Le président de la Knesset Amir Ohana a lancé une attaque virulente contre la reconnaissance d’un État palestinien par certains pays européens lors du congrès mondial des parlements à Genève. Sa déclaration provocante suggère d’établir cet État à Londres ou Paris plutôt qu’au Moyen-Orient. Cette sortie diplomatique intervient dans un contexte de tensions croissantes entre Israël et la communauté internationale.
Amir Ohana, président du parlement israélien, a provoqué un tollé lors du congrès de l’Union interparlementaire à Genève en s’opposant fermement à la reconnaissance d’un État palestinien par la France et la Britannique. Il a également dénoncé les appels iraniens à la destruction d’Israël et rappelé la situation des otages détenus à Gaza.
Une diplomatie de confrontation à Genève
Devant des dizaines de dirigeants parlementaires du monde entier réunis au siège de l’ONU à Genève, Amir Ohana n’a pas mâché ses mots. « Si vous voulez établir ce que vous appelez un État palestinien, établissez-le à Londres, à Paris, dans vos propres pays qui deviennent de plus en plus semblables au Moyen-Orient », a-t-il déclaré lors de son intervention au congrès de l’Union interparlementaire (IPU).
Cette déclaration fracassante a provoqué le départ des délégations iranienne et palestinienne de l’auditorium, tandis que les membres de la délégation yéménite ont quitté la salle de manière ostentatoire, passant devant le podium où s’exprimait le président de la Knesset.
Critique frontale de la position franco-britannique
S’adressant directement aux déclarations du président français et du Premier ministre britannique, Ohana a dénoncé ce qu’il considère comme une récompense accordée au Hamas : « Offrir un prix au Hamas sous la forme d’une reconnaissance d’un État palestinien n’apportera ni stabilité, ni partenariat, ni paix. Cela entraînera davantage d’effusion de sang d’Israéliens et de Juifs. »
Le dirigeant israélien a particulièrement visé les pays européens qui ont récemment reconnu la Palestine comme État, estimant que cette décision encourageait le terrorisme plutôt que de favoriser la paix dans la région.
Confrontation avec l’Iran et appel aux otages
Le moment le plus spectaculaire de l’intervention d’Ohana est survenu lorsqu’il a sorti un iPad pour projeter une vidéo du parlement iranien datant de juin dernier, montrant les députés scandant « Mort à Israël, mort à l’Amérique » après avoir adopté une loi rompant les relations avec l’Agence internationale de l’énergie atomique.
« Il ne s’agit pas d’images d’une cellule terroriste clandestine », a souligné Ohana, « c’est le parlement officiel de la République islamique d’Iran – membre à part entière de ce forum, appelant ouvertement à la destruction de deux États souverains. »
Le président de la Knesset a également profité de cette tribune pour rappeler la situation des otages : « Pendant que nous parlons, cinquante de nos sœurs et frères, des innocents, sont détenus en otages par le Hamas. Ils sont affamés, torturés, effrayés et seuls dans les tunnels sombres de Gaza. »
Marathon diplomatique en marge du congrès
Au-delà de son intervention polémique, Ohana a mené un intense programme de rencontres bilatérales. Il s’est notamment entretenu avec le Dr Ali Rashid Al Nuaimi, président du comité de sécurité et des affaires étrangères des Émirats arabes unis, ainsi qu’avec les présidents des parlements du Chili, du Brésil et de la Belgique.
Au total, le président de la Knesset devait rencontrer plus de 20 dirigeants parlementaires du monde entier, notamment d’Allemagne, d’Italie, de Suisse, de Grande-Bretagne, de Slovaquie, de Suède, de République tchèque, du Ghana, du Népal et du Congo. Cette offensive diplomatique témoigne de la volonté israélienne de défendre sa position sur la scène internationale malgré l’isolement croissant du pays.
Un homme de 56 ans originaire de Samarie s’est fait passer pour un scribe professionnel et a vendu des centaines de fausses Mezouzot imprimées sur imprimante domestique. Cette escroquerie religieuse majeure a compromis la cacherout de nombreux foyers juifs à travers le pays. L’enquête menée par la police d’Ashkelon a révélé une opération sophistiquée de contrefaçon de textes sacrés.
Une enquête policière a démantelé un réseau de contrefaçon de Mezouzot où un individu se présentant comme scribe certifié vendait des parchemins imprimés au lieu de textes manuscrits cachères, trompant des centaines de familles juives et compromettant la validité religieuse de leurs habitations.
Une opération policière sophistiquée
L’unité de lutte contre la criminalité de la station de police d’Ashkelon a mené une opération d’envergure pour démasquer cette fraude exceptionnelle. Les enquêteurs de l’unité « Yalaf » (Unité de lutte contre la criminalité) ont organisé une transaction d’achat simulée avec le suspect, résident de Samarie âgé de 56 ans.
Lors de sa venue pour livrer des dizaines de « Mezouzot », l’homme a été immédiatement arrêté sur place. Cette arrestation marque l’aboutissement d’une enquête minutieuse menée par les forces de l’ordre pour protéger l’intégrité religieuse des foyers juifs.
Un laboratoire clandestin découvert
La perquisition effectuée au domicile du suspect a révélé l’ampleur de cette entreprise frauduleuse. Les enquêteurs ont découvert un véritable laboratoire improvisé équipé d’une imprimante domestique, d’un ordinateur contenant des centaines de fichiers avec le texte des Mezouzot, et des piles de parchemins de Mezouzot imprimés.
Cette installation clandestine permettait au faux scribe de produire en masse des Mezouzot contrefaites, qu’il écoulait ensuite auprès de familles juives en quête d’authenticité religieuse. Les preuves saisies témoignent d’une activité soutenue et organisée, suggérant que des centaines de foyers ont potentiellement été victimes de cette escroquerie.
Conséquences juridiques et religieuses
Le suspect a été placé en garde à vue pour interrogatoire avant d’être libéré sous conditions restrictives. Les autorités policières soulignent la gravité exceptionnelle de cette affaire, tant du point de vue pénal que de l’atteinte à la confiance du public.
« Nous appelons le public à faire preuve de vigilance, particulièrement à l’ère de l’informatisation. Il faut s’assurer de la fiabilité de tout scribe ou commerçant dans ce domaine, surtout lorsqu’il s’agit de produits touchant à la sainteté du foyer juif », précise un porte-parole de la police.
Appel à la vigilance communautaire
Cette affaire soulève des questions cruciales sur l’authentification des objets religieux dans la communauté juive. Les centres Habad, les commerçants spécialisés et tous les acteurs du domaine religieux sont appelés à redoubler de prudence.
Les recommandations incluent l’exigence d’un certificat d’habilitation authentique, la vérification de l’identité du scribe, l’examen minutieux des Mezouzot et la collaboration exclusive avec des sources fiables, reconnues et craignant D.ieu. Cette vigilance accrue devient indispensable pour préserver l’intégrité spirituelle des foyers juifs face aux nouvelles formes de fraude technologique.
Un séisme de magnitude 8,8 au large des côtes russes déclenche une alerte tsunami majeure dans tout l’océan Pacifique. Les premières vagues ont déjà atteint le Japon, provoquant l’évacuation préventive de la centrale nucléaire de Fukushima. Cette catastrophe naturelle, la plus puissante depuis 73 ans dans la région, mobilise les autorités de nombreux pays du Pacifique.
Un puissant tremblement de terre de magnitude 8,8 s’est produit au large de la péninsule russe, générant un tsunami qui menace les côtes du Pacifique. Le Japon, en première ligne, a déjà enregistré les premières vagues de 30 centimètres et procédé à des évacuations préventives, notamment de la centrale de Fukushima. L’alerte s’étend à de nombreux pays, des États-Unis aux Philippines, mobilisant les autorités face à cette menace majeure.
Séisme historique au large de la Russie
Ce séisme exceptionnel de magnitude 8,8 constitue le plus puissant enregistré depuis 73 ans dans cette région du Pacifique Nord. L’épicentre, situé au large de la péninsule russe, a immédiatement déclenché les systèmes d’alerte tsunami à travers tout l’océan Pacifique. Les autorités russes font déjà état de dégâts significatifs avec plusieurs blessés et des bâtiments emportés par les premières vagues.
Le Japon en première ligne face au tsunami
Les autorités japonaises ont réagi avec une rapidité exemplaire. L’alerte tsunami a été déclenchée quelques minutes seulement après la détection du séisme vers 9h du matin, heure locale. Initialement prévues à 1 mètre, les vagues ont rapidement vu leur prévision de hauteur portée à 3 mètres pour plusieurs préfectures de la côte Pacifique.
Alexis Bréger, correspondant sur place, confirme que « les premières vagues ont été détectées vers 10h30 avec une hauteur de 30 centimètres ». Bien que cette mesure puisse paraître modeste, il rappelle qu’une vague de tsunami de seulement 50 centimètres possède une force de 200 kilogrammes, capable d’emporter de nombreux éléments sur son passage.
Évacuation préventive de Fukushima
La décision d’évacuer les employés de la centrale nucléaire de Fukushima ravive inévitablement les souvenirs traumatisants du tsunami de 2011. Cette catastrophe, qui avait fait plus de 18 000 morts et disparus, reste gravée dans toutes les mémoires japonaises. Cependant, les autorités soulignent que cette évacuation relève de la procédure standard pour toute centrale située en bord de mer lors d’une alerte tsunami.
La situation actuelle reste très différente de 2011, où la vague avait dépassé 15 mètres d’eau en pénétrant dans la centrale de Fukushima Daiichi. Les autorités japonaises maintiennent néanmoins une vigilance maximale, car la hauteur des vagues suivantes peut parfois dépasser celle des premières.
Alerte généralisée dans le Pacifique
L’onde de choc de ce séisme majeur s’étend bien au-delà du Japon. Les États-Unis, le Mexique, l’Équateur, le Chili, les Philippines, Hawaï et même la Polynésie française ont activé leurs systèmes d’alerte. Des ordres d’évacuation sont en cours sur de nombreuses côtes pacifiques, témoignant de la portée exceptionnelle de cet événement sismique.
La société météorologique japonaise maintient une conférence permanente pour suivre l’évolution de la situation. Les autorités de tous les pays concernés coordonnent leurs efforts pour minimiser les risques et assurer la sécurité des populations côtières face à cette menace naturelle d’envergure.
Une fusillade dans un gratte-ciel de Manhattan a fait quatre morts lundi soir, dont Wesley LePatner, dirigeante chez Blackstone et pilier de la communauté juive orthodoxe moderne. Le tireur Shane Devon Tamura, ancien joueur de football en conflit avec la NFL, s’est suicidé après son attaque au 345 Park Avenue. Cette tragédie a également coûté la vie à un officier de police père de famille et à deux autres victimes civiles.
La fusillade du 345 Park Avenue a endeuillé New York lundi soir. Parmi les quatre victimes figure Wesley LePatner, cadre dirigeante chez Blackstone et figure respectée de la communauté juive. Le tireur Shane Devon Tamura avait exprimé des griefs contre la NFL dans une note de suicide.
Un carnage dans le cœur financier de Manhattan
L’attaque s’est déroulée peu avant 18h30 dans le gratte-ciel du 345 Park Avenue, qui abrite les bureaux de la société d’investissement Blackstone et le siège de la National Football League. Shane Devon Tamura a ouvert le feu dans le bâtiment, tuant quatre personnes et en blessant gravement une cinquième avant de retourner l’arme contre lui.
Le tireur avait dans sa poche une note de suicide exprimant des griefs contre la NFL et affirmant souffrir d’encéphalopathie traumatique chronique (CTE), une maladie cérébrale liée aux traumatismes crâniens. Cet ancien joueur de football compétitif travaillait comme employé de surveillance au casino Horseshoe Las Vegas et avait conduit jusqu’à New York pour perpétrer son attaque.
Wesley LePatner, une dirigeante exceptionnelle fauchée en pleine carrière
Wesley LePatner, 43 ans, occupait le poste de directrice générale senior chez Blackstone, où elle dirigeait les opérations mondiales du groupe immobilier Core+ et était PDG du Blackstone Real Estate Income Trust, un fonds de 53 milliards de dollars ABC NewsBloomberg. Diplômée summa cum laude de Yale en histoire, elle avait rejoint Blackstone en 2014 après plus d’une décennie chez Goldman Sachs.
« Wesley incarnait le meilleur de Blackstone », a déclaré l’entreprise dans un communiqué. « Elle était brillante, passionnée, chaleureuse, généreuse et profondément respectée au sein de notre entreprise et au-delà ». Saluée comme « diaboliquement intelligente » par le président de Blackstone Jon Gray, elle était considérée comme un « talent extraordinaire ».
Un engagement communautaire reconnu
Au-delà de ses responsabilités professionnelles, Wesley LePatner s’était distinguée par son engagement exemplaire. Membre du conseil d’administration de l’UJA-Federation of New York, elle avait reçu en 2023 le Alan C. Greenberg Young Leadership Award lors du dîner de Wall Street, en reconnaissance de son engagement communautaire et de ses réalisations remarquables en tant que femme dans un secteur traditionnellement masculin.
Elle siégeait également au conseil d’administration du Metropolitan Museum of Art depuis février et était membre du Yale University Library Council. Membre de longue date de la synagogue The Altneu, elle était également impliquée dans la direction de The Heschel School.
Les autres victimes de cette tragédie
L’officier Didarul Islam, 36 ans, immigrant bangladais et père de deux jeunes garçons, a été tué alors qu’il était en service. Sa femme, enceinte de huit mois de leur troisième enfant, se retrouve veuve ABC NewsNBC New York. Membre de la police de New York depuis quatre ans, il était assigné à un commissariat du Bronx.
Julia Hyman, diplômée de Cornell en 2020 et employée de Rudin Management, figurait également parmi les victimes.
Le président Donald Trump a exprimé ses condoléances sur Truth Social : « Mon cœur accompagne les familles des quatre personnes tuées, y compris l’officier de police qui a fait le sacrifice ultime ».
Wesley LePatner laisse derrière elle son époux Evan et leurs deux enfants, Jonathan et Emerson. Les arrangements pour les funérailles n’ont pas encore été annoncés, laissant les communautés juive et financière de New York dans l’attente de pouvoir rendre hommage à cette femme d’exception.
Le candidat républicain à la mairie de New York Curtis Sliwa a effectué lundi une visite émouvante à Crown Heights, revivant ses souvenirs personnels avec le Rebbe de Loubavitch. Fondateur des Guardian Angels, il entretient depuis des décennies des liens étroits avec la communauté juive new-yorkaise. Cette visite au 770 Eastern Parkway a ravivé des moments marquants de sa relation avec le mouvement Habad.
Un retour aux sources à Crown Heights
Curtis Sliwa n’est pas un inconnu dans le quartier de Crown Heights. Le candidat républicain à la mairie de New York était déjà présent lors des émeutes tragiques de 1991, témoignant de son engagement de longue date auprès de la communauté. En tant que fondateur du groupe de patrouille Guardian Angels, il a toujours maintenu des liens étroits avec la communauté juive de New York.
Lors de sa visite de lundi, Sliwa a été accueilli par Noochie Gross et Eli Berkowitz, militants et résidents de longue date de Crown Heights. Cette rencontre illustre la continuité des relations entre le candidat et les habitants du quartier.
Des souvenirs personnels avec le Rebbe
La visite du siège de Habad au 770 Eastern Parkway a été l’occasion pour Curtis Sliwa de partager des souvenirs personnels particulièrement émouvants. Il s’est remémoré le moment où il a reçu un dollar du Rebbe, accompagné de sa bénédiction – un geste symbolique fort dans la tradition hassidique.
Mais c’est surtout son souvenir d’avoir assisté à un Farbrengen qui l’a le plus marqué. Sliwa a confié se rappeler distinctement du moment où le Rebbe l’a regardé directement dans les yeux, un échange silencieux mais profondément significatif qui semble l’avoir marqué à vie.
Une visite à la synagogue et des promesses d’engagement
La tournée s’est poursuivie à la synagogue du 770, où Curtis Sliwa a été chaleureusement accueilli par les résidents. Cette rencontre a été l’occasion d’un échange constructif sur les besoins spécifiques de la communauté.
Le candidat à la mairie s’est engagé à apporter tout son soutien aux préoccupations exprimées par les habitants une fois élu. Cette promesse témoigne de sa volonté de maintenir et renforcer les liens tissés au fil des années avec Crown Heights.
Un soutien communautaire affirmé
L’accueil réservé à Curtis Sliwa témoigne de la reconnaissance de la communauté envers son engagement historique. Noochie Gross a exprimé la gratitude collective : « Nous devons beaucoup à Curtis Sliwa pour toutes ces années où il a soutenu notre communauté. »
Cette déclaration souligne la dimension personnelle et durable des relations entre le candidat républicain et Crown Heights. Pour beaucoup de résidents, Sliwa représente le meilleur candidat possible pour diriger New York, alliant expérience, engagement et compréhension des enjeux communautaires.
La visite s’inscrit dans une démarche plus large de dialogue et de proximité avec les différentes communautés new-yorkaises, caractéristique de l’approche politique de Curtis Sliwa depuis des décennies.
Une fratrie canadienne révolutionne l’art judaïque en créant des mosaïques extraordinaires avec des cubes Rubik. Yocheved Ross (16 ans), Levi Ross (14 ans) et leur sœur de 19 ans ont consacré 10 heures pour réaliser un chef-d’œuvre représentant le Rabbi souriant. Cette initiative artistique unique combine créativité moderne et spiritualité traditionnelle, offrant un nouveau regard sur l’expression artistique dans la communauté juive.
Des apprentis autodidactes face au défi
Tout a commencé avec quelques cubes Rubik mélangés que les jeunes Ross ne savaient pas résoudre. Après avoir sollicité en vain l’aide de parents et amis de la famille, Yocheved et Levi ont pris l’initiative d’apprendre par eux-mêmes. Grâce à des vidéos tutorielles, ils ont maîtrisé la technique, puis se sont challengés mutuellement en achetant davantage de cubes. Rapidement, ils parvenaient à résoudre chaque cube en moins d’une minute, transformant cette compétence en véritable passion.
L’évolution vers l’art mosaïque
La transition vers l’art s’est faite naturellement. Un soir, les frères et sœurs ont tenté de créer un visage souriant avec huit cubes, en résolvant chaque cube selon un motif spécifique plutôt qu’en faces unies. Cette expérience les a menés à écrire leurs noms, puis à concevoir une mosaïque double face représentant une toupie de Hanoukka. L’acquisition de 100 mini-cubes, offerts par une tante, a marqué le début de projets plus ambitieux. Ils utilisent parfois des générateurs d’images pour pixelliser des photos, ou dessinent directement sur papier millimétré.
Un service communautaire florissant
L’investissement dans des cadres en acrylique transparent leur a permis de proposer la location de mosaïques pour divers événements : brit-mila, upsherin, bar-mitsva, mariages et sheva brakot. Ils ont également créé des œuvres pour des projets scolaires, des farbrenguen de N’shei, des fêtes de Pourim dans les maisons Habad, et même des logos d’écoles. Leur chaîne YouTube présente leurs réalisations, témoignant de leur expertise grandissante.
Le chef-d’œuvre permanent du Rabbi
Leur première création permanente représente un magnifique portrait du Rabbi souriant, réalisé avec 1 540 cubes. Cette œuvre monumentale, fruit de 10 heures de travail intensif sur une journée et demie, a été montée sur contreplaqué et fixée au mur chez leurs grands-parents. Malgré leur résidence à Toronto, ils personnalisent des mosaïques tant au Canada qu’à New York, ville qu’ils visitent fréquemment. Leur site www.judaicsmosaics.com présente leurs services et créations, illustrant parfaitement cette transformation du quotidien en spiritualité prônée par le Rabbi.
Dans ces jours troublés où se mêlent miracles extraordinaires et douleurs profondes, le Rav Schneor Ashkenazi nous éclaire sur la nature divine des événements actuels. Selon un enseignement saisissant du Rabbi de Loubavitch révélé après la guerre des Six Jours, nous vivons une opportunité historique unique que nous ne devons absolument pas laisser passer. Cette période exceptionnelle nous appelle à transformer les miracles militaires en élévation spirituelle véritable, sous peine de voir cette chance s’évanouir comme les précédentes.
Le paradoxe déchirant de notre époque
Nous vivons des montagnes russes émotionnelles d’une intensité inouïe. Que nous arrive-t-il en ces temps si particuliers ? D’un côté, nous assistons à des miracles prodigieux qui rappellent directement la sortie d’Égypte : en une seule année, nous avons vu s’effondrer successivement les dirigeants de Gaza, du Liban, de Syrie et finalement d’Iran – la tête du serpent. Une aide divine manifeste qui défie toute logique militaire conventionnelle.
Pourtant, depuis le jour même où s’est achevée l’opération en Iran, une réalité bien différente s’est imposée. Ce jour-là précisément, un missile sur Beer Sheva a fait quatre victimes. Puis sept soldats sont tombés sur un engin explosif à Rafah. Et depuis, chaque jour semble apporter son lot de pertes plus lourd que le précédent. En un mois seulement, si le décompte est exact, vingt-quatre soldats sont tombés au combat.
Cette situation paradoxale nous déchire : sommes-nous en marche vers la rédemption ou nous en éloignons-nous inexorablement ? Nous nous élevons vers les cieux puis retombons brutalement. Après une année exceptionnelle de miracles sans précédent depuis des millénaires, nous voici de nouveau plongés dans les Neuf Jours de deuil, assis à terre pour pleurer la destruction. Que nous dit D.ieu à travers ces événements si contradictoires ?
Les trois opportunités divines gaspillées de notre histoire
Un enseignement bouleversant du Rabbi, révélé dans une Yeh’idout (entretien privé) après la guerre des Six Jours avec le Rav Haïm Goutnik d’Australie, jette une lumière crue sur notre époque. Le Rabbi y dévoile que trois fois dans notre génération, D.ieu a offert au peuple juif une opportunité extraordinaire de déclencher le début de la rédemption.
La première opportunité : 1948, la création de l’État
Quel miracle D.ieu nous a-t-il accordé ! Seulement trois ans après la Shoah, même la Russie communiste au faîte de sa puissance s’est jointe à l’Amérique pour soutenir l’établissement de l’État d’Israël. C’était une opportunité formidable de mener vers la rédemption. D.ieu disait en substance : « Regardez, Je vous donne un lieu où, si vous marchez selon Mes lois, vous pourrez établir un endroit où Je résiderai. »
Mais quelle fut la réponse ? Les rédacteurs de la Déclaration d’indépendance n’étaient même pas prêts à mentionner le nom de D.ieu dans le texte ! Ils sont arrivés à un compromis en écrivant « Tsour Israël » (Rocher d’Israël). Tant de miracles, et ils n’étaient pas disposés à reconnaître le Saint béni soit-Il !
La deuxième occasion manquée : l’opération de Suez
Lors de cette campagne, les Anglais et les Français sont venus nous défendre militairement. Mais nous n’avons pas su traduire cette aide en élévation spirituelle.
Le sommet et la chute : la guerre des Six Jours
Cette guerre était déjà spirituelle par essence. Dans le monde entier, des Juifs même très éloignés de la tradition ont prié, jeûné et se sont mobilisés pour le peuple résidant en Sion. Le danger était terrible, mais l’éveil spirituel fut immense. Nous avons reçu le Kotel après 2000 ans d’exil, nous avons obtenu le contrôle de la Vieille Ville de Jérusalem.
Mais qu’avons-nous fait de cette opportunité ? Le Rabbi explique avec amertume : « Jamais il n’y a eu une heure aussi propice que ces jours-là. Si les dirigeants d’Israël avaient dit au soldat qui combat de canaliser les forces qui se révélaient en lui pendant cette guerre pour l’observance de la Torah et des Mitzvot, dans un esprit de ‘nous ferons et nous comprendrons’, alors le monde entier aurait été prêt à faire de même et tout aurait été différent maintenant. Mais les dirigeants se sont tus et ont eu honte de dire au peuple juif la vérité : qu’il y avait là des miracles surnaturels, qu’il y avait là une aide divine, qu’il y avait là la main de D.ieu. »
Le principe fondamental : le succès matériel comme appel spirituel
Le Rabbi énonce un principe révolutionnaire qui éclaire notre époque : « Le succès matériel du Juif est spiritualité. » Quand un Juif voit un miracle ou connaît une réussite, c’est un appel direct à l’action spirituelle. C’est D.ieu qui lui dit : « Je t’ai choisi, J’attends quelque chose de toi. »
Un exemple saisissant de cette connexion
Une femme de la famille souffrait de douleurs persistantes à l’œil. Après consultation chez les meilleurs spécialistes, on découvrit des calculs dans l’œil qui commençaient à affecter l’autre œil également. Suivant le principe enseigné par le Rabbi, la question fut posée : quelle Mitzva est liée aux yeux ? La réponse vint du Choul’han Aroukh : il est interdit de toucher ses yeux avant la Netilat Yadaïm (ablution rituelle) du matin, car un esprit d’impureté plane sur les mains.
Cette femme très occupée, avec de jeunes enfants, ne faisait pas toujours attention à cette règle. Elle prit sur elle de ne rien faire avant la Netilat Yadaïm matinale. Le problème disparut complètement, comme s’il n’avait jamais existé. Plus de douleurs, plus besoin de traitements – une guérison totale.
L’enseignement du Rambam sur les bénédictions et malédictions
Une question fondamentale traverse toute la pensée juive : pourquoi la Torah ne parle-t-elle que de récompenses matérielles et non du Monde Futur ? Cette interrogation a préoccupé tous les grands maîtres au fil des générations.
Le Rambam apporte une réponse lumineuse : la Torah ne parle pas de récompense et de punissement, mais de conditions de vie nécessaires. C’est comme un employeur qui doit fournir à son employé les outils de travail – bureau, ordinateur, téléphone – non pas comme salaire, mais comme conditions préalables pour qu’il puisse accomplir sa tâche.
D.ieu dit en substance : « Si tu M’observes, Je te donnerai les conditions pour continuer à M’observer – santé, subsistance, tranquillité d’esprit, sécurité. » Le véritable salaire, c’est le Monde Futur. Mais dans ce monde-ci, D.ieu fournit les « conditions de travail » spirituelles.
L’exemple de Og, roi du Bacher
Pour illustrer la différence entre conditions de vie et vraie récompense, le Talmud rapporte qu’Og, roi du Bacher, vécut plus de mille ans. Cet géant des temps antédiluviens reçut cette longévité extraordinaire en récompense d’un seul acte : avoir informé Abraham que Lot avait été capturé, permettant ainsi son sauvetage.
Mais pourquoi Og, et non Moché Rabbénou qui ne vécut « que » 120 ans, reçut-il une telle longévité ? Parce que pour les impies, D.ieu verse la récompense dans ce monde-ci afin qu’ils arrivent dans le Monde Futur « les mains vides » pour recevoir leur châtiment. Moché, lui, recevra sa vraie récompense dans le Monde Futur.
L’urgence absolue du moment présent
Nous nous trouvons aujourd’hui dans une situation d’opportunité exceptionnelle que l’humanité n’a peut-être pas connue depuis des siècles. D.ieu a accompli Sa part avec une générosité stupéfiante : Il nous a donné des miracles à répétition, une aide divine manifeste, Il a fait tomber successivement toutes les nations qui nous menaçaient. Le peuple d’Israël se dresse désormais comme une puissance régionale incontestée.
D.ieu nous dit en substance : « Je suis là pour vous, où êtes-vous par rapport à Moi ? » Maintenant, c’est à nous de traduire cette réalité et de proclamer : « Voyez qui a créé cela, voyez qui a accompli ces prodiges ! » Il nous appartient de relier ces miracles militaires au port des Tefilin, à l’observance du Chabbat et à l’accomplissement de toutes les Mitzvot.
La leçon de la royauté : le roi que D.ieu veut versus le roi que nous voulons
Une réflexion du Tséma’h Tsédek (petit-fils du Baal HaTanya) sur la nature de la royauté éclaire notre situation actuelle. Quand le peuple demanda un roi à Samuel le prophète, celui-ci fut profondément troublé. Pourtant, la Torah ordonne explicitement : « Tu placeras sur toi un roi. »
Le Tséma’h Tsédek explique cette contradiction apparente : le roi que le peuple voulait n’était pas le roi que D.ieu voulait. Le peuple réclamait « un roi comme toutes les nations » – quelqu’un pour maximiser leurs capacités humaines, pour les unifier militairement et politiquement.
Mais D.ieu voulait un roi pour élever le peuple au-dessus de lui-même. Un roi comme le roi David – quelqu’un avec une âme profonde, une sensibilité spirituelle, un effacement intérieur devant D.ieu. Quand David commit sa faute avec Bath-Shéva et Ourie le Hittite, il s’effaça complètement, accepta la réprimande jusqu’à la fin de ses jours, écrivit tout le livre des Psaumes comme témoignage de repentir. Cette réaction d’un dirigeant de la stature de David a approfondi la crainte du Ciel du peuple entier.
L’opportunité actuelle : ne pas répéter les erreurs du passé
Aujourd’hui, nous bénéficions de miracles exceptionnels, mais que faisons-nous de cette aide divine ? L’utilisons-nous « comme toutes les nations » – uniquement pour obtenir plus d’argent, plus de sécurité ? Chez un Juif, tout cela n’est qu’un moyen en vue d’une fin : « Car de Sion sortira la Torah et la parole de D.ieu de Jérusalem. »
Il s’agit de manifester la présence de D.ieu parmi nous, d’installer la résidence du Maître du monde en notre sein, de transformer les miracles militaires en miracles spirituels. Nous nous trouvons à un point critique où nous ne pouvons plus nous permettre de gaspiller cette opportunité extraordinaire.
L’enseignement de la Pâque : l’urgence de saisir l’opportunité
Pourquoi célébrons-nous la sortie d’Égypte par les Matsot, symbole de précipitation ? En réalité, les Hébreux ne sont pas sortis précipitamment – ils sont partis le matin, en plein jour, « sous les yeux de tout l’Égypte » comme des princes. Alors pourquoi cette insistance sur la hâte ?
Le Rabbi explique dans une lettre que la précipitation symbolise le refus de laisser passer l’opportunité divine. Quand D.ieu offre une ouverture, il ne faut pas dire « nous sortirons demain » ou « l’année prochaine. » Le danger n’était pas que les Égyptiens se repentent, mais que parmi les Israélites, certains regrettent de quitter le mode de vie auquel ils s’étaient habitués.
L’appel est éternel : « Un moment propice extraordinaire frappe à notre porte, et particulièrement dans les cercles de la jeunesse existe un mouvement d’éveil puissant vers le retour à nos vraies sources. »
Des exemples concrets d’action et de mission
L’histoire du Rav Mena’hem : la prière comme condition de miracle
Un jeune érudit de 25 ans, le Rav Mena’hem, directeur d’une Yechiva à Jérusalem, développa une tumeur massive dans le cerveau. Après avoir consulté les meilleurs spécialistes, un seul chirurgien au monde était capable de réaliser cette opération délicate. Le coût : 120 000 dollars.
Avant l’intervention, depuis le Ohel du Rabbi à New York, il contacta son guide spirituel, le Rav Yaakov Schochet de Kiryat Malakhi. Celui-ci lui dit : « Mena’hem, tu as besoin d’un miracle de l’ampleur de la sortie d’Égypte. Tu dois donner à D.ieu des raisons de changer les lois de la nature pour toi. »
Le jeune homme s’engagea à écrire un livre pour tout le peuple d’Israël, accessible à chaque Juif, et à travailler sur un projet d’ouvrage rassemblant toutes les coutumes de Habad autour du cycle de l’année. Après 13-14 heures d’opération, il se releva sans aucune séquelle, hormis la perte d’audition d’une oreille prévue d’avance.
Pourquoi ce miracle ? « Pour Toi, D.ieu vivant » – il avait transformé sa guérison en intérêt divin, pas en intérêt personnel.
L’enseignement de l’Arche et des barres de transport
Le Rambam établit une loi étonnante concernant l’Arche Sainte : contrairement à tous les autres objets du Temple dont on retirait les barres de transport une fois installés définitivement, les barres de l’Arche devaient y demeurer en permanence. Pourquoi cette exception ?
Le Rabbi donne une explication chassidique profonde : l’Arche devait toujours être prête au mouvement. Un érudit qui étudie la Torah doit la faire de manière à être constamment prêt à la transmettre. La Torah ne doit pas rester statique, elle doit être « en mouvement. »
Être connecté aux barres de transport signifie être un porteur de Torah, toujours prêt à ce que « de Sion sorte la Torah. » Chacun a sa capacité de diffusion, et il n’y a pas de Juif qui ne puisse contribuer. Que ce soit un enseignement entendu, une histoire vécue, une inspiration reçue – chacun peut devenir ces « barres » qui portent la Torah vers l’avant.
L’exemple du journaliste russe
Un journaliste émigré de Russie, chaque semaine, rédige une chronique sur la Paracha de la semaine en russe. Il intervient aussi dans une émission radio russophone où, dans les dernières minutes, il obtient l’autorisation de partager une réflexion sur la Paracha.
Un jour, une lettre arrive à la direction de la radio : « Qu’est-ce que cette coercition religieuse ? J’allume la radio pour écouter les nouvelles, pourquoi me diffusez-vous des enseignements de la Paracha ? »
Cet homme garde précieusement cette lettre, disant : « Si je monte au Ciel, cette lettre témoignera que j’ai accompli quelque chose dans ce monde. » Voilà l’esprit : chacun doit chercher « sa radio, » son canal pour devenir ces barres qui portent l’Arche vers l’avant.
L’appel urgent de notre génération
Le Rabbi, écrivant il y a plus de cinquante ans, affirmait déjà : « La jeunesse exige qu’on lui dise la vérité dans son intégralité. Même ceux qui ne sont pas encore prêts à accepter le joug des Mitzvot d’un coup sont prêts à entendre la vérité pure, sans compromis. L’expérience a prouvé que lorsque la jeunesse entre en contact avec un judaïsme authentique, elle en est attirée. »
Aujourd’hui, après les miracles de « l’Épée de Fer » et tous les prodiges que nous avons vécus, cette vérité résonne avec une force décuplée. Dans chaque école s’installent des stands de Tefilin, on se dispute avec les directeurs pour obtenir le privilège d’être un canal de bénédiction divine.
Le moment est venu pour chacun de se demander : comment puis-je devenir ces « barres de l’Arche » ? Comment puis-je participer à cette mission extraordinaire de notre génération ? Car nous avons le mérite de vivre une époque où D.ieu frappe véritablement à notre porte, et il serait tragique de laisser passer cette opportunité unique dans l’histoire.
Un Habad de France et son fils de 6 ans ont été victimes d’une agression antisémite brutale dans une station-service près de l’aéroport de Milan-Malpensa. L’incident a commencé par des cris haineux de la foule avant de dégénérer en violences physiques dans les toilettes de la station. Malgré la gravité de l’attaque, les autorités italiennes n’ont pris aucune mesure significative pour identifier les agresseurs.
L’incident : de la provocation à la violence
La scène s’est déroulée dans une station-service proche de l’aéroport de Milan-Malpensa lorsque le Rav hassid Habad et son fils de 6 ans, tous deux de nationalité française, se sont arrêtés lors de leur voyage en Italie. Des témoins présents ont rapidement repéré les signes religieux distinctifs du père et de l’enfant et ont commencé à crier des slogans haineux.
Selon les témoignages et les vidéos diffusées sur les réseaux sociaux, la foule rassemblée sur place a hurlé des propos antisémites explicites : « Assassins, vous n’êtes pas chez vous. Vous êtes à Milan ! Libérez la Palestine ! » L’enfant de 6 ans, visiblement traumatisé par ces cris hostiles, s’est réfugié près de son père qui a tenté de documenter l’agression verbale.
L’escalade vers la violence physique
L’incident a pris une tournure dramatique lorsque le Rav s’est rendu aux toilettes du complexe de la station-service. C’est là qu’il a été brutalement agressé par quatre hommes qui, selon les témoignages sur le terrain, étaient d’origine arabe. L’attaque a été d’une violence inouïe : le Rav a été jeté au sol, roué de coups, et ses lunettes ont été brisées.
Pendant ce temps, son fils de 6 ans a été bousculé et écarté de la scène. Heureusement, un passant qui a reconnu la gravité de la situation s’est interposé pour protéger l’enfant et éviter qu’il ne subisse lui aussi des violences physiques.
Une source au sein de la communauté Habad a confirmé la brutalité de l’agression et l’état de choc dans lequel se trouvent le père et l’enfant suite à cet épisode traumatisant.
L’inaction décriée des autorités italiennes
Malgré la gravité de l’agression antisémite, la police italienne n’a entrepris aucune démarche significative pour identifier et arrêter les agresseurs. Les autorités locales justifient cette inaction en prétendant que la zone des toilettes – où s’est déroulée l’attaque la plus violente – ne dispose pas de caméras de surveillance.
Cette excuse a soulevé l’indignation du gendre du Rav, qui dénonce un « échec grave » des autorités locales dans le traitement de cet incident. Il considère que cette négligence reflète une « impuissance face à la montée de l’antisémitisme en Europe » et met en lumière les défaillances systémiques dans la protection des citoyens juifs.
Retour en France et suites médicales
Le Rav et son fils de 6 ans sont désormais rentrés en France, où le père doit subir une série d’examens médicaux pour évaluer les séquelles de l’agression physique qu’il a subie. L’état psychologique de l’enfant, témoin de la violence subie par son père, fait également l’objet d’un suivi spécialisé.
Réactions et témoignages d’indignation
La communauté juive locale exprime sa consternation et sa préoccupation profonde face à cet événement. Elle appelle les autorités italiennes à agir rapidement pour traduire les agresseurs en justice et à prendre des mesures préventives pour éviter la répétition d’attaques antisémites de cette nature.
Yossef Spitezki, un défenseur des droits juifs français, avait déjà exprimé son alarme face aux premières images de l’incident. « Un homme juif s’arrête dans une station-service sur une autoroute en Italie et se fait harceler avec des cris de ‘Palestine libre’ – simplement parce qu’ils ont vu son fils porter une kippa. Il est français. Il n’a aucun lien avec Israël », avait-il écrit sur les réseaux sociaux.
Un symbole inquiétant de la montée de l’antisémitisme
Cet incident dramatique illustre de manière frappante la banalisation de l’antisémitisme dans l’espace public européen et l’escalade vers la violence physique. Le simple fait de porter des signes religieux juifs devient non seulement un déclencheur d’hostilité, mais peut désormais mener à des agressions brutales, même pour des citoyens n’ayant aucun lien direct avec les conflits au Moyen-Orient.
L’attaque révèle également l’urgence d’une prise de conscience des autorités européennes face à ces actes de haine, car l’impunité dont jouissent les agresseurs ne fait qu’encourager la répétition de tels crimes. Pour la communauté Habad et l’ensemble des Juifs d’Europe, cet épisode sonne comme un rappel dramatique de la fragilité de leur sécurité sur le continent.
Un enseignement profond révèle comment, même dans la destruction du Temple de Jérusalem, l’amour infini du Saint béni soit-Il pour le peuple d’Israël demeure intact. Cette leçon spirituelle éclaire le sens caché des épreuves et la promesse de rédemption future.
Rav Shabtai Slavatitzky, Chalia’h à Anvers
Le mystère des Chérubins révélé dans la destruction
L’un des prodiges les plus extraordinaires de Tisha B’Av se dévoile dans le Talmud (Yoma 54). Lorsque les nations entrèrent dans le Saint des Saints – lieu où seul le Grand Rabbin pouvait pénétrer le jour le plus saint – elles découvrirent les Chérubins enlacés l’un contre l’autre. Elles les sortirent au marché en se moquant : « Ces Israélites s’occupent-ils de telles choses ? »
Pourtant, le Talmud enseigne que lorsque les Israélites montaient en pèlerinage, on leur montrait ces mêmes Chérubins enlacés en disant : « Voyez votre amour devant l’Omniprésent ! » Car selon leurs actions spirituelles, les Chérubins se tournaient soit l’un vers l’autre (amour divin), soit vers la Maison (éloignement).
La question fondamentale : pourquoi l’amour au moment de la destruction ?
Le Ri Migash pose une question saisissante : si au moment de la destruction, le peuple d’Israël était dans un état spirituel défaillant avec la haine gratuite, comment les Chérubins pouvaient-ils être enlacés, témoignant de l’amour divin ? La réponse révèle l’essence même de notre relation avec D.ieu.
Même dans la destruction apparente, même quand il semble que D.ieu s’est séparé d’Israël, le lien éternel demeure intact. « Vous êtes des enfants pour l’Éternel votre D.ieu » – cette relation ne peut jamais être rompue. Dans cette situation terrible se trouve le potentiel même de réparation.
La parabole de l’apprentissage : quand l’amour se cache
Comme un père qui apprend à son enfant à marcher : il le soutient d’abord, puis s’éloigne apparemment. L’enfant tend les mains, supplie, mais papa s’éloigne. Cet éloignement apparent cache en réalité plus d’amour, car le père renonce à son plaisir immédiat pour développer son enfant.
Ainsi, nos difficultés sont l’expression d’un amour immense du Saint béni soit-Il pour révéler nos forces cachées. Parfois le chemin vers la croissance demande patience et temps.
La destruction des pierres plutôt que du peuple
Le Midrash sur le Psaume d’Asaph explique pourquoi il s’agit d’un « psaume » et non d’une lamentation lors de la destruction. Comme un roi qui détruit la ‘houppah de son fils rebelle mais épargne le fils lui-même, D.ieu déversa Sa colère sur les arbres et les pierres, non sur Israël.
Pourquoi les pierres furent-elles détruites ? Car le peuple s’était habitué aux miracles du Temple – les dix miracles constants, la révélation divine permanente – mais ne regardait plus que la beauté matérielle : les arbres magnifiques, les pierres précieuses, les ustensiles d’or. Ils avaient perdu le lien intérieur au Temple.
Le principe fondamental : la contraction précède la révélation
La ‘Hassidout enseigne que « la contraction est un besoin de révélation ». Pour créer le monde, D.ieu fit une contraction de Sa lumière infinie, permettant l’existence indépendante. De même, toute nouvelle révélation nécessite d’abord une dissimulation.
Le manque est le moteur de toute création. Ford inventa l’automobile non en améliorant les chevaux, mais en sortant du cadre habituel. Nous bénissons D.ieu pour nos manques car ils sont le carburant de notre croissance.
Notre génération et la venue du Messie
Pourquoi notre génération mérite-t-elle d’amener le Messie ? Moïse Rabbenou, voyant prophétiquement notre époque avec ses épreuves matérielles et spirituelles terribles, s’émerveilla : malgré toutes les tentations modernes accessibles instantanément, cette génération résiste et garde la Torah avec sacrifice. Cette résistance dans l’obscurité révèle plus de lumière divine que jamais auparavant.
L’histoire de Rav Mendel Futerfas en prison soviétique illustre cette grandeur : emprisonné pour avoir aidé des Juifs, il portait toujours deux paires de Tefillin – une pour lui, une pour un éventuel codétenu juif. Quel amour d’Israël ! Sa première question à travers les canalisations de la prison ne fut pas « Qui es-tu ? » mais « Es-tu dans la joie ? »
Les secondes Tables supérieures aux premières
Comme les secondes Tables furent plus élevées que les premières – contenant non seulement les Dix Commandements mais toute la Torah orale – notre époque post-destruction révèle une grandeur inédite. « Il n’y a rien de plus entier qu’un cœur brisé », dit le Kotzker. Justement nos actions dans l’exil amèneront le Messie, contrairement à celles d’avant la destruction.
Comprendre la rébellion comme quête d’authenticité
L’histoire du jeune homme aux cheveux longs pleurant à la hitva’adout révèle une vérité profonde : « Je faisais tout – Tefillines, Chabbat, Tzitzit – mais sans émotion, sans lien authentique. Est-ce cela que D.ieu veut ? » Sa « déconnexion » révélait paradoxalement sa soif de connexion véritable.
Rabbi Tzadok HaKohen explique « Vous avez été rebelles avec l’Éternel » : la rébellion vient de l’intérieur du lien, pas de l’extérieur. C’est un cri pour une connexion plus profonde, non de l’indifférence.
La naissance du Messie à Tisha B’Av
Le Talmud de Jérusalem enseigne que le Messie naquit à Tisha B’Av même ! Dans la crise se trouve le potentiel de rédemption. Tisha B’Av est la graine plantée d’où tout germera. Tous les jeûnes se transformeront en jours de joie dans l’avenir.
Comme le verre brisé sous la ‘houppah : après la première phase parfaite du mariage vient parfois une phase de fissures, mais c’est justement de cette « brisure » que naissent les vrais mariages durables.
Le Baal Chem Tov enseigne : « C’est une détresse pour Jacob, et de celle-ci il sera sauvé. » « Détresse » (tzara) vient de « tzohar » (fenêtre, lumière). Prends ta détresse et construis-en une fenêtre vers la lumière.
Le message final : de la fuite vers D.ieu
Rabbi Shlomo Ibn Gabirol écrit : « Si Tu cherches à me perdre, je fuirai de Toi vers Toi ! » Parfois nous fuyons D.ieu vers D.ieu même. Cette fuite courbe nous ramène finalement à la maison.
Chaque défi est une opportunité de révélation. Celui qui porte le deuil de Jérusalem – montrant ainsi son lien profond – méritera de voir sa joie. Car la douleur révèle l’amour.
Puissions-nous mériter bientôt la venue du Messie, la résurrection des morts, et voir la Torah nouvelle : « La terre sera remplie de la connaissance de l’Éternel comme les eaux couvrent la mer » !
Rav Shabtai Slavatitzky est né en 1951 à Tel-Aviv. Il est le principal émissaire Habad en Belgique. Après des études brillantes à la Yechiva Kol Torah puis à Kfar Habad et New York (770), il est envoyé en 1974 par le Rabbi de Loubavitch pour développer Habad à Anvers.
En près de 50 ans d’activité, il a créé un vaste réseau d’institutions : Batei Habad, organisations caritatives, séminaire féminin, mikvéot, colonies de vacances, institut rabbinique et centre d’aide psychologique. Respecté par tous les courants juifs et les autorités belges, il a reçu une décoration municipale en 2012.
Spécialiste des défis de la vie religieuse moderne, il est sollicité mondialement pour des conférences sur l’éducation et la vie conjugale. Depuis 2021, sa chaîne YouTube totalise près de 2 millions de vues avec ses cours hebdomadaires, diffusés aussi sur les réseaux sociaux par ses disciples.
Figure emblématique du judaïsme européen contemporain, il incarne le rayonnement moderne de la ‘hassidout Habad.
À travers la Paracha Devarim, le Saint béni soit-Il nous délivre un message d’une actualité saisissante qui transcende les siècles. Alors que Moïse préparait jadis le peuple d’Israël aux lendemains de leurs éclatantes victoires contre les géants Sihon et Og, nous traversons aujourd’hui des prodiges comparables suite à nos triomphes militaires récents. Ces jours solennels de bein hametzarim nous enseignent que l’unité du peuple demeure, hier comme aujourd’hui, le secret de toutes nos victoires.
Rav Yohanan Butman
La Paracha Devarim : une boussole spirituelle pour notre époque
Cette semaine marque l’ouverture du Deutéronome, alors que nous sommes témoins d’événements historiques sans précédent avec nos récentes victoires militaires. La Paracha nous tend une véritable boussole spirituelle en ces jours de introspection que sont les bein hametzarim – période qui commémore certes la destruction du Temple, mais qui constitue surtout un temps de préparation intense vers l’avenir.
Dans ce contexte prophétique, Moïse notre maître s’adresse au peuple au lendemain de la défaite de deux colosses que le monde entier redoutait : Sihon, roi des Amoréens qui régnait depuis l’imprenable Heshbon, et Og, souverain du Bashan. Ces monarques gouvernaient depuis des citadelles réputées inexpugnables, des bastions naturellement fortifiés. La puissance de Sihon était telle qu’il pouvait défier seul n’importe quel adversaire, sans même solliciter l’aide d’Og, et inversement. Face à de tels géants, seule l’intervention divine rendit possible leur chute.
Quand l’Histoire se répète : nos victoires contemporaines
Les échos de cette épopée biblique résonnent avec une intensité troublante dans notre réalité contemporaine. Les parallèles entre les victoires d’alors et nos triomphes récents contre l’Iran et le Hezbollah frappent par leur précision. Ces puissances, que la communauté internationale redoutait par-dessus tout, semblaient aussi invincibles que jadis Sihon et Og. Le Hamas lui-même, galvanisé par les soutiens financiers de multiples nations, incarnait une menace d’une ampleur considérable.
Pourtant, conformément au schéma biblique, ces adversaires apparemment indestructibles se sont effondrés. En l’espace de onze jours seulement – cette même durée symbolique du voyage accéléré de Horeb -, nous avons accompli contre l’Iran des exploits qui auraient pu nécessiter des années d’efforts. Des dizaines de commandants d’élite ont été neutralisés, des installations nucléaires stratégiques détruites, et tout récemment encore, un complexe secret développant une arme électromagnétique capable de paralyser l’infrastructure énergétique d’Israël a été anéanti.
Le miracle le plus saisissant demeure celui-ci : chacun de nos soldats engagés dans ces missions périlleuses est revenu intact, sans la moindre perte. Un tel prodige n’avait jamais été enregistré dans toute l’histoire militaire d’Israël.
La dimension métaphysique des victoires terrestres
Les Sages nous dévoilent une vérité fondamentale à travers le Midrash : avant que le Saint béni soit-Il ne précipite la chute des nations terrestres, Il orchestre d’abord la défaite de leurs anges protecteurs dans les sphères célestes. Cette séquence cosmique trouve son illustration parfaite dans les paroles divines adressées à Moïse : « Vois, J’ai commencé à livrer devant toi Sihon et son pays. »
Rachi déchiffre pour nous ce mystère : l’ange gardien des Amoréens gisait déjà, terrassé et humilié sous les pieds de Moïse. Cette chute spirituelle préfigure invariablement la victoire physique. Car pour triompher dans nos combats les plus décisifs, nous devons d’abord bénéficier de cette bravoure divine, de cette réussite transcendante qui s’opère dans les hauteurs célestes avant de se déployer dans notre monde matériel.
C’est cette leçon éternelle que Moïse transmet au peuple : nos victoires les plus éclatantes ne sont jamais le fruit du hasard, mais l’expression tangible d’une intervention divine qui commence toujours par ébranler les fondements spirituels de nos adversaires.
L’unité : cette arme spirituelle décisive
La Torah nous révèle ici un aspect stratégique souvent méconnu : au-delà de leur puissance militaire et de leur sophistication technique, nos ennemis possèdent une force d’une tout autre nature – la cohésion spirituelle. Le texte biblique souligne avec précision qu’aucune « kirya » – aucune communauté véritablement unie – ne put résister à notre avancée.
Cette kirya symbolise bien plus qu’une simple alliance tactique : elle incarne cette cohésion profonde, cette unité organique qui permet à un peuple de vivre comme une communauté parfaitement soudée. Une telle force spirituelle s’avère redoutablement difficile à vaincre, et nous l’observons encore aujourd’hui chez nos adversaires. Qu’il s’agisse du régime iranien ou des factions de Gaza, leur unité apparente – aussi factice soit-elle – constitue indéniablement leur principale source de résistance.
Comment donc les surmonter ? Par notre propre cohésion, infiniment plus authentique et plus profonde. Notre unité véritable possède ce pouvoir mystérieux de faire s’effondrer la leur, exactement comme nous l’enseigne l’épisode de la Tour de Babel : lorsque D.ieu brisa leur communication commune, leur projet titanesque s’écroula instantanément. La dispersion des langues suffit à anéantir leur rêve de puissance, car leur unité n’était qu’artificielle.
Des jours de deuil vers l’espérance : la transformation des bein hametzarim
Ces jours solennels de bein hametzarim portent en eux une leçon d’une actualité brûlante : c’est la haine gratuite qui provoqua jadis la destruction du Second Temple. Comment réparer cette blessure historique ? Par son antidote naturel : l’amour gratuit, cette unité authentique qui doit rayonner à tous les échelons de notre existence collective – familles, cercles d’amis, classes d’étude, communautés locales, villes entières.
Vivre ensemble dans cette harmonie véritable, c’est développer cette force qui fait s’effondrer non seulement la puissance matérielle de nos adversaires, mais aussi – et surtout – leur cohésion spirituelle. Car l’unité véritable est contagieuse : elle se propage et finit par dissoudre les alliances factices qui lui font face.
De la vision prophétique à la reconstruction imminente
Le Saint béni soit-Il choisit de nous parler précisément durant cette période charnière de introspection, cette transition délicate entre un passé douloureux et un avenir radieux, entre la mémoire de la destruction et l’imminence de la reconstruction du Temple. Le prochain Shabbat Hazon illustre parfaitement cette dualité : nous y lirons certes la vision d’Isaïe annonçant la destruction, mais selon la Hassidout, ce même terme « hazon » évoque simultanément la vision du Troisième Temple, cette révélation accordée à chacun durant cette période bénie.
Comme l’enseigne prophétiquement le verset : « Sion sera rachetée par la justice et ses convertis par la charité. » Par l’approfondissement de notre étude de la Torah – particulièrement les lois régissant la construction du Temple et les modalités de la Délivrance future – et par l’intensification de nos actes de bienfaisance, nous possédons le pouvoir d’accélérer la descente de ce Temple déjà achevé et qui nous attend dans les sphères célestes.
Au sortir de nos victoires éclatantes, au lendemain de ces triomphes militaires sans précédent, nous pénétrons maintenant dans cette phase décisive de préparation spirituelle pour notre entrée définitive en Terre d’Israël dans ses frontières véritables. Nous savons désormais avec certitude que nous triompherons du Hamas, que nous ramènerons chacun de nos captifs, et que le peuple d’Israël retrouvera Sion dans une joie éternelle, très bientôt, Amen.
Rav Yohanan Butman
Le Rav Yohanan Butman, né en 1969 à Tel Aviv, est l’émissaire officiel du Rabbi et directeur du Beth Habad central de Hadera. Frère jumeau du Rav Yehouda Butman, il est fils de R’ Shalom Dober Butman et de Mme Devorah, dirigeante de l’organisation des femmes Habad en Terre Sainte.
Parcours:
Formation dans les Yechivot Tomkhei Temimim en Israël, puis au 770 à Brooklyn
Marié à Leah, fille du hassid R’ Its’hak Tzvi Eisenbach
Envoyé par le Rabbi en 1993 à Hadera pour rejoindre l’émissaire local Rav Kalonimus Kopczyk
Réalisations à Hadera:
Directeur général des institutions Habad de la ville
Création d’un réseau éducatif complet : jardins d’enfants, Talmud Torah pour garçons, école pour filles
Direction d’une soupe populaire distribuant des centaines de repas quotidiens aux nécessiteux
Élu « homme de l’année » de Hadera en 2008
Défis et expansion:
Direction d’une trentaine d’émissaires supplémentaires dans les quartiers de la ville
Ouverture d’un kollel d’érudits en 2016 combinant études rabbiniques et diffusion du judaïsme
Le Rav Butman incarne le développement moderne du mouvement Habad en Israël, alliant action sociale, éducation et rayonnement spirituel.