Dans ce profond enseignement du Rabbi sur la Parachat Pin’has, le Rav Chmouel Brodowicz nous révèle un secret fondamental de la providence divine : au-delà des miracles ponctuels que nous sollicitons dans nos difficultés, existe une dimension spirituelle supérieure où l’intervention divine devient notre mode de vie naturel.
Ce cours explore la différence entre les miracles et les prodiges à travers l’histoire de Pin’has, et comment obtenir l’intervention divine dans notre vie quotidienne.
Contexte : Après la faute des Juifs avec les filles de Moav, une épidémie frappe le peuple
L’acte héroïque : Pin’has (petit-fils d’Aaron) intervient courageusement pour arrêter la transgression publique de Zimri
La récompense : D.ieu lui accorde la brit shalom (alliance de paix) et la kehouna (prêtrise)
Question talmudique centrale
La Guemara dit que celui qui rêve de Pin’has aura un pelé (prodige), mais :
Problème 1 : Pourquoi un seul prodige alors que Pin’has a eu 6 ou 12 miracles ?
Problème 2 : Pourquoi parler de « prodige » et non de « miracle » ?
Distinction fondamentale : Miracles vs Prodiges
Les Miracles (nissim)
Interventions ponctuelles de D.ieu qui changent les lois naturelles
Chaque situation nécessite une nouvelle intervention divine
Exemple : la main de Moïse qui devient lépreuse puis guérit
Les Prodiges (pélé)
Attitude globale où toute la vie de la personne fonctionne au-dessus des lois naturelles
Pas besoin d’interventions répétées – c’est un état permanent
La personne vit dans une dimension surnaturelle constante
L’exemple de Joseph
Joseph a été puni pour avoir demandé l’aide de l’échanson car il aurait dû comprendre qu’il vivait déjà dans la dimension du prodige
Quand on vit au niveau du pélé, on ne doit plus compter sur les moyens naturels
Histoire illustrative moderne
Le Rav Brodowicz raconte l’histoire d’un émissaire du Rabbi qui a survécu miraculeusement à une agression après avoir reçu une bouteille et 50 dollars du Rabbi, avec des allusions aux lettres noun (liées aux miracles dans le Talmud).
Leçon pratique
Deux niveaux de pratique religieuse :
Niveau logique : Pratiquer correctement mais selon la raison, avec efforts ponctuels
Niveau du prodige : Pratiquer avec une attitude où tout est naturellement au-dessus des lois naturelles
L’attitude de Pin’has
Pas de calculs ni d’hésitations
Action immédiate par conviction absolue
Dépassement total de soi (messirat nefesh)
Comme les hassidim en Russie qui disaient : « Comment pouvions-nous faire autrement ? »
Message final
Pour obtenir l’intervention divine dans notre vie :
Adopter une attitude de « pélé » dans la pratique quotidienne
Ne pas se contenter de miracles ponctuels mais viser une vie entièrement prodigieuse
D.ieu répond à notre élévation par une élévation correspondante
Le cours se termine en mentionnant que la libération du Rabbi précédent de prison soviétique a eu lieu pendant la paracha Pin’has, illustrant cette même attitude de dépassement de soi.
Après des semaines de prières intenses et d’inquiétude, la famille du Chalia’h et Grand Rabbin de Holon annonce une nouvelle encourageante ce jeudi matin. Le Rav Haïm Eliahou Yohanan Gouraryé, membre du tribunal rabbinique Habad, s’est réveillé et a même parlé. Cette évolution positive redonne espoir à la communauté juive mondiale qui prie pour sa guérison complète.
Le Rav Haïm Eliahou Yohanan Gouraryé, Grand Rabbin de Holon et membre du tribunal rabbinique Habad, a montré des signes encourageants de réveil après des semaines de grave préoccupation sanitaire. La famille a confirmé que le Rav s’est réveillé tôt ce matin et a réussi à parler, suscitant l’espoir d’une récupération complète. La communauté Habad mondiale continue de prier pour sa guérison.
Un réveil tant attendu par la communauté
La nouvelle a été accueillie avec un immense soulagement par la communauté Habad mondiale. « Le Rav s’est réveillé tôt ce matin, et par la grâce de D.ieu, il a même parlé », a déclaré un proche de la famille, s’exprimant sous couvert d’anonymat. Cette évolution marque un tournant potentiel dans l’état de santé du dirigeant spirituel, après des semaines d’incertitude.
Le Rav Gouraryé, figure respectée de la communauté juive israélienne, occupe une position centrale au sein du mouvement Habad. Son état de santé avait suscité une vague de préoccupation dans les cercles religieux, mobilisant des milliers de fidèles à travers le monde.
Mobilisation mondiale pour la prière
Ces dernières semaines, les communautés Habad du monde entier ont été appelées à s’unir dans la prière pour la guérison complète du Rav. Le tribunal rabbinique Habad en Terre Sainte avait publié un appel spécial, exhortant les fidèles et les étudiants de Yechiva à étudier et à mériter la communauté par leurs actions spirituelles.
« Nous avons vu une mobilisation extraordinaire », témoigne un responsable communautaire local. « Des synagogues de New York à celles de Paris, en passant par celles de Melbourne, partout les prières se sont élevées pour la guérison du Rav. »
Cette solidarité transcende les frontières géographiques et illustre l’influence spirituelle du Rav Gouraryé au-delà de sa communauté immédiate de Holon.
L’espoir d’une guérison complète
Malgré cette nouvelle encourageante, la famille reste prudente et appelle à poursuivre les prières. « Nous demandons de continuer à prier pour sa guérison complète », a insisté un porte-parole familial. Cette demande souligne que, bien que l’évolution soit positive, le processus de guérison demeure fragile.
La famille exprime sa gratitude envers D.ieu pour les miracles accomplis jusqu’à présent et évoque les bénédictions du Rabbi de Loubavitch, qui « accomplissent certainement leur œuvre ». Cette référence spirituelle rappelle l’importance de la dimension mystique dans la conception Habad de la guérison.
Un parcours exceptionnel au service de la communauté
Le Rav Haïm Eliahou Yohanan Gouraryé, né le 29 Kislev 5712 (1951) à Tel Aviv, incarne une figure majeure du judaïsme contemporain. Descendant d’une famille de notables Habad – il est le petit-fils du Rav Haïm Chemaryahou Gouraryé et du Rav Eliezer Krasik, tous deux figures importantes du mouvement Habad à Tel Aviv – son destin était déjà tracé.
À l’âge d’un an, sa famille émigre aux États-Unis où il grandit et étudie à la prestigieuse Yechiva Tomchei Tmimim de Brooklyn. Élève brillant, il obtient son ordination rabbinique sur instruction explicite du Rabbi de Loubavitch, avant même son mariage – honneur rare dans la tradition.
En 1976, le Rabbi l’envoie en Terre Sainte comme émissaire, dans le cadre du groupe des « émissaires pour la Terre Sainte ». Il épouse la Rabbanit Rivka, fille du Rav David Bravman, et s’établit définitivement en Israël.
Une œuvre éditoriale remarquable
Pendant plusieurs années, le Rav Gouraryé dirige l’administration de la Yechiva Hassidei Habad Loubavitch à Tsafat, fonction qui lui vaut des encouragements particuliers du Rabbi. Mais c’est surtout son œuvre éditoriale qui le distingue.
Directeur de l’institut de recherche « Ohalei Shem Loubavitch », il supervise la publication de dizaines d’ouvrages sur la halakha et les coutumes, ainsi que des livres de documentation historique sur le mouvement Habad. Son ouvrage « 248 Lettres », qui compile 248 sujets exclusivement tirés des livres de sa bibliothèque personnelle, témoigne de son érudition exceptionnelle.
Le Rabbi lui-même a encouragé de manière particulière ses travaux éditoriaux, reconnaissant l’importance de ses recherches pour la préservation et la transmission du patrimoine Habad.
Une autorité rabbinique reconnue
Nommé rabbin du quartier Kiryat Saret à Holon en 1984, puis élu Grand Rabbin de la ville en 1999, le Rav Gouraryé dirige une communauté de près de 200 000 habitants. Il supervise les départements des mariages, de la cacherout et autres services religieux municipaux.
Membre du tribunal rabbinique Habad en Terre Sainte, ses décisions halakhiques influencent la communauté mondiale. Sous sa direction, un réseau d’institutions Habad s’est développé à Holon, dirigé par des émissaires qu’il supervise personnellement.
Son autorité spirituelle explique l’émotion suscitée par son récent problème de santé. En Tamouz 5785, il a subi un infarctus, événement qui a conduit à l’ajout du prénom « Haïm » (vie) à son nom, selon la tradition juive.
Vers une récupération progressive
Les proches du Rav restent optimistes quant à la suite des événements. « L’espoir grandit en vue d’une amélioration continue et d’une guérison complète rapide », confie un membre de l’entourage. Cette perspective positive reflète l’impact encourageant du réveil matinal sur le moral des proches.
Les médecins n’ont pas encore communiqué officiellement sur l’état de santé du Rav, mais l’évolution décrite par la famille suggère une amélioration notable. La capacité à parler constitue un indicateur médical important dans ce type de situation.
Une communauté unie dans l’épreuve
Cette épreuve a démontré la solidarité remarquable de la communauté Habad mondiale. Les prières collectives, les études supplémentaires et les actions charitables entreprises témoignent de l’attachement profond à leur leader spirituel.
La famille conclut son message en exprimant l’espoir que cette guérison s’inscrive dans une perspective plus large : « Avec l’aide de D.ieu, jusqu’à sa guérison complète et à la délivrance véritable et complète de tout Israël. » Cette formulation traditionnelle lie le sort individuel au destin collectif, caractéristique de la pensée Habad.
La communauté continue donc d’espérer et de prier, portée par cette nouvelle encourageante qui marque peut-être le début d’une récupération complète du Rav Gouraryé.
Cette étude approfondie examine les lois relatives aux bénédictions matinales, en particulier la controverse entourant la bénédiction « Asher Yatsar » et son lien avec l’utilisation effective des toilettes, selon l’enseignement du Choul’han Aroukh HaRav et les traditions halakhiques de la communauté Habad.
Par le Rav Moché Morde’haï Ginsburg – 770 de Ramat Shlomo
L’Impératif de la Kavana (Intention)
Le principe fondamental régissant toutes les bénédictions stipule la nécessité d’avoir une intention consciente, c’est-à-dire de comprendre pleinement le sens des paroles prononcées. Cette exigence s’applique universellement à chaque bénédiction, requérant non seulement l’articulation correcte des mots, mais également leur compréhension spirituelle.
À priori, l’intention doit accompagner l’intégralité de la récitation. Cependant, la jurisprudence halakhique distingue entre les éléments dont l’absence d’intention invalide rétroactivement la bénédiction – comme certains passages du Shema, notamment le premier verset – et ceux pour lesquels cette lacune, bien que regrettable, n’empêche pas l’accomplissement de l’obligation.
Les Subtilités de la Mention du Nom Divin
La prononciation du Nom divin exige une attention particulière quant à l’intention qui doit l’accompagner. Cette complexité se manifeste sous plusieurs aspects :
L’Intention d’Adonout : Lorsque le Nom apparaît sous la forme « Ado-naï », l’intention requise porte sur le concept d’Adonout – la reconnaissance que le Nom constitue le Maître absolu de l’univers, exerçant sa souveraineté sur toute la création.
L’Intention du Tétragramme : Dans certains Siddourim, particulièrement le Siddour Torah Or, une scrupulosité particulière conduit à éviter l’abréviation du Nom divin. Cette pratique découle de la nécessité d’avoir une intention appropriée selon la forme sous laquelle le Nom apparaît.
La différence pratique s’avère significative : lorsque le Tétragramme apparaît dans sa forme complète, l’intention doit englober simultanément les concepts d’Adonout et de « Haya, Hoveh, VeYihiyeh » (Il était, Il est, Il sera) – expression de la transcendance divine par rapport aux limites temporelles.
Comme l’explique le Tanya, cette formulation unique synthétise passé, présent et futur en un seul terme, signifiant la transcendance absolue du Saint béni soit-Il au-delà des contraintes temporelles qui régissent l’existence humaine.
La Prononciation Correcte du Nom Divin
La tradition halakhique présente une controverse concernant la prononciation correcte du Nom divin selon sa forme écrite. Lorsque le Nom apparaît sous la forme « Ado-naï », le consensus établit la prononciation du Aleph avec un Patah. Cependant, dans les cas où le Tétragramme est écrit mais lu comme « Ado-naï », certaines autorités préconisent la prononciation du Aleph avec un Sheva.
Néanmoins, l’usage contemporain universel maintient la prononciation « Ado-naï », cette variante de prononciation étant tombée en désuétude.
L’Intention Spécifique pour « Elokim »
La mention du Nom « Elokim » requiert une intention particulière, centrée sur les attributs de force et de puissance divines. Ce terme exprime la capacité divine d’exercer un contrôle absolu sur les sphères supérieures et inférieures de l’existence.
« Elokim » évoque la domination divine sur la nature et la création, concept intrinsèquement lié à la Guevoura (force divine) qui régit et restreint l’abondance divine selon la volonté supérieure. Cette dimension contraste avec « Ado-naï » qui exprime plutôt notre annulation devant la souveraineté divine.
La Bénédiction Asher Yatsar : Analyse Halakhique
La Guemara établit le principe fondamental selon lequel l’obligation de réciter « Asher Yatsar » découle exclusivement de l’utilisation effective des toilettes. Cette bénédiction trouve sa justification première dans l’acte physique de soulagement corporel, constituant une reconnaissance de la complexité et de la perfection du système corporel humain.
Cependant, l’évolution historique de la pratique a conduit à une extension significative de cette obligation, indépendamment de l’utilisation concrète des toilettes.
La communauté juive a développé une coutume universelle consistant à réciter « Asher Yatsar » chaque matin, immédiatement après la bénédiction sur le lavage des mains, même en l’absence d’utilisation des toilettes. Cette pratique, bien qu’elle s’écarte de la prescription talmudique originale, trouve sa justification dans un concept halakhique profond.
Le Concept de Nouvelle Création : La justification halakhique de cette pratique repose sur le principe selon lequel chaque réveil matinal constitue une renaissance spirituelle complète. L’âme, ayant été restituée au corps après son ascension nocturne, transforme l’individu en une « nouvelle création ». Cette renaissance quotidienne justifie la récitation de « Asher Yatsar et HaAdam BeHokhma » comme expression de gratitude pour ce renouvellement existentiel.
Pour ceux qui souhaitent concilier la pratique contemporaine avec l’exigence talmudique originale, le Choul’han Aroukh propose une solution pratique élégante. La recommandation consiste à utiliser les toilettes immédiatement après le lavage des mains matinal, permettant ainsi de satisfaire simultanément les deux justifications de la bénédiction.
Cette approche présente l’avantage de transformer une pratique potentiellement problématique en accomplissement parfait de l’obligation, unifiant la dimension physique (utilisation des toilettes) et spirituelle (nouvelle création) de la bénédiction.
Le Lavage des Mains Matinal : Fondements et Pratiques
La jurisprudence halakhique présente deux justifications distinctes pour l’obligation du lavage des mains matinal :
La Théorie de l’Impureté Nocturne : Selon cette approche, les mains contractent une impureté rituelle durant le sommeil par contact avec des zones corporelles impures. Cette théorie implique logiquement l’extension de l’obligation de lavage avant les prières de Min’ha et d’Arvit.
La Théorie du Service Divin : Cette seconde approche établit un parallèle avec le service sacerdotal, où le Cohen devait sanctifier ses mains avant d’entamer son service divin. Selon cette conception, le lavage des mains constitue une préparation spirituelle au service divin quotidien, indépendamment de toute considération d’impureté.
Ces deux théories génèrent des différences pratiques significatives :
Pour la Prière de Min’ha : La première théorie exige le lavage des mains avant chaque prière lorsque les mains sont impures. La seconde limite cette obligation au matin uniquement, moment privilégié pour l’éveil spirituel et la sanctification.
Concernant les Bénédictions : Seul le lavage matinal s’accompagne d’une bénédiction spécifique, soulignant son caractère unique dans l’économie spirituelle quotidienne.
La Coutume Habad
La tradition Habad a développé une pratique distinctive consistant à placer de l’eau près du lit pour le lavage immédiat au réveil, sans réciter immédiatement la bénédiction correspondante. Cette précaution découle de la probabilité que la personne ressente le besoin d’utiliser les toilettes, situation dans laquelle la récitation de bénédictions est interdite.
La séquence recommandée comprend : lavage près du lit, habillage, utilisation des toilettes, puis lavage définitif accompagné des bénédictions appropriées (« Al Netilat Yadayim » et « Asher Yatsar »).
Les Pratiques Synagogales Alternatives
Certaines communautés ont développé la coutume de différer le lavage des mains et les bénédictions correspondantes jusqu’à l’arrivée à la synagogue. Cette pratique reflète une compréhension du lavage des mains comme préparation immédiate au service divin communautaire.
Justification Halakhique : Cette approche s’appuie sur la conception du lavage des mains comme sanctification préparatoire au service divin. Puisque l’essentiel du service contemporain s’accomplit par la prière, la louange et l’étude, la synagogue constitue le lieu approprié pour cette préparation rituelle.
Précautions Requises : Cette pratique exige une attention particulière pour éviter toute interruption entre le lavage et la bénédiction par des activités d’étude ou de prière non liées.
Les Règles Générales des Bénédictions
La formulation standard des bénédictions juives commence invariablement par « Baroukh » (Béni), établissant la reconnaissance de la source divine de toute bénédiction. Cette règle connaît cependant deux exceptions notables :
Les Bénédictions Consécutives : Lorsqu’une bénédiction suit immédiatement une autre dans une séquence logique, comme « Ahavat Olam » après « Yotzer Or » dans les bénédictions du Shema, l’ouverture « Baroukh » de la première bénédiction couvre également la seconde.
Les Bénédictions de Remerciement : Les formulations constituant essentiellement des expressions de gratitude, telles que « Modim Anaḥnou Lakh », ne requièrent pas l’ouverture « Baroukh » car leur nature même constitue une reconnaissance divine.
L’idéal halakhique préconise l’enchaînement immédiat entre « Asher Yatsar » et « Elokai Neshama », transformant cette dernière en bénédiction consécutive ne nécessitant pas d’ouverture « Baroukh ». Cette pratique optimise la séquence des bénédictions matinales et renforce leur unité thématique.
Situations Particulières et Cas d’Exception
La jurisprudence halakhique traite spécifiquement des cas de réveil nocturne avec intention de se rendormir. Dans ces circonstances, la personne récitera « Elokai Neshama » sans la conclusion habituelle, par précaution concernant les bénédictions douteuses.
Séquence Recommandée : Lors du réveil nocturne, récitation d' »Elokai Neshama » sans conclusion ; avant le second endormissement, récitation de « HaMapil » sans ouverture ; au réveil définitif, récitation complète d' »Elokai Neshama ».
Concernant le Lavage des Mains : Seul le premier réveil avec intention de commencer le service divin justifie la bénédiction sur le lavage des mains. Les réveils ultérieurs, même avec utilisation des toilettes, ne requièrent que le lavage sans bénédiction.
Les Réveils Multiples pour les Toilettes
Les réveils nocturnes uniquement motivés par les besoins corporels ne constituent pas un début de service divin. Dans ces cas, seul le lavage des mains sans bénédiction est requis, la bénédiction « Asher Yatsar » étant récitée uniquement lors du réveil matinal définitif.
La Récitation Collective
L’histoire halakhique témoigne d’une pratique communautaire où un officiant récitait toutes les bénédictions matinales à voix haute, la communauté répondant « Amen ». Cette pratique évitait la répétition problématique des bénédictions.
Justification Halakhique : Cette pratique se justifiait par l’absence d’intention mutuelle d’acquittement : l’officiant ne visait pas à acquitter la communauté de ses obligations, et les fidèles n’avaient pas l’intention d’être acquittés par sa récitation.
Les Pratiques Contemporaines
Certaines communautés maintiennent des variantes de cette pratique, particulièrement pour multiplier les occasions de répondre « Amen », considéré comme ayant une valeur spirituelle particulière selon certaines traditions mystiques.
L’Équilibre Halakhique
L’analyse de ces lois révèle la capacité remarquable de la halakha à équilibrer rigueur textuelle et adaptation pratique. La question de « Asher Yatsar » illustre parfaitement cette dynamique : tout en maintenant le fondement talmudique original, la tradition a développé des justifications doctrinales solides pour une pratique élargie répondant aux besoins spirituels contemporains.
Cette approche démontre que la halakha ne constitue pas un système figé, mais un organisme vivant capable d’intégrer l’évolution des pratiques communautaires dans un cadre halakhique cohérent. La notion de « nouvelle création » quotidienne enrichit considérablement la compréhension de notre relation au divin, transformant un acte rituel en reconnaissance profonde de la providence divine continue.
L’enseignement du Choul’han Aroukh HaRav, fidèle à cette tradition d’équilibre, offre ainsi aux praticiens contemporains un cadre à la fois rigoureux et adapté, permettant l’accomplissement optimal des obligations religieuses dans le contexte de la vie moderne.
Depuis plus de trois décennies, le Rav Lévi Shemtov navigue dans les couloirs du pouvoir américain avec son chapeau et sa barbe, bâtissant des ponts entre Républicains et Démocrates. Ce Hassid Habad, l’un des derniers émissaires nommés par le Rabbi de Loubavitch avant Guimel Tamouz, a transformé la présence juive à Washington et ouvert des dialogues inattendus avec le monde arabe. Son approche unique mélange tradition religieuse et diplomatie moderne, faisant de lui une figure incontournable de la capitale américaine.
Adapté d’un article paru dans le Jerusalem Post
Surnommé « le Rabbin de Capitol Hill », « une institution washingtonienne » et « l’un des politiciens les plus avisés de la ville », le Rav Lévi Shemtov est devenu une personnalité influente grâce à ses connexions bipartisanes de haut niveau.
Un héritier dans les pas du Rabbi
L’histoire du Rav Lévi Shemtov à Washington commence dans les années 1970, quand son père, le Rav Abraham Shemtov, est envoyé par le Rabbi pour représenter Habad Loubavitch dans la capitale. Adolescent, le futur dirigeant accompagne régulièrement son père, apprenant les rouages du pouvoir avant de prendre officiellement les rênes en 1992 comme vice-président exécutif des « Les Amis Américains de Loubavitch ».
« Nous sommes arrivés ici avec trois missions », explique-t-il depuis son bureau. « Travailler au nom de Habad Loubavitch et soutenir la communauté juive mondiale, collaborer avec le gouvernement fédéral sur une base de sensibilisation auprès des Juifs travaillant dans l’administration, et servir la communauté juive locale. Grâce à D.ieu, nous avons connu beaucoup de succès dans tous ces domaines. »
Cette expansion est tangible : de la petite maison de ville sur Capitol Hill des débuts, l’organisation compte désormais six branches et quatre centres sur les campus universitaires de Washington.
La diplomatie de la tradition
Dans une ville réputée pour ses clivages partisans, le Rav Shemtov a fait de l’apolitisme sa marque de fabrique. « Nous entretenons des relations très profondes avec les dirigeants du Congrès des deux partis dans les deux chambres et avec les administrations des deux bords », souligne-t-il. « Nous essayons d’éviter le partisan et d’avancer d’une manière qui rassemble les gens. »
Cette approche trouve son apogée lors du dîner annuel des Prix Lamplighter, où républicains et démocrates se côtoient pour remettre des distinctions par-delà les clivages politiques. L’événement le plus symbolique reste l’allumage de la Menora nationale sur l’Ellipse face à la Maison Blanche, un événement qu’il organise et dirige. Établie par son père en 1979, cette célébration de Hanoukka de premier plan a été fréquentée par l’ancien président Jimmy Carter, Joe Biden, et est annuellement suivie par des membres de l’administration en cours. La Menora nationale rassemble chaque année des milliers de personnes et est vue par plus de 70 millions de téléspectateurs.
« Beaucoup de personnes qui normalement ne se trouveraient pas dans la même pièce le font lors de nos événements », observe le Rav Shemtov. « Cela donne aux gens une rare opportunité de transcendance politique où le parti s’efface devant la mission ou le thème de l’événement. »
La preuve de cette réussite ? En 1995, le défunt leader des droits civiques John Lewis, démocrate de Géorgie, et Newt Gingrich, alors président républicain de la Chambre des Représentants, parrainent ensemble l’attribution posthume de la Médaille d’or du Congrès au Rabbi de Loubavitch.
Au cœur de la communauté
Le Rav Shemtov est le fondateur et dirigeant spirituel de TheSHUL of the Nation’s Capital, une synagogue orthodoxe située au Centre Chabad-Loubavitch de Washington, DC. TheSHUL offre un lieu de culte et de communauté, quelle que soit l’affiliation formelle, et propose des programmes pour enfants, des opportunités d’étude de la Torah et des célébrations engageantes du Shabbat et des fêtes juives. La synagogue est connue pour être fréquentée par des personnalités politiques de haut niveau des deux bords, notamment des chefs de cabinet de la Maison Blanche, des attachés de presse et des conseillers principaux.
Il a également fondé et dirige le Capitol Jewish Forum, le plus grand groupe juif apolitique de Capitol Hill, conçu pour « créer et renforcer un sentiment d’identité et de communauté parmi les membres du personnel juif du Congrès et les membres du Congrès ». Cette initiative jouit d’un fort soutien du leadership et des membres des deux partis au Sénat et à la Chambre des Représentants américains.
Présence institutionnelle
Le Rav Shemtov est souvent présent à la Maison Blanche, au Pentagone, au Département d’État et dans d’autres lieux de Washington. Il a dirigé et participé à de nombreux événements de la communauté juive avec la Maison Blanche, notamment en supervisant le processus de cachérisation des cuisines de la Maison Blanche pour la célébration du Mois du patrimoine juif américain et de Hanoukka, sous les administrations de George W. Bush, Barack Obama, Donald Trump et Joe Biden.
Il préside également le comité d’organisation de la Conférence internationale Chabad-Loubavitch – Living Legacy, qui facilite des interactions substantielles de haut niveau entre les rabbins et les dirigeants communautaires du monde entier et des personnalités américaines et internationales éminentes dans les domaines du gouvernement, de la diplomatie, du monde académique et des arts.
Le Rav Shemtov est membre du Vaad Harabanim du Grand Washington, le groupe dirigeant de rabbins orthodoxes et de certification casher de la région du Grand Washington.
Combattre l’antisémitisme par la fierté juive
Face à la montée de l’antisémitisme, le Rav Shemtov prône une approche qui surprend : moins parler de haine anti-juive, plus enseigner ce qu’être juif signifie. « L’un de mes messages principaux est que le plus grand antidote à l’antisémitisme est un ‘sémitisme’ informé et robuste », martèle-t-il.
Cette philosophie guide son travail auprès des jeunes professionnels et étudiants qui fréquentent les centres Habad, souvent pour leur première expérience de vie juive organisée depuis leur bar ou bat-mitsva.
« Trop de personnes qui souffrent d’antisémitisme ou s’en inquiètent ne savent pas ce que signifie être juif », déplore-t-il. « Elles savent qu’être juif signifie que vous n’êtes pas non-juif, mais que signifie être juif dans un sens proactif ? »
Son message aux jeunes adultes juifs est triple : d’abord, ils font partie du peuple élu sans avoir à s’en excuser. Ensuite, comme le lui enseignait son père : « Nous ne sommes pas choisis pour être privilégiés, mais nous sommes privilégiés d’être choisis. » Enfin, ne pas avoir peur.
« Pourquoi devrais-je avoir peur de qui que ce soit ? Mes deux grands-pères ont été emprisonnés dans des prisons soviétiques pour avoir pratiqué et répandu le judaïsme. Mes arrière-grands-parents ont été abattus dans la rue par les nazis. Je ne vais avoir peur de personne », lance-t-il avec détermination.
Des ponts vers le monde arabe
L’approche audacieuse du Rav Shemtov s’étend au-delà des frontières communautaires. Dès 2007, treize ans avant les Accords d’Abraham, il noue des contacts avec des dirigeants arabes, posant les jalons de futurs rapprochements.
Tout commence lors d’une réception en février 2007 honorant un diplomate américain nommé pour combattre l’antisémitisme. L’ambassadeur saoudien aux États-Unis, le Prince Turki al-Faisal, arrive au moment où le Rav Shemtov prend la parole. Le Rav abandonne son discours préparé.
« Quand l’ambassadeur saoudien est entré, j’ai dit : ‘Vous retournerez bientôt dans le royaume, et j’espère que vous transmettrez le message suivant de notre part à la Cour royale. Nous, le peuple juif, ne souhaitons de mal à personne. Nous voulons vivre en paix avec le monde entier. Mais ce qui a commencé comme un problème juif [le terrorisme], puis est devenu un problème israélien, puis américain, puis occidental, et maintenant mondial, sera soit gagné par nous tous ensemble, soit perdu par nous tous ensemble.' »
Cette audace porte ses fruits. Quelques années plus tard, le Rav Shemtov rencontre Turki al-Faisal à Riyad. Le prince saoudien lui confie : « Il faut plus de personnes comme vous qui viennent avec cette attitude, ce contexte religieux, car plus il y aura de personnes comme vous impliquées, plus nous aurons de chances d’arriver à une coexistence plus paisible. »
Un optimisme mesuré pour l’avenir
Concernant l’expansion des Accords d’Abraham, le Rav Shemtov se montre prudemment optimiste. « Je pense que la Syrie pourrait signer ensuite. Je crois que les Saoudiens signeront aussi. Cela peut prendre un peu plus de temps que nous le souhaiterions tous, mais je pense qu’ils signeront. Et même si cela semblait encore récemment tout à fait impossible, je pense que le Liban n’est pas non plus hors de question. »
Pour l’avenir du judaïsme américain, son diagnostic est nuancé. « Je dors très bien quand je pense aux parties de la communauté juive qui sont engagées. Puisqu’elles ont un sens profond de qui elles sont et pourquoi, elles sont plus immunisées contre l’assaut de l’antisémitisme. »
En revanche, « ceux qui ne sont pas affiliés, éduqués ou observants sont, je pense, beaucoup plus susceptibles au virus de l’antisémitisme et au sentiment d’annulation qu’il apporte. »
Le bilan reste encourageant : « Nos chiffres de fréquentation explosent, à Washington comme chez nos collègues, parce que beaucoup de personnes embrassent à nouveau qui elles sont et cherchent ainsi à se reconnecter à la communauté à laquelle elles appartiennent. »
Conclusion
Trente-trois ans après son installation dans la capitale américaine, le Rav Lévi Shemtov continue de naviguer entre tradition et modernité, local et international, spirituel et politique. Son pari : démontrer qu’un Rav en habit traditionnel peut transformer les codes de Washington et ouvrir des voies inattendues vers la paix. Reconnu comme « une institution washingtonienne » et « l’un des acteurs les plus improbables de la capitale nationale », il demeure une figure de premier plan dans le paysage religieux et diplomatique américain.
C’est avec une profonde tristesse que nous apprenons le décès du Rav Yehouda Leib (Leibel) Pozner, de mémoire bénie, survenu à l’âge de 97 ans. Figure emblématique parmi les anciens et respectés Hassidim de Habad, il comptait parmi les tout premiers actifs dans la diffusion du judaïsme sous la mission du Rabbi précédent et du Rabbi aux États-Unis.
Des origines en Terre d’Israël à l’installation en Amérique
Le Rav Pozner naquit en 1928 en Terre Sainte, fils du Rav Chalom Pozner et de Madame Haya. Lorsqu’il n’avait qu’un an, ses parents émigrèrent aux États-Unis sur instruction du Rabbi précédent et s’installèrent à Chicago. À l’âge de 12 ans, il fut envoyé étudier à la Yechiva du 770, qui venait d’ouvrir quelques mois auparavant, suivant les traces de son frère aîné le Rav Its’hak Zalman Pozner, de mémoire bénie.
Un pionnier du « Centre de Chlihoute »
Le Rav Pozner comptait parmi les premiers participants au « Centre pour les affaires d’éducation » établi dans les premières années, et eut le privilège d’entrer plusieurs fois en audience privée (Yehidoute) chez l’Admour Rayats. Il se souvenait parfaitement de l’arrivée du Rabbi aux États-Unis le 28 Sivan 1941.
Témoin privilégié de moments historiques
La Histalkout du Rabbi précédent en 1950 : un souvenir gravé à jamais
Lors des funérailles de l’Admour Rayats, le 11 Chevat 1950, le Rav Pozner eut le privilège de porter le cercueil du Rabbi. Il raconta plus tard à ‘Kfar Habad’ :
« Le cortège funèbre de Sa Sainteté l’Admour Rayats approchait de sa fin. Pendant toute la durée des funérailles, la foule était absolument énorme. Tout le monde se poussait. Ils faisaient tout pour s’approcher du saint cercueil du Rabbi. Les nombreux policiers déployés tout le long d’Eastern Parkway arrivaient à peine à contrôler la situation et maintenir l’ordre. Mais je n’ai pas lâché prise, je me suis efforcé de tenir le cercueil tout au long du chemin. »
Un changement de parcours décisif
Le plan original était de continuer les funérailles jusqu’à la filiale de la Yechiva de Bedford Street, mais la grande foule ne le permit pas, et le cortège s’arrêta donc au croisement d’Eastern Parkway et Brooklyn.
« Je me tenais là au coin des rues lorsqu’ils placèrent le cercueil dans le véhicule de la société funéraire. Sous le cercueil du Rabbi, sur le plancher de la voiture, ils placèrent de petits morceaux de bois pour pouvoir tenir le cercueil à la main jusqu’au cimetière, et autour du cercueil s’assirent trois des anciens Hassidim (Rav Chemouel Levitin, Rav Dovber Rivkin et Rav Israël Jacobson). La quatrième place resta libre. »
Un honneur inattendu
« Ils commencèrent à appeler et chercher s’il y avait près du véhicule un Hassid âgé qui pourrait monter dans la voiture. Mais à cause de la grande foule qui régnait dans la zone, aucun ne fut trouvé. Notre Rabbi, alors le Ramach, qui se tenait à l’entrée de la voiture, me désigna et dit : ‘Leibel, viens toi.’ Je m’assis donc dans la voiture et tins le cercueil du Rabbi jusqu’au cimetière. Les sensations et ce que nous avons ressenti alors lors de ce voyage, il est absolument impossible de les reproduire en mots. »
Une vie dédiée à la mission
En Californie pour la diffusion du judaïsme
Après le décès de l’Admour Rayats, le Rav Pozner se rendit en Californie pour diffuser le judaïsme, en mission du Rabbi. Il eut le privilège que le Rabbi organise les Kidouchine lors de son mariage, qui fut le premier mariage auquel le Rabbi participa après la fin de l’année de deuil pour l’Admour Rayats.
Une descendance bénie
Il laisse derrière lui, avec l’aide de D.ieu, une descendance bénie : des fils et petits-fils, arrière-petits-fils et descendants, qui marchent sur le chemin de la Torah et du Hassidisme et se tiennent en première ligne de l’armée des émissaires.
Ses fils et filles, qu’ils vivent longtemps :
Madame Hanna Zonnenfeld – Nahlat Har Habad
Rav Yossef Its’hak Pozner – Skokie, Illinois
Rav Ouri Pozner – Crown Heights
Rav Yehezkel Pozner – Crown Heights
Rav Chemouel Pozner – Boston, Massachusetts
Madame Berakha Spotchinski – Westlake, Californie
Madame Elicheva Michoulovine – Beitar Illit
Les funérailles auront lieu mercredi 16 juillet, à 10h45 du matin sur l’esplanade du 770, et se poursuivront ensuite au cimetière Montefiore dans le Queens, où il sera inhumé.
Le Rav Yahir Elbaze du Beth Habad de Levallois-Perret a été victime d’une agression antisémite dimanche soir, recevant une bouteille en verre et des insultes à caractère raciste. Le suspect, identifié grâce à la vidéosurveillance, a été interpellé quelques heures plus tard dans un état d’ébriété. Cette nouvelle agression s’inscrit dans une recrudescence inquiétante des actes antisémites dans la région parisienne.
Dimanche 13 juillet vers 22h30, le Rav Yahir Elbaze du Beth Habad de Levallois-Perret a été agressé rue Victor-Hugo. L’agresseur lui a lancé une bouteille en verre tout en proférant des insultes antisémites, avant de prendre la fuite. Grâce aux images de vidéosurveillance, les forces de l’ordre ont pu identifier et interpeller le suspect vers minuit et demi. Placé en garde à vue différée en raison de son état d’ébriété, il devra répondre de ses actes tandis que la victime a déposé plainte.
Le témoignage poignant du Rav Yahir Elbaze
Le Rav Yahir Elbaze, victime de cette agression antisémite, s’est confié à CNEWS pour relater les faits qu’il a vécus. « Je marchais dans la rue. Tout d’un coup, je vois une bouteille en verre voler. D’abord je me suis dit que cela venait certainement de l’immeuble à côté mais en fait c’était quelqu’un en face de moi qui a jeté la bouteille en verre », a-t-il expliqué.
Le projectile a atterri à quelques dizaines de centimètres de lui, manquant de peu de l’atteindre. « Elle a atterri à 30-50 centimètres devant moi et puis j’ai entendu ‘sale juif' », a poursuivi le Rav, révélant ainsi le caractère clairement antisémite de l’agression.
Cette attaque l’a d’autant plus marqué qu’elle contraste avec l’atmosphère habituelle de sa commune de résidence, réputée pour ses bonnes relations entre les différentes communautés religieuses.
Un acte isolé dans une ville marquée par le dialogue interreligieux
L’agression surprend d’autant plus qu’elle s’est déroulée à Levallois-Perret, une commune où la communauté juive est particulièrement présente et où les relations interreligieuses sont habituellement apaisées. « Ce ne sont pas des choses qui arrivent à Levallois parce qu’on a un très bon contact avec la mosquée, avec son président et l’imam qui sont venus me témoigner de leur soutien hier », a souligné le Rav Yahir Elbaze.
Cette marque de solidarité de la part des responsables musulmans locaux illustre l’esprit de dialogue qui prévaut généralement dans cette commune des Hauts-de-Seine. Le soutien exprimé dès le lendemain de l’agression témoigne d’une volonté commune de préserver la cohésion sociale face aux tentatives de division.
« La peur doit changer de camp »
Face à cette agression, le Rav Yahir Elbaze refuse de céder à l’intimidation et appelle à ne pas laisser la peur s’installer dans la communauté juive. « Il y a des délinquants, des hors-la-loi qui se comportent mal et c’est à eux d’avoir peur. Ce n’est pas nous qui devons avoir peur, cela serait leur donner raison », a-t-il déclaré avec fermeté.
Cette position reflète une volonté de résistance face aux actes d’intimidation et de ne pas permettre aux agresseurs d’atteindre leur objectif de terroriser une communauté. Le message du Rav s’inscrit dans une démarche de refus de la victimisation et d’affirmation du droit de chacun à vivre sa foi en sécurité.
Une interpellation rapide grâce à la vidéosurveillance
Les policiers municipaux ont rapidement exploité les images des caméras de surveillance installées dans le secteur. Cette démarche leur a permis d’obtenir un signalement précis du suspect et de constater qu’il s’agissait d’un individu déjà connu des services de police.
Leurs efforts ont porté leurs fruits vers 00h30, soit environ deux heures après l’agression. Le mis en cause a été interpellé alors qu’il tentait encore d’échapper aux recherches. Présentant un état d’ébriété avancée au moment de son arrestation, il a été placé en garde à vue différée, une procédure qui permet d’attendre que la personne soit en état d’être interrogée.
Le fait que le suspect soit déjà connu des forces de l’ordre pourrait faciliter l’enquête et permettre d’établir plus rapidement son profil et ses éventuelles motivations.
Une plainte déposée pour faire valoir la justice
Le Rav Yahir Elbaze a confirmé avoir déposé plainte suite à cette agression. Cette démarche juridique permettra d’engager des poursuites contre l’agresseur présumé et de faire reconnaître le caractère antisémite de l’acte.
L’enquête devra établir les circonstances exactes de l’agression et déterminer les motivations du suspect. Les images de vidéosurveillance constituent des éléments de preuve essentiels pour reconstituer le déroulement des faits et étayer les accusations.
Un phénomène en recrudescence préoccupante
Cette agression intervient dans un contexte particulièrement inquiétant de multiplication des actes antisémites en France. Depuis l’attaque terroriste du 7 octobre perpétrée par le Hamas en Israël, les statistiques révèlent une augmentation significative de ce type d’agressions sur le territoire national.
Levallois-Perret avait déjà été le théâtre d’un incident similaire en octobre dernier. Un adolescent de 15 ans portant une kippa avait été victime d’une agression à la sortie d’une station de métro. Deux individus l’avaient racketté et frappé au visage, faits pour lesquels une plainte avait également été déposée.
Ces incidents répétés dans la même commune soulèvent des questions sur la sécurité des personnes de confession juive dans l’espace public et sur la nécessité de renforcer la prévention et la répression de ces actes inacceptables, même dans des villes réputées pour leur harmonie communautaire.
Trois soldats de la brigade 401 de Tsahal ont perdu la vie ce lundi dans l’explosion de leur blindé lors d’une opération dans le nord de la bande de Gaza. L’incident, survenu à Jabaliya, serait dû à un tir de missile antichar selon les premières estimations de l’armée israélienne. Un officier a également été grièvement blessé et évacué vers un hôpital.
L’armée israélienne a confirmé la mort de trois soldats dans l’explosion d’un char de combat pendant une mission opérationnelle à Jabaliya, dans le nord de Gaza. Les victimes ont été identifiées comme étant le sergent-chef Shaham Menachem, le sergent Shlomo Yakir Shrem et le sergent Yuli Pactor. Un officier blindé du bataillon 52 a été grièvement blessé et transporté par hélicoptère médical vers un centre hospitalier.
Un tir antichar à l’origine de la tragédie
Les circonstances de l’incident pointent vers un tir de missile antichar qui aurait provoqué l’explosion interne des munitions du blindé. Cette analyse préliminaire de Tsahal suggère que l’attaque a visé directement le char dans lequel se trouvaient les quatre militaires.
Un correspondant spécialisé dans les affaires militaires et sécuritaires précise que « l’explosion interne des munitions du char résulte d’un tir antichar direct, une tactique fréquemment employée par les groupes armés dans la bande de Gaza ».
Les opérations se poursuivent malgré les pertes
Malgré cet incident tragique, les forces armées israéliennes ont annoncé la poursuite de leurs opérations dans la bande de Gaza. Un porte-parole de Tsahal a indiqué que « les troupes continuent leurs missions sur le terrain et que des détails supplémentaires seront communiqués aux familles et en fonction de l’avancement de l’enquête ».
Évacuation médicale d’urgence
L’officier blindé blessé a bénéficié d’une évacuation médicale rapide par hélicoptère vers un établissement hospitalier. Sa famille a été immédiatement informée de son état de santé critique. Les autorités militaires n’ont pas précisé la nature exacte de ses blessures ni son pronostic vital.
Cette nouvelle perte humaine s’ajoute au bilan des victimes militaires israéliennes depuis le début des opérations dans la bande de Gaza, illustrant les risques auxquels font face les forces armées dans ce théâtre d’opérations particulièrement dangereux.
Ce cours inaugural sur les Hilkhot Beit HaBehira (Lois du Temple) de Maïmonide nous plonge dans l’une des questions les plus fondamentales du judaïsme : l’obligation de construire un Temple pour D.ieu et les modalités de cette construction sacrée.
Par le Rav Chmouel Rabinovitch – Roch Kollel du 770 Ramat Shlomo
La Double Mission du Temple
Maïmonide ouvre ses lois en établissant un commandement positif clair : « Il existe un commandement positif de construire une maison pour D.ieu, préparée pour y offrir les sacrifices et pour s’y rendre en pèlerinage trois fois par an, comme il est dit : ‘Ils Me feront un sanctuaire’. »
Cette formulation révèle la double vocation du Temple :
Premier objectif : Servir de lieu pour les sacrifices
Second objectif : Constituer le point de convergence pour les pèlerinages (Alya LaRegel)
Sources et Débats Halakhiques
Dans le Sefer HaMitsvot, Maïmonide précise que le commandement numéro 20 nous ordonne de « construire la Maison choisie pour y accomplir le service divin. C’est là que se dérouleront les sacrifices et le service du feu perpétuel, et c’est vers elle que se dirigeront les pèlerinages et les rassemblements annuels. »
Cependant, le Semag (Sefer Mitzvot Gadol) conteste cette approche et fonde le commandement sur un verset différent.
L’Évolution Historique : Du Tabernacle au Temple Éternel
Les Trois Commandements d’Entrée en Terre Promise
Le Sifri enseigne que trois commandements furent donnés à Israël lors de son entrée en Terre Promise :
Nommer un roi
Construire le Temple
Exterminer la descendance d’Amalek
Ces commandements devaient s’accomplir dans un ordre précis, et seulement après que D.ieu leur ait accordé la tranquillité face à tous leurs ennemis environnants.
La Chronologie des Lieux Saints
Période du Tabernacle Mobile
À Guilgal : 14 années pendant la conquête et la répartition du pays
À Silo : 369 années – construction en pierres avec les toiles du Tabernacle, mais sans toit fixe
À Nov et Givon : 57 années au total
Cette période de près de 450 années démontre que la construction du Temple permanent n’était possible qu’une fois la paix établie dans le pays.
L’Époque de David et la Préparation
Ce n’est qu’à l’époque du roi David que les conditions furent réunies. Comme il est écrit : « Et il advint que le roi résidait dans sa maison, et D.ieu lui avait accordé la tranquillité face à tous ses ennemis environnants. Le roi dit au prophète Nathan : ‘Vois donc, moi je réside dans une maison de cèdre, et l’Arche de D.ieu réside sous des toiles de tente.' »
David acheta l’emplacement du futur Temple à Aravna le Jébuséen pour 600 dinars d’or, établissant ainsi le site éternel du Mont Moriah.
L’Interdiction Définitive des Lieux Multiples
L’Unicité du Temple de Jérusalem
Une fois le Temple construit à Jérusalem, tous les autres lieux de culte furent définitivement interdits. Maïmonide établit clairement : « Dès que le Temple fut construit à Jérusalem, tous les autres lieux furent interdits pour y construire une maison pour D.ieu et y offrir des sacrifices. »
Cette maison ne sera établie « pour les générations des générations qu’à Jérusalem uniquement, et sur le Mont Moriah », comme David l’a déclaré : « Ceci est la Maison de D.ieu, et ceci est l’autel pour les holocaustes d’Israël. »
L’Architecture Sacrée : Plans et Réalisations
Le Temple de Salomon
La construction de Salomon est minutieusement décrite dans le Livre des Rois. Ce premier Temple servit de modèle architectural fondamental.
Les Ajouts du Second Temple
Les hommes du Second Temple, lors de la reconstruction à l’époque d’Ezra, ne se contentèrent pas de reproduire exactement le Temple de Salomon. Ils y ajoutèrent des éléments spécifiés dans les visions du prophète Ézéchiel, notamment :
Deux guichets pour la grande porte du sud
Des modifications au niveau de l’autel
Les Éléments Essentiels du Temple
Les Espaces Sacrés
Le Kodesh (Saint)
Le Kodesh HaKodashim (Saint des Saints)
L’Oulam (Vestibule) – situé devant le Kodesh
Ces trois espaces constituent ensemble le Heikhal (Sanctuaire).
La Cour et l’Enceinte
Une enceinte entoure le Heikhal, similaire aux cours du Tabernacle dans le désert. Cette enceinte s’appelle l’Azara. L’ensemble – Azara, Heikhal, Kodesh et Kodesh HaKodashim – constitue le Mikdash (Temple).
Les Ustensiles Sacrés : Débat sur leur Statut
Les Éléments Indispensables
Maïmonide énumère les ustensiles essentiels du Temple :
L’autel pour les holocaustes et autres sacrifices
La rampe permettant de monter à l’autel (placée au sud)
Le bassin (Kiyor) pour la purification des mains et pieds des Cohanim
L’autel des parfums, la Menora et la Table (tous trois dans le Kodesh, devant le Kodesh HaKodashim)
Question Halakhique Fondamentale
Une controverse oppose Maïmonide (Rambam) et Nahmanide (Ramban) concernant le statut de ces ustensiles :
Selon Maïmonide : Les ustensiles font partie intégrante du commandement général de construire le Temple
Selon Nahmanide : Chaque ustensile constitue un commandement distinct, car la Torah les mentionne séparément (« Ils feront une arche », « Ils feront un autel », etc.)
Cette différence d’approche reflète une conception plus large du rôle du Temple : est-il principalement destiné aux sacrifices (position de Maïmonide) ou à abriter l’Arche sainte (position de Nahmanide) ?
Conclusion
Ces lois de Maïmonide nous révèlent la complexité et la profondeur de l’institution du Temple dans la pensée juive. De l’obligation divine initiale aux réalisations historiques concrètes, en passant par les débats halakhiques sur les détails architecturaux, chaque aspect témoigne de l’importance centrale de cette Maison de D.ieu dans la vie spirituelle d’Israël.
L’étude se poursuivra demain, avec l’aide divine, pour approfondir ces questions fondamentales qui continuent d’éclairer notre compréhension du service divin et de l’aspiration à la reconstruction du Temple.
Les élèves de première année de la Yechiva Ketana de Brunoy ont participé à leur retraite estivale annuelle dans les Alpes françaises, accompagnés de leurs enseignants et guides spirituels. Cette escapade de deux semaines, devenue une tradition, combine étude intensive et activités récréatives dans un cadre montagnard exceptionnel. L’initiative s’inscrit dans la volonté de revitaliser l’apprentissage et de renforcer les liens communautaires avant la reprise intensive des cours.
Du 14 au 28 juillet 2025, soit du 18 Tamouz au 2 Av 5785, les étudiants de première année de la Yéchiva de Brunoy ont bénéficié d’un programme pédagogique enrichi au cœur des montagnes françaises. Cette retraite annuelle mêle formation spirituelle, études traditionnelles et moments de détente, permettant aux jeunes gens de recharger leurs batteries avant la poursuite du semestre d’été.
Un programme pédagogique adapté au cadre montagnard
Le séjour dans les Alpes françaises ne constitue pas une simple pause estivale, mais bien un prolongement innovant de l’enseignement dispensé à la Yéchiva de Brunoy. Les enseignants et Mashpi’im ont conçu un programme d’études spécialement adapté à l’environnement montagnard, permettant aux élèves de poursuivre leur formation dans des conditions exceptionnelles.
« L’air pur de la montagne et le changement d’environnement stimulent la concentration et l’ouverture d’esprit », explique l’un des responsables pédagogiques. « Les étudiants abordent les textes avec une fraîcheur nouvelle, loin des distractions urbaines habituelles. »
Des initiatives étudiantes remarquables
Les Talmidei Hachlouhim (étudiants délégués) ont pris des initiatives particulièrement remarquées durant ce séjour. Ils ont organisé des campagnes d’apprentissage stimulantes, notamment le programme « Tanya Ba’al Peh » (apprentissage par cœur du Tanya), ainsi qu’un cycle quotidien d’étude des enseignements du Rebbe.
Ces activités, agrémentées de concours et de prix attractifs, ont maintenu un niveau de motivation exceptionnel parmi les participants. Les organisateurs soulignent l’enthousiasme des jeunes gens face à ces défis intellectuels et spirituels.
Entre étude et détente dans les hauteurs
Le programme hebdomadaire alterne intelligemment entre sessions d’étude intensive et activités récréatives adaptées au cadre alpin. Les élèves profitent ainsi des bienfaits de la montagne tout en maintenant leur rythme d’apprentissage habituel.
Ces moments de détente, loin d’être de simples distractions, participent à l’équilibre général du programme. Ils permettent aux étudiants de créer des liens plus forts entre eux et avec leurs enseignants, dans un contexte moins formel que celui de la Yechiva.
Un retour énergique vers Brunoy
Barouh Hashem, les participants sont revenus à la Yéchiva de Brunoy avec une énergie renouvelée et une motivation renforcée. Cette vitalité retrouvée se ressent immédiatement dans leur approche des études et leur engagement communautaire.
Les responsables de l’établissement se félicitent de ces résultats, qui confirment la pertinence de cette tradition estivale. « Les élèves abordent la suite du semestre d’été avec une force et une concentration remarquables », témoigne un membre de l’équipe pédagogique.
Cette initiative s’inscrit parfaitement dans la volonté du Rabbi de combiner excellence et épanouissement personnel, démontrant qu’étude rigoureuse et bien-être ne sont nullement incompatibles.
Le réserviste père de sept enfants, membre de la communauté Habad, avait été été agressé le 10.07.2025 au couteau lors d’une opération militaire dans le village palestinien de Roumana en Cisjordanie. Malgré sa blessure au dos, le soldat avait fait preuve d’un sang-froid remarquable en se retournant pour abattre son agresseur. Après plusieurs jours d’hospitalisation au centre médical Rambam de Haïfa, il a regagné son domicile, ses proches exprimant leur gratitude : « Merci à D.ieu pour ce miracle ».
Un soldat réserviste du centre d’Israël, hassid Habad et père de famille nombreuse, avait été victime la semaine dernière d’un attentat au couteau lors d’une opération militaire en Cisjordanie. L’attentat s’est produit près du village de Roumana, dans le secteur de Manashé, où un terroriste a surgi par derrière pour le poignarder au dos. Malgré la surprise et la blessure, le militaire a réussi à se retourner et à neutraliser son agresseur. Évacué en hélicoptère vers l’hôpital Rambam, il a été soigné pendant plusieurs jours avant d’être libéré. Sa famille et la communauté Habad voient dans cette issue un véritable miracle.
Une attaque éclair dans les collines de Cisjordanie
L’attentat s’est déroulé jeudi dernier, aux abords du village palestinien de Roumana, situé dans le secteur de Manashé en Cisjordanie, près de Jénine. Le soldat visé, un réserviste haredi du bataillon 941 et ancien diplômé du programme Netzah Yehuda, effectuait une opération militaire avec son unité lorsque le drame s’est produit.
Selon les témoignages recueillis, un terroriste palestinien a profité d’un moment d’inattention pour surgir par derrière et frapper le militaire d’un coup de couteau dans le dos. L’agresseur avait manifestement planifié son attaque, choisissant le moment où le soldat se trouvait légèrement isolé de ses camarades.
Réflexes de combattant malgré la blessure
Malgré la douleur et l’effet de surprise, le réserviste a fait preuve d’une présence d’esprit remarquable. En quelques secondes à peine, il a réussi à se retourner vers son agresseur et à dégainer son arme de service pour riposter. Les coups de feu tirés ont immédiatement neutralisé le terroriste, empêchant ainsi une éventuelle fuite ou de nouveaux actes de violence.
« L’événement s’est développé en quelques secondes », confirme un porte-parole de Tsahal. « Malgré la blessure et la surprise, le soldat a fait preuve de sang-froid et a neutralisé la menace. »
L’unité militaire a aussitôt sécurisé la zone d’intervention, s’assurant qu’aucun autre terroriste ne se trouvait dans les parages. Les soldats ont également vérifié que l’agresseur était bien hors d’état de nuire avant de procéder à l’évacuation de leur camarade blessé.
Évacuation médicale d’urgence
Un hélicoptère militaire a été dépêché sur place pour évacuer le soldat blessé vers le centre médical Rambam de Haïfa, l’un des hôpitaux les mieux équipés du nord d’Israël pour ce type de traumatismes. Selon le porte-parole de Tsahal, le militaire avait initialement été blessé « de manière modérée » par la lame, mais grâce au traitement médical rapide et à l’évacuation par hélicoptère, son état s’est rapidement stabilisé.
Les équipes médicales ont pris en charge le patient dès son arrivée, procédant aux examens nécessaires pour évaluer l’étendue des dégâts causés par l’arme blanche. « Son état est désormais défini comme léger et stable, et il est dans un état de conscience complet », a précisé le porte-parole militaire, rassurant sur l’évolution favorable du blessé.
Le service de communication de l’hôpital Rambam a d’ailleurs diffusé une courte vidéo montrant l’arrivée du soldat dans le service, conscient et dans un état stable, sans danger immédiat pour sa vie. Ces images ont contribué à rassurer sa famille et la communauté qui suivaient l’évolution de son état avec inquiétude.
Mobilisation sur les réseaux sociaux et appels aux prières
Dès les premières heures suivant l’attentat, l’information s’est rapidement propagée sur les réseaux sociaux. Yanki Farber, personnalité influente sur Twitter, a été parmi les premiers à relayer les détails de l’attaque : « Le réserviste du bataillon 941 blessé aujourd’hui lors d’une opération près de Jénine, haredi diplômé du bataillon Netzah Yehuda, père de 7 enfants, habitant du centre. Le terroriste a surpris le soldat par derrière, l’a poignardé, le soldat a immédiatement neutralisé le terroriste. »
Son message s’est conclu par un appel vibrant : « Dites des Tehilim pour sa guérison complète. » Cette demande a rapidement fait le tour de la communauté religieuse, déclenchant une vague de solidarité et de prières dans tout le pays.
Soutien de la communauté Habad
Dès l’annonce de l’attentat, la communauté Habad s’est immédiatement mobilisée pour soutenir la famille du blessé. De nombreuses prières ont été organisées dans les synagogues et les centres communautaires, les fidèles récitant des Tehilim pour demander la guérison rapide du père de famille.
Le soldat, originaire du centre d’Israël, est un membre actif de la communauté hassidique et père de sept enfants. Son engagement militaire dans les réserves témoigne de l’implication de nombreux juifs haredi dans la défense d’Israël, particulièrement depuis les événements du 7 octobre. Diplômé du programme Netzah Yehuda, une unité spécialement conçue pour les soldats religieux, il incarne cette nouvelle génération de combattants qui concilie observance religieuse stricte et service militaire.
Retour au foyer après plusieurs jours d’hospitalisation
Après plusieurs jours de surveillance médicale et de soins intensifs, les médecins ont donné leur feu vert pour la sortie d’hôpital. L’état du patient s’était progressivement amélioré, permettant d’envisager la poursuite de sa convalescence à domicile.
« L’état du soldat est désormais léger et stable, et il est dans un état de conscience complet », avait précisé le porte-parole de Tsahal lors d’un précédent point presse. Cette évolution positive a été accueillie avec soulagement par sa famille et ses proches.
Hier, le militaire a finalement pu quitter l’établissement hospitalier pour retrouver les siens. Ses proches n’ont pas manqué d’exprimer leur reconnaissance : « Merci à D.ieu pour ce miracle », ont-ils déclaré, voyant dans cette issue heureuse une intervention divine.
Cette affaire illustre une fois de plus la tension permanente qui règne en Cisjordanie, où les soldats israéliens font face à des risques constants lors de leurs missions opérationnelles. Elle souligne également l’importance de la formation militaire et de la présence d’esprit face à des situations d’urgence extrême.