Quelques jours après le deuil de Ticha Beav, le calendrier juif bascule vers l’une de ses journées les plus lumineuses. Le quinze du mois d’Av, les filles de Jérusalem sortaient danser dans les vignes, vêtues de blanc et toutes égales, tandis qu’Israël célébrait de multiples raisons de se réjouir. Derrière un geste en apparence anodin, l’arrêt de la coupe du bois pour l’autel, se cache pourtant le secret le plus profond de cette joie.
Rav Menahem Altabé
Un jour de joie né au lendemain du deuil
Il y a quelques jours, nous avons observé Ticha Beav, le neuvième jour du mois d’Av, date de la destruction du premier et du second Temple. Aujourd’hui, nous célébrons Tou Beav, le quinzième jour de ce même mois, un grand jour de joie. La Michna enseigne qu’il n’y eut pas de plus beaux jours pour le peuple d’Israël que le quinze Av et Yom Kippour : ces jours-là, les filles de Jérusalem sortaient danser dans les vignes, et celui qui n’avait pas encore d’épouse s’y rendait pour trouver la sienne. Elles ne dansaient pas parce que c’était un jour de joie ; c’est au contraire parce que ce jour rayonnait déjà de joie que les jeunes filles allaient danser.
Pourquoi une telle joie ? Le Talmud en donne plusieurs raisons, que nous allons parcourir.
Les Juifs cessent de mourir dans le désert
Lorsque les enfants d’Israël sortirent d’Égypte, avant d’entrer en Terre sainte, ils demandèrent que l’on envoyât des explorateurs. Ceux-ci revinrent en affirmant que le pays était peuplé de géants trop puissants pour être vaincus, et le peuple se mit à pleurer, persuadé de ne jamais pouvoir entrer en Terre d’Israël. Cela se produisit le neuf Av. Ce jour-là, D.ieu décréta que cette génération resterait quarante ans dans le désert et que les six cent mille hommes âgés de vingt à soixante ans y mourraient.
Chaque année, quinze mille d’entre eux périssaient. La veille du neuf Av, chacun creusait sa tombe, s’y étendait pour dormir sans savoir s’il se réveillerait, et au matin quinze mille hommes étaient morts tandis que les autres demeuraient en vie. La quarantième année, il ne restait plus que quinze mille hommes voués à mourir. Ils descendirent dans leurs tombes le neuf Av, et se réveillèrent vivants le lendemain, puis chaque matin suivant. Ils crurent d’abord s’être trompés dans le calcul du calendrier, mais lorsqu’ils virent la pleine lune du quinze Av, ils comprirent que D.ieu les avait épargnés.
Les filles héritières libres d’épouser toutes les tribus
Lorsque les enfants d’Israël entrèrent en Terre sainte, afin d’éviter tout mélange des territoires entre les tribus, une fille sans frère, qui héritait donc de son père, ne pouvait se marier qu’au sein de sa propre tribu. Si une héritière de la tribu de Réouven épousait un homme de la tribu de Chimon, le territoire de Réouven passait à celui de Chimon. C’est la raison pour laquelle toutes les filles sans frère devaient se marier uniquement à l’intérieur de leur tribu.
Un autre décret pesait sur la tribu de Binyamin. À la suite des faits rapportés dans le livre des Juges, aux chapitres dix-neuf et vingt, les enfants d’Israël s’étaient engagés à ne pas donner leurs filles en mariage aux hommes de cette tribu. Des années plus tard, un quinze Av, ces deux décrets furent abolis : désormais, les filles d’Israël pouvaient s’unir à toutes les tribus, y compris à celle de Binyamin. Un jour de joie.
La route de Jérusalem à nouveau ouverte
Pour comprendre la raison suivante, il faut se souvenir de David, de son fils Salomon, puis de son petit-fils Re’havam, qui régna après lui. À la suite d’un différend, dix tribus se séparèrent pour suivre un autre roi, Yérovam, ne laissant que deux tribus attachées à la dynastie de David à Jérusalem.
Or la Torah ordonne de monter trois fois par an à Jérusalem, où régnait la lignée de David. Craignant que ses sujets, en montant à la ville, ne se rallient à l’autre roi, Yérovam fit dresser des barrages sur les routes pour empêcher le peuple d’y accéder. Bien des années plus tard, l’un de ses descendants, Ochéa ben Éla, retira ces barrages et proclama que quiconque le désirait pouvait de nouveau monter à Jérusalem. C’était un quinze Av.
Les morts de Bétar enfin ensevelis
Cinquante-deux ans après la destruction du Temple, Bar Kokhba se révolta contre les Romains. Ceux-ci dépêchèrent une armée immense, assiégèrent Jérusalem, puis poursuivirent le siège de la ville de Bétar, où Bar Kokhba et ses hommes s’étaient réfugiés. Après trois ans et demi, la ville tomba entre les mains des Romains.
Non contents de leur victoire, ceux-ci refusèrent d’ensevelir les morts. Leur chef, Adrianos, fit même dresser les corps en clôture autour de son domaine. Ce n’est que bien des années plus tard, un quinze Av, qu’un autre dirigeant accorda enfin l’autorisation de les enterrer ; et l’on découvrit alors que les corps ne s’étaient pas décomposés. Là encore, un motif de joie.
Le jour où l’on brisait les haches
Nous arrivons à l’opinion sur laquelle nous nous arrêterons aujourd’hui, celle de Rabba et de Rav Yossef. Selon eux, la raison essentielle de la joie du quinze Av tient à ce que, ce jour-là, on cessait de couper le bois destiné au Mizbéa’h, l’autel sur lequel étaient offerts les sacrifices. À partir du quinze Av, le soleil décline et perd de sa force ; le bois coupé ensuite conserve davantage d’humidité et risque d’être atteint de vers, ce qui le rend impropre à l’autel. L’achèvement de cette grande Mitsva était un motif de réjouissance.
Ce jour où l’on cessait de couper le bois était si important qu’on lui donna un nom particulier : Yom Tevar Maguel, le jour où l’on brisait les haches qui servaient à couper le bois.
La véritable raison : réparer la haine gratuite
Récapitulons. Les Juifs furent épargnés la dernière année et quinze mille hommes restèrent en vie ; les filles d’Israël purent épouser toutes les tribus ; le peuple put de nouveau monter à Jérusalem ; les morts de Bétar furent enfin ensevelis. Autant de raisons de se réjouir. Mais la raison présentée comme essentielle, l’arrêt de la coupe du bois, paraît à première vue bien modeste pour justifier une si grande joie, d’autant qu’on cessait de couper le bois simplement parce qu’il n’était plus possible de le faire. Pourquoi en faire tout un événement, au point de briser les haches et de donner à ce jour un nom singulier ? Détruire des outils que D.ieu nous a donnés n’est d’ailleurs pas anodin.
L’explication est la suivante : le quinze Av vient réparer le neuf Av. Le premier et le second Temple furent détruits à cause de la haine gratuite, la sinat ‘hinam. Les Juifs étudiaient la Torah et pratiquaient la charité, mais l’amour manquait, et la haine gratuite régnait. Lorsque vient le quinze Av, on vient réparer ce qui s’est produit le neuf Av et corriger la cause même de la destruction : en ajoutant dans l’amour gratuit, et en faisant tout pour que le Temple soit reconstruit.
Couper du bois, un acte d’amour du prochain
C’est précisément ce qu’exprimait la coupe du bois pour l’autel. Celui qui coupait ce bois ne l’offrait pas pour son propre sacrifice, mais pour que d’autres s’en servent, y compris pour les sacrifices communautaires et même pour des Juifs qu’il ne connaissait pas et qui ignoraient l’identité du donateur. On retrouve ici le degré le plus élevé de la Tsedaka, celui où le donateur ignore à qui il donne et le bénéficiaire ignore de qui il reçoit. Même celui qui apportait un sacrifice expiatoire recevait ce bois de tout cœur.
Et lorsque venait le quinze Av, ce bois prenait une valeur bien plus grande, car il devenait difficile à trouver ; l’offrir malgré tout constituait un acte d’amour du prochain extraordinaire. Cette charité se prolongeait d’ailleurs sur plusieurs mois, car jusqu’au mois de Nissan on ne pouvait plus couper de bois : chaque jour, d’autres Juifs bénéficiaient du bois déjà coupé et offert.
Briser le fer pour bâtir l’éternel
De là découle un second enseignement. Selon le Rambam, le but essentiel de la construction du Temple est de disposer d’un lieu où offrir les sacrifices. Or, en offrant du bois, on rend précisément ce service possible. Ainsi la cause de la destruction, la haine gratuite, se trouve annulée par l’amour du prochain, et s’ouvre la possibilité de bâtir le Temple et de lui faire accomplir sa fonction. C’est l’unité du peuple juif, la a’hdout, qui se trouve tout particulièrement soulignée dans ce service.
Voilà aussi pourquoi l’on brisait les haches. La Michna enseigne qu’aucun fer ne devait paraître dans le Temple, car le fer fut créé pour raccourcir la vie de l’homme, tandis que l’autel fut créé pour la prolonger : deux réalités contradictoires. Lorsque vient un jour où l’on ajoute dans l’union entre les Juifs et où l’on fait tout pour que le Temple existe, toutes les forces négatives s’effacent. Tant que la hache sert le Temple, on la conserve ; dès qu’elle ne sert plus, on en retranche la part négative. En brisant la hache, on annule la possibilité même de la destruction du Temple. Telle est la force de l’union d’Israël, qui fait exister le Temple pour l’éternité.
Toutes égales dans la ronde
C’est la raison pour laquelle, ce jour-là, les filles de Jérusalem sortaient danser ensemble. Toutes les catégories s’y mêlaient : les belles et les moins belles, les filles de familles nobles et celles de familles simples, sans aucune différence. Elles se vêtaient toutes d’une même couleur, un blanc neutre, égal pour toutes.
Bien plus, chacune empruntait le vêtement d’une jeune fille de rang inférieur au sien, afin que nulle ne fût embarrassée. La fille du roi revêtait l’habit blanc de la fille du Cohen Gadol, le grand prêtre ; la fille du grand prêtre, celui de la fille du Segan, son adjoint ; et ainsi de suite, jusqu’à la fille d’un simple Juif. Chacune partageait avec l’autre : c’était le jour de l’unité par excellence.
La ronde des justes autour de D.ieu
Cela correspond à la conclusion que le Talmud enseigne dans le traité Taanit : D.ieu formera une ronde pour tous les justes, tous les Tsadikim, car tous les Juifs sont justes dans le Gan Eden. La ronde exprime l’idée que nul n’est ni au commencement ni à la fin : tous sont exactement égaux, et D.ieu se tiendra au milieu. On pourra alors briser tout le négatif, briser le fer, briser tout ce qui abîme la vie ; au contraire, ce sera une longue vie, la résurrection, la vie éternelle offerte à tous.
Comme l’enseigne la Michna, on dira à ce moment-là : « Voici », et l’on pourra montrer D.ieu du doigt au sein de cette ronde, en Le désignant comme Celui que l’on a espéré jusqu’à présent.
Le Talmud conclut : à partir de Tou Beav, celui qui ajoute dans l’étude de la Torah, en particulier la nuit, D.ieu lui accorde une longue vie. Puisse-t-elle être donnée à chacun, une longue vie en bonne santé, avec tout le nécessaire, et puissions-nous très prochainement accomplir la parole du prophète et monter à Jérusalem avec Machia’h.
Le Rabbi a demandé que la période des Trois Semaines soit marquée par un accroissement de l’étude de la Torah et des dons à la Tsedaka, conformément au verset : « Sion sera rachetée par le droit, et ses captifs par la Tsedaka. » Il a tout particulièrement appelé, à de nombreuses reprises, à étudier les passages de la Torah qui traitent de la construction du Beth Hamikdach. Cette demande puise sa source dans un dialogue saisissant, rapporté par le Midrach, entre D.ieu et le prophète Ézéchiel.
Loin de n’être qu’un temps de deuil, les Trois Semaines qui séparent le 17 Tamouz du 9 Av constituent, selon l’enseignement du Rabbi, une période propice à l’élévation. Le Rabbi a demandé que ces jours soient consacrés à une augmentation de l’étude de la Torah et de la générosité envers autrui, en écho au verset du prophète Isaïe : « Sion sera rachetée par le droit, et ceux qui reviennent à elle, par la Tsedaka. »
Mais au-delà de cette recommandation générale, le Rabbi a insisté, en de multiples occasions, sur un point précis : l’étude des parties de la Torah qui décrivent la construction du Saint Temple, ses mesures et sa structure.
Pourquoi étudier ces lois précisément ?
Le Rabbi a fondé sa demande sur un dialogue rapporté dans le Midrach, qui se déroula après que D.ieu eut ordonné au prophète Ézéchiel d’aller enseigner au peuple juif, alors en exil, les mesures et la forme du troisième Temple.
Ézéchiel s’adressa à D.ieu en ces termes : « Maître du monde, pourquoi me dis-Tu d’aller enseigner à Israël la forme de Ta demeure ? Ils se trouvent à présent en exil, dans le pays de nos ennemis. Que peuvent-ils donc faire ? Laisse-les donc jusqu’à ce qu’ils reviennent de l’exil ; alors, je leur enseignerai. »
D.ieu lui répondit : « La construction de Ma demeure devrait-elle être délaissée parce que Mes enfants sont en exil ? L’étude de la forme du Temple, telle qu’elle est donnée dans la Torah, équivaut à sa construction même. Va leur enseigner la forme du Temple. En récompense de leur étude, Je considérerai qu’ils se sont véritablement consacrés à sa construction. »
Une étude tournée vers la Délivrance
Ainsi, celui qui se plonge dans les lois du Beth Hamikdach n’accomplit pas un simple exercice intellectuel : aux yeux de D.ieu, il participe concrètement à l’édification de Sa demeure.
Et c’est tout particulièrement notre génération, qui se tient sur le seuil de la Délivrance, qui se doit d’étudier ces lois avec la conscience claire qu’elles deviendront tout à fait pratiques dans un avenir très proche, avec la venue de Machia’h et la construction du troisième Beth Hamikdach, rapidement et de nos jours.
Cette mélodie attribuée à l’Admour Hazaken et interprétée par le Rav Menahem Amar est répertoriée comme Nigun #8 dans le Sefer HaNigunim Habad
Le Nigoun Dveikout Habad » pour la prière du Chabbat est une mélodie de dévotion.
Cette mélodie était utilisée avec une intense ferveur et dévotion selon la voie Habad par le Rabbi Rashab et le Rabbi précédent lors de leurs prières individuelles du Chabbat.
Le Rabbi précédent a dit de cette mélodie : « Quand on prie longuement et qu’on est engagé dans le service divin, la mélodie se crée naturellement. » Les mouvements mélodiques montent et descendent selon la méditation profonde et les Kavanot dans la prière, reflétant les états d’âme et les sentiments du Tsadik.
Il est donc difficile d’établir l’ordre précis des strophes de cette mélodie. Parfois une strophe était chantée en premier, parfois une autre. Il arrivait aussi qu’il y ait des pauses entre elles pour réciter les mots de la prière, et parfois seuls des fragments de la mélodie étaient fredonnés.
La tradition juive prescrit aux femmes mariées de se couvrir les cheveux, une pratique qui soulève plusieurs questions fondamentales. Pourquoi cette obligation ne concerne-t-elle que les femmes mariées ? Pourquoi ne pas simplement couper les cheveux ? Comment expliquer la permission d’utiliser une perruque faite de ses propres cheveux ? L’enseignement kabbalistique offre une explication spirituelle cohérente à ces interrogations.
La nature de la vitalité divine
Selon la tradition kabbalistique, Dieu a créé l’ensemble de l’univers, y compris les forces du mal, auxquelles Il accorde une vitalité limitée et contractée. Ces forces cherchent naturellement à puiser davantage d’énergie spirituelle en s’attachant aux sources de sainteté, notamment le corps humain juif.
La particularité des cheveux
Le corps humain possède une vitalité intense, une sainteté si puissante qu’elle peut être comparée à un jet d’eau sous pression. Cette intensité même protège le corps de l’intrusion des forces négatives. Chaque membre du corps est intimement lié à cette vitalité cérébrale, ce qui explique pourquoi toute blessure, même minime, provoque une douleur.
Les cheveux, bien qu’également reliés au cerveau et dotés de vie, possèdent une vitalité beaucoup plus ténue – comparable à un écoulement goutte à goutte plutôt qu’à un jet puissant. Cette faiblesse relative les rend vulnérables aux forces du mal, qui peuvent s’y attacher sans difficulté.
La différence entre hommes et femmes
La tradition kabbalistique enseigne que l’homme et la femme incarnent des attributs spirituels distincts :
L’homme représente essentiellement le principe du donneur, associé aux attributs divins de bonté (chesed) et de rigueur (gevurah)
La femme incarne le principe de la réceptrice, correspondant à l’attribut de malkhout, qui reçoit et développe ce qui lui est transmis
Les forces du mal, dans leur quête de vitalité, s’orientent naturellement vers le donneur plutôt que vers le récepteur. Ainsi, elles s’attachent prioritairement aux cheveux masculins. Cette logique explique pourquoi les hommes doivent maintenir leurs cheveux courts.
La transformation par le mariage
Le mariage opère une transformation spirituelle fondamentale. La femme, en s’unissant à son époux, devient partie intégrante du principe du donneur. Bien qu’elle ne soit pas elle-même la source première, elle participe désormais à cette fonction.
L’attraction des forces négatives
Cette nouvelle position spirituelle modifie l’équilibre des forces. Les forces du mal manifestent alors une préférence pour les cheveux féminins, car la femme mariée combine deux avantages :
Elle fait partie du principe donneur
Elle conserve son attribut de gevurah (rigueur), qui permet une distribution mesurée et contrôlée
Cette rigueur, loin d’être négative, constitue une qualité essentielle. Elle peut être comparée à la « rigueur des pluies » (gevourot geshamim) : plutôt que de déverser des masses d’eau destructrices, Dieu fait tomber la pluie goutte par goutte, permettant ainsi une absorption bénéfique.
Pourquoi seulement les femmes mariées ?
Seule la femme mariée participe au principe du donneur, devenant ainsi une cible privilégiée des forces négatives. La femme célibataire, demeurant uniquement dans son rôle de réceptrice, n’attire pas ces forces de la même manière.
Pourquoi ne pas raser les cheveux ?
Les forces du mal ne s’attachent pas directement à la femme mais à son extension en tant que partie du donneur. Il suffit donc de créer une barrière protectrice plutôt que d’éliminer complètement les cheveux.
Pourquoi la perruque est-elle permise ?
Une fois détachés du corps, les cheveux perdent leur connexion vitale directe. N’étant plus reliés à la vitalité corporelle, ils ne constituent plus un point d’attraction pour les forces négatives.
L’importance de la couverture complète
La tradition insiste sur la nécessité de couvrir intégralement les cheveux. Le Zohar souligne que même quelques mèches apparentes peuvent compromettre l’efficacité de la protection spirituelle.
La préférence pour la perruque
Bien que la halakha autorise diverses formes de couverture (foulards, chapeaux), les autorités rabbiniques recommandent particulièrement l’usage de la perruque pour garantir une couverture complète et constante.
Conclusion : Les bénédictions spirituelles
Au-delà de son aspect protecteur, la couverture des cheveux constitue une segoulah (pratique spirituellement bénéfique) pour la femme et sa descendance. Cette observance est associée à des bénédictions dans les domaines de la fertilité, de la subsistance (parnassah), de la santé et du bien-être général.
Cette pratique, enracinée dans une compréhension profonde des dynamiques spirituelles, illustre comment la tradition juive transforme un acte physique simple en un geste chargé de signification métaphysique et de protection divine.
Les femmes sont exemptes de la Mitsva de secouer le Loulav. [1] Néanmoins, si elles désirent secouer le Loulav, elles peuvent le faire. [2] Dans la pratique, les femmes ont accepté comme une obligation de secouer le Loulav. [3] [En conséquence, les femmes doivent être particulièrement attentives à secouer le Loulav chaque jour de Souccot, en raison de la coutume acceptée. De même, il est d’usage d’éduquer les filles à secouer le Loulav. [4] ]
La bénédiction : [5] Une femme [d’origine ashkénaze [6] ] qui secoue le Loulav peut choisir de réciter une bénédiction avant de le faire, tout comme un homme récite avant d’accomplir la mitsva. [7] [Le premier jour ou par la première fois, elle peut également réciter la bénédiction de Shehe’hiyanou. [8] ] Cependant, si une femme ne sait pas comment dire la bénédiction, un homme ne peut pas dire la bénédiction à sa place. [9][Une bénédiction ne peut être récitée que si l’ensemble du Loulav est casher, selon Halacha. Il est donc impératif que les femmes soient conscientes des lois en cause qui peuvent invalider un Loulav. Le premier jour de Souccot, si une femme secoue le Loulav d’un autre, il doit lui être offerte en tant que Matana Al Menas Leha’hzir, comme le veut la règle d’un homme.]
CONCLUSION: Bien que les femmes soient exemptées de la mitsva de secouer le Loulav, elles l’ont néanmoins acceptée comme une obligation et doivent donc faire de même chaque jour de Souccot.
La bénédiction peut être récitée par la femme avant de secouer le Loulav.
QUESTION RÉPONSE
Les femmes doivent-elles secouer le Loulav dans les six directions, comme le font les hommes? Certains Poskim [10] écrivent que, selon la Kabala, les femmes ne doivent pas secouer le Loulav dans toutes les directions, mais simplement le secouer une fois, cela suffit.
Un homme peut-il donner à une femme les Daled Minim à secouer? Oui. Certains [11] cependant qu’il faut éviter de le faire pour des raisons de Tsniout. Voir la suite concernant une femme mariée.
Peut-on donner à une femme mariée à secouer les Daled Minim les premiers jours de Souccot? Selon certains Poskim [12] ,on ne peut donner à une femme mariéede secouer les Daled Minim, le ou les premiers jours de Souccot, à moins d’indiquer explicitement qu’il s’agit d’une Matana Al Menas Lehachzir. [13] Le premier jour de Succot, une femme mariée devra, si possible, secouer le Loulav de son mari.
Les femmes peuvent-elles manger avant de secouer le Loulav? Il est de coutume que les femmes, également, ne mangent pas avant de secouer le Loulav. [14] Il est cependant autorisé aux femmes à consommer jusqu’à 55 grammes de mezonot, une quantité illimitée de fruits et de légumes et une quantité illimitée de boissons. [15] Cela s’applique certainement à une femme enceinte, qui allaite ou qui se sent faible. [16] Cependant, elle ne devrait pas manger un repas complet ni plus de 55 grammes de Mezonot avant d’avoir secoué le Loulav. [17] Si, toutefois, elles estiment avoir besoin de mznger cette quantité de nourriture, alors c’est totalement permis. [18]
NOTES
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[1] Admur 17: 3; Rama 658: 9 «Les femmes sont exonérées de la Mitsva de Etrog car elles ne sont pas obligées dans la mitsva»; Rambam Loulav 7:19 [Vetzaruch Iyun pourquoi cela n’a pas été enregistré explicitement dans Shulchan Aruch]; M ”B 655: 1
[5] Admour 17: 3; 589: 2; Rama 589: 6; Taz 658: 9; M « A 658: 11; M « B 655: 1; Rabbeinou Tam R ”H 33a; Couru; Rosh au nom de Mahritz Geiot; Tour 589; Ritva Sukkah 2; Rashba 123; Maggid Mishneh Shofar 2 au nom de Rashba; Shout Min Hashamayim 1; Birkeiy Yossef 654: 2; Yossef Ometz 82; Voir Kaf Ha’haim 17: 4; 589: 23; Darkei ‘Haim Vehsalom 778
Autres opinions – Sefaradim : Certains Poskim déclarent que les femmes ne peuvent jamais réciter une bénédiction sur une mitsva pour laquelle elles ne sont pas obligées. [Michaber 589/6; Beis Yossef 589; Rambam Hil’hos Tzitzis; Igour au nom de Reb Yeshaya; Rachi, introduit Hagahot sur Rambam; ‘Ha’ham Tzevi] Les Mi’haber ibid ont déclaré qu’elles ne pouvaient pas réciter une bénédiction en tant que Safek Bra’hot Léhakel. [Beis Yossef 589] Le Birkeiy Yossef ibid déclare qu’après avoir vu la réponse du ciel à Shout Min Hachamayim, il s’est rétracté et a ordonné aux femmes de réciter la bénédiction. Il conclut que si le Mi’haber avait vu le Shout Min Hashamayim, il serait certainement revenu sur sa décision.
[7] La raison pour laquelle il est permis aux femmes de dire une bénédiction alors qu’elles ne sont pas obligées de suivre un commandement : les femmes ont l’habitude de bénir même les commandements dont elles sont exemptées du fait qu’il s’agit d’un Mitsva Asseh Chehazman Grama. Ainsi, dans ce cas également, les femmes peuvent dire la bénédiction avant de secouer le Loulav. [Admour 589: 2 concernant Shofar] Les femmes peuvent dire une bénédiction de «Asher Kidishanou… Vitzivanu ..» sur des ordres qu’elles sont exemptées d’accomplir, étant donné que les hommes sont commandés dans cette mitsva. En outre, bien qu’elles ne reçoivent pas autant de récompense qu’un homme qui est commandé dans la mitsva, elles reçoivent une récompense et peuvent donc elles aussi dire une bénédiction comme un homme. [Admour 17: 3]
Raison pour laquelle un homme peut ne pas dire la bénédiction pour les femmes: Les femmes ne sont pas obligées par le commandement de Loulav et ne sont donc pas invitées à dire la bénédiction. Ainsi, un homme n’a aucune obligation de réciter la bénédiction lui permettant d’accomplir cette mitsva facultative. Dans un tel cas, si un homme dit la bénédiction aux femmes, cela est considéré comme une bénédiction inutile et est donc défini comme une bénédiction vaine. Cependant, les femmes elles-mêmes peuvent choisir de dire la bénédiction pour les raisons expliquées dans les notes précédentes. [ibid] Vetzari’h Iyun sur la façon de comprendre cette raison. Pourquoi les hommes ne peuvent-elles pas dire cette bénédiction facultative pour les femmes, tout comme les femmes peuvent le dire pour elles-mêmes? En d’autres termes, si nous autorisons une bénédiction facultative pour les femmes, pourquoi ne pouvons-nous pas également permettre aux hommes de dire pour le bien des femmes? La raison en est peut-être que, puisque la bénédiction est facultative et que l’homme ne gagne rien en la disant [pas même une exemption de Areivout], elle est donc considéré comme une bénédiction inutile pour lui. Cependant, les femmes peuvent dire que c’est parce qu’elle gagne l’accomplissement de la mitsva et que ce n’est donc pas inutile.
[10] Rav Poalim 1 Sod Yesharim 12 basé sur Kabala; Eitz Hassadeh 568: 11; Meorei ou 3 p. 69; Nitei Gavriel
[11] Voir Orchos Chaim 657: 5; Piskeiy Teshouvos 655: 3 note de bas de page 11
[13] La raison : tout ce que l’épouse acquiert est acquis par son mari et, par conséquent, elle ne peut pas rendre le Loulav au propriétaire sans son autorisation, ce qui saboterait tout le Kinyan au départ. [Bikureiy Yaakov ibid]
[14] Ashel Avraham But’ha’h 589 concernant Shofar et Loulav; Mahadourah Tinyana 592; Alef Hamaguen 651/25; Mishnat Yaakov 652/2; et c’est ce qui est suggéré dans Kitsour Choul’han Arou’h 129/19; Ateret Zkeinim 589 en ce qui concerne Shofar et il en irait de même pour le Loulav
La raison : bien que les femmes ne soient pas obligées de secouer le Loulav, néanmoins, puisqu’elles l’ont acceptée comme une obligation [voir Admour 17/3], elles doivent donc également suivre la décision de ne pas manger avant de faire la mitsva. [Ashel Avraham ibid]
[15] Selon certains Poskim, même un homme est autorisé par la loi à manger de ces aliments, et s’il est faible, il est permis selon tous. Ainsi, les femmes qui ne sont même pas obligées de participer à la mitsva sont autorisées. [Voir Piskeiy Teshuvos 585/2 note de bas de page 26 qui utilise cette logique pour les femmes même légèrement faibles]
[16] Piskeiy Teshuvos 585/2 note de bas de page 26
[17] Cela est conforme à la décision des Poskim susmentionnée, selon laquelle les femmes ne mangent pas avant d’agiter le Loulav. Ainsi, si l’on est capable de se rassasier d’autres aliments autorisés par la loi stricte, il est préférable de le faire.
[18] ‘Hayeh Adam 141/7; Kitsour Choul’ha Arou’h ibid; Ashel Avraham ibid [Ils ne limitent pas la quantité de nourriture qu’ils peuvent manger]; Piskeiy Teshuvos 585/2.
בקשר לברכת נשים על הלולב רב מנחם ללום
הנה בתוספות בקשר לשאלה איך יכולות נשים להגיד בברכה ״ציונו״ (וכמו שמקשה הרמב״ם והסמ״ג ועוד ראשונים) ומסביר ש״ציונו״ זה הולך על כלל ישראל ועיין מ״ש אדמור הזקן בקונטרס.אחרן סימן ע סעיף קטן א מגן אברהם.
בשם השל״א בעניין ״וציונו״ובצ״צ). וכן כתב הלבוש (תלמידו של הרמ״א) בסימן יז סעיף ב.
וכן כתבו הרבה מהאחרונים ולמשל עיין צמח צדק חלק ג באורח חיים.
והנה אפילו אצל הספרדים נשים היו מברכים על הלולב בספר כמובא בהריץ בספרו פסקי הרי »ץ גיאת שאגב הוא מהראשונים והי׳ ספרדי), וכן כתב החיד״א, כמו שמובא בספר ברכי יוסף ובשו״ת יוסף אומץ סימן פס כך שדעתו של החיד״א ברורה.
ועוד הרבה מהפוסקים הספרדים כתבו כך, למשל עיין בשו״ת פני יצחק (של הרב יצחק אבולעפיה שהי׳ פוסק ספרדי מדמשק האח של הרב אברהם) שפסק שיברכו בסימן מ . וכן בספר זכור לאברהם אלקלעיב ח״א חאו״ח ה׳ ברכות, אות נ׳ וח״ג חאו״ח אות ב’ ס״ק י״ז.
ואגב שם (בחלק א׳) מסביר שאין זה נגד הכלל דספק ברכות להקל, כי במקום מנהג אין לומר ספק ברכות להקל.
גם השדה חמד מערכת מ אות קלו כותב (אחרי שהביא הסברות לכאן ולכאן) ״ואנו אין לנו אלא דברי החיד״א״ גם בספר משפט עוזיאל חלק ד עניינים כללים אגב שהי׳ חכם ופוסק ספרדי מירושלים ונקרא חכם באשי) סכותב כך, גם בספר זכרונות אליעזר של הרב סלימאני שהיה גם ספרדי בסוף ספרו סימן ד שכתב שבחברון בעיה״ק נהגו נשים לברך על לולב (והובא בשו״ת ציץ אליעזר), גם הגאון הגדול רב עבדאלה סומך (שהי׳ פוסק ספרדי מבגדד) חזר על מה שכתב (עיין בספרו זבחי צדק סימן קי אות קנ״ח ובסוף ספרו) שפסק נשים צריכות לברך על לולב, וכן הבן איש חי בספרו רב פעלים ח״א סוף סימן יב כותב שנהגו נשים בבבל לברך וכן כתב הכף החיים יז.ד גם בשו״ת יפה ללב (של הרב יצחק פלאגי שהיה פוסק גדול באיזמיר) ותקפ״ט כג וכן הרב שלום משאש בשו״ת שמש ומגן חלק ב ע״ב כותב; ״רשאיות לברך״ גם הרב עובדיה הדאיה (הובא בשו״ת ציץ אליעזר חלק ט סימן ב,).
אגב הרב וולנדברג (ספר ציץ אליעזר חלק ט סימן ב מביא המון מקורות (עיי״ש) שהרבה ספרדיות נהגו לברך על לולב, וכן פוסק החיי אדם.
והנה מה שכותב הרב עובדיה (ביחוה דעת א .סח ו יביע אומר חלק לט מב וילקוט יוסף סימן נא סעיף לג) שנשים לא מברכות כלל על מצוות שהזמן גרמא
על כל פנים אי אפשר להגיד שזה כל.הפוסקים הספרדים כמו שכתבנו.