Lors de sa visite officielle dans les pays baltes, le président israélien Its’hak Herzog a vécu un moment historique à Riga en découvrant une lettre de son grand-père adressée à l’ancêtre d’un émissaire Habad. Cette rencontre bouleversante illustre les liens profonds entre les familles juives à travers les générations.
Résumé : Durant sa tournée diplomatique en Lettonie, le président israélien a rencontré les représentants du mouvement Habad établis dans le pays. La découverte inattendue d’une correspondance familiale datant de 1937 entre son grand-père et l’aïeul d’un émissaire local a transformé cette visite protocolaire en moment d’émotion intense, témoignant de la continuité historique du judaïsme européen.
Une rencontre diplomatique qui devient personnelle
Ce matin, dans la capitale lettone, le président Its’hak Herzog a atterri dans le cadre de sa visite officielle dans les États baltes. Au programme de cette journée particulière figurait une rencontre avec les émissaires Habad œuvrant en Lettonie, une communauté active depuis plusieurs décennies dans cette région historiquement marquée par une forte présence juive.
Le Rav Mordekhaï Glouzman et son épouse, la Rabbanit Rivka Glouzman, ont accueilli le président pour lui présenter un panorama complet des activités florissantes du mouvement Habad en Lettonie. Ces actions communautaires, développées sur plusieurs générations, témoignent de la renaissance du judaïsme dans cette région après les traumatismes du XXe siècle.
La surprise d’une correspondance historique
L’apogée de cette rencontre protocolaire s’est transformée en moment d’émotion intense grâce à une initiative remarquable du Rav Shnieur Kott, émissaire Habad à Riga, et du Rav Mendi Zilbershtrom, représentant du mouvement dans la station balnéaire de Jurmala. Ces derniers ont préparé une surprise exceptionnelle pour le président : la présentation d’une lettre authentique datant de l’année 1937.
Cette correspondance, soigneusement préservée à travers les décennies, révèle un lien familial insoupçonné. Le document historique fut rédigé par Haïm Herzog, père du président actuel et sixième président d’Israël de 1983 à 1993, et était destiné à l’aïeul de l’émissaire, le regretté Rav Binyamin Nahum Zilbershtrom. Dans cette missive, l’ancien président exprimait sa profonde appréciation pour les relations d’amitié sincères qui les unissaient.
Une lignée présidentielle aux racines religieuses
Cette découverte prend une dimension encore plus remarquable quand on connaît l’histoire familiale des Herzog. Haïm Herzog était lui-même le fils d’Its’hak HaLevi Herzog, qui occupa la prestigieuse fonction de Grand Rabbin de la communauté juive en Palestine de 1935 jusqu’à la création de l’État d’Israël en 1948. Cette lignée illustre parfaitement les liens profonds entre leadership spirituel et politique dans l’histoire israélienne moderne.
Le président actuel Its’hak Herzog, élu en 2021, représente ainsi la troisième génération d’une famille marquée par le service public et l’engagement communautaire, depuis son grand-père Grand Rabbin jusqu’à son père, général, diplomate et président d’Israël.
L’émotion d’un héritage retrouvé
Face à cette révélation inattendue, le président Herzog n’a pu masquer son émotion. Cette découverte fortuite illustre parfaitement la complexité des liens familiaux et communautaires qui tissaient le judaïsme européen avant les bouleversements historiques du siècle passé.
La préservation de cette correspondance témoigne également de l’attachement des familles juives à leur mémoire collective, malgré les migrations, les persécutions et les changements géopolitiques qui ont marqué la région.
« Cette surprise démontre que l’histoire juive ne se limite pas aux livres d’histoire, mais vit encore dans nos familles et nos communautés », confie un proche du président présent lors de cette rencontre.
Un message d’espoir pour l’avenir
Profondément touché par cette attention particulière et cette découverte familiale, le président Its’hak Herzog a conclu cette rencontre mémorable par une déclaration chaleureuse qui résume parfaitement l’esprit de cette journée exceptionnelle : « Habad, c’est bon, et c’est bien qu’ils soient partout ! ».
Cette phrase simple mais significative souligne l’importance du travail accompli par les émissaires du mouvement à travers le monde, particulièrement dans ces régions d’Europe orientale où la renaissance de la vie juive constitue un défi permanent et un symbole d’espoir pour les générations futures.
Le projet « Nostalgie – Mélodies Habad » présente à l’occasion des vacances scolaires une interprétation spéciale, envoûtante et hassidique d’un célèbre nigun de danse Habad, qui ne figure pas dans le livre des mélodies. Montez le volume de vos haut-parleurs pour une expérience musicale authentique. Cette création musicale met en lumière la richesse du patrimoine mélodique hassidique à travers une approche contemporaine respectueuse de la tradition.
Le projet ‘Nostalgie – Mélodies Habad’
Le projet ‘Nostalgie – Mélodies Habad’ constitue une collection de nigunim interprétés de manière authentique par le Rav Menahem Mendel Amar, Rabbin du centre ‘Or Menahem’ à Ashdod. Cette initiative vise à préserver et transmettre le riche patrimoine musical hassidique à travers des interprétations fidèles à l’esprit originel de ces mélodies sacrées.
Crédits artistiques
Chant : Rav Menahem Mendel Amar
Arrangement musical : R’ Oved Mounis
Violon et production musicale : R’ Mordekhaï Broutski
Conseils et accompagnement : Rav Haïm Weiss
Cette collaboration artistique reflète l’engagement de transmettre les trésors musicaux de la tradition Habad avec excellence et authenticité, créant un pont entre la spiritualité hassidique et l’expression artistique contemporaine.
Le Beth Loubavitch organise un séminaire d’études européen d’envergure aux 2 Alpes du 4 au 24 août 2025, attirant des centaines d’étudiants pour trois semaines d’immersion spirituelle et intellectuelle. L’événement transforme temporairement la station de ski savoyarde en véritable centre d’études talmudiques à haute altitude.
Le Beth Loubavitch lance une opération d’envergure avec l’organisation d’un séminaire d’études exceptionnel aux 2 Alpes durant l’été 2025. Du 4 au 24 août, l’hôtel Le Panorama accueillera des étudiants venus de toute l’Europe pour trois semaines d’approfondissement des textes sacrés dans un environnement montagnard unique. Cette initiative vise à révolutionner l’approche traditionnelle de l’étude en combinant rigueur académique et cadre dépaysant.
La haute montagne au service de l’étude sacrée
L’organisation a choisi la station des 2 Alpes, perchée à 1650 mètres d’altitude, pour accueillir ce séminaire d’études inédit. « Prenez le temps de vivre… Quelques jours, une semaine, ou plus! », proclame la brochure officielle du programme. L’hôtel Le Panorama, établissement trois étoiles proposant la pension complète, servira de base à cette expérience spirituelle unique.
Le choix de cette destination alpine répond à une philosophie particulière. Selon les organisateurs, « l’été est le bon moment, revigorons l’âme comme nous renforçons le corps ». Cette approche combine l’étude traditionnelle avec les bienfaits de l’air pur montagnard et des activités de plein air.
Un programme d’études intensif et structuré
Le programme quotidien débute dès 7h30 avec les Hassidout, suivi du Chaharit à 8h30. La journée se structure autour d’un emploi du temps rigoureux incluant Guemara à 10h00, Hazara à 11h30, et se poursuit jusqu’à 22h15 avec la Siha. Entre les temps d’étude, les participants bénéficient de moments de détente avec le Rambam à 14h00 et le Houmach à 17h00.
« Étudier enfin, sans souci, librement, se pénétrer de cette sagesse qui fait envie à chacun », explique un responsable du Beth Loubavitch. Le séminaire propose différents niveaux d’enseignement pour s’adapter aux connaissances de chacun, depuis les débutants jusqu’aux étudiants avancés.
Les cours magistraux alternent avec des sessions d’étude en petit groupe sur le Pirké Avot, le Sefer Néguim, et d’autres textes fondamentaux. La Minha, suivie de cours sur différents sujets talmudiques, ponctue les après-midis d’étude. Les soirées se terminent par l’étude du Beth Hamikdach et de la Gueoula Tanya à 21h00.
Une logistique d’exception mobilisant toute la station
L’infrastructure mise en place révèle l’ampleur de l’événement. Pas moins de dix agences de location locales ont été répertoriées pour l’hébergement, de l’Agence SC2A à l’Agence Les Cimes, en passant par l’Agence Immobilier des Alpes. Cette mobilisation témoigne de l’affluence attendue pour ce séminaire européen.
Les transports sont organisés depuis plusieurs villes européennes. Des liaisons régulières sont prévues depuis Grenoble, avec correspondance à la gare routière via les cars régionaux. Le Beth Habad de Grenoble, situé 10 rue Lazare Carnot, sert de point relais pour les participants transitant par cette ville. Des services FlixBus et autres compagnies de transport complètent le dispositif.
Le Carrefour Montagne s’est spécialement adapté à cette clientèle en proposant des produits casher. « D’autres produits frais restent à venir avant le début du mois d’août pour le séminaire du Beth Loubavitch et de tous les vacanciers », précise la direction de l’enseigne qui reçoit progressivement les produits nécessaires.
Innovation pédagogique et rayonnement européen
Cette initiative s’inscrit dans une démarche d’innovation pédagogique du Beth Loubavitch. « Comment ? Par le lien avec D.ieu que seul donne l’étude de la Torah – une union merveilleuse à laquelle aucune autre n’est comparable et que Tanya », soulignent les organisateurs.
Les activités complémentaires enrichissent le programme : randonnées en montagne, ateliers à thème, moments de convivialité. « Une ambiance jeune et dynamique » caractérise ce séjour, selon les organisateurs qui promettent « un moment d’inspiration qui vous enrichira pour toute l’année ».
Pour les familles, un programme spécial « Gan Israël » est prévu pour les enfants de 6 à 12 ans, avec des activités adaptées. Cette attention portée aux plus jeunes illustre la volonté d’impliquer toute la communauté dans cette démarche éducative révolutionnaire.
Un numéro spécial (+33 7 62 74 12 12) a été mis en place pour recevoir toutes les informations durant les trois semaines du séminaire.
Les inscriptions, coordonnées depuis le Beth Loubavitch d’Île-de-France au 01 45 26 87 60, témoignent déjà d’un engouement certain.
Cette expérience alpine pourrait bien devenir un rendez-vous annuel incontournable de la communauté juive européenne, marquant une nouvelle ère dans l’enseignement hassidique contemporain.
C’est avec une profonde tristesse que nous annonçons le décès de Mme Ethel Rajchman, mère de Acher Rajchman.
La famille et la communauté se préparent à lui rendre un dernier hommage. Les funérailles auront lieu mercredi 6 août après-midi à Bagneux (Horaire de levaya à venir).
Une cérémonie de Bar Mitsva exceptionnelle s’est déroulée au Beth Habad de Riga, marquant l’entrée dans l’âge adulte de Brendan Szwarc, fils de l’ambassadeur du Canada en Lettonie, Brian Szwarc. L’événement, orchestré par les émissaires Habad locaux, témoigne du dynamisme de la communauté juive lettone. Cette célébration illustre parfaitement le renouveau spirituel qui anime la capitale balte depuis la chute du communisme.
Le Beth Habad de Riga a accueilli une cérémonie de Bar Mitsva particulièrement émouvante, celle de Brendan, fils de l’ambassadeur du Canada en Lettonie, Brian Szwarc.
Sous la direction du Rav Mendel Zilbershtrom et avec le soutien des Rabbanim locaux, le jeune homme a franchi avec succès toutes les étapes de préparation, symbolisant le renouveau de la vie juive dans cette communauté historique des pays baltes.
Un parcours d’excellence spirituelle
Brendan Szwarc a brillamment accompli l’ensemble de son cursus de préparation au sein de l’institut Bar Mitsva dirigé par le Rav Mendel Zilbershtrom, émissaire du Rabbi pour la station balnéaire de Jurmala, située à proximité de Riga. Cette formation intensive, qui s’étale sur plusieurs mois, comprend l’apprentissage de la lecture de la Torah, l’étude des commandements et la compréhension des responsabilités spirituelles qui incombent désormais au jeune homme.
« C’est un moment de fierté extraordinaire pour notre communauté », confie un proche de la famille. « Voir un jeune homme, fils d’un diplomate en poste, s’investir avec autant de détermination dans sa préparation spirituelle est véritablement inspirant. »
Une mobilisation communautaire exemplaire
La cérémonie s’est déroulée dans le Beth Habad de Riga, avec le concours précieux du Rav Mordehai Glazman, émissaire principal du Rabbi en Lettonie, et l’assistance du Rav Shneour Kot, émissaire du Rabbi à Riga. Cette collaboration entre les différents émissaires Habad illustre parfaitement l’esprit de solidarité qui anime le mouvement dans les pays baltes.
Le Beth Habad de Riga, véritable pilier de la communauté juive locale, accueille régulièrement des événements d’envergure. Ses locaux, rénovés et modernisés, offrent un cadre authentique pour les célébrations religieuses, alliant tradition séculaire et confort contemporain.
Le renouveau de la communauté juive lettone
La communauté juive de Riga, forte d’environ 10 000 membres, connaît depuis les années 1990 un remarquable renouveau spirituel et culturel. Après des décennies de répression soviétique qui avaient considérablement affaibli la pratique religieuse, l’arrivée des émissaires Habad a insufflé une nouvelle dynamique.
Le Rav Glazman, présent en Lettonie depuis plus de deux décennies, a contribué à reconstruire les infrastructures religieuses et éducatives. Sous son impulsion, plusieurs institutions ont vu le jour : école juive, mikve, restaurant casher, et bien sûr le Beth Habad qui sert de centre névralgique à toutes les activités communautaires.
« Nous assistons à un véritable renaissance », explique un membre actif de la communauté. « Les jeunes familles reviennent vers leurs racines, les enfants apprennent l’hébreu et les traditions, et des cérémonies comme celle de Brendan nous rappellent que l’avenir de notre communauté est entre de bonnes mains. »
Un symbole d’intégration réussie
La Bar Mitsva de Brendan Szwarc revêt une dimension symbolique particulière. Fils d’un diplomate canadien en poste en Lettonie, le jeune homme incarne parfaitement l’intégration réussie des familles juives expatriées dans le tissu communautaire local. Sa démarche témoigne également de l’attractivité des programmes éducatifs proposés par les institutions Habad de Riga.
Cette célébration s’inscrit dans une série d’événements marquants qui jalonnent la vie de la communauté juive de Riga. Récemment, plusieurs familles ont choisi de confier l’éducation religieuse de leurs enfants aux institutions locales, préférant cette proximité aux solutions plus lointaines proposées dans d’autres capitales européennes.
La communauté juive de Moscou s’est réunie en masse à la synagogue centrale « Marina Roshcha » pour observer le jeûne de Tisha Beav sous la direction du Grand Rabbin de Russie Berel Lazar. Cette commémoration solennelle du 9 Av a rassemblé des centaines de fidèles dans un élan de recueillement et de solidarité communautaire. L’événement a également donné lieu à une importante collecte de fonds caritatifs destinée aux familles nécessiteuses de la capitale russe.
La synagogue centrale de Moscou a accueilli les cérémonies traditionnelles de Tisha Beav, marquées par des prières, la lecture des Lamentations et une mobilisation caritative exceptionnelle orchestrée par le Rav Berel Lazar et son équipe.
Une mobilisation spirituelle exceptionnelle à Moscou
Samedi soir, à la sortie du Chabbat, la synagogue centrale « Marina Roshcha » de Moscou s’est transformée en un véritable centre de recueillement pour la communauté juive russe. Le jeûne de Tisha Beav, qui commémore la destruction du Temple de Jérusalem, a rassemblé une foule considérable venue participer aux offices traditionnels sous la houlette du Grand Rabbin de Russie, le Rav Berel Lazar.
L’atmosphère solennelle qui régnait dans l’enceinte sacrée témoignait de l’importance spirituelle de cette journée pour les fidèles moscovites. Dès l’office du soir, les participants ont pu entendre la lecture mélodieuse du livre d’Eikha (Lamentations) selon la tradition séculaire, suivie par la récitation des kinot (complaintes liturgiques) dans un esprit de deuil et d’espoir en la rédemption.
Des prières dès l’aube et une tradition caritative millénaire
Le lendemain matin, dès les premières heures, plusieurs groupes de prière se sont constitués pour l’office de Shaharit. Cette organisation en multiples minyanim (quorums de prière) a permis d’accueillir l’ensemble des fidèles souhaitant participer à cette journée de jeûne dans les meilleures conditions.
Respectant une coutume ancestrale, les responsables de la synagogue ont organisé une collecte de charité durant cette journée particulière. Cette initiative s’appuie sur l’enseignement talmudique selon lequel « la récompense du jeûne réside essentiellement dans la charité qui l’accompagne ». L’intégralité des sommes récoltées sera redistribuée aux organismes caritatifs locaux pour soutenir les familles nombreuses, les personnes démunies et isolées de la capitale russe.
Une logistique impressionnante pour la rupture du jeûne
L’organisation de cette journée a nécessité une coordination remarquable de la part des bénévoles et des responsables communautaires. L’équipe de « Grisha’s Tsimer », structure étroitement liée à la synagogue centrale, s’est particulièrement distinguée dans la préparation du repas de rupture du jeûne.
Cette préparation minutieuse a mobilisé de nombreuses femmes de la communauté qui ont confectionné chez elles des plats nutritifs et savoureux, ainsi que des bénévoles dévoués qui ont œuvré directement dans les locaux de la synagogue. Cette mobilisation collective illustre parfaitement l’esprit de solidarité qui anime la communauté juive moscovite.
À l’issue du jeûne, le Rav Mordekhaï Visberg, directeur de la communauté, a procédé à la cérémonie de Havdala marquant la fin de cette journée de recueillement. Les centaines de participants se sont ensuite retrouvés autour d’un repas convivial et généreux, concluant cette journée dans un esprit de gratitude et d’unité communautaire.
Cette célébration de Tisha Beav à Moscou témoigne de la vitalité de la vie juive en Russie et de l’attachement indéfectible de cette communauté à ses traditions millénaires, même dans un contexte géopolitique complexe.
Le gouvernement israélien a voté à l’unanimité la destitution de la conseillère juridique Gali Baharav-Miara, accusée de faire obstruction aux décisions gouvernementales. Cette décision explosive, portée par le ministre de la Justice Yariv Levin, déclenche déjà une bataille judiciaire avec un recours déposé devant la Cour suprême. L’opposition dénonce une attaque contre l’indépendance du système judiciaire israélien.
La conseillère juridique du gouvernement israélien Gali Baharav-Miara se voit notifier la fin de ses fonctions suite à un vote unanime du gouvernement. Yariv Levin, ministre de la Justice, accuse la conseillère de s’opposer systématiquement aux décisions gouvernementales et de soutenir l’opposition sur des questions politiques cruciales. Le parti Yesh Atid riposte immédiatement avec un recours en justice, dénonçant une procédure illégale visant à museler l’indépendance juridique.
Un vote unanime mais controversé
Le gouvernement israélien a tranché lundi soir en approuvant à l’unanimité la proposition du ministre de la Justice Yariv Levin de mettre fin immédiatement aux fonctions de Gali Baharav-Miara. Cette décision historique s’inscrit dans un climat de tensions croissantes entre l’exécutif et les instances juridiques du pays.
Plusieurs ministres de premier plan, dont le ministre des Affaires étrangères Gideon Saar, ont quitté la séance mais ont laissé un bulletin favorable à la destitution. Le Premier ministre Netanyahu ne s’est pas joint au débat en raison de conflits d’intérêts, notamment liés à son propre procès en cours.
Les accusations de Yariv Levin
Le ministre Levin n’a pas mâché ses mots lors de la session gouvernementale, pointant les contradictions de la conseillère : « Elle prétend dans sa lettre qu’il y a une bonne coopération de sa part avec le gouvernement, mais affirme simultanément que ses avis juridiques sont systématiquement rejetés. Comment peut-il y avoir coopération efficace si ses recommandations sont refusées ? »
L’accusation la plus grave porte sur l’instrumentalisation présumée du procès de Netanyahu : « La conseillère laisse entendre dangereusement qu’elle utilise le procès du Premier ministre comme bouclier pour éviter son licenciement. Il s’agit du conflit d’intérêts le plus flagrant possible », a déclaré Levin.
Une riposte judiciaire immédiate
Le parti Yesh Atid a réagi dans la foulée en déposant un recours devant la Cour suprême, dénonçant une « procédure illégale contournant tous les mécanismes de contrôle ». L’opposition estime que cette manœuvre vise à « porter atteinte à l’indépendance du conseil juridique et à le soumettre à la volonté politique ».
Le ministre Shlomo Karhi a célébré cette décision comme « l’achèvement d’un processus entamé il y a neuf mois, marquant la renaissance de la démocratie israélienne après les douleurs d’enfantement antidémocratiques d’un groupe refusant de lâcher prise ».
Un système juridique sous pression
Cette destitution s’inscrit dans un contexte plus large de réforme du système judiciaire israélien, source de divisions profondes dans la société. La conseillère Baharav-Miara avait averti les membres du gouvernement que son licenciement constituait un « renvoi illégal du procureur général dans l’affaire du Premier ministre ».
Le gouvernement prévoit d’ouvrir immédiatement une procédure de nomination d’un remplaçant, bien que les effets du licenciement ne soient pas immédiats. Plusieurs ministres ont d’ores et déjà annoncé qu’ils ne travailleraient qu’avec les adjoints de la conseillère juridique en attendant la finalisation du processus de remplacement.
Cette crise institutionnelle majeure illustre les tensions croissantes au sein du système démocratique israélien, où l’équilibre des pouvoirs fait l’objet de débats acharnés entre les différentes branches du gouvernement.
Le photographe Habad parisien Mordehai Lubecki s’est rendu à Tirana pour documenter l’action des émissaires Habad en Albanie. Ce voyage de deux jours révèle l’engagement remarquable du mouvement Loubavitch dans les Balkans. À travers son objectif, c’est toute la renaissance du judaïsme albanais orchestrée par Habad qui prend vie.
En quarante-huit heures intensives, Mordehai Lubecki a capturé l’essence du travail Habad à Tirana, de la gestion du Beth Habad aux services communautaires. Ses images témoignent d’une mission exceptionnelle menée par le Rav Yoel Kaplan et son épouse, véritables ambassadeurs du judaïsme hassidique en terre balkanique.
Mission Habad au cœur de l’Europe des Balkans
L’objectif de Mordehai Lubecki s’est focalisé sur l’extraordinaire travail des émissaires Habad établis à Tirana. En deux jours de reportage, le photographe parisien a documenté avec minutie chaque aspect de cette mission unique dans les Balkans. « J’ai voulu montrer comment Habad parvient à faire renaître la vie juive même dans les contrées les plus improbables », explique-t-il.
Ses clichés révèlent l’organisation méticuleuse du Beth Habad de Tirana, dirigé par le Rav Yoel et Ruth Kaplan depuis leur adresse au Rr. Helmut Kohl 1. De la préparation des offices aux cours de Torah, chaque moment illustre l’engagement total de ces émissaires pour leurs coreligionnaires albanais et de passage.
Un Grand Rabbin Habad après soixante-dix ans d’absence
L’événement le plus marquant demeure l’intronisation historique du Rav Yoel Kaplan comme Grand Rabbin d’Albanie à Hanoukka 2010. Cette cérémonie, qui s’est déroulée en présence du Grand Rabbin d’Israël Shlomo Moshe Amar et du Premier ministre albanais Sali Berisha, marque le retour officiel d’une autorité rabbinique après soixante-dix ans d’interruption.
Cette reconnaissance conjointe du Grand Rabbinat d’Israël et du gouvernement albanais consacre l’action de Habad comme force motrice de la renaissance juive locale. Le Rav Kaplan assume depuis cette date l’intégralité des responsabilités communautaires, des cérémonies religieuses aux questions de casherout.
Services Habad : synagogue et approvisionnement casher
Les photographies de Lubecki immortalisent les différents services proposés par le Beth Habad. La synagogue de Tirana répond aux besoins spirituels moyennant coordination avec le Rav Kaplan au 058-4354770.
L’approvisionnement en produits casher constitue un défi logistique remarquablement relevé par l’équipe Habad. Volailles et viandes congelées, vins et jus de raisin pour Chabbat : tout est disponible sur commande. Cette organisation témoigne de l’adaptabilité légendaire des émissaires Habad face aux contraintes locales.
La présence numérique complète ce dispositif avec une page Facebook active qui maintient le lien communautaire et diffuse les enseignements hassidiques adaptés au contexte albanais.
Extension du réseau Habad méditerranéen
Le Beth Habad albanais fonctionne comme antenne du centre principal de Salonique, en Grèce, également dirigé par les Kaplan. Cette organisation en réseau illustre la stratégie Habad de maillage territorial pour couvrir l’ensemble des Balkans et de la Méditerranée orientale.
Cette approche permet d’assurer continuité spirituelle et soutien logistique, même dans des communautés réduites. Les quelques centaines de juifs résidant aujourd’hui en Albanie, dont plusieurs citoyens israéliens, bénéficient ainsi d’un encadrement religieux professionnel.
Héritage historique et mission contemporaine
L’action Habad s’inscrit dans une histoire juive albanaise exceptionnelle. L’Albanie demeure le seul pays européen où la population juive était plus nombreuse en 1945 qu’en 1938, grâce au code traditionnel du **Besa** qui permit de sauver pratiquement tous les juifs présents durant l’occupation.
Cette tradition d’hospitalité facilite aujourd’hui l’implantation Habad. Les émissaires bénéficient de cette mémoire positive pour développer leurs activités éducatives et spirituelles dans un environnement particulièrement bienveillant.
La galerie de Mordehai Lubecki témoigne ainsi d’un moment historique : celui où le mouvement Habad, fort de ses méthodes éprouvées et de son dévouement sans limites, redonne vie au judaïsme albanais pour les générations futures.
Des milliers de fidèles et d’étudiants se sont rassemblés au célèbre 770 pour rompre ensemble le jeûne de Tisha BeAv 5785. Cette tradition communautaire s’est déroulée dans une atmosphère chaleureuse après la prière de Maariv. Un repas réconfortant attendait tous les participants de cette soirée mémorable.
Un rassemblement exceptionnel au 770
Au sein du célèbre bâtiment du 770 Eastern Parkway à New York, surnommé affectueusement « notre maison », des foules d’étudiants de la yeshiva, de fidèles, d’invités et de visiteurs se sont retrouvés pour marquer la fin du jeûne de Tisha BeAv de l’année 5785.
La rupture du jeûne après Maariv
Conformément à la tradition, c’est après la prière de Maariv que l’assemblée a procédé à la Havdala, marquant officiellement la fin de ce jour de jeûne solennel. Ce moment spirituel a ouvert la voie à la rupture collective du jeûne.
Un repas communautaire réconfortant
Les organisateurs avaient préparé un repas varié et nourrissant pour accueillir dignement la fin de ce jour de recueillement. Salade de légumes frais, pâtes et soupe chaude ont été servis aux participants, offrant un moment de partage et de réconfort après les 24 heures de jeûne observées.