Le chantre international, hassid Habad avec 30 ans d’expérience dans le domaine, le Rav David Eliahou Partouche, connu sous le nom de ‘Reb David’, dont la voix particulière transmet dans sa prière émotion, énergie et inspiration unique à ses auditeurs, lance son premier single – « Une génération crie Chema Israël ». Il s’agit d’une chanson émouvante et inspirante, spécialement adaptée à l’esprit de l’époque et à la réalité de la vie du peuple juif aujourd’hui.
Après de nombreuses années de prières sincères à travers le monde, lors de séminaires, de célébrations de Bar Mitzvah et de circoncisions – le Rabbin Partouche a décidé de franchir une nouvelle étape dans sa création et de publier une chanson qui exprime la voix de la génération actuelle. La chanson touche au cri du peuple pour l’unité, la rédemption et le rapprochement du Créateur.
« La décision de sortir cette chanson est née d’un sentiment de douleur profonde face à la réalité de l’exil dans lequel nous vivons. Le peuple d’Israël a besoin, plus que jamais, d’une connexion authentique et d’un appel sincère à l’Éternel – ‘Gardien d’Israël’. Cette chanson est la prière de toute une génération qui demande la rédemption », déclare Reb David.
Dans notre communauté où la famille et les enfants occupent une place centrale, notre parcours à deux se dessine différemment. Mariés depuis plus de cinq ans, nous vivons cette attente d’un enfant comme un chemin singulier où l’Emunah – notre foi profonde – devient notre force quotidienne. À travers ce témoignage, nous souhaitons partager comment la confiance dans le plan divin nous permet de traverser les moments d’incertitude, tout en invitant chacun à redécouvrir la valeur du silence bienveillant face aux chemins de vie qui empruntent des sentiers moins conventionnels.
Mon mari et moi sommes mariés depuis un peu plus de cinq ans, et bien que nous n’ayons pas encore été bénis par la venue d’un enfant, le mot « encore » est devenu notre source d’espérance.
Ce petit mot porte en lui toute la promesse de l’avenir. « Non, nous n’avons pas encore d’enfants, » répondons-nous, la voix emplie d’une confiance tranquille, le sourire authentique. Au fil des saisons, cette phrase est devenue notre mantra, notre façon de réaffirmer notre foi dans le timing parfait de Hashem. C’est aussi parfois notre prière silencieuse que nous nous adressons l’un à l’autre.
Durant notre première année de mariage, nous avons eu le privilège de vivre loin des questions et des attentes. Les gens nous laissaient savourer cette nouvelle vie à deux, ce temps précieux de construction des fondations de notre foyer. Pendant cette période bénie, nous étions simplement « mariés », vivant pleinement chaque jour comme un cadeau.
Puis vinrent les deuxième et troisième années, où les premières questions commencèrent à surgir dans notre quotidien. Au début, nous gardions notre sérénité intacte. Après tout, notre confiance en Hashem était totale – Il dirige le monde avec sagesse et nous bénira au moment parfait, ni avant, ni après.
C’est vrai que parfois, ces interrogations extérieures nous amenaient à nous questionner nous-mêmes. « Devrions-nous nous inquiéter davantage ? » « Notre patience est-elle normale ? » Mais chaque fois, nous revenions à cette certitude fondamentale : notre parcours est entre Ses mains, et cette confiance demeure notre plus grande force.
La quatrième année : approfondir notre foi
À la quatrième année de notre mariage, nous avons commencé à sentir plus intensément le poids des attentes extérieures. Les regards, les questions, même bien intentionnées, se multipliaient. Notre chemin personnel devenait un sujet de conversation, et nous nous retrouvions souvent à devoir répondre à des interrogations très intimes.
« Vous essayez d’avoir des enfants ? »
« Avez-vous consulté des spécialistes ? »
« Peut-être devriez-vous essayer telle ou telle approche… »
Chacune de ces questions, même venue d’un bon cœur, nous rappelait notre situation et nous plaçait dans une position délicate. Dans ces moments, nous aurions parfois souhaité pouvoir nous éclipser discrètement, éviter ces conversations qui, malgré leur intention positive, ravivaient notre vulnérabilité.
Mais ces défis ont aussi approfondi notre lien, fortifié notre union. Ensemble, nous avons appris à transformer ces moments difficiles en occasions de renforcer notre Emunah. Car au-delà de ces interactions parfois maladroites, brillait toujours cette vérité fondamentale : notre bénédiction viendra en son temps. Notre parcours, aussi différent soit-il, a sa propre beauté et son propre sens dans le plan divin.
La cinquième année : une confiance renouvelée
À notre cinquième année de mariage, nous continuons de naviguer entre les attentes sociales et notre paix intérieure. Chaque naissance autour de nous est à la fois un rappel de notre attente et une occasion de renouveler notre confiance dans le temps de Hashem.
Nous avons découvert que l’infertilité, comme tant d’autres défis de la vie, est un chemin qui forge le caractère et approfondit la foi. Ce n’est pas un statut définitif, mais une période transitoire dans notre histoire. Le « pas encore » n’est pas un simple espoir vague, mais l’expression d’une certitude profonde que notre tour viendra.
Notre expérience nous a enseigné la valeur du silence respectueux. La délicatesse avec laquelle nous abordons les parcours différents des autres est un cadeau précieux. Le véritable וְאָהַבְתָּ לְרֵעֲךָ כָּמוֹךָ (aime ton prochain comme toi-même) s’exprime parfois par cette retenue bienveillante qui laisse à chacun l’espace de vivre son chemin sans avoir à le justifier constamment.
Le pouvoir de l’espérance partagée
Nous vivons dans une société qui valorise souvent l’expression et le partage. « Il faut en parler », nous dit-on. Mais nous avons aussi redécouvert la valeur du silence respectueux, de cette présence discrète qui soutient sans envahir.
Nous écrivons cet article pour offrir un rayon d’espoir à ceux qui traversent des chemins similaires. La fertilité est un sujet profondément personnel, enraciné dans l’intimité du couple. Ce n’est pas un sujet de conversation ordinaire, mais un espace sacré qui mérite d’être protégé.
Pour ceux qui connaissent des couples en attente d’enfant, votre compassion silencieuse est un trésor inestimable. Votre présence qui ne questionne pas, qui n’attend pas d’explications, qui accepte simplement le rythme unique de chaque parcours – c’est là un don précieux.
Et pour ceux qui, comme nous, vivent cette attente jour après jour, sachez que vous n’êtes pas seuls. Que votre « pas encore » est légitime, qu’il porte en lui toute la promesse de l’avenir. Que votre confiance dans le plan divin n’est pas naïveté, mais la plus profonde des sagesses.
La prochaine fois que vous rencontrerez un couple sans enfants, nous vous invitons à cette compassion discrète qui respecte leur parcours. Si quelqu’un souhaite partager ses difficultés, il le fera naturellement. D’ici là, votre présence aimante et non intrusive est le plus beau cadeau que vous puissiez offrir.
Notre parcours continue, porté par cette confiance que chaque jour nous rapproche de notre bénédiction. Notre Emunah n’est pas ébranlée mais renforcée par l’attente. Et au cœur de notre réponse « Nous n’avons pas d’enfants – pas encore » brille toute la lumière de notre espérance.
Avec foi et gratitude,
Un couple qui n’a pas d’enfants — pas encore
La préparation de Pessah qui tombe à la sortie de Chabbat nécessite une organisation méticuleuse. Cette fête, qui commémore la libération du peuple juif de l’esclavage en Égypte, est caractérisée par l’élimination totale du hametz (levain) et par la célébration du Séder, repas rituel riche en symboles. Les jours précédant Pessah sont consacrés au nettoyage approfondi de la maison et à la préparation des éléments nécessaires pour le Séder et les huit jours de fête.
La liste ci-dessous, établie par le Rav Avraham Barouh Pevzner, offre un guide pratique pour s’assurer que tous les aspects essentiels sont couverts.
À se procurer:
Médicaments Cacher LePessah
Nourriture pour bébés Cacher LePessah
Bougie de 72 heures
Pitotes MOTZI pour les 2 repas de CHABBAT
Sidourim propres (livres de prières)
Houmachim, Tanya et Rambam (ou Dvar Malkhout) propres
Hagadot propres (qui n’ont pas traîné à la maison durant l’année)
Acheter pour son épouse un habit ou un bijou
À exécuter avant Chabbat:
Râper le raifort (et l’enfermer hermétiquement)
Écraser pomme, poire, noix pour le harosset (ne pas mettre de vin)
Griller le cou de poulet pour le zéroa
Laver et vérifier la laitue pour marror et corekh (et mettre au réfrigérateur)
Préparer les bougies pour 3 jours (en diaspora et 2 jours en Israël)
Dans cette leçon profonde sur la signification de la Matsa, l’enseignement hassidique nous invite à explorer les différentes dimensions de la foi que symbolise ce pain azyme consommé pendant Pessah.
L’enseignement commence par soulever une question fondamentale concernant la Haggadah de Pessah. Selon Rabban Gamliel, nous mangeons la Matsa parce que « la pâte de nos ancêtres n’a pas eu le temps de lever avant que le Saint béni soit-Il ne se révèle à eux et les libère. » Cette explication fait référence à l’épisode où les Israélites ont dû quitter l’Égypte précipitamment.
Cependant, lors du premier Pessah en Égypte, nos ancêtres ont mangé la Matsa en deux occasions distinctes :
D’abord le soir du 15 Nissan, avant leur sortie d’Égypte, suivant le commandement divin : « Ce même soir, ils mangeront la chair [de l’agneau pascal] avec des pains azymes et des herbes amères »
Puis après minuit, lors de leur exode précipité, quand « ils firent avec la pâte qu’ils avaient emportée d’Égypte des gâteaux sans levain, car elle n’avait pas fermenté »
Pourquoi la Haggadah se concentre-t-elle uniquement sur la seconde raison (la pâte qui n’a pas eu le temps de lever) et non sur le commandement divin originel, qui semble pourtant plus fondamental?
Les trois niveaux de foi
La Hassidout identifie trois niveaux distincts de foi qui correspondent à trois étapes de l’expérience des Israélites en Égypte :
1. La foi avant la consommation de la Matsa
C’est la foi que possédaient déjà les Israélites pendant leur servitude, avant même la sortie d’Égypte. « Le peuple eut foi » (Exode 4:31). Cette foi était présente mais pas encore pleinement développée.
2. La foi liée à la Matsa du commandement
C’est la foi qui s’exprime dans l’obéissance au commandement divin de consommer la Matsa avec l’agneau pascal avant minuit. Cette foi est structurée par l’obéissance et le cadre rituel.
3. La foi de l’expérience immédiate
C’est la foi qui naît de l’expérience directe de la délivrance, symbolisée par la Matsa consommée après minuit, celle qui n’a pas eu le temps de lever à cause de la précipitation du départ.
La métaphore de la relation père-enfant
Pour expliquer ces niveaux de foi, l’enseignement hassidique utilise l’analogie profonde de la relation père-enfant, qui se développe en plusieurs étapes :
L’absence initiale de reconnaissance
À sa naissance, le bébé ne reconnaît pas encore son père – c’est l’absence totale de connexion.
La reconnaissance pré-intellectuelle
Progressivement, comme l’indiquent les Sages en disant qu' »un enfant ne sait pas appeler ‘papa’ avant d’avoir goûté aux céréales », l’enfant commence à reconnaître son père. Cette reconnaissance n’est pas encore intellectuelle – l’enfant ne peut pas expliquer ce qu’est un père – mais elle est authentique.
L’enseignement souligne la double nature de cette reconnaissance :
Elle est « en-dessous de l’intellect » car elle ne procède pas d’une compréhension rationnelle
Mais paradoxalement, elle est aussi « au-dessus de l’intellect » car elle touche à un lien essentiel que même la raison adulte ne pourra jamais pleinement expliquer
La relation mature mais risquée
Plus tard, lorsque l’enfant grandit et développe son intellect, il peut comprendre rationnellement pourquoi son père est important : il le nourrit, l’éduque, pourvoit à ses besoins. Cette compréhension intellectuelle est positive, mais elle comporte un risque : si l’enfant base sa relation uniquement sur ces aspects fonctionnels, le lien peut s’affaiblir si le père cesse de remplir ces fonctions.
L’enseignement hassidique insiste : même l’enfant mature doit comprendre que sa relation avec son père transcende ces considérations utilitaires. Le lien père-fils est essentiel, ontologique, et ne dépend pas des circonstances.
Pourquoi privilégier la Matsa de l’urgence ?
L’enseignement explique finalement pourquoi la Haggadah met l’accent sur la Matsa qui n’a pas eu le temps de lever plutôt que sur celle du commandement :
La Matsa du commandement, consommée avant minuit, représente une foi plus élevée en apparence, car elle découle directement de l’obéissance à D.ieu. Mais la Matsa de l’urgence, consommée après minuit, révèle une dimension plus profonde de la foi – celle qui naît non pas du commandement mais de l’expérience directe de la délivrance divine.
Cette seconde Matsa, qui semble circonstancielle et presque accidentelle, symbolise en réalité une rencontre authentique et immédiate avec D.ieu, semblable à la reconnaissance instinctive qu’a l’enfant de son père, avant toute rationalisation.
La Matsa comme « nourriture de la foi »
L’enseignement hassidique nous révèle ainsi que la Matsa n’est pas simplement un aliment rituel ou un symbole historique. Elle est véritablement, comme le dit le Zohar, « mikhlah dimehemnouta » – la nourriture de la foi. En la consommant, nous intégrons ces différents niveaux de foi dans notre être, en particulier cette foi directe et authentique qui transcende l’intellect tout en le traversant.
Ainsi, chaque année à Pessah, nous revivons ce parcours spirituel qui nous conduit d’une foi simple à une foi commandée, puis à une foi expérientielle et immédiate. La Matsa devient alors un véritable chemin de conscience et de connexion au divin.
En présence de représentants officiels de l’État de New York, un panneau historique a été dévoilé : «La Voie du Rabbi de Loubavitch» durant la semaine du 11 Nissan 5785.
Dans une atmosphère de joie et de solennité, Crown Heights a vécu un moment historique ce 8 Nissan avec le dévoilement officiel du panneau « Voie du Rabbi de Loubavitch » sur President Street, entre Brooklyn Avenue et New York Avenue. Cette cérémonie, qui s’est déroulée en présence de nombreux élus et d’une foule enthousiaste, marque une reconnaissance officielle de l’héritage du Rabbi Menachem Mendel Schneerson, figure emblématique du judaïsme moderne.
La rue President Street a été fermée pour l’occasion, transformée en espace de célébration communautaire où Torah, prière, charité, musique et témoignages se sont entremêlés. Comme l’a fait remarquer la sénatrice Zellnor Myrie, native de Crown Heights : « Regardez l’ordre divin – les nuages se sont écartés et le soleil brille sur cette communauté en ce jour. »
Une reconnaissance institutionnelle au plus haut niveau
La cérémonie a rassemblé un impressionnant panel de personnalités politiques, démontrant l’impact du Rabbi bien au-delà de la communauté juive :
Le maire Eric Adams, qui a partagé sa connexion personnelle avec l’héritage du Rabbi, mentionnant ses visites fréquentes à l’Ohel, le lieu de repos du Rabbi
La procureure générale de l’État de New York, Letitia James, ancienne conseillère municipale de Crown Heights
La présidente du Conseil municipal de New York, Adrienne Adams
Le défenseur public de la ville, Jumaane Williams
Le président de l’arrondissement de Brooklyn, Antonio Reynoso
Le président de l’arrondissement de Manhattan, Mark Levine
De nombreux membres du Conseil municipal et de l’Assemblée de l’État
Crystal Hudson, conseillère municipale du district, a été saluée comme la force motrice derrière cette initiative de co-désignation. Elle a annoncé qu’elle présenterait prochainement une résolution au Conseil municipal pour commémorer le 6 avril comme « Journée du Rabbi de Loubavitch » à New York, s’alignant sur des initiatives similaires au Sénat et à l’Assemblée de l’État.
Un hommage à un héritage transformateur
La conseillère Hudson a rappelé l’impact profond du Rabbi : « Après avoir échappé à l’Holocauste et être arrivé aux États-Unis en 1941, le leadership du Rabbi a étendu la portée mondiale de Habad-Loubavitch, établissant d’innombrables institutions comme des écoles maternelles, des centres de réhabilitation pour toxicomanes, des maisons de soins et des synagogues. »
Elle a illustré cet impact à travers l’histoire touchante de Shirley Chisholm, première femme noire élue au Congrès américain, qui avait été découragée par son affectation au Comité de l’agriculture. Le Rabbi, voyant une opportunité là où d’autres ne voyaient qu’un obstacle, l’avait encouragée à utiliser cette position pour répondre au problème de la faim en Amérique. Cette conversation a inspiré Chisholm à élaborer une législation qui a conduit au programme fédéral de bons alimentaires, qui nourrit encore aujourd’hui des millions d’Américains.
Le rayonnement mondial de Loubavitch
Plusieurs intervenants ont souligné la croissance extraordinaire du mouvement Habad-Loubavitch sous la direction du Rabbi. « À l’époque où le Rabbi et la Rebbetzin ont emménagé au 1304 President Street, la communauté Habad comptait peut-être 30 familles avec une poignée de chlouchim (émissaires) », a-t-on rappelé. « Aujourd’hui, Habad est la plus grande force du judaïsme avec plus de 5 000 émissaires dans 100 pays et dans les 50 États américains. Crown Heights compte aujourd’hui plus de 4 500 familles Loubavitch. »
Mark Levine, président de l’arrondissement de Manhattan, a partagé une observation personnelle : « Je n’ai pas eu l’honneur de rencontrer le Rabbi, mais il a directement influencé ma vie. Je sais maintenant comment prier grâce aux chlouchim de Habad, et mon histoire n’est pas unique. Il y a littéralement des millions de Juifs dans le monde qui allument les bougies du Chabbat, qui mettent les tefilines, grâce au Rabbi. »
« Une voie, pas seulement une rue »
La procureure générale Letitia James a mis l’accent sur la signification profonde de cette désignation : « Ce n’est pas une rue, c’est une voie. C’est une façon de vivre. Si vous avez perdu votre chemin, vous trouverez toujours votre voie sur le chemin du Rabbi Schneerson. »
Cette distinction a été reprise par le Rav Shalom Paltiel, qui a raconté l’anecdote d’un collègue confronté à un donateur souhaitant des compromis dans la construction d’une maison Habad. Face à l’insistance du donateur qui demandait « Pendant combien de temps allons-nous continuer à faire tout exactement à la manière du Rabbi ? », l’émissaire avait répondu : « Je suis un hassid du Rabbi, et tant que je serai là, ce sera fait selon la voie du Rabbi de Loubavitch. »
Une présence continue
L’un des thèmes récurrents de la cérémonie était la conviction que le Rabbi, bien que physiquement absent depuis 1994, continue d’être présent et d’influencer la vie de ses fidèles et au-delà.
Le Rav Paltiel a évoqué une expression yiddish, « Vu der rebbe gayt, dort gayt der hassid » (Où va le Rabbi, le hassid va aussi), illustrée par une anecdote touchante : un hassid anglais avait offert au Rabbi un ensemble de Talmud signé par tous les participants d’un voyage en avion, demandant au Rabbi d’ajouter sa signature. Quand le Rabbi avait objecté qu’il n’était pas dans l’avion, le hassid avait répondu : « Mais tout le monde sait que partout où va un Juif, le Rabbi va aussi. » Le Rabbi avait alors souri et signé.
Dans le même esprit, le Rav Paltiel a évoqué l’histoire de la fille du Rav Sholom Ber Lipskar, qui à l’âge de huit ans avait rencontré le Rabbi après plusieurs années, et celui-ci lui avait dit : « Enfants, vous souvenez-vous de moi ? Je me souviens de vous. » Ce souvenir résonne particulièrement 30 ans après : « Parfois, nous nous demandons : se souvient-il de moi ? Est-il vraiment sur mon épaule ? Le Rabbi nous dit : ‘Je me souviens de vous et je serai avec chacun d’entre vous. La seule question est : ne m’oubliez pas.' »
Un moment d’unité communautaire
Dans une période marquée par des tensions, cette cérémonie a été un moment de convergence et d’unité. Letitia James a rappelé ses dix années en tant que conseillère municipale représentant Crown Heights : « Durant mon mandat, nous n’avons eu aucun incident parce que nous nous tenions épaule contre épaule, bras dessus bras dessous – la communauté juive, la communauté noire, la communauté caribéenne – dans le respect de toutes nos différences, mais en reconnaissant que nous faisons tous partie d’une seule communauté. »
Le procureur de district Eric Gonzalez a souligné sa responsabilité particulière : « En tant que procureur de district, mon travail est toujours de garantir la sécurité de nos communautés. J’assume la responsabilité de garantir la sécurité de la communauté juive à New York et, bien sûr, dans notre Brooklyn bien-aimé, avec une responsabilité supplémentaire énorme, comprenant que le siège mondial, le 770, se trouve dans notre juridiction. »
Le point culminant : le dévoilement du panneau
Le moment le plus attendu de la cérémonie est arrivé lorsque les élus locaux se sont rassemblés pour dévoiler le panneau « Voie du Rabbi de Loubavitch ». Sous les applaudissements et les chants, le nouveau panneau a été révélé, placé juste en dessous du panneau existant de President Street.
Ce geste symbolique assure que le nom et l’héritage du Rabbi resteront visibles dans le quartier qu’il a tant aimé et transformé. Comme l’a remarqué le maire Adams : « Alors que les gens se déplacent dans cette communauté, ils se souviendront du nom du Grand Rabbi et de ce qu’il représentait. Les enfants se lèveront, regarderont ce panneau et comprendront le pouvoir de ce grand leader qui était parmi nous pendant de nombreuses années. »
Un héritage de bonté qui se perpétue
La cérémonie s’est conclue sur une note d’espoir et de détermination. Le Rav Paltiel a partagé une anecdote touchante sur sa fille qui, enfant, avait peur du noir et demandait : « Tati, est-ce bientôt le matin ? » Il a établi un parallèle avec les moments sombres que nous traversons parfois : « Parfois, nous nous trouvons dans des moments sombres, et nous nous tournons vers notre père céleste et vers notre Rabbi qui veille sur nous, et nous disons ‘Il fait noir’, et le Rabbi dit : ‘N’ayez pas peur, nous sommes avec vous, Hashem est avec vous, le Rabbi est avec nous… Est-ce presque le matin ? N’est-il pas temps que les lumières s’allument pour voir un monde sans antisémitisme, sans haine d’aucune sorte, un monde de paix et d’unité avec la venue du Machia’h ?' »
La conseillère Jennifer Rajkumar a conclu : « Le Rabbi de Loubavitch nous a enseigné qu’une seule Mitsva, un seul acte de bonté, peut changer le monde. Et nous voilà tous ici aujourd’hui. »
Le panneau « Voie du Rabbi de Loubavitch » restera comme un témoignage visible de l’impact durable d’un homme dont la vision et les enseignements continuent d’inspirer des millions de personnes à travers le monde, encourageant chacun à apporter plus de lumière et de bonté dans un monde qui en a tant besoin.
Regardez la rediffusion de cet événement historique :
Des documents saisis dans les tunnels du Hamas à Gaza révèlent une demande de financement de 500 millions de dollars adressée à l’Iran pour mener l’attaque contre Israël. Le ministre de la Défense israélien, Israël Katz, qualifie Téhéran de « tête du serpent » et promet de continuer la lutte contre « l’axe du mal iranien » dans toute la région. L’Iran, qui fait face à ces accusations explosives, continue de nier toute implication directe dans les événements du 7 octobre.
JÉRUSALEM — Dans une conférence de presse tendue tenue hier à Tel-Aviv, le ministre israélien de la Défense, Israël Katz, a dévoilé ce qu’il présente comme la preuve irréfutable de l’implication iranienne dans le financement de l’attaque du 7 octobre 2023 contre Israël.
« L’Iran est la tête du serpent, » a déclaré Katz, brandissant des documents qui, selon lui, ont été découverts dans les tunnels souterrains du Hamas à Gaza lors des opérations militaires en cours.
Des documents incriminants
Les documents présentés détailleraient des échanges entre les dirigeants du Hamas, notamment Yahya Sinwar et Mohammed Deif, et des hauts responsables des Gardiens de la révolution iranienne. Selon le ministre, ces communications prouvent un transfert de 500 millions de dollars destinés spécifiquement à « la destruction de l’État d’Israël. »
« Malgré tous ses démentis publics, l’Iran continue de financer et de promouvoir le terrorisme sur tous les fronts, » a affirmé le ministre, le visage grave.
Une unité spéciale de renseignement
Ces révélations sont le fruit du travail d’une unité de renseignement créée spécialement après les attaques d’octobre. Baptisée « AMSHAT », cette cellule est composée principalement de réservistes mobilisés dans l’urgence après le 7 octobre.
Un officier de cette unité, s’exprimant sous couvert d’anonymat, a confié à notre journal : « Ces documents montrent clairement la chaîne de commandement et le flux financier. La réponse favorable d’Izadi, responsable du département palestinien des Gardiens de la révolution, ne laisse aucune place au doute. »
Tensions régionales exacerbées
Ces révélations surviennent dans un contexte régional déjà extrêmement tendu, avec des échanges de feu quotidiens à la frontière libano-israélienne et des attaques de navires commerciaux en mer Rouge par les rebelles Houthis du Yémen, soutenus par l’Iran.
« Israël fera tout pour empêcher l’Iran d’obtenir l’arme nucléaire et continuera à frapper ses mandataires dans la région, » a promis Katz en conclusion de sa déclaration.
Les États-Unis, par la voix du Département d’État, ont indiqué qu’ils « examinent avec la plus grande attention » les documents présentés par Israël, tout en réaffirmant leur engagement pour la sécurité de leur allié au Moyen-Orient.
Le Conseil de sécurité des Nations Unies n’a pas encore réagi officiellement à ces nouvelles allégations qui pourraient, si elles sont confirmées, justifier de nouvelles sanctions internationales contre Téhéran.
Le Rav Pini Deutsch, émissaire travaillant avec les jeunes à Beitar Illit, en Israel, a célébré la coupe de cheveux de son fils de trois ans. Outre l’attraction de la coupe des cheveux de l’enfant, une autre surprise attendait les participants : deux paires de Tefilines.
Dans le paysage riche en traditions de Beitar Illit, véritable joyau de Torah et de Hassidout niché dans les collines de Judée, un événement apparemment ordinaire s’est transformé en une occasion extraordinaire de mitsva et de connexion spirituelle.
C’est lors de la célébration de l’Upshernish – cette première coupe de cheveux rituelle marquant les trois ans d’un enfant – du fils du Rav Pini Deutsch qu’un moment inattendu mais profondément significatif s’est manifesté. Le Rav Deutsch, dont le dévouement au renforcement spirituel des jeunes de la ville est bien connu, a vu la joie familiale de cette étape importante se doubler d’une autre célébration touchante.
Au cœur de cette journée festive, une cérémonie émouvante de remise de Tefilines a été organisée pour deux soldats qui participent régulièrement aux activités dirigées par le Rav Deutsch. Ces jeunes hommes, portant l’uniforme de Tsahal tout en restant connectés à leurs racines spirituelles, se sont engagés à accomplir quotidiennement cette mitsva fondamentale du judaïsme.
Les précieuses paires de Tefilines provenaient de l’organisation respectée « Ezer LaHayal » de Kfar Habad, dirigée avec passion par le Rav Eliyahou Gutman. Cette organisation, qui tisse des liens privilégiés entre le monde de la spiritualité hassidique et les défenseurs d’Israël, poursuit inlassablement sa mission de soutien aux soldats de Tsahal, particulièrement en ces temps troublés.
La signification de ce moment a été amplifiée par la présence de dignitaires locaux. Le Rav Gedaliah Eisenstein, maire adjoint, et le Rav Moshe Kahana, qui préside le comité de la communauté Habad de Beitar Illit, ont honoré l’assemblée de leur présence. Avec une chaleur toute hassidique, ils ont remis l’un des précieux paquets au premier soldat, dont l’émotion était palpable dans chaque trait de son visage.
Bien qu’absent physiquement, le Rav Meir Bar Lev, maire adjoint et représentant officiel de Habad, a tenu à faire parvenir ses bénédictions chaleureuses, soulignant ainsi l’importance communautaire de ce geste.
Dans un moment particulièrement chargé en émotion, le Rav David Beck, accompagné de R’ Shmuel Pachtowitz – dont le lien familial avec le regretté Rav Zvi Kogan Hy »d, émissaire assassiné à Dubaï, rappelle les sacrifices parfois consentis par les émissaires du Rabbi – a remis la seconde paire de Tefilines à un autre jeune soldat, tout aussi ému que son camarade.
Ainsi, dans cette convergence improbable entre la célébration d’un enfant commençant son parcours dans les mitsvot et des soldats renforçant leur engagement spirituel, s’est manifestée la beauté du judaïsme vivant : un continuum sacré où chaque étape de vie devient l’occasion de fortifier les liens entre les générations, entre la tradition et son application contemporaine, entre l’innocence de l’enfance et le courage de ceux qui défendent la Terre Sainte.
À quelques jours de la fête de Pessah, les élèves des Institutions Chneor d’Aubervilliers vivent un temps fort de leur année scolaire. Entre fabrication de Matsot, actions de solidarité et célébration du renouveau printanier, ces jeunes s’approprient les rituels millénaires tout en les ancrant dans leur réalité contemporaine. Une transmission vivante de la tradition qui dépasse le simple apprentissage théorique.
À l’approche de la fête de Pessah, les élèves des Mosdot Chneor d’Aubervilliers en France vivent une période d’intense préparation spirituelle et pratique. Diverses activités éducatives sont organisées pour permettre aux enfants de s’imprégner de la signification profonde de cette fête de la liberté, tout en participant aux préparatifs traditionnels.
Une Matsa Bakery pédagogique
L’une des expériences les plus marquantes pour les élèves a été la participation à une « Matsa Bakery » pédagogique. Cette boulangerie éphémère, installée spécialement pour l’occasion, permet aux enfants de découvrir tout le processus de fabrication des Matsot, ces pains azymes consommés pendant Pessah.
Sous la supervision attentive de leurs enseignants, les élèves ont pu mettre la main à la pâte, littéralement. Ils ont appris l’importance du temps dans la préparation des Matsot – la pâte ne devant pas dépasser 18 minutes entre le moment où la farine entre en contact avec l’eau et la fin de la cuisson, pour éviter toute fermentation.
« C’est essentiel que les enfants comprennent non seulement les règles, mais aussi les raisons derrière ces traditions », explique l’un des éducateurs. « En fabriquant eux-mêmes les Matsot, ils intériorisent le sens de la hâte avec laquelle les Hébreux ont quitté l’Égypte, sans même avoir le temps de laisser lever leur pain. »
Le Mivtsa Matsa : partage et solidarité
Dans le cadre du « Mivtsa Matsa » (campagne de la Matsa), les élèves ont également participé à une opération de distribution de Matsot à des personnes qui n’auraient pas facilement accès à ce produit essentiel pour la célébration de Pessah.
Accompagnés de leurs enseignants, les enfants ont préparé des paquets contenant des Matsot chmourot (Matsot surveillées depuis la moisson) et du matériel explicatif sur les traditions de Pessah. Cette initiative, conforme à l’esprit du mouvement Habad-Loubavitch, vise à permettre à chaque juif, quelle que soit sa situation ou son niveau de pratique, de pouvoir accomplir les mitsvot (préceptes) liées à cette fête fondamentale.
« Le Mivtsa Matsa est une excellente opportunité pour enseigner aux enfants l’importance du partage et de la responsabilité communautaire », souligne le directeur de l’établissement. « Ils comprennent ainsi que la célébration de Pessah est aussi un moment pour penser aux autres. »
Birkat Hailanot : la bénédiction des arbres en fleurs
La période précédant Pessah coïncide souvent avec le printemps et la floraison des arbres fruitiers. Les élèves ont donc également participé à la cérémonie de « Birkat Hailanot » (bénédiction des arbres), une tradition juive qui consiste à réciter une bénédiction spéciale lors de la première vision d’arbres fruitiers en fleurs pendant le mois de Nissan.
Au cours d’une sortie organisée dans un parc proche de l’école, les enfants ont pu observer les arbres en fleurs et réciter ensemble la bénédiction. Cette activité a permis d’intégrer une dimension écologique à leur préparation de Pessah, en les sensibilisant à l’importance de la nature et des cycles saisonniers dans la tradition juive.
« La Birkat Hailanot est une occasion de rappeler aux enfants que la liberté célébrée à Pessah n’est pas seulement politique ou historique, mais aussi liée à notre rapport à la création divine », explique un enseignant. « C’est un moment privilégié pour développer leur conscience environnementale dans une perspective juive. »
Une préparation complète pour une fête significative
L’ensemble de ces activités – fabrication de Matsot, distribution aux nécessiteux et bénédiction des arbres – forme un programme éducatif complet qui permet aux élèves des Mosdot Chneor d’Aubervilliers de se préparer à Pessah dans toutes ses dimensions : rituelle, historique, communautaire et environnementale.
« Notre objectif est que les enfants arrivent au soir du Séder avec une compréhension profonde de ce qu’ils célèbrent », conclut le directeur. « Qu’ils ne soient pas simplement des participants passifs à une tradition familiale, mais des acteurs conscients d’une histoire qui continue de se dérouler à travers eux. »
Ces préparatifs intensifs reflètent la philosophie éducative des institutions Chneor, qui cherchent à intégrer l’apprentissage théorique aux expériences pratiques, permettant ainsi aux élèves de vivre pleinement leur judaïsme au quotidien, particulièrement lors des moments forts du calendrier juif.
123 jeunes orphelins de tout le pays, dont des orphelins de la guerre « Glaives de Fer », ont célébré leur Bar Mitsva lors d’une cérémonie festive et traditionnelle organisée par « Kollel Habad » pour marquer le 123e anniversaire de la naissance du Rabbi. Les Grands Ravs sont venus donner leur bénédiction, des ministres ont honoré l’événement de leur présence, et les yeux des mères et des familles étaient remplis de larmes d’émotion.
Photos : Haim Touitou
Dans une atmosphère empreinte de larmes de joie, la plus grande Bar Mitsva du monde a été célébrée pour 123 jeunes orphelins de tout le pays, dont des orphelins de la guerre « Glaives de Fer ». L’événement s’est déroulé dans le cadre de la cérémonie traditionnelle du « Kollel Habad », marquant le 123e anniversaire de la naissance du Rabbi.
La célébration a été précédée d’un accompagnement spécial de « Hesed Menahem Mendel », la branche éducative du Kollel, qui accompagne les orphelins et les prépare pour ce jour important et émouvant de leur vie grâce à une préparation spirituelle appropriée.
La fête a commencé tôt le matin au Mur Occidental, où les jeunes ont été accueillis avec des chants et des danses. Ils ont été portés sur les épaules, entourés de cercles de joie formés par leurs familles heureuses, qui ont eu le privilège d’accompagner leurs enfants dans ce moment sublime. Les jeunes sont entrés au Mur sous un dais nuptial, avec des tambourins, des chants et des danses.
Chaque jeune a reçu personnellement une paire de Tefilines des mains de l’équipe du Kollel, dirigée par le dévoué Rav Shalom Duchman. Ensuite, les jeunes ont participé à la prière du matin (Chaharit) et sont montés l’un après l’autre à la Torah près du vestige de notre Temple.
Parmi les orphelins, on remarquait aussi des enfants dont les parents ont été tués pendant la dure guerre. Ainsi, les larmes de joie se sont mêlées aux larmes de deuil, dans un mélange d’émotions.
À la fin de la cérémonie au Mur, les jeunes, nouveaux Bar Mitsva, se sont rendus à Binyanei Ha’Uma (Centre des Congrès), où s’est déroulée la cérémonie principale. L’événement comprenait un repas riche et élaboré, en présence des Grands Ravs, de ministres et d’invités d’honneur, notamment le Grand Rabbin séfarade Rav David Yossef et le Grand Rabbin d’Israël Rav Kalman Bar. L’événement a également été honoré par la présence du Grand Rabbin séfarade Rav Shlomo Moshe Amar et du Rav David Lau.
Après la lecture des Psaumes, la figure particulière du Rav Itshak Marton, qui a consacré sa vie aux orphelins avec un dévouement infini, a été évoquée. L’un de ses fils, qui célébrait sa Bar Mitsva, a prononcé un discours émouvant sur son père. Un autre fils, Yossi, a chanté avec son frère, ne laissant aucun œil sec dans l’assistance.
L’événement a été animé par le chanteur Yair Elitzur, qui a fait danser le public avec son tube « Encore mieux », et par le chanteur Yishai Lapidot.
Au centre de l’événement, un quiz fascinant a été organisé, où chaque Bar Mitsva a reçu une télécommande spéciale. Les questions étaient projetées sur l’écran, et les jeunes répondaient à l’aide des télécommandes, ce qui a ajouté une expérience agréable pour les jeunes et leurs familles.
Réactions enthousiastes : « Pleins d’admiration »
Les réactions des familles ont afflué sans cesse après la fin de la cérémonie. « Je suis pleine d’admiration pour le travail et la générosité infinie », a écrit l’une des mères, « pour la logistique gigantesque, la planification et l’exécution dans les moindres détails. Mon fils était si heureux et ému – une journée d’expériences et beaucoup d’actions pour l’avenir ».
Une autre veuve a écrit : « Bravo à vous ! Que de réflexion, d’investissement, d’efforts et de budget – et tout cela pour nous rendre heureux ! Un grand merci ! Nous avons reçu lumière et force ! Continuez à ajouter du bien et de l’amour d’Israël, à faire grandir la Torah et à la magnifier ».
Une autre famille a ajouté : « Nous voulions vous remercier du fond du cœur pour l’événement de Bar Mitsva que vous organisez depuis des années, et chaque année vous investissez et donnez de tout cœur. Cela se ressent chez nous et chez les jeunes Bar Mitsva. Que D.ieu vous donne force, santé, bénédiction et succès, et que vous continuiez cette merveilleuse mitsva ! ».
Et nous terminerons par la réaction d’une famille du nord : « Il n’y a pas de mots pour remercier pour l’investissement et la réflexion dans les moindres détails à chaque étape – comment réjouir les jeunes et donner de tout cœur. Le souci, l’attention et la chaleur humaine se sont fait sentir à chaque instant ! Merci pour les cadeaux en abondance, le programme riche, le repas délicieux et tout avec bon goût. Merci aussi pour l’opportunité d’inviter une famille supplémentaire – les grands-parents sont venus et ont vécu une expérience émouvante et édifiante, et ont demandé à remercier de tout cœur ! C’était si émouvant, joyeux, stimulant et épanouissant ! Merci à toute l’équipe et à tous ceux qui ont contribué à ce travail sacré ».
La série d’événements a été organisée avec l’aide de l’Institut « ISH Israel » – à la mémoire du Rav Avraham Itshak Shlosberg, grâce à la donation de son fils, le philanthrope hassidique Rav Eliyahu Shlosberg. La célébration, animée par R. Ephraim Kamisser et produite par « Tzevaim Productions », comprenait des cadeaux précieux pour tous les Bar Mitsva.
« Chaque jeune orphelin est un monde entier », ont conclu le Rav Shalom Duchman et le Rav Mendy Bloy de la direction du Kollel. « Cette célébration était massive et grande, mais chacun a reçu une attention personnelle, comme un fils unique, ce qui s’est traduit par un investissement individuel. Nous souhaitons à tous les jeunes de pouvoir emporter cette joie tout au long de l’année et de leur vie, avec l’aide de D.ieu ».
Il y a quelques années, un homme chrétien protestant est venu me voir pour me demander conseil. Je lui ai demandé : « Je suis un Rav et vous êtes un chrétien. Pourquoi venez-vous me consulter ? » Il m’a répondu : « Pour des solutions créatives, il vaut mieux s’adresser à un rabbin Habad. » La chronique du Rav Zalman Wishedski, émissaire du Rabbi à Bâle, en Suisse.
Par le Rav Zalman Wishedski
Il y a quelques années, un homme qui s’est présenté comme chrétien protestant m’a contacté et a demandé à me rencontrer. Lors de notre entretien, il m’a raconté ceci : « J’ai divorcé il y a quelques mois, j’ai une fille de 10 ans qui vit principalement chez mon ex-femme avec des périodes de garde chez moi. Le problème, c’est que je suis croyant et elle est athée. Je souhaite que ma fille grandisse en croyant au Créateur du monde, mais mon ex-femme s’y oppose totalement, et cela est devenu une source d’énormes disputes entre nous.
Pourriez-vous me conseiller sur ce que je dois faire ? Il est très important pour moi que ma fille grandisse en étant une personne croyante. »
« Mais pourquoi êtes-vous venu me voir ? » ai-je demandé. « Je suis un Rav juif et vous êtes un chrétien protestant. »
« Un ami juif m’a dit, » répondit-il, « que pour des solutions créatives, il vaut mieux s’adresser à un rabbin Habad. »
En vérité, il avait raison. Je n’ai même pas eu à faire beaucoup d’efforts, car le Rabbi n’a laissé aucun domaine de la vie sans un conseil clair sur la façon d’agir.
Je me suis souvenu de la campagne que le Rabbi avait menée aux États-Unis pendant des années pour introduire dans les écoles primaires le concept du « moment de silence » – un moment où les enfants s’arrêtent au début de la journée pendant 60 secondes et réfléchissent au monde, à son Créateur et à son guide. Le Rabbi expliquait que ce « moment de silence » aurait une influence positive sur l’état moral, spirituel et éthique de la jeunesse, et par conséquent sur le monde en général.
J’ai suggéré à ce père confus d’expliquer à la mère et à la fille qu’il ne leur demande de rien faire, même pas de parler, juste de se taire, et cela pendant seulement 60 secondes chaque matin. Se taire et penser aux arbres et aux fleurs, à l’eau et au ciel, se connecter à l’environnement et remercier dans son cœur pour la nature merveilleuse qui nous entoure. Il faut ici une capacité de « diviser pour régner ». Il faut savoir distinguer et séparer un moment entre ce que nous percevons comme mauvais, difficile et douloureux, et regarder le bien, car il y a toujours du bien aussi et c’est dommage de le cacher. Et quand une personne examine vraiment la beauté et le bien, elle dit merci !
Dans notre paracha, la paracha Vayikra, nous apprenons à propos des sacrifices. L’un des plus spéciaux était le sacrifice quotidien (korban ha-tamid). C’était le sacrifice qui était offert au début de chaque matin, chaque jour, car il faut commencer la matinée avec gratitude. « Je Te remercie, Roi vivant et éternel » que nous disons le matin est essentiel et très significatif, et plus nous serons profondément conscients de la gratitude, meilleure sera notre journée, la nôtre et celle de ceux qui nous entourent. Car cette reconnaissance peut nous inculquer un peu d’humilité, beaucoup de foi et une volonté de sacrifice.
C’est le sacrifice quotidien personnel de chaque homme et femme.