par hassidout | 6 Avr, 2025 – 8 Nisan 5785 | FRANCE |
À quelques jours de la fête de Pessah, les élèves des Institutions Chneor d’Aubervilliers vivent un temps fort de leur année scolaire. Entre fabrication de Matsot, actions de solidarité et célébration du renouveau printanier, ces jeunes s’approprient les rituels millénaires tout en les ancrant dans leur réalité contemporaine. Une transmission vivante de la tradition qui dépasse le simple apprentissage théorique.
À l’approche de la fête de Pessah, les élèves des Mosdot Chneor d’Aubervilliers en France vivent une période d’intense préparation spirituelle et pratique. Diverses activités éducatives sont organisées pour permettre aux enfants de s’imprégner de la signification profonde de cette fête de la liberté, tout en participant aux préparatifs traditionnels.
Une Matsa Bakery pédagogique
L’une des expériences les plus marquantes pour les élèves a été la participation à une « Matsa Bakery » pédagogique. Cette boulangerie éphémère, installée spécialement pour l’occasion, permet aux enfants de découvrir tout le processus de fabrication des Matsot, ces pains azymes consommés pendant Pessah.
Sous la supervision attentive de leurs enseignants, les élèves ont pu mettre la main à la pâte, littéralement. Ils ont appris l’importance du temps dans la préparation des Matsot – la pâte ne devant pas dépasser 18 minutes entre le moment où la farine entre en contact avec l’eau et la fin de la cuisson, pour éviter toute fermentation.
« C’est essentiel que les enfants comprennent non seulement les règles, mais aussi les raisons derrière ces traditions », explique l’un des éducateurs. « En fabriquant eux-mêmes les Matsot, ils intériorisent le sens de la hâte avec laquelle les Hébreux ont quitté l’Égypte, sans même avoir le temps de laisser lever leur pain. »
Le Mivtsa Matsa : partage et solidarité
Dans le cadre du « Mivtsa Matsa » (campagne de la Matsa), les élèves ont également participé à une opération de distribution de Matsot à des personnes qui n’auraient pas facilement accès à ce produit essentiel pour la célébration de Pessah.
Accompagnés de leurs enseignants, les enfants ont préparé des paquets contenant des Matsot chmourot (Matsot surveillées depuis la moisson) et du matériel explicatif sur les traditions de Pessah. Cette initiative, conforme à l’esprit du mouvement Habad-Loubavitch, vise à permettre à chaque juif, quelle que soit sa situation ou son niveau de pratique, de pouvoir accomplir les mitsvot (préceptes) liées à cette fête fondamentale.
« Le Mivtsa Matsa est une excellente opportunité pour enseigner aux enfants l’importance du partage et de la responsabilité communautaire », souligne le directeur de l’établissement. « Ils comprennent ainsi que la célébration de Pessah est aussi un moment pour penser aux autres. »
Birkat Hailanot : la bénédiction des arbres en fleurs
La période précédant Pessah coïncide souvent avec le printemps et la floraison des arbres fruitiers. Les élèves ont donc également participé à la cérémonie de « Birkat Hailanot » (bénédiction des arbres), une tradition juive qui consiste à réciter une bénédiction spéciale lors de la première vision d’arbres fruitiers en fleurs pendant le mois de Nissan.
Au cours d’une sortie organisée dans un parc proche de l’école, les enfants ont pu observer les arbres en fleurs et réciter ensemble la bénédiction. Cette activité a permis d’intégrer une dimension écologique à leur préparation de Pessah, en les sensibilisant à l’importance de la nature et des cycles saisonniers dans la tradition juive.
« La Birkat Hailanot est une occasion de rappeler aux enfants que la liberté célébrée à Pessah n’est pas seulement politique ou historique, mais aussi liée à notre rapport à la création divine », explique un enseignant. « C’est un moment privilégié pour développer leur conscience environnementale dans une perspective juive. »
Une préparation complète pour une fête significative
L’ensemble de ces activités – fabrication de Matsot, distribution aux nécessiteux et bénédiction des arbres – forme un programme éducatif complet qui permet aux élèves des Mosdot Chneor d’Aubervilliers de se préparer à Pessah dans toutes ses dimensions : rituelle, historique, communautaire et environnementale.
« Notre objectif est que les enfants arrivent au soir du Séder avec une compréhension profonde de ce qu’ils célèbrent », conclut le directeur. « Qu’ils ne soient pas simplement des participants passifs à une tradition familiale, mais des acteurs conscients d’une histoire qui continue de se dérouler à travers eux. »
Ces préparatifs intensifs reflètent la philosophie éducative des institutions Chneor, qui cherchent à intégrer l’apprentissage théorique aux expériences pratiques, permettant ainsi aux élèves de vivre pleinement leur judaïsme au quotidien, particulièrement lors des moments forts du calendrier juif.
































par hassidout | 6 Avr, 2025 – 8 Nisan 5785 | ISRAEL |
123 jeunes orphelins de tout le pays, dont des orphelins de la guerre « Glaives de Fer », ont célébré leur Bar Mitsva lors d’une cérémonie festive et traditionnelle organisée par « Kollel Habad » pour marquer le 123e anniversaire de la naissance du Rabbi. Les Grands Ravs sont venus donner leur bénédiction, des ministres ont honoré l’événement de leur présence, et les yeux des mères et des familles étaient remplis de larmes d’émotion.
Photos : Haim Touitou
Dans une atmosphère empreinte de larmes de joie, la plus grande Bar Mitsva du monde a été célébrée pour 123 jeunes orphelins de tout le pays, dont des orphelins de la guerre « Glaives de Fer ». L’événement s’est déroulé dans le cadre de la cérémonie traditionnelle du « Kollel Habad », marquant le 123e anniversaire de la naissance du Rabbi.
La célébration a été précédée d’un accompagnement spécial de « Hesed Menahem Mendel », la branche éducative du Kollel, qui accompagne les orphelins et les prépare pour ce jour important et émouvant de leur vie grâce à une préparation spirituelle appropriée.
La fête a commencé tôt le matin au Mur Occidental, où les jeunes ont été accueillis avec des chants et des danses. Ils ont été portés sur les épaules, entourés de cercles de joie formés par leurs familles heureuses, qui ont eu le privilège d’accompagner leurs enfants dans ce moment sublime. Les jeunes sont entrés au Mur sous un dais nuptial, avec des tambourins, des chants et des danses.
Chaque jeune a reçu personnellement une paire de Tefilines des mains de l’équipe du Kollel, dirigée par le dévoué Rav Shalom Duchman. Ensuite, les jeunes ont participé à la prière du matin (Chaharit) et sont montés l’un après l’autre à la Torah près du vestige de notre Temple.
Parmi les orphelins, on remarquait aussi des enfants dont les parents ont été tués pendant la dure guerre. Ainsi, les larmes de joie se sont mêlées aux larmes de deuil, dans un mélange d’émotions.
À la fin de la cérémonie au Mur, les jeunes, nouveaux Bar Mitsva, se sont rendus à Binyanei Ha’Uma (Centre des Congrès), où s’est déroulée la cérémonie principale. L’événement comprenait un repas riche et élaboré, en présence des Grands Ravs, de ministres et d’invités d’honneur, notamment le Grand Rabbin séfarade Rav David Yossef et le Grand Rabbin d’Israël Rav Kalman Bar. L’événement a également été honoré par la présence du Grand Rabbin séfarade Rav Shlomo Moshe Amar et du Rav David Lau.
Après la lecture des Psaumes, la figure particulière du Rav Itshak Marton, qui a consacré sa vie aux orphelins avec un dévouement infini, a été évoquée. L’un de ses fils, qui célébrait sa Bar Mitsva, a prononcé un discours émouvant sur son père. Un autre fils, Yossi, a chanté avec son frère, ne laissant aucun œil sec dans l’assistance.
L’événement a été animé par le chanteur Yair Elitzur, qui a fait danser le public avec son tube « Encore mieux », et par le chanteur Yishai Lapidot.
Au centre de l’événement, un quiz fascinant a été organisé, où chaque Bar Mitsva a reçu une télécommande spéciale. Les questions étaient projetées sur l’écran, et les jeunes répondaient à l’aide des télécommandes, ce qui a ajouté une expérience agréable pour les jeunes et leurs familles.
Réactions enthousiastes : « Pleins d’admiration »
Les réactions des familles ont afflué sans cesse après la fin de la cérémonie. « Je suis pleine d’admiration pour le travail et la générosité infinie », a écrit l’une des mères, « pour la logistique gigantesque, la planification et l’exécution dans les moindres détails. Mon fils était si heureux et ému – une journée d’expériences et beaucoup d’actions pour l’avenir ».
Une autre veuve a écrit : « Bravo à vous ! Que de réflexion, d’investissement, d’efforts et de budget – et tout cela pour nous rendre heureux ! Un grand merci ! Nous avons reçu lumière et force ! Continuez à ajouter du bien et de l’amour d’Israël, à faire grandir la Torah et à la magnifier ».
Une autre famille a ajouté : « Nous voulions vous remercier du fond du cœur pour l’événement de Bar Mitsva que vous organisez depuis des années, et chaque année vous investissez et donnez de tout cœur. Cela se ressent chez nous et chez les jeunes Bar Mitsva. Que D.ieu vous donne force, santé, bénédiction et succès, et que vous continuiez cette merveilleuse mitsva ! ».
Et nous terminerons par la réaction d’une famille du nord : « Il n’y a pas de mots pour remercier pour l’investissement et la réflexion dans les moindres détails à chaque étape – comment réjouir les jeunes et donner de tout cœur. Le souci, l’attention et la chaleur humaine se sont fait sentir à chaque instant ! Merci pour les cadeaux en abondance, le programme riche, le repas délicieux et tout avec bon goût. Merci aussi pour l’opportunité d’inviter une famille supplémentaire – les grands-parents sont venus et ont vécu une expérience émouvante et édifiante, et ont demandé à remercier de tout cœur ! C’était si émouvant, joyeux, stimulant et épanouissant ! Merci à toute l’équipe et à tous ceux qui ont contribué à ce travail sacré ».
La série d’événements a été organisée avec l’aide de l’Institut « ISH Israel » – à la mémoire du Rav Avraham Itshak Shlosberg, grâce à la donation de son fils, le philanthrope hassidique Rav Eliyahu Shlosberg. La célébration, animée par R. Ephraim Kamisser et produite par « Tzevaim Productions », comprenait des cadeaux précieux pour tous les Bar Mitsva.
« Chaque jeune orphelin est un monde entier », ont conclu le Rav Shalom Duchman et le Rav Mendy Bloy de la direction du Kollel. « Cette célébration était massive et grande, mais chacun a reçu une attention personnelle, comme un fils unique, ce qui s’est traduit par un investissement individuel. Nous souhaitons à tous les jeunes de pouvoir emporter cette joie tout au long de l’année et de leur vie, avec l’aide de D.ieu ».
par hassidout | 6 Avr, 2025 – 8 Nisan 5785 | INTERNATIONAL |
Il y a quelques années, un homme chrétien protestant est venu me voir pour me demander conseil. Je lui ai demandé : « Je suis un Rav et vous êtes un chrétien. Pourquoi venez-vous me consulter ? » Il m’a répondu : « Pour des solutions créatives, il vaut mieux s’adresser à un rabbin Habad. » La chronique du Rav Zalman Wishedski, émissaire du Rabbi à Bâle, en Suisse.
Par le Rav Zalman Wishedski
Il y a quelques années, un homme qui s’est présenté comme chrétien protestant m’a contacté et a demandé à me rencontrer. Lors de notre entretien, il m’a raconté ceci : « J’ai divorcé il y a quelques mois, j’ai une fille de 10 ans qui vit principalement chez mon ex-femme avec des périodes de garde chez moi. Le problème, c’est que je suis croyant et elle est athée. Je souhaite que ma fille grandisse en croyant au Créateur du monde, mais mon ex-femme s’y oppose totalement, et cela est devenu une source d’énormes disputes entre nous.
Pourriez-vous me conseiller sur ce que je dois faire ? Il est très important pour moi que ma fille grandisse en étant une personne croyante. »
« Mais pourquoi êtes-vous venu me voir ? » ai-je demandé. « Je suis un Rav juif et vous êtes un chrétien protestant. »
« Un ami juif m’a dit, » répondit-il, « que pour des solutions créatives, il vaut mieux s’adresser à un rabbin Habad. »
En vérité, il avait raison. Je n’ai même pas eu à faire beaucoup d’efforts, car le Rabbi n’a laissé aucun domaine de la vie sans un conseil clair sur la façon d’agir.
Je me suis souvenu de la campagne que le Rabbi avait menée aux États-Unis pendant des années pour introduire dans les écoles primaires le concept du « moment de silence » – un moment où les enfants s’arrêtent au début de la journée pendant 60 secondes et réfléchissent au monde, à son Créateur et à son guide. Le Rabbi expliquait que ce « moment de silence » aurait une influence positive sur l’état moral, spirituel et éthique de la jeunesse, et par conséquent sur le monde en général.
J’ai suggéré à ce père confus d’expliquer à la mère et à la fille qu’il ne leur demande de rien faire, même pas de parler, juste de se taire, et cela pendant seulement 60 secondes chaque matin. Se taire et penser aux arbres et aux fleurs, à l’eau et au ciel, se connecter à l’environnement et remercier dans son cœur pour la nature merveilleuse qui nous entoure. Il faut ici une capacité de « diviser pour régner ». Il faut savoir distinguer et séparer un moment entre ce que nous percevons comme mauvais, difficile et douloureux, et regarder le bien, car il y a toujours du bien aussi et c’est dommage de le cacher. Et quand une personne examine vraiment la beauté et le bien, elle dit merci !
Dans notre paracha, la paracha Vayikra, nous apprenons à propos des sacrifices. L’un des plus spéciaux était le sacrifice quotidien (korban ha-tamid). C’était le sacrifice qui était offert au début de chaque matin, chaque jour, car il faut commencer la matinée avec gratitude. « Je Te remercie, Roi vivant et éternel » que nous disons le matin est essentiel et très significatif, et plus nous serons profondément conscients de la gratitude, meilleure sera notre journée, la nôtre et celle de ceux qui nous entourent. Car cette reconnaissance peut nous inculquer un peu d’humilité, beaucoup de foi et une volonté de sacrifice.
C’est le sacrifice quotidien personnel de chaque homme et femme.
Essayez-le à la maison !
par hassidout | 6 Avr, 2025 – 8 Nisan 5785 | 0 Non classé |
Dans un moment de rare intimité diplomatique, les émissaires du mouvement Habad en Hongrie ont posé cette question fondamentale au couple Netanyahou lors d’une rencontre à Budapest. Au cœur d’une période historiquement difficile pour Israël, la réponse du Premier ministre et de son épouse offre un aperçu émouvant de leur vision du leadership en temps de crise.
Le Premier ministre Benjamin Netanyahou et son épouse Sarah ont rencontré vendredi à Budapest les émissaires du mouvement Habad et les dirigeants des communautés juives de Hongrie.
Lors de cette rencontre, le Premier ministre Netanyahou a déclaré : « C’est un moment historique dans lequel nous nous trouvons, en guerre sur sept fronts pour la pérennité d’Israël – et nous sommes en train de gagner. Avec l’aide de Dieu, nous achèverons cette victoire prochainement. » Netanyahou a ajouté : « Je tiens à vous remercier de maintenir ici une conscience juive et une éducation juive. »
De son côté, Madame Sarah Netanyahou a affirmé : « Ce que fait mon mari est véritablement une sanctification du nom de Dieu. Il sauve notre peuple. »
Une rencontre significative à Budapest
Le Premier ministre Benjamin Netanyahou et son épouse Sarah ont rencontré vendredi à Budapest les émissaires du mouvement Habad et les dirigeants des communautés juives de Hongrie.
En ouverture de la rencontre, le Premier ministre a souligné : « Aujourd’hui, le peuple juif possède une grande force, et cette force nous permet d’assurer la pérennité d’Israël. C’est le moment historique dans lequel nous nous trouvons, en guerre sur sept fronts pour la pérennité d’Israël – et nous sommes en train de gagner. Avec l’aide de Dieu, nous achèverons cette victoire prochainement. Cette victoire exige également le retour de tous nos otages. À ce jour, nous avons ramené 147 personnes vivantes, et au total 196, et nous sommes déterminés à ramener tous les autres. En ce moment même, nos combattants luttent et exercent une pression sur les monstres du Hamas. »
« Par ailleurs, je suis pleinement convaincu que nous réussirons. Nous n’abandonnerons personne, » a-t-il ajouté.
Netanyahou a également tenu à remercier les représentants de la communauté : « Je tiens à vous remercier de maintenir ici une conscience juive, une éducation juive, un soutien à l’État d’Israël. Et je veux que vous sachiez que nous agissons aussi ici, par l’intermédiaire du gouvernement que je dirige et de la ministre May Golan. J’ai noté tous les sujets dont nous avons discuté avec le gouvernement hongrois – une subvention annuelle permanente du gouvernement hongrois pour le fonds s’occupant des biens sans héritiers, la rénovation de l’université juive, la rénovation de l’hôpital juif de Budapest, la création d’un centre culturel hongrois à Jérusalem, et la restitution des biens juifs sans héritiers. Madame l’Ambassadrice, vous avez beaucoup de travail ici. Avec l’aide de Dieu, nous poursuivrons cela aussi. »
La Hongrie, refuge pour les Juifs d’Europe
Les émissaires de Habad et les dirigeants des communautés juives ont souligné : « La Hongrie est aujourd’hui l’endroit le plus sûr d’Europe pour les Juifs. Et je peux vraiment vous dire, en tant que personne qui a grandi et été éduquée en Hongrie, que je ne me souviens pas d’une période où les Juifs ont reçu autant de respect et d’appréciation, et où nous nous sommes sentis si en sécurité. Et cela à une époque où les ténèbres couvrent la terre. Le fait qu’un dirigeant comme Viktor Orbán vous aime et vous apprécie tant transmet également un message à toute la population hongroise. »
Ils ont ajouté : « Nous sommes fiers de votre travail, de votre travail à vous aussi (s’adressant à l’épouse du Premier ministre). Nous apprécions le Premier ministre – et nous savons que sans vous, ce n’est pas la même chose. D’où vient la force? »
La réponse de Sarah Netanyahou
L’épouse du Premier ministre, Madame Sarah Netanyahou, a répondu :
« Tout d’abord, merci beaucoup pour cette question. C’est une question que je me pose chaque jour. Je vais essayer de simplifier car la réponse est complexe. La réponse est la force de la foi. Avant tout, je crois en mon mari, le Premier ministre, qui doit accomplir cette mission importante. Je sens que ce qu’il fait est véritablement une sanctification du nom de Dieu. Et qu’il doit sauver ce peuple. Certainement en ces temps difficiles. Et que mes fils et moi faisons également un sacrifice, car c’est pour le peuple d’Israël et l’État d’Israël ».
« Cette foi, et particulièrement quand il y a une providence d’en haut qui aide aussi, et j’essaie également par la force de mon action. Aussi dans le cadre de mon travail, je suis psychologue à la municipalité de Jérusalem, psychologue pour enfants. Et je travaille dans d’autres endroits, également dans une école Habad. J’appartiens au service psychologique, je travaille aussi à ‘Beit Hana’, et la mission est quotidienne. Aider les enfants de Jérusalem et leurs familles est quelque chose qui donne beaucoup de force ».
« Mais au-delà de cela et au-delà de ces heures, je fais aussi beaucoup pour les otages, les familles des otages, les soldats de Tsahal, beaucoup d’autres choses, mais pendant cette période, je me concentre principalement sur les otages et les familles et ce que je peux faire même en termes de soutien émotionnel aux familles. La force de la foi. Je crois que celui qui croit finit par recevoir une récompense. »
par hassidout | 6 Avr, 2025 – 8 Nisan 5785 | MAGAZINE |
À l’intersection de la linguistique sacrée et de la Hassidout, le phénomène du « ketiv » et du « qeri » nous invite à un voyage vertigineux à travers les dimensions cachées du texte biblique. Cette particularité textuelle, où ce qui est écrit diffère subtilement de ce qui doit être lu, n’est pas une simple curiosité philologique, mais une clé pour accéder aux mystères les plus profonds de la relation entre l’homme et le divin.
La tradition biblique hébraïque présente une caractéristique unique et fascinante: la distinction entre ce qui est écrit dans le texte (« ketiv ») et ce qui doit être lu à haute voix (« qeri »). Ce phénomène ne relève pas d’une simple convention de lecture ou d’une correction d’erreurs, mais constitue une porte d’entrée vers des dimensions profondes de la pensée religieuse juive, particulièrement dans ses aspects mystiques.
Le verset fondamental: une double lecture révélatrice
Un exemple particulièrement éclairant de cette dualité se trouve dans un verset des Psaumes qui déclare: « C’est Lui (D.ieu) qui nous a faits ». La suite de ce verset présente une différence remarquable entre « ketiv » et « qeri »:
- Dans le texte écrit (« ketiv »): « ולא אנחנו » (avec un aleph) – « et non pas nous »
- Dans la tradition de lecture (« qeri »): « ולו אנחנו » (avec un vav) – « et nous sommes à Lui »
Cette subtile différence entre une lettre aleph et une lettre vav transforme radicalement le sens du verset, tout en créant une complémentarité théologique profonde.
La dimension exotérique et ésotérique: deux vérités complémentaires
Cette dualité textuelle reflète deux niveaux de compréhension de la relation entre l’humanité et D.ieu:
Le niveau révélé: la relation d’appartenance
Le « qeri » (« et nous sommes à Lui ») exprime une vérité accessible et immédiatement compréhensible: nous appartenons à D.ieu comme ses créatures. Cette lecture affirme une relation d’appartenance qui reconnaît à la fois notre existence distincte et notre soumission au Créateur. C’est le niveau de compréhension que la plupart des commentateurs classiques adoptent et qui est récité dans la prière quotidienne.
Le niveau caché: l’annulation de l’être
Le « ketiv » (« et non pas nous ») révèle une vérité plus profonde et plus troublante: en réalité, nous n’avons pas d’existence véritable indépendante de D.ieu. Cette interprétation, préférée notamment par le commentateur médiéval Rachi, suggère que notre être même est contingent et dérivé. Avant notre création, nous n’étions que néant, et même maintenant, notre existence n’est qu’apparente face à la réalité absolue de l’Être divin.
La nature du « ketiv » et du « qeri » dans la transmission du texte sacré
Cette distinction entre « ketiv » et « qeri » n’est pas fortuite ni accidentelle. Elle révèle une intention profonde dans la transmission du texte sacré:
Dans la tradition juive, les lettres elles-mêmes, au-delà du message qu’elles véhiculent, possèdent une sainteté intrinsèque. C’est pourquoi un rouleau de la Torah doit être écrit strictement selon le « ketiv » pour conserver sa sainteté. Les lettres sont considérées comme des vaisseaux de l’énergie divine.
Exclusivité à la Torah écrite
Cette particularité n’existe que dans la Torah écrite, jamais dans la Torah orale. Dans la tradition orale, l’accent est mis sur la clarté du message. Dans la Torah écrite, en revanche, chaque lettre porte un potentiel infini de significations qui transcendent la simple compréhension littérale.
Parallèles dans d’autres passages bibliques
Cette structure duelle se retrouve dans d’autres passages clés du texte biblique:
La prière de Hannah (1 Samuel 2:3)
« Car l’Éternel est un D.ieu de connaissance, et par Lui les actions sont pesées ». Ici aussi, le mot « ולא » (et non) est écrit avec un aleph mais lu avec un vav (« ולו » – et à Lui).
- Le « qeri » suggère que D.ieu planifie et ordonne toutes les actions du monde selon un plan divin.
- Le « ketiv » évoque l’idée que D.ieu transcende tout plan et toute action, étant au-delà de tout ordre créé.
Les lois concernant les maisons dans les villes murées
Un autre exemple concerne les lois de rachat des maisons, où l’expression « qui n’a pas de muraille » (« ketiv ») est lue « qui a une muraille » (« qeri »), créant une dualité juridique et conceptuelle.
La métaphore du roi et du juge: clé de compréhension
Pour illustrer la profondeur de cette dualité, une métaphore puissante est proposée: la différence entre un juge et un roi.
Le juge: lié par la loi
Le juge représente l’ordre établi, le système juridique immuable. Il doit appliquer la loi telle qu’elle est, sans possibilité de dérogation. Quand un homme transgresse la loi, le juge n’a d’autre choix que de le condamner selon les dispositions prévues.
Le roi: au-dessus de la loi
Le roi, en revanche, bien qu’étant la source même de la loi, se situe au-dessus d’elle. Il peut, selon sa volonté souveraine, accorder grâce et pardon. Sa position transcendante lui permet de dépasser le cadre strict de la justice pour exercer la miséricorde.
La cosmologie mystique: Memale et Sovev Kol Almin
Cette dualité entre « ketiv » et « qeri » reflète parfaitement deux concepts fondamentaux de la théologie mystique juive:
Memale Kol Almin (Celui qui remplit tous les mondes)
Cette dimension correspond au « qeri », à la manifestation divine à travers l’ordre établi de la création. C’est D.ieu tel qu’il se révèle dans la nature, dans les lois physiques et morales, dans la chaîne de cause à effet. C’est la dimension immanente de D.ieu, comparable au juge.
Sovev Kol Almin (Celui qui entoure tous les mondes)
Cette dimension correspond au « ketiv », à l’essence divine transcendante qui dépasse tout ordre créé. C’est D.ieu dans son infinité absolue, au-delà de toute limitation ou définition. C’est la dimension transcendante de D.ieu, comparable au roi.
Implications pour la prière et la repentance
Cette compréhension duelle a des implications profondes pour la vie spirituelle:
L’ordre de la justice divine
Selon l’ordre établi de la création (memale kol almin), une transgression appelle nécessairement une conséquence négative. C’est l’application inexorable de la loi divine, comparable à un juge appliquant strictement le code juridique.
Le pouvoir de la miséricorde transcendante
Cependant, la prière et le repentir sincère (teshouva) permettent d’accéder à la dimension transcendante de D.ieu (sovev kol almin). Ce niveau de relation divine active les treize attributs de miséricorde qui transcendent l’ordre naturel de cause à effet.
C’est pourquoi la tradition juive affirme que le repentir sincère peut annuler même les décrets divins les plus sévères. Ce n’est pas une contradiction dans le système divin, mais plutôt l’activation d’un niveau supérieur de la réalité divine.
La mystique des lettres: Aleph et Vav
La différence entre les lettres aleph (א) et vav (ו) elle-même porte une signification profonde:
Aleph: le néant divin
La lettre aleph, première de l’alphabet hébreu, représente l’Un absolu, le néant divin d’où tout émane. Sa forme même évoque le paradoxe de l’existence: deux yods séparés par un vav diagonal, symbolisant la médiation entre le ciel et la terre.
Vav: la connexion
La lettre vav, dont la forme est celle d’un crochet ou d’une connexion, représente la conjonction « et » en hébreu. Elle symbolise le lien, la relation, la continuité. Dans notre verset, le vav transforme « non pas nous » en « nous sommes à Lui », établissant une relation là où il n’y avait que néant.
Conclusion: La profondeur infinie du texte sacré
Cette dualité entre « ketiv » et « qeri » nous rappelle que le texte biblique n’est pas simplement un document à lire de manière linéaire, mais un puits de sagesse aux profondeurs infinies. Chaque lettre, chaque variation, chaque particularité recèle des mystères qui invitent à une exploration sans fin.
La tradition mystique juive nous enseigne que ces subtilités ne sont pas des accidents linguistiques ou des erreurs de transmission, mais des portes délibérément ouvertes vers une compréhension plus profonde du divin et de notre relation avec lui. Elles nous rappellent que notre existence même oscille entre deux vérités complémentaires: nous appartenons à D.ieu, et pourtant, face à l’infini divin, notre existence séparée n’est qu’illusion.
Dans cette tension créative entre le texte écrit et le texte lu, entre l’être et le non-être, entre l’immanence et la transcendance, se trouve peut-être la clé d’une spiritualité authentique et transformatrice.
par hassidout | 5 Avr, 2025 – 7 Nisan 5785 | ACTUALITES, INTERNATIONAL |
Le « Washington Post » révèle comment les services de sécurité azerbaïdjanais ont déjoué en janvier un complot visant à éliminer le représentant du mouvement Loubavitch à Bakou. Ce plan, orchestré par la Force Qods des Gardiens de la Révolution iraniens, s’inscrit dans une série d’actions hostiles menées par Téhéran contre des cibles juives et israéliennes à travers le monde.
Les autorités azerbaïdjanaises ont contrecarré une opération d’assassinat orchestrée par Téhéran contre le Rav Shneor Segal, révèle le Washington Post. Cette tentative s’inscrit dans la stratégie iranienne visant à éliminer des personnalités juives au-delà de ses frontières, via son unité spéciale, la Force Qods.
Selon les révélations du Washington Post, l’Iran aurait tenté de faire assassiner le Rav Shneor Segal, une figure importante de la communauté juive d’Azerbaïdjan et représentant officiel (chalia’h) du Rabbi de Loubavitch dans le pays. Ce complot, déjoué par les services de sécurité azerbaïdjanais en janvier dernier, s’inscrit dans une série d’actions hostiles menées par Téhéran contre des cibles israéliennes et juives à travers le monde.
Un plan minutieusement préparé
D’après les sources occidentales et moyen-orientales citées par le quotidien américain, un trafiquant de drogue géorgien nommé Agil Aslanov aurait été recruté par la Force Qods, l’unité d’élite des Gardiens de la Révolution iranienne. Lors d’une rencontre à l’automne dernier, Aslanov aurait reçu des « instructions précises » pour l’assassinat du Rav, en échange d’une somme de 200 000 dollars.
De retour à Bakou, la capitale azerbaïdjanaise, Aslanov aurait recruté un complice local, Jihon Ismailov. Ensemble, ils auraient surveillé le Rav Segal et transmis des informations sur son domicile et son lieu de travail à leurs contacts iraniens via une application mobile. Les deux hommes auraient également planifié une attaque contre un centre éducatif.
Une opération orchestrée par l’Iran
Le recrutement d’Aslanov aurait été organisé par Mohammad Golkari, un Iranien disposant d’un vaste réseau criminel. Cette affaire met en lumière les méthodes d’action de l’Iran, qui s’appuie fréquemment sur des criminels locaux pour mener des opérations à l’étranger.
Selon le Washington Post, les officiels des Gardiens de la Révolution islamique iraniens (IRGC) ont rencontré Aslanov à l’automne dernier. Ils lui auraient fourni une photo du Rav ainsi que des instructions détaillées pour son assassinat. Avant la tentative d’assassinat, Aslanov se serait rendu en Iran pour une réunion organisée par Mohammad Golkari.
En janvier, le Service de Sécurité d’État de l’Azerbaïdjan a déjoué ce complot qui visait également un centre éducatif. Aslanov et son complice, Jeyhun Ismayilov, ont été arrêtés et accusés de conspiration en vue de commettre un acte terroriste.
Interrogé par le Washington Post, le Rav Segal a déclaré qu’il n’avait appris l’existence de ce complot que par les médias. « Nous vivons ici paisiblement. Je marche dans les rues, il n’y a aucune peur, » a-t-il affirmé, soulignant qu’il se sentait en sécurité en Azerbaïdjan.
La communauté juive en Azerbaïdjan et le rôle du Beth Habad
Dans son communiqué, le Service de Sécurité d’État a indiqué que les deux hommes « ont travaillé pour recueillir des informations sur un membre d’une communauté religieuse, et ont envoyé l’emplacement de sa résidence et de son lieu de travail à un représentant d’une agence de service spécial étrangère via l’application mobile appropriée. »
Le Rav Segal, en tant que chalia’h (émissaire) du mouvement Habad-Loubavitch en Azerbaïdjan, joue un rôle central dans la vie de la communauté juive locale. Il dirige les activités religieuses et communautaires, conformément à la mission confiée par le Rabbi de Loubavitch d’apporter la spiritualité et les traditions juives aux communautés du monde entier.
Fondé en 2002 par le Rav Shneor Segal et son épouse Mme Chavi Segal, le Beth Habad de Bakou offre de nombreux services essentiels à la communauté juive locale. Parmi ces services figurent l’organisation de repas du vendredi soir, des repas de Shabbat, et la préparation de nourriture casher pour le Shabbat et les jours de semaine.
Un Beth Habad est un centre communautaire juif appartenant au mouvement hassidique Chabad-Loubavitch. Ces centres proposent une variété de services et d’activités pour les personnes et familles juives, incluant l’éducation religieuse, des événements sociaux et des programmes communautaires. Ils servent également souvent de lieu d’accueil pour les voyageurs juifs à la recherche d’une communauté chaleureuse, et les aident avec la nourriture casher et d’autres besoins religieux.
Les Beth Habad ont été fondés par des Shluchim (émissaires) envoyés par le Rabbi de Loubavitch, et peuvent maintenant être trouvés dans presque toutes les villes du monde.
Le Rav Segal a confié au Washington Post qu’il n’avait pris connaissance de cette menace contre sa vie que par les médias locaux et qu’il ignorait totalement le complot dirigé contre lui. « Nous vivons ici paisiblement. Je marche dans les rues ici, et il n’y a pas de peur, » a déclaré Segal, évoquant l’environnement sûr en Azerbaïdjan.
Des tensions persistantes entre l’Azerbaïdjan et l’Iran
Cet incident s’inscrit dans un contexte de relations tendues entre Bakou et Téhéran. Plusieurs facteurs expliquent ces tensions, notamment le traitement réservé par l’Iran à l’importante minorité azérie dans le nord-ouest du pays, le soutien de Téhéran à l’Arménie (adversaire de l’Azerbaïdjan), et les relations stratégiques entre l’Azerbaïdjan et Israël, qui fournit des armements à Bakou.
Ces dernières années, plusieurs tentatives d’attentats attribuées à l’Iran ont été déjouées en Azerbaïdjan. En mars 2023, le député azerbaïdjanais Fazil Mustafa, connu pour ses positions critiques envers la République islamique, a été blessé lors d’une tentative d’assassinat. Cinq personnes ont été condamnées pour cette attaque, avec des peines allant de quatre ans d’emprisonnement à la perpétuité.
Au début de 2023, l’Azerbaïdjan avait fermé son ambassade à Téhéran suite à une attaque armée ayant causé la mort du chef de la sécurité et blessé deux gardes. Après une période de crise diplomatique et des expulsions mutuelles de diplomates, l’ambassade azerbaïdjanaise a finalement rouvert en juillet 2023, à l’issue de négociations visant à réduire les tensions entre les deux pays.
par hassidout | 5 Avr, 2025 – 7 Nisan 5785 | CALENDRIER, Fêtes juives |
Parmi les nombreuses bénédictions qui ponctuent notre calendrier liturgique, celle sur les arbres en fleurs occupe une place singulière. Récitée une seule fois par an, précisément au moment où la nature s’éveille après la dormance hivernale, cette prière nous invite à contempler et à reconnaître la perfection divine manifestée dans le cycle des saisons.
Durant le mois de Nissan, nous avons la coutume de prononcer une bénédiction spéciale lorsque nous voyons pour la première fois des arbres fruitiers en fleurs. Le texte de cette bénédiction est le suivant :
בָּרוּךְ אַתָּה ה’ אֱ-לֹהֵינוּ מֶלֶךְ הָעוֹלָם שֶׁלֹּא חִסַּר בְּעוֹלָמוֹ כְּלוּם וּבָרָא בוֹ בְּרִיּוֹת טוֹבוֹת וְאִילָנוֹת טוֹבוֹת לֵהָנוֹת בָּהֶם בְּנֵי אָדָם.
Baroukh ata Adonaï Eloheinou melekh haolam chélo ‘hissère béolamo kloum, ouvara vo beriot tovot vé-ilanot tovot léhanot bahèm benei adam.
« Béni sois-Tu, Éternel notre D.ieu, Roi de l’univers, qui n’a rien fait manquer dans Son monde, et y a créé de bonnes créatures et de bons arbres pour en faire profiter l’humanité. »
Cette bénédiction s’inscrit dans notre tradition de reconnaître et remercier le Créateur pour les merveilles de la nature. Elle ne se prononce qu’une fois par an, spécifiquement lors de la première vision des arbres fruitiers en fleurs.
Le calendrier idéal pour cette pratique est le mois de Nissan, période de renouveau printanier. Toutefois, si les conditions climatiques retardent la floraison jusqu’au mois d’Iyar, il demeure acceptable de la réciter à ce moment-là.
Cette pratique est permise même pendant Chabbat et les jours de fête, soulignant ainsi son importance dans notre cycle annuel de bénédictions.
Pour une observation optimale, il est préférable de voir au moins deux arbres en fleurs simultanément, bien que la présence d’un seul arbre soit suffisante pour justifier la récitation de cette bénédiction.
Dans un souci de respect pour l’ordre naturel établi par le Créateur, on s’abstient de prononcer cette bénédiction sur des arbres hybrides issus de croisements entre espèces différentes.
Il convient de noter que dans l’hémisphère sud, où les saisons sont inversées par rapport à l’hémisphère nord, cette bénédiction peut être récitée durant les mois d’Eloul et de Tichri, lorsque les arbres y sont en fleurs.
Cette pratique nous rappelle l’importance de prendre le temps d’observer et d’apprécier les cycles naturels qui nous entourent, reconnaissant ainsi la sagesse divine manifestée dans la création.
par hassidout | 3 Avr, 2025 – 5 Nisan 5785 | MAGAZINE |
Le Rav Menahem Amar est le Rav de Or Menahem et Directeur du Merkaz Meorot, un musée pour enfants dans la ville israélienne d’Ashdod. Cependant, nombreux sont ceux à travers le monde qui s’inspirent de l’une de ses activités. Depuis 13 ans, le Rav Amar enregistre des versions actualisées de Nigunim Habad. Le projet, « Gaagouim Nigunim Habad », a déjà publié huit albums, avec une production musicale de R’ Mordechai Brotzky et des arrangements de R’ Oved Munis.
Par Israël Shochet
Quel est votre plus ancien souvenir de Nigunim ?
Mon souvenir personnel du monde des Nigunim Habad commence probablement à un moment dont je ne me souviens pas réellement, mais dont j’ai entendu parler par mes parents. C’était en l’an 5736 (1976), et j’avais deux ans et demi. Nous nous sommes rendus chez le Rabbi pour Pourim, et pendant le farbrengen, le Rabbi a fait un geste en direction de mon père avec ses saintes mains. Mon père a supposé que le Rabbi lui demandait de dire l’chaim avec une coupe pleine, comme c’était la coutume.
Mais lorsque le Rabbi a répété ce geste plusieurs fois, mon père a réalisé qu’il pouvait se tromper. Son ami, Reb David Bokobza, a suggéré que peut-être le Rabbi voulait voir l’enfant – moi. Reb David a pris l’initiative, car mon père avait déjà bu beaucoup de « Le’haïm », et il est allé me chercher dans l’appartement où nous séjournions. J’étais un petit enfant enveloppé dans une couverture, et je suis arrivé au farbrengen et me suis totalement immergé dans les Nigunim et la joie qui remplissaient la salle.
Je crois que ce fut ma première rencontre avec les Nigunim – le Rabbi voulait que je le voie et que je sois témoin du chant des Hassidim. La vérité est que, depuis mon enfance, j’ai grandi avec les enregistrements « Nichoach » qui jouaient constamment dans notre maison, et je les connaissais tous par cœur.
Mon père avait l’habitude, le Chabbat, de marcher une longue distance pour prier dans une synagogue où de grands hassidim priaient, et bien qu’il y ait eu des synagogues beaucoup plus proches. Il voulait que nous goûtions et expérimentions l’authenticité de la chaleur hassidique. Quand nous arrivions au shtiebel, mon père me disait de monter à l’avant et de m’asseoir à côté du hassid Reb Leib Eidelman pour écouter sa prière. C’était un shtiebel unique. Je me souviens des murs bleus ; je les touchais et ressentais la chaleur de l’âme. Observer les fidèles se balancer en profonde concentration avant la tefillah, puis chanter un Nigun et pleurer pendant la prière – c’était un spectacle à contempler.
Ces moments, en présence de telles personnes, m’ont connecté intérieurement et m’ont permis de ressentir la vérité qui émanait d’eux. J’ai vu comment ils ne cédaient pas à l’épuisement physique ou aux préoccupations matérielles. C’étaient des hommes de vérité.
Y a-t-il un style distinct propre aux Nigunim Habad ?
Il existe une large gamme de Nigunim, chacun reflétant certains états de l’âme dans le service d’un hassid. Il y a des Nigunim de connexion spirituelle profonde, des Nigunim d’avodah (effort spirituel), des Nigunim de joie et de consolation, de renforcement du Bitahon (confiance en Hachem), et des mélodies qui expriment l’aspiration et la force intérieure qu’une personne est capable d’atteindre. Des familles de baalei neginah (maîtres compositeurs), comme Charitonov et Althaus, avaient un style musical unique qui reflétait leur état spirituel et leur mode de vie – leur joie et leur approche du service d’Hachem.
Qu’est-ce qui vous a amené à lancer votre projet ?
Après la fin du projet Nichoach, j’ai senti qu’il était important de préserver l’authenticité de ces mélodies dans leur style original tout en les rendant accessibles grâce aux meilleurs outils musicaux disponibles aujourd’hui afin que chaque âme puisse se connecter. Cette combinaison s’est avérée efficace. Un bon Nigun résonne auprès de tous les publics de toutes les communautés hassidiques. Je vois des Juifs traditionnels dont les enfants jouent déjà le Nigun Poltava et des mères qui me racontent que leurs enfants chantent le Nigun de dveikous de l’Alter Rabbi le vendredi soir.
En fin de compte, nous devons nous rappeler que chaque Nigun porte son propre message. Parfois, nous ne connaissons pas tout son contexte, c’est pourquoi nous nous appuyons sur le Sefer HaNigunim. Quand vous découvrez l’histoire d’un Nigun, cela ouvre une nouvelle dimension de connexion. Par exemple, nous avons publié le Nigun de dveikous de l’Alter Rabbi pendant la pandémie de Covid, une période où les gens priaient seuls. C’était précisément le Nigun que le Rabbi Rashab et le Frierdiker Rabbi utilisaient lorsqu’ils priaient dans la solitude. Cette connaissance donne au Nigun une signification plus profonde et une connexion unique.
Avec tant de musique juive créée aujourd’hui, quelle est la place des Nigunim ?
Notre génération fait face à d’énormes défis dans l’éducation des enfants, particulièrement concernant ce à quoi ils sont exposés et, malheureusement, parfois ce vers quoi ils sont dirigés. Parmi les hassidim que j’ai connus, on pouvait voir une vitalité profonde et soulée — une chaleur hassidique. Cette même essence existe aujourd’hui dans les Nigunim hassidiques. Un Nigun est une partie inséparable de cette chaleur intérieure. Chaque hassid a le potentiel d’être comme un Lévi, un maître du chant. Comme le Rabbi l’a dit, dans le futur, tout Klal Israël deviendra des chanteurs.
Les Nigunim hassidiques ont souvent résolu de nombreux défis dans l’éducation des enfants. Ils parlent le langage du cœur. Un enfant peut recevoir des années d’éducation formelle, mais parfois, cette éducation ne pénètre pas les profondeurs de son âme.
Quand on lit de tels récits, on prend conscience du pouvoir profond d’un Nigun — comment il peut faire des merveilles et apporter des solutions même aux défis de notre génération.
Intégrez-vous les Nigunim dans la prière dans votre communauté ?
Bien sûr. Cela a transformé l’expérience. Cela donne vie à la prière et l’élève. Le Mitteler Rebbe écrit dans Igueret Mem que pour ceux qui cherchent des segoulot (remèdes spirituels) dans la prière, il existe une méthode éprouvée — la prière accompagnée d’un Nigun. Cela adoucit les jugements, fait taire les accusations, et apporte des bénédictions aux enfants, à la vie et à la subsistance. Le Rabbi, lui aussi, a souligné l’importance d’éveiller le chant dans la prière.
Il y a plusieurs Nigunim que nous avons intégrés dans la prière qui ont eu beaucoup de succès. Aujourd’hui, on voit des jeunes prier avec une vitalité nouvelle grâce à cela. Leur prière a été transformée. Quand vous combinez un Nigun avec Reb Asher Nikolayev et Kel Adon, cela devient quelque chose de complètement différent. J’ai essayé cela une fois lors d’une visite en France, et j’ai vu comment la congrégation s’est réveillée — soudainement ! Même ceux qui n’étaient pas familiers avec la mélodie sont devenus curieux et ont voulu apprendre. Après, des gens m’ont approché et m’ont dit qu’ils avaient vraiment apprécié l’expérience.
Il y a une vérité profonde ici — si nous l’utilisons correctement, nous pouvons atteindre de nouvelles distances et des publics plus larges. Les gens aujourd’hui ont simplement soif de quelque chose de réel, comme l’air qu’on respire.
Pouvez-vous partager avec nous une histoire sur l’impact d’un Nigun ?
Oui. Cette histoire a commencé quand j’étais un étudiant à la Yéchiva de Brunoy, en France. Le célèbre Mashpia Reb Nissan Nemanov avait un fils, R’ Sholom Ber, qui était paralysé et confiné à un fauteuil roulant. Chaque veille de Chabbat, après que la plupart des élèves étaient descendus dans la salle à manger, Sholom Ber s’asseyait et chantait le Nigun « Essen Est Zich » avec une grande dévotion. Ces moments sont restés gravés dans mon âme.
Des années plus tard, alors que j’étais en Chli’hout à Sydney, en Australie, j’ai rencontré un homme d’affaires que nous avions essayé d’inspirer pendant toute une année sans succès. Finalement, nous avons décidé d’adopter une approche non conventionnelle pour éveiller son cœur.
À Pourim, nous avons organisé une Séouda spéciale et l’avons convaincu de s’arrêter juste dix minutes avant de retourner à son travail. Il est arrivé, mais j’ai vu qu’il était pressé. J’ai réalisé que je n’avais que quelques minutes, et si je ne l’atteignais pas immédiatement, l’opportunité serait perdue.
J’ai commencé à chanter « Essen Est Zich », en le traduisant dans une langue qu’il comprenait. Je l’ai chanté encore et encore pendant dix minutes d’affilée. Finalement, j’ai vu une larme couler sur sa joue. Je l’ai serré dans mes bras, et nous nous sommes séparés. Une semaine plus tard, il m’a appelé. « Qu’est-ce que vous m’avez fait ? » a-t-il demandé. Il m’a dit que la mélodie le hantait, ne le laissant pas tranquille, déclenchant quelque chose en lui à chaque fois. Cela a été un autre tournant pour moi dans la compréhension du pouvoir des Nigunim.
Pour en savoir plus, visitez la chaine Youtube du Rav Amar
par hassidout | 3 Avr, 2025 – 5 Nisan 5785 | INTERNATIONAL |
Face à la montée de l’antisémitisme suite aux événements du 7 octobre en Israël, le centre Habad de Palm Beach Gardens est devenu un phare d’espoir pour la quatrième plus grande communauté juive des États-Unis. Sous la direction du Rav David Wigler et son épouse Hanna, ce qui aurait pu être une période de repli identitaire s’est transformé en opportunité de renouveau spirituel sans précédent.
PALM BEACH, Floride — « Notre mission est de les ramener avec amour, » affirme le Rav David Wigler du centre Habad de Palm Beach Gardens. Dans cette région abritant la quatrième plus grande communauté juive des États-Unis, le mouvement Habad émerge comme un phare d’espoir et de renouveau spirituel suite aux événements traumatisants du 7 octobre en Israël.
Habad : gardien d’une communauté en transformation
Au cœur du comté de Palm Beach, région connue pour ses plages idylliques et son opulence, le centre Habad dirigé par le Rav David Wigler et la Rabbanite Hanna Wigler s’est imposé comme le pilier central d’une communauté juive en pleine métamorphose. Alors que la démographie locale se caractérise par une population jeune en rapide expansion, avec des familles nombreuses représentant le segment à la croissance la plus rapide, Habad répond activement à la demande croissante de connexion spirituelle et d’éducation juive authentique.
Cependant, la flambée d’antisémitisme — tant au niveau mondial que local — a jeté une ombre sur cette prospérité. Michael Hoffman, président de la Fédération juive de Palm Beach, rapporte que « la Floride se classe au quatrième rang national pour les incidents antisémites, avec le comté de Palm Beach en tête au niveau de l’État. »
Les résidents juifs témoignent de leur hésitation grandissante à arborer des symboles religieux en public. « De plus en plus de personnes craignent d’exprimer leur judaïsme, » déplore Hoffman. « Nous constatons un nombre croissant d’incidents tels que du vandalisme, la diffusion de messages antisémites et le traçage de croix gammées sur des bâtiments. »
Une riposte communautaire proactive
En réponse à ces menaces, la communauté s’est rapidement mobilisée. Un Centre de lutte contre l’antisémitisme et la haine a été créé, tandis qu’une collaboration étroite avec les forces de l’ordre a été établie pour garantir la sécurité des juifs locaux. Des fonds substantiels ont également été alloués pour renforcer les dispositifs de sécurité des institutions juives.
Paradoxalement, c’est au milieu de ces turbulences que la communauté a connu un regain de vitalité inattendu. Depuis le 7 octobre, les institutions juives ont enregistré une hausse d’activité sans précédent de 40%. Un nombre croissant de parents optent désormais pour l’éducation juive, tandis que beaucoup de ceux qui s’étaient éloignés des structures communautaires recherchent aujourd’hui les valeurs de solidarité qu’elles incarnent.
La philosophie Habad : au-delà de la sécurité, une renaissance spirituelle
« Palm Beach est l’un des endroits les plus sûrs pour les juifs en dehors d’Israël, grâce au soutien gouvernemental et à une application stricte de la loi, » affirme le Rav Wigler, dont le leadership a transformé le centre Habad en un véritable sanctuaire communautaire. « La police de Palm Beach Gardens a clairement indiqué que toute manifestation pro-Hamas dans cette zone ne durerait pas plus de 15 secondes, car il s’agirait d’une violation flagrante de la loi. »
Mais la mission de Habad va bien au-delà de la simple sécurité physique. Face au défi considérable de reconnecter des milliers de familles juives à leur héritage, l’approche du Rav Wigler est empreinte d’une profonde compassion : « Notre mission est de les ramener avec amour, de leur offrir notre soutien. Beaucoup ont juré de ne jamais remettre les pieds dans une synagogue après leur bar ou bat mitzvah suite à des expériences négatives dans leur jeunesse. »
Hanna Wigler, co-directrice du centre et force motrice derrière de nombreuses initiatives, apporte une perspective unique sur les défis spirituels particuliers à cette communauté aisée. « Il y a des gens qui sont si pauvres que tout ce qu’ils ont, c’est de l’argent, » explique-t-elle avec éloquence. « À un certain moment de leur vie, les gens comprennent que l’argent n’est pas tout. Sans sens, sans but, sans accomplissement, ils se sentent simplement vides. »
Cette philosophie se traduit par une approche inclusive unique à Habad. Le centre offre un espace où chacun peut explorer sa foi sans jugement, participer à des événements d’envergure mondiale et s’engager dans un apprentissage enrichissant. La diversité y est célébrée, et l’observance religieuse est encouragée au niveau personnel, sans étiquettes divisives.
« L’un des plus grands défis, » souligne la Rabbanite Wigler, « est l’isolement social que la richesse apporte souvent. Chacun vit dans sa propriété et ne se connecte pas vraiment avec ses voisins. Mais dès qu’ils viennent ici et se rencontrent, ils deviennent amis, et soudain, leur vie s’enrichit de façons qu’ils n’avaient jamais imaginées. »
L’influence Trump
Un élément distinctif supplémentaire de l’expérience juive à Palm Beach est la présence de l’ancien président Donald Trump. Sa résidence principale, Mar-a-Lago, est située à Palm Beach, et son influence sur la région est notable.
« Le fait que le président américain réside dans le comté de Palm Beach à Mar-a-Lago a un impact significatif sur la communauté, » indique le Rav Wigler. « Ici, à Habad de Palm Beach Gardens, nous organisons notre événement caritatif annuel au Trump International Golf Club. Cette année, le président Trump a participé à notre événement et a rencontré un otage américain qui était détenu à Gaza. Il a exprimé son soutien total aux otages et à l’État d’Israël. »
La présence de Trump à Palm Beach a contribué à établir la Floride comme un bastion important sur le plan politique et culturel, particulièrement en ce qui concerne ses relations avec Israël et sa population juive.
L’impact croissant de Habad dans l’après-7 octobre
L’attaque terroriste du 7 octobre a servi de catalyseur pour une transformation profonde au sein de la communauté juive de Palm Beach, avec Habad en première ligne de cette métamorphose. Alors que la hausse de 40% de participation aux activités communautaires depuis cette date témoigne d’un éveil collectif, c’est particulièrement dans les programmes éducatifs et spirituels de Habad que cette renaissance se manifeste le plus clairement.
« Notre fréquentation a explosé, » confie le Rav Wigler. « Des personnes qui n’avaient jamais franchi le seuil d’une synagogue viennent maintenant régulièrement. Des parents qui n’avaient jamais envisagé une éducation juive pour leurs enfants s’inscrivent à nos programmes éducatifs. Cette tragédie a paradoxalement rallumé une étincelle que beaucoup croyaient éteinte. »
À travers des célébrations de Chabbat inclusives, des cours sur la pensée juive adaptés à tous les niveaux, et des événements communautaires innovants, Habad Palm Beach Gardens crée un modèle de résilience communautaire qui inspire d’autres institutions à travers le pays.
Comme le souligne Mme Wigler : « Notre approche n’est pas de convaincre les gens de devenir plus religieux, mais de les aider à découvrir la beauté et la profondeur de leur propre héritage, à leur propre rythme. Le judaïsme n’est pas uniquement une religion, c’est une façon de vivre qui apporte sens et joie. »
Le Rav Wigler conclut avec une perspective qui résume parfaitement la mission de Habad face aux défis actuels : « Notre défi principal n’est pas seulement de combattre la haine extérieure, mais de nous assurer que chaque juif ressente un sentiment de fierté inébranlable dans son identité. Quand un juif se tient debout avec confiance et connaissance, illuminant le monde avec la Torah et les mitzvot, c’est notre meilleure réponse à l’obscurité. »
par hassidout | 3 Avr, 2025 – 5 Nisan 5785 | MAGAZINE |
L’autel pleure pour les couples qui divorcent car il connaît la cause profonde de leur séparation. Écoutons et changeons notre approche.
Le Talmud de Babylone conclut le traité Guittin par cette phrase : « Quiconque répudie sa première femme fait pleurer l’autel. » Après avoir détaillé les lois du divorce pendant 90 pages, les sages nous rappellent que le divorce n’est pas un événement heureux. C’est permis par la loi, mais l’autel souffre quand un foyer se brise.
Pourquoi l’autel pleure-t-il?
Pourquoi précisément l’autel? Cet objet robuste du Temple, qui brûle la chair et le sang des sacrifices, semble être le moins émotionnel. On comprendrait mieux si c’étaient les chérubins ou les lumières de la menorah qui s’attristaient.
L’autel pleure car il reconnaît la principale cause de l’échec conjugal : l’incapacité à se sacrifier. La peur de changer ses habitudes et de comprendre les besoins de son partenaire.
Dans notre société centrée sur l’individu, le « sacrifice » est vu comme une faiblesse. Mais l’autel sait la vérité : le mot hébreu « korban » (sacrifice) signifie « rapprochement ». Le sacrifice nous élève au-delà de notre égoïsme et nous rapproche du divin. C’est la clé pour transformer deux êtres en une unité plus grande.
Agir avant la rupture
Le mariage repose sur un engagement : être présent pour l’autre. Les couples ne s’unissent pas simplement pour partager les tâches ménagères, mais pour s’aider mutuellement à s’épanouir. Quand l’un des partenaires se sent diminué dans sa propre maison, le contrat est rompu et la dégradation commence.
La solution? Développer une « compétence conjugale » – créer un espace pour les besoins de l’autre. Le mari doit « répondre » à sa femme, être attentif à ses besoins et la valoriser.
À n’importe quel stade de la relation, même au plus bas, on peut arrêter la chute. Demandez-vous: « Que suis-je prêt à faire pour montrer à mon partenaire qu’il est central dans ma vie? » Au lieu de vous concentrer sur ce que l’autre peut faire pour vous, inversez la question.
Si les deux partenaires persistent ensemble pendant une semaine à valoriser l’autre, ils sentiront rapidement un changement positif.
C’est un remède de dernière chance, mais c’est aussi le premier principe d’un mariage réussi. N’attendez pas la catastrophe pour réfléchir. Construisez votre relation correctement dès le début en pensant régulièrement à votre partenaire, en prenant soin de lui et en restant sensible à ses besoins.
Souvenez-vous toujours : « Le sacrifice, c’est donner plus que ce qu’on reçoit tout en restant convaincu qu’on y gagne. »