VIDEO.  «’Hassidim, nous avons un Rabbi !» : Comment le Rabbi accepta la direction du mouvement Loubavitch

VIDEO.  «’Hassidim, nous avons un Rabbi !» : Comment le Rabbi accepta la direction du mouvement Loubavitch

 

 

Le 10 Chevat 5711 (1951) marqua un tournant historique pour le mouvement Habad-Loubavitch. Après une année de supplications et de prières, le Ramach accepta enfin de devenir le septième Rabbi de Loubavitch. Retour sur les événements qui menèrent à cette acceptation tant attendue par les ‘Hassidim du monde entier.

 

 

 

L’arrivée du Rabbi précédent en Amérique

En 1940, le Rabbi précédent arriva à New York, échappant ainsi à l’enfer européen provoqué par le régime nazi. Lors de son arrivée miraculeuse, il fut accueilli par des centaines de ‘Hassidim, de Juifs américains et de personnalités communautaires et civiles. Après avoir posé le pied sur le sol américain, il déclara : « L’Amérique n’est pas différente », s’engageant ainsi à reproduire dans cette Amérique assimilatrice un judaïsme authentique et chaleureux, tel qu’il avait existé dans le Vieux Continent. Nombreux furent ceux qui se montrèrent sceptiques, voire inquiets, face à de telles déclarations. Mais l’avenir donnera raison au Rabbi Yossef Its’hak de Loubavitch.

L’arrivée du futur Rabbi aux côtés de son beau-père

Une année plus tard, le Rabbi précédent fut rejoint par son gendre, notre Rabbi, et sa fille, la Rabbanite Haya Mouchka. Le futur Rabbi prit alors la tête des institutions du mouvement Loubavitch, en particulier le Merkaz Leinyanei ‘Hinoukh et le Ma’hané Israël, chargés de renforcer l’éducation juive et la diffusion du judaïsme. Tout cela se réalisa alors qu’effectivement « l’Amérique n’est pas différente ».

Pendant les années passées outre-Atlantique avec son beau-père, le Rabbi, appelé alors le Ramach, fit éditer de nombreux ouvrages ‘hassidiques dans plusieurs langues, ainsi que des livres et des revues destinés à la jeunesse. Il dirigeait les réunions ‘hassidiques, et ceux qui avaient perçu sa grandeur, malgré sa discrétion extrême et la virtuosité qu’il mettait à la cacher, lui demandaient des conseils et même des bénédictions.

Le départ du Rabbi précédent et la question de la succession

Lorsqu’en 1950, le Chabbat Parachat Bo, le 10 Chevat 5710, le Rabbi précédent quitta ce monde physique, nombreux furent les regards qui se tournèrent vers le Ramach pour assurer la pérennité de la chaîne des Rabbanim de Habad.

Pourtant, la majorité des ‘Hassidim ne connaissaient pas la grandeur exceptionnelle du Ramach, qui avait tout fait pour la dissimuler. Mais ceux qui avaient réalisé sa connaissance encyclopédique de la Torah, sa maîtrise de tous les livres de ‘Hassidout et de Kabbale, sa sainteté particulière, ses pouvoirs surnaturels et sa maîtrise de tous les domaines de la connaissance universelle savaient que D.ieu, dans Sa bonté, avait prévu un successeur au Rabbi précédent.

Le Rabbi précédent fut enterré au cimetière Montefiore de Queens, le dimanche 11 Chevat 1950.

La mobilisation des anciens ‘Hassidim

Le lendemain, les anciens ‘Hassidim se réunirent en urgence pour réfléchir à la pérennité du mouvement Loubavitch. Étaient présents Rav Shmaryahou Gurary, Rav Simpson, Rav Jacobson, Rav Kazarnovski et bien d’autres. Ils furent unanimes pour convenir que le Ramach devait prendre la succession de son beau-père.

Ils contactèrent des ‘Hassidim et des Rabbanim. Les Rabbanim Habad d’Israël se réunirent alors dans la grande synagogue Habad Nachalat Binyamin de Tel-Aviv : Rav Kessler, Rav Moché Gurary, Rav Zeev Paris, Rav Chlomo Yossef Zevin et Rav Avraham Pariz.

Rav Avraham Pariz prit la parole et dit : « J’ai travaillé à New York près de dix ans avec le Ramach. Mon bureau était collé au sien. Je l’ai observé. Il cache sa grandeur, mais je vous dis que c’est notre Rabbi. » Cette intervention eut un grand retentissement et poussa les Rabbanim Habad de Terre Sainte à écrire une déclaration d’allégeance au Rabbi.

Les premières démarches pour convaincre le Ramach

Dès les premières semaines suivant le départ du Rabbi précédent, le Rav Simpson visitait régulièrement le Ramach dans son bureau et tentait de le convaincre d’accepter la présidence du ‘hassidisme Loubavitch.

De nombreux ‘Hassidim exprimèrent clairement leur détermination à considérer le Ramach comme leur Rabbi. L’un d’entre eux, Rav Moché Dubinski, appela le Ramach « Rabbi » et demanda à être reçu en Yé’hidout, en audience privée avec le Rabbi.

Petit à petit, le Ramach commença à accepter les demandes de bénédiction et à recevoir quelques ‘Hassidim en audience privée. Le premier d’entre eux fut le Rav Ashkenazi, le recteur et le Rav de la Yechiva de Shanghai. Il supplia le Ramach d’accepter la présidence du mouvement Loubavitch et de le recevoir en Yé’hidout.

Devant le refus du Ramach, il lui dit : « J’ai donné ma vie en Russie, à Shanghai, pour le judaïsme. D.ieu m’a miraculeusement permis de venir ici. Mais à quoi tout cela aurait-il servi si je n’ai pas de Rabbi ? » Le Ramach accepta alors de le recevoir en Yé’hidout.

Les lettres d’allégeance du monde entier

En Europe également, de nombreux ‘Hassidim de France, de Belgique et d’Angleterre envoyèrent des lettres d’allégeance au Rabbi.

À Jérusalem également, les Rabbanim Shmaryahou Nissane Gurary et d’autres écrivirent une lettre au Ramach lui demandant d’accepter de diriger les ‘Hassidim.

Le Ramach avait l’habitude de répondre aux demandes pressantes des anciens ‘Hassidim en prétextant qu’il n’avait pas d’instruction du Rabbi précédent. Un comité de ces anciens ‘Hassidim décida alors de se rendre sur la tombe du Rabbi Yossef Its’hak. Ils supplièrent leur Rabbi de donner des instructions à son gendre pour qu’il accepte la direction des ‘Hassidim. Depuis ce moment, cet argument ne fut plus avancé par le Ramach.

L’espoir grandissant d’une acceptation

Pendant l’été, des ‘Hassidim demandèrent au Ramach de dire un Maamar, un discours ‘hassidique, ce qui aurait confirmé son acceptation de devenir le Rabbi. Celui-ci répondit que cela constituerait un changement par rapport aux prérogatives qu’il avait du vivant de son beau-père.

Le Ramach cependant répondit une fois à cette même question en disant que ce n’était pas obligatoire que la récitation d’un Maamar ait lieu maintenant, mais qu’elle pourrait avoir lieu à un autre moment. L’espoir grandissait donc, malgré l’extrême humilité dont le Ramach faisait preuve à l’égard de son beau-père.

Les rêves prophétiques des anciens ‘Hassidim

Un soir, le Rav Simpson fit un rêve. Il se voyait à un Farbrenguen du Rabbi précédent. On se bousculait fort et le Rabbi leva la voix et demanda : « Pourquoi les gens sont-ils si tristes ? » Puis il ajouta : « Je leur ai pourtant laissé mon Mena’hem Mendel. » Il répéta cette phrase trois fois. Puis il prit en aparté le Rav Simpson et lui dit : « Appelle le Rav Mendel, je veux l’investir dans ses fonctions de Rabbi. »

Un autre ancien ‘Hassid, le Rav Chlomo Aharon Kazarnovski, fit également un rêve. Le Rabbi précédent lui demandait : « Pourquoi les ‘Hassidim sont-ils si tristes ? » Il répondit : « C’est parce que nous n’avons pas de Rabbi. » Le Rabbi précédent lui dit alors : « Va chez le Ramach et dis-lui de ma part : « Ma Tits’ak Elaï ? » (Pourquoi m’implores-tu ?) Dis aux enfants d’Israël d’aller de l’avant. »

Il raconta ce rêve au Ramach qui le remercia en souriant. Il était clair que petit à petit l’espoir grandissait que le Ramach finirait par accepter.

L’intervention décisive de la Rabbanite

C’est cependant sans aucun doute grâce à l’intervention de la Rabbanite Haya Mouchka que le Rabbi accepta finalement. Elle lui dit en substance : « Accepterais-tu de voir s’effondrer toute l’œuvre de mon père ? »

Les miracles attribués au Ramach avant même son acceptation

Alors que le Ramach refusait encore d’accepter officiellement la fonction de Rabbi, des miracles impressionnants lui étaient déjà attribués. Nombreux avaient remarqué l’intuition divine et prophétique du Ramach.

Un jour où le Rav Yaakov Yehouda Hecht et le Rav Shemaryahou Gurary, beau-frère du Rabbi, étaient en voyage et s’apprêtaient à prendre l’avion pour revenir avant Chabbat à New York, ce dernier dit au Rav Hecht : « Nous passerons certainement le Chabbat loin de New York, car le Ramach, mon beau-frère, m’a souhaité Chabbat Shalom avant notre départ. Pour moi, il est clair que nous ne serons pas à New York pour Chabbat, et le Ramach a anticipé ce Chabbat Shalom. » Effectivement, l’avion, après avoir décollé, fut pris dans une tempête et dut rebrousser chemin. Ils passèrent donc le Chabbat loin de New York.

Le fils d’un ‘Hassid fut atteint d’une forte fièvre. Les médecins préconisaient de l’opérer. Ce ‘Hassid consulta le Ramach qui lui répondit de ne pas accepter l’opération et que tout irait bien. La maladie s’aggrava et les médecins insistaient fortement pour pratiquer cette opération. Le Ramach, consulté à nouveau, confirma que tout irait bien sans opération. Le lendemain, ce jeune homme se sentit mieux et finit par guérir complètement. Les médecins ne purent cacher leur étonnement et leur émerveillement.

Une autre fois, le jeune Avraham Seins fut trouvé inanimé dans une rue de Boston avec un traumatisme crânien. Il resta trois jours dans le coma et Rav Yehuda Krinsky sollicita pour lui la bénédiction du Ramach. Ce dernier répondit de souffler dans l’oreille du jeune homme le nom du Ramach et celui de son père : Mena’hem Mendel ben Levi Its’hak. Le Rav Krinsky exécuta la consigne du Ramach. Le jeune homme se réveilla brusquement et reconnut son entourage, à la stupéfaction des médecins.

On disait déjà dans l’entourage du Ramach que les miracles traînaient sous les tables et que l’on ne se baissait plus pour les ramasser.

La dernière tentative avant l’acceptation

Le 24 Tevet, jour de la Hiloula de l’Admour Hazaken, le premier Rabbi de Habad, les ‘Hassidim rentrèrent chez le Ramach avec une demande pressante d’accepter la direction. Le Ramach se mit à pleurer et leur demanda de sortir en prétextant que tout cela n’était pas pour lui.

Le 26 Tevet 1951, la presse juive de New York annonça que les ‘Hassidim du monde entier avaient accepté la présidence du Rabbi Mena’hem Mendel Schneerson à la tête des ‘Hassidim de Loubavitch, et que le 10 Chevat 1951, il accepterait de devenir le septième Rabbi de Habad.

Dès que le Ramach apprit cela, il demanda aussitôt à Rav Hodakov, son secrétaire, d’envoyer un démenti aux journaux concernés.

Affolé, le Rav Hodakov convoqua en urgence les anciens ‘Hassidim et leur fit part de la demande du Ramach. Immédiatement, le Rav Kazarnovski entra en larmes dans le bureau du Ramach en le suppliant de ne pas publier de démenti, car après tout, ce qui avait été écrit était véridique : tous les ‘Hassidim acceptent la présidence du Rabbi et espèrent son intronisation le jour de Youd Chevat.

Finalement, après énormément d’insistance et de supplications, le Ramach accepta de ne pas opposer de démenti, au grand soulagement de tous.

Le Youd Chevat 5711 : le jour de l’acceptation

Le premier anniversaire de la Hiloula du Rabbi Yossef Its’hak arriva : le 10 Chevat 5711 (1951).

Après la prière du matin, les ‘Hassidim écrivirent une lettre poignante au Ramach afin qu’il accepte de prendre la direction de tous les ‘Hassidim, lui souhaitant beaucoup de réussite. Cette lettre fut transmise au Ramach au Ohel de son beau-père, qui commença par la refuser, puis finalement il accepta de la lire en pleurant et en sanglotant.

Ce jour de Youd Chevat, le Rabbi rentra du Ohel quelques instants avant le coucher du soleil. Il pria Min’ha, puis on annonça qu’à 20 heures il y aurait un grand Farbrenguen dans le Beth Hamidrach du 770.

À 20 heures, la salle était comble. Une tension extrême régnait, palpable pour tous. Les yeux des ‘Hassidim étaient dirigés vers le ciel, en espérant que le Rabbi accepterait de réciter un Maamar et ainsi d’officialiser qu’il constituait le nouveau maillon de la chaîne des Rabbanim de Loubavitch.

Le premier Maamar du Rabbi

Le Ramach entra à 20 heures précises et prit la parole en expliquant l’importance des trois amours demandés à chaque ‘Hassid : l’amour de D.ieu, l’amour de la Torah et l’amour d’un autre Juif, et comment ces trois amours étaient intimement liés.

À 21h45, le ‘Hassid Rav Avraham Sender Nemetzov se leva et dit : « Le discours du Rabbi, très bien, mais nous voulons écouter un Maamar de ‘Hassidout. Que le Rabbi veuille bien dire un Maamar ! »

Un silence total régna dans la salle. La tension était à son comble et chacun retenait sa respiration.

Finalement, à 22h40, le Ramach prononça pour la première fois un Maamar commençant par « Bati Legani » (Je suis venu dans Mon jardin).

Après le Maamar, le Rav Nemetzov sauta sur la table et, remerciant le Tout-Puissant d’avoir un Rabbi, récita la bénédiction « Chéhé’héyanou », à laquelle tous répondirent Amen. Le Rabbi lui fit un sourire et lui fit signe de s’asseoir. Ce dernier s’exécuta après avoir béni le Rabbi au nom de tous les présents.

Le Rabbi avait récité le premier Maamar en trois séquences, entrecoupées des chants attribués aux Rabbéïm, depuis le chant affectionné par le Rabbi précédent jusqu’au chant de l’Admour Hazaken. Beaucoup de larmes d’émotion furent versées par le Rabbi et par tous les présents.

Le monde entier avait désormais un Rabbi qui allait transformer le monde juif et le préparer au dévoilement du Machia’h.

L’engagement du Rabbi envers les ‘Hassidim

Le Rabbi souligna à cette occasion qu’il acceptait d’être un Rabbi de Habad, c’est-à-dire que tous les ‘Hassidim devaient faire les efforts nécessaires dans leur service de D.ieu, et que lui serait là pour aider.

Lorsque le Rabbi quitta le Beth Hamidrach, tous les ‘Hassidim laissèrent exploser leur joie en dansant et en chantant jusqu’au matin.

Tous remarquèrent que l’année qu’ils vivaient, 5711, contenait les lettres du mot figurant dans le verset « Ki Tissa et Roch Bené Israël » (Quand tu élèveras la tête des enfants d’Israël). « Tissa » est constitué des mêmes lettres que Tav, Chin, Youd, Alef : 5711.

Les réactions du monde entier

Les ‘Hassidim du monde entier fêtèrent l’événement dans une grande allégresse et dépêchèrent des messages dans lesquels ils demandaient au Rabbi de leur donner toutes les instructions relatives à leurs institutions, s’engageant à les appliquer scrupuleusement.

Le Chabbat suivant, on appela le Rabbi pour la Haftara en le nommant « Adonénou Morénou Vérabénou » (Notre maître, notre guide et notre Rabbi).

Désormais, le Rabbi commença à recevoir tous les Juifs qui le désiraient en Yé’hidout et présida aux destinées de toutes les institutions du mouvement Loubavitch dans le monde.

La mission du Rabbi

Le Rabbi déclara en 5712 (1952) : « Ma mission dans ce monde est de faire progresser le judaïsme avec bonté et miséricorde. Je m’y appliquerai. Mon but est que vous soyez en joie et également de faire de vous des ‘Hassidim. »

Il ajouta : « Puisse D.ieu faire que les ‘Hassidim, le Rabbi précédent et moi-même méritions le dévoilement du Machia’h et de l’essence de D.ieu dans notre monde matériel. »

 

 

10 Chevat : Lorsque le Rabbi décida de changer le monde

10 Chevat : Lorsque le Rabbi décida de changer le monde

Le 10 Chevat 5710 – 1950 Rabbi Yossef Yits’hak , le Rabbi précédent, quitta ce monde (cette année le mercredi 5 janvier 2020).

Même s’il ne succéda officiellement à son beau-père qu’un an après son décès, le Rabbi, dès le 10 Chevat 5710-1950, devint, pour tous les ‘Hassidism, celui que l’on consultait pour poser une question ou solliciter une bénédiction.

Le monde était alors si différent. Malgré les bouleversements de l’après-guerre, le temps paraissait plus lent. Les Juifs étaient enfermés dans leur indicible douleur, survivants, étrangers à la vie.

Les ‘Hassidim regardaient cependant vers New-York. Là-bas était le plus ferme espoir, la permanence. Mais New York, en ce temps-là, était si loin, un mythe plus qu’une ville réelle pour les autres habitants de la vieille Europe.

1950, voici que commence le règne:
le Rabbi, comme un miraculeux surgissement, comme un jaillissement prodigieux d’énergie, donne une autre dimension au temps. Tout va désormais plus vite. Tout est urgence.

D’abord sont renforcées les institutions laissées par le Rabbi précédent. Très vite, une nouvelle dimension apparaît. « Oufaratsta » (« et tu te répandras »): les mots de la promesse faite à Yaakov (Genèse 28. 14) guident l’action. L’enseignement de la ‘Hassidout s’étend au plus loin de ses sources.

Et bientôt naissent les premiers « Beth ‘Habad » qu’on trouvera, vingt ans plus tard, jusque dans les contrées les plus reculées. Puis viennent les différentes campagnes, celle des Téfilines, celle des bougies de Chabbat…

Agir, agir toujours, rendre les Juifs à eux-mêmes, changer quelque chose de ce monde. Le temps tout entier s’accélère. Alors l’horizon rétrécit, les distances se font plus courtes. Les immenses réseaux de communication de la nouvelle modernité, avions à réactions, téléphones automatiques, fax, satellites s’entrecroisent à New-York et là, 770 Eastem Parkway Brooklyn, trouvent leur sens véritable. C’est un peuple innombrable qui peut, à présent, voir le Rabbi, l’entendre, lui parler.

Celui qui a eu le privilège de se rendre la-bas, à Brooklyn, se souvient en son cœur. Lui revient alors l’image du Rabbi dirigeant un chant d’un puissant mouvement du bras. L’histoire alors semble toute entière en mouvement comme lorsque furent pressentis les grands effondrements de l’Est et la libération des Juifs de la nuit soviétique.

Le Rabbi nous a aussi enseigné le mouvement, et même la vitesse. Non pas celle, vaine, qui n’a de sens qu’elle-même et irréaliste le monde, mais la vitesse comme mise en actes, d’une pensée de l’urgence, celle de l’ultime libération. Cette ligne d’arrivée là, bien que proche, n’est pas encore atteinte: plus que jamais, le Rabbi nous demande aujourd’hui de courir à sa rencontre. Loubavitch.fr

10 Chevat, jour propice pour les demandes de bénédictions au Rabbi

10 Chevat, jour propice pour les demandes de bénédictions au Rabbi

Le 10 Chevat 5710 – 1950 Rabbi Yossef Yits’hak , le Rabbi précédent, quitta ce monde (cette année le mercredi 12 janvier 2022).

Même s’il ne succéda officiellement à son beau-père qu’un an après son décès, le Rabbi, dès le 10 Chevat 5710-1950, devint, pour tous les ‘Hassidism, celui que l’on consultait pour poser une question ou solliciter une bénédiction.

DEMANDE DE BENEDICTION

 

Le “Ohel” est le lieu où le Rabbi de Loubavitch, Rabbi Mena’hem Mendel Schneerson, repose depuis le 3 Tamouz 5754 (le 12 Juin 1994), à côté de son beau-père, le sixième Rabbi de Loubavitch, Rabbi Yossef Yts’hak Schneersohn.

Le terme “Ohel” (littéralement: “tente”) désigne la structure édifiée au-dessus du tombeau d’un Tsadik, d’un Juste.

Le Rabbi a toujours été à l’écoute de chacun, quels qu’aient été son degré d’éducation ou de pratique religieuses.

Ceux qui ont approché le Rabbi savent l’extrême attention qu’il portait à chaque situation. Ils ont trouvé un puissant réconfort dans ses conseils et ses bénédictions.

Aujourd’hui, rien n’a changé : des milliers d’hommes et de femmes se rendent au Ohel ou écrivent au Rabbi pour le prier d’intercéder en leur faveur auprès du Tout-Puissant. Elles en ressentent une inspiration et une vitalité renouvelées.

A défaut de se rendre personnellement au Ohel, on peut lui écrire des lettres, des fax ou des mails.

“Un Tsaddik, un Juste, qui quitte ce monde n’en disparaît pas. Il s’y trouve avec une intensité encore plus grande”, nous enseigne le Zohar. Le 3 Tamouz, jour où le Rabbi quitta matériellement ce monde, cette phrase, immanquablement, résonne dans l’esprit et dans l’âme de chacun.

Par conséquent,  avec le déroulement du temps, chacun constate à quel point la présence du Rabbi semble être encore plus sensible avec les années. Par ses enseignements, par les actions croissantes qu’il suscite aux quatre coins du monde, le Rabbi continue de guider. Il conduit, vivifie des centaines de milliers de personnes, diverses tant par leur origine que par leur mode de vie, leurs opinions ou leur situation géographique.

Le Rabbi recevait des centaines de lettres chaque jour. Des gens de tous les milieux lui écrivaient, quels qu’aient été leur origine sociale, leur âge, leur niveau de pratique religieuse, leur lieu de résidence.

Aujourd’hui encore, des milliers de personnes continuent d’écrire au Rabbi pour solliciter ses bénédictions et ses conseils.

 

 

30 jours avant Youd Chevat : un commentaire lumineux du Rav Chmouel Pevzner

30 jours avant Youd Chevat : un commentaire lumineux du Rav Chmouel Pevzner

 

À l’approche du jour saint de Youd Chevat, le Rav Chmouel Pevzner propose une édition commentée du Maamar Bati Léguani de l’année 5726. Ce livret offre une explication claire et accessible de l’ensemble du discours, permettant à chacun d’approfondir cette étude fondamentale. Une initiative précieuse pour préparer dignement cette date majeure du calendrier hassidique.

 

 

L’importance de la préparation aux trente jours

Au fil des années, le Rabbi a encouragé une préparation adéquate en vue du grand et saint jour de Youd Chevat. Comme le Rabbi l’écrit dans son introduction au dernier Maamar de la série Bati Léguani, le jour du 2 Nissan comporte deux dimensions : la Hilloula du Rabbi Rachab et, ce qui nous concerne directement, le jour où a débuté la direction de notre génération.

Pour ce jour, le Maamar Bati Léguani a été donné afin d’être étudié. Chaque année, le Rabbi prononçait un Maamar sur un Ot spécifique, correspondant à l’Ot de cette année. Les discours relatifs au prochain Youd Chevat sont ceux des années 5726 et 5746, qui s’appuient sur le Ot 16 du Maamar original.

Une ferveur particulière autour de ces discours

Il règne une chaleur et un enthousiasme uniques autour des discours de Youd Chevat. C’est peut-être la seule période de l’année où tous les Hassidim et les Temimim étudient le même Maamar, s’y plongent avec ardeur et en débattent les différents points.

Afin de faciliter la tâche aux nombreuses personnes désireuses de comprendre le Maamar, un livret a été publié à nouveau cette année. Celui-ci contient le Ot 16 du Maamar original Bati Léguani, ainsi que le Bati Léguani de 5726 accompagné d’un commentaire intégré qui explique l’ensemble du discours dans un langage clair et accessible.

Un travail de commentaire en famille

Le commentaire a été rédigé par le Rav Chmouel Pevzner. Son père, le Rav Avraham Barouh Pevzner, Chaliah et Rav de la communauté Anash de Paris, en France, a relu l’intégralité du commentaire et y a apporté ses éclairages.

Un contenu enrichi pour une étude approfondie

Le livret comprend également le Maamar « Vayolekh Hachem », que le Rabbi a prononcé lors du Chabbat suivant Youd Chevat 5726, dans lequel plusieurs concepts du premier Maamar sont expliqués. Il présente aussi les enseignements de nos Rabbeim cités dans le Maamar. L’ensemble est publié avec l’autorisation des éditions Kehot Publication Society.

 

 

Youd Chevat 5785 : Ecrire un « Pidyon Nefesh », une demande de bénédiction au Rabbi

Youd Chevat 5785 : Ecrire un « Pidyon Nefesh », une demande de bénédiction au Rabbi

 

 

ECRIRE AU RABBI

Le 10 Chevat 5710 (1950) est le jour où le précédent et sixième Rabbi de Loubavitch, Rabbi Yossef Its’hak Schneerson de mémoire bénie, quitta ce monde. C’est à cette même date, un an plus tard, que son gendre et cousin, Rabbi Mena’hem Mendel Schneerson lui succéda.

Même s’il ne succéda officiellement à son beau-père qu’un an après son décès, le Rabbi, dès le 10 Chevat 5710-1950, devint, pour tous les ‘Hassidism, celui que l’on consultait pour poser une question ou solliciter une bénédiction

Le monde était alors si différent. Malgré les bouleversements de l’après-guerre, le temps paraissait plus lent. Les Juifs étaient enfermés dans leur indicible douleur, survivants, étrangers à la vie.

Les ‘Hassidim regardaient cependant vers New-York. Là-bas était le plus ferme espoir, la permanence. Mais New York, en ce temps-là, était si loin, un mythe plus qu’une ville réelle pour les autres habitants de la vieille Europe.

le Rabbi, comme un miraculeux surgissement, comme un jaillissement prodigieux d’énergie, donne une autre dimension au temps. Tout va désormais plus vite. Tout est urgence.

D’abord sont renforcées les institutions laissées par le Rabbi précédent. Très vite, une nouvelle dimension apparaît. « Oufaratsta » (« et tu te répandras »): les mots de la promesse faite à Yaakov (Genèse 28. 14) guident l’action. L’enseignement de la ‘Hassidout s’étend au plus loin de ses sources.

Et bientôt naissent les premiers « Beth ‘Habad » qu’on trouvera, vingt ans plus tard, jusque dans les contrées les plus reculées. Puis viennent les différentes campagnes, celle des Téfilines, celle des bougies de Chabbat…

Agir, agir toujours, rendre les Juifs à eux-mêmes, changer quelque chose de ce monde. Le temps tout entier s’accélère. Alors l’horizon rétrécit, les distances se font plus courtes. Les immenses réseaux de communication de la nouvelle modernité, avions à réactions, téléphones automatiques, fax, satellites s’entrecroisent à New-York et là, 770 Eastem Parkway Brooklyn, trouvent leur sens véritable. C’est un peuple innombrable qui peut, à présent, voir le Rabbi, l’entendre, lui parler.

Celui qui a eu le privilège de se rendre la-bas, à Brooklyn, se souvient en son cœur. Lui revient alors l’image du Rabbi dirigeant un chant d’un puissant mouvement du bras. L’histoire alors semble toute entière en mouvement comme lorsque furent pressentis les grands effondrements de l’Est et la libération des Juifs de la nuit soviétique.

Le Rabbi nous a aussi enseigné le mouvement, et même la vitesse. Non pas celle, vaine, qui n’a de sens qu’elle-même et irréaliste le monde, mais la vitesse comme mise en actes, d’une pensée de l’urgence, celle de l’ultime libération. Cette ligne d’arrivée là, bien que proche, n’est pas encore atteinte: plus que jamais, le Rabbi nous demande aujourd’hui de courir à sa rencontre.

Regardez : La maison où le Rabbi précédent fut hébergé lors de son séjour à Chicago du 7 au 11 Chevat 1942

Regardez : La maison où le Rabbi précédent fut hébergé lors de son séjour à Chicago du 7 au 11 Chevat 1942

80 ans après la visite du Rabbi précédent à Chicago en 5702-1942, le Rav Meyer Ebert est revenu sur ses pas en visitant la maison où il a été hébergé.

Le Rav Ebert a également visité l’emplacement de la synagogue « Bnei Reuven » dans le West Side de Chicago, où le Rabbi précédent se rendait lors de sa visite et où il avait dit un Maamar. La synagogue a depuis déménagé et l’emplacement d’origine est maintenant un terrain vague.

 

 

 

 

 

Le premier Maamar du Rabbi ‘Bati Legani’ prononcé le 10 Chevat  5711-1951

Le premier Maamar du Rabbi ‘Bati Legani’ prononcé le 10 Chevat 5711-1951

בס’ד, יו’ד שבט, תשי’א*

כותבכ’ק מו’ח אדמו’ר, במאמרו ליום הסתלקותו, יו’ד שבט השי’ת:

באתילגני אחותי כלה, ואיתא במד’ר (במקומו) לגן אין כתיב כאן אלא לגני, לגנוני, למקום שהי’ עיקרי בתחילה, דעיקר שכינה בתחתונים היתה. עכ’ל.

ולהבין דיוק הלשון עיקר שכינה, הנה בפי’ שכינה מבאר כ’ק אדמו’ר הזקן שנק’ שכינה ע’ש ששוכנת ומתלבשת, מלשון ושכנתי בתוכם, שהוא ראשית התגלות אוא’ס.

והנה ממה שכותב6 שראשית התגלות אוא’ס נק’ בשם שכינה, מובן מזה שענין שכינה הוא למעלה מעלה מאצי’ ג’כ, גם בבחי’ האור שלפני הצמצום, שהרי ראשית ההתגלות הוא באור א’ס שלפני הצמצום, וכמוש’כ כ’ק אדמו’ר האמצעי כי הארת הקו וחוט לגבי עצמיות אוא’ס נק’ בשם שכינה. כי ענין שכינה הוא בכל מקום לפי ענינו.

לגבי אצי’ הנה המל’ נק’ בשם שכינה. וגם בזה מה שמל’ דאצי’ נק’ שכינה מבאר כ’ק אדמו’ר הצמח צדק שזהו דוקא כמו שנעשית בחי’ עתיק לעולם הבריאה, אבל בהיותה באצי’ היא מיוחדת עמהם (עם הספירות דאצי’) ולא שייך לשון שכינה. ומ’מ אי’ז סותר למ’ש לעיל שהקו נק’ בשם שכינה, כי שכינה שנאמר בדרז’ל היינו מל’ דאצי’, ואף גם זאת רק כשנעשית בחי’ עתיק לבריאה דוקא, אבל בשרשה, היינו כמו שהוא לגבי אוא’ס, הנה גם הקו נק’ בשם שכינה.

ואחד הטעמים מה שהקו נק’ בשם שכינה לגבי אוא’ס, כתב כ’ק אדמו’ר מהר’ש לפי שהקו כוונת המשכתו בשביל שיתלבש בעולמות ונש’י, ולכן הנה גם בראשיתו נק’ בשם שכינה.

ולמעלה יותר שכינה בשרשו הראשון למעלה מהצמצום, מבאר כ’ק אדמו’ר נ’ע שגילוי האור כמו שהוא לפה’צ, נק’ בשם שכינה. שבכללות האור שלפני הצמצום יש בו ג’ מדריגות, עצם האור והתפשטות האור, ובהתפשטות האור ב’ מדרגות גילוי האור כמו שהוא לעצמו שזהו מקור אור הסובב, וגילוי האור לעצמו השייך להעולמות שזהו מקור אור הממלא, וגילוי האור הזה נק’ בשם שכינה.

ואף שהוא לפני הצמצום וא’א שיהי’ מקור לעולמות, שלכן הוצרך להיות הצמצום, וצמצום הראשון שהוא בבחי’ סילוק דוקא, מ’מ נק’ בשם שכינה. וזהו דיוק הלשון עיקר שכינה בתחתונים היתה, היינו שגילוי השכינה בתחתונים, הוא לא השכינה כמו שהוא לגבי אצי’, היינו מל’, גם לא כמו שהוא לגבי אוא’ס, היינו הקו, כ’א עיקר ופנימיות השכינה היתה בתחתונים דוקא, כי האור שנתלבש בעולמות ה’ה בא בסדר והדרגה. ולמעלה מאיר בגילוי יותר, וכל מה שנמשך ומשתלשל מתמעט האור.

וכן הוא בכלל באור דסדר השתלשלות. ואף שקודם החטא הי’ גם למטה האור בגילוי, מ’מ הי’ גם אז גילוי האור יותר למעלה. וכמארז’ל *ו) נטה ימינו וברא שמים נטה שמאלו וברא ארץ. אלא הכוונה על האור שלמעלה מעולמות, עיקר שכינה.

ב) והנהזה דעיקר שכינה בתחתונים היתה, מבואר מהמדרש דתחתונים קאי על עוה’ז הגשמי, וכמו שמבאר דע’י חטא עה’ד נסתלקה השכינה מארץ לרקיע, וע’י מתן תורה על הר סיני באתי לגני לגנוני.

ועיקר הסילוק שנעשה ע’י החטא הוא בחטא עה’ד דוקא. וכמו שבענין החטא, הרי עיקר החטאים הי’ חטא עה’ד, שהרי ע’י חטא עה’ד הי’ נתינת מקום לשאר החטאים, וחטא עה’ד הי’ סיבה וגורם להחטאים דקין ואנוש וכו’, כמו’כ הוא בפעולת החטא, דהסילוק שנעשה ע’י החטא הנה עיקר הסילוק הוא מה שנסתלק ע’י חטא עה’ד מעוה’ז התחתון דוקא דכשם שעיקר שכינה בתחתונים הוא בעוה’ז דוקא, הנה כמו’כ הוא בהסילוק דעיקר הסילוק הוא מה שנסתלקה מהארץ דוקא, שזה נעשה ע’י חטא עה’ד, שעי’ז נסתלקה השכינה מארץ לרקיע, וזהו ג’כ הטעם שאינו מצרף (בהמאמר) חטא עה’ד עם החטאים דקין ואנוש וחושב זה בפ’ע, לפי שבהחטאים דקין ואנוש נסתלקה השכינה מרקיע לרקיע, מה שאין כן בחטא עה’ד שנסתלקה מארץ לרקיע, שלבד זאת שהסילוק מהארץ, זה בעיקר נוגע לנו, הנה זהו גם עיקר ענין הסילוק.

(וממשיךבמאמר) ואח’כ עמדו ז’ צדיקים והורידו את השכינה למטה, אברהם זכה והוריד את השכינה מרקיע ז’ לו’ כו’ (ומקצר בזה ומסיים) עד כי משה שהוא השביעי (וכל השביעין חביבין) הורידו למטה בארץ.

דעיקר ענין ההמשכה הוא ע’י משה, שהרי משה דוקא הורידו למטה בארץ, דכשם שבענין הסילוק מלמטלמ’ע הרי העיקר הוא בחטא עה’ד שנסתלק מהארץ כנ’ל, הנה כמו’כ הוא בענין ההמשכה מלמעלה למטה, עיקר ענין ההמשכה הוא למטה בארץ דוקא, דלבד זאת שההמשכה למטה בעיקר נוגע לנו, הנה זהו גם עיקר ענין ההמשכה. וזה נעשה ע’י משה דוקא. והטעם לזה מבאר בהמאמר במוסגר, כי כל השביעין חביבין.

ג) והנהמלשון רז’ל וכל השביעין חביבין ולא כל החביבין שביעין, מוכח מזה שעיקר המעלה הוא זה שהוא שביעי, ומפני זה שהוא שביעי מצד זה הוא חביבותו, היינו שחביבותו אינו מצד ענין התלוי בבחירתו רצונו ועבודתו, כ’א בזה שהוא שביעי, שזה בא מצד התולדה, ובכ’ז הנה כל השביעין חביבין. ולכן זכה משה שניתנה תורה על ידו.

והנה ביאר כ’ק מו’ח אדמו’ר (בתחילת בואו לאמריקה) 6 שגם בענין דהשביעין חביבין ניכר מעלת הראשון, שהרי כל ענין שביעי הוא שהוא שביעי לראשון. וביאר אז מעלתו של הראשון שזהו אברהם אבינו, מפני עבודתו, ושהיתה עבודתו במס’נ. ואינו מסתפק בזה עדיין, ומוסיף עוד (אף דלכאורה אי’ז נוגע שם לגוף הענין) דאופן המסירת נפש שלו הי’ שלא חיפש מס’נ, שזהו ההפרש בין המס’נ דאברהם אבינו להמס’נ דר’ע, דהמס’נ דר’ע הי’ וואָס ער האָט געזוכט מס’נ, מתי יבוא לידי ואקיימנו, משא’כ באברהם הנה המס’נ שלו הי’ בדרך אגב. דאברהם ידע שעיקר העבודה הוא כמ’ש ויקרא שם בשם הוי’ אל עולם, א’ת ויקרא אלא ויקריא, אַז יענער זאָל אויך שרייען, ואם נצרך לזה בדרך אגב מס’נ, הנה גם זה ישנו.

וכ’כ גדלה מעלת עבודתו והמס’נ שלו, עד אשר גם משה מה שזכה שניתנה תורה על ידו הוא מטעם כי השביעין חביבין, שהוא שביעי לראשון. והקב’ה א’ל (למשה) במקום גדולים (אברהם) אל תעמוד . והנה אף כי גדלה חביבות השביעי ואין זה בא לא ע’י בחירה ולא ע’י עבודה, כי אם פאַרטיקערהייט מצד התולדה, מ’מ אין בזה הגבלה שנאמר שנפלאת הוא, ואינו שייך אלא ליחידי סגולה, כ’א ע’ד שמבואר בתנא דב’א (פ’ט ופכ’ה) ומובא בדא’ח שכל ישראל ואפי’ עבד ואפי’ שפחה יכולים להגיע להשראת רוה’ק, וכל אחד ואחד מישראל חייב לומר מתי יגיעו מעשיי למעשי אבותי אברהם יצחק ויעקב.

אלא שמ’מ דאַרפמען ניט זיין גענאַרט ביי זיך, וצריך לידע אשר במקום גדולים אל תעמוד. וכל מעלת השביעי הוא שהוא שביעי לראשון אַז ער קען דורכפיהרן עבודת ושליחות הראשון דאל תקרא ויקרא אלא ויקריא. וזהו החביבות דהשביעי שהוא הממשיך השכינה, ולא עוד אלא שממשיך עיקר השכינה. ועוד יותר שממשיך בתחתונים.

והנהזה תובעים מכאו’א מאתנו דור השביעי, דכל השביעין חביבין, דעם היות שזה שאנחנו בדור השביעי הוא לא עפ’י בחירתנו ולא ע’י עבודתנו, ובכמה ענינים אפשר שלא כפי רצוננו, מ’מ הנה כל השביעין חביבין, שנמצאים אנחנו בעיקבתא דמשיחא, בסיומא דעקבתא, והעבודה – לגמור המשכת השכינה, ולא רק שכינה כ’א עיקר שכינה, ובתחתונים דוקא.

 

ד) והנהאחרי שמבאר בהמאמר דעיקר שכינה בתחתונים היתה וגם אח’כ המשיכה משה (השביעי) לארץ דוקא אומר: ועיקר גילוי אלקות הי’ בבית המקדש (ומביא ע’ז הפסוק) דכתיב ועשו לי מקדש ושכנתי בתוכם, בתוכו לא נאמר אלא בתוכם בתוך כאו’א מישראל, וזהו (ג’כ מש’כ) צדיקים יירשו ארץ וישכנו לעד עלי’ דצדיקים יירשו ארץ שהוא ג’ע, מפני שהם משכינים (היינו ממשיכים) בחינת שוכן עד מרום וקדוש (הענין הזה דשוכן עד אינו מבאר בהמאמר, ומבואר הוא בלקו’ת6 עפ’י מאמר הזהר) שיהי’ בגילוי למטה, וזהו באתי לגני לגנוני למקום שהי’ עיקרו בתחילה דעיקר שכינה בתחתונים היתה.

והענין הוא (ביאור הענין להבין מפני מה היתה עיקר שכינה בתחתונים דוקא) דהנה תכלית הכוונה בבריאת והשתלשלות העולמות, דנתאוה הקב’ה להיות לו ית’ דירה בתחתונים.

והנהרבנו הזקן מבאר בזה אשר תכלית השתלשלות העולמות וירידתם אינו בשביל עולמות העליונים, הואיל ולהם ירידה מאור פניו ית’, ואא’ל שהכוונה הוא בשביל הירידה.

דהנה ידוע דהבריאה הוא רק בכח העצמות, וכמ’ש באגה’ק ד’ה איהו וחיוהי אשר מהותו ועצמותו שמציאותו הוא מעצמותו ואין לו עילה קודמת ח’ו, הוא לבדו בכחו ויכלתו לברוא יש מאין ואפס המוחלט ממש.

היינו שההתהוות אינה מהגילוים כי אם מהעצמות, וא’כ א’א לומר שתכלית ההתהוות היא בשביל עולמות העליונים, שהרי גם עולם האצי’ הוא גילוי ההעלם וא’כ זהו ירידה מאור פניו ית’, כי כשהיו אורות האצי’ בהעלמם היו במדרי’ גבוה הרבה יותר.

ועוד שכיון שזהו רק גילוים הרי אא’ל שהעצמות הוא בשביל גילוים, אלא שהתכלית הוא עוה’ז התחתון. וכמ’ש אדמו’ר האמצעי בפרשה זו (פ’ בשלח) בענין ההפרש בין עולמות העליונים לעוה’ז, דבעוה’ז נרגש שמציאותו מעצמותו (וכמבואר בההמשך דר’ה דהאי שתא, ההפרש בין נברא ואור, דאור הוא ראי’ על המאור, דכשאנו רואים אור, האור עצמו מראה ומגלה שיש מאור, משא’כ יש הנברא הנה לא זו בלבד שאינו מגלה בורא, אלא עוד זאת שהוא מעלים ומסתיר על זה, ואדרבה נרגש שמציאותו מעצמותו (אלא שמצד השכל מוכרח שאינו כן)).

ואף שזהו רק בהרגשתו, מ’מ הנה זה גופא שיהי’ נדמה עכ’פ שמציאותו מעצמותו זהו מפני ששרשו מהעצמות שמציאותו מעצמותו. נמצא מובן שהכוונה בהבריאה וההשתלשלות אינה בשביל עולמות העליונים שענינם גילוים, כ’א הכוונה הוא עוה’ז התחתון, שנדמה לו שאינו גילוי כ’א עצמי, היינו מציאותו מעצמותו, וע’י העבודה בו, ע’י אתכפיא ואתהפכא, נתגלה העצמות, בשבילו הי’ בריאת והשתלשלות העולמות.

ה) והנהלא מיבעי להשיטה שמביא אדמו’ר הצ’צ6 שגם הכלים דאצי’ הוא גילוי ההעלם, דלשיטה זו הרי בודאי אין הכוונה בשביל האצי’ כי הרי זה ירידה ורק גילוים, אלא גם להשיטה השני’ שמביא שם שהכלים הם בריאה יש מאין, הנה מבואר בכ’מ שמה שאנו אומרים שהכלים הם בריאה יש מאין אין הכוונה יש מאין ממש, כ’א זהו דוקא לגבי האור, מפני ששורש הכלים מהרשימה שהיא בחי’ העלם ולכן גם מציאותן הוא באופן שמקורם בהעלם, ולכן לגבי האור הם כמו בריאה יש מאין, אבל לגבי הרשימה הם גילוי ההעלם, א’כ מובן דאין הכוונה עולמות העליונים כ’א העבודה בעוה’ז דאתכפיא ואתהפכא.

ואף שעכשיו הנה על ידי עשיית המצוות מוסיפים אורות באצילות, וא’כ איך אנו אומרים שגם עכשיו עיקר הכוונה העוה’ז דוקא, הנה ע’ז מבאר אדמו’ר מהר’ש שאורות אלו באצי’ הם שם כמונחים בקופסא, כי אינם בשביל אצי’, כי אם לצורך עולם התחתון ואינם מתגלים באצי’.

וזהו מה שמבאר אדמו’ר נ’ע בענין מה שאא’ל שהכוונה הוא בשביל עולמות העליונים הואיל ולהם ירידה מאור פניו ית’, שהפי’ בזה הוא דעולמות עליונים ענינם גילוים שזהו ירידה וגם שהעצמות מובדל מענין הגילוים, אלא התכלית הוא עוה’ז התחתון, שכך עלה ברצונו ית’ להיות נח’ר לפניו ית’ כד אתכפיא סט’א ואתהפכא חשוכא לנהורא, וכמו שמבאר בהמאמר, שכל העבודה הוא להפוך השטות דלעו’ז לשטות דקדושה, ועי’ז נחת רוח לפני שאמרתי ונעשה רצוני, ועי’ז ממשיכים שיהי’ לו ית’ דירה בתחתונים, וכמו הדירה הרי האדם דר בה בכל עצמותו ומהותו6, הנה כמו’כ הוא בתחתונים שהם דירה לו ית’, הכוונה שממשיכים לא רק גילוים כ’א נמצא בהם עצמות א’ס ב’ה. וזהו תכלית בריאת והשתלשלות העולמות.

 

 

ו) והנה בסיום המאמר מבאר, אשר להיות כי מה שעיקר שכינה בתחתונים, הנה עיקר הגילוי מזה הי’ בבית המקדש, הנה זהו הטעם שהמשכן הי’ מעצי שטים דוקא, מפני שהכוונה הוא להפוך השטות דלעו’ז און דעם קאָך פון נפש הבהמית לשטות דקדושה, וכמארז’ל אהני’ לי’ שטותי’ לסבא, עבודה ובטול שלמעלה מטעם ודעת.

והנה כל הענינים שתבע מאתנו כ’ק מו’ח אדמו’ר וכמו’כ שאר הנשיאים קיימו זה בעצמם, והוא ע’ד דרז’ל עה’פ מגיד דבריו ליעקב חוקיו ומשפטיו לישראל מה שהוא עושה הוא אומר לישראל לעשות ולשמור, וכן מה שהוא מצווה לישראל הוא עושה, ועד’ז הוא בהוראות נשיאינו שמה שתבעו מהמקושרים ושייכים אליהם הנה הם בעצמם קיימו ועשו כן.

ומה שגילו לנו שקיימו זה, הוא כדי שיהי’ לנו יותר נקל לקיימם.

וכמו בהענין דאהבת ישראל שיש בזה כמה וכמה סיפורים מכאו’א מהנשיאים.

ולדוגמא מכ’ק אדמו’ר הזקן שהפסיק בתפילתו והלך וקצץ עצים ובישל מרק והאכיל בעצמו ליולדת, מפני שלא היו אנשים שם בבית.

מכ’ק אדמו’ר האמצעי, איך שנכנס אליו אחד ליחידות והתאונן על הענינים שאברכים מתאוננים עליהם. וגלה אדהאמ’צ את זרועו וא’ל הלא תראה שצפד עורי על עצמי גו’ וכ’ז הוא מהח’נ שלך.

אשר מובן הפלאת ורוממות מעלת כ’ק אדמו’ר האמצעי בכלל ובפרט מאלו ששייכים לענינים כאלו, ומ’מ הי’ ההתקשרות עמהם כל כך עד שמצד הענינים שלהם שהיו שלא כדבעי למהוי, פעל עליו חלישות הבריאות ביותר, עד שצפד עורו על עצמו.

מכ’ק אדמו’ר הצ’צ, איך שהלך קודם התפלה ללות גמ’ח לאיש פשוט שהי’ נוגע לו בפרנסתו.

מכ’ק אדמו’ר מהר’ש , שפעם נסע ביחוד מקוהראָרט לפּאַריז ונפגש שם עם אברך אחד ואמר לו: יונגערמאַן יין נסך איז מטמטם המוח והלב, זיי אַ איד.

והלך האברך לביתו, ולא שקט עד שבא לכ’ק אדמו’ר מהר’ש, חזר בתשובה ויצאה ממנו משפחת יראים וחרדים.

אשר ידוע שאצל כ’ק אדמו’ר מהר’ש הי’ הזמן יקר במאד, עד שגם אמירת החסידות הי’ בקיצור, ובזמנים ידועים הנה בשעה השמינית בבוקר הי’ כבר אחרי התפלה, ובכ’ז נסע נסיעה רחוקה ושהה שם משך זמן בשביל אברך כו’.

מכ’ק אדמו’ר נ’ע בתחילת נשיאותו, אשר גזרו אז גזירה חדשה והי’ צריך לנסוע ע’ד זה למוסקבה.

ואמר לו אחיו הגדול הרז’א נ’ע, הזמן יקר אצלך ואין אתה יודע היטב שפת המדינה (הרז’א הי’ מלומד בשפות) וגם אתה צריך לחפש היכרות, ולכן אסע בענין זה כפי הוראותיך.

אבל כ’ק אדמו’ר נ’ע לא הסכים ע’ז ונסע בעצמו והצליח.

וכן ישנם כמה סיפורים מכ’ק מו’ח אדמו’ר אודות השתדלותו לעשות טובה ואפילו לאיש פרטי, ברוחניות או בגשמיות.

והניח את עצמו ע’ז, לא רק הגשמיות שלו כ’א גם הרוחניות שלו, אף שזה שהי’ מטיב עמו הנה לא זו בלבד שלא הי’ כלל בסוג של חברך בתורה ומצות אלא שהי’ שלא בערכו כלל.

ז) והנהע’י אתכפיא ואתהפכא לשטות דקדושה עי’ז ממלאים כוונת הבריאה, שהיא להיות לו ית’ דירה בתחתונים, וזה שע’י אתכפיא ואתהפכא נעשית דירה בתחתונים, באתי לגני, הוא במדריגה יותר נעלית מקודם החטא.

דכמו בסותר בנין הקודם ע’מ לבנות, הרי פשיטא שבנין החדש צ’ל במדרי’ יותר נעלית מבנין הקודם, כמו’כ מוכרח לומר שע’י אתכפיא ואתהפכא נעשית דירה במדריגה יותר נעלית, וכמבואר בהמאמר דע’י דאתכפיא סט’א אסתלק יקרא דקוב’ה בכולהו עלמין, היינו האור שהוא בכולהו עלמין בשוה.

ואף שהלשון בהמאמר הוא אור הסובב כ’ע, מ’מ אי אפשר לומר שהכוונה הוא שנמשך אור שהוא בגדר העולמות אלא שהוא סובב ומקיף עליהם, אלא הכוונה שנמשך אור נעלה שאינו בגדר עולמות כלל.

ולכן קורא לגילוי אור זה בשם אסתלק. ולכן גם פטירת צדיקים נק’ בשם הסתלקות, כי הסתלקות הוא גילוי אור נעלה ביותר.

דהנה יש ב’ אגרות באגה’ק שמבארים ענין ההסתלקות. ובאגרת הב’ ענין ההסתלקות מבואר שם בענין פרת חטאת. דהענינים הנעשים בפנים אין יכולים לברר גקה’ט, כ’א ענין הנעשה בחוץ דוקא, פרה הנעשית בחוץ.

ולזה מדמין מיתתם של צדיקים. והנה עתה אין פרה אדומה, כי מפני חטאינו הי’ צ’ל דוקא גלינו מארצינו, אבל אירע סילוקן של צדיקים.

והנה בענין סילוקן של צדיקים יש בזה ב’ מארז’ל : שקולה מיתתן של צדיקים כשריפת בית אלקינו.

קשה סילוקן של צדיקים יותר מחורבן בהמ’ק. אשר ע’י כל זה אסתלק יקרא דקוב’ה.

ופי’ ענין הסתלקות פירשו כל הרביים כ’ק אדמו’ר הזקן, כ’ק אדמו’ר האמצעי, כ’ק אדמו’ר הצ’צ, כ’ק אדמו’ר מהר’ש, כ’ק אדמו’ר נ’ע וכ’ק מו’ח אדמו’ר, שאין הכוונה בפי’ תיבת הסתלקות שהוא עלי’ למעלה ח’ו, כ’א הכוונה שהוא נמצא למטה אלא שהוא בבחי’ רוממות.

וזה תובעים מאתנו, דור השביעי לכ’ק אדמו’ר הזקן, וכל השביעין חביבין, אַז הגם אַז מ’האָט דאָס ניט פאַרדינט און ניט אויסגעהאָרעוועט, מ’מ כל השביעין חביבין והעבודה דדור השביעי הוא להמשיך השכינה למטה ממש.

להפוך השטות דנה’ב, אשר ידע אינש בנפשי’ אַז ער האָט דאָס, און דעם קאָך פון נה’ב וואָס ער האָט דאָס און אפשר אַמאָל נאָך נידעריקער, לעשות מזה ולהפוך את זה לשטות דקדושה.

ח) וזהוענין צדיקא דאתפטר, דאף שכבר היו כמה העלמות והסתרים וכמה קושיות וענינים בלתי מובנים, הנה כל זה לא הספיק.

ובכדי שיהי’ אסתלק יקרא דקוב’ה בכולהו עלמין, הי’ ג’כ ענין סילוקן של צדיקים, שזה קשה לא רק כחורבן כ’א יותר מהחורבן.

ותכלית הכוונה בזה הוא שעי’ז יהי’ אסתלק יקרא דקוב’ה.

וזה תובעים מכל אחד מאתנו שידעו אַז מ’געפינט זיך אין דור השביעי, שכל מעלת השביעי הוא שהוא שביעי לראשון, שהנהגת הראשון הי’ שלא חיפש לעצמו כלום ואפילו לא מס’נ.

כי ידע שכל ענינו הוא כמ’ש ויקרא שם בשם הוי’ אל עולם.

ודוגמת הנהגת אברהם אבינו שהוא – געקומען אין אַזעלכע ערטער וואָס מ’האָט דאָרטן ניט געוואוסט פון ג-טליכקייט, ניט געוואוסט פון אידישקייט און ניט געוואוסט אפי’ פון אלף בית און זייענדיק דאָרטן האָט מען זיך אָפּגילייגט אָן אַ זייט, און אל תקרא ויקרא אלא ויקריא, וידוע שבהלימוד במדת אל תקרא, שתי הקריאות קיימות. ו

גם בזה הרי מפורש בתושב’כ ויקרא. מ’מ צריך לידע אַז אויב ער וויל אים זאָל אַיינגיין דער ויקרא, מוז זיין דער ויקריא.

דאַרפסטו זעהן אז יענער זאָל ניט נאָר וויסן נאָר אויך אויסרופען.

הגם אַז ביז איצט האָט יענער ניט געוואוסט פון גאָרניט, אָבער איצט דאַרפסטו זעהן אַז ער זאָל שרייען אל עולם, ניט אל העולם , היינו שאלקות הוא ענין בפני עצמו ועולם ענין בפני עצמו, אלא שאלקות מושל ושולט על העולם, כ’א שעולם ואלקות הוא כולא חד.

ט) ואףכי מי הוא זה ואיזהו אשר ערב לבו לאמר, אעבוד עבודת אברהם אבינו, מ’מ אפס קצהו שייך לכאו’א ומחוייב בזה וניתנו לו הכחות על זה ע’י ההנהגה שהראנו הראשון וממנו ואילך עד, ועד בכלל, ההנהגה שהראנו כ’ק מו’ח אדמו’ר, שהם סללו את הדרך ונתנו לנו כחות על זה.

וזהו גופא החביבות דדור השביעי שכמה כחות ניתנו ונתגלו בשבילנו.

וע’י העבודה באופן כזה יומשך עיקר שכינה למטה בעוה’ז הגשמי והחומרי, ויהי’ עוד במדרי’ נעלית יותר גם מקודם החטא, וכמ’ש במשיח ונשא מאד יותר מאדם הראשון ואפילו כמו שהי’ קודם החטא .

וכ’ק מו’ח אדמו’ר אשר את חלינו הוא נשא ומכאובינו סבלם, והוא מחולל מפשעינו מדוכא מעונותינו, הרי כשם שראה בצרתנו, הנה במהרה בימינו ובעגלא דידן יגאל צאן מרעיתו מגלות הרוחני וגלות הגשמי גם יחדיו, ויעמידנו בקרן אורה.

אבל כל זה הוא עדיין רק גילוים, ועוד יותר – שיקשר ויאחד אותנו במהות ועצמות א’ס ב’ה.

וזהו פנימיות הכוונה של ירידת והשתלשלות העולמות וענין החטא ותיקונו וענין סילוקן של צדיקים שעי’ז יהי’ אסתלק יקרא דקב’ה.

וכשיוציאנו מהגלות ביד רמה ולכל בני ישראל יהי’ אור במושבותם יהי’ אז ישיר משה ובנ’י גו’ הוי’ ימלוך לעולם ועד, (וכמו שהוא בנוסח התפלה) וגם בלשון תרגום הוי’ מלכותי’ קאים לעלם ולעלמי עלמיא.

ומסיימים והי’ הוי’ למלך וגו’ הוי’ אחד ושמו אחד, שלא יהי’ חילוק בין הוי’ ושמו, שכ’ז נעשה ע’י סילוקן של צדיקים, שקשה יותר גם מחורבן בהמ’ק.

וכיון אַז מ’איז שוין די אַלע ענינים דורכגעגאַנגען, הנה עכשיו אין הדבר תלוי אלא בנו – דור השביעי.

ונזכה זעהן זיך מיט’ן רבי’ן דאָ למטה אין אַ גוף ולמטה מעשרה טפחים, והוא יגאלנו.

 

 

 

Youd Chevat 5781 : Ecrire un « Pidyon Nefesh », une demande de bénédiction au Rabbi

Youd Chevat 5781 : Ecrire un « Pidyon Nefesh », une demande de bénédiction au Rabbi

 

ECRIRE AU RABBI

Le 10 Chevat 5710 (1950) est le jour où le précédent et sixième Rabbi de Loubavitch, Rabbi Yossef Its’hak Schneerson de mémoire bénie, quitta ce monde. C’est à cette même date, un an plus tard, que son gendre et cousin, Rabbi Mena’hem Mendel Schneerson de mémoire bénie lui succéda, il y a 70 ans.

Même s’il ne succéda officiellement à son beau-père qu’un an après son décès, le Rabbi, dès le 10 Chevat 5710-1950,devint, pour tous les ‘Hassidism, celui que l’on consultait pour poser une question ou solliciter une bénédiction
Le monde était alors si différent. Malgré les bouleversements de l’après-guerre, le temps paraissait plus lent. Les Juifs étaient enfermés dans leur indicible douleur, survivants, étrangers à la vie.

Les ‘Hassidim regardaient cependant vers New-York. Là-bas était le plus ferme espoir, la permanence. Mais New York, en ce temps-là, était si loin, un mythe plus qu’une ville réelle pour les autres habitants de la vieille Europe.

le Rabbi, comme un miraculeux surgissement, comme un jaillissement prodigieux d’énergie, donne une autre dimension au temps. Tout va désormais plus vite. Tout est urgence.

D’abord sont renforcées les institutions laissées par le Rabbi précédent. Très vite, une nouvelle dimension apparaît. « Oufaratsta » (« et tu te répandras »): les mots de la promesse faite à Yaakov (Genèse 28. 14) guident l’action. L’enseignement de la ‘Hassidout s’étend au plus loin de ses sources.

Et bientôt naissent les premiers « Beth ‘Habad » qu’on trouvera, vingt ans plus tard, jusque dans les contrées les plus reculées. Puis viennent les différentes campagnes, celle des Téfilines, celle des bougies de Chabbat…

Agir, agir toujours, rendre les Juifs à eux-mêmes, changer quelque chose de ce monde. Le temps tout entier s’accélère. Alors l’horizon rétrécit, les distances se font plus courtes. Les immenses réseaux de communication de la nouvelle modernité, avions à réactions, téléphones automatiques, fax, satellites s’entrecroisent à New-York et là, 770 Eastem Parkway Brooklyn, trouvent leur sens véritable. C’est un peuple innombrable qui peut, à présent, voir le Rabbi, l’entendre, lui parler.

Celui qui a eu le privilège de se rendre la-bas, à Brooklyn, se souvient en son cœur. Lui revient alors l’image du Rabbi dirigeant un chant d’un puissant mouvement du bras. L’histoire alors semble toute entière en mouvement comme lorsque furent pressentis les grands effondrements de l’Est et la libération des Juifs de la nuit soviétique.

Le Rabbi nous a aussi enseigné le mouvement, et même la vitesse. Non pas celle, vaine, qui n’a de sens qu’elle-même et irréaliste le monde, mais la vitesse comme mise en actes, d’une pensée de l’urgence, celle de l’ultime libération. Cette ligne d’arrivée là, bien que proche, n’est pas encore atteinte: plus que jamais, le Rabbi nous demande aujourd’hui de courir à sa rencontre.

70 ans de Youd Chevat : Etude quotidienne du Maamar « Bati Legani » 5740

70 ans de Youd Chevat : Etude quotidienne du Maamar « Bati Legani » 5740

 

 

Par le Rav ‘Haim Mellul

 

 

 

 

 


 

 

 

 


 

 

 

 


 

 

 

 


 

 

 

 


 

 

 

 

 


 

 

 

 


 

 

 

 


 

 

 

 

 


 

 

 

 

 


 

 

 

 


 

 

 

 

 


 

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