L’année était 1834, et il y avait beaucoup de joie et de célébration parmi les disciples de Rabbi Mena’hem Mendel (le « Tsema’h Tsedek ») de Loubavitch. Un fils, son septième, était né à leur Rabbi bien-aimé. Beaucoup des ‘hassidim qui étaient venus passer la fête de Pessa’h à Loubavitch décidèrent de rester pour la brith (circoncision), prévue pour le 9 Iyar, le huitième jour de la vie de l’enfant.
Tôt le matin1 du jour fixé, tout était prêt pour la brith : les tables étaient dressées, les ‘hassidim s’étaient rassemblés, le mohel avait étalé ses instruments. Tous attendaient l’apparition de Rabbi Mena’hem Mendel. Mais la porte du Rabbi demeurait fermée. Une heure passa, puis une autre, et les ‘hassidim commencèrent à se demander si la brith serait peut-être reportée. Bientôt il fut annoncé de la part du Rabbi que « la brith, si D.ieu veut, aura lieu aujourd’hui ». Mais rien de plus ne fut dit.
Le matin passa, et la plus grande partie de l’après-midi. Finalement, tard dans l’après-midi, le Rabbi émergea de son bureau et ordonna que la brith commence. Le seul indice de la raison de son retard fut la phrase mystérieuse qu’il prononça doucement : « Ay… la société funéraire de Polotzk… » Personne n’osa demander plus d’explications.
Un autre mystère fut le nom donné au nouveau-né : Chmouel. On n’avait jamais entendu parler d’un Chmouel dans la famille du Rabbi. Lorsque l’un des enfants plus âgés de Rabbi Mena’hem Mendel demanda à son père d’après qui l’enfant avait été nommé, la ville de Russie blanche fut à nouveau mentionnée. « Un porteur d’eau de Polotzk », fut la réponse du Rabbi.
Parmi les ‘hassidim présents à la brith, il y en avait plusieurs de Polotzk, qui menèrent une enquête à leur retour chez eux. Il s’avéra que le jour de la brith, deux hommes étaient décédés à Polotzk : un citoyen riche et influent et un simple et pauvre porteur d’eau nommé Chmouel. La société funéraire avait consacré son attention uniquement au « pilier de la communauté » disparu. C’est seulement après que ses funérailles, auxquelles de nombreuses personnes avaient assisté, qu’ils commencèrent à prendre soin du corps du porteur d’eau qui fut finalement enterré tard dans la journée. L’un des ‘hassidim remarqua que le Zohar a ordonné de ne pas nommer un enfant d’après un défunt avant que celui-ci ait été enterré. Le Rabbi avait retardé la brith pour qu’il puisse donner à son plus jeune enfant et futur successeur2 le nom d’un porteur d’eau de Polotzk.
“Une circoncision peut être effectuée tant qu’il fait jour, mais ‘les zélés sont prompts à accomplir les mitsvot’ et font la circoncision dès le matin” (Code de Loi Juive, Yoreh Déah, 265:1).
Fin 5699-1939, lorsque la Seconde Guerre mondiale éclata, l’Association des Hassidim Habad aux États-Unis, dirigée par le Rav Israël Jacobson, les frères Chnéor Zalman et Yekoutiel Sam Kremer, ont été informés de la domination nazie en Europe. Ils ont immédiatement commencé à faire des démarches pour sauver le précédent Rabbi, Rabbi Yossef Its’hak Schneerson, qui était toujours à Varsovie. Les informations sur le Rabbi ont été obtenues et transmises aux États-Unis par son gendre et sa fille, le Rabbi et la Rabbanit Haya Mouchka, qui habitaient à Paris.
Des efforts ont également été faits pour sauver les autres membres de la famille du Rabbi. Pour faciliter l’obtention des visas d’immigration aux États-Unis, les responsables de l’Association Habad devaient connaître les informations personnelles des personnes à sauver, notamment leur date de naissance. Toutes ces informations leur ont été fournies par le Rabbi, depuis Paris.
Le Rabbi a exhorté les responsables à faire tout leur possible pour obtenir les autorisations d’entrée aux États-Unis pour son beau-père et sa famille. Obtenir ces autorisations était difficile, malgré les nombreux efforts de l’Association Habad auprès de l’administration américaine. Le sauvetage du précédent Rabbi était la priorité. L’avocat Max Rodd était en charge de suivre ce dossier auprès des autorités d’immigration à Washington.
Pendant que les autorisations étaient en attente, le Rav Jacobson a demandé à Rodd d’obtenir un visa pour le Rabbi. À l’époque, Paris, où le Rabbi habitait encore, n’avait pas été conquis par les nazis, il y avait donc de bonnes chances pour que le sauvetage soit plus facile. La demande a été confirmée par une lettre de l’avocat Sam Kremer.
En Kislev 5700-1939, les démarches pour sauver le Rabbi ont commencé. Les documents nécessaires pour une demande de visa d’installation aux États-Unis ont été établis. Meïr B. Harton, un homme de l’Association Habad, a signé un engagement pour prendre en charge financièrement le Rabbi et la Rabbanit dès leur arrivée aux États-Unis.
Le Rabbi et la Rabbanit se sont rendus au consulat américain à Paris pour déposer une demande de visa ordinaire d’immigration aux États-Unis en tant que citoyens russes. Les visas étaient limités à l’époque et la demande était soumise à une évaluation rigoureuse et à un processus de sélection approfondi. Le couple devait fournir une quantité considérable de documents pour prouver leur identité, leurs antécédents professionnels et financiers, ainsi que leur lien avec les États-Unis.
Lors de leur entrevue au consulat, le Rabbi et la Rabbanit ont été interrogés sur leurs motivations pour déménager aux États-Unis et sur leur plan pour s’installer et s’intégrer dans leur nouvelle communauté. Ils ont également dû prouver qu’ils disposaient des moyens financiers pour subvenir à leurs besoins sans devenir une charge pour le système social américain.
Le processus de demande de visa pouvait être long et incertain, et il était fréquent que les demandeurs soient refusés sans explication. Cependant, après avoir attendu pendant plusieurs mois, le Rabbi et la Rabbanit ont finalement reçu leur visa et ont pu entamer leur voyage vers les États-Unis.
Leur arrivée aux États-Unis a marqué le début d’une nouvelle vie remplie d’opportunités et de défis, mais aussi de la poursuite de leur mission de transmettre leur culture et leurs croyances à la prochaine génération.
Au Réception de Bienvenue à la Jetée de New York mardi 9 Adar II, 5700 (1940) Des discours du Rabbi Yosef Yitzchak de Lubavitch; traduit par Uri Kaploun
Discours du Rabbi précédent à son arrivée à l’hôtel Greystone, New York mardi 9 Adar II, 5700 (1940)
Commençons par une bénédiction : Béni soit D.ieu pour nous avoir libérés et nous avoir sortis des difficultés pour un endroit de tranquillité.
La loi prescrit que si une personne est comblée de joie en voyant un ami cher (qu’elle n’a pas vu depuis plus de 30 jours), elle doit réciter la bénédiction de Chéhé’héyanou, remerciant Celui « qui nous a accordé la vie, nous a soutenus et nous a permis d’atteindre ce moment ». De plus, dans les Lois de Birkas HaNehenin, l’Alter Rebbe, auteur de Tanya, écrit également qu’une bénédiction doit être récitée à chaque occasion pour la joie sincère qu’il ressent.
La formulation de la bénédiction varie en fonction de si la cause de la joie est partagée par d’autres. S’il n’y a pas de partenaires, la bénédiction à réciter est Shehecheyanu ; s’il y a des partenaires, la bénédiction à réciter est HaTov VehaMeitiv, remerciant Celui « qui est bon et qui est bienveillant ».
Dans ma joie sincère, j’ai des partenaires – l’Agudas Chabad et les personnalités publiques qui ont eu une part importante dans le départ de moi et de ma famille, avec l’aide de D.ieu, des difficultés pour un endroit de tranquillité. Sur le mérite de mes ancêtres saints, dont les âmes sont au Eden, que D.ieu leur accorde du succès dans toutes leurs entreprises.
C’est douloureux pour moi de perturber la joie sincère de tous ceux qui sont présents, et de perturber ma propre joie sincère – mais la souffrance calamiteuse de nos frères et sœurs qui sont torturés sans pitié ne me laisse pas de répit. Où que j’aille et où que je puisse être, je suis suivi par le cri angoissé de nos frères et sœurs, et en particulier de mes nombreux étudiants dans les yeshivos en Pologne. Je ne peux me permettre aucun repos jusqu’à ce qu’ils soient secourus avec l’aide de D.ieu. À ce premier contact avec la communauté juive américaine, je lance un appel du fond de mon cœur : Faites tout ce qui est en votre pouvoir pour sauver les étudiants des yeshivas Tomchei Temimim et tous les Juifs de l’enfer de la Pologne.
Je suis profondément touché par l’accueil chaleureux que la communauté juive de New York m’a accordé, avec ses délégations distinguées, représentant le maire, les Agudas HaAdmurim, les Agudas HaRabbanim et les différentes institutions de scholarship Torah. En fait, j’aurais dû mettre en évidence chaque délégation louable séparément, mais pour ne pas imposer à tous ceux qui sont présents, je dois être bref. Je vous remercie tous et je vous bénis tous de réussir dans tous les domaines.
Dans cette rencontre ouverte et aimante, je perçois la bénédiction de D.ieu – pour trouver grâce aux yeux de D.ieu et de l’homme, pour qu’il y ait un désir de m’aider à poursuivre mon travail dans la diffusion de l’étude de la Torah ainsi qu’avec une crainte de ciel, ainsi que mes autres activités pour le bien public, comme par le passé.
Permettez-moi de répéter mes remerciements et de vous offrir ma bénédiction : Que D.ieu nous envoie le Rédempteur Juste et rassemble nos exilés dispersés des quatre coins du monde et nous mène droit à notre pays !
La Rabbanit Menou’ha Ra’hel Slonim (1798-1888) était une fille de Rabbi Dovber Schneuri, le deuxième Rabbi de Loubavitch. Elle est considérée comme une matriarche de la dynastie Habad, ainsi que de la population juive de Hébron en général.
La Rabbanit Menou’ha Ra’hel est née le 19 Kislev 5559, le 29 novembre 1798, le jour même où son grand-père, Rabbi Shneur Zalman, de Liadi, a été libéré de sa prison à Saint-Pétersbourg. Son père a choisi le nom de Menou’ha car en hébreu le mot » Menou’ha » signifie « paix et tranquillité ». Il a dit: « Désormais, nous aurons un peu de Menou’ha. » Elle a été nommée Rachel après une tante qui est morte dans sa jeunesse.
Le nom de famille de son mari était à l’origine Griver, descendant du Rav Moses Isserles, le Rema; ils ont choisi de le changer en Slonim. Ils ont ensuite déménagé à Hébron.
Emigration à Hebron
Après être tombée gravement malade, son père lui promit de vivre pour émigrer en Terre d’Israël. En 1845, avec la bénédiction de son beau-frère, Rabbi Menachem Mendel Schneersohn, le Tsema’h Tsedek, elle et sa famille émigrèrent à Hébron. Pour apaiser ses craintes de pluie torrentielle lors de son voyage à Hébron, le Tsema’h Tsedek l’a bénie de « marcher entre les gouttes de pluie ».
La vie à Hébron
Pendant quarante-trois ans, elle a servi de matriarche à la communauté de Hébron. Les nouvelles épouses et les femmes stériles lui demanderaient des bénédictions.
Avant de mourir le 24 Chevat 5648, le 6 février 1888, elle a envoyé une lettre au Rabbi Rachab, Rabbi Sholom Dov Ber Schneersohn, l’informant de son décès imminent. Elle a donc vécu sous la direction des cinq premiers Rabbis de Loubavitch.
Elle devint réputée parmi les citadins et au-delà, juifs et non-juifs, pour ses capacités de guérison et de salut, et fut surnommée « la grand-mère Menou’ha Rachel ». Toutes les épouses qui ont visité la tombe de Ma’hpela le jour de son mariage sont venues la chercher pour recevoir sa bénédiction et le Rabbi Elazar Mendel de Lelov lui rendait visite trois fois par semaine lors de son séjour à Hébron. Il était strict sur le fait de se tenir debout quand elle entrait ou sortait de la pièce et lui demandait toujours de le bénir.
La famille du Rav Mordehai Dov Slonim, fils du Rav Yaakov Slonim
et de la Rabbanit Menou’ha Ra’hel Slonim de Hébron
Sa famille a ensuite été dirigée par la communauté juive de Hébron, aidant ainsi à unir les communautés juives séfarade et ashkénaze et à tendre la main à la communauté arabe. Son fils était le Rav Yehuda Leib Slonim, père de Rabbanit Moshke Devora Epstein, qui avait hérité du domicile de Menou’ha Ra’hel lors de son mariage. Parmi les autres enfants figurait le Rav Mordechai Dov Slonim.
Le Rav Yaakov Yossef Slonim était le principal rabbin ashkénaze lors du massacre de Hébron en 1929 . Son fils était Rav Eliezer Dan Slonim, qui parlait couramment l’arabe et était membre du conseil municipal et directeur de la banque anglo-palestinienne. Il entretenait d’excellentes relations avec les autorités du Mandat britannique et la communauté arabe et n’aurait pas cru aux rumeurs d’une émeute imminente.
Sa famille et lui ont été massacrés alors qu’ils tentaient de construire une barricade dans la maison familiale. Rav Shlomo Slonim (1928-2014), qui avait un an, a survécu au massacre. Il était le petit-fils du Rav Yaakov Yossef Slonim et le fils du Rav Eliezer Dan Slonim. Rav Shlomo Slonim a ensuite rejoint l’Irgun Tzvai Leumi, la Haganah et les forces de défense israéliennes . Il a travaillé pour la Banque Leumi pendant près de 50 ans, était marié depuis 50 ans et avait 4 enfants. Sa photo comme un enfant blessé est inclus dans le Musée de la communauté juive d’Hébron tout comme de nombreuses photos de la famille Slonim.
Visites annuelles de sépulture à Hébron
Aujourd’hui, la tombe de Menou’ha Ra’hel Slonim reçoit des centaines de visiteurs chaque année, en particulier à l’anniversaire de son décès. Elle est située dans le vieux cimetière juif de Hébron . La tombe a fait les gros titres en 1997, lors de la création des quartiers H1 et H2 de la ville. Des habitants et des sympathisants inquiets ont protesté auprès du gouvernement pour que le cimetière et le lieu de repos définitif de Menou’ha Ra’hel ne soient pas laissés en dehors de la zone désignée. Parmi les autres érudits juifs vénérés inhumés dans le cimetière, figurent le Rav Eliyahu de Vidas, le Rav Solomon Adeni, le Rav Elijah Mizrachi et le Rav Yeouda Bibas.
Aujourd’hui, la section locale de Chabad à Hébron effectue des visites sur sa tombe et continue son héritage. En 2002, le Kollel Menou’ha Ra’hel a été transféré dans un bâtiment historique adjacent à la tombe de la Rabbanit Menou’ha Ra’hel, située dans le cimetière. Des cours et des services quotidiens y sont organisés.
La Rebbetzin Shterna Sarah (1860-1942), est l’épouse du cinquième Rabbi de Loubavitch, Rabbi SholomDovBerSchneerson , et la mère du sixième Rabbi, RabbiYossefYits’hak. Elle a vécu les bouleversements de la première moitié du 20ème siècle. Elle a fui de Lubavitch à Rostov, l’avancée de la Première Guerre mondiale, où son mari, le Rabbi Rachab, est décédé en 1920 à l’âge de 59 ans.
En 1927, elle a été témoin de l’arrestation de son fils, le Rabbi precedent, par les sbires de Staline, pour ses efforts de garder le judaïsme vivant dans tout l’empire soviétique. Après la libération du Rabbi Yossef Yits’hak, la famille s’est réinstallée en Lettonie et, plus tard, en Pologne. En 1940, ils ont survécu les bombardements de Varsovie, ont réussis a fuire la ville occupée par les nazis et ont émigré aux États-Unis.
La RebbetzinShterna Sarah est décédée à New York le 13 Chevat 1942.
80 ans après la visite du Rabbi précédent à Chicago en 5702-1942, le Rav Meyer Ebert est revenu sur ses pas en visitant la maison où il a été hébergé.
Le Rav Ebert a également visité l’emplacement de la synagogue « Bnei Reuven » dans le West Side de Chicago, où le Rabbi précédent se rendait lors de sa visite et où il avait dit un Maamar. La synagogue a depuis déménagé et l’emplacement d’origine est maintenant un terrain vague.
En ce jour, le saint Rabbi Chlomo Zalman de Kapust, fils du saint Rabbi Yehouda Leïb, le Maharil, qui était lui-même le fils du Tséma’h Tsédek, épousa la fille du riche ‘Hassid, Rav Yaakov Leïb Lourya, de Lyepli.
Le mariage fut célébré à Loubavitch et le grand-père de Rabbi Chlomo Zalman, le Tséma’h Tsédek fut particulièrement joyeux, à cette occasion. Au cours du mariage et de la semaine des « sept bénédictions » qui le suivit, le Tséma’h Tsédek prononça de nombreux discours ‘hassidiques. (Yemeï ‘Habad, à la page 91)
10 Tévet 5731 (1971)
En ce jour, la Rabbanit Né’hama Dina, épouse du Rabbi Rayats, quitta ce monde. Elle était la fille du saint Rabbi Avraham Schneersohn de Kichinev, fils du saint Rabbi Israël Noa’h, lui-même fils du Tséma’h Tsédek. Elle était âgée de quatre-vingt-neuf ans. Elle est enterrée à New York.
De son vivant, le Rabbi, chef de notre génération, prenait tous les repas des fêtes dans la maison du Rabbi Rayats, en présence d’autres invités. Il le fit jusqu’en 5731, quand la Rabbanit Né’hama Dina quitta ce monde. (Yemeï ‘Habad, à la page 91)
10 Tévet 5738 (1977)
Le Rabbi rétablit la coutume de prononcer des « propos de remontrance », en un jour de jeûne, au moment de la prière de Min’ha. (Biographies, introduction du Hayom Yom, Likouteï Si’hot, tome 20, aux pages 352 et 36)
Le grand-père du Rabbi, le grand Rav et ‘Hassid, Rav Barou’h Chnéor se maria, en ce jour. Il était le fils du grand Rav et ‘Hassid, Rav Lévi Its’hak, lui-même fils de Rabbi Barou’h Chalom, le Rabach, fils aîné du Tséma’h Tsédek.
Rabbi Barou’h Chnéor épousa la Rabbanit Zelda Ra’hel, qui était la fille du ‘Hassid, Rav Zalman Chaykin, l’un des ‘Hassidim du Tséma’h Tsédek, puis du Rabbi Maharach.
(Yemeï Méle’h, tome 1, à la page 35, Kitsour Toledot ‘Habad, à la page 140)
Le Rabbi Maharach prononça un discours ‘hassidique pendant le Chabbat en lequel Rav Barou’h Chnéor monta à la Torah, avant son mariage.
(Likouteï Torah, Torat Chmouel 5631, tome 1, à la page 113)
5 Tévet 5676 (1915)
En ce jour, le ‘Hassid, Rav Morde’haï Douber Slonim, fils de la Rabbanit Menou’ha Ra’hel, qui était elle-même la fille de l’Admour Haémtsahi, quitta ce monde, à la veille d’un vendredi. Il est enterré à ‘Hévron, près de sa mère.
Rav Morde’haï Douber naquit à Loubavitch, en 5600. A cinq ans, il s’installa à ‘Hévron avec ses parents. Il fut l’un des dirigeants du Collel ‘Habad, en Terre sainte et il se rendit à Loubavitch, à plusieurs reprises.
(Otsar Sippoureï ‘Habad, tome 18, à la page 22,Yemeï ‘Habad, à la page 81)
5 Tévet 5689 (1928)
Le Rabbi relate un fait merveilleux, qui se produisit en ce jour :
« J’ai été appelé dans le bureau de mon beau-père, le Rabbi et je m’y suis rendu. Il m’a indiqué qu’il voulait me transmettre le salut de mon frère, Israël Aryé Leïb, qui habitait alors à Leningrad. Je lui ai demandé s’il avait reçu une lettre de lui, mais il m’a répondu :
‘J’ai entendu un discours ‘hassidique de mon père, le Rabbi Rachab et il était également présent’.
Le Rabbi poursuivit son récit et il me dit :
‘Cette nuit, j’ai vu mon père, le Rabbi, dont l’âme est en Eden. Il tenait à la main son mouchoir de soie et il avait un visage particulièrement joyeux. Je l’avais vu, de cette façon, pour la dernière fois, en 5668. Il m’a souhaité Mazal Tov pour mon nouveau chapeau de fourrure.
Puis, il me dit :
‘Ils peuvent entrer’.
J’ai ouvert la porte et plusieurs personnes sont entrées, notamment ton frère. Peu à peu, il s’est approché de moi, ou peut-être me suis-je moi-même approché de lui et je l’ai étreint, d’un seul bras. Mon père, dont l’âme est en Eden, m’a demandé :
‘Qui est ce jeune homme ?’.
Puis, quelques instants plus tard, il a déclaré :
‘Ah ! Mais, je te connais !’
Il ne l’avait pourtant jamais vu, physiquement ».
(Séfer Ha Si’hot 5687, à la page 125, dans la note 11)
Mon père, dont l’âme est en Eden, a alors prononcé le discours ‘hassidique intitulé : « Je suis noire et gracieuse ».
(Torat Mena’hem, Yoma, veille du mardi 5 Tévet 5689, Riga, à la page 149)
5 Tévet 5700 (1939)
C’est en ce jour que le Rabbi Rayats arriva à Riga, en Lettonie, après avoir été sauvé de la Pologne sous la botte nazie, durant la seconde guerre mondiale, afin de se rendre à New York. Il resta à Riga jusqu’au 24 Adar Richon 5700.
(Iguerot Kodech Rabbi Rayats, tome 5, à la page 2)
Thème de réflexion : le 5 Tévet fut le jour de la libération du Rabbi lui-même, bien avant d’être celui des livres sacrés.
5 Tévet 5747 (1987)
C’est en ce jour lumineux que fut prononcé le verdict, affirmant la victoire tranchée, aux yeux de toutes les nations, devant le tribunal fédéral de New York, des livres et des écrits de nos maîtres et chefs, se trouvant dans la bibliothèque Loubavitch. Le texte de ce verdict s’étale sur quarante grandes pages.
Le juge admit le bien-fondé de l’argumentation présentée par l’association des ‘Hassidim ‘Habad, selon laquelle le Rabbi Rayats, tout au long de sa vie, s’était pleinement consacré aux besoins communautaires. Il spécifia, dans son verdict, que cette bibliothèque avait un caractère public et qu’elle appartenait à l’association internationale des ‘Hassidim ‘Habad.
Le coupable fut condamné à restituer immédiatement les livres et les objets se trouvant encore en sa possession, qu’il s’était indûment approprié. Le jeudi 5 Tévet devint ainsi un jour de fête, celui de la victoire des livres.
(Yemeï ‘Habad, à partir de la page 84)
Thème de réflexion : le jugement des livres permit d’établir que le Rabbi offre également sa vie privée pour le bien des ‘Hassidim
5 Tévet 5748 (1987)
Le Rabbi donna des directives, en relation avec le jour de la victoire des livres :
A) la signification véritable de la victoire des livres est, avant tout, la nécessité d’un ajout significatif à leur étude,
B) en outre, il convient également d’acheter de nouveaux livres juifs, pour tous les foyers juifs, notamment pour les enfants,
C) par ailleurs, il y a lieu d’ouvrir des bibliothèques publiques, en tout endroit, ou bien de les développer, quand elles existent déjà,
D) un appel spécifique est lancé à chacun pour développer, tout particulièrement, la bibliothèque de l’association des ‘Hassidim ‘Habad, en lui offrant des livres.
(Séfer Ha Si’hot 5748, tome 1, à partir de la page 183)
Thème de réflexion : l’acte est essentiel et il faut donc, en ce jour, acheter des nouveaux livres, dans le but de les étudier.
5 Tévet 5749 (1988)
Le Rabbi rappela, en ce jour, que cette date était désormais liée aux livres sacrés et qu’en conséquence, il distribuerait deux dollars à chacun, l’un pour le donner, ou bien son équivalent, à la Tsedaka et le second à titre de participation pour l’achat de nouveaux livres, ou encore pour réparer les anciens. Il était également possible de le donner à quelqu’un d’autre, qui s’en servirait pour acheter des nouveaux livres ou pour réparer les anciens.
(Torat Mena’hem Itvaadouyot 5749, tome 2, à la page 104)
Le 19 du mois de Kislev, le Youd Teth Kislev, est le jour anniversaire de la libération de Rabbi Schnéour Zalman de Liady, fondateur de la ‘Hassidout ‘Habad, des prisons tsaristes. Cet évènement, pris dans sa linéarité, semble assez simple. Et pourtant, les ’hassidim lui accordent une signification de toute évidence très profonde.
Les faits : en 1798 Rabbi Schnéour Zalman est, à la suite du Baal Chem Tov et du Maguid de Mézeritch dont il a été le disciple, l’un des grands Maîtres du ‘hassidisme en plein essor. Il se heurte à l’opposition souvent farouche des tenants du judaïsme synagogal d’alors, inquiets de ce mouvement qui embrase les masses juives laissées jusque-là à l’écart. Calomnies et machinations (on osera, par exemple, dénoncer l’envoi de subsides aux ‘hassidim de Terre Sainte, laquelle est sous la domination de l’empire turc, le grand ennemi de la Russie) aboutiront à l’arrestation du Rabbi par la police tsariste. Crime de haute trahison : Rabbi Schnéour Zalman est conduit à Petersbourg dans le sinistre fourgon noir dont la seule vue inspire la terreur. Il est emprisonné dans la terrible forteresse bâtie sur une ile au milieu de la Neva.
A son procès, le Rabbi doit répondre à de nombreuses questions sur les pratiques et la foi juives. On fait traduire en russe le Tanya, l’immense livre sur lequel il a travaillé vingt ans, dont il a pesé chaque mot, chaque lettre, un ouvrage fondamental de la ‘Hassidout.
Le 19 Kislev enfin, cinquante-trois jours après son arrestation, on annonce à Rabbi Schnéour Zalman qu’il a été reconnu innocent des crimes dont on l’accusait. Il est libre. Depuis, le 19 Kislev est une grande fête ‘hassidique : on l’appelle le « Roch Hachana, le Nouvel an, de la ‘Hassidout ». C’est que, pour les ‘hassidim, ce moment dépasse infiniment sa ponctualité historique. Il marque un tournant capital de notre histoire spirituelle telle qu’elle s’inscrit dans ce monde.
Un tribunal, ici-bas, a en effet tranché. Mais quelle était la question vraiment posée ? Le tribunal d’en-bas, le tribunal russe, renvoie à celui d’En-Haut. Et la question réellement débattue, celle qui était posée En-Haut et à la résolution de laquelle était attachée la sentence des magistrats tsaristes était celle-ci : Rabbi Schnéour Zalman, le grand Maître qui avait porté à un tel degré d’achèvement la pensée ‘hassidique, pouvait-il propager son enseignement ?
Quelques siècles auparavant déjà, Rabbi Yts’hak Louria avait annoncé que, dans les dernières générations, il deviendrait nécessaire de dévoiler la sagesse de la Cabbale. La ’Hassidout la porte en elle. Et les ‘hassidim savent aussi que le Baal Chem Tov a interrogé, au cours d’une élévation que nous sommes impuissants à seulement imaginer, le Machia’h, le Messie lui-même :
« Maître, quand viendras-tu ?
– Lorsqu’au dehors seront répandues les sources de ton enseignement ».
Mais pourquoi, peut-on s’interroger, les dernières générations au mérite semble-t-il plus limité que les générations plus anciennes, doivent-elles recevoir pareille révélation ? Parce que, nous dit le Rabbi dans l’un de ses discours, « l’obscurité de l’exil se fait de plus en plus intense. Pour la vaincre, il faut donc avoir recours à une lumière de plus en plus forte. C’est pour cela qu’a été révélée l’âme de la Torah mettant en éveil et révélant les forces les plus profondes de l’âme juive ».
Bien sûr, la dissémination de ces « sources » avait déjà commencé. Les disciples du Baal Chem Tov d’abord, puis ceux du Maguid (qui a quitté ce monde le 19 Kislev de l’année 1772) en avaient reçu le premier surgissement. Il s’exprimait par des commentaires d’une grande concision. Rabbi Schnéour Zalman, cependant, avait voulu aller bien plus loin. Expliquant largement chaque concept, il entendait apporter la dimension la plus profonde de la Torah à la population la plus large, à ce petit peuple à la vie humble et difficile, ignoré des pesants docteurs de la Loi.
Certes, le Tanya peut être l’objet d’une étude méditative toute une vie durant sans même que soit dépassé un niveau encore assez superficiel de son sens. Mais l’important est d’entrer dans ce champ de sens-là dont la plénitude apparaitra avec l’ultime libération, celle des temps messianiques. Or, chacun, dans le Tanya comme dans toute la ‘Hassidout héritée de Rabbi Schnéour Zalman, peut trouver une entrée à sa mesure. Chacun peut recevoir les vivifiantes sources.
Ainsi, la libération de Rabbi Schnéour Zalman par un tribunal terrestre ne peut que signifier l’acquiescement du Tribunal céleste. Oui, les temps annoncés peuvent maintenant s’accomplir, désormais les sources de la Hassidout peuvent être pleinement libérées, jaillir avec une force encore inconnue et, partout, se répandre.
Alors aussi, c’est l’horizon même du temps qui apparait et la fin de l’Histoire qui peut être aperçue. Comment les ‘hassidim pourront-ils jamais danser toute la grandeur, chanter toute la joie d’un tel moment ?
Le 14 Kislev 5689-1928, eut lieu à Varsovie, en Pologne, le mariage du Rabbi et de la Rabbanit Haya Mouchka, fille de celui qui était alors le Rabbi de Loubavitch, Rabbi Yossef Its’hak.
À cette époque, la lutte héroïque de Rabbi Yossef Its’hak en faveur de la communauté juive d’Union Soviétique avait acquise une renommée mondiale et la haute estime dont il jouissait fut manifestée par le nombre impressionnant de rabbins, de rabbis ‘hassidiques et de dirigeants des communautés juives européennes, ainsi que des milliers de personnes de tous horizons qui honorèrent de leur présence le mariage de sa fille.
Au début du mariage, le père de la Rabbanit annonça :
« Il est une tradition que les âmes des ancêtres de la mariée et du marié viennent participer à la célébration de leur mariage… En tant qu’invitation à leur égard, je vais maintenant prononcer un maamar (discours d’enseignement ‘hassidique), qui comprend des enseignements de nos saints et vertueux ancêtres : l’Admour Hazakène (Rabbi Chnéour Zalman, fondateur du ‘hassidisme ‘Habad-Loubavitch) ; Rabbi DovBer de Loubavitch ; notre arrière-grand-père (Rabbi Mena’hem Mendel de Loubavitch, l’homonyme du Rabbi) ; notre grand-père (Rabbi Chmouel de Loubavitch) ; et de mon père, le grand-père de la mariée (Rabbi Chalom DovBer). Comme nos sages ont dit : « Celui qui répète un enseignement doit se représenter l’auteur de l’enseignement se tenant devant lui. »
Ceux qui assistèrent au mariage relatèrent plus tard combien le sentiment de sainteté qui flottait dans la salle était palpable au moment où Rabbi Yossef Its’hak prononçait le discours.
La mariée, la Rabbanit ‘Haya Mouchka Schneerson
À des centaines de kilomètres de là, une autre célébration de mariage se tenait ce soir-là. Dans la ville de Yekatrinoslav, les parents du Rabbi, harcelés par les autorités soviétiques pour leurs efforts en faveur du judaïsme, s’étaient vu refuser l’autorisation de se rendre à Varsovie. (En 1939, le père du Rabbi allait être arrêté, cruellement torturé et exilé en Asie-Mineure, où il mourut en 1944 de maladie et de misère.)
Empêchés par le rideau de fer d’assister au mariage de leur fils aîné, ils étaient néanmoins déterminés à célébrer sa joie.
Dans ses émouvants mémoires, la mère du Rabbi, Rebbetsen ‘Hanna, décrit la célébration du mariage qui eut lieu dans sa maison, certes privée de la présence physique des mariés, mais embrasée d’une joie aussi puissante que la douleur présente dans le cœur des parents du marié.
De son mariage, le Rabbi dira plus tard à ses ‘Hassidim lors d’un farbrenguen mémorable : « C’est ce jour qui m’a lié à vous. »
Extrait d’un discours du Rabbi, mai 1984 (traduction libre) :
Mari et femme constituent une entité unique, partageant une même âme ; c’est seulement que D.ieu a désiré que, pour une certaine partie de sa vie sur terre, l’âme demeure dans deux corps distincts, et que chaque moitié remplisse sa mission dans la vie séparément, jusqu’au moment où D.ieu les réunit par le mariage.
C’est ce qui explique l’immense joie qui accompagne un mariage, une joie sans parallèle dans d’autres joyeuses occasions. Deux demies-âmes, séparées à la naissance et élevées dans des familles différentes, des communautés différentes, voire des pays différents, sont réunies par la puissance de « Celui qui est assis et assortit les couples ». Peut-il y avoir de plus grande joie ?
Mariage l’Admour Hazaken, et de la Rabbanit Sternah Segal le 12 Mena’hem Av 5520 (1760)
C’est en ce jour, le vendredi, veille du Chabbat Na’hamou, que fut célébré, à Vitebsk, le mariage de l’Admour Hazaken, à l’âge de quinze ans et de la Rabbanit Sternah, fille du riche Rav Yehouda Leïb Segal de Vitebsk et de son épouse Beïla.
La Rabbanit Sternah était une femme d’une grande stature morale et d’une profonde pudeur, une femme de valeur, intelligente et sage. Ses propos étaient toujours avisés et, à différentes reprises, comme en témoigne l’histoire de la ‘Hassidout, elle fit don de sa propre personne pour son mari, l’Admour Hazaken, qui lui témoignait un profond respect. (Atéret Mal’hout, à la page 19)
Après son mariage, l’Admour Hazaken résida à Vitebsk pendant quelques années. C’est alors qu’il se servit de sa dot pour créer des villages, dans lesquels il installa les Juifs souhaitant se consacrer au travail de la terre. (Yemeï ‘Habad, à la page 227)
La Rabbanit Sternah eut une longue vie, jusqu’au mariage de son petit-fils, le Tséma’h Tsédek. Elle est enterrée à Loubavitch, près des autres épouses de nos maîtres.
Le Rabbi précédent fit l’acquisition du 770 le 12 Av 5700 (1940)
Le Rabbi Rayats fit l’acquisition du bâtiment se trouvant au 770, Eastern Parkway, « la maison de notre maître à Babel ». Celui-ci avait été construit en 5693 et son précédent propriétaire était un médecin, qui y avait aménagé une petite clinique.
Les principaux donateurs qui permirent cette acquisition furent les fils du Rav Moché Eliezer Kremer, le premier président de l’association des ‘Hassidim ‘Habad aux Etats-Unis. Ceux-ci étaient, à l’époque, les principaux donateurs du mouvement Loubavitch.
Le coût du bâtiment fut de trente mille dollars. Le paiement n’en fut achevé qu’après le décès du Rabbi Rayats, le Roch ‘Hodech Sivan 5710.
Le premier paiement était d’un montant de cinq mille dollars, auxquels s’ajoutaient deux mille dollars de travaux, pour l’aménagement des locaux. Sept mille dollars étaient donc nécessaires. Cinq mille furent collectés parmi les ‘Hassidim et deux mille furent empruntés.
Le ‘Hassid, Rav Chlomo Aharon Kazarnovski, président du comité d’acquisition de ce bâtiment, considérait ce jour comme une fête et, chaque année, à cette date, il ne disait pas le Ta’hanoun. En outre, il organisait, à cette date, une réunion ‘hassidique, au cours de laquelle il invitait tous les présents à dire Le’haïm.
Au milieu du mois de Mena’hem Av, le Rabbi Rayats vint visiter le bâtiment du 770, Eastern Parkway et il indiqua de quelle manière devait être disposée la salle de la synagogue. Quelques personnes l’accompagnaient et, pour la première fois en ce lieu, ils récitèrent ensemble la prière de Min’ha, puis celle d’Arvit.
Le Rabbi Rayats figurait assis parmi les présents. On apporta de l’eau-de-vie et tous dirent Le’haïm. Le Rabbi accorda ensuite la bénédiction suivante : « Que D.ieu, béni soit-Il, fasse que cette demeure soit fixée en l’esprit de chacun, pour la Torah et pour Son service, mais qu’elle soit aussi une demeure provisoire, de sorte que, très prochainement, nous nous trouvions en Terre sainte, avec notre Machia’h ».
Thème de réflexion : le 770, Eastern Parkway est le centre international de ‘Habad, comme le fut, dans le temps, la ville de Loubavitch.
Ce bâtiment porte plusieurs noms :
Le « 770 » est le nom le plus courant qu’il porte, dans le lexique ‘Habad. Il apparaît, en outre, dans les causeries du Rabbi.
La mention : « Maison de l’association des ‘Hassidim ‘Habad, Ohel Yossef Its’hak » figure, en toutes lettres, à l’entrée principale du bâtiment, conformément aux directives du Rabbi, qui furent données après le vol de livres sacrés, dans ce bâtiment.
Une causerie du Rabbi, publiée dans un fascicule spécifique, en 5752, parle de la : « Maison de notre maître, à Babel ». Le Rabbi y explique la valeur d’une maison d’étude particulière, en chaque génération, comparable à celle des Sages de la Guemara, à Babel.
L’expression : « Beth Machia’h », la maison du Machia’h, a la même valeur numérique que l’adresse du bâtiment, soit sept cent soixante-dix.
L’expression : « Beth ‘Hayénou », la maison de notre vie, rappelle que ce bâtiment distribue la vitalité à tous les ‘Hassidim ‘Habad.
Enfin, l’expression : « Quatre coudées du chef de notre génération » indique que le 770, Eastern Parkway est l’adresse fixe du chef de la génération.