Le mystère des Tefilines : quand le cœur dépasse l’esprit

Le mystère des Tefilines : quand le cœur dépasse l’esprit

La Hassidout révèle une sagesse profonde sur la relation entre l’intellect et les émotions. Dans cet enseignement fascinant sur la Mitsva des Tefilines, le Tséma’h Tsédek dévoile comment les lanières de cuir symbolisent un pouvoir émotionnel qui transcende l’intellect. Cette leçon ouvre une fenêtre sur la compréhension du lien entre la pensée rationnelle et la passion du cœur dans la philosophie hassidique.

 

Par le Rav Chmouel Rabinovitch / Dere’h Mitsvote’ha du Tsema’h Tsedek – La Mitsva des Tefilines

Le Paradoxe des Lanières et des Parchemins

Les Tefilines présentent un paradoxe spirituel fascinant : comment comprendre que les simples lanières de cuir noir (retsouot) puissent posséder une essence spirituelle plus élevée que les parchemins sacrés contenant les quatre passages bibliques ? Cette question, soulevée par le Tséma’h Tsédek dans ses enseignements kabbalistiques, touche à la nature même de notre service divin et à la structure de l’âme humaine.

« Les lanières des Tefilines descendent vers les midot (émotions) et se posent sur le cœur, tandis que les boîtiers influencent les mohin (l’intellect) », explique-t-il. « Pourtant, ces lanières sont spirituellement plus élevées que les lettres saintes inscrites dans les parchemins. »

La Relation Paradoxale entre l’Intellect et les Émotions

À première vue, nous observons que les émotions semblent naître de l’intellect. Comme le dit le texte : « selon son intelligence, l’homme est loué », signifiant que le niveau des émotions correspond généralement au niveau de l’intellect. L’enfant, avec sa connaissance limitée, s’attache à des choses de peu de valeur comme les jeux. En grandissant intellectuellement, ses désirs évoluent vers l’argent, puis vers les honneurs. Enfin, lorsque son intellect atteint sa plénitude, il ne désire plus que la sagesse et la connaissance divine.

Cependant, une contradiction apparaît : si les émotions dérivaient uniquement de l’intellect, leur intensité ne pourrait jamais dépasser celle de leur source intellectuelle. Or, nous constatons souvent que l’excitation émotionnelle dans le cœur, l’intensité du désir et de la passion, surpasse largement la force de l’intellect qui semble l’avoir générée. Comme le demande le texte : « Comment et pourquoi la force du fils serait-elle supérieure à celle du père ? »

La Source Véritable des Émotions

La résolution de ce paradoxe est révolutionnaire : « Le début essentiel des émotions ne vient pas seulement de l’intellect, mais leur racine et source première est au-dessus de l’intellect. » Cette source supérieure est « l’aspect de la volonté simple et du plaisir » (ratson pachout et taanoug), forces de l’âme qui transcendent complètement l’intellect.

Dans la terminologie kabbalistique, ces niveaux sont désignés comme « Atik » et « Arikh », aspects de la « couronne » (Keter) divine qui précèdent et surpassent toutes les manifestations intellectuelles. C’est là que réside la source véritable de nos émotions les plus profondes.

L’Intellect comme Guide, Non comme Source

L’intellect joue néanmoins un rôle crucial mais différent de celui qu’on lui attribue habituellement. Comme l’explique le texte : « L’intellect est comme un indicateur de lieu, disant qu’il convient de s’émouvoir d’amour car la chose est bonne, ou de s’émouvoir de haine car la chose est mauvaise. »

Cette dynamique est illustrée par une puissante métaphore : un homme indique à son ami l’emplacement d’un trésor caché. Suite à cette information, l’ami s’enflamme d’une passion dévorante pour aller chercher ce trésor. Peut-on dire que celui qui a simplement indiqué l’emplacement a créé cette passion ? Non, il a simplement montré où diriger une énergie qui existait déjà !

De même, l’intellect ne fait que désigner le lieu approprié pour que les émotions se manifestent. Il montre la voie, sans pour autant créer la force émotionnelle elle-même.

La Descente qui Élève : Le Paradoxe Résolu

Voici donc le paradoxe résolu : bien que les émotions aient leur source au-dessus de l’intellect, elles doivent descendre pour se manifester dans notre monde, et dans cette descente, elles semblent se placer sous la direction de l’intellect.

« Plus une force spirituelle est élevée, plus elle descend bas lorsqu’elle se manifeste », enseigne le Tséma’h Tsédek. « Ainsi, les midot, dont la source est plus élevée que la ‘hokhma’ (sagesse), descendent plus bas que celle-ci lorsqu’elles se manifestent dans notre monde. »

Cette compréhension éclaire pourquoi les lanières des Tefilines, symbolisant les émotions, possèdent une qualité spirituelle supérieure bien qu’elles semblent dériver des boîtiers, symboles de l’intellect. Les lanières sont noires, signifiant leur descente dans notre monde, tandis que le parchemin est blanc, représentant la pureté de leur source divine.

L’Harmonie du Service Divin

Cette leçon nous révèle finalement que dans le service divin, comme dans la vie, la pensée et l’émotion ne sont pas des forces opposées mais complémentaires. « Le cerveau gouverne le cœur », mais le cœur tire sa vitalité profonde d’une source qui transcende même le cerveau.

Les Tefilines nous enseignent ainsi l’harmonie parfaite entre ces deux dimensions de notre être : l’intellect dirige et canalise, mais les émotions puisent leur force dans les hauteurs infinies de la volonté et du plaisir divins. C’est pourquoi les Rebbeim hassidiques, notamment l’Admour Hazaken, insistaient sur l’importance de l’étude et de la contemplation profonde avant la prière, tout en reconnaissant que l’émotion authentique puise à une source plus élevée.

Dans cette perspective spirituelle, les lanières noires qui s’enroulent autour du bras et de la tête nous rappellent quotidiennement que nos émotions les plus profondes sont enracinées bien au-delà de notre intellect, dans les profondeurs mêmes de l’Infini divin.

 

 

 

« La vigne du Rabbi fleurit à Nice » : Visite émouvante du Rav du Kotel aux institutions Habad

« La vigne du Rabbi fleurit à Nice » : Visite émouvante du Rav du Kotel aux institutions Habad

En ce jour symbolique de Pessah Sheni, le Rav Shmuel Rabinovitch a rencontré près de 300 élèves des institutions Habad-Loubavitch de Nice. Cette visite exceptionnelle a marqué les esprits dans un établissement où la transmission des valeurs juives est au cœur du projet éducatif. Le Rav du Kotel s’est dit profondément touché par l’atmosphère chaleureuse et le niveau d’étude des jeunes élèves.

Une journée placée sous le signe de la proximité et du renouveau

C’est lors d’une journée particulièrement significative que s’est déroulée cette rencontre exceptionnelle. En effet, Pessah Sheni — cette « seconde chance » du calendrier juif qui rappelle qu’il n’est jamais trop tard pour se rapprocher de ses racines — a servi de cadre idéal à la visite du Rav Shmuel Rabinovitch aux institutions Habad de Nice, avec en tête de file l’école « Kerem Menahem ».

Les quelque 300 élèves, accompagnés de l’équipe éducative et du Rav Yossef Its’hak Pinson, émissaire principal, ont réservé un accueil chaleureux à leur illustre visiteur. Une atmosphère empreinte d’émotion s’est rapidement installée, rythmée par des mélodies hassidiques traditionnelles et des échanges nourris autour de la Torah.

Des élèves qui ont impressionné le Rav du Kotel

L’émotion était palpable chez le Rav Rabinovitch, visiblement touché par la qualité de l’accueil et surtout par le niveau de connaissances démontré par les élèves. Lors de son intervention, il n’a pas manqué de souligner la profondeur de ce qu’il observait : « La Torah que vous étudiez – c’est ce qui nous relie au Kotel, au Beth Hamikdach, et à la chaîne des générations du peuple d’Israël. Vous avez un immense mérite de grandir dans une atmosphère de tradition, d’amour d’Israël et de conscience de mission. »

Cette reconnaissance du travail accompli par l’établissement a résonné comme une véritable consécration pour l’ensemble de la communauté éducative, confirmant la pertinence du projet porté par les institutions Habad-Loubavitch de Nice.

Un message de lumière et d’espoir

Le Rav Pinson a profité de cette rencontre pour rappeler la symbolique particulière de cette journée : « En ce jour où l’on se souvient qu’il n’est jamais trop tard pour revenir et se rapprocher – nous avons eu le mérite d’une visite exceptionnelle du Rav du Kotel, et d’un renforcement dans le message profond du Rabbi : on peut toujours ajouter de la lumière, encore une bonne action, encore une pierre dans la construction du Beth Hamikdach. »

Ce message d’espoir et de persévérance, au cœur de l’enseignement hassidique, a trouvé un écho particulier dans le contexte actuel, rappelant à chacun l’importance de la contribution individuelle à l’édification collective.

Une conclusion sous le signe de l’unité

La visite s’est conclue par un moment de recueillement collectif, avec une prière émouvante pour la paix du peuple d’Israël et de la terre d’Israël. Les cœurs étaient emplis d’inspiration, de fierté juive et d’un sentiment renouvelé de mission.

Cette rencontre entre le gardien des lieux les plus sacrés du judaïsme et les jeunes générations éduquées dans la tradition Loubavitch a incarné de manière tangible la continuité et la vitalité de la transmission juive. Elle a également souligné la place privilégiée qu’occupent les institutions Habad de Nice dans le paysage éducatif juif français, véritable pont entre tradition ancestrale et défis contemporains.

« La visite du Rav Rabinovitch restera gravée dans la mémoire de nos élèves et constitue une reconnaissance précieuse du travail accompli quotidiennement par nos équipes », a confié un des responsables de l’établissement, visiblement ému par l’impact de cette journée sur l’ensemble de la communauté scolaire.

«Le monde s’inspire de son courage» : Idan Alexander s’entretient avec Trump et Netanyahou

«Le monde s’inspire de son courage» : Idan Alexander s’entretient avec Trump et Netanyahou

Lors d’une visite émouvante à l’hôpital de Tel-Aviv, Steve Witkoff, émissaire américain pour le Moyen-Orient, a rencontré Idan Alexander, récemment libéré de sa captivité à Gaza. Cette rencontre a été marquée par des appels téléphoniques surprises avec le président Donald Trump et le Premier ministre Benjamin Netanyahou, directement depuis le téléphone personnel de Witkoff. Un moment de forte émotion pour l’ex-otage entouré de sa famille, symbolisant l’espoir pour tous ceux qui restent encore captifs.

Une visite diplomatique chargée d’émotion

Une visite surprise et émouvante s’est déroulée ce matin (mardi) à l’hôpital Ichilov, lorsque l’émissaire américain pour le Moyen-Orient, Steve Witkoff, est venu rencontrer Idan Alexander – rentré hier de sa captivité à Gaza.

Witkoff a décrit cette rencontre comme particulièrement puissante, observant Idan entouré de sa famille et de ses amis proches. Un moment exceptionnel a été enregistré lorsque l’émissaire a organisé un appel téléphonique avec le président des États-Unis Donald Trump, puis avec le Premier ministre Benjamin Netanyahou – chacun séparément, directement depuis son téléphone personnel.

Dans un message publié sur le réseau X, Witkoff a écrit : « Nous avons eu l’opportunité de parler avec le président des États-Unis, dont le leadership a rendu cela possible. Nous sommes déterminés à ramener chaque otage chez lui. J’ai eu l’honneur de rencontrer Idan aujourd’hui et de l’accueillir à son retour. Après des mois de captivité, le monde s’inspire de son courage et de sa résilience. Son retour donne espoir à beaucoup. »

 

 

Des projets de voyage reportés

Malgré une intention initiale de s’envoler pour le Qatar et de rencontrer Trump en personne, la famille d’Idan a annoncé ce matin qu’en raison de son état de santé et de son besoin de repos, la rencontre sera reportée à une date ultérieure et se tiendra probablement aux États-Unis.

Une communauté Habad mobilisée à Tenafly

Comme nous l’avons rapporté, une grande émotion est ressentie dans la ville de Tenafly, New Jersey – lieu de résidence d’Idan et de sa famille – où existe une communauté Habad active. Idan est diplômé des institutions Habad de la ville et est bien connu parmi les membres de la communauté.

Hier matin, une prière émouvante a été organisée avec la participation de centaines de résidents, à l’initiative des émissaires Habad locaux, le Rav Its’hak Gershowitz et le Rav Yossef Its’hak Gluchowski.

La solidarité qui perdure

Par la suite, un visionnage collectif des événements en Israël a été organisé, et un stand de Tefilines a été installé sur place – où de nombreuses personnes ont mis les Tefilines pour le mérite de tous les otages.

Les émissaires Loubavitch maintiennent un contact étroit avec la famille Alexander et ont initié tout au long de cette période diverses activités pour la guérison et la libération d’Idan, y compris une cérémonie spéciale de prélèvement de ‘Halla avec la participation de sa mère Yael, qui s’est déroulée récemment.

La communauté continue de se mobiliser alors que la famille se prépare désormais à accompagner Idan dans son processus de guérison et de réadaptation après cette épreuve traumatisante. Les Rabbanim de Tenafly ont exprimé leur profonde gratitude envers tous ceux qui ont prié et œuvré pour le retour d’Idan, tout en appelant à maintenir les efforts pour les autres otages encore détenus.

Le Beth Habad de Tenafly a annoncé qu’une grande célébration de remerciement sera organisée dans les prochaines semaines, lorsqu’Idan sera suffisamment rétabli pour y participer. Entre-temps, la communauté juive locale continue d’envoyer des messages de soutien et des colis à la famille Alexander, démontrant la force des liens qui unissent cette communauté soudée dans l’adversité.

 

 

Regardez cette Bar-Mitsva insolite : un prêtre de 80 ans renoue avec ses racines juives au Mur des Lamentations

Regardez cette Bar-Mitsva insolite : un prêtre de 80 ans renoue avec ses racines juives au Mur des Lamentations

Dans les derniers instants avant l’entrée du Chabbat, un prêtre espagnol de 80 ans a vécu un moment extraordinaire au cœur de Jérusalem. Découvrant ses origines juives par sa mère et sa grand-mère maternelle, il a célébré sa première Bar-Mitsva au pied du Mur des Lamentations. Cette rencontre improbable entre un Rav Habad et un homme d’Église illustre la puissance éternelle de l’étincelle juive qui sommeille en chaque âme juive, prête à être ravivée.

Une rencontre providentielle dix minutes avant Chabbat

« Nous étions assis face aux pierres sacrées, imprégnés du silence et de la majesté du lieu », raconte Moché Schwartz, témoin et acteur de cette scène extraordinaire. Ce vendredi-là, il avait prévu de retrouver un ami de Boston venu à Jérusalem après un congrès technologique à Tel-Aviv. « C’était la première fois que j’arrivais au Mur avant Chabbat », confie-t-il.

En pénétrant dans les tunnels du Mur Occidental, le groupe tombe nez à nez avec trois prêtres vêtus de noir. C’est alors que le plus jeune des trois désigne l’aîné et lance une phrase qui va tout changer : « Sa mère est juive. » Interloqué, Moché demande confirmation. « Sa mère est juive, et sa grand-mère maternelle aussi », répète le traducteur.

« Après quelques échanges sur ses origines espagnoles, j’ai soudain réalisé l’importance du moment », poursuit Moché. « Il était juif. Et avec moins de dix minutes avant l’entrée de Chabbat, ce n’était pas le moment de discuter, mais d’agir. »

« Vous êtes juif » : la révélation sous les pierres millénaires

Sans hésiter, Moché court jusqu’au stand de Tefilines de Habad au Mur, géré par l’émissaire Rav Yossef Halperin. Il emprunte une paire et revient en courant. « Par la grâce de D.ieu, ils étaient encore là », se souvient-il.

Face au prêtre octogénaire, Moché prononce des paroles qui résonnent comme une révélation : « Vous êtes juif. Et tout homme juif à partir de 13 ans peut célébrer sa Bar-Mitsva en mettant les Tefilines. »

Autour d’eux, la scène attire l’attention. Des hassidim coiffés de leurs Shteimel observent avec étonnement ce tableau improbable : un Rav Habad mettant les Tefilines à un prêtre. « Mais pour moi, cela n’avait aucune importance », affirme Moché. « D.ieu nous avait tous guidés vers ce moment précis. »

Des Tefilines pour la première fois à 80 ans

L’émotion est palpable lorsque Moché remonte la manche du prêtre et l’aide à réciter les bénédictions. « En enroulant les Tefilines, je lui ai expliqué le lien entre le cœur et l’esprit », raconte-t-il. Puis vient le moment de réciter le Chema Israël. À la surprise générale, le prêtre connaît les paroles.

« Une âme juive – 80 ans – qui n’avait jamais mis les Tefilines, venue au Mur pour la première fois de sa vie, et qui nous rencontre. Dix minutes avant Chabbat – et il célèbre enfin sa Bar-Mitsva », résume Moché, encore ému par cette expérience.

Avant de se séparer, par l’intermédiaire du traducteur, Moché adresse ces mots au prêtre : « Vous êtes juif – comme tous les Juifs qui ont prié ici au cours des 2000 dernières années. Et comme tous ceux qui prient ici maintenant. »

« Il n’est jamais trop tard » : le message universel du Pessah Sheni

Cette histoire extraordinaire s’est déroulée à la veille de Pessah Sheni, une fête peu connue mais au message puissant : « Il n’est jamais trop tard. » Jamais trop tard pour revenir, pour grandir, pour se rapprocher de ses racines.

« Huit décennies sans Tefilines, un instant de vérité au cœur du Mur des Lamentations, et une âme qui s’éveille et découvre qu’elle fait partie d’une chaîne divine impossible à rompre – ni par la distance, ni par le temps », philosophe Moché Schwartz.

Cette rencontre improbable entre un prêtre et un rabbin illustre parfaitement la conviction profonde du judaïsme : en chaque Juif, même le plus éloigné de ses racines, brûle une étincelle divine. Parfois cachée, elle attend toujours qu’on la ravive.

« Puissions-nous mériter de connecter chaque Juif à son judaïsme – et chaque être humain à comprendre son potentiel divin », conclut Moché. Une aspiration universelle qui transcende les barrières religieuses et culturelles, à l’image de cette Bar-Mitsva hors du commun célébrée entre les pierres millénaires du Mur des Lamentations.

 

Berlin  : Habad participe à la célébration des 60 ans de relations diplomatiques entre l’Allemagne et Israël

Berlin : Habad participe à la célébration des 60 ans de relations diplomatiques entre l’Allemagne et Israël

Une cérémonie empreinte d’émotion s’est déroulée à Berlin pour marquer le 60e anniversaire des relations diplomatiques entre l’Allemagne et Israël. L’événement a rassemblé le Président de la République fédérale d’Allemagne, Frank-Walter Steinmeier, et le Président de l’État d’Israël, Its’hak Herzog, sur la Voie 17, lieu symbolique d’où 55 000 Juifs furent déportés vers les camps de concentration durant la Shoah. Le Rav Yehouda Teichtal, Rav de Berlin, a dirigé la cérémonie de prière, soulignant l’importance de cette commémoration pour les deux nations.

 

 

Une cérémonie solennelle sur un lieu de mémoire historique

La Voie 17 de la gare de Berlin n’a pas été choisie au hasard pour cette commémoration. Ce lieu chargé d’histoire a vu partir des milliers de familles juives vers une destination sans retour pendant les heures les plus sombres de l’Allemagne nazie. C’est dans ce cadre solennel que s’est tenue la cérémonie marquant six décennies de relations diplomatiques entre les deux pays.

Le Rav Yehouda Teichtal, Rav de Berlin, a dirigé la cérémonie de prière, témoignant de la renaissance de la vie juive en Allemagne. Sa présence même à ce poste illustre le renouveau remarquable de la communauté juive dans un pays où elle fut presque anéantie. Figure emblématique du judaïsme berlinois contemporain, le Rav Teichtal incarne cette reconstruction patiente et résiliente, lui qui a contribué à l’établissement d’institutions communautaires majeures dans la capitale allemande.

« Ce lieu nous rappelle notre responsabilité historique et notre devoir de mémoire », a déclaré le Président Steinmeier lors de son discours. « Mais il nous invite également à regarder vers l’avenir et à renforcer nos liens dans un esprit de réconciliation et de coopération mutuelle. »

Moment particulièrement émouvant, le Président Its’hak Herzog a récité le Kaddish en mémoire des 55 000 Juifs déportés depuis cette même voie ferrée vers les camps de concentration durant l’Holocauste, sous la guidance spirituelle du Rav Teichtal, symbolisant le long chemin parcouru depuis cette période tragique.

Un « miracle » diplomatique confronté aux réalités contemporaines

Les deux présidents, accompagnés de leurs épouses, effectueront ensuite une visite de deux jours en Israël pour mettre en lumière une amitié que Berlin qualifie souvent de « miracle ». Ils rencontreront des jeunes, des politiciens et des résidents de kibboutz pour souligner la force des liens entre les deux nations.

À l’issue de la cérémonie à Berlin, un échange plus personnel a eu lieu entre le Président Steinmeier et le Rav Yehouda Teichtal. Le chef d’État allemand a insisté sur l’importance non seulement de se souvenir du passé, mais aussi de soutenir activement l’épanouissement de la vie juive contemporaine en Allemagne. Il s’est montré particulièrement intéressé par les développements positifs du campus juif de Berlin, un projet phare porté par le Rav Teichtal, interrogeant ce dernier sur la situation actuelle au sein de la communauté.

Cette conversation informelle entre le président allemand et le Rav de Berlin témoigne de l’engagement concret de l’État allemand envers la communauté juive, au-delà des discours officiels. Le Rav Teichtal, par sa position d’interlocuteur privilégié, joue ainsi un rôle de pont entre les institutions allemandes et la communauté juive renaissante.

L’ambassadeur israélien Ron Prosor a déclaré que l’Allemagne restait « le plus important allié d’Israël en Europe » et que les deux pays sont désormais liés par « une véritable amitié ». « Même si les choses deviennent parfois difficiles, cela reste toujours une relation juste et amicale », a-t-il ajouté.

Cependant, l’ancien ambassadeur israélien Shimon Stein a argumenté dans un article co-écrit pour l’hebdomadaire allemand Die Zeit que « les platitudes habituelles… ne convainquent plus ». Selon lui et le professeur Moshe Zimmermann de l’Université hébraïque, « Soixante ans de relations germano-israéliennes – nous entrons dans un chapitre complètement nouveau ».

La guerre à Gaza, pierre d’achoppement dans les relations bilatérales

Depuis le déclenchement de la guerre à Gaza suite à l’attaque du Hamas le 7 octobre 2023, les relations entre l’Allemagne et Israël se sont tendues. La réponse d’Israël a été qualifiée de disproportionnée par de nombreux pays et groupes de défense des droits humains.

Un conseiller de Steinmeier a confié à  que le 60e anniversaire tombe à un moment « où une ambiance de joie et de célébration n’est pas vraiment perceptible ». « Comment pourrait-il en être autrement ?… Nous regardons la souffrance de la population civile dans la bande de Gaza avec la plus grande inquiétude. »

Le nouveau chancelier conservateur Friedrich Merz a déclaré mardi dernier, jour de sa prise de fonction, qu’« Israël a le droit de se défendre contre l’attaque brutale des terroristes du Hamas le 7 octobre et tout ce qui a suivi ». « Mais Israël doit aussi rester un pays qui respecte ses obligations humanitaires, surtout alors que cette terrible guerre fait rage dans la bande de Gaza », a-t-il ajouté.

Le nouveau chef de la diplomatie allemande Johann Wadephul, qui a visité Israël dimanche, a appelé à des « discussions sérieuses pour un cessez-le-feu » à Gaza, où la situation humanitaire « est désormais insupportable ».

La dimension spirituelle portée par le Rav Teichtal

L’Allemagne a vu la montée en puissance du parti d’extrême-droite Alternative pour l’Allemagne (AfD), dont les figures de proue ont remis en question la « culture de mémoire » du pays visant à expier les crimes nazis. Björn Höcke, personnage clé du parti qui a obtenu un score record de 20% aux élections de février, a qualifié le mémorial de Berlin pour les six millions de Juifs assassinés de « mémorial de la honte ».

Dans ce contexte troublant, la présence du Rav Teichtal à la cérémonie revêt une importance particulière. Émissaire du mouvement Habad-Loubavitch en Allemagne depuis plus de deux décennies, il représente une vision dynamique et vivante du judaïsme dans un pays où les forces d’extrême-droite remettent en question la mémoire même de la Shoah. Son travail infatigable pour reconstruire la vie juive à Berlin constitue en soi une réponse puissante à ceux qui voudraient minimiser les crimes du passé.

Dans un moment d’échange plus intime lors de la cérémonie à Berlin, le Président Herzog a partagé avec le Rav Teichtal combien sa récente visite au lieu de repos du Rabbi à New York avait été significative pour lui. Cette confidence inattendue a ajouté une dimension spirituelle à cette journée déjà riche en émotions, rappelant l’importance de la résilience juive et de la force spirituelle face aux épreuves de l’histoire.

« Cette visite m’a profondément touché et m’a rappelé la force extraordinaire que notre peuple a su trouver pour renaître après la catastrophe », a confié le Président israélien au Rav de Berlin. Cet échange entre le chef d’État israélien et le Rav Teichtal souligne la continuité spirituelle du peuple juif par-delà les frontières et les tragédies de l’histoire.

Le Rav Teichtal, figure centrale de la renaissance de la vie juive à Berlin et en Allemagne, dirige l’une des plus grandes synagogues de la capitale allemande et a supervisé la création d’un important campus juif offrant des services éducatifs, culturels et religieux. Sous sa direction, plusieurs institutions juives ont vu le jour dans une ville qui fut autrefois l’épicentre de la machine de destruction nazie.

Sa présence active aux côtés des deux présidents lors de cette commémoration représente bien plus qu’un simple protocole religieux. Elle symbolise la victoire de la vie sur la mort, de la continuité sur la rupture, et incarne la promesse d’un avenir juif dans une Allemagne qui assume son passé tout en soutenant le présent et l’avenir de sa communauté juive.

Soixante ans après l’établissement des relations diplomatiques entre l’Allemagne et Israël, cette cérémonie sur la Voie 17 de Berlin, dirigée spirituellement par le Rav Teichtal, incarne parfaitement le parcours remarquable accompli par les deux nations : de l’abîme de l’Holocauste à une coopération fructueuse et respectueuse, sans jamais oublier le passé mais en construisant résolument l’avenir, malgré les défis contemporains qui mettent cette relation historique à l’épreuve.

Rav Yehouda Teichtal : Le bâtisseur d’un renouveau juif au cœur de Berlin

Né en 1972 à Brooklyn, Rav Yehouda Teichtal incarne le renouveau de la vie juive à Berlin depuis son arrivée en 1996. Fondateur de la branche Habad-Loubavitch et président du Centre d’éducation juive, il a supervisé l’ouverture du plus grand centre d’éducation juive d’Europe en 2007, transformant le paysage culturel et religieux juif de la capitale allemande.

Issu d’une famille hassidique new-yorkaise, Rav Teichtal est l’arrière-petit-fils de Rav Yissa’har Shlomo Teichtal, l’un des rares Rabbanim européens à avoir soutenu l’établissement en Terre d’Israël. Après des études aux États-Unis, en Australie et en Nouvelle-Zélande, il s’installe à Berlin en 1996 avec son épouse Leah. « Venir à Berlin n’était pas simplement un choix géographique, mais une mission spirituelle, » explique-t-il.

En 2007, sous sa direction, le plus grand centre d’éducation juive d’Europe ouvre ses portes dans l’ouest de Berlin, financé par des contributions communautaires. « L’éducation est le pilier de notre continuité, » affirme Rav Teichtal. Ce centre propose une approche holistique de l’identité juive, alliant tradition et modernité. Il poursuit cette vision avec la fondation du Pears Jüdischer Campus.

Après son diplôme obtenu en 1989, il poursuit des études rabbiniques à Morristown. À 23 ans, il est ordonné rabbin par Rav Zalman Goldberg de la Haute Cour du Grand Rabbinat israélien. Sa légitimité s’est renforcée par des ordinations de Rav Avraham Yosef, Rav Yohanan Gurary et Rav Yehouda Jeruslavski. En 2002, le Grand Rabbin d’Israël Eliyahu Bakshi-Doron l’ordonne comme rabbin communautaire. Il est également membre du tribunal rabbinique de Berlin Machzihei-Hadat.

L’influence de Rav Teichtal dépasse le cadre institutionnel. « Berlin n’est plus seulement un lieu de mémoire, mais aussi un lieu d’avenir pour le judaïsme européen, » déclare-t-il. Sa vision d’un judaïsme ouvert se concrétise dans de nombreuses initiatives éducatives et culturelles. Le Pears Jüdischer Campus représente l’aboutissement de cette vision : un espace communautaire complet où l’identité juive peut s’épanouir. « Notre mission est de transformer la mémoire en action, la douleur en créativité, » conclut Rav Yehouda Teichtal.

 

 

 

 

L’Essence partagée : La responsabilité des adultes envers les enfants

L’Essence partagée : La responsabilité des adultes envers les enfants

La Torah nous enseigne que les adultes portent une responsabilité particulière envers les enfants, même lorsque ces derniers ne comprennent pas encore le monde spirituel. Cette leçon explore la profondeur métaphysique de cette connexion, révélant comment l’essence juive transcende les différences d’âge et de compréhension, tout en étant enracinée dans les textes sacrés.

 

Par le Rav Itshak Meir Weiss / Likoutei Sihot vol. 7 Parachat Emor, Si’ha 1

La parasha commence par l’interdiction faite aux Cohanim

La parachat Emor commence par l’interdiction concernant l’impureté des Cohanim. Il est dit à la fin : « Tu leur parleras ». Dans le commentaire de Rachi sur la Torah, il précise : « Les grands doivent avertir les petits ». Rachi relève une nuance dans le texte.

Il y a ici une variation par rapport à la formulation habituelle. La formulation habituelle est : « L’Éternel parla à Moïse en disant… » puis « Tu leur parleras ». Notre paracha, pour une raison particulière, commence par « Dis » une fois, puis « Tu leur parleras ». Rachi relève donc cette nuance à partir de la Guemara.

En fait, il y a ici deux instructions : la première consiste à avertir les adultes eux-mêmes de ne pas transgresser l’interdiction ; la seconde est d’avertir les adultes concernant les enfants, pour qu’ils ne provoquent pas délibérément l’impureté des jeunes Cohanim.

Les enfants et la responsabilité

Un jeune Cohen n’est pas lui-même soumis au commandement. Le commandement s’adresse aux adultes, pour qu’ils ne rendent pas délibérément impurs les enfants. L’interdiction est de ne pas leur donner délibérément [ce qui est impur]. Les empêcher [de se rendre impurs] devient plus complexe. Qui exactement est obligé de les empêcher ? Un Cohen est-il tenu par l’obligation de séparation ? Seul son père est-il obligé de l’en séparer ? L’interdiction mentionnée ici est de ne pas leur donner délibérément [l’impureté], mais de façon générale, il y a une responsabilité des adultes envers les enfants.

Les trois interdictions fondamentales

Cette règle qui interdit de donner délibérément quelque chose d’interdit aux enfants se retrouve dans deux autres cas dans la Torah : pour les animaux rampants impurs et pour le sang. Il est écrit explicitement dans notre Houmash du Lévitique, chapitre onze, à propos des animaux rampants impurs. Nous l’avons lu la semaine dernière, après, je crois, « voici les animaux »… On déduit de chacun de ces versets qu’il est également interdit de donner des animaux rampants impurs aux enfants, et aussi d’avertir les adultes concernant les enfants à propos du sang. De ces trois interdictions – animaux rampants, sang et impureté des prêtres – nous apprenons que ce principe s’applique à tous les commandements de la Torah.

Pourquoi trois interdictions distinctes ?

La Guemara explique qu’il y a une raison pour laquelle ce principe est mentionné dans ces trois cas spécifiques. Si ce n’était écrit que pour l’un d’entre eux, on n’aurait pas pu l’étendre à tous les autres commandements.

Pour les animaux rampants, leur interdiction a une sévérité particulière : même une quantité infime est interdite. On aurait pu penser que c’est seulement pour une interdiction aussi sévère que les adultes sont responsables des enfants.

Pour le sang, il y a une autre sévérité : c’est passible de retranchement (karet). On aurait pu penser que c’est seulement pour les interdictions passibles de retranchement que les adultes sont responsables des enfants.

Si l’interdiction était mentionnée uniquement pour ces deux cas, on aurait pu penser qu’elle ne s’applique qu’aux interdictions qui concernent tout Israël, mais pas à celles qui ne concernent qu’une partie d’Israël, comme l’impureté des Cohanim qui ne concerne que les prêtres.

L’essence de la responsabilité

La question demeure : pourquoi la Torah a-t-elle choisi ces trois interdictions spécifiques ? Il faut comprendre que le principe de la responsabilité des adultes envers les enfants est intrinsèquement lié aux caractéristiques particulières de ces interdictions.

La raison pour laquelle la Torah enjoint aux adultes de veiller sur les enfants est qu’il existe un lien fondamental entre eux. Si la Torah ordonne explicitement aux adultes de veiller à ce que les enfants ne transgressent pas, cela signifie qu’il existe une connexion profonde entre les deux.

Mais voici la question : les enfants dont les adultes sont responsables sont parfois trop jeunes pour comprendre quoi que ce soit. Quelle relation peut-il y avoir entre eux et les adultes pour que ces derniers soient si fortement avertis à leur sujet ?

Le point d’essence du judaïsme

La relation qui existe entre eux, et c’est un point crucial, c’est le « point d’essence du judaïsme » qu’ils partagent tous deux. Ce point d’essence transcende toutes les expressions particulières.

Prenons un exemple concret : une pomme. « Pomme » est une définition abstraite par nature. La preuve en est qu’il existe de nombreux types de pommes différentes – rouge, jaune, plus ou moins sucrée. Quand vous allez au magasin, vous voyez une pomme sans savoir exactement quelle couleur vous avez choisie. Les pommes sont très diverses, mais toutes partagent une essence commune : être une pomme. On ne peut pas prendre une pomme sans qu’elle ait une expression particulière – elle est soit rouge, soit jaune, soit verte, plus ou moins sucrée.

De même, qu’est-ce qu’être juif ? Pour un adulte, être juif se manifeste apparemment par la compréhension et l’étude, ou pas nécessairement l’étude, cela peut aussi être un sentiment ou un acte accompagné d’émotion. Cela s’exprime d’une manière très spécifique. Mais il faut comprendre que, tout comme pour la pomme, ce qui fait qu’un juif est juif est quelque chose d’essentiel qui peut avoir différentes expressions.

L’analogie avec la force vitale

Nous retrouvons ce même principe concernant la force vitale. Dans la manifestation de la vitalité, il y a toutes sortes de différences, mais nous pouvons discerner qu’il existe un point d’essence de la vitalité, et dans ce point, tous sont égaux.

La différence entre grand et petit réside dans l’expression de la vitalité, dans la révélation et la vitalité particulière mesurée selon le corps qu’elle anime. Il y a des gens plus vivants, plus sains, d’autres moins forts, moins sains, moins intelligents, moins émotionnels. L’expression de la vie varie beaucoup d’une personne à l’autre.

De même, dans le corps lui-même : certains organes sont plus vivants, plus actifs, plus animés, et d’autres sont très simples, apparemment sans expression de vitalité. La vitalité varie dans le corps d’une personne entre un organe et un autre, et même dans un même organe selon les périodes.

Mais dans le point d’essence de la vitalité, qui n’est pas déterminé par le corps, de même qu’on ne peut pas dire qu’un organe possède plus le point d’essence de la vie qu’un autre, même dans les talons, où il n’y a pas de manifestation de vitalité comme dans le cerveau ou le cœur – on ne peut pas dire que le cœur, dans l’essence même de la vie, est différent du talon. Les deux sont vivants, c’est vrai que l’expression de la vitalité dans le cœur se manifeste par une activité intense, tant émotionnelle que physique, alors que le talon est apparemment très simple, très matériel, mais dans le point d’essence, les deux sont des réalités vivantes.

L’égalité essentielle

De même, on ne peut pas dire que la vitalité existe davantage dans un corps que dans un autre. On ne peut pas affirmer qu’une personne possède plus d’essence vitale qu’une autre. Comme on le sait, l’âme qui anime le corps d’un nouveau-né pourrait animer le corps d’Og, roi de Bashan. Bien que l’expression de la vitalité chez Og soit incomparablement plus grande que celle d’un petit enfant, dans l’essence de l’âme, les deux partagent le même point de vitalité.

Et comme c’est le cas pour l’âme vitale, c’est aussi vrai pour l’âme divine. La différence entre un juif et un autre réside dans les manifestations extérieures, mais dans le point d’essence du judaïsme, tous sont égaux. Dans le judaïsme, il y a l’essence même du judaïsme, identique chez tous, et il y a l’expression, les manifestations. Chez les adultes, cela se traduit par l’étude et la compréhension, par les aspects riches de la vie d’un adulte. Chez l’enfant, cela n’a pas d’expression, comme la manifestation de la vitalité dans le talon n’est pas exprimée, mais dans l’essence, dans le point de vitalité qui fait qu’un corps est vivant, les deux sont identiques et égaux.

 

 

Retrouvailles émouvantes: Idan Alexander libre après 584 jours de captivité à Gaza

Retrouvailles émouvantes: Idan Alexander libre après 584 jours de captivité à Gaza

L’otage israélo-américain Idan Alexander a enfin retrouvé sa famille après 584 jours de captivité aux mains du Hamas. Des images émouvantes montrent le soldat de Golani enlaçant ses parents et savourant les pâtisseries préparées par sa grand-mère. Sa libération, qualifiée de « geste » envers le président Trump, marque une étape cruciale dans la crise des otages qui perdure depuis l’attaque du 7 octobre 2023.

Le retour à la liberté d’un soldat au double passeport

Idan Alexander, originaire du New Jersey et engagé volontaire dans la brigade Golani, a été libéré lundi soir après près de 20 mois de captivité. Le jeune homme, qui possède la double nationalité israélo-américaine, a été remis au Comité international de la Croix-Rouge à Khan Younès, dans le sud de Gaza. « Le soldat libéré Idan Alexander, accompagné par une force de Tsahal, a franchi la frontière vers Israël et se dirige vers le point d’accueil initial dans la région entourant Gaza où il rencontrera sa famille », a indiqué l’armée israélienne.

Sa libération est présentée comme un « geste » envers le président américain Donald Trump, ce qui expliquerait pourquoi Idan n’était pas en uniforme lors de sa remise aux autorités. Après avoir rejoint les forces israéliennes à Gaza, il a été héliporté vers l’hôpital Ichilov de Tel-Aviv pour y recevoir des soins médicaux.

Des retrouvailles familiales chargées d’émotion

Les parents d’Idan, Adi et Yael, ainsi que son frère Roï et sa sœur Mika, ont immédiatement pris l’avion depuis les États-Unis après avoir appris sa libération imminente. Les images des retrouvailles, publiées par le porte-parole de Tsahal, sont particulièrement touchantes : on y voit le jeune homme serrer ses parents dans ses bras, visiblement ému.

Dans un moment particulièrement poignant, Idan semble stupéfait de voir combien son petit frère a grandi pendant sa captivité, s’exclamant « Qu’est-ce que c’est ?! » Sa grand-mère Varda avait pris soin de préparer des pâtisseries spécialement pour son retour, un geste familial qui symbolise ce retour à la normalité tant attendu.

Lors de leur premier échange téléphonique, sa mère Yael l’a rassuré en lui disant : « Tu es fort, tu es protégé, tu es à la maison. On se voit bientôt. Je t’aime. »

584 jours d’enfer dans les tunnels de Gaza

Selon des informations rapportées par les médias israéliens, Idan Alexander a subi des tortures sévères durant ses interrogatoires par le Hamas pendant de longues semaines. Tout au long de sa captivité, il a été détenu avec d’autres otages dans le sud de la bande de Gaza, dans un tunnel et sans lumière du jour.

Pendant une longue période, il a été enfermé dans une cage, menotté aux mains et aux pieds, ce qui explique sa difficulté à se déplacer seul lors de sa libération en raison d’une faiblesse physique et des séquelles de cet enchaînement prolongé. Il était surnommé « l’Américain » par ses ravisseurs.

Le ministère de la Santé israélien a déclaré que « les équipes médicales et les professionnels de l’hôpital sont prêts à l’accueillir et à faire tout ce qui est nécessaire pour lui fournir des soins médicaux, psychologiques et tout autre besoin qui pourrait surgir. »

Un message à sa brigade: « Hidaye Golani! »

Sur les images diffusées, Idan apparaît coiffé du béret de sa brigade, démontrant son attachement à l’unité d’élite dans laquelle il s’était engagé volontairement après son immigration en Israël. Depuis l’hélicoptère qui le transportait vers l’hôpital Ichilov, il a tenu à adresser un message : « Merci au président Trump. Le peuple d’Israël vit – Hidaye Golani! », a-t-il écrit.

Le sourire ne quittait pas son visage lors de ces premières heures de liberté retrouvée, malgré les épreuves endurées. Sa libération intervient dans un contexte où des dizaines d’otages sont toujours détenus à Gaza depuis l’attaque du 7 octobre 2023.

« Ce sont des moments sensibles pour les otages libérés et leurs familles, et nous demandons de respecter leur vie privée. Le respect de la vie privée des otages libérés est essentiel pour assurer leur transition de la captivité à la vie normale, leur guérison et leur réhabilitation », a rappelé le ministère de la Santé, qui « se réjouit de son retour à la maison et espère le retour rapide de tous les autres otages. »

 

 

 

Un élan nouveau à la Yéchiva : L’arrivée des Talmidim Hachlou’him

Un élan nouveau à la Yéchiva : L’arrivée des Talmidim Hachlou’him

La Yéchiva Tiferet Bahourim de Sarcelles Village connaît un renouveau significatif grâce à l’arrivée d’une équipe de Talmidim Hachlou’him. Ces jeunes Ba’hourim Habad, pleinement investis dans la vie de la Yéchiva et de la communauté, ont transformé l’ambiance générale par leur présence constante, leur enseignement et leur dévouement. Découvrez comment cette initiative dynamise la communauté et prépare de nouveaux projets innovants pour la rentrée 2025.

 

Cette année a marqué un véritable tournant à la Yéchiva Tiferet Bahourim de Sarcelles Village. Nous avons eu le mérite d’accueillir une équipe de Talmidim Hachlou’him — de jeunes Ba’hourim Habad venus s’immerger totalement dans la vie de la Yéchiva et de la communauté, dans un cadre structuré, constant et vivant.

Ils se sont investis avec assiduité dans l’étude, ont renforcé leur avodat Hachem, et surtout, ont su influencer positivement leur entourage par leur exemple, leur chaleur, leur étude et leur dévouement.

Depuis plusieurs années, la Yéchiva propose des cours quotidiens, matin et soir, couvrant des sujets variés tels que la Guemara, la Hala’ha, la ‘Hassidout, etc. Mais cette année, avec l’arrivée des Talmidim Hachlou’him, un nouveau cap a été franchi. Il ne s’agit plus simplement de cours ponctuels ou d’interventions limitées dans le temps : leur présence constante et leur engagement quotidien ont profondément transformé l’ambiance générale, l’intensité de l’étude et l’évolution spirituelle auprès de la communauté.

Une présence constante, une influence durable

Cette nouvelle dynamique a renouvelé l’ambiance de la Yéchiva et du village. Leur implication permanente crée une énergie inspirante, une chaleur visible, une motivation qui se propage.

Ils ont œuvré dans différents domaines, notamment :

  • La création d’une véritable ambiance d’étude au sein de la Yéchiva toute la journée, Ils ont également transmis des cours de Torah dans différents contextes, tels que au sein de la Yéchiva, dans des bureaux, ou même à domicile – rendant la Torah accessible à tous, partout.
  • La visite aux familles à travers le village, en posant de nouvelles Mézouzot, faisant vérifier les existantes, mettant les Tefiline, partageant un mot de Torah, et surtout, en créant un lien chaleureux et vivant avec chacun.
  • Les visites dans les écoles juives de la région, pour mettre les Tefiline aux élèves qui en ont besoin, répondre à leurs questions et renforcer leur attachement à la Torah et aux Mitsvot. Ces visites régulières permettent d’instaurer un lien fort avec les jeunes, en leur apportant encouragement, écoute et inspiration dans leur quotidien scolaire.
  • L’encadrement du club ados / centre aéré. Alliant études et activités, ils ont apporté un accompagnement de qualité et un encouragement constant aux plus jeunes.
  • Les Farbrenguens, moments de rassemblement, d’étude et d’inspiration, ont pris une place centrale grâce à leur présence, tout comme les liens personnels qu’ils ont su tisser avec les jeunes et les adultes pour les accompagner, les écouter, les conseiller et les motiver dans leur avancement personnel.
  • Lors des fêtes, par leur engagement. à Hanoucca, ils ont sillonné le village, s’assurant que chacun allume la Hanoukia,sans oublier ceux dans l’impossibilité de se déplacer. À Pourim, ils ont parcouru rues et immeubles pour lire la Méguila, et transmettre la joie profonde de la fête dans chaque foyer.

Un cadre idéal, propice à l’étude et à l’épanouissement

Ce projet prend place dans dans un lieu unique et privilégié, en plein cœur de Sarcelles Village.

La Yéchiva est installée sur un terrain de plus de 3 000 m², entouré de pelouse, d’un vaste jardin arboré, et d’espaces ouverts qui offrent calme, sérénité et inspiration. Un environnement paisible, propice à l’étude, ressourçant et calme, idéal pour une vie de Yéchiva dynamique et équilibrée.

Tout est sur place, pour répondre aux besoins spirituels comme matériels :

  • Une synagogue chaleureuse, où résonnent les voix de l’étude et de la prière durant les Chabbat, les fêtes et en semaines. l’espace accueille également les activités communautaires et éducatives : farbrenguens, cours, clubs ados ou diverses rencontres s’y déroulent dans une ambiance conviviale et vivante.
  • Et surtout, un mikvé moderne récemment construit, directement sur place, permettant aux Ba’hourim de s’y immerger sans avoir à se déplacer.

Ce programme est encadré par l’implication active et la direction attentive d’une équipe rabbinique expérimentée, aux côtés des Talmidim Hachlou’him au quotidien, tant sur le plan de l’étude, que sur celui des conditions matérielles, répondant à tous leurs besoins pratiques : Rav Mendy Bitton, Chalia’h de Sarcelles Village depuis plus de 15 ans. Ainsi que le Rav Lévy Goldberg, Mendy Bensoussan et Dan Benais.

Ils participent activement à l’organisation, à la pédagogie et à la vie quotidienne de la Yéchiva, en donnant des cours de Niglé, de Hassidout. Ils assurent également un accompagnement attentif et personnalisé, tout en veillant à ce que les conditions matérielles permettent un bon fonctionnement, et en étant à l’écoute des besoins de chacun au quotidien.

La Yéchiva assure les repas tous les jours de la semaine matin, midi et soir, ainsi que les repas de Chabbat. Les Talmidim Hachlou’him disposent également d’une cuisine équipée, leur permettant de préparer des repas supplémentaires et autres…

Un appartement récemment rénové, situé à seulement trois minutes à pied de la Yéchiva, est mis à leur disposition. Il comprend des chambres, salles de bains et toutes les commodités nécessaires, offrant ainsi un cadre de vie confortable. Tout le nécessaire est fourni pour leur permettre de profiter pleinement de leur Chli’hout et de leur étude dans les meilleures conditions.

Implication dans le nouveau projet

Pour la rentrée de septembre 2025, la Yéchiva lance un nouveau projet avec l’ouverture de la classe « Incubateur ». Cette nouvelle initiative vise à accueillir les jeunes dans un cadre unique, combinant formation en marketing digital, design et stratégie numérique avec une approche spirituelle profonde et hassidique.

Les étudiants suivront chaque matin un programme d’études et de développement spirituel, avant de se consacrer l’après-midi à une formation pratique dans des domaines modernes et innovants, tels que le marketing digital et le design. L’objectif est de préparer les jeunes à des carrières dans le monde numérique tout en maintenant une base solide de valeurs du judaïsme.

Les Talmidim Hachlou’him joueront un rôle central dans ce programme. Grâce à leur expérience et à leur engagement, ils accompagneront les étudiants en leur offrant des conseils, des d’expérience et en restant un lien constant de soutien spirituel. Leur présence au sein de l’Incubateur permettra de combiner de manière harmonieuse le développement professionnel et spirituel, garantissant ainsi un cadre d’étude et de croissance équilibré pour les jeunes.