Le Rav Pini Deutsch, émissaire travaillant avec les jeunes à Beitar Illit, en Israel, a célébré la coupe de cheveux de son fils de trois ans. Outre l’attraction de la coupe des cheveux de l’enfant, une autre surprise attendait les participants : deux paires de Tefilines.
Dans le paysage riche en traditions de Beitar Illit, véritable joyau de Torah et de Hassidout niché dans les collines de Judée, un événement apparemment ordinaire s’est transformé en une occasion extraordinaire de mitsva et de connexion spirituelle.
C’est lors de la célébration de l’Upshernish – cette première coupe de cheveux rituelle marquant les trois ans d’un enfant – du fils du Rav Pini Deutsch qu’un moment inattendu mais profondément significatif s’est manifesté. Le Rav Deutsch, dont le dévouement au renforcement spirituel des jeunes de la ville est bien connu, a vu la joie familiale de cette étape importante se doubler d’une autre célébration touchante.
Au cœur de cette journée festive, une cérémonie émouvante de remise de Tefilines a été organisée pour deux soldats qui participent régulièrement aux activités dirigées par le Rav Deutsch. Ces jeunes hommes, portant l’uniforme de Tsahal tout en restant connectés à leurs racines spirituelles, se sont engagés à accomplir quotidiennement cette mitsva fondamentale du judaïsme.
Les précieuses paires de Tefilines provenaient de l’organisation respectée « Ezer LaHayal » de Kfar Habad, dirigée avec passion par le Rav Eliyahou Gutman. Cette organisation, qui tisse des liens privilégiés entre le monde de la spiritualité hassidique et les défenseurs d’Israël, poursuit inlassablement sa mission de soutien aux soldats de Tsahal, particulièrement en ces temps troublés.
La signification de ce moment a été amplifiée par la présence de dignitaires locaux. Le Rav Gedaliah Eisenstein, maire adjoint, et le Rav Moshe Kahana, qui préside le comité de la communauté Habad de Beitar Illit, ont honoré l’assemblée de leur présence. Avec une chaleur toute hassidique, ils ont remis l’un des précieux paquets au premier soldat, dont l’émotion était palpable dans chaque trait de son visage.
Bien qu’absent physiquement, le Rav Meir Bar Lev, maire adjoint et représentant officiel de Habad, a tenu à faire parvenir ses bénédictions chaleureuses, soulignant ainsi l’importance communautaire de ce geste.
Dans un moment particulièrement chargé en émotion, le Rav David Beck, accompagné de R’ Shmuel Pachtowitz – dont le lien familial avec le regretté Rav Zvi Kogan Hy »d, émissaire assassiné à Dubaï, rappelle les sacrifices parfois consentis par les émissaires du Rabbi – a remis la seconde paire de Tefilines à un autre jeune soldat, tout aussi ému que son camarade.
Ainsi, dans cette convergence improbable entre la célébration d’un enfant commençant son parcours dans les mitsvot et des soldats renforçant leur engagement spirituel, s’est manifestée la beauté du judaïsme vivant : un continuum sacré où chaque étape de vie devient l’occasion de fortifier les liens entre les générations, entre la tradition et son application contemporaine, entre l’innocence de l’enfance et le courage de ceux qui défendent la Terre Sainte.






































