Une mission sacrée à Budapest: 400 Mezouzot posées gratuitement par le Rav Yair Ladayov de Sarcelles

Une mission sacrée à Budapest: 400 Mezouzot posées gratuitement par le Rav Yair Ladayov de Sarcelles

La capitale hongroise a accueilli une initiative spirituelle d’envergure menée par un Rav Ladayov. Le Rav Yair Ladayov, qui vit à Sarcelles, dans la banlieue nord de Paris, a traversé l’Europe avec des centaines de Mezouzot dans sa valise pour les offrir aux familles juives de Budapest. Cette action symbolique a renforcé l’identité juive de la ville tout en honorant la mémoire de proches disparus.

Budapest abrite l’une des plus importantes communautés juives d’Europe centrale. Avant la Seconde Guerre mondiale, environ 200 000 Juifs vivaient à Budapest, représentant près d’un quart de la population juive hongroise.

Pendant la Shoah, malgré l’occupation nazie tardive de la Hongrie (mars 1944), la communauté a subi des pertes dévastatrices. Environ 100 000 Juifs de Budapest ont péri. Certains ont été sauvés grâce aux actions de diplomates comme Raoul Wallenberg et Carl Lutz. Aujourd’hui, Budapest compte une communauté juive active d’environ 70 000 à 100 000 personnes.

Une valise remplie de tradition et de spiritualité

Cette semaine, Budapest a eu le privilège de recevoir la visite exceptionnelle du Rav Yair Ladayov, venu spécialement de France avec une mission bien précise. Dans ses bagages : une valise entièrement remplie de Mezouzot destinées à être posées gratuitement aux portes des foyers juifs hongrois. « Notre objectif était simple mais ambitieux : permettre à chaque Juif qui n’en possède pas encore d’avoir une Mezouza à chaque entrée de sa maison », explique le Rav Ladayov, visiblement ému par l’accueil chaleureux des habitants.

L’initiative a connu un succès remarquable puisque pas moins de 400 Mezouzot ont trouvé leur place sur les montants des portes à travers la ville. « Ces petits parchemins sacrés représentent bien plus qu’un simple objet rituel, ils sont une protection spirituelle et un rappel constant de notre identité », confie une résidente de Budapest ayant bénéficié de ce don précieux.

La collaboration fructueuse avec la communauté Loubavitch locale

Ce projet d’envergure n’aurait pu voir le jour sans l’étroite collaboration avec les émissaires Habad à Budapest. « La coopération avec les Chlou’him locaux a été déterminante pour identifier les besoins et toucher l’ensemble des communautés », souligne le Rav Ladayov. Grâce à cette synergie, des Juifs de tous horizons et de toutes sensibilités religieuses ont pu bénéficier de cette Mitsva importante.

Le Grand Rabbin de l’une des synagogues de Budapest s’est réjoui de cette initiative : « Voir nos fidèles renouer avec cette tradition millénaire est profondément émouvant. Chaque Mezouza posée renforce le lien entre Dieu et notre peuple, entre notre passé et notre avenir ici à Budapest. »

Au-delà des Mezouzot: un réveil spirituel plus large

L’impact de cette visite a largement dépassé la simple pose de Mezouzot. En effet, les émissaires Habad ont profité de cette dynamique pour proposer aux participants de mettre les Tefilines, une autre Mitsva fondamentale du judaïsme. « Nombreux sont ceux qui ont saisi cette opportunité pour renouer avec des traditions parfois oubliées », raconte un des organisateurs.

Plus impressionnant encore, cette initiative a suscité des engagements personnels profonds : plusieurs participants ont pris la décision d’acquérir leurs propres Tefilines, tandis que d’autres ont franchi le pas en décidant de procéder à leur brit milah. « J’ai toujours reporté cette décision, mais aujourd’hui, je me sens prêt à accomplir ce geste fondamental de mon identité juive », témoigne un quadragénaire budapestois, profondément touché par la démarche du Rav Ladayov.

 

 

Un hommage émouvant à travers une Mitsva perpétuelle

Derrière cette généreuse initiative se cache une histoire personnelle bouleversante. Ce projet spirituel a été conçu à la mémoire du fils du Rav Ladayov, le Rav Elhanan Meir Ladayov, ainsi que de Revital, fille du Rav Moshe Feizkov. « Transformer la douleur en action positive est la plus belle façon d’honorer la mémoire de nos êtres chers », confie le Rav Ladayov avec émotion.

Chaque Mezouza posée devient ainsi non seulement une protection pour la famille qui la reçoit, mais aussi un mémorial vivant pour les disparus. À travers ce geste, leur souvenir continue d’apporter lumière et bénédiction dans le monde, conformément à la tradition du Beth Loubavitch qui enseigne que les bonnes actions élèvent l’âme des défunts.

« Notre communauté de Budapest n’oubliera pas de sitôt cette semaine extraordinaire », conclut l’un des responsables communautaires locaux. « Les 400 Mezouzot désormais présentes dans notre ville témoignent d’un renouveau spirituel dont nous avions tous besoin. »

 

Trump relance l’idée d’une prise de contrôle américaine de Gaza

Trump relance l’idée d’une prise de contrôle américaine de Gaza

Le président américain Donald Trump a proposé jeudi que les États-Unis prennent le contrôle de Gaza pour en faire une « zone libre ». Cette déclaration intervient quelques mois après qu’il avait évoqué un plan controversé de transfert des Gazaouis, avant de se rétracter. Lors de sa visite au Qatar, Trump a réaffirmé sa volonté de voir les États-Unis jouer un rôle direct dans la résolution du conflit.

 

Une nouvelle vision américaine pour Gaza

« J’ai quelques idées concernant Gaza que je pense être très bonnes. En faire une zone libre, et laisser les États-Unis s’impliquer », a déclaré le président américain lors de sa visite au Qatar. Trump a ajouté qu’il serait « fier si les États-Unis la prenaient et en faisaient une zone libre, permettant à de bonnes choses de se produire, installant des personnes dans des maisons où elles pourront être en sécurité ».

Ces propos marquent un nouveau tournant dans l’approche de l’administration Trump concernant le conflit israélo-palestinien, alors que la guerre dans la bande de Gaza se poursuit depuis l’attaque du Hamas du 7 octobre. Le président américain semble déterminé à proposer des solutions radicales pour mettre fin à un conflit qui perdure depuis des décennies.

Un retour au plan controversé de février

Cette déclaration fait écho aux propos choquants tenus par Trump le 4 février dernier. Lors d’une conférence de presse aux côtés du Premier ministre israélien Benjamin Netanyahu, il avait stupéfié le monde en révélant son plan d’évacuation complète des Gazaouis vers la Jordanie, l’Égypte et potentiellement d’autres pays.

« Nous allons la raser, 1,8 million de personnes doivent partir », avait-il alors affirmé, évoquant la possibilité d’envoyer des soldats américains pour conquérir la bande de Gaza. Le président avait également parlé de transformer la région en ce qu’il avait appelé « la Riviera du Moyen-Orient ». Netanyahu avait alors apporté son soutien à cette proposition, la qualifiant d' »idée originale ».

« La question de Gaza n’a jamais été résolue »

Dans ses déclarations de jeudi, Trump a particulièrement insisté sur la persistance du problème : « La question de Gaza n’a jamais été résolue », a-t-il souligné. « Il faudra faire face au Hamas. Rappelez-vous que le 7 octobre a été l’un des pires jours de l’histoire mondiale, pas seulement locale. C’était l’une des attaques les plus cruelles et terribles que quiconque ait jamais vues. »

Ces propos montrent la détermination du président américain à trouver une solution définitive au conflit, tout en reconnaissant la gravité de l’attaque du 7 octobre qui a déclenché la guerre actuelle. Trump semble vouloir positionner les États-Unis comme acteur central d’une résolution durable du conflit.

Une position américaine en constante évolution

La position de Trump sur Gaza a connu plusieurs revirements ces derniers mois. Après avoir choqué la communauté internationale avec son plan de transfert massif en février, le président américain avait rapidement changé de discours. Un mois après cette déclaration controversée, il avait affirmé : « Personne n’expulse les Palestiniens de Gaza. »

Cette nouvelle proposition de « zone libre » semble représenter une version adoucie de son plan initial, conservant l’idée d’une implication directe américaine mais abandonnant apparemment le concept de déplacement forcé de population. Ce revirement illustre les tâtonnements de la politique américaine face à un conflit particulièrement complexe.

Les déclarations de Trump interviennent dans un contexte régional tendu, alors que sa visite au Qatar, pays médiateur dans le conflit, pourrait signaler une intensification des efforts diplomatiques américains. Reste à voir comment cette proposition sera accueillie par les différentes parties prenantes, dans une région où les initiatives américaines sont souvent scrutées avec méfiance.

 

 

Le guide incontournable de Chavouot 5785 du Beth Loubavitch tiré à 20.000 exemplaires et diffusé par mail à 15.000 destinataires

Le guide incontournable de Chavouot 5785 du Beth Loubavitch tiré à 20.000 exemplaires et diffusé par mail à 15.000 destinataires

Le Beth Loubavitch dévoile son tant attendu guide complet pour célébrer Chavouot 5785 qui se tiendra du 1er au 3 juin 2025. Cette publication exceptionnelle, tirée  à 20.000 exemplaires papier et diffusé par mail à 15.000 destinataires supplémentaires, offre aux familles juives tous les outils nécessaires pour vivre une fête authentique et profonde. Véritable compagnon spirituel, ce guide transforme l’expérience de cette célébration majeure du calendrier hébraïque en rendant accessible à tous la profondeur de ses traditions.

 

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Un joyau éditorial pour tous les foyers juifs

Soigneusement élaboré ce guide de Chavouot du Beth Loubavitch se distingue par sa présentation élégante et son approche pédagogique accessible.

« Notre ambition était de créer bien plus qu’un simple calendrier – nous avons élaboré un véritable compagnon spirituel qui accompagne les familles tout au long de cette fête fondatrice, » explique le Rav Mendel Azimov, directeur du Beth Loubavitch. Le résultat est à la hauteur des attentes : un document de référence tiré à 20.000 exemplaires papier et diffusé par mail à 15.000 destinataires supplémentaires.

Le guide se démarque par son contenu structuré qui aborde les multiples dimensions de Chavouot, depuis ses aspects symboliques et jusqu’aux détails pratiques de sa célébration. Des articles de fond comme « Le défi de Chavouot : transformer le 3 en 1 » côtoient des informations essentielles comme les horaires précis d’allumage des bougies pour l’Île-de-France.

Des enseignements profonds pour une fête vécue pleinement

L’article central du guide explore la symbolique du chiffre trois dans la tradition juive et son lien avec Chavouot. S’appuyant sur les enseignements du Rabbi de Loubavitch, il explique comment cette fête nous invite à percevoir l’unité divine dans un monde caractérisé par la diversité.

« C’est le 6 du mois de Sivan que D.ieu nous donna la Torah, en ce mois de Sivan, troisième de l’année juive, » peut-on lire dans l’article phare. « Le chiffre 3 a l’air bien important ici. Le Talmud (Chabbat 88a) le souligne : ‘Béni soit le Miséricordieux qui a donné une Torah triple à un peuple triple par un né en troisième le troisième jour du troisième mois.' »

À travers des explications claires et des références aux textes sacrés, le guide permet à chacun d’approfondir sa compréhension de cette fête qui commémore le don de la Torah au Mont Sinaï. Il détaille également les différents noms de Chavouot – Zman Matane Toraténou, ‘Hag Hachavouot, ‘Hag Hakatsir et ‘Hag Habikourim – chacun reflétant une dimension particulière de la célébration.

Pratique et complet pour une célébration réussie

Le guide ne néglige aucun aspect pratique de la fête. Les fidèles y trouveront un calendrier détaillé indiquant que les bougies de Yom Tov doivent être allumées avant 21h28 en région parisienne le dimanche 1er juin, veille de Chavouot. Les textes des bénédictions sont présentés en hébreu avec leur translittération, facilitant leur récitation pour tous.

Les traditions spécifiques à Chavouot sont expliquées avec précision : la veillée d’étude la première nuit, l’importance d’écouter la lecture des Dix Commandements à la synagogue le lundi 2 juin, et la consommation traditionnelle de plats lactés dont l’origine est détaillée dans le guide.

« Pour célébrer dignement le grand jour du don de la Torah, les Juifs s’empressèrent de préparer des plats à base de lait, » explique le texte. « En souvenir du dévouement qu’ils manifestèrent ainsi pour le respect de la loi juive, nous prenons traditionnellement un repas à base de lait le premier jour de Chavouot. »

Un impact transformateur sur la vie juive contemporaine

« Les différents guides édités par le Beth Loubavitch tout au long de l’année ont littéralement révolutionné notre façon de célébrer les fêtes, » témoigne Rachel Cohen, mère de trois enfants résidant à Paris 19e. « Ce ne sont pas de simples calendriers ou livrets d’instructions, mais de véritables compagnons spirituels qui nous accompagnent à chaque étape importante du cycle juif. »

Rachel se souvient avec émotion de sa première rencontre avec ces publications : « Avant, nous nous contentions de suivre mécaniquement les rituels sans vraiment en saisir la portée. Maintenant, chaque tradition prend tout son sens pour notre famille. Nos enfants posent des questions pertinentes, mon mari et moi approfondissons constamment notre connaissance, et nos célébrations sont devenues infiniment plus riches et significatives. »

Daniel Bensimon confirme l’importance de ces guides : « Le Beth Loubavitch remplit admirablement sa mission de rendre la tradition juive accessible à tous. Ces guides permettent à chaque famille, quelle que soit sa pratique religieuse, de s’approprier nos fêtes dans leur dimension la plus authentique. »

Disponible gratuitement dans les centres communautaires, synagogues et commerces casher d’Île-de-France, le guide peut également être consulté en ligne sur www.loubavitch.fr ou reçu sur simple demande auprès du siège parisien du Beth Loubavitch, rue Lamartine. À quelques semaines de Chavouot 5785, il s’impose comme la référence incontournable pour tous ceux qui souhaitent vivre pleinement cette fête fondatrice du judaïsme.

 

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Le Rav Lipsker de Floride : Le combat méconnu d’un émissaire Habad contre le « Mur réformé »

Le Rav Lipsker de Floride : Le combat méconnu d’un émissaire Habad contre le « Mur réformé »

Figure emblématique de la communauté juive de Miami, le Rav Shalom Ber Lipsker s’est éteint subitement la semaine dernière, laissant derrière lui un héritage spirituel considérable. Émissaire Habad-Loubavitch à Bal Harbour, l’une des zones les plus riches des États-Unis, il a consacré sa vie à rapprocher les Juifs de toutes origines de leur tradition. Une facette peu connue de sa vie vient d’être révélée: son combat acharné pour empêcher la création d’un « Mur réformé » à Jérusalem.

Le gardien discret du Mur des Lamentations

Il y a six ans, dans un salon du quartier Mamilla à Jérusalem, le Rav Lipsker, les larmes aux yeux, confiait avec émotion: « Vous ne comprenez pas. Ils vont ériger un Mur réformé. C’est comme implanter Sodome au sein des vestiges de notre Temple sacré. Personne n’a le droit de l’ignorer. »

Le philanthrope juif Simon Falic, qui avait mis sa maison à disposition, acquiesçait silencieusement. Malgré son état de santé fragile ce jour-là, rien n’arrêtait le Rav Lipsker. Il avait compris que le gouvernement s’apprêtait à approuver la création d’un espace dédié aux communautés réformées près du Mur occidental, où seraient célébrées des cérémonies de Bar-Mitzvah selon leurs coutumes.

« Nous, émissaires Habad dans le monde entier, guidons des centaines de milliers de Juifs vers le Mur occidental pour préserver la tradition. Et maintenant, ils veulent établir quelque chose de complètement différent », expliquait-il avec ferveur. « J’ai parlé avec des politiciens, des Rabbanim – ils ne mesurent pas l’ampleur de la catastrophe. Ils ne doivent pas s’endormir à leur poste. »

De Tachkent à Bal Harbour: un parcours extraordinaire

L’enfant qui avait fui Tachkent à l’âge de sept ans, caché dans une valise, est devenu le leader spirituel incontesté de Bal Harbour, l’un des quartiers les plus opulents au monde. Un empire de richesse matérielle où il a su apporter une dimension spirituelle authentique, sans jamais se laisser éblouir par le luxe environnant.

Le « Shul » qu’il a bâti à Miami impressionnait par son harmonie rare. Séfarades et Ashkénazes, hassidim et traditionalistes, tous priaient côte à côte. Officiellement, il n’était qu’un des nombreux émissaires Habad à Miami, mais sa personnalité exceptionnelle l’avait propulsé au rang de leader éminent.

Les donateurs les plus fortunés se pressaient autour de lui, rivalisant pour financer une synagogue supplémentaire, une école, une yeshiva ou un kollel. Lui maintenait une pureté spirituelle intacte, sans jamais perdre son identité au milieu de toute cette opulence.

Une communauté unie dans la diversité

Le Rav Lipsker comptait parmi ces « généraux » Habad qui avaient compris une vérité profonde: le judaïsme appartient à chaque Juif individuellement, pas seulement à Habad. Il ne pratiquait aucune préférence particulière pour sa propre communauté. Dans sa synagogue, il avait créé des minyanim pour les hassidim de Satmar, pour les sionistes religieux aux kippot tricotées, pour les Séfarades de toutes origines, pour les orthodoxes de tous courants. Tous étaient égaux à ses yeux.

« Dans sa rabbinat de Bal Harbour, milliardaires et collecteurs de fonds démunis venus d’Israël, présidents de communautés et Juifs ordinaires étaient assis côte à côte. Pour tous – le même regard hassidique chaleureux, la même bonté Habad infinie, indépendamment du niveau d’observance ou du lien avec la tradition », témoigne un proche.

Un dévouement sans limite pour les prisonniers juifs

Parallèlement à sa prestigieuse communauté de Bal Harbour, le Rav Lipsker dirigeait un autre royaume: les prisons américaines. Il était à la tête d’Aleph, une immense organisation fournissant des services sociaux et religieux aux détenus juifs à travers les États-Unis. Il la gérait comme un ministère parfaitement rodé, avec de nombreux employés salariés.

Chaque Juif, quelle que soit sa situation, recevait de la matza, du vin, un soutien psychologique et une aide juridique. Il était devenu le Mur des Lamentations de tous les prisonniers juifs. Le paradoxe était saisissant: d’un côté, il était le pilier spirituel des Juifs les plus riches d’Amérique résidant à Miami, et de l’autre, son milieu naturel était les prisons, aux côtés des plus démunis de la société.

Après trois mois d’un combat acharné contre la création du Mur réformé, mobilisant avocats et experts en relations publiques, il avait confié avant son retour à Miami: « Nous avons réussi à réjouir le Rabbi. Nous avons écarté l’idole du Mur. »

Le Rav Shalom Ber Lipsker est parti rejoindre ses ancêtres subitement, alors qu’il n’était qu’à la fin de la soixante-dizaine. Le dévouement qui coulait dans ses veines depuis sa fuite de Tachkent l’a accompagné jusqu’à son dernier souffle. Il a vécu – et est décédé – en mission, dans un amour infini pour Israël et un dévouement sans limites.

 

Jérusalem en effervescence : la grande parade de Lag BaOmer se prépare au cœur du quartier Habad

Jérusalem en effervescence : la grande parade de Lag BaOmer se prépare au cœur du quartier Habad

Les préparatifs s’intensifient pour la traditionnelle parade de Lag BaOmer qui illuminera les rues de Jérusalem ce vendredi. L’organisation Jeunesse du mouvement Loubavitch orchestrera cet événement majeur qui devrait rassembler des milliers d’enfants venus de tous les quartiers de la ville sainte. Cette année, le lieu de rassemblement a été déplacé vers l’esplanade du quartier Habad pour s’adapter au calendrier particulier de cette célébration.

Une mobilisation exceptionnelle des forces vives du mouvement

La branche jeunesse du mouvement Habad-Loubavitch à Jérusalem entre dans la dernière ligne droite des préparatifs pour cette parade centrale. Le Rav Naftali Roth, président de la Jeunesse Habad à Jérusalem, accompagné du Rav Binyamin Zilbershtrom, l’un des mentors spirituels de la yeshiva Torat Emet, a effectué une visite spéciale auprès des étudiants de cette grande institution.

« L’engagement remarquable des étudiants et l’affection particulière qu’ils portent à cette parade centrale témoignent de l’importance de cet événement », a souligné le Rav Roth lors de son intervention. Il a particulièrement insisté sur l’attention que le Rabbi de Loubavitch accordait aux célébrations de Lag BaOmer en général, et à celle de Jérusalem en particulier, pour laquelle il manifestait un intérêt constant et une affection spéciale.

« Le Rabbi s’informait régulièrement des détails concernant la parade de Jérusalem, c’est une responsabilité sacrée que nous portons », a-t-il ajouté devant les jeunes étudiants visiblement touchés par ces paroles.

L’inspiration spirituelle au cœur de l’engagement des étudiants

Le Rav Zilbershtrom a également pris la parole pour délivrer un message vibrant qui a enflammé l’atmosphère et élevé l’esprit des étudiants à l’approche de cette mission importante. « Chaque enfant que vous toucherez lors de cette parade représente une lumière supplémentaire qui brille dans le monde », a-t-il déclaré avec passion.

Ses paroles d’encouragement et d’éveil spirituel ont contribué à renforcer la motivation des participants qui se préparent activement depuis plusieurs semaines. Les étudiants du programme « Fleurs des Parfaits » de la yeshiva Torat Emet se sont également mobilisés avec dévouement et enthousiasme pour garantir le succès de l’événement.

Un format repensé pour une expérience festive inoubliable

Cette année, en raison de la coïncidence de Lag BaOmer avec le jour du vendredi, les organisateurs ont dû adapter le format de l’événement. Le lieu de rassemblement a été transféré vers la place du quartier Habad pour faciliter l’organisation et permettre aux participants de rejoindre leurs foyers avant l’entrée du Shabbat.

À l’issue de la parade, une célébration spectaculaire attend les participants : un immense parc de structures gonflables, des installations géantes et une multitude de surprises et d’activités pour tous les enfants présents. Des centaines de jeunes se sont déjà inscrits aux divers points d’enregistrement dispersés à travers la ville, garantissant une participation massive à cet événement attendu.

L’héritage de Rabbi Shimon bar Yo’haï célébré avec ferveur

Le Grand Rabbin Its’hak Yossef, qui a soutenu l’initiative, a rappelé l’importance de transmettre aux jeunes générations l’héritage spirituel de Rabbi Shimon bar Yo’haï, dont la hilloula (commémoration) est célébrée lors de Lag BaOmer.

« La parade n’est pas seulement une célébration joyeuse, mais aussi un moment d’éducation profonde où nous connectons nos enfants aux racines de notre tradition », a-t-il souligné lors d’un entretien accordé à la presse locale.

Au Beth Habad central de Jérusalem, on note avec satisfaction la mobilisation large et admirable des étudiants de la yeshiva, qui prennent une part active dans l’organisation et l’accompagnement de la parade. Cet événement se tiendra en l’honneur de Rabbi Shimon bar Yo’haï et pour hâter la rédemption véritable et complète, comme le rappelle la tradition.

« Cette parade n’est pas seulement un événement communautaire, c’est une tradition que le Rabbi de Loubavitch chérissait particulièrement pour son pouvoir d’unification et d’élévation spirituelle », a conclu le Rav Roth, déterminé à faire de cette édition un succès mémorable malgré les défis logistiques.

 

 

Le Talmud Dévoilé : Une Introduction par le Rav Adin Even-Israel (Steinsaltz)

Le Talmud Dévoilé : Une Introduction par le Rav Adin Even-Israel (Steinsaltz)

« La meilleure façon d’apprendre à nager n’est pas de marcher le long de la côte, mais de plonger directement. » C’est avec cette métaphore évocatrice que le Rav Adin Even-Israel (Steinsaltz), l’un des plus grands érudits juifs contemporains, nous invite à découvrir le Talmud, souvent désigné comme « la mer du Talmud ».

 

 

Le Talmud, cette œuvre monumentale qui constitue le cœur battant de la tradition judaïque depuis près de deux millénaires, reste pourtant méconnue ou mal comprise par beaucoup. À travers les explications limpides du Rav Steinsaltz, nous découvrons un livre qui défie les catégories habituelles, une œuvre unique dans l’histoire de la littérature mondiale, non seulement par son contenu mais aussi par sa structure et sa méthode.

Un livre sans équivalent

« Le Talmud est un livre très difficile à expliquer », nous confie le Rav Steinsaltz, « car il n’existe pas, à ma connaissance, dans la littérature mondiale, un livre qui lui soit exactement semblable. » Cette unicité ne se limite pas au contenu, mais s’étend à sa structure même, à la manière dont il est conçu. On peut le comparer partiellement et sous certains aspects à d’autres ouvrages, mais il demeure profondément singulier.

Ce qui frappe d’emblée dans le Talmud, c’est qu’il se construit principalement autour d’exceptions. Loin d’être de simples anomalies marginales, ces exceptions constituent les véritables blocs de construction de l’œuvre. Les variations et les formes alternatives font partie intégrante de l’architecture du livre. Il s’agit essentiellement d’un recueil de discussions – non pas une collection de conclusions définitives ou de résultats, mais un vaste ensemble de délibérations sur divers sujets, menées selon une méthode bien particulière.

L’exigence de l’interaction

Le Talmud, selon le Rav Steinsaltz, pourrait être décrit comme « l’un des premiers livres, peut-être le premier, conçu pour un apprentissage interactif. » Cette caractéristique fondamentale explique pourquoi une lecture passive du Talmud est presque impossible : « Vous ne comprendrez que très peu, et certainement n’en apprécierez rien. »

Pour véritablement aborder le Talmud, à quelque niveau que ce soit – du plus simple au plus avancé – l’engagement actif est indispensable. Le lecteur n’est pas un simple spectateur passif, mais un participant qui doit s’impliquer dans le sujet. Il faut questionner, réfléchir, tenter de comprendre. Sans cette interaction, le texte reste non seulement un livre fermé, mais un ensemble de mots dépourvus de sens.

Cette exigence d’interaction explique pourquoi l’étude talmudique traditionnelle se fait généralement à deux (havruta) ou en groupe, dans une dynamique de questions-réponses, d’arguments et de contre-arguments qui reflète la structure même du texte.

La Loi Écrite et la Loi Orale

Pour comprendre la nature du Talmud, il est essentiel de saisir la distinction fondamentale entre la Loi Écrite et la Loi Orale dans le judaïsme. Comme l’explique le Rav Steinsaltz, le judaïsme en tant que système religieux et culturel repose sur ces deux piliers.

La Loi Écrite désigne essentiellement la Bible hébraïque (ce que beaucoup appellent l’Ancien Testament). Ces textes sacrés servent tantôt de toile de fond, tantôt de référence, tantôt de tremplin pour toute la pensée juive. C’est la source écrite dont tout le reste découle.

La Bible elle-même est composée de différentes parties couvrant une période considérable. Selon une estimation approximative, elle s’étend du 15ème siècle avant l’ère commune jusqu’aux 2ème-3ème siècles avant l’ère commune. Cela inclut notamment la période du Second Temple, qui va d’environ 600 avant l’ère commune jusqu’à l’an 70 de l’ère commune.

Un livre de vie, non une relique

La Bible n’était pas un simple livre destiné à orner une étagère, mais véritablement un « livre de vie ». Cette expression, souligne le Rav Steinsaltz, n’est pas une formule fleurie mais une description précise de sa fonction. C’était un livre de vie car il fournissait des instructions auxquelles les gens étaient censés obéir. Quand il disait « tu dois », cela signifiait une action immédiate, et quand il disait « tu ne dois pas », cela impliquait de s’abstenir, sous peine de sanctions plus ou moins sévères.

Cette dimension prescriptive explique l’intérêt, la tentative de découvrir toutes les significations possibles du texte. Si nous parlons d’instructions, certaines sont plus cruciales que d’autres. Les instructions pour un jouet peuvent être secondaires, mais celles concernant une bombe ou une voiture deviennent primordiales. Si l’instruction dit « tirez le levier A » et que l’on n’est pas sûr de l’emplacement de ce levier, les conséquences peuvent être graves.

C’est ce souci de précision dans la compréhension qui anime la transmission du savoir à travers les générations. Les manuels écrits sont souvent accompagnés, dans la vie réelle, par quelqu’un qui enseigne et aide à combler les lacunes entre les points.

Moïse, premier des Sages

De manière surprenante mais fondamentalement juste, le Rav Steinsaltz désigne Moïse comme le premier des Sages, ces figures vénérées qui sont les héros de la Loi Orale. En effet, Moïse, en donnant la Loi Écrite, a dû simultanément l’expliquer. Il a dû placer les choses dans un contexte, dès le début.

Ce processus s’est poursuivi depuis cette époque. Même pendant la période où la Loi Écrite était en train d’être rédigée, une Loi Orale fonctionnait déjà simultanément, évoluant constamment au fil du temps. Cette évolution était nécessaire car les époques changent, imposant de nouvelles explications, formulées dans un langage différent, utilisant des comparaisons et des paraboles adaptées. Certains concepts deviennent obscurs ou incompréhensibles, tandis que d’autres s’éclaircissent avec le temps.

La préservation orale délibérée

C’est précisément cette fluidité nécessaire qui explique l’un des aspects les plus fascinants de la tradition juive : la préservation intentionnelle, et même religieusement observée, de la Loi Orale sous forme non écrite jusqu’à la fin du 2ème siècle, voire le début du 3ème siècle de l’ère commune.

Pourquoi ce choix délibéré ? Parce que la Loi Orale, tant qu’elle n’est pas consignée par écrit, tant qu’elle reste transmise d’une génération à l’autre, peut toujours être adaptée au langage, aux usages et aux problématiques propres à chaque époque. Une fois mise par écrit, elle se heurte aux mêmes difficultés que tout texte écrit : elle nécessite à son tour des commentaires, des explications, un autre niveau de tradition orale pour expliquer la loi orale désormais écrite.

Le Talmud comme mouvement figé

Le Talmud, dans son essence, consiste donc à prendre le texte de la Loi Écrite et à tenter de le faire vivre, de l’animer. C’est l’une des clés pour comprendre cet ouvrage : il a pour but d’expliquer, dans le flux d’un mouvement permanent, un texte stable.

Par conséquent, le livre lui-même est en mouvement. Lorsqu’il a finalement été mis par écrit, c’était comme « geler un mouvement, prendre une photo d’une danse, figer une rivière au milieu de son flux. » On y retrouve encore toutes les ondulations, toutes les demi-teintes. C’est ce qui rend le livre à la fois plus fascinant et plus difficile à appréhender.

Conclusion

Le Talmud, tel que nous le présente le Rav Steinsaltz, apparaît comme une œuvre exceptionnelle qui défie toute classification simple. Plus qu’un livre, c’est la photographie d’un dialogue millénaire, la cristallisation d’une tradition vivante, le témoignage d’une pensée en perpétuel mouvement.

Sa structure unique, qui privilégie la discussion plutôt que la conclusion, l’interaction plutôt que la passivité, reflète une vision profonde de la connaissance et de la vérité. Dans le Talmud, la vérité n’est pas un point fixe, mais un processus dynamique qui se déploie à travers le dialogue et la confrontation des idées.

Pour le lecteur contemporain, l’approche du Rav Steinsaltz offre une porte d’entrée précieuse dans cet univers complexe. Elle nous rappelle que le Talmud n’est pas seulement un monument du passé, mais une invitation toujours actuelle à participer à une conversation qui traverse les siècles, à plonger dans cette « mer du Talmud » où chaque vague porte l’écho des générations qui nous ont précédés.

 


« La meilleure façon d’apprendre à nager n’est pas de marcher le long de la côte, mais de plonger directement. » – Rav Adin Even-Israel (Steinsaltz)

Tragédie en Samarie : Une future mère assassinée dans un attentat sur la route vers la maternité

Tragédie en Samarie : Une future mère assassinée dans un attentat sur la route vers la maternité

Tsaala Gaz, résidente de l’implantation de Brukhin, a été assassinée mercredi soir lors d’un attentat terroriste alors qu’elle était sur le point d’accoucher. Les médecins ont réussi à pratiquer une césarienne d’urgence, mais l’état du nouveau-né reste critique tandis que le père, légèrement blessé, se remet du choc. Cette tragédie survient dans un contexte de violence persistante en Cisjordanie, suscitant colère et appels à une réponse sécuritaire plus ferme.

Une vie fauchée à l’aube d’une naissance

L’hôpital Beilinson a confirmé ce matin la nouvelle déchirante : « Après une nuit difficile et complexe dans la salle de traumatologie, et malgré les efforts acharnés de l’équipe médicale, nous avons dû constater le décès de la femme grièvement blessée lors de l’attentat en Samarie, arrivée sous réanimation cardiorespiratoire », ont déclaré les responsables hospitaliers. L’attentat s’est produite sur la route 446 entre les implantations de Brukhin et Peduel, lorsque des assaillants ont ouvert le feu sur un véhicule transportant un couple se rendant à l’hôpital pour l’accouchement.

« L’équipe médicale a pratiqué une césarienne d’urgence dans la salle de traumatologie pour sauver le nouveau-né. Dès sa naissance, les médecins ont entamé des manœuvres de réanimation et l’enfant a été transféré au centre médical Schneider », précise le communiqué de l’hôpital. Le père, Hananel, a été légèrement blessé dans l’attentat et est actuellement traité.

La communauté de Brukhin sous le choc

« Le cœur est brisé. Toute la communauté de Brukhin est en deuil et pleure l’assassinat de notre amie Tsaala dans cette attentat meurtrière », ont déclaré les habitants de l’implantation où résidait la victime. « Nous adressons nos plus sincères condoléances à la famille Gaz et prions pour le rétablissement complet du père de famille. »

Selon les témoignages recueillis, Tsaala était une personne très appréciée dans sa communauté. « Une femme dévouée, aimée et souriante, qui souhaitait simplement vivre une vie paisible – et qui a été assassinée alors qu’elle était en route pour donner la vie », a souligné avec émotion Yossi Dagan, président du Conseil régional de Samarie.

Une colère grandissante face aux mesures de sécurité

L’attentat survient dans un contexte de tension croissante en Cisjordanie. Les résidents locaux pointent du doigt ce qu’ils considèrent comme une défaillance des forces de défense israéliennes : « Selon les habitants, il s’agit d’une négligence de l’armée qui ouvre des barrages routiers permettant la circulation de l’ennemi – ce qui facilite l’anarchie sécuritaire », rapportent des sources locales.

Cette tragédie a ravivé le débat sur les protocoles de sécurité dans la région. « À nouveau, nous sommes contraints de payer le prix du sang pour être des Juifs vivant sur notre terre. Mais le sang de nos frères ne sera pas versé en vain – nous continuerons à construire, à nous accrocher à notre terre, et à répandre la lumière et la vie ici à Brukhin et dans toutes les régions du pays », affirment avec détermination les résidents de l’implantation.

Des appels à une réponse plus ferme contre le terrorisme

Yossi Dagan, président du Conseil régional de Samarie, a exprimé sa colère et appelé à une réponse déterminée : « Le sang juif ne peut pas couler comme de l’eau. C’est un site d’attentats récurrentes, et la réponse de l’État d’Israël ne peut se limiter à un communiqué de presse. J’exige que le système de défense agisse dans cette zone comme il le fait à Gaza – en détruisant les nids de terrorisme. »

Il a poursuivi avec véhémence : « Les villages qui produisent des terroristes à répétition ne peuvent pas continuer comme si de rien n’était. La loi pour Burkin et le village de Kafr a-Dik doit être la même que pour Khan Younis et Rafah. On ne peut plus se fier uniquement au renseignement. C’est une route d’où sont déjà parties quatre attentats – cet endroit devrait ressembler à Jabalia. Aucun pays normal n’aurait permis à une telle zone de continuer à exister sans réaction – et nous attendons du haut commandement qu’il change d’approche. »

Malgré cette tragédie, la communauté reste déterminée : « La colonisation en Samarie ne sera pas brisée. Nous continuerons à construire, à nous accrocher à notre terre – et nous peuplerons la Samarie, nous vaincrons le terrorisme », a conclu Dagan avec détermination.

 

Attentat terroriste en Samarie : une femme enceinte et son mari grièvement blessés, lutte pour sauver le fœtus

Attentat terroriste en Samarie : une femme enceinte et son mari grièvement blessés, lutte pour sauver le fœtus

Tsaala Gaz, 30 ans, résidente de l’implantation de Brukhin, a été assassinée mercredi soir lors d’une attentat terroriste alors qu’elle était sur le point d’accoucher. Les médecins ont réussi à pratiquer une césarienne d’urgence, mais l’état du nouveau-né reste critique tandis que le père, légèrement blessé, se remet du choc. Cette tragédie survient dans un contexte de violence persistante en Cisjordanie, suscitant colère et appels à une réponse sécuritaire plus ferme.

Une vie fauchée à l’aube d’une naissance

L’hôpital Beilinson a confirmé ce matin la nouvelle déchirante : « Après une nuit difficile et complexe dans la salle de traumatologie, et malgré les efforts acharnés de l’équipe médicale, nous avons dû constater le décès de la femme grièvement blessée lors de l’attentat en Samarie, arrivée sous réanimation cardiorespiratoire », ont déclaré les responsables hospitaliers. L’attentat s’est produite sur la route 446 entre les implantations de Brukhin et Peduel, lorsque des assaillants ont ouvert le feu sur un véhicule transportant un couple se rendant à l’hôpital pour l’accouchement.

« L’équipe médicale a pratiqué une césarienne d’urgence dans la salle de traumatologie pour sauver le nouveau-né. Dès sa naissance, les médecins ont entamé des manœuvres de réanimation et l’enfant a été transféré au centre médical Schneider », précise le communiqué de l’hôpital. Selon Shaked Pores, la sœur de la victime, « le bébé est entre la vie et la mort, elle n’a pas abandonné un seul instant ». Le père, Hananel, n’a été que légèrement blessé lors de l’attentat.

Le deuil d’une femme extraordinaire

« Le cœur est brisé. Toute la communauté de Brukhin est en deuil et pleure l’assassinat de notre amie Tsaala dans cette attentat meurtrière », ont déclaré les habitants de l’implantation où résidait la victime. « Nous adressons nos plus sincères condoléances à la famille Gaz et prions pour le rétablissement complet du père de famille. »

Thérapeute émotionnelle de profession, Tsaala était profondément appréciée dans sa communauté. Sa sœur Shaked témoigne avec émotion : « La grossesse était pleine de complications, elle s’est vraiment battue. Elle était toujours souriante et donnait de la force à tout le monde, elle était toujours là pour les autres. Elle était une thérapeute admirée et essayait de progresser dans son domaine autant qu’elle le pouvait. Elle était la meilleure, toujours une grande personnalité, forte et puissante avec un large sourire. »

Son amie Talma a partagé un message poignant : « Comment es-tu partie si vite ? Nous n’étions qu’au début d’une merveilleuse amitié. Cette semaine, j’ai eu la pensée angoissante que tu étais trop bonne pour ce monde. Comme tu attendais d’accoucher, quelle lionne tu étais, avec tant de souffrance et une patience merveilleuse, tu as traversé cette grossesse délirante. »

Une communauté sous le choc

Les témoignages d’amis se multiplient sur les réseaux sociaux, reflétant l’immense perte ressentie par tous ceux qui connaissaient Tsaala. « C’est incompréhensible. Quelle lumière, quelle joie et quel amour tu as apportés à ce monde, tu as été et resteras toujours une énorme source d’inspiration », a écrit Ofri, une amie proche.

Un autre ami, Miki, a partagé sa douleur : « Quelle journée noire, mon ange. À qui vais-je maintenant demander avec plaisir ‘Comment progresses-tu dans la vie ?’ À qui souhaiterai-je un joyeux anniversaire ? C’est inconcevable. Que ton âme repose en paix, bien-aimée de nos cœurs. »

Shaked a ajouté : « Nous sommes ici et nous fournirons un filet de sécurité aux enfants. Grâce à D.ieu, l’état du mari est stable. Nous vengerons sa mort, nous vivrons et gouvernerons ce pays d’une main ferme. Je n’ai pas de mots pour décrire cette personnalité merveilleuse. »

Des appels à une réponse plus ferme contre le terrorisme

Yossi Dagan, président du Conseil régional de Samarie, a exprimé sa colère et appelé à une réponse déterminée : « Le sang juif ne peut pas couler comme de l’eau. C’est un site d’attentats récurrentes, et la réponse de l’État d’Israël ne peut se limiter à un communiqué de presse. J’exige que le système de défense agisse dans cette zone comme il le fait à Gaza – en détruisant les nids de terrorisme. »

Il a poursuivi avec véhémence : « Les villages qui produisent des terroristes à répétition ne peuvent pas continuer comme si de rien n’était. La loi pour Burkin et le village de Kafr a-Dik doit être la même que pour Khan Younis et Rafah. On ne peut plus se fier uniquement au renseignement. C’est une route d’où sont déjà parties quatre attentats – cet endroit devrait ressembler à Jabalia. Aucun pays normal n’aurait permis à une telle zone de continuer à exister sans réaction – et nous attendons du haut commandement qu’il change d’approche. »

Malgré cette tragédie, la communauté reste déterminée : « La Hityachvout en Samarie ne sera pas brisée. Nous continuerons à construire, à nous accrocher à notre terre – et nous peuplerons la Samarie, nous vaincrons le terrorisme », a conclu Dagan avec détermination.

Un attentat par balles en Samarie fait deux blessés graves, chasse à l’homme en cours

Un attentat par balles en Samarie fait deux blessés graves, chasse à l’homme en cours

Un violent attentat par tir a ciblé un véhicule civil mercredi soir sur la route 446 en Samarie, entre les localités de Bruchin et Peduel. Une femme d’une trentaine d’années a été grièvement blessée et se trouve dans un état critique, tandis qu’un homme d’environ 40 ans qui l’accompagnait est gravement atteint. Tsahal a immédiatement lancé une vaste opération de recherche pour retrouver le terroriste.

 

Les détails de l’attentat qui a frappé la Samarie

L’alerte a été donnée au centre d’appels d’urgence 101 de Magen David Adom (MDA) à 22h01. Selon les premiers éléments, des tirs ont été dirigés contre un véhicule circulant sur la route 446, vraisemblablement depuis une voiture en mouvement. Les secouristes et ambulanciers du MDA sont rapidement intervenus pour prodiguer les premiers soins aux deux victimes.

« Nous sommes partis avec l’ambulance depuis la localité voisine et sommes arrivés rapidement sur place », témoigne Erez Fogel, ambulancier paramédical du MDA parmi les premiers intervenants. « Nous avons vu sur le bord de la route un véhicule civil criblé d’impacts de balles. À l’intérieur, la conductrice était inconsciente, avec de graves blessures par balle. Sur le siège passager se trouvait un homme d’environ 40 ans, pleinement conscient, qui souffrait également de blessures par balle. »

L’intervention des secours dans des conditions périlleuses

Le paramédical a poursuivi son récit émouvant : « Il tentait de soigner la femme blessée à ses côtés, d’arrêter les hémorragies. Nous avons extrait les deux victimes du véhicule et leur avons prodigué des soins médicaux d’urgence. »

La femme a été placée dans une unité mobile de soins intensifs et évacuée vers l’hôpital « pendant que nous pratiquions des manœuvres de réanimation, son état étant critique », a ajouté le secouriste. L’homme blessé a été transporté dans une autre unité mobile de soins intensifs, « pleinement conscient mais dans un état grave ».

Une prise en charge médicale immédiate pour les deux victimes

Les deux blessés ont été transportés à l’hôpital Beilinson de Petah Tikva. Selon le directeur général du MDA, l’état de la femme demeure critique tandis que l’homme présente des blessures graves mais stables.

Cet attentat s’inscrit dans un contexte de tensions persistantes dans la région. Les forces de sécurité ont renforcé leur présence sur les routes de Judée-Samarie ces derniers mois suite à plusieurs incidents similaires.

Un important dispositif militaire déployé pour retrouver le terroriste

Tsahal a immédiatement lancé une vaste opération pour retrouver l’auteur de l’attentat. Un poste de commandement spécial a été établi sur place et des forces de renseignement ont été mobilisées pour tenter de retrouver le tireur. Des barrages routiers ont été déployés dans toute la zone.

Le colonel Faiz Fares, commandant de la brigade Ephraïm, s’est rendu sur les lieux — lors de son premier jour de fonction. Le bataillon 5035 de la brigade coordonne actuellement la poursuite du terroriste, qui serait en fuite.

Les autorités appellent les habitants des localités environnantes à la vigilance et à signaler tout mouvement suspect aux forces de sécurité pendant que l’opération de recherche se poursuit.