Vendredi 1er août 2025 à 10h30 : Likouté Si’hot Devarim volume 34, Si’ha 2 – par le Rav Levi Azimov

Vendredi 1er août 2025 à 10h30 : Likouté Si’hot Devarim volume 34, Si’ha 2 – par le Rav Levi Azimov

En direct, chaque vendredi, étude du Likoutei Si’hot
avec le Rav Levi Azimov de 10h30 – 11h30
au Beth Loubavitch – 8 rue Lamartine 75009 Paris
Ce cours est retransmis en direct par téléphone
Tél.: +33159423068 – code: 33 41 593 (♯)

ET SUR RADIO HASSIDOUT
RADIO HASSIDOUT

Devarim – L’intuition innovante d’un juge
Source : Likouté Si’hot volume 34, deuxième Si’ha sur Devarim

 

 

Le problème : Moché cherche des hommes « intelligents » pour être juges mais n’en trouve pas, alors qu’il existait des hommes intelligents pour construire le Tabernacle (comme Betsalel).

La solution : Il existe deux niveaux d’intuition :

  • Niveau simple : compléter des détails manquants (suffisant pour les artisans)
  • Niveau supérieur : innovation totale, créer de nouveaux concepts (nécessaire pour les juges)

Pourquoi cette exigence élevée pour les juges ? Les juges doivent trancher des cas non explicitement mentionnés dans la Torah, nécessitant une capacité d’innovation constante et d’approfondissement créatif de la loi divine.

L’enseignement profond : Le dialogue entre Rabbi Yossi (maître de l’intuition divine) et Arius (représentant la sagesse profane) illustre la supériorité de l’intuition sainte sur la logique humaine ordinaire.

La dimension messianique : La recherche de Moché préfigure l’ère messianique, où la sagesse profane sera transformée en sagesse divine, permettant enfin l’existence de ces juges dotés d’une intuition parfaitement innovante.

Message central : D.ieu demandait une qualité rare mais pas impossible, préparant l’humanité à la transformation spirituelle future où l’intelligence humaine atteindra sa perfection divine.

 

 

 

L’intuition innovante d’un juge : quand Moché cherche l’impossible

L’intuition innovante d’un juge : quand Moché cherche l’impossible

 

Moché raconte dans notre Paracha sa recherche de dirigeants dotés d’une intelligence particulière, capable de « comprendre une chose à partir d’une autre ». Pourtant, malgré l’existence d’hommes intelligents pour la construction du Tabernacle, il affirme n’avoir trouvé aucun homme possédant cette qualité pour la fonction de juge. Cette apparente contradiction révèle en réalité deux niveaux distincts d’intuition, dont l’un atteint une dimension spirituelle exceptionnelle.

 

Likouté Si’hot volume 34, deuxième Si’ha sur Devarim

 

La recherche de Moché : des dirigeants intuitifs introuvables

Dans notre Paracha, Moché raconte sa quête de dirigeants compétents. Il déclare : « Comment donc supporterais-je seul votre labeur, et votre fardeau, et vos contestations ! Choisissez parmi vous, dans vos tribus, des hommes sages, intelligents et connus ; je les établirai vos chefs. »

Rachi explique la différence entre les sages et les intelligents : « Le sage ressemble à un riche changeur de monnaie : quand on le charge d’examiner des dinars, il les examine. Quand on ne lui en apporte pas, il reste assis à rêvasser. L’homme intelligent ressemble à un changeur commerçant : quand on le charge d’examiner des dinars, il les examine. Quand on ne lui en remet pas, il se fait apporter des siens. »

Moché conclut : « Hommes sages et connus. Mais des hommes intelligents, je n’en ai pas trouvé. »

Une contradiction apparente : l’intelligence existait-elle ?

La Torah mentionne pourtant l’existence d’hommes intelligents lors de la construction du Tabernacle : « D.ieu dit à Moché : Vois, J’ai désigné expressément Betsalel et Je l’ai rempli de sagesse, d’intelligence, de jugement, de science, et d’aptitude pour tous les arts. »

Plus tard, il est écrit : « Betsalel et Aholiav et tous les hommes de talent à qui D.ieu a dispensé sagesse et intelligence… »

Si l’intelligence existait chez Betsalel et les artisans du Tabernacle, pourquoi Moché affirme-t-il n’avoir trouvé aucun homme intelligent pour la fonction de juge ?

Les deux catégories d’intuition recherchées chez un sage

Likouté Si’hot explique que le terme « intelligents » comporte deux niveaux :

(a) L’intuition pour compléter des détails absents : Lorsqu’on étudie une chose précise, on ne se limite pas à comprendre ce que l’on entend des autres, mais on saisit soi-même d’autres éléments non explicitement transmis.

(b) L’intuition qui innove totalement : Une compréhension innovante permettant, à partir d’une idée donnée, d’arriver à saisir de nouveaux concepts totalement inédits.

C’est la différence entre l’intuition requise pour les artisans du Tabernacle et celle exigée pour les juges. Rachi illustre cette distinction avec l’exemple du « changeur commerçant » qui, même « quand on ne lui remet pas de dinars, il se fait apporter des siens ».

Pourquoi les juges ont-ils besoin d’une intuition particulièrement élevée ?

Les juges doivent rendre justice à Israël dans toutes sortes de situations et conditions, durant toute leur activité judiciaire. Ils doivent trancher des questions et des sujets non explicitement évoqués dans la Torah.

Ils ont donc besoin de déduire une chose à partir d’une autre avec un véritable esprit littéralement novateur – « comprendre une chose à partir d’une autre chose » – en approfondissant constamment la Torah de manière absolument innovante.

Ce sont précisément ces « intelligents » d’un niveau supérieur que Moché n’a pas trouvés.

D.ieu aurait-il exigé une qualité introuvable ?

Rachi précise que Moché ne parlait pas de lui-même : « Comment supporterais-je seul. Je ne dis pas cela de moi-même, mais de la part de D.ieu. »

Maïmonide codifie cette exigence : « On ne désigne pour siéger dans le Sanhédrin, dans le petit ou grand tribunal, que des hommes sages et intelligents, particulièrement remarquables dans la Sagesse de la Torah, dotés d’une grande compréhension et connaissant un peu des autres sciences… »

Il va de soi qu’un juge doit au minimum posséder le degré simple d’intelligence intuitive, c’est-à-dire la capacité à déduire une chose d’une autre.

La sagesse de D.ieu : connaître l’introuvable

L’exemple du « changeur commerçant » a été donné par Rabbi Yossi, lui-même reconnu pour cette qualité d’intuition exceptionnelle. La Guemara enseigne : « Depuis le décès de Rabbi Yossi, l’intuition a disparu. »

Du fait de sa propre stature spirituelle, Rabbi Yossi était conscient et soulignait la grandeur particulière de cette intuition absolument parfaite.

La question d’Arius (un non-Juif et prêtre) demandant pourquoi D.ieu exigeait des « intelligents » sachant qu’il n’y en avait pas, était déplacée – car une telle question, portant sur les intentions de D.ieu, risquerait d’affaiblir la foi.

Le dialogue profond entre Rabbi Yossi et Arius

Dans le nom « Arius », on trouve les lettres du mot « or » (lumière). Le Zohar précise que la « lumière » correspond à la sagesse. Arius incarnait ainsi la sagesse profane qui « s’interroge » sur la supériorité de « l’intuition ».

Rabbi Yossi répondit que l’intuition sainte, atteignant la perfection dans la compréhension intuitive, révèle précisément cette supériorité spirituelle innovante : « comme un changeur commerçant ».

Ce dialogue représente la confrontation entre l’intuition divine et la sagesse profane.

L’enseignement messianique : la transformation de l’intelligence

Le Yalkout Chimoni établit un lien entre les paroles de Moché « Comment (Ei’ha) porterais-je seul » et celles de Jérémie « Comment (Ei’ha) est-elle assise solitaire ».

La désignation des juges, qui répond à la demande de Moché, fait allusion à la fin de l’exil. Un aspect majeur de la Délivrance messianique sera la conquête des trois terres de Kéni, Kenizi et Kadmoni – correspondant aux trois facultés intellectuelles (sagesse, intelligence, attachement).

En répondant à Arius, Rabbi Yossi préfigure la neutralisation de la sagesse profane et sa transformation en sagesse divine, à l’image de l’ère messianique. La nomination des juges, connaisseurs en sagesse divine, annonce ainsi la transformation de la science profane en sagesse divine à l’ère messianique.

 

9 Av 5785 qui tombe un dimanche : Horaires, lois et coutumes de la veille et du jour du jeûne

9 Av 5785 qui tombe un dimanche : Horaires, lois et coutumes de la veille et du jour du jeûne

Le 9 Av commémore de tristes dates de l’histoire juive, comme l’épisode des explorateurs, l’expulsion des Juifs d’Espagne en 1492, de nombreux pogromes mais surtout la destruction du saint Temple de Jérusalem par les Romains en l’an 70 de l’ère commune.

 

Voici les horaires du jeûne de Ticha Béav pour chaque ville (entrée • sortie) :

Villes françaises :

  • Paris : 21:27 • 22:03
  • Lyon : 21:07 • 21:48
  • Marseille : 20:59 • 21:37
  • Strasbourg : 21:04 • 21:48

Villes israéliennes :

  • Jérusalem : 19:34 • 20:07
  • Tel-Aviv : 19:37 • 20:09
  • Ashdod : 19:37 • 20:09
  • Gaza : 19:37 • 20:09
  • Netanya : 19:37 • 20:09

Villes internationales :

  • Miami : 20:06 • 20:36
  • New York : 20:09 • 20:46
  • Bruxelles : 21:26 • 22:13
  • Montréal : 20:20 • 21:01
  • Genève : 21:04 • 21:45
  • Londres : 20:46 • 21:34
  • Casablanca : 20:29 • 21:01

Le jeûne commence samedi 2 août au soir et se termine dimanche 3 août au soir, 2025.

Vendredi 8 Av (avant Chabbat)

  • On peut consommer vin et viande pendant Chabbat
  • Pas de bénédiction « Chehé’héyanou » même pendant Chabbat
  • Préparations habituelles de Chabbat autorisées

Chabbat 9 Av

Pendant Chabbat :

  • Vie normale de Chabbat avec vin et viande
  • Après ‘Hatsot : étudier uniquement des sujets autorisés pour Tich’a BeAv
  • Se’oudat HaMafseket : Pendant ce repas, on mangera de façon normale, sans montrer de signe de deuil. On pourra même manger de la viande et boire du vin (sans œuf dans la cendre, cette année). Si trois hommes ou plus ont mangé ensemble, ils réciteront le Zimoun (contrairement aux autre années). Il faudra terminer le repas avant le coucher du soleil.

À la sortie de Chabbat :

  • Dire « Baroukh HaMavdil Ben Kodech Le’Hol »
  • Bénédiction sur la flamme seulement (pas de Havdala complète)
  • Changer pour des chaussures sans cuir
  • Commencer les restrictions de deuil

Dimanche 10 Av – Le jeûne

Restrictions principales

  • Interdictions complètes : manger, boire, se laver, porter du cuir
  • Jusqu’à ‘Hatsot : pas de travail long, pas de distractions, s’asseoir au sol
  • Toute la journée : pas de salutations, cosmétiques, musique

Prières spéciales

  • Cha’harit : sans Talit/Tefilines, lecture spéciale, Kinot (lamentations)
  • Min’ha : avec Talit/Tefilines, lecture spéciale, prière ‘Aneinou

Études autorisées

  • Seulement des sujets liés au deuil/destruction du Temple
  • Job, Jérémie, Midrach Eikha Rabba
  • ‘Hassidout sur le Temple et la Techouva

Sortie du jeûne (dimanche soir)

  • Netilat Yadaïm sans bénédiction
  • Havdala sur le vin (sans feu ni épices)
  • Kidouch Levana de préférence
  • Remettre des chaussures en cuir

Prolongement du deuil

Jusqu’à ‘Hatsot du lundi 10 Av :

  • Pas de viande ni vin (sauf Havdala)
  • Pas de musique, danse, « Chehé’héyanou »
  • Pas de coupe de cheveux ni lavage à l’eau chaude

Points importants à retenir

  • Le jeûne commémore la destruction du Temple
  • Maintenir l’esprit de deuil et de réflexion
  • Continuer les Siyoumim jusqu’au 15 Av
  • Campagne des Tefilines encouragée
  • Kidouch Levana avec intention pour la venue du Machia’h
  • Les garçons à partir de treize ans et les filles à partir de douze ans doivent jeûner depuis la veille jusqu’au soir.
  • En cas de maladie ou de faiblesse, on consultera un Rabbin compétent à propos du jeûne.
  • On mange un repas normal avant le début du jeûne (avant Minha). Puis un repas comportant uniquement du pain et un œuf dur trempé dans de la cendre.
  • Le 9 Av, on ne se lave pas.
  • Le matin, on ne récite pas la bénédiction : « Chéassa Li Kol Tsorki » (« Qui veille pour moi à tous mes besoins ») car on ne porte pas de vraies chaussures en cuir.
  • On n’étudie pas la Torah, (sauf certains passages de Jérémie par exemple), et on assiste à un « Siyoum », à la conclusion du traité Talmudique Moèd Katane (qu’on peut aussi écouter sur Radio J à 14h 10).
  • Jusqu’au milieu de la journée on ne s’assoit pas sur une chaise mais seulement sur un petit tabouret, en signe de deuil. On évite de dire bonjour, sauf aux personnes qui ont oublié qu’on ne se salue pas le 9 Av.
  • La veille, on lit les Lamentations de Jérémie (Meguilat E’ha).
  • Le matin, on fait la prière sans Talit ni Téfilines, ni Ta’hanoun et on lit les « Kinot ».
  • L’après-midi, on met Talit et Téfilines pour la prière de Min’ha et on rajoute les passages « Na’hem » (« Console les endeuillés de Sion ») et « Anénou » (« Répond-nous »).

Le soir, à l’issue du jeûne

  • on se lave les mains rituellement (sans bénédiction) et on se rince la bouche.
  • On enlève les chaussures en toile et on remet les chaussures en cuir.
  • On prononce la bénédiction de Kiddouch Levana pour la lune.
  • On peut s’occuper du linge (lessive…) et se couper les cheveux le lendemain après Hatsot.
Guide complet du jeûne du 9 Av qui tombe un dimanche

Guide complet du jeûne du 9 Av qui tombe un dimanche

Voici les horaires du jeûne de Ticha Béav pour chaque ville (entrée • sortie) :

Villes françaises :

  • Paris : 21:27 • 22:11
  • Lyon : 21:07 • 21:48
  • Marseille : 20:59 • 21:37
  • Strasbourg : 21:04 • 21:48

Villes israéliennes :

  • Jérusalem : 19:34 • 20:07
  • Tel-Aviv : 19:37 • 20:09
  • Ashdod : 19:37 • 20:09
  • Gaza : 19:37 • 20:09
  • Netanya : 19:37 • 20:09

Villes internationales :

  • Miami : 20:06 • 20:36
  • New York : 20:09 • 20:46
  • Bruxelles : 21:26 • 22:13
  • Montréal : 20:20 • 21:01
  • Genève : 21:04 • 21:45
  • Londres : 20:46 • 21:34
  • Casablanca : 20:29 • 21:01

Le jeûne commence samedi 2 août au soir et se termine dimanche 3 août au soir, 2025.

Spécial 9 Av – lois et coutumes relatives au jeûne du 9 Av et aux jours qui l’entourent (Vendredi 7 Av, Chabbat 9 Av, Lundi 10 Av).

Vendredi 8 Av 

Ce Chabbat, on consommera du vin et de la viande. Toutefois, on ne goûtera pas les plats carnés avant Chabbat. Et pour savoir si un plat est assaisonné, on le goûtera mais sans avaler.
Comme d’ordinaire, on se coupe les ongles, on se trempe au Mikvé (sans s’y attarder) et on porte ses vêtements propres de Chabbat. Cependant, on ne récitera pas la bénédiction “CheHé’héyanou”, pas même durant Chabbat.

Chabbat 9 Av 

Lecture de la Torah : Pour la deuxième montée, on débute au verset “Eikha Essa” (Devarim, 1:12).

Avant Moussaf : Av Hara’hamim.
Après ‘Hatsot
: Il est préférable de n’étudier que des sujets autorisés à Tich’a BeAv. Ainsi, on achèvera, avant ‘Hatsot, les études quotidiennes du ‘Hitat, du Rambam, les lois concernant la reconstruction du Temple, etc. Si ce n’est pas possible, on pourra malgré tout étudier ces sujets jusqu’au coucher du soleil. De même, on pourra terminer la lecture hebdomadaire du ‘Houmach avec sa traduction en araméen, jusqu’au coucher du soleil. On pourra également prolonger un Farbrenguen, un cours fixe en public, ou une étude de ‘Hassidout.

Min’ha :
On s’efforcera de prier Min’ha plus tôt que d’habitude (afin de pouvoir manger lors de la Se’oudat HaMafseket). On ne dira pas Tsidkatekha. On ne lira pas les Pirkeï Avot.

Se’oudat HaMafseket :
Pendant ce repas, on mangera de façon normale, sans montrer de signe de deuil. On pourra même manger de la viande et boire du vin (sans œuf dans la cendre, cette année). Si trois hommes ou plus ont mangé ensemble, ils réciteront le Zimoun (contrairement aux autre années). Il faudra terminer le repas avant le coucher du soleil.

À partir du coucher du soleil :
Il sera interdit de se laver, de manger ou de boire. Toutes les autres lois concernant le deuil entrent en vigueur à la sortie de Chabbat, uniquement.

Il sera interdit de préparer les Kinot (lamentations), les chaussures en toile, de retourner les bancs, ou de retirer la Parokhet (rideau de l’Arche), etc. avant la fin de Chabbat.

Sortie de Chabbat

Immédiatement après la fin de Chabbat, avant de faire quoi que ce soit, il faudra dire “Baroukh HaMavdil Ben Kodech Le’Hol”. Pas de Havdala : on récitera seulement la bénédiction sur la flamme, à la maison si possible, afin de rendre quittes les personnes présentes. On ne dira pas Veyitène Lekha.

On pourra faire la Havdala pour celui qui doit manger (pour des raisons médicales), et si nécessaire, une autre personne qui ne jeûne pas, comme un enfant de plus de cinq/six ans, pourra boire le vin. On ne récitera pas le passage Hiné E-l Yéchou’ati et on ne sentira pas de Bessamim.

On enlèvera ensuite ses chaussures et on les remplacera par des chaussures ne contenant pas de cuir. En revanche, on ne retirera pas ses habits de Chabbat avant d’avoir terminé les Kinot. On pourra porter une ceinture en cuir. On retirera le rideau de l’Arche (Arone Kodech), ainsi que les tissus recouvrant la Bima et le pupitre de l’officiant (‘Amoud). On allumera juste assez de lumière pour pouvoir prier et réciter les Kinot, mais sans plus.

Jusqu’à ‘Hatsot du lendemain, on ne s’assoira pas sur un support dépassant 24 centimètres de hauteur.

Déroulement de la prière de ‘Arvit :
Dans la ‘Amida, on dira Ata ‘Honanetanou, puis on récitera le Kadich Titkabel. On lira la Meguilat Eikha, suivie de la lecture des Kinot (lamentations). On dira VeAta Kadoch (sans réciter Vihi No’am), suivi du Kadich Chalem sans Titkabel, ‘Aleinou, Kadich Yatom, Al Tira, (pour un endeuillé, les Michnayot du traité “Mo’ëd Katane”, chapitre 3) et enfin Kadich DeRabbanan.

Meguilat Eikha :
Pendant la lecture de la Meguilat Eikha, il est de coutume qu’à chaque paragraphe commençant par “Eikha”, l’officiant hausse la voix. À la fin de la lecture, l’assemblée lira le verset Hachiveinou à voix haute, avec l’officiant.
Il existe une coutume consistant à jeter, pendant la lecture des lamentations, des graines non-comestibles (‘Bobkes’) sur les fidèles. Cette coutume, (très appréciée des enfants), a pour but ‘d’empêcher’ l’assemblée de ne pas exagérer l’amertume du deuil.

Nuit du jeûne :
Nous n’avons pas pour coutume de dormir à même le sol, ou de poser la tête sur une pierre, comme mentionné par certains décisionnaires. On se montrera rigoureux vis-à-vis des contacts physiques avec sa femme et au fait de dormir dans le même lit. Quant à l’intimité conjugale, elle sera strictement interdite jusqu’à la sortie du jeûne (voir plus bas Nuit de dimanche à lundi).

Dimanche 10 Av – Quelques lois concernant le jeûne :

Jusqu’à ‘Hatsot, on ne détournera pas son attention du deuil. On ne se promènera pas, on n’effectuera pas de travail demandant du temps (sauf allumer du feu/de l’électricité, etc.). Il faudra éviter de faire la vaisselle, au moins jusqu’à ‘Hatsot, le lendemain.

Smartphones :
On ne jouera pas et on ne consultera pas non plus les nouvelles (de façon générale, la consultation des journaux et des sites d’information pose problème vis-à-vis de plusieurs interdits de la Torah et de nos Sages. Il va sans dire que les films, séries, etc. sont également concernés par ces interdits).

Commerces :
On n’ouvrira pas son magasin, sauf s’il s’agit d’un commerce alimentaire.

Cosmétique :
On ne se maquillera pas et on ne se parfumera pas (sauf une jeune mariée dans les 30 premiers jours de son mariage). L’utilisation de déodorant sera toutefois autorisée (uniquement pour éviter les odeurs désagréables).

Salutations :
On ne dira pas ‘bonjour’, ‘salut’, ‘Chavou’a Tov’ etc. Si une personne ne connaissant pas cette loi salue son prochain, ce dernier lui répondra de façon brève et neutre.

Consommation de pain durant le jeûne de Tich’a BeAv:
Celui qui consomme du pain durant Tich’a BeAv ajoutera le passage Na’hem (également récité à Min’ha) dans le Birkat HaMazone (les actions de grâce), avant la bénédiction OuVené Yerouchalaïm. Il conclura cette bénédiction par les mots : « Baroukh […] Mena’hem Tsion OuVoné Yerouchalaïm ».

Étude de la Torah et étude quotidienne :
Il est permis, et même obligatoire d’étudier à chaque instant, mais uniquement des sujets en rapport avec le deuil. Par exemple, Job (Eyov), Jérémie (Yirmeyahou), etc. À Tich’a BeAv, le Rabbi Rachab avait la coutume d’étudier le Midrach Eikha Rabba ainsi que les passages de la Guemara (Guittine 55b à 58a), relatifs à la destruction du Temple.

L’étude du ‘Hitat de Tich’a BeAv ne sera effectuée qu’après ‘Hatsot. Le Rambam du jour, quant à lui, ne sera étudié qu’à la fin du jeûne. L’étude de la ‘Hassidout sera toutefois autorisée, de préférence des sujets concernant le Temple, ou la Techouva.

On a pour coutume de faire un Siyoum ce jour-là également. (Sur le traité “Mo’ëd Katane”, les lois du deuil, ou “Hilkhot Beit HaBe’hira” du Rambam). Pour le traité “Mo’ëd Katane” (dont le 3ème chapitre peut être étudié aujourd’hui), on pourra faire un Siyoum même avant ‘Hatsot. Le Rabbi demande que l’on continue à faire des Siyoumim jusqu’au 15 Av inclus, accompagnés de dons à la Tsedaka et de Farbenguens (réunions ‘hassidiques), et l’on diffusera cette directive au plus grand nombre.

Campagne des Tefilines :
Le Rabbi demande que l’on s’efforce, aujourd’hui aussi, de faire mettre les Tefilines à un maximum de Juifs.

Cimetière :
Nous n’avons pas la coutume d’aller au cimetière aujourd’hui.

Netilat Yadaïm du matin :
Pour Netilat Yadayim on se lavera uniquement les trois premières phalanges, mais pas jusqu’au poignet. On ne se rincera pas la bouche, et, bien évidemment, on ne se lavera pas et l’on ne se trempera pas au Mikvé.

Déroulement de la prière de Cha’harit:
On ne dira pas la bénédiction Che’Assa Li Kol Tsorki (jusqu’au lendemain 10 Av). On ne mettra pas le Talit et les Tefilines, pour cette prière. Durant Baroukh CheAmar et Kriat Chema’, on ne tiendra pas les Tsitsiot. Pendant la répétition de la ‘Amida, l’officiant récitera la bénédiction ‘Aneinou, entre Goël Israël et Refaénou. L’officiant et les Cohanim sauteront la bénédiction des Cohanim (Nessiat Kapaïm). Demi-Kadich. On ne récitera pas de supplications (Ta’hanoun).

Lecture de la Torah :
On lira le passage “Ki Tolid Banim” dans la Paracha “VaEt’hanane” (1ère montée : chap. 4, v. 25-29 ; 2ème montée : v. 30-35 ; 3ème montée : v. 36-40). On ne dit pas de Mi CheBérakh.

Haftara de Cha’harit :
La troisième montée est pour le Maftir. On lira le passage “Assof Assifem” (Jérémie, ch. 8, v. 13-23 et ch. 9, v. 1-23). Après la

Haftara :
Yehalelou, puis on rentre le Séfer Torah dans l’Arche.

Kinot : On lira toutes les Kinot (lamentations), jusqu’à proximité de ‘Hatsot. Dans la lamentation “Eli Tsion”, on a pour coutume de se tenir debout.

Fin de Cha’harit :
Après avoir récité les Kinot, on récitera Achrei et Ouvah LeTsione, sans dire le verset “Va-Ani Zot Beriti”. On récitera le Kadich Chalem sans Titkabel, puis on dira Aleinou, Kadich Yatom, et enfin Al Tira. Les passages Chir Chel Yom, Kavé et Ein Kelokénou seront rattrapés avant Min’ha. Un endeuillé lira les Michnayot du traité “Mo’ëd Katane”, ch. 3, suivies du Kadich DeRabbanan. On lira ensuite la Meguilat “Eikha”, chacun de son côté. Après ‘Hatsot, on pourra s’assoir sur une chaise, préparer à manger pour la sortie du jeûne et étudier les lois du Temple.

Avant Min’ha :
Il est de coutume de donner à la Tsedaka un montant équivalent à la valeur des repas économisés pendant le jeûne. On remettra à leur place le rideau de l’Arche, ainsi que les tissus recouvrant la Bima et le pupitre de l’officiant (‘Amoud). On préparera le Séfer Torah pour la lecture qui suit.

Talit et Tefilines :
On mettra le Talit et les Tefilines de Rachi avec bénédiction. Kriat Chema’ intégral et rattrapage des parties de Cha’harit sautées le matin : Chir Chel Yom, Kavé et Ein Kelokénou. On étudiera le ‘Hitat du jour.

Déroulement de la prière de Min’ha:
Korbanot, Achrei, demi-Kadich, puis on lira dans la Torah : “Vay’hal Moché” (Chemot, 1ère montée : ch. 32, v. 1114 ; 2ème montée : ch. 34, v. 1-3 ; 3ème montée : v. 4-11). La troisième montée est pour le Maftir, suivi de la Hagba’a. On ne dit pas de Kadich.

Haftara de Min’ha :
“Dirchou” (Isaïe, ch. 55, v. 6-13, ch. 56, v. 1-8). Yehalelou, puis on rentre le Séfer Torah dans
l’Arche. Demi-Kadich.

‘Amida de Min’ha :
Dans la bénédiction Boné Yerouchalaïm, chacun récitera le passage Na’hem, et ‘Aneinou dans la bénédiction Chomé’a Tefila. Cependant, dans la répétition de la ‘Amida, l’officiant récitera ‘Aneinou entre Goël Israël et Refaénou, puis récitera la bénédiction des Cohanim (qui pourront se laver les mains jusqu’aux poignets, comme chaque Min’ha d’un jour de jeûne), Kadich Chalem, Aleinou, Kadich Yatom et Al Tira. Un endeuillé lira les Michnayot habituelles, suivies du Kadich DeRabbanan.

Après Min’ha :
On met les Tefilines de Rabbénou Tam avec lesquelles on récitera le Kriat Chema’, Kadech, Vehaya Ki Yeviakha, et les six Souvenirs perpétuels (Chech Zekhirot).

Sortie du jeûne :
Après ‘Arvit, on fera Netilat Yadaïm sans bénédiction (une fois sur chaque main, trois fois de suite, comme au réveil ou en sortant des toilettes). On se rincera le visage et la bouche.

Havdala : On fera la Havdala sur du vin, mais sans les bénédictions sur le feu et les odeurs (Bessamim).

Si quelqu’un a déjà fait la Havdala, il ne pourra pas la refaire pour une femme ou une jeune fille uniquement. Ainsi, si l’on souhaite la refaire plus tard pour sa femme, il faudra avoir l’intention de ne pas se rendre quitte de la Havdala faite à la synagogue. On fera cependant attention à ne rien consommer avant de s’être rendu quitte de la Havdala.

Kidouch Levana :
On récitera Kidouch Levana après ‘Arvit. De préférence, on goûtera quelque chose (après avoir fait la Havdala) et on mettra des chaussures en cuir avant Kidouch Levana. La récitation du Kidouch Levana en Minyane reste toutefois prioritaire. On le récitera en public, en étant aussi nombreux que possible et en portant de beaux habits (de préférence). On se tiendra sous la voûte céleste, debout et les pieds joints, et on se tournera vers Jérusalem (en dehors d’Erets Israël, vers l’Est). On regardera la lune une fois seulement, avant de réciter la bénédiction, mais pas pendant celle-ci. On ne la récitera que la nuit, lorsque la lune est bien visible et qu’elle éclaire.

La sanctification de la lune est une Segoula contre les maux de dents. On fera trois sauts avant de réciter “Baroukh ‘Ossekh”. Le Rabbi a l’habitude, la première fois, de sauter, puis de toucher (rapidement) ses dents. La seconde et la troisième fois, il les touche, et saute ensuite (ou le fait simultanément).

Après avoir béni la lune, on secouera les coins de notre Talit Katane.

Le Rabbi insiste grandement sur l’importance de réciter Kidouch Levana en son temps, en portant de beaux habits, en ‘grande pompe’, avec un maximum de personnes présentes, « et en ayant l’intention de hâter la venue de Machia’h par le rajout dans l’exigence et la demande de la Rédemption, comme le formule la conclusion du Kidouch Levana : “Et ils réclameront l’Éternel […] ainsi que David, leur Roi. Amen” » (Noa’h 5752 1991).

Suite du deuil :
La date du 9 Av a été choisie du fait que le feu fut mis au Temple ce jour-là. Celui-ci brûla toutefois jusqu’au lendemain, 10 Av, au soir. C’est pourquoi, jusqu’à ‘Hatsot du lundi 10 Av, il sera encore interdit de danser, d’écouter des instruments de musique, de réciter la bénédiction “CheHé’héyanou”, ainsi que de consommer de la viande et du vin (à l’exception du vin de la Havdala). De même, on évitera encore de se couper les cheveux, de se laver à l’eau chaude (sauf si l’on souffre de la transpiration), et de laver des vêtements.

Nuit de dimanche à lundi
Cette nuit, on dira Ta’hanoun (les supplications) dans la lecture du Chema’ avant le coucher. On évitera l’intimité conjugale (Tachmich HaMita uniquement), sauf un soir de Mikvé ou de départ/retour de voyage.

Yad LaAchim alerte : une secte chinoise mène une offensive missionnaire sans précédent en Israël

Yad LaAchim alerte : une secte chinoise mène une offensive missionnaire sans précédent en Israël

 

Une organisation missionnaire chinoise infiltre massivement les réseaux sociaux israéliens avec de faux contenus religieux juifs. L’objectif : attirer les internautes vers des « cours de Torah » qui dissimulent en réalité des messages de conversion au christianisme. Yad LeAhim suit cette secte depuis huit ans et appelle à la vigilance face à cette campagne sophistiquée d’infiltration.

 

 

Un déguisement trompeur qui abuse les internautes

Des contenus judaïques diffusés ces derniers mois sur les réseaux sociaux et WhatsApp se révèlent être une tentative d’une nouvelle organisation missionnaire d’entrer en contact avec les personnes exposées à ces contenus, et finalement même d’essayer de les convertir. Derrière ces contenus se cache une secte appelée « L’Église du D.ieu Tout-Puissant » originaire de Chine, qui tente depuis ces dernières années d’étendre également ses activités en Israël. L’organisation Yad LeAhim, qui suit l’activité de cette secte depuis huit ans et a empêché jusqu’à présent leur implantation, met en garde que leur objectif est de dispenser des « cours » se faisant passer pour des enseignements de Torah, et par leur intermédiaire d’inculquer progressivement aussi des messages sur cette personne et de prêcher le christianisme sous un déguisement trompeur se faisant passer pour juif.

Une secte chinoise aux croyances controversées

La secte, originaire de Chine, opère depuis de nombreuses années sous le couvert du missionnariat messianique. Les membres de la secte croient que le messie vit déjà, sous les traits d’une femme chinoise résidant dans le New Jersey après avoir été exilée aux États-Unis. Les conceptions de cette secte suscitent la controverse même dans les pays du monde entier où elle opère ces dernières années, et après des tentatives répétées pendant plusieurs années de pénétrer en Israël, il semble qu’elle ait récemment réussi à percer le barrage.

Une stratégie d’infiltration en plusieurs étapes

Yad LeAhim présente des données claires selon lesquelles les membres de la secte inondent Internet de matériaux ressemblant à des contenus religieux juifs. Des publications présentant des versets, des paroles de Torah et des prières diffusées sur les réseaux sociaux. Lorsque les personnes exposées à ces contenus réagissent aux messages ou cliquent sur les liens, elles reçoivent un contact personnel avec une invitation à un cours « toranique ». Cette secte dispose de pas moins de 26 groupes actuellement actifs sur le réseau, tous sous le couvert d’études quotidiennes de Torah, de récitation de psaumes et similaires. Certains proposent même des prières originales qui s’adressent au public traditionaliste en Israël.

Au début, il s’agit effectivement de cours de Torah innocents dispensés sous des noms courants comme le Rav Aharon Cohen et similaires. Les participants réguliers sont progressivement transférés vers des groupes de continuation, « pour les avancés », où le contenu se concentre déjà sur les messages missionnaires de la secte. « Il s’agit d’une activité silencieuse, sophistiquée mais dangereuse », expliquent à l’organisation Yad LeAhim. « La première étape crée un sentiment de confort et de proximité avec la tradition, et ce n’est qu’après une période que les messages missionnaires sont révélés ».

Les meneurs israéliens de l’opération identifiés

Derrière l’activité en Israël se trouvent deux personnes, un couple résidant à Maaleh Adumim, qui appartenaient auparavant à la secte des « Juifs messianiques » et le mari était même dans la direction de l’une de leurs communautés à Jérusalem. Les deux servent de dirigeants de l’activité dans le pays et s’occupent principalement de créer des contacts personnels et de faire fonctionner les groupes en ligne. La rencontre avec les deux n’a lieu que pour ces personnes qui ont passé la première série de cours, et ont été trouvées appropriées par les gestionnaires des groupes pour continuer à être exposées aussi aux contenus missionnaires.

La contre-offensive de Yad LeAhim

Les militants de Yad LeAhim de la division numérique, qui opèrent intensivement et de manière créative dans l’espace en ligne, ont récemment réussi à exposer et démanteler plusieurs groupes actifs de la secte, en pénétrant son système de diffusion et en créant un choc interne parmi ses militants. De cette façon, l’activité de groupes qui diffusaient des contenus missionnaires sous le couvert de cours de Torah a été interrompue. « Nous ne nous reposerons pas et ne nous tairons pas jusqu’à ce que nous démantèlions tout ce système de tromperie », soulignent chez Yad LeAhim, « et nous continuerons à lutter pour la pureté de l’identité juive sur le réseau et dans toute arène possible ».

Appel à la vigilance du public

Face à tout cela, Yad LeAhim appelle le public à faire preuve de vigilance et à signaler les activités suspectes. « Ce n’est plus une secte marginale, mais une campagne coordonnée et sophistiquée de pénétration dans la conscience juive en Israël », expliquent à l’organisation. « Nous opérons 24 heures sur 24 pour exposer l’activité et arrêter sa propagation, ainsi que d’autres sectes missionnaires qui tentent de prendre pied en Israël ».

 

Prouesse exceptionnelle : un étudiant de la Yechiva Habad de Kfar Habad vient d’achever l’étude complète du Talmud de Babylone

Prouesse exceptionnelle : un étudiant de la Yechiva Habad de Kfar Habad vient d’achever l’étude complète du Talmud de Babylone

Un étudiant de la Yechiva Habad de Kfar Habad vient d’achever l’étude complète du Talmud de Babylone, un exploit remarquable dans le monde religieux. Cette réussite exceptionnelle a été célébrée en grande pompe par la communauté et les dirigeants de l’institution. L’événement souligne l’excellence académique des établissements Habad en Israël.

 

 

L’étudiant Menahem Mendel Kanelsky de la Yechiva Tomchei Temimim de Kfar Habad a terminé avec succès l’étude intégrale du Talmud de Babylone (Chass), marquant un accomplissement spirituel et intellectuel majeur. La cérémonie de célébration a rassemblé les plus hautes autorités rabbiniques de l’institution et la famille de l’étudiant, témoignant de l’importance de cet événement dans la tradition juive orthodoxe.

Un accomplissement exceptionnel à Kfar Habad

La Yechiva Tomchei Temimim de Kfar Habad a vécu hier un moment d’émotion intense avec la célébration du siyoum haChass, la cérémonie marquant l’achèvement complet du Talmud de Babylone par l’étudiant Menahem Mendel Kanelsky. Cet exploit, fruit d’années d’étude intensive et de dévouement sans faille, représente l’un des sommets de l’apprentissage religieux dans la tradition juive.

L’événement, organisé dans un esprit de joie et de spiritualité, a attiré une assistance nombreuse venue rendre hommage à cette réussite exceptionnelle. Le parcours de l’étudiant témoigne de la rigueur académique maintenue dans cette institution prestigieuse du mouvement Habad-Loubavitch.

Présence des plus hautes autorités rabbiniques

La cérémonie a été honorée par la présence des dirigeants les plus respectés de la Yechiva. Le Rav Yossef Its’hak Blinov, directeur de l’établissement, a présidé l’événement aux côtés du Rav Eliahou Lando, l’un des responsables académiques principaux. Le Rav Meir Ashkenazi, dirigeant spirituel de Kfar Habad, a également participé à cette célébration historique.

La dimension familiale n’a pas été oubliée puisque le père de l’étudiant, le Rav Levi Kanelsky, ainsi que son grand-père, le Rav Nathan Kanelsky, ont assisté à ce moment privilégié. Cette présence multigénérationnelle illustre la transmission des valeurs d’étude et de spiritualité au sein des familles Habad.

Le Rav Eliahou Kook, guide spirituel (mashpia) de la Yechiva, a souligné l’importance de cette réussite non seulement pour l’étudiant lui-même, mais pour l’ensemble de la communauté académique. Tous les étudiants de l’institution, la famille et de nombreux invités d’honneur ont participé à cette célébration mémorable.

Une reconnaissance exceptionnelle de l’institution

L’événement a connu son apogée lorsque le Rav Blinov a annoncé une surprise de taille : au nom de la direction de la Yechiva, un billet d’avion vers le Rabbi a été offert à Menahem Mendel Kanelsky en reconnaissance de son accomplissement remarquable.

Cette récompense symbolique, mais hautement significative dans la tradition Habad, représente la possibilité pour l’étudiant de se rendre au Ohel. Ce geste témoigne de l’estime exceptionnelle portée par l’institution à cet exploit spirituel.

 

Une leçon d’humanité avant la terre promise – par Rav Chmouel Brodowicz

Une leçon d’humanité avant la terre promise – par Rav Chmouel Brodowicz

Dans cette vidéo, Rav Chmouel Brodowicz nous partage une réflexion profonde sur l’attitude de Moché Rabbénou avant sa disparition.

 

Il se montre comme un véritable berger fidèle, soucieux de son peuple jusqu’à la fin. Au début de la paracha Dévarim, Moïse adresse au peuple juif des remontrances, mais avec respect, délicatesse et amour. Il utilise des allusions, une pédagogie subtile, semblable à celle d’un père aimant qui veut le bien de ses enfants.

À travers des exemples concrets et des récits touchants, Rav Brodowicz tire de cette attitude une leçon éducative fondamentale : comment reprendre ou corriger autrui avec sensibilité, amour et pédagogie, dans l’esprit de l’enseignement du Rabbi de Loubavitch.

Un message intemporel sur la manière d’enseigner, d’éduquer et de construire des relations basées sur le respect mutuel et l’empathie.