Instruction du Rabbi  pour la veille de Roch Hodech Av (vendredi 25 juillet 2025) : « Donner l’équivalent de 2 ou 3 repas  à la Tsédaka »

Instruction du Rabbi pour la veille de Roch Hodech Av (vendredi 25 juillet 2025) : « Donner l’équivalent de 2 ou 3 repas à la Tsédaka »

Il y a un mouvement croissant parmi les cercles d’Anash pour suivre les instructions du Rabbi concernant les jours de « Bein Hametzarim », les trois semaines, y compris une instruction que beaucoup ne connaissent pas : donner à la charité, la veille du mois d’Av, une somme équivalente à deux repas, voire trois repas. En d’autres termes, cette donation vise à remplacer le jeûne habituellement observé pendant cette journée.

LA PÉRIODE DES 3 SEMAINES

1) Etudier les lois du Beth Hamikdach (Sefer Ye’hezkel à partir du Perek 40, Massé’het Midot, Hil’hot Beth Habé’hira du Rambam).

2) Durant les jours de « Béne Hamétsarim » (3 semaines), il faudra ajouter en plus dans l’étude de la Torah et le don de la Tsédaka (Par exemple: quelques minutes en plus par jour et quelques pièces en plus de Tsédaka).

3) Les 3 semaines sont divisées en 5 périodes:
A chacune de ces périodes, il faudra ajouter dans l’étude de la Torah et le don de la Tsédaka.

  1. – Du 17 Tamouz jusqu’à Roch ‘Hodech Av
  2. – A partir de Roch ‘Hodech Av, début des 9 jours,
  3. – La semaine de Ticha Béav
  4. – La Veille de  Ticha Béav
  5. – Jour de Ticha Béav

4) La veille de Roch ‘Hodech Av (cette année, vendredi 25 juillet 2025), le Rabbi demande d’ajouter de façon spéciale dans l’étude de la Torah, la Téphila et la Tsédaka.  

La Tsédaka donnée Erev Roch Hodech Av, pour chaque membre de la famille, doit doit être d’un montant équivalent à 2 repas ou si possible 3 repas (la valeur d’un repas est estimée habituellement à 5€ et au minimum à 2€). Cliquez ici pour faire une Tsedaka en ligne

La décision d’accomplir ces instructions doit être prise avant les 3 semaines. Ceux qui ne l’auront pas fait avant, devront le faire au plus tôt.

Ceux qui n’auront pas pu le faire le jour même, pourront se rattraper les jours suivants.

5) Ecouter un siyoum chaque jour (En direct environ vers 14h30 sur Radio J).

6) faire un effort particulier en ce qui concerne les Mivtsaïm (Par exemple: mettres les Téfilines à ceux qui ne les ont pas encore mis, installer et faire vérifier les Mézouzot dans des maisons etc..).

Source: Introduction du livre « הלכות בית הבחירה להרמב »ם עם חידושים וביאורים », rédigé par le Rav Avraham Barou’h Pevzner

 

 

 

Le basketteur israélien Yonatan Levy fait escale au Beth Habad de Malibu avant de rejoindre l’université Pepperdine

Le basketteur israélien Yonatan Levy fait escale au Beth Habad de Malibu avant de rejoindre l’université Pepperdine

 

Yonatan Levy, joueur de basketball israélien de 23 ans, a marqué une pause spirituelle significative lors de son passage aux États-Unis. Sa visite au Beth Habad de Malibu illustre l’importance du maintien des traditions religieuses pour les sportifs israéliens évoluant à l’étranger. Cette démarche témoigne d’une génération d’athlètes qui conjuguent excellence sportive et fidélité à leurs racines.

 

 

Le pivot israélien Yonatan Levy, nouvellement recruté par l’université Pepperdine, a effectué un arrêt remarqué au Beth Habad de Malibu où il a mis les téfilines et prié, accompagné par les émissaires locaux. Cette visite marque symboliquement le début d’un nouveau chapitre dans la carrière du jeune athlète de 2,06 mètres.

Un parcours sportif prometteur

Yonatan Levy arrive en Californie avec un bagage sportif déjà solide. Le jeune centre, qui culmine à 2,06 mètres, a évolué ces deux dernières années dans les rangs d’Eilat, club respecté du championnat israélien. Son passage par l’université de Green Bay quelques mois auparavant témoigne d’une progression constante dans sa carrière internationale.

L’intégration du programme basketball de l’université Pepperdine représente une étape cruciale pour le joueur de 23 ans. Cette université californienne, réputée pour son excellence académique et sportive, offre une plateforme idéale pour les athlètes souhaitant allier études supérieures et performance athlétique de haut niveau.

Une halte spirituelle significative

Avant de se concentrer pleinement sur ses nouveaux défis sportifs, Levy a choisi de faire une escale particulièrement symbolique au Beth Habad de Malibu. Cette démarche, loin d’être anecdotique, révèle l’attachement profond du jeune homme à ses traditions et à sa foi.

Accompagné par le Rav Shalom Igel, qui œuvre tout au long de l’année auprès des étudiants juifs de l’université Pepperdine, et le Rav Levi Konin du Habad de Malibu, Levy a vécu un moment de recueillement intense. La mise des Tefilines et la prière ont marqué cette transition importante de sa vie, alliant reconnaissance spirituelle et préparation mentale.

« Cette visite représente bien plus qu’un simple rituel », explique un proche du milieu sportif israélien. « Pour ces jeunes athlètes qui évoluent loin de chez eux, maintenir ce lien avec leurs racines constitue un ancrage psychologique fondamental. »

L’engagement du mouvement Habad auprès des étudiants

L’initiative du Rav Shalom Igel illustre parfaitement la mission du mouvement Habad auprès de la jeunesse juive dispersée à travers le monde. Son travail constant avec les étudiants juifs de Pepperdine crée un réseau de soutien précieux pour ces jeunes expatriés.

Le Beth Habad de Malibu, dirigé par le Rav Levi Kunin, joue un rôle central dans l’accueil et l’accompagnement spirituel des membres de la communauté juive locale. Ces institutions deviennent souvent des refuges culturels et religieux pour les Israéliens installés temporairement ou définitivement aux États-Unis.

Un modèle pour la jeunesse sportive israélienne

Le geste de Yonatan Levy résonne particulièrement dans un contexte où de nombreux jeunes sportifs israéliens tentent leur chance à l’étranger. Sa démarche prouve qu’excellence sportive et fidélité aux traditions ne sont nullement incompatibles.

Cette approche pourrait inspirer d’autres athlètes israéliens évoluant dans le système universitaire américain. En marquant ainsi le début de son nouveau parcours, Levy envoie un message fort sur l’importance de rester connecté à ses valeurs fondamentales, même dans la poursuite d’ambitions sportives internationales.

L’avenir dira si cette préparation spirituelle accompagnera efficacement la progression sportive du jeune pivot, mais elle témoigne déjà d’une maturité remarquable dans l’approche globale de sa carrière.

La Révolution de la Joie : Quand notre Génération transcende l’amertume spirituelle

La Révolution de la Joie : Quand notre Génération transcende l’amertume spirituelle

 

Cet enseignement du Tanya révèle l’importance cruciale de l’équilibre entre amertume et joie dans la pratique spirituelle. Cette approche permet de transcender les défis d’une génération qualifiée d’orpheline sur le plan intellectuel. Les enseignements offrent une voie vers l’élévation spirituelle authentique.

 

 

La Nature Suprême de la Prière

La prière représente le service suprême de l’âme. Pour atteindre cette dimension élevée, il est essentiel de faire les choix spirituels appropriés. L’intériorité de cette pratique exige une préparation particulière : avant de prier, il convient de cultiver un sentiment d’amertume et d’annulation, en se courbant complètement devant la divinité.

Paradoxalement, les enseignements nous indiquent également qu’il faut se préparer à la prière dans un esprit de joie profonde. Cette apparente contradiction constitue l’un des défis majeurs de notre époque.

Une Génération d’Orphelins Spirituels

Selon la Tanya, nous sommes appelés « dor yatom » – une génération d’orphelins. Cette appellation ne fait pas référence, D.ieu ne plaise, à l’absence de parents biologiques, mais à un manque spirituel profond. Dans le contexte spirituel, le « papa et la maman » représentent la ‘Hokhma (sagesse) et la Bina (compréhension) – les facultés intellectuelles supérieures.

Cette génération d’orphelins se caractérise par l’absence d’intellect spirituel développé. Or, c’est précisément l’intellect qui nous aide à fusionner des sentiments apparemment contraires. Sans cette capacité intellectuelle, nous ressemblons à un enfant incapable de réconcilier des émotions opposées.

Le Défi de la Fusion des Contraires

La difficulté réside dans notre incapacité à fusionner simultanément un sentiment d’amertume d’un côté et un sentiment de joie de l’autre. Face à cette limitation, une solution pratique s’impose : il faut devancer le sentiment d’amertume.

Cette préparation doit idéalement avoir lieu chaque soir. Si cela s’avère impossible quotidiennement, au minimum la veille du Chabbat – le jeudi soir – constitue un moment privilégié pour ce travail spirituel.

La Signification Profonde du Chabbat

Le Chabbat représente véritablement notre service suprême, celui qui permet de retourner à sa source divine. Cette journée sainte incarne le fait que les mondes s’élèvent et retournent à leur origine primordiale. C’est donc le moment le plus propice pour entreprendre ce retour à la source, accompagné d’une joie suprême.

L’Évolution Spirituelle de Notre Génération

Le Rabbi a enseigné que dans notre génération, nous ne sommes plus du tout liés à l’amertume inférieure traditionnelle. Le travail spirituel doit désormais s’accomplir dans la joie pure.

Dans l’ordre chronologique des générations, l’année 5785 se situe symboliquement le vendredi après-midi, après l’heure de Minah – moment où cessent les supplications et où disparaît toute forme de tristesse.

Le Message de Libération Divine

Le travail de Techouva (repentir/retour) s’inscrit dans cette perspective joyeuse. Comme D.ieu le déclare : « Comme Je t’ai libéré, maintenant Je te libère de toute faute. » Cette libération nous permet de revenir vers D.ieu avec une joie authentique et transformatrice.

Cette approche révolutionnaire de la spiritualité nous invite à embrasser un chemin de service divin empreint de joie plutôt que d’amertume, marquant ainsi l’avènement d’une nouvelle ère dans la pratique spirituelle juive.

 

 

Ukraine : un homme de 60 ans d’Odessa choisit de faire sa Brith Milah au dernier moment

Ukraine : un homme de 60 ans d’Odessa choisit de faire sa Brith Milah au dernier moment

 

Une cérémonie de Brith Milah prévue pour un nouveau-né dans la communauté juive d’Odessa a pris une tournure extraordinaire lorsqu’un homme de 60 ans a spontanément demandé à faire lui aussi la circoncision rituelle. Cette décision impulsive a transformé un événement familial en moment historique pour toute la communauté ukrainienne.

 

Dans la communauté juive d’Odessa en Ukraine, Boris, employé de 60 ans responsable du parking de la synagogue, a surpris tout le monde en demandant à être circoncis rituellement le même jour qu’un nouveau-né. Sa démarche spontanée et émouvante illustre la renaissance spirituelle dans cette région marquée par la guerre.

Une décision spontanée qui bouleverse la communauté

L’histoire commence comme une célébration familiale ordinaire dans la communauté juive d’Odessa. Un couple local s’apprêtait à célébrer la Brith Milah de leur cinquième enfant, un petit garçon né dans de bonnes conditions malgré le contexte difficile de la guerre en Ukraine.

C’est alors que Boris, employé sexagénaire qui travaille comme responsable du parking près de la synagogue, entend par hasard les préparatifs de cette cérémonie religieuse. Dans un élan spontané qui surprendra toute l’assemblée, il prend une décision qui changera sa vie : lui aussi veut recevoir la Brith Milah.

« Mon père ne m’a pas circoncis, mais maintenant il pourra voir d’en haut que je continue dans la voie du judaïsme et que j’entre dans l’alliance d’Abraham notre patriarche », confie-t-il les larmes aux yeux au Rav de la communauté.

Une nuit blanche d’émotion et d’attente

Après vérification de sa judéité par les autorités religieuses locales, la demande de Boris est acceptée avec joie. L’homme de 60 ans insiste pour que la cérémonie ait lieu le plus rapidement possible, avant même la prière matinale de Cha’harit.

L’émotion est si intense que Boris ne parvient pas à fermer l’œil de la nuit. Cette insomnie témoigne de l’importance spirituelle que revêt cet acte pour cet homme qui a attendu six décennies avant de franchir ce pas décisif vers sa foi ancestrale.

La cérémonie prend une dimension particulière quand les bénédictions post-circumcision sont prononcées par le Rav Yossef Its’hak Wolf, Grand Rabbin de Kherson. Ce dernier séjournait justement à Odessa après avoir miraculeusement échappé à une attaque de drone russe qui avait frappé près de son véhicule.

Barouch ben Abraham : une nouvelle identité spirituelle

Boris reçoit officiellement le nom hébraïque de « Barou’h ben Avraham », marquant symboliquement sa nouvelle naissance spirituelle. Ce choix n’est pas anodin : il honore la mémoire de son père tout en s’inscrivant dans la lignée du premier patriarche juif.

Le moment culminant arrive lors de la lecture de la Torah qui suit immédiatement la Brith Milah. Pour la première fois de sa vie, Boris monte à la Torah avec le statut de « Hatan » (marié spirituel), accompagné des traditionnelles projections de bonbons. Cette scène provoque une émotion généralisée dans la synagogue, où aucun fidèle ne peut retenir ses larmes face à ce témoignage de foi tardive mais sincère.

Cette histoire illustre parfaitement la vitalité de la communauté juive ukrainienne qui, malgré les défis de la guerre, continue de vivre pleinement sa spiritualité et d’accueillir ceux qui souhaitent renouer avec leurs racines.

Habad en Grèce : Mykonos accueille son premier Sefer Torah dans une cérémonie historique

Habad en Grèce : Mykonos accueille son premier Sefer Torah dans une cérémonie historique

 

Plus de 120 personnes se sont rassemblées sur l’île grecque de Mykonos pour célébrer l’arrivée d’un nouveau Sefer Torah au Beth Habad local. Cette cérémonie marque un tournant spirituel majeur pour la communauté juive de cette destination touristique prisée. L’événement représente une première historique pour l’île méditerranéenne.

 

 

 

L’île grecque de Mykonos a vécu un moment historique avec l’accueil solennel d’un nouveau Sefer Torah au sein de son Beth Habad. Cette cérémonie, qui a réuni plus de 120 participants de tous âges, marque l’établissement d’un hub spirituel permanent sur cette destination touristique internationale. Les émissaires Habad Rav Uziel Moshe et Shterna Sara Friedland ont organisé cet événement exceptionnel, soutenu par la communauté juive parisienne et le Grand Rav de Grèce.

Une mobilisation communautaire exceptionnelle

La cérémonie s’est déroulée dans un cadre unique, au bord de la piscine du nouveau Beth Habad de Mykonos. Les organisateurs, Rav Uziel Moshe et son épouse Shterna Sara Friedland, ont exprimé leur gratitude envers Rav Menachem Ladiyov, émissaire Habad à Paris, qui a orchestré la donation du précieux rouleau de Torah.

« C’est une révolution spirituelle pour notre communauté », ont déclaré les émissaires, soulignant l’importance de cet événement pour l’avenir de la vie juive sur l’île. L’organisation a également bénéficié du soutien logistique de Rav Itzik Shmueli de Rehovot, démontrant la solidarité internationale de la communauté.

Participation et festivités traditionnelles

L’événement a attiré des participants venus de différents horizons, tous unis par cette célébration spirituelle. La cérémonie a respecté les traditions ancestrales, permettant aux invités d’écrire les dernières lettres du Sefer Torah, geste symbolique de participation à cette œuvre sacrée.

Les festivités se sont poursuivies avec des danses traditionnelles, animées par le chanteur Yoni Shlomo et le claviériste Arale Lipsker. Cette dimension festive a renforcé l’aspect communautaire de l’événement, créant des liens durables entre les participants.

Un projet d’envergure pour Mykonos

Le nouveau Sefer Torah s’intègre dans un projet plus vaste visant à faire du Beth Habad de Mykonos un véritable hub pour toutes les activités juives de cette destination touristique prisée. Les installations proposent désormais une synagogue, des repas de Chabbat, des cours d’étude et des programmes pour les fêtes juives.

Rav Menachem Mendel Hendel, émissaire principal de Grèce basé à Athènes, a fait le déplacement spécialement pour participer à cette cérémonie. Sa présence souligne l’importance stratégique de ce développement pour l’ensemble de la communauté juive grecque.

La célébration s’est achevée par un repas festif (seoudas mitsva), durant lequel les participants ont pu mesurer l’ampleur du développement de la vie juive sur l’île. Cette initiative illustre parfaitement l’expansion mondiale du mouvement Habad et son adaptation aux nouveaux défis du tourisme juif international.

Cette cérémonie historique ouvre une nouvelle page pour Mykonos, transformant cette île cosmopolite en destination accueillante pour les voyageurs juifs du monde entier, désireux de maintenir leurs traditions lors de leurs séjours en Méditerranée.

 

















À 90 secondes de bombarder Téhéran : les révélations explosives d’Israel Katz au commentateur militaire Mendy Rizel

À 90 secondes de bombarder Téhéran : les révélations explosives d’Israel Katz au commentateur militaire Mendy Rizel

Le ministre de la Défense israélien Israel Katz dévoile les coulisses de l’opération « Am K’Lavi » qui a visé le programme nucléaire iranien en juin 2025. Des jets de combat israéliens se trouvaient à seulement 90 secondes de bombarder le cœur de Téhéran avant que Donald Trump n’ordonne l’arrêt de l’attaque finale. Cette révélation soulève des questions cruciales sur la coordination militaire américano-israélienne et l’avenir de la stratégie régionale.

 

 

Lors d’un briefing exclusif au Kirya de Tel Aviv accordé au commentateur militaire Mendy Rizel de la radio Kol Barama et de Channel 14, le ministre de la Défense Israel Katz a livré des détails inédits sur l’opération militaire la plus ambitieuse jamais menée par Israël contre l’Iran. L’opération « Am K’Lavi », lancée le 12 juin 2025, visait à neutraliser les installations nucléaires iraniennes et s’est achevée dans un suspense dramatique avec l’intervention de dernière minute du président américain.

Une planification secrète de plusieurs mois

La genèse de cette opération historique remonte à la période post-Pessa’h, lorsque l’état-major israélien a conclu que le moment était venu de frapper les programmes nucléaires et balistiques iraniens. Deux facteurs décisifs ont mûri simultanément : l’affaiblissement de l’influence iranienne via ses proxys, notamment après les coups portés au Hezbollah et l’effondrement du régime Assad, ainsi que l’arrivée de Donald Trump à la Maison Blanche.

« Nous avions réuni toutes les conditions favorables », explique Israel Katz lors du briefing exclusif accordé au commentateur militaire Mendy Rizel de la radio Kol Barama et de Channel 14. « L’Iran était isolé, ses alliés affaiblis, et nous avions un président américain qui comprenait la menace. »

Le 15 mai, le premier ordre d’attaque fut donné sous le nom de code « P+14 », signifiant une préparation à l’action dans les 14 jours. Cinq jours plus tard, un document classifié intitulé « Hila Readiness, P+7 » était signé, accélérant encore le calendrier.

Le moment de vérité : « Êtes-vous prêts à agir ? »

Le 27 mai marqua un tournant décisif avec une discussion approfondie entre le ministre de la Défense et les représentants de l’armée de l’air et du renseignement. « Je leur ai posé deux questions cruciales », se souvient Katz. « Avez-vous confiance en nos capacités, et êtes-vous disposés à agir ? La réponse aux deux questions fut oui. »

Cette confirmation donna le feu vert final à l’opération. Le 9 juin, trois jours avant le début des hostilités, l’ordre définitif était émis : « Activer la disponibilité opérationnelle et définir le jour J : jeudi 12 juin 2025. »

La discrétion fut maintenue jusqu’au bout. La plupart de l’état-major ne fut informée que quelques heures avant le début de l’opération. En revanche, le général Rafi Milo, commandant du Front intérieur, avait été briefé des mois à l’avance pour préparer la population civile. « Le front intérieur n’avait jamais fait face à une guerre comme celle-ci », précise le ministre.

Déceptions iraniennes et intelligence israélienne

L’une des préoccupations majeures concernait les fuites potentielles. « Il n’y a eu aucune fuite des réunions du Cabinet car tous les ministres étaient d’accord sur la justesse de cette démarche », révèle Katz. « Les fuites du Cabinet surviennent généralement lors de désaccords, quand certains ministres veulent exposer leurs différends dans les médias. »

Paradoxalement, le principal danger vint d’Iran même. Un haut responsable iranien, qualifié de « véritable professionnel » par un officier militaire senior, avait commencé à soupçonner quelque chose et faillit déjouer l’ensemble du plan. Israël dut employer une « déception intelligente » pour l’attirer dans un piège, menant à son élimination lors de la première frappe.

« À son crédit, il était un vrai professionnel dans ce sens », reconnaît un responsable militaire. L’homme fut éliminé sans comprendre que la frappe israélienne était imminente.

Le rôle crucial de Donald Trump

Les relations avec Washington furent complexes mais déterminantes. « Il n’y a jamais eu d’intention d’agir contre la volonté des États-Unis, mais ils ont fourni un soutien, notamment en matière de défense aérienne », explique le ministre de la Défense. « Le président Trump a tiré le ‘frein à main’ sur un protocole de bataille conjoint. »

Convaincre Trump ne fut pas chose aisée. « Ce qui l’a finalement convaincu de donner le feu vert », détaille Katz, « c’est la déclaration d’Israël selon laquelle nous étions prêts à agir seuls. Il a vu que nous avions la détermination et la capacité. »

Trump exécuta même deux manœuvres de diversion qui « endormirent » les Iraniens, tout en avertissant le Premier ministre Benjamin Netanyahu des conséquences en cas d’échec de l’opération.

Objectifs atteints malgré les limitations

L’opération visa prioritairement les sites nucléaires. « Dès le départ », précise Katz, « nous avions pour objectif d’infliger de lourds dégâts à l’installation d’enrichissement d’uranium de Natanz », le plus central des sites nucléaires iraniens. « Détruire l’installation de conversion là-bas était critique pour le succès de l’opération. »

Concernant l’installation fortifiée de Fordow, « l’objectif était, au minimum, de la retarder. Israël n’avait pas la capacité de frapper Fordow seul. » Les États-Unis intervinrent avec leurs bombardiers furtifs B-2 et leurs bombes antiblindées pour cette cible spécifique.

Avant le déploiement des bombardiers américains, Washington demanda à Israël d’aider à détruire les défenses aériennes iraniennes. Les jets israéliens s’acquittèrent de cette tâche dans plusieurs régions d’Iran. « Une superpuissance avait peur d’envoyer ses avions les plus avancés et les plus coûteux sans qu’Israël ne lui ouvre la voie », commente fièrement le ministre.

L’opération « Tornado » : le coup de grâce planifié

Un mois avant la frappe, Katz lança un projet secret baptisé « Tornado », visant à porter un coup sévère aux cibles du régime : quartier général des Basij, centres de commandement des Gardiens de la révolution, un important réservoir pétrolier, et même le principal média du régime.

« Tornado était un outil majeur que nous avions préparé pour conclure la campagne », explique-t-il. Lors du briefing des pilotes, le commandant de l’armée de l’air déclara : « Cherchez la définition de ‘Tornado’ – c’est ce que nous allons faire là-bas. »

La campagne prit fin lorsqu’Israël estima avoir atteint ses objectifs. « Après sept jours, nous avions accompli nos objectifs principaux. Nous avons compris que continuer ne ferait que provoquer plus de tirs de missiles sans gain stratégique supplémentaire. »

 

Minister Israel Katz with Prime Minister Benjamin Netanyahu during a briefing

 

90 secondes qui ont changé l’Histoire

Le moment le plus dramatique survint après l’annonce du cessez-le-feu. L’Iran le viola en lançant des missiles balistiques qui déclenchèrent des sirènes dans de nombreuses communautés du nord d’Israël. Des dizaines d’avions de chasse israéliens étaient en route pour attaquer des cibles en profondeur en Iran quand Trump les arrêta à la dernière seconde.

« Il peut maintenant être révélé que cette ‘dernière seconde’ n’était que de 90 secondes avant que les pilotes israéliens ne larguent des dizaines de bombes sur le centre de Téhéran », dévoile Katz.

La scène fut surréaliste : « Le chef d’état-major était en ligne avec moi, et j’étais sur une autre ligne avec le secrétaire militaire du Premier ministre, le général Roman Gofman, qui se trouvait à côté du Premier ministre. À ce moment-là, les pilotes étaient déjà proches de la cible. La première formation a signalé : ‘Quatre minutes de la cible.’ Une minute plus tard : ‘Trois minutes.’ Puis : ‘Deux minutes.’ Quatre-vingt-dix secondes avant la frappe, nous leur avons ordonné d’abandonner – à la demande de Trump – et de ne frapper qu’un site radar près de Téhéran. »

Un nouveau paradigme sécuritaire

Les conséquences de cette opération reshapent déjà l’équilibre régional. « L’Iran a perdu ses scientifiques nucléaires. Ils sont encore sous le choc et ne se précipiteront pas pour développer une bombe – mais nous restons vigilants », assure Katz.

La préoccupation principale porte désormais sur la production de missiles balistiques. « Outre leur ambition de développer des missiles ‘mille fois plus puissants’, ils ont des missiles inutilisés et récupèrent des missiles stockés dans des installations souterraines. »

Israël maintient ses lignes rouges : « Nous ne leur permettrons pas de poser une autre menace existentielle par le biais de missiles balistiques. Tsahal est aligné sur cette position. En résumé : les citoyens israéliens peuvent respirer plus facilement – la menace existentielle a été levée. »

Concernant le Guide suprême iranien Ali Khamenei, une révélation troublante émerge : « Pendant l’opération, Israël a échoué à ‘le mettre dans son viseur’. Si nous avions réussi, nous l’aurions éliminé – non pas pour déstabiliser le régime, mais parce qu’il est marqué pour la mort. »

L’article se conclut sur une expression arabe lourde de sens : « Kul kalb biji yomo » – chaque chien a son jour.n jour.

Habad Hambourg : Six nouveau Sofrim au Kollel Or Yonathan après une formation intensive de 18 mois

Habad Hambourg : Six nouveau Sofrim au Kollel Or Yonathan après une formation intensive de 18 mois

Six jeunes hommes viennent d’être officiellement certifiés comme Sofrim Stam au Kollel Or Yonathan du Beth Habad de Hambourg. Cette formation intensive de dix-huit mois témoigne du renouveau des traditions religieuses juives sur le sol européen. L’initiative s’inscrit dans une démarche plus large de renaissance communautaire après des décennies de reconstruction.

 

 

 

Le Kollel Or Yonathan du Beth Habad de Hambourg a célébré cette semaine la certification de six nouveaux Sofrim spécialisés dans la rédaction et l’inspection des textes sacrés juifs. Sous la supervision d’experts reconnus, ces jeunes hommes ont suivi une formation approfondie de dix-huit mois aux lois complexes de Sofrout – l’acronyme désignant les rouleaux de Torah, les tefillin et les Mezouzot. Cette initiative s’accompagne de projets d’expansion avec la création future d’un institut Stam complet pour servir les communautés européennes.

Une formation d’excellence sous supervision rabbinique

Durant dix-huit mois, les six candidats se sont immergés dans l’étude méticuleuse des lois de Sofrout. « L’apprentissage ne se limite pas à la calligraphie », explique le Rav Arye Merkhasin, directeur du Kollel et expert sofer certifié qui a dirigé le programme. « Nos étudiants ont dû maîtriser les règles halakhiques les plus subtiles, apprendre les techniques d’écriture, d’examen et de correction des textes sacrés. »

La formation a bénéficié de l’encadrement du Rav Alexander Drori, autorité reconnue en matière de Stam et directeur de l’Institut de certification Tav Pikuach Habad, basé à Kfar Habad en Israël. « Le Rav Drori a dispensé une série de cours approfondis en ligne tout au long du cursus », précise une source proche du Kollel. « Sa venue à Hambourg cette semaine pour les examens finaux marque l’aboutissement d’un parcours exigeant. »

Innovation technologique au service de la tradition

L’examen final a revêtu un caractère particulièrement rigoureux. Les candidats ont dû démontrer leur maîtrise théorique des halakhot et leurs compétences pratiques, notamment dans l’inspection et la préparation des boîtiers de Tefilines. « C’est un processus qui ne tolère aucune approximation », souligne un observateur présent lors des épreuves.

La visite du Rav Drori a également été l’occasion d’introduire une innovation technologique remarquable : un système numérique d’inspection des Mezouzot développé par l’Institut Tav Pikuach. L’équipement nécessaire, désormais disponible à Hambourg, permettra aux émissaires Habad de toute l’Allemagne et de l’Europe de bénéficier de ce service innovant. « Cette modernisation des méthodes de vérification représente une avancée considérable pour nos communautés », confie un responsable communautaire.

Projet ambitieux d’institut européen

Le Grand Rabbin Shlomo Bistritzky, émissaire Habad et Grand Rabbin de Hambourg, a dévoilé des projets d’envergure. « Nous envisageons la création d’un institut Stam complet à Hambourg », révèle-t-il. Cette structure ambitieuse vise à répondre aux besoins croissants des communautés juives d’Allemagne et d’Europe, témoignant d’une vitalité communautaire retrouvée.

Le choix de Hambourg n’est pas anodin. Cette ville portuaire, qui abrita jadis une importante communauté juive avant les persécutions nazies, redevient progressivement un centre spirituel significatif. « L’implantation d’un tel institut marquerait une étape symbolique dans la reconstruction du judaïsme européen », analysent les observateurs.

Retour aux fondamentaux et ouverture aux candidats

Avec l’achèvement de ce programme de certification Stam, le Kollel Or Yonathan reprendra son cursus halakhique habituel pour la prochaine année scolaire. Cet enseignement, dispensé depuis plus d’une décennie, constitue le socle de formation de l’établissement.

« Deux places sont actuellement disponibles au Kollel », annonce la direction. Les émissaires locaux disposant de candidats appropriés sont encouragés à saisir cette opportunité. Cette ouverture témoigne de la volonté d’étendre l’influence de cette formation d’excellence au-delà des frontières allemandes.

La certification de ces six nouveaux Sofrim s’inscrit dans une dynamique de renaissance des arts traditionnels juifs en Europe. Alors que de nombreuses communautés cherchent à reconstituer leur patrimoine spirituel, des initiatives comme celle du Kollel Or Yonathan de Hambourg offrent les outils nécessaires à cette reconstruction identitaire et religieuse.

 

Premier Tanya imprimé sur un bateau naviguant dans les eaux du célèbre canal de Panama

Premier Tanya imprimé sur un bateau naviguant dans les eaux du célèbre canal de Panama

 

Un émissaire Habad a réalisé un exploit inédit en imprimant le Tanya, livre fondamental du hassidisme, directement sur un bateau naviguant dans les eaux du célèbre canal de Panama. Cette prouesse technique et spirituelle marque une étape symbolique dans la diffusion des enseignements hassidiques aux quatre coins du monde. L’événement s’inscrit dans la vision du Rabbi de Loubavitch de faire rayonner la sagesse juive jusque dans les lieux les plus reculés.

 

 

 

Rav Shlomo Nissim Poliwoda, émissaire Habad installé dans la zone du canal de Panama depuis trois ans, a concrétisé un projet révolutionnaire : l’impression du Tanya directement à bord d’un bateau traversant le canal de Panama. Utilisant une imprimante portable alimentée par générateur, cette initiative sans précédent répond à l’appel du Rabbi de propager les enseignements hassidiques dans chaque recoin de la planète. L’événement fait écho à une conversation historique de 1990 entre le Rabbi et l’ancien grand Rabbin ashkénaze du Panama, soulignant le rôle stratégique du pays comme pont entre les Amériques.

Une vision transformée en réalité

Depuis son installation à Clayton, ancienne base militaire américaine située à une vingtaine de minutes de Panama City, Rav Poliwoda nourrissait le rêve d’imprimer le Tanya dans ce lieu emblématique. Ayant déjà supervisé des impressions à Panama City, Boquete et soutenu le projet à Costa del Este, l’émissaire cherchait une approche vraiment innovante.

L’idée a pris forme grâce à Moshe Nidaam, membre de la communauté et propriétaire d’un bateau. « Donnez-moi dix minutes », a-t-il répondu à la proposition du Rav. Fidèle à sa parole, il a rapidement confirmé : « Allons-y demain, ce sera formidable ! »

Mission accomplie malgré les éléments

L’expédition a embarqué Eliezer Kamhaji, Mordechai Poliwoda (père du Rav), ainsi que les deux aînés du Rav, Haya Mouchka et Arieh Leib. Malgré un matin pluvieux accompagné de tonnerre, les cieux se sont dégagés juste à temps, révélant le canal dans toute sa splendeur.

Tandis que l’embarcation glissait sur les eaux du canal, une imprimante portable alimentée par générateur a donné vie aux premières pages fraîches du Tanya. Quatre exemplaires complets ont été imprimés à bord, le reste de l’édition étant finalisé à la maison Habad de la zone du canal.

Un héritage prophétique du Rabbi

Cette réalisation fait remarquablement écho à une conversation historique capturée en vidéo par JEM. En 1990, Rav Iona Blickstein, alors grand Rabbin ashkénaze du Panama, s’était rendu auprès du Rabbi pour recevoir des dollars. Le Rabbi lui avait alors souligné l’importance du Panama comme connexion entre les Amériques, insistant sur la nécessité que cette liaison soit également assurée par la Torah.

Le projet d’impression du Tanya directement dans le canal de Panama transforme cette conversation visionnaire en réalité concrète, démontrant la portée prophétique des paroles du Rabbi.

Trois années de construction communautaire

Au cours des trois dernières années, la famille Poliwoda a discrètement mais constamment bâti une présence juive florissante dans l’un des coins les plus inattendus du Panama. Clayton, ancienne base militaire américaine nichée près du canal, abrite des familles qui, pendant des années, n’avaient que peu ou pas de contact avec la vie juive organisée.

Lorsque Rav Shlomo Nissim Poliwoda et son épouse sont arrivés, beaucoup doutaient qu’une maison Habad puisse vraiment s’enraciner dans cette zone. « Est-ce qu’un Habad a déjà fermé ? » demandaient-ils avec scepticisme.

Ce qui semblait improbable est devenu une réalité puissante. Petit à petit, des rencontres significatives se sont transformées en relations durables. Les tables de Chabbat jadis vides ont commencé à se remplir de chaleur et de connexion.

Des résultats tangibles

Ce Roch Hachana passé, plus de 50 personnes ont rejoint les offices à Clayton – un moment historique pour une communauté qui existait à peine il y a quelques années. Encore plus de familles ont exprimé leurs regrets de ne pas pouvoir assister aux célébrations en raison de voyages ou de contraintes logistiques.

La vision derrière Habad Canal ne consiste pas à construire des chiffres, mais à construire une présence. Il s’agit d’être présent encore et encore, avec constance et attention, en tendant la main aux juifs vivant en marge de la vie communautaire juive et en les invitant à revenir dans le giron.

Des cours à la maison Habad aux allumages publics de Menorah, chaque moment devient une opportunité de créer une connexion.

Un message universel

Désormais, avec le Tanya imprimé sur les eaux mêmes du canal de Panama, le message devient encore plus puissant : aucun juif n’est trop éloigné, aucun lieu n’est trop reculé, et aucune étincelle n’est hors de portée.

Cette initiative historique démontre que la technologie moderne peut servir des objectifs spirituels ancestraux, transformant les voies commerciales mondiales en canaux de diffusion de la sagesse juive. Le canal de Panama, carrefour vital du commerce mondial, devient ainsi le théâtre d’une première mondiale dans l’histoire de l’impression religieuse juive.

L’événement ouvre également la voie à des possibilités de parrainage, permettant aux sympathisants du monde entier de participer à cette édition spéciale par des dédicaces, soutenant ainsi l’œuvre continue de Habad Canal dans l’une des zones les plus spirituellement sous-desservies du Panama.

 

La renaissance de la communauté juive hongroise : le témoignage bouleversant du Rav Jonathan Megyeri

La renaissance de la communauté juive hongroise : le témoignage bouleversant du Rav Jonathan Megyeri

 

Le Rav Jonathan Megyeri de l’association EMIH dirigée par Habad dévoile comment la communauté juive hongroise renaît de ses cendres après un siècle d’atrocités. De près d’un million de membres au début du 20e siècle à 100 000 aujourd’hui, cette résurrection témoigne d’une résilience exceptionnelle face aux pires traumatismes de l’histoire.

 

 

 

Dans un témoignage poignant sur i24 en anglais, le Rav Jonathan Megyeri de l’EMIH retrace l’histoire tragique et la renaissance miraculeuse de la communauté juive hongroise. De l’âge d’or budapestois aux déportations nazies, du régime communiste à la revitalisation actuelle, cette communauté incarne la force de la transmission face à l’adversité.

L’âge d’or budapestois : quand un million de Juifs faisaient vibrer la Hongrie

« Au tournant du 20e siècle, nous étions près d’un million », rappelle le Rav Megyeri en évoquant cette période faste. La communauté juive hongroise comptait alors parmi les plus prospères d’Europe, incluant des champions olympiques, médecins, journalistes et dirigeants sionistes.

Cette prospérité trouve ses racines dans l’émancipation juive de 1867, qui accordait aux Juifs hongrois la pleine citoyenneté. Budapest devient le symbole de cette réussite. En 1910, un habitant sur quatre de la capitale était juif. La communauté forme l’épine dorsale de la ville, avec pour figure emblématique Theodor Herzl, père du sionisme moderne, qui grandit au cœur de Budapest près de la synagogue de la rue Dohány.

Cette synagogue, aujourd’hui la troisième plus grande au monde en activité et la plus vaste d’Europe, attire des centaines de visiteurs quotidiens. « C’est véritablement un spectacle à contempler », souligne le Rav Megyeri. « Construite il y a près de 200 ans, elle témoigne de la grandeur architecturale de notre communauté. »

« Les Juifs hongrois se sentaient profondément hongrois », explique-t-il. « Contrairement à d’autres pays d’Europe de l’Est comme la Pologne, notre langue vernaculaire était le hongrois. Il y avait une vie juive florissante. »

L’étau nazi : de l’intégration à l’extermination

Mais les vents de l’antisémitisme soufflent de plus en plus fort sur l’Europe. Après la Première Guerre mondiale, la Hongrie perd les deux tiers de son territoire, alimentant instabilité politique et recherche de boucs émissaires.

« Après l’émancipation, les Juifs sont devenus relativement rapidement, relativement prospères, et cela a évidemment engendré une certaine haine envers les Juifs, qui était l’esprit du temps à cette époque », analyse le Rav Megyeri.

Bien que n’entrant pas immédiatement dans la Seconde Guerre mondiale, la Hongrie de Miklós Horthy s’allie étroitement à l’Allemagne nazie. Entre 1938 et 1942, quatre lois antisémites successives étranglent la communauté. La première limite à 20% la participation juive dans les professions libérales. La deuxième définit racialement l’identité juive. La troisième interdit les mariages mixtes. La quatrième bannit l’acquisition foncière.

L’invasion nazie de 1944 signe l’apocalypse. Des centaines de milliers de Juifs sont déportés vers Auschwitz et Bergen-Belsen. L’installation artistique « Les Chaussures sur le Danube » rappelle le sort atroce de ceux contraints de se déshabiller avant d’être noyés dans le fleuve.

« Bien qu’impliqués dans la guerre pendant seulement une année, environ 500 000 Juifs hongrois ont été tués dans la Shoah », témoigne le Rav Megyeri avec émotion. La population passe de près d’un million d’âmes à 140 000 survivants.

La collaboration forcée sous le communisme

Les rescapés peinent à reconnaître leur pays. Des milliers fuient vers les États-Unis, l’Australie ou Israël. L’arrivée des communistes et la révolution de 1956 provoquent de nouveaux exils massifs.

« Ceux qui sont restés étaient soit des Juifs religieux observants, soit ceux qui ne pouvaient partir – parents malades, trop de biens à abandonner -, soit des communistes convaincus, soit des personnes dont l’identité juive n’était pas assez forte pour justifier un départ », détaille le Rav Megyeri.

Le régime socialiste exploite cette communauté affaiblie. « Les dirigeants communautaires devaient être approuvés par le gouvernement socialiste. Ceux qui se révélaient pro-israéliens, sionistes – ce qui était presque un gros mot – étaient écartés de toute position de pouvoir. »

Cette période laisse des cicatrices profondes. « De nombreux Rabbanim néologues sont devenus des collaborateurs », confie le Rav Megyeri. La synagogue d’Óbuda, l’une des plus anciennes de Hongrie, est transformée en studio télévisuel national. Il faut attendre 2010 pour que l’EMIH la rachète et la restaure.

« Nous l’avons restaurée telle qu’elle était grâce aux photos d’archives que nous avons trouvées – les peintures, l’Aron Kodesh, toute la synagogue dans son ensemble », explique fièrement un responsable de l’EMIH.

La renaissance Habad : quand l’esprit triomphe du nombre

Comment une communauté ayant perdu 90% de ses membres parvient-elle à renaître ? L’EMIH, dirigée par Habad, illustre cette capacité de résurrection. La synagogue Kazinczy, près du Parlement, symbolise cette renaissance. Ancienne salle à manger parlementaire, elle est devenue une synagogue moderne avec restaurant, salles de classe, mikvah et espaces pour enfants.

« C’est une communauté très dynamique. Beaucoup de jeunes viennent ici. De nombreux Israéliens du quartier s’y rendent », témoigne un fidèle.

Cette renaissance s’épanouit dans un contexte européen difficile, marqué par une recrudescence de l’antisémitisme. « Les gouvernements occidentaux ne savent pas gérer le problème ou hésitent à affronter le fait qu’ils ont laissé entrer un grand nombre d’immigrants non contrôlés », observe le Rav Megyeri. « Et oui, c’est effectivement terrifiant. »

Paradoxalement, la Hongrie de Viktor Orbán offre un cadre protecteur : interdiction des manifestations pro-palestiniennes, lois anti-immigration strictes qui font du judaïsme la deuxième religion du pays.

Le quartier juif de Budapest incarne cette renaissance. Ancien ghetto de la Shoah, il est devenu l’un des quartiers les plus prisés, parsemé de bars, restaurants casher et inscriptions hébraïques.

« Il nous reste encore un long chemin avant d’atteindre les niveaux d’avant-guerre en termes numériques », reconnaît le Rav Megyeri. « Mais en termes d’esprit, nous restons aussi forts que jamais. »

Cette renaissance portée par l’EMIH et Habad démontre que la mémoire et la transmission peuvent triompher des pires épreuves. Dans les synagogues restaurées de Budapest résonne aujourd’hui l’écho d’un passé retrouvé et l’espoir d’un avenir perpétué.