouse Hani, qui œuvrent depuis des années dans ce quartier, voient dans cette nouvelle étape l’opportunité d’élargir leur champ d’action et de proposer davantage de programmes éducatifs, culturels et spirituels à la population locale. Leur présence constante et leur dévouement ont créé un lien de confiance avec les habitants, qui se réjouissent de cette évolution positive pour leur quartier.

Les travaux devraient débuter prochainement, marquant ainsi la concrétisation d’un projet longuement attendu par tous. Une fois achevé, ce centre communautaire deviendra sans nul doute un lieu incontournable de la vie juive à Hadera, s’inscrivant dans la continuité du travail entrepris depuis plus de trente ans par le Rav Boutman et amplifié par les nombreux émissaires Loubavitch présents désormais dans toute la ville.

 

 

Monténégro : Des émissaires de 40 pays d’Europe et d’Afrique se réunissent

Monténégro : Des émissaires de 40 pays d’Europe et d’Afrique se réunissent

La rencontre stratégique des émissaires du Rabbi a abordé l’immigration israélienne, le réveil identitaire chez les jeunes et le développement d’infrastructures communautaires dans l’ère post-attentats. Le Rav Kotlarsky définit la priorité : « Chaque immigrant israélien ou juif doit immédiatement trouver un foyer d’accueil ».

 

 

L’ère des congrès régionaux a débuté : pendant deux jours, la ville historique de Budva au Monténégro s’est transformée en un centre d’activité juive bouillonnant. Environ 50 émissaires du Rabbi, constituant l’infrastructure juive dans 40 pays d’Europe, d’Afrique et du Moyen-Orient, se sont réunis pour se renforcer mutuellement et planifier la prochaine étape de la vie communautaire juive dans un monde marqué par le terrible massacre de Sim’hat Torah.

Une stratégie d’accueil face à l’émigration massive

Les discussions ont porté sur l’émigration de plus de 80 000 Israéliens depuis le début de la guerre et sur la nécessité de leur garantir une communauté accueillante dès leur arrivée. « Les émissaires représentent le réseau de soutien mondial du peuple juif », a déclaré le Rav Menahem Mendel Kotlarsky, directeur du congrès international des émissaires de Habad. « Lorsque des Israéliens atterrissent à Ankara ou à Dubaï, l’émissaire local est souvent le seul contact qu’ils connaissent. Notre congrès a affiné notre stratégie pour que chaque migrant trouve un foyer dès son arrivée. »

En parallèle, les émissaires ont rapporté un éveil identitaire sans précédent chez les jeunes, les jeunes familles et les professionnels qui recherchent du sens et des connections d’une manière inédite.

Un réveil identitaire chez la jeunesse juive mondiale

Des émissaires ont témoigné de l’ouverture de nouvelles antennes de CKids, CTeen et CYP à travers toute la région, même dans des pays où les Juifs avaient tendance auparavant à dissimuler leur identité. Les Chlou’him (émissaires) travaillent à connecter les jeunes dans des communautés isolées, créant des réseaux de soutien transfrontaliers qui renforcent le sentiment d’appartenance collective.

Hommage au Rav Kotlarsky et renforcement sécuritaire

Le congrès de cette année était particulièrement émouvant, car il s’agissait du premier rassemblement régional après le décès du Rav Moshe Kotlarsky, qui dirigeait le réseau des émissaires du Rabbi. La rencontre a été dédiée à sa mémoire, et les émissaires ont partagé des souvenirs personnels sur sa contribution à leurs communautés, tout en renforçant leur soutien à son successeur, le Rav Menahem Mendel Kotlarsky.

Des moments marquants ont inclus la conclusion de l’étude du Talmud en mémoire de la mère du Rav Baruch Myers, et la présentation d’un nouveau Sefer Torah en mémoire du Rav Kotlarsky, qui servira aux offices dans les communautés juives des pays musulmans.

Au cours du congrès, le Rav Moshe Fleischman de l’organisation CWA – sécurité des émissaires de Habad dans le monde – a donné une conférence spéciale sur la sécurité, soulignant l’importance de rafraîchir les procédures et les règles, accompagnée de conseils pratiques. Les participants ont souligné que cette formation était essentielle pour « chaque émissaire, homme ou femme ».

Une vision d’avenir pour les communautés émergentes

Le congrès, organisé par le Rav Ari et Hanna Eidelkopf et le Rav Leizer et Mouchka Ernfeld, a débuté par la pose de la première pierre du premier mikvé au Monténégro et par une cérémonie émouvante lors de la journée de commémoration des soldats israéliens tombés au combat.

« Pendant deux jours, nos rues tranquilles sont devenues une pépinière pour la continuité juive », a déclaré le Rav Eidelkopf. Les émissaires ont participé à des séances de brainstorming, partagé leurs défis et solutions, et discuté de projets de construction de nouvelles Maisons Habad et de mikvés dans toute la région.

Le congrès a mis en évidence le rôle des émissaires comme pionniers de la communauté juive, fournissant des réponses immédiates et préparant le terrain pour l’avenir. À un moment où l’identité juive est sous pression, le réseau des émissaires du Rabbi continue à servir de première ligne pour le peuple juif – ancrant le présent et assurant un avenir juif florissant même dans des régions dépourvues d’infrastructures jusqu’à présent.

 

 

Israël frappe Sanaa dans un déluge de feu, l’aéroport pulvérisé et la capitale yéménite plongée dans l’obscurité!

Israël frappe Sanaa dans un déluge de feu, l’aéroport pulvérisé et la capitale yéménite plongée dans l’obscurité!

Des images saisissantes montrent le ciel de Sanaa envahi par d’épaisses fumées noires suite à la dernière offensive israélienne contre des installations contrôlées par les Houthis au Yémen. Cette opération militaire d’envergure intervient moins de 24 heures après une précédente vague de frappes, en représailles directes à un tir de missile balistique sur l’aéroport Ben Gourion. Le ciel yéménite s’est littéralement vidé de tout trafic aérien après l’avertissement d’évacuation émis par le porte-parole arabophone de l’armée israélienne.

Une opération militaire éclair qui paralyse tout un pays

L’armée israélienne a frappé avec une puissance extraordinaire, déployant une stratégie sophistiquée pour prendre les Houthis par surprise. Selon des sources militaires, environ 30 munitions ont été larguées sur l’aéroport de Sanaa, dans ce que les experts qualifient de « frappe foudroyante ».

« Tout le ciel n’est que fumée, il y a une atmosphère de panique et de peur », a confié une source locale à ynet, tandis que les routes d’accès à l’aéroport ont été immédiatement fermées. Des mouvements massifs de population cherchant à fuir ont été signalés dans les zones proches des installations ciblées.

Des médias arabes rapportent que le terminal aéroportuaire de Sanaa a été « complètement détruit », et des coupures d’électricité généralisées sont signalées dans de nombreux quartiers de la capitale yéménite, plongeant la ville dans l’obscurité.

Un piège stratégique tendu aux Houthis

Cette deuxième vague d’attaques, baptisée opération « Ville de fourmis », révèle une tactique militaire calculée. Des sources sécuritaires israéliennes affirment que l’État hébreu a délibérément « trompé les Houthis lors du bombardement d’hier » pour mieux les surprendre avec cette attaque foudroyante orchestrée personnellement par le commandant de l’armée de l’air, le général Tomer Bar.

Le Premier ministre Benjamin Netanyahu a interrompu d’urgence son témoignage au tribunal pour rejoindre le centre de commandement à Kirya, tandis que le chef d’état-major et le directeur du Shin Bet se réunissaient pour approuver des plans opérationnels supplémentaires dans le cadre de l’opération « Chariots de Gédéon ».

Outre l’aéroport, l’armée israélienne a ciblé plusieurs centrales électriques dans la région de Sanaa, décrites comme « une infrastructure d’approvisionnement électrique significative » pour le régime Houthi, ainsi que l’usine de béton « Al-Amran » au nord de la ville, présentée comme essentielle à la construction de tunnels et d’infrastructures militaires du groupe armé.

Menaces apocalyptiques des Houthis et escalade imminente

Face à cette opération dévastatrice, les dirigeants houthis ont immédiatement promis des représailles. Mohamed al-Buhaiti, haut responsable du groupe, a lancé un avertissement glaçant : « Nous établirons une nouvelle équation, un blocus sera répondu par un blocus. Notre lutte contre les États-Unis, la Grande-Bretagne et Israël se poursuivra. »

Un autre dirigeant, Nasr al-Din Amer, a affirmé que « la réponse viendra et le blocus maritime et aérien ne sera pas levé d’Israël jusqu’à ce que les attaques sur Gaza cessent », tandis qu’Ali al-Qahum promettait que « les conséquences de l’attaque israélienne seront terribles pour les sionistes. »

Le bureau politique des Houthis a publié un communiqué déclarant que ces frappes « constituent une preuve supplémentaire de la faillite d’Israël » et que « ces attaques ne resteront pas sans réponse et ne dissuaderont pas le Yémen de maintenir sa position de soutien à Gaza. »

Cette escalade dramatique, survenue après qu’un missile houthi a explosé près de l’aéroport Ben Gourion – forçant une fermeture temporaire de 45 minutes des installations – plonge toute la région dans une spirale de violence qui risque de s’étendre bien au-delà des frontières du conflit actuel.

Selon le Rav Yossef Levin, spécialiste du Moyen-Orient : « Cette démonstration de force sur une cible à plus de 2000 kilomètres du territoire israélien envoie un message clair à l’Iran et à tous ses proxys dans la région. Israël montre sa détermination à frapper partout où nécessaire pour protéger sa sécurité nationale. »

 

 

 

 

 

Le scandale de l’ordre donné au soldats de ne pas s’approcher de la frontière le matin du 7 octobre : Qui nous a livrés au massacre?

Le scandale de l’ordre donné au soldats de ne pas s’approcher de la frontière le matin du 7 octobre : Qui nous a livrés au massacre?

Chalom Shitrit, combattant blessé de la brigade Golani, révèle une vérité glaçante sur les ordres reçus lors de l’attaque du 7 octobre. Son témoignage, d’abord jugé invraisemblable, s’est finalement avéré exact, soulevant de graves questions sur la chaîne de commandement ce jour-là. Cette affaire met en lumière ce que certains appellent désormais une « miscalculation » monumentale qui a eu des conséquences tragiques pour Israël.

 

Chalom Shitrit, combattant de Golani grièvement blessé ayant perdu sa jambe le 7 octobre, revient avec un témoignage qui bouleverse l’opinion publique. Il raconte l’ordre de ne pas s’approcher de la barrière pendant les heures critiques – un ordre qui s’est avéré authentique grâce à un enregistrement rare. Sur le plateau de l’émission « Sept avec Ayala Hasson » (Kan 11), l’image se clarifie : négligence ? dissimulation ? qui a donné cette directive – et pourquoi ?

Regardez l’extrait complet – Crédit : Kan 11 avec Ayala Hasson.

 

La directive scandaleuse qui a ouvert les portes aux terroristes

À 5h20 du matin le 7 octobre, le sergent-chef Chalom Shitrit et ses camarades au poste militaire de Paga ont reçu un ordre incompréhensible : « Aucun véhicule ne doit se rendre à Burma jusqu’à 9 heures du matin. » Cette instruction mystérieuse, transmise sans la moindre explication, a empêché les soldats de prendre position près de la barrière avec Gaza, les maintenant à plus de 200 mètres en retrait pendant les heures cruciales précédant l’attaque meurtrière.

« Je ne sais pas exactement pourquoi, je ne pose pas trop de questions. C’est la directive, c’est ce que nous faisons, » explique Shitrit en citant les paroles de son commandant ce matin-là. Pour ces soldats habitués à bondir au moindre mouvement suspect à la frontière, cet ordre était non seulement étrange mais potentiellement criminel au vu des conséquences catastrophiques qui ont suivi.

Le plus révoltant dans cette affaire est que ces mêmes soldats se trouvaient à seulement 200-300 mètres de la barrière. « Comment est-il possible que je ne sache pas qu’il y a quelque chose qui se passe, alors que je suis à 200 mètres de la barrière? » s’indigne Shitrit. « Comment est-il possible que mes amis se battent en sous-vêtements et en chaussettes et que personne ne sache qu’il se passe quelque chose? » Des questions qui restent sans réponse satisfaisante.

Le mensonge d’État dévoilé au grand jour

Lorsque Shitrit a osé témoigner devant une commission de la Knesset, son récit a immédiatement été discrédité et ridiculisé. Ayant perdu une jambe lors des combats, beaucoup l’ont accusé de confondre ses souvenirs à cause de son traumatisme. Des responsables militaires ont même inventé l’excuse de prétendus « tirs de snipers » pour justifier l’ordre controversé.

« J’ai vécu avec ça depuis le 7 octobre et j’avais très peur d’en parler, » confie Shitrit. « On m’a dit qu’il y avait des tirs de sniper sur la barrière, c’est pourquoi nous ne voulions pas envoyer de soldats… Mais au fil du temps, j’ai commencé à me poser des questions : s’il y avait des tirs de sniper, comment se fait-il que moi, qui suis à seulement 200 mètres de la barrière, je n’en sois pas informé? »

La vérité a finalement éclaté lorsque l’enregistrement complet des communications radio a été dévoilé, confirmant mot pour mot le témoignage de Shitrit. L’ordre était réel, inexplicable, et a directement contribué à la tragédie nationale qui a suivi. Cette révélation explosive a provoqué une onde de choc dans tout Israël, forçant les autorités à reconnaître la monumentale défaillance du système.

Qui a donné l’ordre fatal ? Les coupables se cachent toujours dans l’ombre

Cette affaire soulève des questions brûlantes sur les véritables responsables de cette décision fatale. Qui a réellement donné l’ordre de maintenir les soldats loin de la frontière? Le Premier ministre Netanyahou a vaguement fait référence à une note du chef du Shin Bet évoquant une « miscalculation », mais s’abstient soigneusement de nommer les coupables.

Des commentateurs pointent du doigt « une négligence majeure » où « le chef du Shin Bet a influencé le renseignement militaire et le chef d’état-major », conduisant à un échec monumental par crainte de révéler des sources ou de provoquer une escalade mineure. L’un d’eux établit un parallèle glaçant : « Churchill a dit un jour que dans l’histoire, il y a eu des cas où tant de gens devaient leur vie à si peu. Ici, c’est exactement l’inverse. Dans l’histoire d’Israël, il n’est jamais arrivé que tant de personnes soient tuées à cause de si peu de personnes qui étaient prisonnières de cette folle conception. »

Pour Shitrit, cette quête de vérité est devenue obsessionnelle : « Je vis avec un trou dans mon cerveau depuis le 7 octobre… Je veux comprendre comme tout le monde. Et soudain cette chose qui est sortie… ça me fait peur. Ça me fait très peur. »

La résilience d’un héros qui exige justice

Malgré l’horreur qu’il a vécue et ses blessures permanentes, Chalom Shitrit refuse de se taire ou de se laisser abattre. Il a courageusement choisi de reconstruire sa vie, donnant des conférences et créant même une entreprise de bijouterie. Mais sa préoccupation principale reste la vérité et la justice pour toutes les victimes.

« J’espère que nous aurons des réponses plus claires à l’avenir… Il est très important que nous ayons des réponses définitives et que ceux qui doivent payer le prix le paient. Tant de personnes ont été tuées, tant sont encore otages. »

Son message final est un appel vibrant à l’unité face à l’adversité : « Nous sommes en temps de guerre. Nous avons encore près de 60 otages, certains sont vivants, d’autres malheureusement ne le sont plus. Il y a des soldats qui se battent depuis deux ans déjà, qui abandonnent tout pour le peuple, pour l’État. Soyons ensemble pour ceux qui risquent tout pour nous. »

Un témoignage poignant d’un homme qui, amputé d’une jambe mais pas de son courage, continue de se battre pour que la vérité éclate enfin au grand jour sur cette journée fatidique qui a changé à jamais le destin d’Israël.

 

 

Résumé de l’attaque du 7 octobre 2023 en Israël qui fait plus de 1200 morts, 7500 blessés et 251 otages

Le 7 octobre 2023, pendant le Chabbat et la fête de Simhat Torah, le Hamas a lancé l’opération « Al-Aqsa Flood » à 6h30 (heure locale). Le  terroriste Mohammed Deif a annoncé l’opération dans un discours mentionnant le blocus de Gaza par Israël, les incursions dans les villes de Cisjordanie, la violence à la mosquée Al-Aqsa, la violence des colons israéliens, et d’autres griefs contre Israël. Peu après, Ismail Haniyeh, a fait une annonce similaire dans une allocution télévisée.

Organismes participants

Plusieurs groupes terroristes palestiniens ont participé à l’opération ou l’ont soutenue, notamment les Brigades de résistance nationale (l’aile armée du Front démocratique pour la libération de la Palestine), le FPLP (un parti politique palestinien marxiste-léniniste) et le groupe Lions’ Den. Neuf employés de l’UNRWA ont été accusés par Israël de participation et ont été licenciés après une enquête interne.

Tirs de roquettes

Selon Deif, plus de 5 000 roquettes ont été tirées depuis Gaza vers Israël en 20 minutes au début de l’opération. Des sources israéliennes ont signalé le lancement de 4 300 projectiles depuis Gaza, tuant douze personnes et en blessant des dizaines, pour la plupart de la communauté bédouine. Des explosions ont été signalées dans les zones entourant Gaza et dans la plaine de Sharon, y compris Gedera, Herzliyya, Beersheba, Tel Aviv et Ashkelon. Des sirènes d’alerte aérienne ont été activées à Beer Sheva, Jérusalem, Rehovot, Rishon Lezion et à la base aérienne de Palmachim.

Incursions dans le sud d’Israël

Simultanément, environ 6 000 terroristes et civils palestiniens ont infiltré Israël depuis Gaza, franchissant la frontière en 119 endroits. L’infiltration a été exécutée à l’aide de camions, de pick-ups, de motos, de bulldozers, de hors-bords et de parapentes motorisés.

Le poste de police de Sderot serait passé sous le contrôle du Hamas, les terroristes tuant 30 Israéliens, dont des policiers et des civils. Au début de l’attaque, ils ont délibérément détruit les systèmes informatiques du poste de police, ce qui a désactivé les communications et retardé la réponse aux attaques.

Des images et des vidéos ont montré des terroristes lourdement armés et masqués, vêtus de treillis noirs, circulant en pick-up et ouvrant le feu à Sderot, tuant des dizaines de civils et de soldats israéliens et incendiant des maisons. D’autres vidéos ont montré des Israéliens faits prisonniers, un char israélien en feu et des terroristes conduisant des véhicules militaires israéliens.

Attaques contre les communautés civiles

Des terroristes ont tué des civils à Nir Oz, Be’eri et Netiv HaAsara, où ils ont pris des otages et incendié des maisons. Environ 50 civils ont été tués dans le massacre de Kfar Aza, 108 dans le massacre de Be’eri et 15 personnes dans le massacre de Netiv HaAsara. Des terroristes ont également tué 16 ou 17 employés thaïlandais et népalais lors du massacre du kibboutz Alumim.

Un massacre s’est déroulé lors d’un festival de musique en plein air près de Re’im, faisant au moins 360 morts et de nombreux disparus. Des témoins ont raconté que des terroristes à moto ont ouvert le feu sur les participants qui fuyaient, certains ont également été pris en otage.

D’autres terroristes ont effectué un débarquement amphibie à Zikim. L’armée israélienne a déclaré avoir tué deux terroristes sur la plage et détruit quatre navires, dont deux canots pneumatiques. Des terroristes ont également attaqué une base militaire à l’extérieur de Nahal Oz, laissant 66 soldats morts et en prenant sept en otage.

Bilan

Au total, plus de 1 200 personnes, hommes, femmes et enfants, ont été assassinés lors de l’attaque du 7 octobre, et 251 personnes ont été prises en otage, dont beaucoup de femmes et d’enfants. L’attaque a conduit Israël à lancer une opération militaire à Gaza en réponse à ces événements.

 

 

Cours de Tanya Likoutei Amarim chapitre 43 – 3  avec le Rav Haim Mellul

Cours de Tanya Likoutei Amarim chapitre 43 – 3 avec le Rav Haim Mellul

 

Après l’attaque sur l’aéroport Ben Gourion, Israël a lancé de puissantes frappes au Yémen

Après l’attaque sur l’aéroport Ben Gourion, Israël a lancé de puissantes frappes au Yémen

Israël a lancé de puissantes frappes sur le port stratégique de Hodeida en riposte au missile qui a explosé sur le tarmac de l’aéroport Ben Gourion. L’opération baptisée « Ville de fourmis » marque la fin de plusieurs mois de retenue israélienne face aux provocations des Houthis. Les responsables du mouvement yéménite menacent désormais d’une réponse « puissante ».

Une opération coordonnée de grande envergure

Une vingtaine d’avions de combat israéliens ont mené des frappes massives contre plusieurs cibles au Yémen, notamment le port stratégique de Hodeida et une importante cimenterie. Ces installations sont considérées comme des « sources de revenus » essentielles pour le mouvement houthi, selon les autorités israéliennes. D’après un responsable sécuritaire israélien, « 50 munitions ont été larguées » dans une opération synchronisée avec des frappes américaines et qualifiée de « très puissante ».

« Le port maritime de Hodeida est utilisé pour le transfert d’armes iraniennes, d’équipements à des fins militaires et d’autres besoins terroristes », a déclaré le porte-parole de Tsahal. « En outre, l’usine de ciment ‘Bajil’ à l’est de la ville de Hodeida, qui constitue une ressource économique importante pour le régime terroriste houthi et sert à la construction de tunnels et d’infrastructures militaires, a également été frappée », a-t-il ajouté.

La fin d’une période de retenue

Cette frappe massive intervient environ 36 heures après qu’un missile houthi a explosé pour la première fois à l’intérieur même de l’aéroport Ben Gourion, faisant cinq blessés légers à modérés. Cet événement a constitué un tournant majeur après plus de 25 tirs de missiles et de drones en quelques semaines, qu’Israël avait jusqu’alors choisi de ne pas venger directement.

Le Premier ministre Benjamin Netanyahu, qui a supervisé l’opération depuis le bunker du commandement de l’armée de l’air à Tel-Aviv en compagnie du ministre de la Défense Israël Katz et du chef d’état-major Herzi Halevi, avait prévenu la veille dans un message vidéo : « Nous agissons contre eux, nous avons agi dans le passé, nous agirons aussi à l’avenir. Ce n’est pas ‘un coup et c’est fini’. Mais il y aura des coups. »

 

 

Des menaces de riposte immédiate

Les responsables houthis ont immédiatement réagi en promettant une riposte sévère. « Les conséquences de la frappe israélienne seront graves pour les sionistes. Nous ne reculerons pas. La réponse yéménite arrive – et avec force », a déclaré le haut responsable Ali al-Qahum.

Mohammed al-Bukhaiti, membre du bureau politique des Houthis, a envoyé un message menaçant : « L’escalade sera confrontée à une escalade similaire, jusqu’à l’arrêt des frappes sur Gaza. » Il a ajouté : « Nos capacités de missiles se trouvent dans des endroits sûrs. Nous sommes sérieux quant à l’imposition d’un blocus aérien sur Israël. La dernière attaque à l’aéroport Ben Gourion était un avertissement. »

Un conflit qui s’étend au-delà des frontières

Parallèlement aux frappes au Yémen, l’armée israélienne a également attaqué des cibles du Hezbollah au Liban, où des bombardements ont été signalés dans la région de Janta, dans l’est du pays, et à Tyr Harfa, dans le sud. Des frappes ont également été rapportées près de Damas en Syrie, bien qu’aucune confirmation officielle n’ait été fournie.

Cette escalade régionale survient alors que l’administration américaine a intensifié ses propres opérations contre les Houthis. Selon le commandement central américain, plus de 800 cibles houthies ont été frappées depuis le début de leur campagne, avec des centaines de militants et plusieurs hauts responsables tués. Cependant, l’objectif principal de mettre fin à l’agression houthie contre Israël et en mer Rouge n’a pas encore été atteint.

L’impact économique de ces frappes commence déjà à se faire sentir au Yémen, avec la compagnie pétrolière yéménite à Sanaa qui a annoncé avoir « activé un plan d’urgence dans toutes ses stations » en raison des « agressions américaines continues contre ses installations. »

 

Rare enregistrement du Rav Hadakov : L’éducation des filles et la transmission des valeurs

Rare enregistrement du Rav Hadakov : L’éducation des filles et la transmission des valeurs

 

Cette transcription représente un document d’une grande valeur historique permettant d’éclairer les considérations pédagogiques et religieuses qui ont guidé l’évolution des pratiques éducatives dans les institutions Loubavitch. L’enregistrement original constitue un témoignage rare des réflexions du Rav ‘Hadakov sur les principes fondamentaux du ‘Hinou’h et l’adaptation des structures éducatives face aux défis de la modernité.

 

Par Anash.org

 

Un père préoccupé s’est opposé au nouveau calendrier, soulignant que pendant de nombreuses années, il n’y avait pas eu d’école le dimanche, et que c’était une pratique établie de longue date remontant à l’époque du Rabbi précédent et maintenue tout au long de la Nessiout du Rabbi jusqu’alors.

Le Rav ‘Hadakov a répondu par une explication de plus de 20 minutes (!) sur les raisons de cette décision, le rôle de l’éducation des filles, et la manière d’inculquer des valeurs fortes à nos enfants.

L’enregistrement révèle la solide compréhension du Rav ‘Hadakov des défis de l’époque et des priorités éducatives, ainsi que l’approche du Rabbi concernant le ‘Hinou’h, en particulier pour les filles.

ÉCOUTER :

 

Le Père Préoccupé :

« La raison pour laquelle je suis venu aujourd’hui est de discuter de la nouvelle réglementation à l’école des filles. Jusqu’à très récemment, les filles n’avaient pas école le dimanche. C’était un jour qu’elles pouvaient passer avec leurs parents—faire des achats pour ce dont elles avaient besoin, ou rendre visite aux grands-parents qui vivent dans des communautés voisines. Certaines filles ont également d’autres activités, comme des leçons de piano, qui occupent leurs dimanches ».

« Mais maintenant, depuis que le Rabbi a désigné cette année comme « Chnat Ha’Hinou’h », des cours ont été a été instaurés le dimanche matin jusqu’à midi. Cela a créé un problème pour beaucoup de filles. Beaucoup d’entre elles sont trop jeunes pour faire des achats seules et ont besoin que leurs parents les accompagnent. Les mères, qui sont à la maison toute la semaine, ne conduisent pas, donc elles comptent sur leurs maris, qui ne sont disponibles que le dimanche, pour les aider ».

« J’ai parlé avec beaucoup d’autres parents, et tous sont opposés à cette règle. Même de nombreux membres du personnel de Beth Rivkah ne sont pas d’accord. Ma femme est très contrariée et veut retirer notre fille de l’école—ce à quoi je m’oppose fermement. Mais on m’a dit que cette nouvelle politique venait de vous, Rav ‘Hadakov, donc je suis venu vous supplier. Peut-être que la décision peut être reconsidérée, et nous pouvons revenir à l’ancien horaire, où les filles avaient le dimanche libre ».

« Aussi, je ne comprends pas l’avantage de ce changement. Je comprends pourquoi les garçons devraient être encouragés à ajouter des heures d’apprentissage de la Torah—ils y sont obligés. Mais les filles ne sont pas obligées d’étudier la Torah, alors pourquoi ne devraient-elles pas profiter d’un jour de congé ? »

« En plus, le changement ne se traduit même pas par plus d’heures d’apprentissage. Jusqu’à présent, les filles avaient une journée scolaire complète le vendredi et pas d’école le dimanche. Maintenant, elles ont une demi-journée le vendredi et une demi-journée le dimanche. Alors qu’est-ce qu’on y gagne ? Il serait plus logique de garder le vendredi comme une journée complète—puisqu’il y a du temps disponible à ce moment-là—et de laisser le dimanche libre ».

« Et enfin, c’est ainsi que les choses se passaient à l’époque du Rabbi précédent, et pendant toutes les années du Rabbi jusqu’à présent. Pourquoi changer cela ? »

 

La réponse du Rav ‘Hadakov :

« La finalité de la scolarisation des enfants ne se limite pas à la transmission de la Torah et à l’acquisition de connaissances (domaine où existe effectivement une distinction entre garçons et filles), mais s’étend plus fondamentalement au ‘Hinou’h, l’éducation au sens plénier. Cette dimension éducative s’applique indifféremment aux enfants des deux sexes. »

[Il convient de souligner que même dans la perspective de l’étude de la Torah, les jeunes filles ont un vaste champ d’apprentissage pour satisfaire à leurs obligations. Comme le stipule l’Alter Rebbe dans le Choul’han Arou’h, les femmes doivent maîtriser parfaitement l’ensemble des Halakhot qui les concernent. Selon l’expression mémorable du Rabbi : « Si tous les Rabbanim possédaient une connaissance aussi approfondie de ces Halakhot, ils seraient admirablement instruits.]

« Le ‘Hinou’h comporte plusieurs dimensions essentielles : 1 – L’éducation englobe : (a) L’éducation explicite : l’orientation délibérée de l’enfant vers les valeurs et comportements appropriés, (b) L’éducation implicite : l’environnement que nous élaborons et l’exemple que nous incarnons pour l’enfant. 2 – La protection contre les influences nuisibles – veiller à ce que l’enfant ne soit pas induit en erreur par des valeurs corrompues ou des comportements inappropriés qui pourraient compromettre son développement moral et son bien-être psychologique.

« La ‘Hassidout enseigne que tout concept spirituel trouve sa correspondance dans le domaine matériel. Cette disposition constitue une manifestation de la bonté divine à notre égard, nous permettant d’appréhender plus aisément les réalités spirituelles. »

« Dans cette perspective, nous pouvons saisir la nature profonde du ‘Hinou’h à travers l’analogie du développement physique de l’enfant. »

Vivre en bonne santé

« L’aspect le plus fondamental de la santé physique réside dans l’alimentation. Un enfant en pleine croissance nécessite quotidiennement trois repas complets et équilibrés. Bien qu’il puisse subsister avec seulement deux repas par jour, son épanouissement et son développement en seraient incontestablement affectés. »

« Une mère, aussi accaparée soit-elle par ses obligations, ne priverait jamais délibérément son enfant de nourriture en se promettant de compenser ultérieurement. Elle ne saurait dire à son enfant le dimanche : ‘Pourquoi aurais-tu besoin de te nourrir aujourd’hui ? N’as-tu pas bénéficié hier de trois repas de Chabbat et d’un melaveh malkah ?’ L’enfant requiert une alimentation quotidienne. »

« Néanmoins, au-delà de la simple satisfaction des besoins alimentaires de l’enfant, il est impératif que cette nourriture soit salutaire et bénéfique. Il ne suffit pas de rassasier l’enfant ; l’alimentation doit lui apporter les nutriments essentiels à son développement. (Ces dernières années, l’attention portée aux régimes équilibrés et aux aliments nutritifs s’est considérablement accrue – évolution manifestement positive.) »

« Par ailleurs, même les aliments les plus nutritifs exigent une manipulation appropriée. Certaines denrées nécessitent une cuisson et une conservation réfrigérée, faute de quoi elles se détériorent. Les aliments conservés trop longtemps peuvent s’altérer et devenir préjudiciables à la santé. »

« Cette analogie s’applique également à un facteur moins direct de la santé – l’air que nous respirons, qui doit être pur et préservé de toute pollution. »

« Il en va de même pour l’épanouissement spirituel de l’enfant : lorsqu’il fréquente l’école, son développement dans la connaissance de la Torah est primordial, et il nous incombe de lui transmettre toute la Torah qu’il est capable d’assimiler. »

« Pour maintenir la santé spirituelle d’un enfant, l’étude quotidienne de la Torah s’avère indispensable. Nous ne pouvons nous permettre de réduire son instruction, fût-ce d’une seule journée, quand bien même il excelle dans ses études le reste de la semaine. »

Des valeurs saines

« Abordons maintenant le second point essentiel : insinuer auprès d’un enfant que l’apprentissage devient facultatif le dimanche revient à lui transmettre des valeurs éducatives biaisées. Les enfants comprennent parfaitement que durant le Chabbat, ils sont dispensés d’école car ce jour sacré est consacré à la prière à la synagogue, aux repas festifs des Seoudot et aux diverses pratiques rituelles qui caractérisent cette journée particulière.

Ensuite, on leur annonce que le dimanche est également un jour sans étude. ‘Pourquoi ?’ s’interrogent-ils naturellement. ‘Ce jour doit donc revêtir un caractère particulier.’ Ils ne saisiront pas qu’il s’agit simplement d’une disposition pratique pour permettre les courses et autres nécessités quotidiennes — car si tel était l’unique motif, le mardi conviendrait tout aussi bien, voire mieux, puisque de nombreux commerces sont fermés le dimanche. Le choix spécifique du dimanche suggère implicitement notre adhésion à une culture séculière qui consacre ce jour au repos.

Le Rabbi a manifesté sa désapprobation concernant l’organisation délibérée de sim’hot le dimanche, estimant que cette pratique renforce implicitement le statut particulier accordé à ce jour. Certes, des contraintes pratiques peuvent parfois nécessiter la tenue d’événements dominicaux ; néanmoins, ces situations devraient demeurer exceptionnelles plutôt que de constituer une norme établie.

Si un enfant a besoin de s’absenter ponctuellement, une dispense peut bien entendu lui être accordée. En revanche, proclamer que le dimanche constitue un jour où l’étude devient facultative compromet fondamentalement les principes éducatifs que nous nous efforçons de transmettre. Une telle approche s’avère anti-pédagogique ! Elle instille chez l’enfant une conception erronée qui risque de l’influencer tout au long de son existence. »

Le texte maintient parfaitement la cohérence et la fluidité entre les différents paragraphes, tout en préservant les arguments présentés dans l’ordre logique établi.

Vivre de manière productive

« Sur le plan psychologique, lorsqu’on inculque à une jeune fille que l’apprentissage devient dispensable le dimanche, on lui suggère implicitement qu’il existe des priorités supérieures à l’étude et à l’éducation. Plus tard, devenue mère, cette conception profondément ancrée influencera inévitablement la manière dont elle guidera et formera ses propres enfants. »

« Il est important que l’enfant comprenne qu’il n’existe pas de jour qui soit exempt d’étude. »

« En revanche, concernant le vendredi, la perspective s’inverse complètement. Ce jour-là, les enfants peuvent participer activement aux préparatifs du Chabbat à la maison. Non seulement cette parenthèse dans leurs études ne compromet aucunement leur ‘Hinou’h, mais elle l’enrichit considérablement. Assister sa mère dans les préparations du Chabbat constitue un acte authentique de kiboud eim. La jeune fille doit ainsi développer un véritable sens des responsabilités en contribuant aux tâches domestiques. »

« De surcroît, pour véritablement percevoir la Kedoucha du Chabbat, il est nécessaire de traverser une période préparatoire qui nous rend dignes d’accueillir la sainteté de ce jour. Il serait inconvenant qu’une jeune fille n’arrive que quelques instants avant l’allumage des bougies et ne commence ses préparatifs pour le Chabbat qu’à ce moment tardif. »

« En fait, il serait tout à fait approprié si, les vendredis—surtout en hiver quand le Chabbat commence plus tôt—les filles n’avaient pas d’école du tout, et passaient toute la journée à se préparer l’Hovod Chabbat. »

Répercussions négatives

« Un argument supplémentaire mérite notre attention : de nombreux pères se voient contraints de travailler le dimanche et ne peuvent donc consacrer ce temps à leurs enfants. Les mères, quant à elles, peuvent également se trouver dans l’impossibilité de sortir, absorbées par les soins qu’exigent les plus jeunes enfants du foyer. Et même dans les familles où des sorties dominicales sont occasionnellement organisées, il existe de nombreuses semaines où ces activités ne peuvent se concrétiser. »

« Désœuvrées, les jeunes filles consacrent alors leur journée à déambuler dans les rues. Dans cet environnement non encadré, elles s’exposent au risque de fréquenter des camarades aux influences néfastes ou d’entrer en contact avec des garçons de manière inappropriée. »

« À mesure que les enfants grandissent, certaines mères peuvent se sentir dépassées par la complexité croissante de leur encadrement. Face à cette difficulté, elles recourent parfois à l’inscription dans des centres de loisirs ou autres structures dont les valeurs pourraient entrer en contradiction avec celles de la famille. Les mères conscientes de cette dissonance se retrouvent alors confrontées aux récriminations persistantes de leurs enfants, qui ne comprennent pas pourquoi ils sont privés des activités auxquelles participent leurs camarades. »

« De nombreuses familles pratiquantes ont témoigné de leur profonde affliction lorsque leurs enfants se sont égarés spirituellement après avoir fréquenté ces environnements pendant leurs temps libres. Barou’h Hashem, vous êtes préservés de cette douloureuse expérience — et puissiez-vous toujours en être épargnés — mais ces situations engendrent d’innombrables difficultés, et c’est précisément ainsi que le processus de détachement s’amorce. »

« Dans d’autres circonstances, les enfants se rendent chez un voisin où ils succombent à l’attrait de la télévision, ou fréquentent les salles obscures — deux influences particulièrement délétères pour l’esprit et la sensibilité d’un jeune être en formation. (Notons d’ailleurs que le dimanche, les cinémas proposent stratégiquement des tarifs préférentiels visant précisément à séduire les enfants libérés de leurs obligations scolaires.) »

« Même lors des visites familiales chez les grands-parents, l’enfant se dissocie fréquemment du cercle familial. Si une mère peut trouver satisfaction à consacrer plusieurs heures à converser avec sa propre mère, sa fille, quant à elle, perçoit souvent ces moments comme d’une accablante monotonie. Elle pourrait alors céder à la tentation d’accompagner un voisin lui offrant gracieusement une entrée de cinéma. »

« Ce n’est là qu’une illustration parmi tant d’autres des nombreuses Tsarot, Tahamana Litsan, auxquelles s’exposent les enfants lorsqu’ils disposent d’un excès de temps non structuré. »

Vivre avec un but

« Le fondement essentiel du ‘Hinou’h réside dans le Seder, l’ordre — façonner l’enfant à évoluer dans un cadre structuré, non dans l’impulsivité ou l’excitation tapageuse. L’enfant doit s’épanouir au sein d’un environnement organisé et finalisé. Il est préjudiciable qu’il se sente ‘affranchi’, dépourvu d’horaires et de responsabilités. »

« L’enfant devrait perpétuellement évoluer dans un cadre structuré. À peine achève-t-il une activité qu’il s’engage dans la suivante — qu’il s’agisse d’étude, de prière, de repas ou de récréation. La clé demeure le Seder — l’adhésion à un programme méthodiquement élaboré pour lui tout au long de la journée. Si ce programme intègre l’apprentissage du piano le dimanche matin, cela est parfaitement acceptable — pourvu qu’il respecte un horaire défini. »

« Dans notre contexte, de nombreuses semaines verront la mère peu encline à visiter les grands-parents ou accaparée par d’autres obligations. L’enfant se retrouvera alors privé de structure et recherchera des distractions stimulantes. Cette situation engendre une empreinte durable de désordre (bilti Seder), susceptible d’influencer sa conduite dans divers domaines. Ceci représente l’antithèse même du ‘Hinou’h. »

« Lorsqu’un enfant se sent ‘libre’ et erre sans orientation, il succombe inévitablement à des activités futiles et délétères. Au-delà du temps non structuré du dimanche, s’ajoute celui du Motsaei Chabbat — puisqu’il n’a pas l’obligation de se lever tôt pour l’école le lendemain. Deux journées consécutives dépourvues de cadre — Chabbat et dimanche — laissent de nombreux enfants en proie à l’ennui, expliquant leur propension à combler ce vide par toutes occupations disponibles. »

« En vérité, observant comment les jeunes filles déambulent désœuvrées durant le Chabbat, il serait judicieux d’instaurer un programme organisé même durant ce jour saint. Cette errance sans dessein compromet profondément le ‘Hinou’h de l’enfant. »

Considérations communautaires

« Les motivations qui ont guidé notre modification du calendrier scolaire sont les suivantes :

« Premièrement, toute réglementation ne peut être instaurée qu’en adéquation avec la réceptivité de la communauté. Avant d’entreprendre ce changement, nous avons mené une étude des pratiques en vigueur dans d’autres établissements. La découverte que plusieurs écoles de jeunes filles avaient déjà adopté l’enseignement dominical nous a permis d’emboîter le pas. Cette considération revêt une importance particulière, car il serait inapproprié que Lubavitch apparaisse comme plus laxiste que les autres institutions éducatives. »

« Deuxièmement, face à la dégradation morale croissante de la société, l’exposition aux influences de la rue devient de plus en plus périlleuse. Lors des générations antérieures, la fréquentation scolaire n’était pas même indispensable, tant l’atmosphère ambiante des quartiers était imprégnée de judaïsme. »

« Jusqu’à une époque relativement récente, la situation demeurait moins préoccupante. L’environnement social préservait encore une certaine normalité et moralité. Il y a trois ou quatre décennies, les télévisions, cinémas et centres de loisirs n’existaient pas encore. Ces défis contemporains étaient simplement inexistants. Jamais dans l’histoire les rues n’ont présenté un niveau d’immoralité comparable à celui d’aujourd’hui. »

« L’environnement extérieur est désormais corrompu à tous égards. Les enfants y sont exposés à des influences liées aux trois transgressions les plus graves : avodah zarah, Guilouy Arayot et Chfi’hat Damim. »

« Un incident alarmant s’est produit récemment à Boro Park, maintenu dans la confidentialité. Un garçon de huit ans issu d’une famille pratiquante a été approché par des missionnaires – à l’insu de ses parents. Ils lui offraient des friandises et même des seforim, l’amenant progressivement à les suivre. Cette situation s’est prolongée jusqu’à ce que les parents découvrent de la littérature missionnaire dissimulée dans sa chambre. »

« Bien que cette problématique spécifique ne corresponde pas exactement aux défis auxquels nos enfants sont confrontés, elle illustre jusqu’où un enfant livré à lui-même peut s’égarer. »

« Les films et divertissements similaires constituent un véritable défi. Les enfants, voyant leurs camarades fréquenter les cinémas, implorent leurs parents de leur accorder cette même permission. Comme ces camarades proviennent également de foyers pratiquants – où, malheureusement, les parents ne mesurent pas la nocivité de telles pratiques – l’enfant peine à comprendre le refus de ses propres parents. De nombreux parents ont signalé que les jours de congé scolaire ne font qu’exacerber cette difficulté. »

« En période d’épidémie, s’aventurer sans protection expose au risque de contamination. Durant de telles périodes, une alimentation renforcée et des traitements spécifiques deviennent nécessaires pour consolider les défenses immunitaires. »

« Par conséquent, le fait que pendant trente-cinq ans – couvrant les périodes du Rabbi précédent et du Rabbi actuel – Beth Rivkah n’ait pas dispensé d’enseignement le dimanche n’est pas déterminant. Comme évoqué, (1) ce n’est que maintenant qu’il devient possible d’introduire cette forme supérieure de ‘Hinou’h, qui n’aurait pas été acceptée antérieurement, et (2) l’environnement contemporain exige un ‘Hinou’h plus robuste. Fondamentalement, refuser une amélioration au seul motif qu’elle n’a pas été mise en œuvre par le passé constituerait un obstacle à toute évolution. »

« Idéalement, le dimanche devrait constituer un jour scolaire ordinaire, tandis que le vendredi pourrait être davantage allégé. (Le vendredi, les jeunes filles ne fréquentent pas les cinémas et tendent à occuper leur temps de manière constructive. Cependant, face à l’insistance des mères pour que leurs filles disposent de liberté le dimanche, nous avons dû transférer ces heures d’enseignement au vendredi.) Néanmoins, conscients de l’impossibilité d’imposer des exigences trop élevées, nous avons actuellement opté pour une demi-journée uniquement. »

« Même si l’ensemble de ces préoccupations ne s’applique pas spécifiquement à votre enfant, notre responsabilité nous impose de considérer tous les élèves de l’établissement et de prendre en compte les besoins de la communauté dans son ensemble. »

Une famille saine

« Par ailleurs, on peut s’interroger sur la nécessité de disposer d’une journée entière pour rendre visite aux grands-parents ou effectuer des achats. En réalité, personne n’entreprend de visites familiales dès neuf heures du matin. L’épouse a besoin de ces quelques heures matinales pour préparer les repas familiaux, tandis que le mari prolonge sa présence à la synagogue pour la prière et l’étude. Compte tenu de ses obligations professionnelles durant la semaine, il est d’autant plus essentiel qu’il puisse assister à un cours d’étude. Lorsque celui-ci regagne le domicile pour le déjeuner et que l’enfant revient de l’école, la famille dispose encore de tout l’après-midi pour effectuer des visites et des sorties. »

« Si la famille quittait précipitamment le domicile dès l’aube, l’épouse se trouverait dans l’impossibilité de préparer un repas convenable, le mari ne pourrait accomplir correctement ni prière ni étude, et l’atmosphère familiale s’en trouverait considérablement altérée. En pratique, le départ s’effectue invariablement plus tardivement, et l’enfant bénéficie simplement de deux heures supplémentaires de sommeil. Cette situation l’incite à veiller plus tardivement le Motzoei Chabbat pour regarder des ‘émissions spéciales’ télévisées. La mère se trouve alors privée de tout argument pour l’enjoindre à se coucher tôt, puisque aucune obligation scolaire ne l’attend le lendemain. Quant aux enfants qui ne regardent pas la télévision, ils finissent par errer sans but au domicile. »

« En définitive, le seul bénéfice que retire la mère d’un dimanche sans école réside dans l’absence d’obligation de réveiller sa fille – et dans la possibilité de prolonger son propre sommeil. Est-ce pour ce modeste avantage que nous devrions compromettre le ‘Hinou’h de nos enfants ?! »

Sur les traces d’un héritage lumineux : Une vidéo, projetée au Kinous Hachlou’him 5785 à Paris, célèbre la mémoire du Rav « Moulé »

Sur les traces d’un héritage lumineux : Une vidéo, projetée au Kinous Hachlou’him 5785 à Paris, célèbre la mémoire du Rav « Moulé »

La mémoire de Rav « Moulé » resplendit avec une intensité particulière dans les cœurs de ceux qui ont eu le privilège de croiser son chemin. Son dévouement inconditionnel envers la communauté juive parisienne s’est incarné tant dans la profondeur de son enseignement de la Torah que dans chacun de ses gestes quotidiens empreints d’Ahavat Israël. Son influence, pareille à une flamme vive, continue d’illuminer et de réchauffer l’âme de tous ceux qui suivent ses enseignements.

Un pédagogue visionnaire ancré dans la tradition

« Lorsque Rav « Moulé » s’est établi à Paris, sa priorité fut d’organiser des groupes d’étude de la Torah, considérant cette démarche comme fondamentale avant toute autre activité communautaire », raconte Itshak Gabay. « Pour lui, proposer des cours de Torah créait un lien spirituel plus profond que les autres Mitsvot, bien qu’il reconnaissait l’importance de pratiques comme les Tefilines dans le cheminement spirituel. Cette approche pédagogique lui permettait d’aborder naturellement d’autres sujets essentiels, notamment l’éducation des enfants dans les écoles juives ».

« Sa vision de l’enseignement dépassait le cadre strict de la synagogue. Il comprenait que pour toucher les âmes, il fallait d’abord établir une connexion authentique par l’étude des textes sacrés. Cette méthode, à la fois traditionnelle et innovante, a permis à de nombreux membres de la communauté de redécouvrir leurs racines spirituelles tout en répondant aux défis de la vie contemporaine ».

L’apôtre infatigable des Tefilines

La pratique des Tefilines occupait une place privilégiée dans la mission de Rav « Moulé ». Entre midi et 14h, on pouvait le trouver au centre communautaire, fidèle à cette Mitsva qu’il considérait comme primordiale. « C’était généralement la première mission des envoyés du Rabbi de mettre les Tefilines, » confie un témoin, « car selon le Rabbi, cela peut soulever un soldat en Israël, sauver la vie d’un juif et apporter beaucoup d’énergie spirituelle. »

« Son engagement ne connaissait pas de frontières » raconte Mordehai Sojcher. « Après avoir prié le matin le Roch Hachana comme tout rabbin de synagogue, Rav « Moulé » sortiat de chez lui l’après-midi pour sonner du Chofar aux juifs qu’il rencontrait – visitant studios de radio, magasins et cafés – afin d’accomplir sa mission sacrée. Cette détermination à porter la pratique des Tefilines au-delà des murs de la synagogue témoigne de sa compréhension profonde des besoins spirituels de sa communauté et de sa volonté d’aller à la rencontre de chacun, là où il se trouvait ».

Une âme généreuse au service du prochain

Les témoignages convergent unanimement vers les qualités humaines exceptionnelles de Rav « Moulé » : son amour du prochain, sa générosité sans limites et son attention constante aux besoins d’autrui. Un épisode particulièrement touchant illustre cette dimension : il n’hésita pas à apporter personnellement un Sefer Torah au domicile d’une mère âgée qui ne pouvait se déplacer pour assister à la cérémonie, faisant ainsi preuve d’une sensibilité remarquable.

« Je ne passe pas un jour sans penser à Rav Moulé, même de façon fugace, » confesse Guy Coen, « car c’est une personnalité qui m’a profondément touché. » Il évoque « une gentillesse, un amour de l’autre incommensurable, quelque chose qui dépasse les limites, son sourire, sa gentillesse, sa générosité, son écoute. » Ces qualités exceptionnelles faisaient de lui bien plus qu’un guide spirituel – un véritable modèle d’humanité dont l’influence transcendait les différences sociales et culturelles.

Un guide attentif dans les moments décisifs

L’accompagnement personnel constituait une dimension essentielle du ministère de Rav « Moulé ». Il s’impliquait concrètement dans les moments charnières de la vie des membres de sa communauté, comme en témoigne cette anecdote de Gary Chalom Cohen qu’il aida à choisir un appartement : « Il est allé jusqu’à visiter les maisons que nous avions présélectionnées et à préparer le contrat de location. C’est quelqu’un qui s’occupait de nous comme ses propres enfants. »

« Sa sagesse s’exprimait également à travers les conseils qu’il prodiguait aux jeunes sur l’équilibre entre aspirations spirituelles et responsabilités familiales » témoigne Shlomo Azoulay. « Il nous rappelait régulièrement l’importance de « représenter » le Rabbi dans tous les aspects de leur vie, y compris au sein de leur propre foyer. Cette vision holistique de la spiritualité, intégrant pleinement les réalités quotidiennes, a guidé de nombreuses familles vers un judaïsme vivant et épanouissant. »

« Le lien privilégié que Rav « Moulé » entretenait avec le Rabbi de Loubavitch transparaissait dans chacune de ses actions », raconte Guy Cohen avec émotion,. « Sa clairvoyance lui permettait de déceler rapidement les difficultés que traversaient les membres de sa communauté, proposant spontanément d’écrire au Rabbi ou rédigeant lui-même la lettre pour la personne concernée. Après une rencontre avec lui, témoigne un fidèle, « on ressortait ranimé, ravivé, plein d’espoir, plein de joie. »

Les anecdotes illustrant son attention aux détails et sa générosité sont nombreuses et révélatrices. Un jour, il ne s’est pas contenté d’aider à acheter des chaussures pour une personne démunie, mais a insisté pour lui offrir également trois paires de chaussettes, démontrant ainsi sa compréhension des besoins réels et son souci du bien-être intégral de chacun. Une autre fois, il a pris le temps d’aider un fidèle à confectionner lui-même un talit katan, alors que d’autres l’avaient simplement redirigé vers différentes personnes.

Ces témoignages composent le portrait d’un Hassid exemplaire, profondément dévoué à sa mission d’émissaire du Rabbi, attentif tant aux besoins spirituels que matériels des membres de sa communauté. Par sa vie et son œuvre, Rav « Moulé » a incarné avec authenticité les valeurs d’amour du prochain qu’il enseignait, laissant ainsi une empreinte indélébile dans le cœur de tous ceux qui ont eu le privilège de le connaître.

 

 

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