Michna Pirké Avot 3, 2 :
Rabbi ‘Hanina, l’adjoint des Cohanim, dit : « Prie pour la paix du royaume, car sans la crainte qu’il inspire, chacun avalerait son prochain tout vivant ».
Rabbi ‘Hanina ben Teradion dit : « Deux personnes assises ensemble, sans échanger de paroles de Torah, forment une assemblée de moqueurs. …Mais deux personnes assises ensemble qui échangent des paroles de Torah, la Présence divine réside parmi elles, ainsi qu’il est dit : « Alors ceux qui craignent l’Éternel se parlèrent l’un à l’autre, l’Éternel fut attentif, Il écouta, et un livre du souvenir fut écrit devant Lui pour ceux qui craignent l’Éternel et pensent à Son nom. » » (Malachie 3, 16).
Source : Likouté Si’hot volume 17, Si’ha sur le troisième chapitre de Pirké Avot
La paix du royaume et la crainte divine
Rabbi ‘Hanina, l’adjoint des Cohanim, enseigne dans Pirké Avot : « Prie pour la paix du royaume, car sans la crainte qu’il inspire, chacun avalerait son prochain tout vivant ». Cette maxime peut sembler surprenante. Un homme religieux, respectueux des commandements, aurait-il besoin d’un rappel pour ne pas voler ou porter atteinte à la vie d’autrui ?
En réalité, « avaler son prochain tout vivant » possède une signification plus subtile. Il ne s’agit pas de violence physique, mais d’une forme d’effacement de l’autre. Même une personne pieuse peut être tentée d' »absorber » l’existence et l’identité de son prochain, particulièrement quand elle se considère spirituellement supérieure.
Cette tentation naît parfois des meilleures intentions. Comme l’explique le Likouté Si’hot, un individu accompli dans l’étude de la Torah et l’observance des mitsvot peut sincèrement croire qu’il rendrait service à une personne moins observante en la faisant « s’effacer » devant sa propre pratique. Il pourrait même considérer cela comme un mérite pour cette personne de se « fondre » dans une réalité spirituelle apparemment plus élevée.
La solution par l’humilité
Comment combattre cette tendance subtile à dominer autrui ? La réponse réside dans la prière pour la paix du royaume. Cette action éveille la crainte du « Roi des rois », Dieu lui-même. La royauté terrestre, comme l’enseigne le Zohar, dérive et reflète la royauté céleste.
Cette crainte divine a le pouvoir d’effacer tout sentiment de supériorité. Dans la liturgie des Jours Redoutables, nous récitons que Dieu « égalise le grand et le petit » – devant lui, aucune hiérarchie humaine n’a de véritable importance. La personne la plus érudite n’occupe pas plus d’espace spirituel que la plus simple.
Prier pour la paix du royaume n’est donc pas simplement un acte civique, mais une démarche profondément spirituelle. Il s’agit de reconnaître nos limites humaines et de demander l’aide divine pour surmonter notre tendance naturelle à l’orgueil.
L’étude en binôme : un espace de révélation divine
Cette compréhension nous amène à la deuxième maxime du chapitre, celle de Rabbi ‘Hanina ben Teradion : « Deux personnes assises ensemble qui échangent des paroles de Torah, la Présence divine réside parmi elles ».
L’essence même de l’étude de la Torah est d’être pratiquée dans un esprit d’humilité. Comme l’explique le Likouté Si’hot, l’effacement personnel d’un érudit se mesure à son humilité dans l’étude. L’étude conjointe ne peut atteindre sa plénitude que lorsqu’elle se fait sans sentiment de supériorité, sans qu’un étudiant ne se considère comme « Roch Yechiva » (chef d’académie) par rapport à l’autre.
C’est précisément dans cette étude humble et respectueuse que la Présence divine se manifeste. Le verset cité mentionne « ceux qui craignent l’Éternel se parlèrent l’un à l’autre » – soulignant que leur dialogue est imprégné de crainte divine. Cette étude partagée permet d’atteindre un niveau supérieur de perception de la Torah, où l’on ressent que « toute la Torah est constituée des noms du Saint béni soit-Il », comme l’explique Na’hmanide.
Enseignement universel
Ces enseignements de Pirké Avot nous rappellent que la véritable grandeur spirituelle se manifeste par l’humilité et le respect de l’espace d’autrui. Paradoxalement, c’est en renonçant à notre ego et au sentiment de supériorité que nous créons l’espace nécessaire pour que la Présence divine se manifeste, particulièrement lors de l’étude en commun.
La sagesse millénaire de ces maximes nous invite à cultiver un équilibre subtil entre notre propre développement spirituel et le respect de l’intégrité et de l’autonomie des autres. En reconnaissant la royauté divine qui « égalise » tous les êtres humains, nous pouvons construire des relations authentiques où chacun conserve sa place unique tout en participant à une élévation spirituelle commune.
En direct, chaque vendredi, étude du Likoutei Si’hot
avec le Rav Levi Azimov de 10h30 – 11h30 Tél.: +33159423068 – code: 33 41 593 (♯) ET SUR RADIO HASSIDOUT RADIO HASSIDOUT
Pirké Avot (ch. 3) – Respecter l’espace d’autrui Source : Likouté Si’hot volume 17, Si’ha sur le troisième chapitre de Pirké Avot
Rabbi ‘Hanina enseigne de prier pour la paix du royaume, car sans la crainte qu’il inspire, « chacun avalerait son prochain tout vivant »
Cette notion d' »avaler son prochain » ne fait pas référence à des actes de violence physique, mais plutôt à « absorber » l’existence et l’identité d’autrui
La tentation d’effacer l’autre
Même une personne pieuse peut être tentée de dominer son prochain moins observant
Paradoxalement, cette attitude peut sembler justifiée par de bonnes intentions, comme vouloir élever l’autre vers un niveau spirituel supérieur
La solution : la crainte de Dieu
Prier pour la paix du royaume éveille la crainte du « Roi des rois » (Dieu)
Cette crainte divine efface le sentiment de supériorité envers autrui
Comme l’enseigne la liturgie : Dieu « égalise le grand et le petit »
L’étude en binôme et la Présence divine
Rabbi ‘Hanina ben Teradion enseigne que lorsque deux personnes étudient la Torah ensemble, la Présence divine réside parmi elles
Cette étude ne peut atteindre sa plénitude que lorsqu’elle se fait sans sentiment de supériorité
La véritable étude conjointe mène à un niveau supérieur de perception de la Torah, où l’on ressent que « toute la Torah est constituée des noms du Saint béni soit-Il »
Une nouvelle visite virtuelle en 3D du 770, la synagogue emblématique du Rabbi, transforme l’expérience spirituelle pour les enfants et les familles à travers le monde. Développée par Tut Altz Kids, une division du Bureau du Machia’h de Merkos 302, cette innovation technologique permet d’explorer ce lieu sacré depuis n’importe où. Cette initiative s’inscrit dans le cadre du « Mikdash Movement », visant à connecter les jeunes générations à la vision du Rabbi et aux valeurs du Beth Hamikdach.
Une prouesse technologique au service de la spiritualité
La nouvelle visite virtuelle 3D du 770 représente une avancée significative dans la façon dont le patrimoine spirituel est partagé avec le monde. Accessible sur www.tutaltz.com/770, cette expérience immersive offre une exploration à la demande des dimensions historiques, spirituelles et architecturales de ce lieu sacré. Conçue pour être utilisée aussi bien à domicile qu’en classe, la visite est même compatible avec les casques de réalité virtuelle pour une immersion totale.
« En amenant les murs du 770 dans les salons et les salles de classe à travers le monde, nous aidons les enfants à comprendre et à se sentir partie prenante de la vision du Rabbi d’une manière expérientielle », explique le Rav Mendy Kotlarsky, Directeur Exécutif de Merkos 302. Cette fusion entre technologie de pointe et valeurs intemporelles crée une expérience d’apprentissage unique.
Une exploration virtuelle complète : de la salle du Rabbi au grand sanctuaire
L’expérience numérique permet aux utilisateurs de naviguer librement dans les différents espaces emblématiques du 770. Des visualisations spéciales offrent un contexte historique riche pour chaque zone importante : la pièce du Rabbi, le sanctuaire principal, l’endroit où le Rabbi distribuait les dollars, le Kos shel Bracha, les lieux de rassemblements, la Soukka du Rabbi, et même les défilés de Lag Baomer.
Parmi les fonctionnalités clés, on trouve une visite guidée entièrement immersive, des photos et vidéos du Rabbi dans des lieux stratégiques, ainsi que des informations détaillées sur l’histoire, la fonction et la signification de chaque espace. « C’est une expérience transformationnelle », affirme le Rav Shlomie Naparstek, Directeur du Bureau du Machia’h chez Merkos 302. « Nous avons combiné technologie de pointe et idéaux intemporels pour créer quelque chose qui éduque, inspire et suscite l’enthousiasme. »
Éduquer et inspirer les nouvelles générations
Cette initiative a été spécialement conçue pour permettre aux enfants de se connecter à la mission du Rabbi d’une manière concrète et interactive. Dans les établissements Habad comme dans les foyers, cette expérience virtuelle offre une opportunité unique d’approfondir la compréhension spirituelle des lieux saints du judaïsme.
La visite s’adresse aussi bien aux enfants qu’aux adultes, constituant un outil précieux pour les enseignants des écoles Habad et les responsables des Maisons Habad. L’approche pédagogique innovante facilite l’intériorisation des valeurs et des enseignements du Rabbi, en rendant tangibles des concepts parfois abstraits pour les jeunes apprenants.
Le « Mikdash Movement » : au-delà de la visite virtuelle
Le lancement de cette expérience 3D marque une étape importante dans le « Mikdash Movement », un programme éducatif qui vise à permettre aux enfants de vivre selon l’esprit du Beth Hamikdach à travers l’apprentissage et l’action. L’expérience virtuelle du 770 est le dernier-né d’une série d’outils interactifs aidant les jeunes apprenants à intérioriser les idées liées au Machia’h de manière concrète et accessible.
« Les personnes ressortent de cette expérience non seulement avec plus de connaissances, mais aussi en se sentant plus connectées », souligne le Rav Naparstek. Cette approche holistique de l’éducation juive combine parfaitement héritage traditionnel et innovation technologique, rendant l’apprentissage plus engageant pour les nouvelles générations.
Conçue par Mendel Lewis de beishamikdosh.com, cette visite virtuelle est désormais disponible gratuitement en ligne, tandis que le programme complet du « Mikdash Movement », adaptation du Kuntres Beth Rabbeinu Shebibavel, peut être acquis sur la boutique en ligne de Tut Altz.
I. Les restrictions concernant les coupes de cheveux
Interdiction de se couper les cheveux durant toute la période du Omer
Selon la Kabbale, cette interdiction s’étend sur toute la période, y compris Lag BaOmer
On peut se couper les cheveux uniquement la veille de Shavouot
Complément: Quand Shavouot tombe un lundi, on se coupe les cheveux le dimanche; mais quand Shavouot tombe un dimanche, on ne peut pas se couper les cheveux vendredi (veille de Shabbat)
II. Cas particulier: la première coupe de cheveux d’un garçon de 3 ans (Upsherin)
Tradition de ne pas toucher aux cheveux d’un enfant avant l’âge de 3 ans
Si l’enfant atteint 3 ans pendant la période du Omer (avant Lag BaOmer), on attend Lag BaOmer
Si l’enfant atteint 3 ans après Lag BaOmer, on attend la veille de Shavouot
III. Autres restrictions liées à l’apparence
L’épilation des sourcils et des cils est permise pour les femmes
Les femmes peuvent se couper les cheveux avant l’immersion rituelle (Mikvé)
Se couper les ongles est permis sans restriction
IV. Restrictions concernant les réjouissances
Interdiction formelle de danses et de rondes pendant cette période
Il est permis d’organiser des repas de fête sans danses ni musique
Les restrictions commencent après la fête de Pessah, pas pendant
V. Mariages pendant le Omer
En règle générale, on ne célèbre pas de mariages pendant cette période
Exceptions possibles pendant les trois jours précédant Shavouot
Certains permettent également de se marier à partir de Rosh Hodesh Sivan
VI. Musique et divertissements
L’interdiction d’écouter de la musique s’applique au moins jusqu’à Lag BaOmer
Exception pour ceux qui ont besoin de musique pour leur équilibre mental
VII. Bénédiction de Shehecheyanu
Coutume de ne pas réciter cette bénédiction pendant le Omer
Exceptions: on peut la réciter pendant Shabbat et lors de Lag BaOmer
Deuxième partie: Les lois du comptage lui-même
I. Le moment du comptage
Idéalement au début de la nuit, après la sortie des étoiles
Le comptage reste possible jusqu’à l’aube (alot hashahar)
Une fois l’aube passée, on a manqué le comptage nocturne
II. Les femmes et le comptage
Les femmes sont exemptées de cette obligation (mitzvah dépendante du temps)
Beaucoup de femmes ont néanmoins l’habitude de compter
Le comptage est indépendant de la prière du soir (Arvit)
Avantage pour les femmes de compter: éviter les restrictions concernant certains travaux
III. Restrictions avant le comptage
Ne pas commencer un repas fixe une demi-heure avant le coucher du soleil
Possibilité de manger des fruits et autres aliments légers
Si on a commencé un repas avant cette période, on peut continuer
Si on a commencé après, il faut s’arrêter pour compter
Possibilité de désigner quelqu’un pour nous rappeler de compter
IV. Cas d’oubli du comptage
Si on oublie de compter la nuit, on peut compter le jour suivant sans bénédiction
Cela permet de continuer à compter avec bénédiction les jours suivants
Si on a complètement oublié un jour (nuit et jour), on continue à compter sans bénédiction
Possibilité d’écouter la bénédiction d’une autre personne (un homme qui n’a pas manqué)
V. Précautions pour ne pas manquer le comptage
Ne pas mentionner le jour du comptage avant d’avoir compté officiellement
Prudence dès la mi-journée (plag hamincha)
En cas de doute, dire « hier c’était le jour X » plutôt que « aujourd’hui c’est le jour Y »
Attention particulière le jour de Lag BaOmer
VI. Posture et attitude pendant le comptage
Idéalement debout (référence à un verset biblique)
Ne pas s’appuyer complètement sur un support
Vérifier le jour exact avant de faire la bénédiction
Ne pas faire d’autres activités pendant la bénédiction
VII. Interruptions et erreurs
Ne pas interrompre entre la bénédiction et le comptage
Exception pour les interruptions liées au comptage
Possibilité de répondre « Amen » à la bénédiction d’une autre personne
Si on se trompe sur le jour, il faut se corriger immédiatement
Selon le Rabbi, pas besoin de refaire la bénédiction si on se corrige après s’être trompé
VIII. Cas particuliers
Si on entend le comptage sans intention de s’acquitter, on est quand même acquitté
Solution: avoir l’intention explicite de ne pas s’acquitter
Un enfant qui devient Bar Mitzvah pendant la période du Omer peut continuer à compter avec bénédiction
L’arrivée du Messie pendant la période du Omer: le comptage passerait du statut rabbinique au statut biblique, mais on pourrait continuer à compter avec bénédiction
IX. Conclusion
L’importance du comptage quotidien et précis
La valeur spirituelle de cette préparation au don de la Torah (Shavouot)
Prière pour mériter l’accomplissement parfait de cette mitzvah avec la venue du Messie
Une manifestation anti-israélienne a dégénéré en occupation violente d’un bâtiment d’ingénierie multidisciplinaire à l’Université de Washington à Seattle, conduisant à une trentaine d’arrestations. Les manifestants pro-palestiniens ont non seulement pris le contrôle du bâtiment financé par Boeing, mais ont également incendié des poubelles et affronté des agents de sécurité. Face à cette escalade, un étudiant juif affilié au mouvement Habad a choisi de se rendre sur les lieux le lendemain pour prier avec ses Tefilines, opposant un acte de foi aux flammes de la contestation.
« Occupation » et chaos : le bâtiment d’ingénierie pris d’assaut
Les événements ont pris une tournure dramatique mardi soir à l’Université de Washington lorsque des militants anti-israéliens, certains masqués, ont pris le contrôle du bâtiment d’ingénierie multidisciplinaire. Cette structure récente, construite pour environ 102 millions de dollars, avait reçu une donation de 10 millions de dollars de l’entreprise Boeing – un détail qui n’a pas échappé aux manifestants.
L’occupation s’est déroulée juste avant la fermeture du bâtiment à 17h00, à l’initiative du groupe SUPER-UW, une organisation d’étudiants suspendue qui se définit comme « Étudiants pour l’égalité et le retour palestinien ». « Nous voulons éliminer l’influence de Boeing et d’autres fabricants d’armement de notre espace éducatif », ont déclaré les membres du groupe, accusant l’université d’être « complice directe du génocide palestinien ».
Les manifestants ont bloqué les entrées avec du mobilier, accroché une bannière depuis le deuxième étage et symboliquement renommé le bâtiment « Shaban al-Dalou », d’après un Palestinien de 19 ans tué lors d’une frappe israélienne. Dans leur déclaration publiée, ils ont lié leur action à une « vague renouvelée d’Intifada étudiante » suite à ce qu’ils ont qualifié de « victoire héroïque du déluge d’Al-Aqsa le 7 octobre ».
Violence et chaos aux abords du campus
À l’extérieur du bâtiment, la situation a rapidement dégénéré en violences et perturbations. Des routes ont été bloquées, des poubelles incendiées, et des confrontations ont éclaté avec le personnel de sécurité du campus. Selon l’administration universitaire, l’environnement créé était « dangereux ».
« Ce que nous avons observé était clairement une situation explosive », témoigne Sarah Martinez, une étudiante présente lors des événements. « Les flammes des poubelles s’élevaient tandis que des manifestants masqués bloquaient les accès et empêchaient les étudiants de circuler librement. »
Les forces de police, comprenant des unités de la police locale et de l’État de Washington, sont intervenues avec l’aide des pompiers. L’évacuation de la zone a commencé à 22h30, et la police a pénétré dans le bâtiment à 23h00. Environ une demi-heure plus tard, une trentaine de personnes ont été arrêtées pour intrusion, vandalisme et troubles à l’ordre public. Selon un porte-parole du groupe, certains détenus ont nécessité des soins médicaux.
Une réponse spirituelle face à la violence
Le lendemain de cette manifestation tumultueuse, alors que l’odeur de brûlé flottait encore dans l’air, un étudiant juif participant aux activités de Habad sur le campus a fait un choix remarquable. Il s’est rendu précisément à l’endroit où les feux avaient été allumés et, dans un geste chargé de symbolisme, a mis ses Tefilines pour prier.
« Je ne suis pas venu pour provoquer ou pour confronter qui que ce soit », explique Daniel Goldstein, l’étudiant en question. « J’ai simplement voulu apporter un peu de lumière là où il y avait eu des flammes de colère. La prière est ma façon de répondre à la haine. »
Ce geste n’est pas passé inaperçu sur le campus, suscitant des réactions diverses. Le Rav Yossef Berkowitz, coordinateur de Habad à l’Université de Washington, a commenté : « Dans des moments de tension comme ceux-ci, nous encourageons nos étudiants à répondre par des actes positifs plutôt que par la confrontation. Notre présence sur le campus vise à soutenir spirituellement tous les étudiants juifs, quelle que soit leur pratique religieuse. »
L’université condamne l’antisémitisme et promet des actions
L’université a fermement condamné ce qu’elle a qualifié d’« occupation illégale du bâtiment » ainsi que les déclarations antisémites publiées par les manifestants. Victor Balta, porte-parole de l’université, a spécifiquement dénoncé la déclaration du groupe comme antisémite, tandis que l’association des anciens élèves juifs a qualifié les événements de « honte » et a accusé l’administration de privilégier le calme institutionnel au détriment de la lutte contre l’antisémitisme sur le campus.
« Nous ne reculerons pas devant les comportements offensants et destructeurs et continuerons à lutter contre l’antisémitisme sous toutes ses formes », a déclaré l’université dans un communiqué, promettant des poursuites judiciaires et disciplinaires.
Cet incident s’inscrit dans un contexte plus large de tensions croissantes sur les campus américains depuis l’escalade du conflit israélo-palestinien. « Les campus devraient être des lieux de dialogue et d’apprentissage, pas des champs de bataille idéologiques où certains étudiants se sentent menacés en raison de leur identité », note le professeur Its’hak Cohen, spécialiste des relations internationales.
Les Rabbanim de différentes communautés ont appelé à la retenue et au respect mutuel, rappelant que « la tradition juive nous enseigne que même dans les moments les plus sombres, nous devons être une lumière pour les autres ».
Depuis des millénaires, le Lashon Ara (la médisance) constitue une transgression quotidienne pour la plupart d’entre nous, malgré notre conscience de ses effets dévastateurs. Dans son enseignement, le Rav Alexander Saadoun analyse ce phénomène et propose des solutions pour s’en affranchir.
La médisance ne se limite pas aux critiques directes. Elle s’insinue subtilement dans nos conversations à travers des insinuations et des remarques en apparence inoffensives. Mais pourquoi cédons-nous si facilement à cette tentation?
D’une part, parler négativement des autres nous procure un sentiment de réconfort. En pointant les faiblesses d’autrui, nous relativisons nos propres manquements et nous nous sentons moins seuls face à nos difficultés.
D’autre part, nous projetons inconsciemment nos défauts sur les autres. Selon l’enseignement du Baal Shem Tov, autrui fonctionne comme un miroir : ce qui nous irrite chez l’autre reflète souvent ce que nous refusons de voir en nous-mêmes.
Pour vaincre cette inclination, deux remèdes sont proposés : prendre conscience que les défauts que nous critiquons chez les autres sont généralement les nôtres, et cultiver l’habitude de l’éloge et du discours positif.
Les paroles positives possèdent une puissance transformatrice. L’exemple de ce rescapé de la Shoah qui puisa dans un mot affectueux la force de survivre à la marche de la mort en témoigne. De même, le qualificatif de « tsadik » (juste) attribué à Noé lui donna l’énergie nécessaire pour accomplir sa mission divine malgré l’adversité.
En nous exerçant à voir et exprimer le bien, nous créons un espace intérieur où la médisance ne peut plus prospérer, libérant ainsi notre potentiel caché et celui des autres.
La communauté juive de Brunoy se recueille cette semaine pour honorer la mémoire de Mme Dvorah Liberow, dont le départ laisse un vide immense au sein des fidèles. Les Chiva, période traditionnelle de deuil dans le judaïsme, se dérouleront au domicile familial situé au 16 rue Jules Ferry, à Brunoy, où proches et amis pourront venir présenter leurs condoléances.
Mme Dvorah Liberow était une figure respectée au sein de la communauté Loubavitch de Brunoy, connue pour son dévouement et sa bienveillance envers tous. Son engagement auprès des institutions communautaires a marqué profondément ceux qui l’ont côtoyée au fil des années. Particulièrement investie dans les œuvres de bienfaisance, elle incarnait les valeurs de solidarité et de générosité chères à la tradition Habad.
« Mme Liberow représentait pour nous tous un modèle de droiture et d’altruisme », témoigne un membre de la communauté qui l’a connue pendant de nombreuses années. « Sa porte était toujours ouverte pour accueillir ceux qui cherchaient conseil ou réconfort. »
Horaires de visite : tous les jours à partir de 10h00.
Horaires des Minyanim :
Jeudi 8 mai (4 minyanim)
Cha’harit : 8h30, 9h30, 10h30
Min’ha : 21h00
Arvit : 22h00
Vendredi 9 mai (4 minyanim)
Cha’harit : 8h30, 9h30, 10h30
Min’ha : 14h00
Dimanche 11 mai (4 minyanim)
Cha’harit : 8h30, 9h30, 10h30
Min’ha : 21h00
Arvit : 22h00
Fin des Shiva : Lundi 12 mai (4 minyanim)
Cha’harit : 7h00, 8h00
L’héritage de Mme Dvorah Liberow dépasse le cadre familial pour toucher l’ensemble de la communauté de Brunoy. Son engagement auprès des institutions éducatives Habad a contribué à transmettre aux jeunes générations l’importance des valeurs juives traditionnelles.
La célébration annuelle du Lag Baomer 2025 à Meron présente cette année un défi majeur en raison de sa coïncidence avec la veille du Chabbat, rappelant la configuration tragique de 2021. Les autorités ont présenté un dispositif renforcé prévoyant notamment le doublement de la zone de pèlerinage et la multiplication des centres d’intérêt simultanés. Face à la réduction des horaires disponibles, passant de 28 à 16 heures, les organisateurs appellent à la responsabilité collective pour garantir la sécurité de tous les participants.
Un dispositif de sécurité considérablement renforcé
Le plan pour la Hilloulah de Rabbi Chimon Bar Yohaï 2025 a été présenté au public lors d’une conférence de presse. Le ministre de Jérusalem et des Traditions d’Israël, Meir Porush, responsable de la Hilloulah à Meron, le commandant du district nord de la police israélienne, le commissaire Meir Eliahou, le coordinateur de l’événement, Yossef Deutsch, ainsi que la direction du ministère de Jérusalem et des Traditions d’Israël ont exposé ce dispositif lors d’une visite sur le site.
Le plan s’appuie principalement sur celui mis en place en 2023, qui avait permis le déroulement des célébrations dans la joie et la sécurité, à la satisfaction des participants et en l’honneur du Tana divin Rabbi Chimon Bar Yohaï. Suite aux leçons tirées des expériences précédentes et pour répondre aux défis spécifiques de cette année, plusieurs améliorations ont été apportées au dispositif.
Le principal défi cette année vient du fait que la Hilloulah tombe la veille du Chabbat, situation similaire à celle de l’année du drame en 2021. Cela réduit considérablement le temps disponible pour les visites, passant d’environ 28 heures à seulement 16 heures. Naturellement, la demande se concentre sur les heures du soir, mais en raison de l’absence d’une deuxième soirée de célébration, on s’attend à une forte affluence également le vendredi matin.
Une stratégie d’accueil repensée pour gérer l’affluence
Le plan prévoit le doublement de la zone élargie de la Hilloulah, l’agrandissement de l’espace d’observation autour du toit du tombeau pour l’allumage principal, ainsi que l’ajout de passages autour du site et de voies d’urgence. Ces mesures permettront d’accueillir davantage de participants en toute sécurité et d’augmenter le nombre maximal de personnes pouvant être présentes à tout moment.
La dispersion de la foule sera optimisée cette année pour éviter toute situation d’encombrement et de congestion. Dès le début des célébrations, des événements se dérouleront presque simultanément dans tout Meron. Une fois que le Grand Rabbin de Bayan aura allumé le flambeau sur le toit du tombeau, comme le veut la tradition familiale, environ dix points d’intérêt seront actifs en même temps à Meron, dans le but de répartir la foule.
Ce dispositif se poursuivra tout au long de la journée jusqu’au vendredi à midi. Des cérémonies d’allumage auront lieu en continu dans tous les espaces, permettant à chaque pèlerin de participer à la cérémonie de son choix. L’objectif est de maintenir un nombre maximal de points d’intérêt à travers Meron, afin de disperser naturellement la foule et d’éviter les situations où un seul point d’attention pourrait provoquer des bousculades.
Un respect scrupuleux des traditions communautaires
Conformément à 2023, le tombeau sera entièrement géré par des intendants orthodoxes, selon les recommandations de la commission d’enquête gouvernementale sur la catastrophe de Meron. Ils organiseront un flux continu de fidèles près du tombeau. Cette mesure devrait permettre l’entrée de presque tous ceux qui souhaitent prier au tombeau, « dans la prière, la joie et la sécurité ». En 2023, ce dispositif avait permis l’accès à environ 140 000 personnes.
Cette année encore, les cérémonies d’allumage représentent diverses communautés ayant une tradition d’allumage à Meron : Hassidim, communautés orientales, sionisme religieux – unissant toutes les tribus d’Israël. Cette année marque également le renouveau de la tradition glorieuse du judaïsme séfarade, parmi les juifs originaires du Maroc, qui avaient l’habitude de se rassembler à Meron dès la fin de Pessah.
Un appel à la solidarité et à la discipline collective
L’équipe de communication et d’information pour la Hilloulah est actuellement en pleine campagne de sensibilisation sur l’importance de la solidarité mutuelle, recommandant de limiter le séjour à Meron à 5 heures maximum, avec la devise « mieux vaut une heure plus tôt ». Cette approche part du principe que la coopération du public avec le dispositif est essentielle au succès de l’événement. Il est également important de souligner la nécessité de suivre les instructions des intendants et d’éviter les situations de congestion.
Le plan de la Hilloulah a été élaboré sur la base des recommandations de la commission d’enquête gouvernementale sur la catastrophe de Meron. Au cours de l’année écoulée, une série de travaux d’infrastructure ont été réalisés pour améliorer la sécurité conformément aux recommandations de la commission. Toutes les installations de la Hilloulah feront l’objet d’une approbation technique et de sécurité rigoureuse.
« Nous avons beaucoup réfléchi à l’élaboration d’un plan qui tente de surmonter le défi et de poursuivre, avec l’aide de D.ieu, la tradition de la Hilloulah de Rabbi Chimon Bar Yohaï à Meron. La clé du succès de la Hilloulah est la coopération du public avec le dispositif. N’oubliez pas de faire preuve de solidarité, tout comme vous, beaucoup d’autres veulent venir à Meron. La Hilloulah à Meron est fondamentalement une réunion des tribus d’Israël », a déclaré le ministre Meir Porush.
L’événement de cette année représente un défi logistique considérable, mais les autorités sont confiantes que grâce à une planification minutieuse et à la coopération du public, la Hilloulah pourra se dérouler dans la joie et la sécurité, perpétuant ainsi cette tradition ancestrale tout en tirant les leçons des événements passés.
– L’obligation du plaisir (Oneg) pendant Chabbat et ses implications.
– Opérations chirurgicales, traitements médicaux et accouchements.
– Sport, bronzage, croisières, vols, trains et plus encore.
Le cours est dispensé dans le cadre de l’Institut-Kollel pour la formation des rabbins et leaders communautaires « Yoshev Ohalim », que le Rav Abichid dirige depuis plus de 15 ans.
La communauté juive de Rome est en deuil suite au décès d’Elkanah Pin’has Hazan, fils de l’émissaire du Rabbi dans la capitale italienne. Son combat courageux contre la maladie s’est achevé à l’âge de 42 ans, laissant derrière lui une famille dévouée et une communauté reconnaissante.
C’est avec une profonde tristesse que nous avons appris le décès prématuré d’Elkanah Pin’has Hazan, survenu mercredi 9 Iyar 5785. Âgé de 42 ans, ce membre respecté de la communauté Loubavitch s’est éteint après avoir lutté avec bravoure contre une longue maladie. Fils du Rav Its’hak Nahum et de Sarah Hazan, émissaires du Rabbi à Rome, Pin’has laisse derrière lui un héritage de dévouement et de service.
Une vie consacrée à la mission
Né et élevé dans le cadre de la mission Loubavitch à Rome, Pin’has avait ensuite déménagé à Crown Heights où il a travaillé au « Chlou’him Office » (Bureau des émissaires) pendant près de vingt ans. Son engagement professionnel témoignait de son attachement aux valeurs et à la mission du mouvement Habad-Loubavitch. Connu pour sa sensibilité et sa modestie exemplaires, Pin’has se distinguait également par sa spiritualité profonde et son judaïsme authentique. Sa générosité exceptionnelle et sa présence marquante ont touché tous ceux qui l’ont côtoyé.
Un homme de savoir et de dévotion
Les proches de Pin’has soulignent son érudition et sa grande connaissance des textes. Profondément connecté aux enseignements du Rabbi, il veillait avec un soin particulier à l’application des directives et à la participation aux initiatives sacrées lancées par le guide spirituel du mouvement Loubavitch. Malgré la maladie qui l’a frappé, Pin’has a fait preuve d’un courage et d’une force remarquables tout au long de son combat.
Une famille endeuillée mais unie
Elkanah Pin’has Hazan laisse dans le deuil ses parents, le Rav Its’hak et Sarah Hazan de Rome, ainsi que ses frères et sœurs : Hani Benjaminson (Providence, Rhode Island), Shalom Ber Hazan (Rome), Shmoulik Hazan (Miami), Eti Hazan (Crown Heights), Moti Hazan (Crown Heights), Rivki Hazan (Crown Heights), Zalmi Hazan (Miami), Mouchki Lipschitz (Crown Heights) et Batia Miller (Miami). Les funérailles se dérouleront ce jeudi et passeront devant le bâtiment emblématique du « 770 » à 14h00, heure de New York.
La disparition d’Elkanah Pin’has Hazan représente une perte considérable non seulement pour sa famille mais pour l’ensemble de la communauté Loubavitch mondiale. « Pini », comme l’appelaient affectueusement ses proches, incarnait les valeurs d’humilité, de dévouement et de service aux autres qui caractérisent le mouvement Habad.
« Son engagement au Bureau des émissaires durant deux décennies témoigne de sa dévotion exceptionnelle à notre mission », confie un collègue visiblement ému. « Il travaillait dans l’ombre mais son impact était immense dans le soutien logistique et spirituel apporté aux émissaires du Rabbi à travers le monde. »
Le Grand Rabbin de Rome, contacté pour réagir à cette triste nouvelle, a exprimé sa profonde sympathie envers la famille Hazan : « La communauté de Rome perd un de ses fils les plus nobles, issu d’une famille qui a consacré sa vie à renforcer la présence juive dans notre ville. Nos prières accompagnent l’âme d’Elkanah Pin’has et soutiennent ses parents dans cette douloureuse épreuve. »
Dans le quartier de Crown Heights à Brooklyn, épicentre mondial du mouvement Loubavitch, l’émotion était palpable. De nombreux membres de la communauté se sont spontanément réunis au Beth Habad local pour réciter des psaumes à la mémoire du défunt, témoignant ainsi de l’impact profond qu’il avait eu sur son entourage.