Disparus avec les trésors du roi Salomon : les neuf nuits secrètes des Britanniques sous le Mont du Temple

Disparus avec les trésors du roi Salomon : les neuf nuits secrètes des Britanniques sous le Mont du Temple

 

Au printemps 5671 (1911), une poignée d’Anglais pénétra clandestinement, nuit après nuit, sur l’esplanade du Mont du Temple. Guidés par un mystérieux code que leur inspirateur affirmait avoir déchiffré dans les textes sacrés, ils creusèrent jusque sous la Even Hachetiya, la pierre de Fondation, à la recherche des trésors du Beth Hamikdache. Ce qu’ils y trouvèrent, ou ne trouvèrent pas, alimente encore aujourd’hui, plus d’un siècle plus tard, l’une des énigmes les plus troublantes de l’histoire de Jérusalem.

 

 

 

Jérusalem, printemps 5671 (1911). Au cœur de la nuit, alors que la Vieille Ville était déjà plongée dans le sommeil, il se produisit quelque chose dont aucun habitant de Jérusalem n’était censé avoir connaissance. Un petit groupe d’Anglais s’introduisit discrètement sur l’esplanade du Mont du Temple. Les gardiens habituels n’étaient pas à leur poste. Le responsable du site avait reçu de l’argent. Un officier de police était même présent sur les lieux.

Puis les fouilles commencèrent.

Nuit après nuit, ils creusèrent sous l’endroit le plus sacré du monde. D’abord dans la zone autrefois surnommée les écuries de Salomon, puis en direction de l’objectif le plus audacieux qui soit : le Dôme du Rocher. Sous la Even Hachetiya, la pierre de Fondation, ils ne cherchaient qu’une seule chose, les trésors du Beth Hamikdache.

Le code qui promettait un trésor de milliards

Cette histoire stupéfiante avait commencé quelques années plus tôt, loin de Jérusalem. Walter Henrich Juvelius était un poète finlandais et un docteur en philosophie, mais il était avant tout un homme fasciné par les secrets. La numérologie, la Kabbale, la chronologie juive et les codes anciens l’occupèrent durant des années.

Il affirma alors avoir découvert quelque chose d’extraordinaire. Selon lui, un code secret se dissimulait à l’intérieur du Tanakh et de textes juifs anciens. Une fois déchiffré, prétendait-il, ce code le conduisait vers l’un des plus grands secrets de l’histoire : l’endroit où avaient été enfouis les trésors du premier Beth Hamikdache, et peut-être même, parmi eux, l’Arche d’Alliance.

Juvelius estimait la valeur du trésor à environ 200 millions de dollars de l’époque, une somme vertigineuse qui équivaudrait aujourd’hui à 8 milliards de dollars. Mais pour l’atteindre, il lui fallait de l’argent. C’est alors qu’il rencontra l’homme qu’il fallait.

L’officier britannique conquis par un rêve

Le capitaine Montagu Brownlow Parker n’était pas un aventurier ordinaire. C’était un officier britannique décoré, issu d’une famille aristocratique et disposant d’excellentes relations. Lorsqu’il entendit le récit de Juvelius, il fut convaincu.

Parker leva des sommes colossales auprès d’investisseurs britanniques et américains fortunés, rassembla autour de lui une compagnie pour le moins insolite et partit pour Jérusalem. Il ne s’agissait pas exactement d’une expédition archéologique classique. Parmi ses membres figuraient des militaires, un ancien joueur de cricket et même un médium suisse. Un archéologue professionnel ? Au départ, il n’y en avait pas un seul.

Mais ils avaient de l’argent, des relations et une autorisation du pouvoir ottoman. En échange de cinq cents livres sterling et de la promesse que le gouvernement recevrait la moitié de tout trésor découvert, l’expédition obtint le permis de commencer à creuser.

Trois cents hommes sous Jérusalem

Durant l’été 5669 (1909), les membres de l’expédition s’installèrent dans une villa isolée, à proximité des remparts de la Vieille Ville. Le site de fouilles fut clôturé et les opérations menées dans le plus grand secret, mais des rumeurs commencèrent à circuler dans Jérusalem : les Anglais cherchaient un trésor.

Près de trois cents ouvriers de Siloé furent recrutés pour l’opération. Ils s’engagèrent dans le réseau de galeries de la source du Guihon, du puits de Warren et du tunnel de Siloé, dans l’espoir de repérer des passages souterrains qui les mèneraient vers le nord, sous le Mont du Temple.

Les conditions étaient effroyables. Au plus profond de la roche, l’air se raréfiait. Les bougies s’éteignaient. Le recours à des ventilateurs et à des bonbonnes d’oxygène ne suffisait pas toujours. Les ouvriers travaillaient par équipes, à la lueur des torches et des lanternes, et chantaient pour dissiper la peur et l’ennui dans les tunnels obscurs.

Une année s’écoula. Puis une autre. Ils découvrirent des galeries, des salles, des sépultures et des poteries antiques, mais pas ce pour quoi ils étaient venus. Pas de couronne. Pas d’or. Pas d’Arche d’Alliance. Juvelius lui-même contracta la malaria et repartit. Parker, lui, resta, et commença à perdre patience.

La voie directe vers le trésor

Au printemps 5671 (1911), Parker décida de changer les règles du jeu. S’il était impossible d’atteindre le trésor par les galeries souterraines, il pénétrerait sur le Mont du Temple lui-même.

Selon les sources, Parker soudoya le cheikh Khalil al Zanaf, qui avait la charge du site. En ces jours, nombre des gardiens du lieu étaient partis pour les festivités de Nabi Moussa, et la voie se trouva libre.

Neuf nuits durant, Parker et ses hommes s’introduisirent secrètement sur l’esplanade. Ils tentèrent de creuser dans la zone sud est, mais se heurtèrent à des citernes. Ils entrèrent alors dans le Dôme du Rocher.

Sous la Even Hachetiya, une galerie ancienne fut mise au jour. Les membres de l’expédition la suivirent sur plusieurs mètres de profondeur. D’autres témoignages affirmèrent qu’ils creusèrent également dans la grotte située sous le rocher, à l’endroit appelé le Puits des Âmes, à la recherche d’une chambre dissimulée.

Nul ne sait avec certitude ce qui se déroula là durant ces nuits. Mais la neuvième nuit, tout explosa.

Le gardien qui découvrit le secret

Selon l’une des versions, l’un des gardiens, qui n’avait pas reçu suffisamment d’argent, révéla l’existence des fouilles. Selon une autre version, un gardien vint par hasard passer la nuit sur place et découvrit, stupéfait, les Anglais en train de creuser.

En quelques heures, la rumeur se répandit dans Jérusalem. Et cette rumeur était infiniment plus enflammée que la réalité connue : les Anglais avaient trouvé les trésors du Beth Hamikdache et s’étaient enfuis avec.

Des milliers de manifestants descendirent dans les rues. Une grève fut déclarée. La foule se rassembla devant le bâtiment de l’administration ottomane et laissa éclater sa colère contre les fonctionnaires qui avaient permis à des étrangers de creuser en ce lieu saint. Parker et ses hommes comprirent que la partie était terminée. Ils s’enfuirent en hâte de Jérusalem vers Jaffa et embarquèrent sur un navire.

Lorsque les rumeurs atteignirent leur paroxysme, ils étaient déjà en route pour quitter le pays.

Disparus avec les trésors de Salomon

L’affaire franchit rapidement les frontières du pays. Des journaux du monde entier rapportèrent que les Britanniques avaient fui Jérusalem avec des trésors considérables. Parmi les objets mentionnés figuraient la couronne du roi Salomon, son épée, son anneau royal, un manuscrit ancien du Tanakh et même l’Arche d’Alliance.

Le titre publié par le New York Times semblait sorti d’un roman d’aventures : disparus avec les trésors de Salomon.

Les autorités ottomanes procédèrent à une fouille du navire des membres de l’expédition et déclarèrent que rien n’avait été trouvé. Parker et ses hommes furent autorisés à partir, tandis que des responsables locaux étaient arrêtés ou démis de leurs fonctions. Officiellement, l’énigme était close. Mais la question, elle, demeurait.

Qu’ont-ils réellement trouvé ?

Nous savons avec certitude que l’expédition ne repartit pas les mains vides. Les fouilles livrèrent des sépultures antiques, des milliers de poteries, des monnaies, des figurines cananéennes, des vestiges de l’époque des rois de Yehouda et bien d’autres trouvailles. L’une de ces découvertes conduisit même l’archéologue qui accompagnait l’expédition à supposer qu’un édifice royal somptueux s’était autrefois dressé à proximité.

Mais l’Arche d’Alliance ne fut jamais documentée. Et la couronne de Salomon ne fit pas davantage son apparition.

La version officielle est limpide : Parker chercha les trésors du Beth Hamikdache et ne les trouva pas.

Il n’empêche que plus de cent ans après ces neuf nuits mystérieuses, il demeure difficile de ne pas revenir à la question qui embrasa alors Jérusalem. S’ils n’ont vraiment rien trouvé sous le Mont du Temple, que s’est il exactement passé là bas, dans l’obscurité, sous la Even Hachetiya ?

 


Article publié par le El Paso Herald,
le 5 septembre 1911.



 

La recherche extraordinairement sacrilège d’aventuriers anglais pour la relique la plus sacrée de l’histoire biblique

Le vol rapporté de l’Arche d’Alliance est l’épisode le plus romanesque et le plus mystérieux qui ait jamais eu lieu dans le domaine de la recherche archéologique. Bien que l’affaire soit enveloppée de beaucoup de mystère, il est certain qu’une expédition britannique, dotée d’immenses ressources, a soudainement et secrètement disparu de Jérusalem, emportant des trésors d’une importance considérable.

La croyance au sein de la population musulmane de Jérusalem et de l’Orient en général est que les aventuriers ont emporté l’Arche d’Alliance, la plus sacrée de toutes les possessions hébraïques antiques ; le encensoir, la couronne, l’anneau et l’épée du roi Salomon et divers autres objets précieux inestimables appartenant à Salomon et David, ainsi que le plus ancien manuscrit connu de la Bible. Des émeutes ont suivi l’affaire, et les musulmans sont terriblement exaspérés par cela.

L’expédition était dirigée par le capitaine l’honorable Montague Parker, des First Life Guards (garde du corps britannique), frère de l’actuel comte de Morley, assisté du lieutenant Robin Duff, des Second Life Guards, un parent du roi, et d’autres hommes de grande influence et de haut rang social en Angleterre. Ils disposaient d’un fonds de $300\ 000 pour leur permettre de mener à bien leurs travaux, et l’ingénieur en chef du métro de Londres (London Underground Railways) les a assistés. Une société de Chicago, serait également intéressés par l’entreprise.

Un aspect curieux et charmant de l’affaire est que le capitaine Parker, qui est très en vue dans la haute société anglaise, a été mentionné comme l’un des nombreux prétendants de Mme Ava Willing Astor. On dit même qu’après que le capitaine a été particulièrement attentionné, Mme Ava Willing Astor a dit :

« Eh bien, rapportez l’Arche d’Alliance et je vous reparlerai. »

Le capitaine Parker s’est alors mis au travail avec une énergie formidable. Il a obtenu une concession du gouvernement turc pour effectuer des fouilles dans une région certaine juste à l’extérieur de Jérusalem. Cette région consistait principalement en la colline d’une terre appelée Ophel. Elle se trouve au sud de l’ancien site du temple de Salomon, maintenant occupé par la mosquée d’Omar, l’un des plus célèbres édifices sacrés du monde musulman.

La mosquée, comme l’ancien temple, est bâtie sur le rocher sacré qui passe pour être le lieu où Abraham s’est préparé à sacrifier Isaac. C’est ici que se trouvait l’Arche d’Alliance, c’est ici qu’était l’autel des holocaustes, le lieu le plus sacré de l’endroit le plus saint — le centre de l’univers.

Le temple original de Salomon était le bâtiment le plus magnifique que le monde ait jamais connu. Il a été détruit lorsque les Juifs ont été emmenés en captivité à Babylone. À leur retour à Jérusalem, ils ont reconstruit le temple.

En 70 apr. J.-C., les Romains, sous l’empereur Titus, ont complètement détruit Jérusalem et n’ont rien laissé du temple, à l’exception d’une section de mur et d’une curieuse sous-structure connue sous le nom de « Écuries de Salomon ». Le temple contenait une vaste quantité de trésors, mais l’objet le plus sacré était l’Arche d’Alliance, qui contenait les Tables de la Loi (les Dix Commandements), la pot de manne et la verge d’Aaron.

Il est certain que les Romains ont emporté la majeure partie du trésor du temple, en particulier les objets en or massif. Nous savons qu’ils ont emporté le célèbre chandelier à sept branches, car il est représenté dans une sculpture à Rome. Mais il n’y a aucun registre fiable de la disposition de l’Arche, bien qu’il existe de nombreuses traditions contradictoires à ce sujet.

Quoi de plus naturel que de supposer que les Juifs, face au danger imminent de défaite et de massacre, aient caché leur trésor le plus précieux dans un lieu secret sous le rocher sacré ? On sait qu’il y a un escalier de onze marches menant à un endroit sous le rocher, mais ce qui s’y trouve est resté un mystère jusqu’à présent.

On croit maintenant que le capitaine Parker avait obtenu la possession d’un ancien manuscrit hébreu provenant de la bibliothèque de la mosquée Sainte-Sophie à Constantinople, lui donnant un indice sur la position d’une chambre du trésor secrète dans le rocher sacré.

Après la destruction romaine de Jérusalem, un temple païen s’est élevé sur le site du temple. Il a été remplacé par une église chrétienne à l’époque romaine tardive. Enfin, lorsque les musulmans ont pris possession de la Terre Sainte, ils ont bâti la mosquée d’Omar, l’un de leurs lieux de culte les plus célèbres sur le site même. Les musulmans considèrent les sites sacrés de l’histoire biblique avec une révérence à peine inférieure à celle des Hébreux. Il n’est guère nécessaire de dire que personne n’a jamais été ouvertement autorisé à explorer le sol autour et sous la pierre sacrée.

Lorsque le capitaine Parker a commencé ses opérations, il a commencé par explorer l’ancien tunnel aquatique construit par le roi Ézéchias, de la source appelée la Fontaine de la Vierge, jusqu’à la piscine de Siloé, et destiné à fournir de l’eau à la ville. Cela se trouve dans la région au sud de la zone du temple.

En partant de la piscine de Siloé, où aux temps bibliques les malades étaient guéris de leurs maux, les pèlerins se frayaient un chemin à travers l’ancien tunnel sur toute sa longueur. La piscine de Siloé se trouve à environ un demi-mille du site du temple, tandis que la Fontaine de la Vierge n’est qu’à un jet de pierre…

Ils ont découvert deux tunnels secondaires qui étaient restés cachés pendant des siècles. Il a été suggéré par des autorités archéologiques que les enroulements extraordinaires de cet ancien tunnel d’eau étaient nécessaires afin d’éviter les tombes de David et Salomon et des rois de Juda, qui étaient déjà enterrés ici. Il est permis de croire que les explorateurs anglais disposaient d’informations spéciales sur ce point, et en particulier qu’ils avaient un indice sur les tombes de David et Salomon, qui devaient contenir de riches trésors.

Les Anglais ont mené leurs travaux avec un secret extraordinaire. Tous les curieux ont été tenus à distance avec le plus grand soin. Des soldats turcs, payés généreusement par les fouilleurs, ont servi de gardes. Il a été observé que les explorateurs ont creusé deux puits, l’un au-dessus et l’un en dessous de la Fontaine de la Vierge. La profondeur de ces puits, la direction dans laquelle ils menaient et ce qui s’y trouvait n’ont pas été divulgués, mais il existe un fort soupçon qu’un tunnel a été prolongé depuis l’un d’eux sous les fondations du temple.

Soudainement, les explorateurs ont abandonné leurs travaux et se sont enfuis secrètement en pleine nuit. Ils ont chargé une vaste quantité d’objets qu’ils avaient récupérés sur un train blindé, qui les attendait sur la voie ferrée à l’extérieur de Jérusalem.

Le train a roulé à toute vitesse vers le port de Jaffa, à cinquante-quatre milles de là. Là, les objets récupérés ont été chargés, avec le même secret et la même rapidité qu’auparavant, sur un grand yacht à vapeur appartenant à M. Clarence Wilson, de la célèbre entreprise d’armateurs.

À peine étaient-ils partis qu’un tollé général s’est élevé à Jérusalem : l’Arche d’Alliance et d’autres trésors avaient été pris de la mosquée d’Omar. Selon un rapport, les chasseurs de trésor avaient réussi à atteindre la chambre secrète dans le rocher en creusant sous la mosquée, et selon un autre, ils avaient corrompu les gardes pour qu’ils leur permettent d’emporter les trésors cachés.

L’Arche a été construite pour porter les tables de la loi remises par le Seigneur à Moïse sur le mont Sinaï. Elle a été portée par les Israélites durant toutes leurs errances. Lorsque les pieds des prêtres portant l’Arche ont touché le Jourdain, le fleuve s’est ouvert pour leur faire passage.

Un malheur soudain et terrible frappait tous les hommes qui touchaient l’Arche de manière irrévérencieuse, ou même qui la regardaient sans autorisation. Lorsque les Philistins ont capturé l’Arche, elle leur a apporté des épidémies de rats, de pustules et une mortalité massive jusqu’à ce qu’ils la rendent.

Lorsque Salomon a construit le temple, il a placé l’Arche dans le Saint des Saints. Nul homme ne pouvait poser le regard sur elle, sauf le Grand Prêtre, qui ne le faisait qu’une fois par an, lorsqu’il y entrait pour prier pour la rémission des péchés du peuple.

Si les audacieux aventuriers anglais ont réellement posé des mains sacrilèges sur l’Arche sacrée, quel sort les attend ?

 

 

 

 

9 Av, l’histoire, raconté par Chlomoh Brodowicz

9 Av, l’histoire, raconté par Chlomoh Brodowicz

 

 

1. Introduction et spécificité du 9 Av (Ticha BeAv)
Un jour unique de deuil : Ticha BeAv marque le sommet d’une période de deuil de 3 semaines inaugurée le 17 Tamouz. Contrairement aux autres jeunes mineurs qui débutent à l’aube, Ticha BeAv commence dès la veille au soir, comme Yom Kippour.
L’atmosphère à la synagogue: Dépouillée de ses ornements, la synagogue accueille les fidèles assis par terre, lisant les Lamentations de Jérémie à la lueur des bougies. Le lendemain matin, ni le talit ni les tefillines ne sont portés.
Ce que l’on pleure : On ne pleure pas de simples édifices de pierre, mais la disparition de la présence divine (Shekhinah) et l’entrée dans un exil de 19 siècles empreint de précarité et de persécutions .

2. Origines bibliques et spirituelles du 9 Av
L’avertissement dans la Torah : Dans la paracha Va’et’hanan, Moïse met en garde le peuple juif contre l’idole et l’abandon des commandements qui mèneraient à l’exil.
Faute des explorateurs : Le véritable point de départ spirituel remonte à l’épisode des explorateurs (Shelah). Pris de peur face aux géants d’Eretz Israël, le peuple pleura toute la nuit de manière injustifiée. Dieu fit alors le serment que cette nuit-là (un 9 Av) deviendrait un jour de véritables pleurs pour les générations futures.

3. La destruction du Premier Temple
Grandeur du Premier Temple : Construit par le roi Salomon, le Temple était le théâtre de miracles quotidiens manifestant la présence divine .
Le déclin moral et politique : La division du royaume (Israël et Juda) et la perversion de nombreux rois (idolâtrie, luxure, meurtre) menèrent à l’exil des dix tribus par l’Assyrie , puis à la menace babylonienne .
L’invasion et l’incendie : Nabuchodonosor et son général Nebouzaradan assiégèrent Jérusalem. Le 9 Av, les Babyloniens mirent le feu au sanctuaire . Le Talmud rapporte l’épisode du sang bouillonné du prophète Zacharie et le repentir de Nebouzaradan .

4. La destruction du Second Temple 
Un exil qui dure encore : Alors que le premier exil n’a duré que 70 ans, celui qui a suivi la destruction du Second Temple sous les Romains perdure encore .
Causes morales du désastre :
Contrairement au Premier Temple détruit pour idolâtrie, débauche et meurtre, le Second Temple a été détruit à cause de la haine gratuite (Sin’at ‘hinam) .
Le Talmud illustre cette haine et le manque de réaction des sages à travers le célèbre récit de Kamsa et Bar Kamsa .
Le siège et le récit de Rabban Yo’hanan ben Zakkaï : Simulant sa mort pour sortir de Jérusalem assiégée, il prédit à Vespasien son accession au trône d’Empereur et obtint de lui la ville de Yavné et ses sages pour préserver la Torah .
L’incendie par Titus : Le 9 Av 70, Titus détruisit le Temple et profana le Saint des Saints [38:42], avant de mourir rongé par un insecte selon le récit talmudique .

5. Autres tragédies associées au 9 Av & Espoir final
La chute de Bétar (135 avant notre ère) : Lors de la révolte de Bar Kokhba, la forteresse de Bétar tomba aux mains des Romains à cause d’un essieu de char brisé et du meurtre injuste du sage Rabbi Elazar HaModaï .
L’expulsion d’Espagne (1492) : Le décret d’expulsion des Juifs d’Espagne par Ferdinand et Isabelle fixa le 9 Av 1492 comme date limite de départ, mettant fin à l’Âge d’or .
Consolation et Messie :
Le deuil n’est pas une fin en soi. Les prophètes ont promis une ère de paix et de reconstruction par le biais du Messie (Mashi’ah) .
La vidéo se conclut sur l’enseignement de Rabbi Akiva : voyant Rome prospérer et le Temple détruit, il riait car la réalisation des prophéties de destruction garantit la réalisation des promesses d’essor et de délivrance future .

9 Av : Ce que la destruction ne peut jamais atteindre – Rav Chmouel Bitton

9 Av : Ce que la destruction ne peut jamais atteindre – Rav Chmouel Bitton

 

Même lorsque le Saint béni soit-Il livre le Temple à la destruction, Il laisse toujours subsister un point que rien ne peut briser. Ce point demeuré intact est celui à partir duquel toute reconstruction devient possible, plus profonde et plus solide qu’auparavant. Car il existe, au cœur de chaque juif, un sanctuaire intérieur qu’aucune main, pas même la sienne, ne saurait détruire.

 

 

 

Rav Chmouel Bitton

 

 

Un point qui survit à toute destruction

Je trouve cela profondément saisissant : au moment même où le Saint béni soit-Il provoque la destruction, une destruction que tant de voix avaient annoncée sans que nul n’y croie vraiment, jusqu’à ce qu’elle survienne enfin, Il choisit malgré tout de préserver quelque chose. La destruction du premier Beth Hamikdach, puis celle du second, n’ont pas tout emporté. Il reste une trace, il reste un point : le Kotel, le Mur occidental. De l’immense ensemble que formaient le mont du Temple et le Sanctuaire, un fragment subsiste, tient bon, survit au feu, ce feu qui ne parvient pas à le consumer.

La leçon du Déluge

Je pense à cela également à propos du Déluge. D’un côté, nous savons que le Saint béni soit-Il a promis de ne plus jamais recommencer. Mais le Déluge lui-même ne fut pas un anéantissement total du monde. Malgré ces quantités d’eau déversées qui submergèrent l’univers, celui-ci demeura. L’arche dans laquelle se trouvaient Noa’h, sa famille et des représentants de toutes les bêtes et de tous les animaux tint bon.

Et je songe à ceci : au terme de chaque destruction, le Saint béni soit-Il nous dit que, même si dans notre propre existence nous sommes parfois contraints d’abattre des murs et de laisser s’effondrer certaines choses, parce qu’il n’y a pas d’autre issue, parce que parfois il n’y en a vraiment pas, quelque chose subsiste toujours.

Quand il n’y a plus d’autre choix

Ainsi en fut-il du peuple d’Israël en son temps, lorsqu’il ne comprit pas par la voie douce ce que signifient l’Ahavat ‘Hinam, l’amour gratuit, et l’Avodat Hachem, le service de D.ieu. Tout était devenu affaire de négoce, jusqu’à la vente de la prêtrise ; Jérusalem se gouvernait comme une simple arène politique. Nous étions parvenus à ce point extrême où seule une gifle, seule la destruction, pouvait remettre les pendules à l’heure. Et pourtant, dans le même mouvement, on voit qu’Il laisse subsister quelque chose. Comme si le Saint béni soit-Il déclarait : une destruction ne peut jamais tout détruire. La reconstruction qui suit, la réparation qui vient après, doit toujours s’appuyer sur ce point précis demeuré intact, et se rebâtir à partir de lui.

La destruction qui met à nu

Parfois, la destruction est précisément ce qui dénude ce point, ce centre à partir duquel on va se reconstruire bien plus profondément, bien mieux, bien plus solidement, alors même que, d’ordinaire, ce point demeure caché. Cela me rappelle les maisons frappées par la plaie de la tsaraat, qu’il fallait démolir et au fond desquelles on finissait par découvrir les trésors d’or que les peuples précédents avaient dissimulés là, avant l’arrivée des juifs en terre d’Israël. On dit en quelque sorte au propriétaire : détruis ta maison ; mais au bout du compte, des trésors t’y attendent.

Car toute destruction est un décapage. Elle pèle, elle retire tout ce qui recouvrait, tout ce qui dissimulait la Pierre de fondation, l’Even Hachtiya, la Che’hina elle-même. Songeons à la grande entreprise des Cohanim qui parcouraient Jérusalem. Nous connaissons ces grands prêtres qui achetaient la prêtrise à prix d’argent et de relations, indifférents au fait qu’ils mourraient dans l’année, pourvu qu’ils obtinssent la charge. Il y a là une part de bassesse ; mais il y a aussi une part d’élévation. Le Rabbi, précisément, sut trouver du mérite à ces Cohanim qui entraient dans le Kodech Hakodachim, le Saint des Saints. On peut regarder cela sous un angle négatif ; on peut aussi le regarder sous un angle positif. Il est clair, néanmoins, qu’il régnait là une situation corrompue qu’il fallait décaper.

Le point que rien ne peut ébranler

Et au terme du processus, la destruction pèle, pèle encore, pèle toujours, et met enfin à nu le point lui-même, ce point qui, lui, est bon, et non seulement bon : il est insécable. C’est le point que rien ne peut ébranler. Or il arrive que cette chose, qui est en réalité le moteur de tout le service divin, se trouve voilée, dissimulée, et la destruction est ce qui permet de l’atteindre. Mais toujours, toujours, toujours, toute reconstruction n’est jamais véritablement neuve : elle doit aller rechercher le point demeuré intact, et c’est à partir de lui qu’elle rebâtit.

Il n’existe pas de véritable page blanche

Je crois qu’il en va de même dans l’existence. Lorsqu’un homme déclare : « Je fais table rase, j’ouvre une page entièrement nouvelle de ma vie », et qu’il tourne réellement la page, cela ne fonctionne pas. Car il reste toujours le « toi » : ta personnalité, celle que le Saint béni soit-Il a créée pour toi et t’a donnée. Même s’il y eut des chemins de vie qui furent des erreurs, des voies qui n’étaient pas justes, et même s’il est légitime de tourner la page, cherche plutôt où se situent les zones intactes. Où est le Mur occidental resté debout, celui qui, lui, va bien ? Où est l’arche de Noa’h ? Où est la terre elle-même qui, même submergée, demeure la terre de ce monde que le Saint béni soit-Il créa au commencement de la Création, cette terre avec laquelle Il veut poursuivre le monde, quand bien même Il lui aurait fait subir un lavage vertigineux, afin de rebâtir à nouveau.

La Si’ha du Rabbi et le sanctuaire intérieur

Il ne s’agit pas seulement qu’un reste subsiste de ce qui précédait la destruction, afin de disposer d’un point de départ pour la reconstruction qui suivra. C’est bien plus profond que cela. Parfois, la destruction elle-même survient parce qu’on a déposé tant de couches sur la Pierre de fondation du Temple qu’il fallait retirer tout ce qui la recouvrait pour qu’on puisse enfin la voir : le socle, le moteur, l’âme.

Il existe une Si’ha du Rabbi de Loubavitch, une Si’ha admirable, qui d’ailleurs ne porte pas sur Ticha BeAv, mais précisément sur Chabbat Techouva. Permettez-moi d’en traduire un bref passage depuis la langue yiddish. Le Rabbi dit ceci : la destruction du Beth Hamikdach n’a touché que le Temple matériel, celui des pierres, de l’or et de l’argent. Mais le Temple spirituel, celui qui se trouve au plus intime de chaque juif, le Temple qui réside à l’intérieur de l’âme de chaque juif, subsiste de manière entière et permanente, à tel point que même un juif ne peut, à D.ieu ne plaise, le détruire ; et à plus forte raison un non-juif ne le peut-il pas.

Même de l’intérieur, on ne peut le détruire

Cette phrase m’a saisi : même un juif ne peut le détruire. Car il arrive qu’un homme traverse un processus de destruction intérieure, une sorte de maladie auto-immune, l’une des plus cruelles hélas, où la désagrégation vient du dedans. Il lui semble alors que tout s’est effondré en lui, qu’il ne reste plus rien. Et le Rabbi affirme : il est une chose que, même si tu le voulais, tu ne pourrais détruire ; même en y travaillant de toutes tes forces, tu n’y parviendrais pas. C’est précisément le sanctuaire intérieur, le Temple qui réside au plus profond de l’âme. Impossible de le détruire, quand bien même tu mobiliserais tous les instruments de ton poison intérieur.

Et je le répète : il ne s’agit pas seulement de ce qu’un reste subsiste, sans quoi comment bâtirait-on le neuf, mais de ce que, parfois, il fallait d’emblée tout décaper et provoquer la destruction, afin d’atteindre cette essence intérieure qu’on ne peut détruire, ce point absolument inébranlable. Et c’est de lui que commencera la reconstruction, car la reconstruction est un impératif. Nul ne prétend qu’il fasse bon vivre dans la destruction, ni qu’il fasse bon se contenter du demi-Mur occidental resté là, dans un coin. Au bout du compte, le Saint béni soit-Il veut la demeure parfaite dans ce monde, et la vie doit embrasser toutes ses dimensions. Mais voici le grand récit : comment faisons-nous en sorte que la part qui ne peut être détruite parvienne à pénétrer toutes les parts qui, elles, peuvent l’être.

 

Du 1er au 15 Av 5786 :  Siyoum en direct vers 14h05 sur « Radio J »

Du 1er au 15 Av 5786 : Siyoum en direct vers 14h05 sur « Radio J »

ECOUTER RADIO J

 


Mercredi 8 Av 5786
Rav M. M. Azimov
Traité
Meguila


La conclusion du traité Meguila met en lumière un principe fondamental institué par Moché : étudier les lois de chaque fête en son temps. Derrière cette règle halakhique se cache un enseignement profond sur la lumière singulière que porte chaque période de l’année.

 

 

Le verset de clôture

Le traité Meguila s’achève sur un verset tiré du livre de Vayikra : « Vayédaber Moché ète mo’adei Hachem el bné Israël », que l’on traduit par « Moché enseigna les fêtes de D.ieu aux enfants d’Israël ». Ce choix n’a rien d’anodin, car il place l’ensemble du cycle des fêtes au cœur même de la conclusion du traité, comme pour rappeler que le temps sacré demeure la trame profonde de l’étude.

L’institution de Moché

Nos Sages enseignent que Moché instaura à cette occasion une règle essentielle : celle d’étudier et d’approfondir les lois propres à chaque fête au moment même où elle survient, selon le principe de l’Inyano chel yom, « le sujet du jour ». Ainsi étudie-t-on les lois de Pessa’h durant Pessa’h, les lois de Chavouot, également appelée Atséret, durant Chavouot, et les lois de Soukot durant ‘Hag, la fête par excellence. Cette discipline confère à l’étude sa pleine résonance, en l’accordant au temps qu’elle vient éclairer.

L’enseignement spirituel du moment

Au-delà de sa dimension purement halakhique, cette règle recèle un enseignement bien plus profond. Chaque période de l’année porte en elle une lumière particulière, une énergie spirituelle qui lui est propre et qui ne se dévoile qu’en son temps. En consacrant son étude à la fête que l’on traverse, on ne se contente pas d’en connaître les lois : on se relie pleinement à l’essence du moment et l’on puise directement dans la clarté qu’il diffuse.

La formule traditionnelle du Hadran

Fidèle à l’usage qui accompagne l’achèvement de tout traité, ce Siyoum se conclut par la formule du Hadran : « Hadran alakh Bné Ha’ir, vé slika lakh masékhet Meguila », c’est-à-dire « Nous reviendrons vers toi, chapitre Bné Ha’ir, et tu ne nous quitteras pas, traité Meguila ». Ces mots expriment une vérité chère à la tradition juive : l’étude ne s’interrompt jamais véritablement, et l’on revient sans cesse vers les textes que l’on croyait avoir refermés, dans un mouvement qui ne connaît pas de fin.

Un appel à la Tsedaka

Comme il est de coutume en pareille occasion, ce Siyoum s’accompagne d’un appel à renforcer la Tsedaka en cette période. À ce vœu s’ajoute celui d’un bon jeûne pour ceux qui l’observent, ainsi que l’attente ardente de la délivrance finale, la Guéoula, que nous espérons voir se dévoiler très prochainement.

 


Mardi 7 Av 5786
Rav Meir Lachkar
Traité
Haguiga 


Au terme du traité ‘Haguiga, les Sages du Talmud dévoilent une vérité aussi surprenante que réconfortante : le feu du Guéhinnom n’a d’emprise ni sur les érudits de la Torah, ni même sur les Juifs qui se laissent parfois aller à fauter.

 

Le traité ‘Haguiga se compose de trois chapitres, et c’est à la toute fin du troisième et dernier d’entre eux que la Guemara vient poser une conclusion d’une portée exceptionnelle.

La montée au Beth Hamikdach et la pureté des ustensiles

Ce dernier chapitre traite de la montée du peuple juif vers Jérusalem lors des trois fêtes de pèlerinage, Pessa’h, Chavouot et Souccot, et de la proximité des pèlerins avec les ustensiles sacrés du Beth Hamikdach, le Temple de Jérusalem. La foule immense qui affluait alors soulevait une difficulté : ces ustensiles, côtoyés par tout un chacun, avaient pu contracter une impureté. La Guemara s’interroge donc sur la manière de les purifier à nouveau, avant de conclure par un enseignement qui dépasse de loin la seule question rituelle.

Le feu du Guéhinnom sans emprise sur les Sages

« Amar Rabbi Abbahou, amar Rabbi Eléazar », rapporte le Talmud : les Talmidei ‘Hakhamim, les Sages, « ein our chel Guéhinnom choletet bahen », le feu du Guéhinnom ne saurait avoir d’emprise sur eux. Les Sages établissent cette affirmation par un raisonnement a fortiori, un Kal Va’homer, tiré d’un être aussi étonnant que la salamandre.

La salamandre, un enseignement tiré de la nature

La salamandre, explique Rachi, est un petit animal qui naît dans un foyer entretenu sans interruption durant sept années : à force d’y raviver les flammes et d’y accumuler la cendre, cet être voit le jour au cœur du brasier, y demeure et ne redoute nullement le feu. Or, celui qui s’enduirait du sang de cet animal deviendrait lui-même insensible aux flammes. À plus forte raison, enseignent les Sages, en va-t-il de ceux dont le corps tout entier est comparable au feu.

La Torah, semblable au feu

Pourquoi les Sages sont-ils comparés au feu ? Parce qu’ils étudient la Torah, et que la Torah elle-même est appelée Ech, le feu. Ainsi qu’il est écrit : « Halo kho devari… ka’ech », « Mes paroles ne sont-elles pas comme le feu ? », déclare le Saint béni soit-Il, HaKadoch Baroukh Hou. Puisque les paroles de D.ieu et celles de la Torah sont de la nature du feu, à plus forte raison (Kal Va’homer) les Sages qui en sont revêtus de la tête aux pieds ne sauraient-ils subir l’atteinte du feu du Guéhinnom.

L’enseignement de Réche Lakich sur les Pochéi Yisraël

Un autre maître, Réche Lakich, pousse cet enseignement plus loin encore : « Ein our chel Guéhinnom choletet bePochéi Yisraël », le feu du Guéhinnom n’a pas même d’emprise sur les Juifs que l’on ne qualifie pourtant pas de Sages, mais de Pochéi Yisraël, ceux qui peuvent parfois se laisser aller à fauter. Là encore, la démonstration procède d’un a fortiori, tiré cette fois du petit autel du Temple.

Le miracle du petit autel recouvert d’or

Ce petit autel, sur lequel on faisait brûler les encens dans le Hékhal, mesurait environ un mètre de hauteur sur cinquante centimètres de côté. Il était fait de bois recouvert d’une couche d’or extrêmement fine. Pourtant, matin et soir, l’on y consumait la kétoret sans que le feu n’entame jamais le bois qu’une si mince pellicule d’or protégeait. Rachi souligne qu’il s’agissait là d’un véritable miracle.

Emplis de Mitsvot comme la grenade de ses grains

De ce miracle, la Guemara tire sa conclusion : « Pochéi Yisraël meleim Mitsvot ka-rimon », les Juifs qui se laissent parfois aller à fauter sont malgré tout emplis de Mitsvot comme la grenade est emplie de ses grains. Ainsi qu’il est écrit : « Kefela’h ha-rimon rakatekh ». N’y lis pas rakatekh, « tes tempes », mais rekanin chebakhem, « les plus vides d’entre eux ». Telle une tranche de grenade sont les deux côtés du crâne de tout Juif : même ceux qui, hélas, se trouvent parfois vides de Torah demeurent emplis de Mitsvot. Et puisqu’ils débordent ainsi de Mitsvot, à plus forte raison (Kal Va’homer) nul mal ne saurait les atteindre.

Ainsi s’achève le traité ‘Haguiga, sur cette parole d’espérance : le feu qui consume ne peut rien contre l’âme du Juif, protégée par la Torah et par les Mitsvot dont elle est comblée.

 


Lundi 6 AV 5786
Rav Menahem Mendel Nisenbaum
Traité Makkot
(24a–24b)


Devant les ruines fumantes du Temple, quatre des plus grands sages d’Israël contemplent un spectacle déchirant : un renard sortant de l’endroit même du Saint des Saints. Trois d’entre eux fondent en larmes, mais Rabbi Akiva, lui, éclate de rire. Ce récit bouleversant du Talmud, lu et médité durant la période des Trois Semaines, révèle le secret d’un regard capable de percevoir, au cœur même de la destruction, la certitude absolue de la Guéoula.

 

Le Talmud, à la fin du traité Makot, rapporte l’un des épisodes les plus saisissants de la littérature de nos sages. Rabban Gamliel, Rabbi Eléazar ben Azarya, Rabbi Yehochoua et Rabbi Akiva montent ensemble à Jérusalem. Parvenus au mont du Temple, ils aperçoivent un renard qui sort de l’endroit où se trouvait le Saint des Saints, ce lieu d’une sainteté si redoutable que seul le Cohen Gadol, le Souverain Sacrificateur, pouvait y pénétrer, et uniquement le jour de Kippour.

Le contraste des réactions

Face à cette vision, la profanation atteint son comble : là où résidait la Présence divine dans toute son intensité, un animal sauvage rôde désormais parmi les décombres. Rabban Gamliel, Rabbi Eléazar ben Azarya et Rabbi Yehochoua ne peuvent retenir leurs larmes. Ils pleurent la perte, l’exil de la Chekhina, l’abaissement inouï du lieu le plus saint du monde.

Mais Rabbi Akiva, lui, rit.

Stupéfaits, ses compagnons l’interrogent : « Akiva, pourquoi ris-tu ? » Et lui de leur retourner la question : « Et vous, pourquoi pleurez-vous ? » Ils lui répondent que devant un tel spectacle, comment ne pas pleurer ? C’est alors que Rabbi Akiva dévoile la profondeur de son regard.

Le lien prophétique entre destruction et renaissance

Rabbi Akiva explique sa logique en associant deux prophéties que l’Écriture elle-même a liées l’une à l’autre. La première est celle d’Ourya, annonçant la destruction : « Sion sera labourée comme un champ », parole rapportée par le prophète Mikha et reprise dans le livre de Yirmiyahou. La seconde est celle de Zekharia, annonçant la renaissance : « Des vieillards et des femmes âgées s’assiéront encore dans les rues de Jérusalem », vision d’une ville rendue à la vie, à la paix et à la longévité de ses habitants.

Le verset d’Yechayahou associe explicitement ces deux témoins : « Je pris pour moi des témoins fidèles, Ourya le Cohen et Zekharia ». Or, plusieurs générations séparent ces deux prophètes. Pourquoi la Torah les unit-elle ? C’est que le destin de leurs deux prophéties est indissociablement lié : l’accomplissement de l’une garantit l’accomplissement de l’autre.

La certitude de la Rédemption

Pour Rabbi Akiva, le raisonnement est lumineux. Tant que la prophétie de la destruction ne s’était pas entièrement réalisée, un doute pouvait subsister quant à l’accomplissement de celle de la reconstruction. Mais dès lors que la parole d’Ourya s’est accomplie au mot près, jusqu’à ce renard sortant du Saint des Saints comme d’un champ abandonné, la preuve est faite que la parole divine ne revient jamais en arrière. La promesse de Zekharia se réalisera donc tout aussi sûrement, dans ses moindres détails.

Là où ses compagnons voyaient l’aboutissement d’une catastrophe, Rabbi Akiva percevait le commencement d’une promesse. Le renard n’était pas pour lui le signe de l’abandon, mais le sceau de la fidélité divine : si D.ieu a tenu Sa parole dans la rigueur, à combien plus forte raison la tiendra-t-Il dans la bonté.

« Akiva, tu nous as consolés ! »

Entendant ces paroles, les sages lui répondirent : « Akiva, tu nous as consolés ! Akiva, tu nous as consolés ! » Par ces mots répétés deux fois, les sages ne se contentent pas de saluer une belle idée : ils valident la vision de Rabbi Akiva, cette capacité de regarder au-delà de l’épreuve présente pour y apercevoir la lumière future.

Ce récit prend toute sa dimension durant la période des Trois Semaines, entre le 17 Tamouz et le 9 Av, où le peuple juif porte le deuil de la destruction du Beth Hamikdach. Le rire de Rabbi Akiva nous enseigne que le deuil lui-même est porteur d’espérance : chaque larme versée sur la destruction est en réalité un témoignage de foi en la reconstruction. Car celui qui pleure le Temple mérite de voir sa joie, comme l’affirment nos sages : « Quiconque prend le deuil de Jérusalem méritera de voir sa joie ».

Puissions-nous très bientôt voir de nos yeux l’accomplissement de la prophétie de Zekharia, avec la venue de Machia’h et la reconstruction du troisième Beth Hamikdach, rapidement et de nos jours. 


Dimanche 5 AV 5786
Rav Menahem Mendel Shapira
Traité Ketouvot


Le traité Ketoubot s’achève sur des images bouleversantes de l’amour que portaient nos Sages à la Terre d’Israël, embrassant ses rochers et se roulant dans sa poussière. Mais la Guémara ne s’arrête pas là : elle dévoile une promesse extraordinaire réservée aux temps de Machia’h, où même les arbres qui n’ont jamais rien produit donneront des fruits en abondance.

 

 

L’amour des Sages pour la Terre d’Israël

À la fin du traité Ketoubot, la Guémara nous raconte l’amour immense que témoignaient nos Sages envers la Terre d’Israël, chacun l’exprimant à sa manière, avec une intensité qui traverse les générations.

Lorsque Rabbi Abba arriva en Eretz Israël, il embrassa les rochers de la ville d’Aco, tant son attachement à cette terre était profond. Rabbi ‘Hanina, quant à lui, se consacra à aménager les routes qui menaient vers la Terre d’Israël, afin de faciliter le chemin de tous ceux qui souhaitaient s’y rendre.

Rabbi Ami et Rabbi Assi, lorsqu’ils dispensaient leurs cours de Torah, veillaient à se déplacer des endroits chauds vers les endroits plus frais, et inversement, des lieux froids vers les lieux chauds. Tout cela dans un seul but : ne jamais laisser échapper la moindre plainte sur le climat de la Terre d’Israël et manifester ainsi l’amour qu’ils lui portaient. Quant à Rabbi ‘Hiya bar Gamda, lorsqu’il parvint en Eretz Israël, il se roula dans sa poussière pour exprimer son amour et son attachement indéfectible à cette terre.

Une conclusion sur une note positive

La Guémara évoque ensuite les difficultés que connaîtront les Sages juste avant la venue de Machia’h. Mais fidèle à la tradition de conclure sur une note positive, c’est par une promesse lumineuse que s’achève le traité Ketoubot.

Rabbi ‘Hiya bar Achi enseigne au nom de Rav : dans les temps futurs, tous les arbres stériles de la Terre d’Israël donneront des fruits lorsque Machia’h viendra. D’où le savons-nous ? La Guémara apporte une preuve tirée du prophète Yoël, ainsi qu’il est écrit : « Car l’arbre donnera son fruit », et immédiatement après : « Le figuier et la vigne donneront leur richesse ».

Le raisonnement est le suivant : puisque le verset précise déjà que les vignes et les figuiers produiront leurs fruits en abondance, de quels arbres parle-t-il donc lorsqu’il dit simplement « l’arbre donnera son fruit » ? Il s’agit nécessairement des arbres qui n’ont jamais porté de fruits. Lorsque Machia’h viendra, tous les arbres donneront des fruits, même les arbres stériles.

Le Siyoum selon la demande du Rabbi

Hadran alakh Chnei Dayanei Guezeirot vesalika lah Massekhet Ketoubot : ainsi se conclut le traité Ketoubot.

Et conformément à la demande du Rabbi, qui souhaitait que l’on associe toujours la conclusion d’un traité, un Siyoum, aux deux Mitsvot de Ahavat Israël et de Tsedaka, ce moment d’étude s’achève par l’amour du prochain et par le don d’une pièce à la Tsedaka. Chavoua tov !

 


Vendredi 3 AV 5786
Rav Its’hak Sitruck
Traité Er’hin


 

 

Le traité ‘Erkhin : offrir au Temple la valeur d’une personne ou d’un bien

Le traité ‘Erkhin traite principalement, comme son nom l’indique, des « évaluations » : il s’agit du cas d’une personne qui décide d’offrir au Temple la valeur d’une personne ou d’un bien. La Torah fixe les règles précises de ces engagements, leur montant et les modalités de leur acquittement. Mais c’est sur un tout autre sujet que le traité s’achève, et c’est à ces dernières lignes que le Rav Sitruck a consacré son enseignement.

Le champ du Cohen face à l’année du Yovel

Dans les dernières lignes du traité, la Guemara cherche à établir si un champ offert en cadeau à un Cohen possède le même statut qu’un champ faisant partie du patrimoine familial de ce Cohen. Un principe est en effet clairement établi : un champ appartenant au patrimoine de la famille du Cohen peut être racheté à tout moment, et même lorsque survient la cinquantième année, l’année du Yovel, le Cohen conserve toujours le droit de récupérer son bien. La question est alors la suivante : un champ qui a été offert en cadeau à un Cohen bénéficie-t-il de ce même avantage ? Son propriétaire peut-il toujours le racheter, bien que la cinquantième année soit arrivée ?

La Guemara cite à l’appui le verset selon lequel les biens des Cohanim ont le statut de « possession éternelle », a’houzat olam. A priori, les Cohanim pourraient donc toujours racheter leurs biens. Peut-être faudrait-il alors considérer qu’un champ qui ne fait pas partie du patrimoine familial, mais qu’un Cohen a reçu en cadeau de la part d’un autre Juif, entre lui aussi dans le cadre de cet héritage éternel, et pourrait dès lors être racheté même après le passage de la cinquantième année.

La réponse de la Guemara : l’héritage familial seul est éternel

La Guemara conclut en tranchant la question. Lorsqu’il s’agit d’un champ qui fait partie du patrimoine familial de la famille du Cohen, celui-ci peut effectivement le racheter, même si l’année du Yovel est arrivée. En revanche, lorsqu’il s’agit d’un bien reçu en cadeau, le Cohen ne bénéficie pas de cet avantage : si le champ n’a pas été racheté avant la cinquantième année, il sera alors trop tard, et le bien sera réparti entre les Cohanim de la garde en fonction au début de cette année du Yovel. C’est sur cet enseignement que s’achève le traité, scellé par la formule traditionnelle du Hadran : « Nous reviendrons vers toi, traité ‘Erkhin ».

Un don à la Tsedaka pour s’associer à la joie du Sioum

Fidèle à la coutume qui associe l’étude à la générosité, le Rav Its’hak Sitruck a invité les auditeurs à joindre un don à la Tsedaka à ce Sioum, afin de prolonger la joie de la Torah par un acte de bonté concret. C’est par un chaleureux « Chabbat Chalom à tous » qu’il a conclu cette émission, transformant ainsi, l’espace de quelques minutes, les jours les plus sombres du calendrier en un moment de fête et d’élévation.

 


Jeudi 2 AV 5786
Rav Menahem Mendel Azimov
T
raité Sota


L’étude du traité Sota par le Rav Menahem Mendel Azimov, se conclu sur l’un des enseignements les plus saisissants du Talmud, consacré à la disparition apparente de la modestie et de la crainte de D.ieu après la mort de Rabbi Yehouda HaNassi. Deux Sages, Rav Yossef et Rav Na’hman, viennent pourtant témoigner que ces qualités demeurent bien vivantes parmi le peuple juif. Une conclusion qui s’achève par la formule traditionnelle du Hadrane et par un appel à renforcer la Tsedaka, qui rapproche la Délivrance finale.

 

Les derniers mots du traité Sota

Le traité Sota se conclut par ces mots de la Michna : « Michémet Rabbi, batla anava veyirat ‘het » – « Depuis la mort de Rabbi, ont cessé la modestie et la crainte de fauter ». La Guémara rapporte alors deux réponses étonnantes. Rav Yossef dit au récitateur de la Michna : « N’enseigne pas que la modestie a disparu, car moi, je suis là. » Et Rav Na’hman ajoute : « N’enseigne pas que la crainte de fauter a disparu, car moi, je suis là. »

Ainsi, la Guémara nous enseigne que le dernier maître réunissant pleinement les qualités de modestie et de crainte de D.ieu fut Rabbi Yehouda HaNassi, le rédacteur de la Michna, et que depuis son départ de ce monde, ces vertus se sont faites rares. Cependant, Rav Yossef affirme que la modestie existe encore, et Rav Na’hman témoigne que la crainte de D.ieu demeure toujours présente.

Un héritage qui ne s’éteint jamais

Loin d’être une manifestation d’orgueil, ces déclarations recèlent une leçon profonde : les qualités d’un véritable maître ne disparaissent pas avec lui. Elles se transmettent à ses disciples et continuent de vivre au sein du peuple juif, de génération en génération. L’enseignement de Rabbi Yehouda HaNassi n’a donc pas pris fin après sa mort : il demeure vivant parmi nous, et chacun peut, à son échelle, dire à son tour « je suis là » et incarner la modestie et la crainte du Ciel dans sa propre vie.

Le Hadrane, promesse de retour

L’étude s’achève par la formule consacrée : « Hadrane lakh Egla Aroufa ousslik lakh Massé’het Sota » – « Nous reviendrons vers toi, chapitre de « la génisse à la nuque brisée », et le traité Sota est achevé ». Cette formule traditionnelle, prononcée à la conclusion de chaque traité du Talmud, n’est pas un simple adieu : elle exprime l’espoir et l’engagement de revenir à cette étude dans l’avenir, car la Torah n’est jamais « terminée » – elle est un puits inépuisable auquel on revient sans cesse puiser.

La Tsedaka qui rapproche la Guéoula

Enfin, il convient de rappeler qu’il est essentiel de renforcer notre engagement dans la Mitsva de la Tsedaka. Comme l’enseignent nos Sages, « grande est la Tsedaka, car elle rapproche la Délivrance ». Chaque pièce donnée, chaque geste de bonté, hâte la venue de Machia’h et la Guéoula véritable et complète, très prochainement.

Participer chaque jour à un Siyoum vers 14h10 en direct sur Radio J
jusqu’au 15 Av

Un « Siyoum » est une fête qu’on organise lorsqu’on a achevé l’étude d’un traité talmudique.

Le Rabbi avait demandé qu’on organise un Siyoum pendant chacun des «neuf jours» et jusqu’au 15 Av puisqu’une telle joie sainte est permise durant cette période.

On peut participer à un Siyoum en direct sur hassidout.org ou en écoutant chaque jour (jusqu’au 15 Av) sur la radio juive (94.8 FM) une personne qui achève l’étude d’un traité.

 

ECOUTER RADIO J

Les usages Habad pour la lecture d’Ei’ha et les Kriot de Tich’a BeAv, par le Rav Avraham Barou’h Pevzner

Les usages Habad pour la lecture d’Ei’ha et les Kriot de Tich’a BeAv, par le Rav Avraham Barou’h Pevzner

 

À l’approche de Tich’a BeAv, jour où le peuple juif pleure la destruction des deux Temples, les usages du Minhag Habad confèrent à la lecture des Lamentations une sobriété toute particulière. Loin des parchemins et des bénédictions, la Meguilat Eikha se lit dans le recueillement d’un simple livre imprimé, chacun murmurant les versets pour son propre compte. Un éclairage sur ces coutumes, ainsi que sur la règle qui permet de lire les Kriot du jour dès que trois jeûneurs sont réunis.

 

 

Une lecture sans bénédiction

Selon le Minhag Habad, on ne récite jamais de Bera’ha avant la lecture d’Eikha, le Livre des Lamentations que le prophète Jérémie composa sur la destruction du premier Beth Hamikdach. Cette abstention demeure la règle en toutes circonstances : même lorsque la lecture se déroule en présence d’un Minyan, et même dans le cas où l’on disposerait d’un parchemin parfaitement cachère. Le principe est ferme et ne souffre pas d’exception, alors que dans certaines autres communautés l’officiant qui lit sur un rouleau prononce, lui, la bénédiction avant de commencer.

Cette réserve s’explique par un fondement bien établi de la Halakha, selon lequel on ne récite pas de bénédiction sur un simple usage. La lecture des Lamentations n’ayant pas le statut d’une obligation formelle assortie d’une Bera’ha, l’usage Habad choisit le silence liturgique, en parfaite cohérence avec l’atmosphère de deuil qui enveloppe cette nuit-là.

Le livre imprimé plutôt que le parchemin

Dans le prolongement de cette même sobriété, la coutume Habad veut que l’on lise Eikha dans un livre imprimé, qu’il s’agisse d’un recueil de Kinot ou d’un ‘Houmach, et non sur un parchemin. Cet usage rejoint une explication rapportée au nom du Levouch : les scribes n’avaient pas coutume de rédiger de tels parchemins, tant les rouleaux d’Eikha demeuraient rares. On y voit volontiers le signe d’une espérance, celle de voir le Neuf Av transformé en jour de joie et de fête avec la venue de la Guéoula, de sorte que ces parchemins de tristesse n’aient plus lieu d’être.

À cette première coutume s’en ajoute une seconde, qui touche à la manière même de dire les versets. L’usage veut que chacun lise Eikha pour son propre compte, à voix basse, et non que seul le Chalia’h Tsibour en fasse la lecture à voix haute pour l’ensemble de l’assemblée. Ainsi, tandis que l’officiant entonne les Lamentations sur une mélodie plaintive, chaque fidèle accompagne la lecture en murmurant les mots, comme pour épouser personnellement le deuil de la nation tout entière.

Trois jeûneurs suffisent pour les Kriot du jour

Le Minhag Habad se distingue également par une règle concernant la lecture de la Torah propre au jour de jeûne. Il suffit en effet que se trouvent dans l’assistance trois personnes accomplissant le Taanit pour que l’on puisse procéder aux Kriot réservées à cette journée. Cette condition allégée permet de préserver la lecture publique de la Torah même lorsque l’assemblée compte peu de jeûneurs.

Ces Kriot sont au nombre de deux, chacune à son office. Le matin, on lit le passage de Ki Tolid, où Moché évoque l’exil et le retour vers D.ieu ; l’après-midi, à Min’ha, on lit Vaye’hal, ce moment où Moché implore la miséricorde divine et où sont proclamés les treize attributs de clémence. Ainsi, du matin au soir, la journée de deuil demeure traversée par la parole de la Torah et par l’appel constant au pardon.

Le prophète qui discuta avec D.ieu : quand la lecture devient construction du Temple

Le prophète qui discuta avec D.ieu : quand la lecture devient construction du Temple

 

Le Rabbi a demandé d’étudier, durant les Trois Semaines, les lois de la « Maison d’élection », le Beth HaMikdach. Cette pratique n’est pas une simple coutume : elle repose sur un fondement majeur, un Midrach Tan’houma de la paracha Tsav, pierre angulaire de l’étude des sujets du Temple au temps de l’exil. Ce Midrach révèle un dialogue saisissant entre le prophète Yé’hezkiel et le Saint béni soit-Il, dont la conclusion bouleverse notre regard sur l’étude elle-même.

 

 

 

Lire, répéter, s’investir

Le Midrach enseigne au nom de Rav Chemouel bar Abba : « Le Saint béni soit-Il a dit à Israël : bien que le Beth HaMikdach soit destiné à être détruit et que les sacrifices soient abolis, ne vous oubliez pas d’ordonner les sacrifices ; veillez à les lire et à les répéter. Et si vous vous y investissez, Je vous le compterai comme si vous étiez occupés à offrir les sacrifices eux-mêmes. »

Avant même la destruction, le Saint béni soit-Il s’adresse à Israël et l’avertit : lorsque Le Temple sera détruit, qu’ils n’oublient pas d’ordonner les sacrifices. Les paroles du Midrach distinguent trois degrés : lire, répéter, et au-delà encore, s’investir. Or c’est précisément sur ce troisième degré que porte la promesse divine.

Qu’est-ce que « s’investir » ? C’est toute la différence entre l’ouvrier et le patron d’une affaire. L’ouvrier termine sa journée de travail et rentre chez lui. Le patron, lui, même après avoir fermé sa boutique, y garde la tête plongée : que fera-t-il demain, et comment le fera-t-il ?

Le débat entre Yé’hezkiel et le Saint béni soit-Il

Le Saint béni soit-Il montre au prophète Yé’hezkiel la forme du Temple et lui ordonne : « Décris à la maison d’Israël ce Temple, afin qu’ils rougissent de leurs fautes, et qu’ils en mesurent le plan » (Yé’hezkiel 43, 10). C’est sur cette prophétie que s’est appuyée la construction pour les générations, comme l’écrit le Rambam : les hommes du Second Temple « le bâtirent selon la construction de Chelomo, et en s’inspirant des éléments explicités dans Yé’hezkiel ».

Mais Yé’hezkiel n’accepte pas la mission avec simplicité : « Maître du monde, nous sommes encore plongés dans l’exil, sur la terre de nos ennemis, et Tu me dis d’aller annoncer à Israël la forme du Temple ? Peuvent-ils donc la construire ? Laisse-les, jusqu’à ce qu’ils remontent de l’exil ! »

Et le Saint béni soit-Il de répondre : « Et parce que Mes enfants sont en exil, la construction de Ma Maison devrait-elle être suspendue ? Sa lecture dans la Torah est aussi grande que sa construction. Va leur dire de s’investir dans la lecture de la forme du Temple dans la Torah, et en récompense de cette lecture dans laquelle ils s’investiront, Je leur compterai comme s’ils étaient occupés à la construction du Temple. »

Là où se trouve la pensée de l’homme

À première vue, on pourrait comprendre cette réponse comme des paroles d’encouragement. Le Baal Chem Tov enseigne que là où se trouve la pensée de l’homme, là il se trouve tout entier. On avait coutume de le dire avec humour sur le verset « Ceux-ci s’appuient sur les chars, ceux-là sur les chevaux, mais nous, c’est le Nom de l’Éternel notre D.ieu que nous invoquons » : ceux-ci se trouvent dans les chars et ceux-là sur les chevaux, mais nous, dès l’instant où nous nous occupons des choses du Ciel, nous nous trouvons « dans le Nom de l’Éternel », dans un tout autre lieu.

Selon cette lecture, le Saint béni soit-Il dirait à Yé’hezkiel : va leur insuffler de la vitalité, dis-leur que bientôt le Beth HaMikdach se dressera sur son emplacement, et que la situation difficile n’est que passagère.

Tout est provisoire

On raconte qu’un notable de communauté confia à son Rav : « J’ai l’habitude de recevoir la sixième montée à la Torah, et si on ne me la donne pas, je m’emplis de colère et d’orgueil. » Le Rav ordonna au responsable de la synagogue de ne lui donner, le Chabbat suivant, que le simple enroulement du Sefer Torah, la guelila. Le responsable, mort de peur, l’en avertit à l’avance. L’homme monta sereinement et accomplit la guelila. Il expliqua ensuite : « Puisque je savais que le Rav se tenait derrière cette décision, je savais que tout cela était provisoire. » Le Rav lui répondit : « C’est exactement cela : dès lors qu’un homme sait qu’une chose est provisoire, rien ne l’ébranle. »

C’est dans le même esprit que le ‘Hafets ‘Haïm répondit à un visiteur qui lui demandait où étaient ses meubles : « Moi aussi, je ne fais que passer ici. Chez moi aussi, tout est provisoire. »

Non pas un encouragement, mais une construction

Mais tel n’est pas le sens véritable. Le Saint béni soit-Il ne dit pas : « Dis-leur qu’ensuite tout ira bien. » Il dit tout autre chose : l’étude de la forme du Temple, maintenant, est considérée devant Lui comme s’ils construisaient maintenant le Beth HaMikdach. La lecture elle-même est la construction. Selon les termes du verset : qu’ils délaissent la préoccupation de leurs fautes et commencent à mesurer le plan.

C’est comparable à un architecte assis devant le plan d’un édifice, qui y travaille des semaines durant. Pour l’architecte, le bâtiment est déjà construit : il le voit à l’intérieur du plan. Celui qui vit le plan se trouve déjà à l’intérieur du bâtiment.

Etude des Lois du Temple pendant les 3 semaines : Semaine 1 – Rav Menahem Altabé

Etude des Lois du Temple pendant les 3 semaines : Semaine 1 – Rav Menahem Altabé

 

Le Rabbi a demandé que la période des Trois Semaines soit marquée par un accroissement de l’étude de la Torah et des dons à la Tsedaka, conformément au verset : « Sion sera rachetée par le droit, et ses captifs par la Tsedaka. » Il a tout particulièrement appelé, à de nombreuses reprises, à étudier les passages de la Torah qui traitent de la construction du Beth Hamikdach. Cette demande puise sa source dans un dialogue saisissant, rapporté par le Midrach, entre D.ieu et le prophète Ézéchiel.

 

Loin de n’être qu’un temps de deuil, les Trois Semaines qui séparent le 17 Tamouz du 9 Av constituent, selon l’enseignement du Rabbi, une période propice à l’élévation. Le Rabbi a demandé que ces jours soient consacrés à une augmentation de l’étude de la Torah et de la générosité envers autrui, en écho au verset du prophète Isaïe : « Sion sera rachetée par le droit, et ceux qui reviennent à elle, par la Tsedaka. »

Mais au-delà de cette recommandation générale, le Rabbi a insisté, en de multiples occasions, sur un point précis : l’étude des parties de la Torah qui décrivent la construction du Saint Temple, ses mesures et sa structure.

Pourquoi étudier ces lois précisément ?

Le Rabbi a fondé sa demande sur un dialogue rapporté dans le Midrach, qui se déroula après que D.ieu eut ordonné au prophète Ézéchiel d’aller enseigner au peuple juif, alors en exil, les mesures et la forme du troisième Temple.

Ézéchiel s’adressa à D.ieu en ces termes : « Maître du monde, pourquoi me dis-Tu d’aller enseigner à Israël la forme de Ta demeure ? Ils se trouvent à présent en exil, dans le pays de nos ennemis. Que peuvent-ils donc faire ? Laisse-les donc jusqu’à ce qu’ils reviennent de l’exil ; alors, je leur enseignerai. »

D.ieu lui répondit : « La construction de Ma demeure devrait-elle être délaissée parce que Mes enfants sont en exil ? L’étude de la forme du Temple, telle qu’elle est donnée dans la Torah, équivaut à sa construction même. Va leur enseigner la forme du Temple. En récompense de leur étude, Je considérerai qu’ils se sont véritablement consacrés à sa construction. »

Une étude tournée vers la Délivrance

Ainsi, celui qui se plonge dans les lois du Beth Hamikdach n’accomplit pas un simple exercice intellectuel : aux yeux de D.ieu, il participe concrètement à l’édification de Sa demeure.

Et c’est tout particulièrement notre génération, qui se tient sur le seuil de la Délivrance, qui se doit d’étudier ces lois avec la conscience claire qu’elles deviendront tout à fait pratiques dans un avenir très proche, avec la venue de Machia’h et la construction du troisième Beth Hamikdach, rapidement et de nos jours.

ETUDE DE LA 2eme SEMAINE

ETUDE DE LA 3eme SEMAINE


Rambam- Maïmonide
Lois du second Temple
(chapitre 1, 2 et début du 3e)


 

1 - Construire le Temple!

2 - Les accessoires du Temple

3 - Un Temple en or ?

4 - Un autel extrêmement précis!

5 - L'autel et sa rampe!

6 - Comment construire l'autel?

7 - Le candélabre

 


La prophétie de Yéhèzkel
Le 3ème Temple
(Chapitre 1)


1 - La vision de la muraille du 3e Temple!

2 - Les portes d'entrée du 3e Temple

3 - Mesurer pour ressusciter!

4 - Le parvis des femmes du 3e Temple!

 

5 - Le parvis intérieur du 3e Temple

6 - Ne perds pas le nord du 3e Temple

7 - Loges des Lévites et des prêtres

 

Pourquoi le Temple n’était-il pas construit sur un terrain plat ? La réponse du Rabbi

Pourquoi le Temple n’était-il pas construit sur un terrain plat ? La réponse du Rabbi

 

Dans les Halakhot Beth HaBe’hira, le Rambam décrit avec une précision étonnante les degrés que gravissait celui qui montait au Beth HaMikdach, bâti sur la pente de la montagne. Le Rabbi s’interroge : pourquoi un code de lois s’attarde-t-il sur un détail qui semble purement topographique ? La réponse dévoile toute la différence entre le Michkan du désert et le Temple de Jérusalem, et la manière dont la sainteté a pénétré la matière elle-même.

 

Rav Chmouel Rabinovitch,
Roch Kollel Tiferet Levi Its’hak de Ramat Chlomo

 

 

La description minutieuse du Rambam

Nous étudions les Halakhot Beth HaBe’hira, les lois de la Maison d’élection. Au chapitre 6, le Rambam enseigne que le Sanctuaire tout entier ne se trouvait pas sur un terrain plat, mais sur la pente de la montagne. Il détaille le parcours de celui qui y pénétrait : l’homme traversait d’abord le ‘Heil sur un sol égal, puis montait douze degrés vers la Ezrat Nachim, la cour des femmes. Il traversait ensuite toute la Ezrat Nachim sur un sol égal, puis gravissait quinze degrés pour accéder à la Ezrat Israël. De la Ezrat Israël à la Ezrat Cohanim, la cour des prêtres, se trouvait un degré unique, haut d’une Ama, une coudée. Après avoir traversé la Ezrat Cohanim sur un sol égal, il montait encore douze degrés jusqu’au Oulam, le vestibule, tandis que le Oulam, le Heikhal et le Saint des Saints se trouvaient, eux, au même niveau.

Le Rabbi pose alors une question : le Michné Torah du Rambam est un livre de lois. Pourquoi le Rambam nous rapporte-t-il un élément qui, en apparence, ne relève pas de la Halakha ? Et le Rabbi répond : du fait même que le Rambam prend soin de rapporter tout cela, en précisant exactement où l’on monte et comment l’on monte, à travers ces quatre passages successifs, du ‘Heil à la Ezrat Nachim, de la Ezrat Nachim à la Ezrat Israël, de la Ezrat Israël à la Ezrat Cohanim, puis douze degrés encore jusqu’au Heikhal, il faut nécessairement conclure que ces degrés ne s’expliquent pas seulement par la réalité du terrain. Certes, le Temple fut bâti sur la pente de la montagne, mais si la déclivité du sol n’avait été qu’une contrainte technique, le Rambam n’aurait pas déployé tant de précision dans sa formulation. Puisqu’il ne s’agissait pas d’un simple problème technique, il y a là un principe essentiel : toutes ces montées devaient exister en elles-mêmes.

Une formulation négative qui interpelle

Le Rabbi relève encore une précision dans le langage du Rambam. Celui-ci commence ainsi : « Le Sanctuaire tout entier n’était pas sur un terrain plat, mais sur la pente de la montagne. » En apparence, il aurait suffi d’écrire directement : « Le Sanctuaire tout entier était sur la pente de la montagne. » Pourquoi commencer par une négation, « il n’était pas sur un terrain plat » ?

L’explication est la suivante. Selon l’opinion du Rambam, l’accomplissement du commandement « Ils Me feront un Sanctuaire », à travers la construction du Beth HaMikdach, constitue le prolongement de ce que fit Moché Rabbénou dans le désert. Où ce commandement est-il en effet écrit ? « Ils Me feront un Sanctuaire et Je résiderai parmi eux », verset qui porte en réalité sur le Michkan, le Tabernacle. Le Temple n’est donc pas une institution entièrement nouvelle : le Beth HaMikdach est la continuation du Michkan.

Or le Michkan se dressait entièrement sur un sol plat. Il est écrit que les nuées aplanissaient tout le terrain devant les enfants d’Israël dans le désert ; on ne trouve nulle part qu’ils montaient et descendaient, tout était égal. Et nos Sages l’expliquent également : on ne trouve pas dans le Michkan la moindre mention de degrés, tout se tenait sur une surface plane.

Dès lors, puisque le Mikdach est la continuation du Michkan, on aurait pu penser qu’il devait lui aussi se dresser sur un terrain plat, et que la pente de la montagne n’était qu’une donnée du terrain que l’on aurait pu contourner. C’est précisément ce que le Rambam vient nous enseigner par sa formulation négative : le Temple, bien qu’il prolonge le Michkan, comportait un élément radicalement nouveau. Ce n’est pas par hasard qu’il ne se trouvait pas sur un terrain plat comme le Michkan, et qu’il fallut lui aménager ces montées particulières. Nous comprenons d’ici qu’il y a dans le Mikdach une dimension supplémentaire par rapport au Michkan.

Du Tabernacle de bois au Temple de pierre

L’Admour Hazakène enseigne que le Michkan était construit selon les trois règnes de la création : le sol était du Domem, du minéral ; les poutres de bois tout autour relevaient du Tsomea’h, du végétal ; et le toit, fait de peaux d’animaux, relevait du ‘Haï, du vivant. Le Michkan réunissait ainsi exactement le minéral, le végétal et l’animal.

Le Beth HaMikdach, lui, n’était plus construit ainsi. Il est écrit qu’il était tout entier de pierre, et même les quelques poutres de bois qui soutenaient le toit étaient recouvertes, de sorte qu’on ne les voyait pas. Le Mikdach relevait donc, en apparence, d’un tout autre statut. Et l’Admour Hazakène soulève ici une interrogation : le Beth HaMikdach, qui représente un niveau si élevé, n’aurait-il pas dû, en apparence, être fait d’autre chose que de Domem, le minéral étant le degré le plus bas de la création ? Il vient précisément expliquer que c’est dans le lieu le plus bas que resplendit le dévoilement le plus grand.

Avant le don de la Torah : une sainteté qui ne pénétrait pas le monde

Pour comprendre ce principe, il faut rappeler que le Michkan était construit de manière à être le cœur du campement. Ainsi qu’il est écrit, Yaakov Avinou avait déjà organisé les tribus : il connaissait le chef de chacune d’elles, il leur avait attribué leurs étendards et déterminé la place de chacune tout autour. Rien de cela n’était fortuit. Lorsqu’ils marchaient dans le désert, ils avançaient tous ensemble et campaient dans cet ordre, et le Michkan constituait le centre de tout : au milieu de tous se tenait le Michkan.

Pourquoi ? Parce que le Michkan fut, de fait, le premier dévoilement divin établi dans le monde. Avant le don de la Torah, les mondes supérieurs demeuraient en haut et les mondes inférieurs en bas : la puissance divine ne pénétrait pas dans le monde. À tel point que nos Sages l’expliquent ainsi : les Patriarches accomplirent toute la Torah, mais ils ne pouvaient même pas mettre les Téfilines, car il y est écrit « Je suis l’Éternel ton D.ieu qui t’ai fait sortir du pays d’Égypte », et toutes ces sections de la Torah n’existaient pas encore. Comment les accomplirent-ils alors ? Il est écrit que Yaakov Avinou, avec les bâtons qu’il écorçait, atteignait les intentions profondes des Téfilines.

Qu’est-ce que cela signifie ? Les Patriarches étaient attachés au Saint béni soit-Il d’un attachement tel qu’ils étaient une Merkava, un char de la Divinité. Tout leur être, chacun de leurs actes était Divinité ; il était inconcevable qu’ils accomplissent quoi que ce soit qui ne fût pas Divinité. Mais cela ne se fixait pas dans le monde. On l’illustre ainsi : il est écrit qu’Avraham Avinou convertit tant d’âmes, que Sarah en convertit également, puis Its’hak à son tour. Et pourtant, lorsqu’ils descendirent en Égypte, ils n’étaient que soixante-dix âmes. Où étaient les dizaines et les centaines de milliers qui auraient dû se trouver là ? Cela n’avait pas pénétré le monde. Ils avaient agi, ils avaient révélé la parole de D.ieu, mais faire descendre concrètement la sainteté à l’intérieur du monde, cela n’advint qu’au don de la Torah.

Le don de la Torah : quand les voix ne produisaient pas d’écho

Il est écrit : « L’Éternel descendit sur le mont Sinaï », dans les voix et les éclairs. Or nos Sages enseignent que ces voix n’étaient pas comme les nôtres : lorsqu’un homme parle en un lieu donné, sa voix produit un écho ; là, il n’y eut pas d’écho. Pourquoi ? Parce que les voix pénétrèrent à l’intérieur des mondes.

Lorsque nous considérons le changement survenu entre l’avant et l’après du don de la Torah, nous voyons que le monde s’est affiné. Désormais, quand un Juif accomplit une Mitsva, qu’il met les Téfilines, qu’il fait un acte de bonté, qu’il prend une pièce et la donne à la Tsedaka, il ne se contente pas d’exécuter la parole de D.ieu : nos maîtres expliquent qu’il révèle les étincelles de sainteté enfouies dans le monde matériel. Il élève le monde.

Le Michkan voyageait, le Mikdach a sanctifié le lieu

Le Michkan était, en son temps, une structure provisoire. On ne le fit pas comme un édifice permanent ; bien plus, il voyageait avec les enfants d’Israël. Partout où ils allaient, le Michkan allait avec eux, et dès que la nuée s’élevait au-dessus du Michkan, ils savaient qu’ils devaient se remettre en route. Le Michkan fut ainsi le premier lieu où le Saint béni soit-Il établit la sainteté, faisant descendre d’en haut une sainteté considérable. Mais après le Michkan, après son passage à Guilgal puis dans les autres lieux, lorsque le roi David acquit l’emplacement du Temple et le prépara, et que le roi Chelomo le construisit, dès lors les Bamot, les autels particuliers, furent interdits à jamais : on ne pouvait plus offrir de sacrifices ailleurs qu’au Temple. C’est-à-dire que le lieu lui-même avait reçu la sainteté.

Le Rambam le rapporte également au sujet de l’emplacement du Mizbéa’h, l’autel : c’est le lieu le plus sacré qui soit. C’est là, écrit-il, que le Saint béni soit-Il créa Adam, le premier homme, de la poussière de cet endroit ; c’est là qu’Avraham Avinou se tint, et c’est là que Yaakov s’endormit. Il y avait une sainteté dans l’essence même du lieu du Mikdach.

Dans le Michkan, en revanche, le sol ne portait aucune sainteté. Pourquoi ? Parce qu’il se trouvait dans le désert : dès qu’ils quittaient l’endroit, rien n’y demeurait. Le mont Sinaï lui-même ne resta pas saint. Où la sainteté s’est-elle donc fixée ? Uniquement dans le Beth HaMikdach, où elle pénétra à l’intérieur du lieu. Quant à Guilgal, la sainteté n’y est apparemment pas demeurée. C’est seulement au Mikdach qu’il y a une sainteté dans le sol même. Et que signifie une sainteté dans le sol ? Que la Torah a pénétré à l’intérieur des mondes, à l’intérieur du monde.

Des fenêtres pour que la lumière sorte

À tel point que l’on fit dans le Mikdach des fenêtres « larges à l’extérieur et étroites à l’intérieur ». Pourquoi ? D’ordinaire, on perce une fenêtre pour que la lumière entre ; ici, c’était l’inverse : pour que la lumière sorte du Mikdach et se répande, influençant le monde entier.

Nos Sages expliquent en effet que dix miracles s’accomplissaient au Beth HaMikdach. Dans le premier Temple, tout venait d’en haut vers le bas, et l’on voyait les miracles de manière tangible. On voyait le feu descendre d’en haut. S’y trouvait le Saint Arche avec les Tables de la Loi ; s’y trouvait aussi le bâton d’Aharon, dont on voyait qu’il avait fleuri, ainsi que la fiole de manne. Sans parler de la fumée de l’encens qui montait toute droite, sans que le vent ne la fasse dévier ; de l’absence de toute odeur au Beth HaMikdach, alors qu’on y égorgeait des animaux sans discontinuer ; et du fait qu’on n’y vit jamais une mouche. Ainsi est-il écrit : le Beth HaMikdach était un lieu de sainteté, et il est dit à ce sujet que la sainteté ne se déplace pas de son lieu.

Tant que le Michkan se dressait au-dehors, sur un simple terrain, la sainteté ne pénétrait pas le sol. Les objets que le Saint béni soit-Il avait ordonné de fabriquer, le Saint Arche, la Menora, les poutres, étaient, eux, pénétrés de sainteté : il était interdit à quiconque de s’en approcher, et même parmi les fils de Lévi, celui qui portait les poutres ne portait pas le Saint Arche, chacun étant attaché à son propre degré de sainteté. Mais au Beth HaMikdach, la sainteté avait déjà pénétré la maison elle-même, la sainteté avait pénétré les mondes.

Des degrés dans la sainteté : le sens profond des marches

Or dans ces mondes, il existe désormais un ordre et une gradation. Lorsque la sainteté pénètre la terre, le sol, le minéral, lorsque le Domem devient saint et se trouve élevé, alors il faut des degrés. Ce n’est pas un hasard si, de la Ezrat Nachim, il fallait monter douze marches : là, la sainteté était déjà plus grande. Puis, de la cour d’Israël, un degré supplémentaire de sainteté menait jusqu’au domaine des Cohanim, et de là encore vers une sainteté plus haute. Toute cette sainteté découle de « Ils Me feront un Sanctuaire et Je résiderai parmi eux » : la sainteté avait désormais pénétré. Ce n’était plus comme au temps des Patriarches, où chaque action générait certes de la sainteté, mais sans se fixer dans le monde.

Le pèlerinage : venir voir et être vu

C’est dans cet esprit qu’il faut comprendre les Olé Réguel, ceux qui montaient en pèlerinage au Temple. Il est écrit qu’ils doivent venir « paraître devant la face de l’Éternel », et nos Sages enseignent : de même qu’ils viennent voir, ainsi viennent-ils être vus. Ce n’est donc pas un simple déplacement : chaque Juif qui monte au Temple reçoit la sainteté du lieu.

La Guemara, au traité ‘Haguiga, enseigne que cela concerne même un petit enfant. Il existe une controverse entre Beth Chammaï et Beth Hillel : faut-il faire monter au Beth HaMikdach un enfant dès qu’il peut chevaucher les épaules de son père, ou seulement lorsqu’il peut marcher sur ses propres jambes, puisque le pèlerinage des trois fêtes, les Chaloch Regalim, implique littéralement de monter « par ses pieds » ?

Lorsque nous avons étudié ce traité, la question s’est posée : que se passe-t-il pour un si petit enfant ? Dira-t-on qu’il s’agit ici de la Mitsva d’éducation ? Se souviendra-t-il de quelque chose ? Il ne se souviendra de rien. On pourrait certes prendre la chose simplement : pour un enfant, être porté sur les épaules de son père et monter au Beth HaMikdach est une expérience extraordinaire, et l’on pourrait s’en tenir à cette explication naturelle. Mais on peut l’expliquer tout autrement : puisqu’une telle sainteté réside en ce lieu, la sainteté agit sur l’enfant. Et où le voyons-nous ? La Guemara le rapporte au sujet de Rabbi Yehochoua, dont la mère apportait le berceau à la maison d’étude alors qu’il était tout petit. Pourquoi ? Pour que la sainteté pénètre en lui.

Le regard du Tsadik : le récit du Rav Yoel Kahan

Il existe un principe : lorsqu’on amène un enfant dans un lieu saint, la sainteté pénètre en lui. Un récit remarquable l’illustre, concernant le Rav Yoel Kahan. Peu après le départ de ce monde de l’Admour précédent, avant même que le Rabbi n’accepte officiellement la direction du mouvement, son père lui envoya une lettre lui annonçant qu’un membre de la famille s’était éloigné du chemin de la Torah. Le Rav Yoel raconta qu’il éprouvait une grande crainte à entrer chez le Rabbi, mais qu’il se ressaisit, entra et lui rapporta la chose. Le Rabbi lui demanda alors : lorsque le Rabbi précédent séjournait ici, en Terre Sainte, cette personne a-t-elle vu le Rabbi précédent, et le Rabbi précédent l’a-t-il vue ? Le Rav Yoel répondit qu’il était certain que son père l’avait emmenée, alors qu’elle était toute petite, et qu’elle avait donc assurément vu le Rabbi précédent, lequel l’avait vue également. Le Rabbi conclut : « S’il en est ainsi, tout ira bien. »

On voit d’ici que parfois, un seul regard, le fait de contempler un Tsadik ou d’être vu par lui, exerce déjà une influence. Il en va de même du Beth HaMikdach : il fut construit ainsi à dessein, pour que tu saches que tout au long de ta montée en pèlerinage, tu t’élèves de sainteté en sainteté.

Recevoir la sainteté exige de donner de soi

C’est pourquoi celui qui s’élève ainsi de sainteté en sainteté doit également apporter un sacrifice, le Korban Réiya, l’offrande de la vision, tel un présent. En quoi consiste ce présent ? Il existe le Korban ‘Haguiga, l’offrande de fête, dont une partie est consommée par l’homme tandis que l’autel en consume une autre. Mais le Korban Réiya, lui, est entièrement consacré à D.ieu. Pourquoi entièrement ? Parce que si tu viens là et que tu reçois la sainteté, tu dois toi aussi donner quelque chose de toi-même. Si tu n’as pas œuvré, si tu n’as accompli aucune action, la sainteté ne se fixe pas en toi. Tu as vu, certes, et c’est très important ; mais tu dois aussi accomplir un acte lié à cette vision : apporter l’offrande de la vision.

Qu’avec l’aide de D.ieu s’accomplisse bientôt la prière : « Que nos yeux contemplent Ton retour à Sion avec miséricorde. »

« Donner l’équivalent de 2 ou 3 repas  à la Tsédaka » (vendredi 25 juillet 2025) : L’instruction du Rabbi  pour la veille de Roch Hodech Av

« Donner l’équivalent de 2 ou 3 repas à la Tsédaka » (vendredi 25 juillet 2025) : L’instruction du Rabbi pour la veille de Roch Hodech Av

Il y a un mouvement croissant parmi les cercles d’Anash pour suivre les instructions du Rabbi concernant les jours de « Bein Hametsarim », les trois semaines, y compris une instruction que beaucoup ne connaissent pas : donner à la charité, la veille du mois d’Av, une somme équivalente à deux repas, voire trois repas. En d’autres termes, cette donation vise à remplacer le jeûne habituellement observé pendant cette journée.

 

*Source : Introduction du livre « הלכות בית הבחירה להרמב »ם עם חידושים וביאורים », rédigé par le Rav Avraham Barou’h Pevzner*

 

LA PÉRIODE DES 3 SEMAINES

1) Étudier les lois du Beth Hamikdach (Sefer Ye’hezkel à partir du Perek 40, Massé’het Midot, Hil’hot Beth Habé’hira du Rambam).

2) Durant les jours de « Béne Hamétsarim » (3 semaines), il faudra ajouter en plus dans l’étude de la Torah et le don de la Tsédaka *(par exemple : quelques minutes en plus par jour et quelques pièces en plus de Tsédaka)*.

3) Les 3 semaines sont divisées en 5 périodes : *À chacune de ces périodes, il faudra ajouter dans l’étude de la Torah et le don de la Tsédaka.*
1. Du 17 Tamouz jusqu’à Roch ‘Hodech Av
2. À partir de Roch ‘Hodech Av, début des 9 jours
3. La semaine de Ticha Béav
4. La veille de Ticha Béav
5. Jour de Ticha Béav

4) La veille de Roch ‘Hodech Av (cette année, vendredi 25 juillet 2025), le Rabbi demande d’ajouter de façon spéciale dans l’étude de la Torah, la Téphila et la Tsédaka.
La Tsédaka donnée Erev Roch Hodech Av, pour chaque membre de la famille, doit doit être d’un montant équivalent à 2 repas ou si possible 3 repas (la valeur d’un repas est estimée habituellement à 5€ et au minimum à 2€). Cliquez ici pour faire une Tsedaka en ligne
La décision d’accomplir ces instructions doit être prise avant les 3 semaines. Ceux qui ne l’auront pas fait avant, devront le faire au plus tôt.
Ceux qui n’auront pas pu le faire le jour même, pourront se rattraper les jours suivants.

5) Écouter un siyoum chaque jour *(en direct environ vers 14h30 sur Radio J)*.

6) Faire un effort particulier en ce qui concerne les Mivtsaïm *(par exemple : mettre les Téfilines à ceux qui ne les ont pas encore mis, installer et faire vérifier les Mézouzot dans des maisons, etc.)*.

 

 

« Donner l’équivalent de 2 ou 3 repas  à la Tsédaka » (vendredi 25 juillet 2025) : L’instruction du Rabbi  pour la veille de Roch Hodech Av

Instruction du Rabbi pour la veille de Roch Hodech Av (vendredi 25 juillet 2025) : « Donner l’équivalent de 2 ou 3 repas à la Tsédaka »

Il y a un mouvement croissant parmi les cercles d’Anash pour suivre les instructions du Rabbi concernant les jours de « Bein Hametzarim », les trois semaines, y compris une instruction que beaucoup ne connaissent pas : donner à la charité, la veille du mois d’Av, une somme équivalente à deux repas, voire trois repas. En d’autres termes, cette donation vise à remplacer le jeûne habituellement observé pendant cette journée.

LA PÉRIODE DES 3 SEMAINES

1) Etudier les lois du Beth Hamikdach (Sefer Ye’hezkel à partir du Perek 40, Massé’het Midot, Hil’hot Beth Habé’hira du Rambam).

2) Durant les jours de « Béne Hamétsarim » (3 semaines), il faudra ajouter en plus dans l’étude de la Torah et le don de la Tsédaka (Par exemple: quelques minutes en plus par jour et quelques pièces en plus de Tsédaka).

3) Les 3 semaines sont divisées en 5 périodes:
A chacune de ces périodes, il faudra ajouter dans l’étude de la Torah et le don de la Tsédaka.

  1. – Du 17 Tamouz jusqu’à Roch ‘Hodech Av
  2. – A partir de Roch ‘Hodech Av, début des 9 jours,
  3. – La semaine de Ticha Béav
  4. – La Veille de  Ticha Béav
  5. – Jour de Ticha Béav

4) La veille de Roch ‘Hodech Av (cette année, vendredi 25 juillet 2025), le Rabbi demande d’ajouter de façon spéciale dans l’étude de la Torah, la Téphila et la Tsédaka.  

La Tsédaka donnée Erev Roch Hodech Av, pour chaque membre de la famille, doit doit être d’un montant équivalent à 2 repas ou si possible 3 repas (la valeur d’un repas est estimée habituellement à 5€ et au minimum à 2€). Cliquez ici pour faire une Tsedaka en ligne

La décision d’accomplir ces instructions doit être prise avant les 3 semaines. Ceux qui ne l’auront pas fait avant, devront le faire au plus tôt.

Ceux qui n’auront pas pu le faire le jour même, pourront se rattraper les jours suivants.

5) Ecouter un siyoum chaque jour (En direct environ vers 14h30 sur Radio J).

6) faire un effort particulier en ce qui concerne les Mivtsaïm (Par exemple: mettres les Téfilines à ceux qui ne les ont pas encore mis, installer et faire vérifier les Mézouzot dans des maisons etc..).

Source: Introduction du livre « הלכות בית הבחירה להרמב »ם עם חידושים וביאורים », rédigé par le Rav Avraham Barou’h Pevzner

 

 

 

Du 1er au 15 Av 5786 :  Siyoum en direct vers 14h05 sur « Radio J »

A partir de Roch Hodech Av 5784 : Siyoum en direct à 14h10 sur « Radio J », jusqu’au 15 Av

ECOUTER RADIO J


Lundi 5 août 2024 – Roch Hodech Av 5784 : Rav Menahem Mendel Azimov – Traité Sotta


Mardi 6 août 2024 – 2 Av 5784 : Rav Levi Azimov – Traité Tamid


Mercredi 7 août 2024 – 3 Av 5784 : Rav Mendel Nisenbaum – Traité ‘Haguigua


Jeudi 8 août 2024 – 4 Av 5784 : Rav Itshak Sitruck – Traité Makot


Vendredi 9 août 2024 – 5 Av 5784 : Rav Chmouel Lubecki  – Traité Meguila


Dimanche 11 août 2024 – 7 Av 5784 : Rav Meir Lachkar – Traité ‘Haguigua


Lundi 12 août 2024 – 8 Av 5784 : Rav Mendel Nisembaum – Traité Makot


Mardi 13 août 2024 – 9 Av 5784 : Rav Mendel Uzan – Traité Moed Katan


Mercredi 14 août 2024 – 10 Av 5784 : Rav Mihael Mellul – Traité Avoda Zara


Jeudi 15 août 2024 – 11 Av 5784 : Rav Mihael Mellul – Traité Sotta


Vendredi 16 août 2024 – 12 Av 5784 : Rav Chmouel Lubecki – Traité Meguilla


Dimanche 18 août 2024 – 14 Av 5784 : menahem Mendel Sapira – Traité Moed Katan


Lundi 19 août 2024 – 15 Av 5784 : menahem Elbaz – Traité Taanit


 

 

A partir de Roch ‘Hodech Av (cette année lundi 5 août),

– On ne mange pas de viande et on ne boit pas de vin (sauf Chabbat) en souvenir des jours terribles qui aboutirent à la destruction du Temple de Jérusalem
– On ne fait pas de couture
– On ne lave pas de linge (sauf pour les petits enfants ou les grands malades)
– On ne repasse pas
– On ne met pas de vêtements fraîchement lavés et repassés, sauf s’ils ont déjà été portés quelques instants avant cette période
– On ne prend pas un bain complet
– On évite les pratiques sportives dangereuses (par exemple la baignade en piscine ou à la mer)
– On évite de passer en jugement

Participer chaque jour à un Siyoum vers 14h10 en direct sur Radio J
jusqu’au 15 Av

Un « Siyoum » est une fête qu’on organise lorsqu’on a achevé l’étude d’un traité talmudique.

Le Rabbi avait demandé qu’on organise un Siyoum pendant chacun des «neuf jours» et jusqu’au 15 Av puisqu’une telle joie sainte est permise durant cette période.

On peut participer à un Siyoum en direct sur hassidout.org ou en écoutant chaque jour (jusqu’au 15 Av – mercredi 2 août 2023) sur la radio juive (94.8 FM) une personne qui achève l’étude du traité Midot ou Moëd Katane par exemple.

Restez à l’écoute !

ECOUTER RADIO J

Etudes pendant les trois semaines – Cours No 12 : Le troisième Temple – Ye’hezkel chap. 41 – Rav M. Altabe

Etudes pendant les trois semaines – Cours No 12 : Le troisième Temple – Ye’hezkel chap. 41 – Rav M. Altabe

Marcher sur de l’or!

Ye’hezkel chap. 41

 

א – וַיְבִיאֵ֖נִי אֶל־הַֽהֵיכָ֑ל וַיָּ֣מָד אֶת־הָֽאֵילִ֗ים שֵׁשׁ־אַמּ֨וֹת רֹ֧חַב מִפּ֛וֹ וְשֵֽׁשׁ־אַמּ֥וֹת רֹֽחַב־מִפּ֖וֹ רֹ֥חַב הָאֹֽהֶל: 1. Puis, il m’introduisit dans le Heikhal et mesura les pilastres : six coudées de large d’un côté et six coudées de large de l’autre côté : telle était la largeur de la tente.

 

ב – וְרֹ֣חַב הַפֶּתַח֘ עֶ֣שֶׂר אַמּוֹת֒ וְכִתְפ֣וֹת הַפֶּ֔תַח חָמֵ֚שׁ אַמּוֹת֙ מִפּ֔וֹ וְחָמֵ֥שׁ אַמּ֖וֹת מִפּ֑וֹ וַיָּ֚מָד אָרְכּוֹ֙ אַרְבָּעִ֣ים אַמָּ֔ה וְרֹ֖חַב עֶשְׂרִ֥ים אַמָּֽה: 2. La largeur de l’entrée était de dix coudées et les parois latérales de l’entrée avaient cinq coudées d’un côté et cinq coudées de l’autre. Il en mesura la longueur, qui était de quarante coudées, et la largeur, qui était de vingt coudées.
ג – וּבָ֣א לִפְנִ֔ימָה וַיָּ֥מָד אֵֽיל־הַפֶּ֖תַח שְׁתַּ֣יִם אַמּ֑וֹת וְהַפֶּ֙תַח֙ שֵׁ֣שׁ אַמּ֔וֹת וְרֹ֥חַב הַפֶּ֖תַח שֶׁ֥בַע אַמּֽוֹת: 3. Et il pénétra à l’intérieur et mesura le pilastre de l’entrée qui avait deux coudées. L’entrée avait six coudées et la largeur de l’entrée était de sept coudées.
ד – וַיָּ֨מָד אֶת־אָרְכּ֜וֹ עֶשְׂרִ֣ים אַמָּ֗ה וְרֹ֛חַב עֶשְׂרִ֥ים אַמָּ֖ה אֶל־פְּנֵ֣י הַֽהֵיכָ֑ל וַיֹּ֣אמֶר אֵלַ֔י זֶ֖ה קֹ֥דֶשׁ הַקֳּדָשִֽׁים: 4. Il en mesura la longueur, qui était de vingt coudées, et la largeur, qui était de vingt coudées, correspondant à la largeur du Heikhal. Et il me dit : « C’est là le Saint des Saints ! »
ה – וַיָּ֥מָד קִיר־הַבַּ֖יִת שֵׁ֣שׁ אַמּ֑וֹת וְרֹ֣חַב הַצֵּלָע֩ אַרְבַּ֨ע אַמּ֜וֹת סָבִ֧יב | סָבִ֛יב לַבַּ֖יִת סָבִֽיב: 5. Puis il mesura le mur de l’édifice [dont l’épaisseur était de] six coudées, et la largeur des chambres latérales était de quatre coudées sur tout le pourtour de l’édifice.
ו – וְהַצְּלָעוֹת֩ צֵלָ֨ע אֶל־צֵלָ֜ע שָׁל֧וֹשׁ וּשְׁלֹשִׁ֣ים פְּעָמִ֗ים וּ֠בָאוֹת בַּקִּ֨יר אֲשֶׁר־לַבַּ֧יִת לַצְּלָע֛וֹת סָבִ֥יב | סָבִ֖יב לִֽהְי֣וֹת אֲחוּזִ֑ים וְלֹֽא־יִֽהְי֥וּ אֲחוּזִ֖ים בְּקִ֥יר הַבָּֽיִת: 6. Les chambres latérales, contiguës l’une à l’autre, se répétaient trente-trois fois ; elles pénétraient dans le mur régnant tout autour de l’édifice et des chambres latérales comme pour s’y encastrer, mais elles n’entamaient pas le mur de l’édifice.
ז – וְרָֽחֲבָ֡ה וְנָֽסְבָה֩ לְמַ֨עְלָה לְמַ֜עְלָה לַצְּלָע֗וֹת כִּ֣י מֽוּסַב־הַ֠בַּיִת לְמַ֨עְלָה לְמַ֜עְלָה סָבִ֚יב | סָבִיב֙ לַבַּ֔יִת עַל־כֵּ֥ן רֹֽחַב־לַבַּ֖יִת לְמָ֑עְלָה וְכֵ֧ן הַתַּחְתּוֹנָ֛ה יַֽעֲלֶ֥ה עַל־הָֽעֶלְיוֹנָ֖ה לַתִּֽיכוֹנָֽה: 7. Et l’édifice s’élargissait en tournant, à mesure que s’élevaient les chambres latérales ; car il régnait une galerie, montant par degrés tout autour de l’édifice ; aussi l’édifice s’élargissait-il en haut, et ainsi du rez-de-chaussée on montait à l’étage supérieur par celui du milieu.
ח – וְרָאִ֧יתִי לַבַּ֛יִת גֹּ֖בַהּ סָבִ֣יב | סָבִ֑יב מוּסְד֚וֹת (כתיב מיּסְד֚וֹת) הַצְּלָעוֹת֙ מְל֣וֹ הַקָּנֶ֔ה שֵׁ֥שׁ אַמּ֖וֹת אַצִּֽילָה: 8. Et je vis une élévation régnant sur tout le pourtour de l’édifice, les fondements des chambres latérales mesurant une canne entière, six grandes coudées.
ט – רֹ֣חַב הַקִּ֧יר אֲשֶׁר־לַצֵּלָ֛ע אֶל־הַח֖וּץ חָמֵ֣שׁ אַמּ֑וֹת וַֽאֲשֶׁ֣ר מֻנָּ֔ח בֵּ֥ית צְלָע֖וֹת אֲשֶׁ֥ר לַבָּֽיִת: 9. La largeur du mur extérieur aux chambres était de cinq coudées ; et l’espace libre entre les chambres attenant à l’édifice
י – וּבֵ֨ין הַלְּשָׁכ֜וֹת רֹ֣חַב עֶשְׂרִ֥ים אַמָּ֛ה סָבִ֥יב לַבַּ֖יִת סָבִ֥יב | סָבִֽיב: 10. et entre les salles était de vingt coudées sur tout le pourtour de l’édifice.
יא – וּפֶ֚תַח הַצֵּלָע֙ לַמֻּנָּ֔ח פֶּ֚תַח אֶחָד֙ דֶּ֣רֶךְ הַצָּפ֔וֹן וּפֶ֥תַח אֶחָ֖ד לַדָּר֑וֹם וְרֹ֙חַב֙ מְק֣וֹם הַמֻּנָּ֔ח חָמֵ֥שׁ אַמּ֖וֹת סָבִ֥יב | סָבִֽיב: 11. Et les chambres latérales avaient une entrée donnant sur l’espace libre, une seule entrée du côté du Nord et une seule du côté du Sud et la largeur de l’espace libre était de cinq coudées tout autour.
יב – וְהַבִּנְיָ֡ן אֲשֶׁר֩ אֶל־פְּנֵ֨י הַגִּזְרָ֜ה פְּאַ֣ת דֶּֽרֶךְ־הַיָּ֗ם רֹחַב שִׁבְעִ֣ים אַמָּ֔ה וְקִ֧יר הַבִּנְיָ֛ן חָֽמֵשׁ־אַמּ֥וֹת רֹ֖חַב סָבִ֣יב | סָבִ֑יב וְאָרְכּ֖וֹ תִּשְׁעִ֥ים אַמָּֽה: 12. Quant au bâtiment qui était attenant à la Ghizra du côté de l’Ouest, il avait une largeur de soixante-dix coudées ; le mur de ce bâtiment avait cinq coudées de large sur tout le pourtour ; sa longueur était de quatre-vingt-dix coudées.
יג – וּמָדַ֣ד אֶת־הַבַּ֔יִת אֹ֖רֶךְ מֵאָ֣ה אַמָּ֑ה וְהַגִּזְרָ֚ה וְהַבִּנְיָה֙ וְקִ֣ירוֹתֶ֔יהָ אֹ֖רֶךְ מֵאָ֥ה אַמָּֽה: 13. Puis il mesura l’édifice, dont la longueur était de cent coudées ; la Ghizra et le bâtiment, y compris ses murs, avaient une longueur de cent coudées.
יד – וְרֹחַב֩ פְּנֵ֨י הַבַּ֧יִת וְהַגִּזְרָ֛ה לַקָּדִ֖ים מֵאָ֥ה אַמָּֽה: 14. La largeur du front de l’édifice et de la Ghizra, du côté de l’Est, était de cent coudées.
טו – וּמָדַ֣ד אֹֽרֶךְ־הַ֠בִּנְיָן אֶל־פְּנֵ֨י הַגִּזְרָ֜ה אֲשֶׁ֨ר עַל־אַֽחֲרֶ֧יהָ וְאַתִּיקֶ֛יהָא (כתיב וְאַתִּוקֶ֛יהָא) מִפּ֥וֹ וּמִפּ֖וֹ מֵאָ֣ה אַמָּ֑ה וְהַֽהֵיכָל֙ הַפְּנִימִ֔י וְאֻֽלַמֵּ֖י הֶֽחָצֵֽר: 15. Il mesura ensuite la longueur du bâtiment attenant à la Ghizra, qui était à l’arrière, avec ses portiques de part et d’autre : cent coudées, avec le Heikhal intérieur et les vestibules du parvis,
טז – הַסִּפִּ֡ים וְהַֽחַלּוֹנִ֣ים הָֽ֠אֲטֻמוֹת וְהָֽאַתִּיקִ֚ים | סָבִיב֙ לִשְׁלָשְׁתָּ֔ם נֶ֧גֶד הַסַּ֛ף שְׂחִ֥יף עֵ֖ץ סָבִ֣יב | סָבִ֑יב וְהָאָ֙רֶץ֙ עַד־הַ֣חַלּוֹנ֔וֹת וְהַֽחַלֹּנ֖וֹת מְכֻסּֽוֹת: 16. les seuils et les fenêtres grillagées et les portiques tout autour des trois côtés ; jusqu’à la hauteur des seuils il y avait un revêtement de bois sur le pourtour, depuis le sol jusqu’aux fenêtres, et les fenêtres étaient couvertes.
יז – עַל־מֵעַ֣ל הַפֶּ֡תַח וְעַד־הַבַּיִת֩ הַפְּנִימִ֨י וְלַח֜וּץ וְאֶל־כָּל־הַקִּ֨יר סָבִ֧יב | סָבִ֛יב בַּפְּנִימִ֥י וּבַחִיצ֖וֹן מִדּֽוֹת: 17. Par-dessus l’entrée jusqu’à l’édifice intérieur, et à l’extérieur, sur la muraille tout autour, à l’extérieur, et à l’intérieur, il y avait des mesures.
יח – וְעָשׂ֥וּי כְּרוּבִ֖ים וְתִֽמֹרִ֑ים וְתִֽמֹרָה֙ בֵּין־כְּר֣וּב לִכְר֔וּב וּשְׁנַ֥יִם פָּנִ֖ים לַכְּרֽוּב: 18. On avait sculpté des chérubins et des palmes, une palme entre deux chérubins, et les chérubins avaient deux faces :
יט – וּפְנֵ֨י אָדָ֚ם אֶל־הַתִּֽמֹרָה֙ מִפּ֔וֹ וּפְנֵֽי־כְפִ֥יר אֶל־הַתִּֽמֹרָ֖ה מִפּ֑וֹ עָשׂ֥וּי אֶל־כָּל־הַבַּ֖יִת סָבִ֥יב | סָבִֽיב: 19. Il y avait une face d’homme vers la palme d’un côté et une face de lion vers la palme de l’autre côté. [Ces sculptures] s’étendaient sur tout le pourtour de l’édifice.
כ – מֵֽהָאָ֙רֶץ֙ עַד־מֵעַ֣ל הַפֶּ֔תַח הַכְּרוּבִ֥ים וְהַתִּֽמֹרִ֖ים עֲשׂוּיִ֑ם וְקִ֖יר הַ֗הֵ֗י֗כָֽ֗ל֗: 20. À partir du sol jusqu’au-dessus de l’entrée, on avait représenté des chérubins et des palmes, ainsi que sur la paroi du Heikhal.
כא – הַֽהֵיכָ֖ל מְזוּזַ֣ת רְבֻעָ֑ה וּפְנֵ֣י הַקֹּ֔דֶשׁ הַמַּרְאֶ֖ה כַּמַּרְאֶֽה: 21. Le Heikhal avait des poteaux carrés, et le front du sanctuaire avait une apparence conforme à la vision.
כב – הַמִּזְבֵּ֡חַ עֵ֣ץ שָׁלוֹשׁ֩ אַמּ֨וֹת גָּבֹ֜הַּ וְאָרְכּ֣וֹ | שְׁתַּ֣יִם אַמּ֗וֹת וּמִקְצֹֽעוֹתָיו֙ ל֔וֹ וְאָרְכּ֥וֹ וְקִֽירֹתָ֖יו עֵ֑ץ וַיְדַבֵּ֣ר אֵלַ֔י זֶה הַשֻּׁלְחָ֔ן אֲשֶׁ֖ר לִפְנֵ֥י יְהֹוָֽה: 22. L’autel en bois avait trois coudées de haut et deux coudées de long. Il avait ses angles, sa longueur et ses parois en bois ; et [l’homme] m’adressa ces paroles : « Voici la table qui est devant l’Éternel ! »
כג – וּשְׁתַּ֧יִם דְּלָת֛וֹת לַֽהֵיכָ֖ל וְלַקֹּֽדֶשׁ: 23. Le Heikhal et le Saint [des Saints] avaient deux portes.
כד – וּשְׁתַּ֥יִם דְּלָת֖וֹת לַדְּלָת֑וֹת שְׁתַּיִם מֽוּסַּבּ֣וֹת דְּלָת֔וֹת שְׁתַּיִם לְדֶ֣לֶת אֶחָ֔ת וּשְׁתֵּ֥י דְלָת֖וֹת לָֽאַחֶֽרֶת: 24. Il y avait deux battants à ces vantaux, deux battants mobiles : à un vantail deux battants et à l’autre deux battants.
כה – וַֽעֲשׂוּיָ֨ה אֲלֵיהֶ֜ן אֶל־דַּלְת֚וֹת הַֽהֵיכָל֙ כְּרוּבִ֣ים וְתִֽמֹרִ֔ים כַּֽאֲשֶׁ֥ר עֲשׂוּיִ֖ם לַקִּיר֑וֹת וְעָ֥ב עֵ֛ץ אֶל־פְּנֵ֥י הָֽאוּלָ֖ם מֵֽהַחֽוּץ: 25. Et on y avait sculpté, sur ces vantaux du Heikhal, des chérubins et des palmes, comme il y en avait de sculptés sur les parois, et un entablement de bois était sur le devant du vestibule, du côté extérieur,
כו – וְחַלּוֹנִ֨ים אֲטֻמ֚וֹת וְתִֽמֹרִים֙ מִפּ֣וֹ וּמִפּ֔וֹ אֶל־כִּתְפ֖וֹת הָֽאוּלָ֑ם וְצַלְע֥וֹת הַבַּ֖יִת וְהָֽעֻבִּֽים: 26. ainsi que des fenêtres grillagées et des palmes de part et d’autre sur les parois latérales du portique, sur les chambres latérales à l’édifice et aux entablements.

 

Le Tableau des lois des trois semaines – Rav Mendel Laloum

Le Tableau des lois des trois semaines – Rav Mendel Laloum

NOTES & RÉFÉRENCES

Les règles rapportées pour la coutume séfarade sont conformes aux décisions

du Rav Ovadia Yossef. Elles peuvent être différentes dans certains cas de

l’usage en Afrique du Nord, se référer à son Rav en cas de doute.

1. Maguen Avraham, 551, §42, Sefer Haminhaguim ‘Habad, p. 46.

2. Mishna Béroura, 551, §20 ; Piskei Téshouvot, 551, §19, note 122.

3. Shoul’hane Aroukh et Rama,551, §3 ; Rama 551, §14.

Il y a plusieurs avis sur l’âge des enfants pour lesquels on peut laver le linge,

mais l’avis généralement admis est 6 ans, Responsa Or Létsione, Vol. 3, ch. 27.

4. Shoul’hane Aroukh et Rama, 551, §3.

5. Shoul’hane Aroukh et Rama, 551, §16 et 554, §7.

6. Sédé ‘Hémède, Péath Hassadé, Bein hamétsarim, 11, §10 ; Eshel Avraham

Miboutshatsh, 551, §18, écrit d’éviter les déserts et les endroits inhabités.

7. Shoul’hane Aroukh et Rama, 551, §7 et Maguen Avraham, 551, §8.

8. Shoul’hane Aroukh et Rama, 558, §1.

9. Mishna Béroura, 558, §3.

Etudes pendant les trois semaines – Cours No 12 : Le troisième Temple – Ye’hezkel chap. 41 – Rav M. Altabe

Etudes pendant les trois semaines – Cours No 10 : Le troisième Temple – Ye’hezkel chap. 41 – Rav M. Altabe

Mesurer pour ressusciter!

Ye’hezkel chap. 41

 

א – וַיְבִיאֵ֖נִי אֶל־הַֽהֵיכָ֑ל וַיָּ֣מָד אֶת־הָֽאֵילִ֗ים שֵׁשׁ־אַמּ֨וֹת רֹ֧חַב מִפּ֛וֹ וְשֵֽׁשׁ־אַמּ֥וֹת רֹֽחַב־מִפּ֖וֹ רֹ֥חַב הָאֹֽהֶל: 1. Puis, il m’introduisit dans le Heikhal et mesura les pilastres : six coudées de large d’un côté et six coudées de large de l’autre côté : telle était la largeur de la tente.

 

ב – וְרֹ֣חַב הַפֶּתַח֘ עֶ֣שֶׂר אַמּוֹת֒ וְכִתְפ֣וֹת הַפֶּ֔תַח חָמֵ֚שׁ אַמּוֹת֙ מִפּ֔וֹ וְחָמֵ֥שׁ אַמּ֖וֹת מִפּ֑וֹ וַיָּ֚מָד אָרְכּוֹ֙ אַרְבָּעִ֣ים אַמָּ֔ה וְרֹ֖חַב עֶשְׂרִ֥ים אַמָּֽה: 2. La largeur de l’entrée était de dix coudées et les parois latérales de l’entrée avaient cinq coudées d’un côté et cinq coudées de l’autre. Il en mesura la longueur, qui était de quarante coudées, et la largeur, qui était de vingt coudées.
ג – וּבָ֣א לִפְנִ֔ימָה וַיָּ֥מָד אֵֽיל־הַפֶּ֖תַח שְׁתַּ֣יִם אַמּ֑וֹת וְהַפֶּ֙תַח֙ שֵׁ֣שׁ אַמּ֔וֹת וְרֹ֥חַב הַפֶּ֖תַח שֶׁ֥בַע אַמּֽוֹת: 3. Et il pénétra à l’intérieur et mesura le pilastre de l’entrée qui avait deux coudées. L’entrée avait six coudées et la largeur de l’entrée était de sept coudées.
ד – וַיָּ֨מָד אֶת־אָרְכּ֜וֹ עֶשְׂרִ֣ים אַמָּ֗ה וְרֹ֛חַב עֶשְׂרִ֥ים אַמָּ֖ה אֶל־פְּנֵ֣י הַֽהֵיכָ֑ל וַיֹּ֣אמֶר אֵלַ֔י זֶ֖ה קֹ֥דֶשׁ הַקֳּדָשִֽׁים: 4. Il en mesura la longueur, qui était de vingt coudées, et la largeur, qui était de vingt coudées, correspondant à la largeur du Heikhal. Et il me dit : « C’est là le Saint des Saints ! »
ה – וַיָּ֥מָד קִיר־הַבַּ֖יִת שֵׁ֣שׁ אַמּ֑וֹת וְרֹ֣חַב הַצֵּלָע֩ אַרְבַּ֨ע אַמּ֜וֹת סָבִ֧יב | סָבִ֛יב לַבַּ֖יִת סָבִֽיב: 5. Puis il mesura le mur de l’édifice [dont l’épaisseur était de] six coudées, et la largeur des chambres latérales était de quatre coudées sur tout le pourtour de l’édifice.
ו – וְהַצְּלָעוֹת֩ צֵלָ֨ע אֶל־צֵלָ֜ע שָׁל֧וֹשׁ וּשְׁלֹשִׁ֣ים פְּעָמִ֗ים וּ֠בָאוֹת בַּקִּ֨יר אֲשֶׁר־לַבַּ֧יִת לַצְּלָע֛וֹת סָבִ֥יב | סָבִ֖יב לִֽהְי֣וֹת אֲחוּזִ֑ים וְלֹֽא־יִֽהְי֥וּ אֲחוּזִ֖ים בְּקִ֥יר הַבָּֽיִת: 6. Les chambres latérales, contiguës l’une à l’autre, se répétaient trente-trois fois ; elles pénétraient dans le mur régnant tout autour de l’édifice et des chambres latérales comme pour s’y encastrer, mais elles n’entamaient pas le mur de l’édifice.
ז – וְרָֽחֲבָ֡ה וְנָֽסְבָה֩ לְמַ֨עְלָה לְמַ֜עְלָה לַצְּלָע֗וֹת כִּ֣י מֽוּסַב־הַ֠בַּיִת לְמַ֨עְלָה לְמַ֜עְלָה סָבִ֚יב | סָבִיב֙ לַבַּ֔יִת עַל־כֵּ֥ן רֹֽחַב־לַבַּ֖יִת לְמָ֑עְלָה וְכֵ֧ן הַתַּחְתּוֹנָ֛ה יַֽעֲלֶ֥ה עַל־הָֽעֶלְיוֹנָ֖ה לַתִּֽיכוֹנָֽה: 7. Et l’édifice s’élargissait en tournant, à mesure que s’élevaient les chambres latérales ; car il régnait une galerie, montant par degrés tout autour de l’édifice ; aussi l’édifice s’élargissait-il en haut, et ainsi du rez-de-chaussée on montait à l’étage supérieur par celui du milieu.
ח – וְרָאִ֧יתִי לַבַּ֛יִת גֹּ֖בַהּ סָבִ֣יב | סָבִ֑יב מוּסְד֚וֹת (כתיב מיּסְד֚וֹת) הַצְּלָעוֹת֙ מְל֣וֹ הַקָּנֶ֔ה שֵׁ֥שׁ אַמּ֖וֹת אַצִּֽילָה: 8. Et je vis une élévation régnant sur tout le pourtour de l’édifice, les fondements des chambres latérales mesurant une canne entière, six grandes coudées.
ט – רֹ֣חַב הַקִּ֧יר אֲשֶׁר־לַצֵּלָ֛ע אֶל־הַח֖וּץ חָמֵ֣שׁ אַמּ֑וֹת וַֽאֲשֶׁ֣ר מֻנָּ֔ח בֵּ֥ית צְלָע֖וֹת אֲשֶׁ֥ר לַבָּֽיִת: 9. La largeur du mur extérieur aux chambres était de cinq coudées ; et l’espace libre entre les chambres attenant à l’édifice
י – וּבֵ֨ין הַלְּשָׁכ֜וֹת רֹ֣חַב עֶשְׂרִ֥ים אַמָּ֛ה סָבִ֥יב לַבַּ֖יִת סָבִ֥יב | סָבִֽיב: 10. et entre les salles était de vingt coudées sur tout le pourtour de l’édifice.
יא – וּפֶ֚תַח הַצֵּלָע֙ לַמֻּנָּ֔ח פֶּ֚תַח אֶחָד֙ דֶּ֣רֶךְ הַצָּפ֔וֹן וּפֶ֥תַח אֶחָ֖ד לַדָּר֑וֹם וְרֹ֙חַב֙ מְק֣וֹם הַמֻּנָּ֔ח חָמֵ֥שׁ אַמּ֖וֹת סָבִ֥יב | סָבִֽיב: 11. Et les chambres latérales avaient une entrée donnant sur l’espace libre, une seule entrée du côté du Nord et une seule du côté du Sud et la largeur de l’espace libre était de cinq coudées tout autour.
יב – וְהַבִּנְיָ֡ן אֲשֶׁר֩ אֶל־פְּנֵ֨י הַגִּזְרָ֜ה פְּאַ֣ת דֶּֽרֶךְ־הַיָּ֗ם רֹחַב שִׁבְעִ֣ים אַמָּ֔ה וְקִ֧יר הַבִּנְיָ֛ן חָֽמֵשׁ־אַמּ֥וֹת רֹ֖חַב סָבִ֣יב | סָבִ֑יב וְאָרְכּ֖וֹ תִּשְׁעִ֥ים אַמָּֽה: 12. Quant au bâtiment qui était attenant à la Ghizra du côté de l’Ouest, il avait une largeur de soixante-dix coudées ; le mur de ce bâtiment avait cinq coudées de large sur tout le pourtour ; sa longueur était de quatre-vingt-dix coudées.
יג – וּמָדַ֣ד אֶת־הַבַּ֔יִת אֹ֖רֶךְ מֵאָ֣ה אַמָּ֑ה וְהַגִּזְרָ֚ה וְהַבִּנְיָה֙ וְקִ֣ירוֹתֶ֔יהָ אֹ֖רֶךְ מֵאָ֥ה אַמָּֽה: 13. Puis il mesura l’édifice, dont la longueur était de cent coudées ; la Ghizra et le bâtiment, y compris ses murs, avaient une longueur de cent coudées.
יד – וְרֹחַב֩ פְּנֵ֨י הַבַּ֧יִת וְהַגִּזְרָ֛ה לַקָּדִ֖ים מֵאָ֥ה אַמָּֽה: 14. La largeur du front de l’édifice et de la Ghizra, du côté de l’Est, était de cent coudées.
טו – וּמָדַ֣ד אֹֽרֶךְ־הַ֠בִּנְיָן אֶל־פְּנֵ֨י הַגִּזְרָ֜ה אֲשֶׁ֨ר עַל־אַֽחֲרֶ֧יהָ וְאַתִּיקֶ֛יהָא (כתיב וְאַתִּוקֶ֛יהָא) מִפּ֥וֹ וּמִפּ֖וֹ מֵאָ֣ה אַמָּ֑ה וְהַֽהֵיכָל֙ הַפְּנִימִ֔י וְאֻֽלַמֵּ֖י הֶֽחָצֵֽר: 15. Il mesura ensuite la longueur du bâtiment attenant à la Ghizra, qui était à l’arrière, avec ses portiques de part et d’autre : cent coudées, avec le Heikhal intérieur et les vestibules du parvis,
טז – הַסִּפִּ֡ים וְהַֽחַלּוֹנִ֣ים הָֽ֠אֲטֻמוֹת וְהָֽאַתִּיקִ֚ים | סָבִיב֙ לִשְׁלָשְׁתָּ֔ם נֶ֧גֶד הַסַּ֛ף שְׂחִ֥יף עֵ֖ץ סָבִ֣יב | סָבִ֑יב וְהָאָ֙רֶץ֙ עַד־הַ֣חַלּוֹנ֔וֹת וְהַֽחַלֹּנ֖וֹת מְכֻסּֽוֹת: 16. les seuils et les fenêtres grillagées et les portiques tout autour des trois côtés ; jusqu’à la hauteur des seuils il y avait un revêtement de bois sur le pourtour, depuis le sol jusqu’aux fenêtres, et les fenêtres étaient couvertes.
יז – עַל־מֵעַ֣ל הַפֶּ֡תַח וְעַד־הַבַּיִת֩ הַפְּנִימִ֨י וְלַח֜וּץ וְאֶל־כָּל־הַקִּ֨יר סָבִ֧יב | סָבִ֛יב בַּפְּנִימִ֥י וּבַחִיצ֖וֹן מִדּֽוֹת: 17. Par-dessus l’entrée jusqu’à l’édifice intérieur, et à l’extérieur, sur la muraille tout autour, à l’extérieur, et à l’intérieur, il y avait des mesures.
יח – וְעָשׂ֥וּי כְּרוּבִ֖ים וְתִֽמֹרִ֑ים וְתִֽמֹרָה֙ בֵּין־כְּר֣וּב לִכְר֔וּב וּשְׁנַ֥יִם פָּנִ֖ים לַכְּרֽוּב: 18. On avait sculpté des chérubins et des palmes, une palme entre deux chérubins, et les chérubins avaient deux faces :
יט – וּפְנֵ֨י אָדָ֚ם אֶל־הַתִּֽמֹרָה֙ מִפּ֔וֹ וּפְנֵֽי־כְפִ֥יר אֶל־הַתִּֽמֹרָ֖ה מִפּ֑וֹ עָשׂ֥וּי אֶל־כָּל־הַבַּ֖יִת סָבִ֥יב | סָבִֽיב: 19. Il y avait une face d’homme vers la palme d’un côté et une face de lion vers la palme de l’autre côté. [Ces sculptures] s’étendaient sur tout le pourtour de l’édifice.
כ – מֵֽהָאָ֙רֶץ֙ עַד־מֵעַ֣ל הַפֶּ֔תַח הַכְּרוּבִ֥ים וְהַתִּֽמֹרִ֖ים עֲשׂוּיִ֑ם וְקִ֖יר הַ֗הֵ֗י֗כָֽ֗ל֗: 20. À partir du sol jusqu’au-dessus de l’entrée, on avait représenté des chérubins et des palmes, ainsi que sur la paroi du Heikhal.
כא – הַֽהֵיכָ֖ל מְזוּזַ֣ת רְבֻעָ֑ה וּפְנֵ֣י הַקֹּ֔דֶשׁ הַמַּרְאֶ֖ה כַּמַּרְאֶֽה: 21. Le Heikhal avait des poteaux carrés, et le front du sanctuaire avait une apparence conforme à la vision.
כב – הַמִּזְבֵּ֡חַ עֵ֣ץ שָׁלוֹשׁ֩ אַמּ֨וֹת גָּבֹ֜הַּ וְאָרְכּ֣וֹ | שְׁתַּ֣יִם אַמּ֗וֹת וּמִקְצֹֽעוֹתָיו֙ ל֔וֹ וְאָרְכּ֥וֹ וְקִֽירֹתָ֖יו עֵ֑ץ וַיְדַבֵּ֣ר אֵלַ֔י זֶה הַשֻּׁלְחָ֔ן אֲשֶׁ֖ר לִפְנֵ֥י יְהֹוָֽה: 22. L’autel en bois avait trois coudées de haut et deux coudées de long. Il avait ses angles, sa longueur et ses parois en bois ; et [l’homme] m’adressa ces paroles : « Voici la table qui est devant l’Éternel ! »
כג – וּשְׁתַּ֧יִם דְּלָת֛וֹת לַֽהֵיכָ֖ל וְלַקֹּֽדֶשׁ: 23. Le Heikhal et le Saint [des Saints] avaient deux portes.
כד – וּשְׁתַּ֥יִם דְּלָת֖וֹת לַדְּלָת֑וֹת שְׁתַּיִם מֽוּסַּבּ֣וֹת דְּלָת֔וֹת שְׁתַּיִם לְדֶ֣לֶת אֶחָ֔ת וּשְׁתֵּ֥י דְלָת֖וֹת לָֽאַחֶֽרֶת: 24. Il y avait deux battants à ces vantaux, deux battants mobiles : à un vantail deux battants et à l’autre deux battants.
כה – וַֽעֲשׂוּיָ֨ה אֲלֵיהֶ֜ן אֶל־דַּלְת֚וֹת הַֽהֵיכָל֙ כְּרוּבִ֣ים וְתִֽמֹרִ֔ים כַּֽאֲשֶׁ֥ר עֲשׂוּיִ֖ם לַקִּיר֑וֹת וְעָ֥ב עֵ֛ץ אֶל־פְּנֵ֥י הָֽאוּלָ֖ם מֵֽהַחֽוּץ: 25. Et on y avait sculpté, sur ces vantaux du Heikhal, des chérubins et des palmes, comme il y en avait de sculptés sur les parois, et un entablement de bois était sur le devant du vestibule, du côté extérieur,
כו – וְחַלּוֹנִ֨ים אֲטֻמ֚וֹת וְתִֽמֹרִים֙ מִפּ֣וֹ וּמִפּ֔וֹ אֶל־כִּתְפ֖וֹת הָֽאוּלָ֑ם וְצַלְע֥וֹת הַבַּ֖יִת וְהָֽעֻבִּֽים: 26. ainsi que des fenêtres grillagées et des palmes de part et d’autre sur les parois latérales du portique, sur les chambres latérales à l’édifice et aux entablements.

 

Résumé des lois des 9 jours selon la coutume Habad

Résumé des lois des 9 jours selon la coutume Habad

 

Période des 9 jours

Commence au coucher du soleil la veille de Roch Hodech Av
Se termine le 10 Av à Hatsot (milieu de journée)

Viande et volaille 

Interdiction de consommer de la viande et de la volaille
Interdiction de manger des plats contenant de la viande ou cuits avec de la viande
Exception : Les aliments cuits dans une ״marmite viande״ sont autorisés

  • Exceptions pour raisons de santé :
    Les personnes faibles, manquant de fer, femmes enceintes ou allaitantes peuvent manger de la volaille jusqu’au 7 Av.
  • Après le 7 Av : uniquement si considérées comme légèrement malades
  • Les enfants faibles se nourrissant principalement de poulet/viande sont autorisés à en manger

Vin et jus de raisin 

  • Interdiction de boire du vin et du jus de raisin.
  • Les Autres alcools sont autorisés.
  • Ne pas assaisonner les plats avec du vin.

Chabbat 

  • Autorisation de manger de la viande et de boire du vin
  • Éviter tout comportement de deuil

Sortie de Chabbat 

Havdala :

  • faire boire le vin à un enfant en “âge d’éducation” mais pas assez âgé pour comprendre le deuil sur Jérusalem
  • Si pas d’enfant disponible, l’adulte peut boire lui-même
  • Certains ont la coutume de boire eux-mêmes le vin même si un enfant est présent

Seoudat Melaveh Malka :

Pas de viande ni de vin

Vêtements et lessive 

Règle générale :

  • Interdiction de laver les vêtements
  • Interdiction de porter des vêtements fraîchement lavés

Exceptions :

  • Vêtements d’enfants qui se salissent facilement
  • Vêtements de femmes salis par la cuisine ou les soins aux enfants
  • Personnes n’ayant plus de vêtements propres
  • Les Sous-vêtements fraîchement lavés peuvent être portés

Chabbat

  • Autorisation de laver et repasser du linge pour Chabbat si pas de vêtements propres
  • Possibilité de porter pendant 30 minutes durant le Chabbat un vêtement lavé, dans le but de pouvoir le porter ensuite en semaine

Autres règles 

  • Ne pas changer les draps (sauf pour enfants ou draps sales)
  • Pas de dépôt au pressing pendant cette période

Après les 9 jours 

  • Reprise de la lessive le 10 Av après Hastsot (milieu de journée)
  • Si Tisha B’Av est repoussé : autorisation dès la sortie du jeûne

Entretien des vêtements

  • Interdiction de repasser
  • Autorisation de nettoyer les chaussures pour Chabbat
  • La couture pour réparations est autorisée (boutons, déchirures)

Hygiène personnelle 

Douches et bains :

  • Interdiction des douches pour le plaisir, même à l’eau froide
  • Dans les endroits chauds : douche à l’eau froide ou tiède autorisée
  • Utilisation de savon permise si nécessaire
  • Interdiction d’aller à la piscine ou à la mer (même pour les enfants)
  • Pas d’apprentissage de la natation

Exceptions :

  • Raisons de santé : douche à l’eau chaude autorisée
  • Enfants qui se salissent souvent : autorisation de les laver
  • Immersion rituelle (Mikveh) autorisée mais ne pas y rester trop longtemps
  • Veille de Chabbat : douche et Mikveh comme d’habitude

Soins personnels :

  • Utilisation de déodorant pour éviter de transpirer autorisée
  • Femmes : parfum autorisé
  • Ongles : préférable de ne pas les couper la semaine de Tisha B’Av, sauf pour Chabbat

Événements particuliers

Brit Milah ou Pidyon HaBen :

  • Autorisation de manger de la viande et boire du vin jusqu’à la semaine de Tisha B’Av
  • Pendant la semaine de Tisha B’Av : seuls 10 invités pourront consommer de la viande et du vin, les autres ne consommeront ni viande ni vin.
Etudes pendant les trois semaines – Cours No 12 : Le troisième Temple – Ye’hezkel chap. 41 – Rav M. Altabe

Etudes pendant les trois semaines – Cours No 8 : Le troisième Temple – Ye’hezkel chap. 40 – Rav M. Altabe

Le saint des saints

Ye’hezkel chap. 40

 

 

יחזקאל פרק מ

א בְּעֶשְׂרִים וְחָמֵשׁ שָׁנָה לְגָלוּתֵנוּ בְּרֹאשׁ הַשָּׁנָה בֶּעָשׂוֹר לַחֹדֶשׁ, בְּאַרְבַּע עֶשְׂרֵה שָׁנָה, אַחַר, אֲשֶׁר הֻכְּתָה הָעִיר–בְּעֶצֶם הַיּוֹם הַזֶּה, הָיְתָה עָלַי יַד-יְהוָה, וַיָּבֵא אֹתִי, שָׁמָּה.
ב בְּמַרְאוֹת אֱלֹהִים, הֱבִיאַנִי אֶל-אֶרֶץ יִשְׂרָאֵל; וַיְנִיחֵנִי, אֶל-הַר גָּבֹהַּ מְאֹד, וְעָלָיו כְּמִבְנֵה-עִיר, מִנֶּגֶב.
ג וַיָּבֵיא אוֹתִי שָׁמָּה, וְהִנֵּה-אִישׁ מַרְאֵהוּ כְּמַרְאֵה נְחֹשֶׁת, וּפְתִיל-פִּשְׁתִּים בְּיָדוֹ, וּקְנֵה הַמִּדָּה; וְהוּא עֹמֵד, בַּשָּׁעַר.
  ד וַיְדַבֵּר אֵלַי הָאִישׁ, בֶּן-אָדָם רְאֵה בְעֵינֶיךָ וּבְאָזְנֶיךָ שְּׁמָע וְשִׂים לִבְּךָ לְכֹל אֲשֶׁר-אֲנִי מַרְאֶה אוֹתָךְ–כִּי לְמַעַן הַרְאוֹתְכָה, הֻבָאתָה הֵנָּה; הַגֵּד אֶת-כָּל-אֲשֶׁר-אַתָּה רֹאֶה, לְבֵית יִשְׂרָאֵל.
 ה וְהִנֵּה חוֹמָה מִחוּץ לַבַּיִת, סָבִיב סָבִיב; וּבְיַד הָאִישׁ קְנֵה הַמִּדָּה, שֵׁשׁ-אַמּוֹת בָּאַמָּה וָטֹפַח, וַיָּמָד אֶת-רֹחַב הַבִּנְיָן קָנֶה אֶחָד, וְקוֹמָה קָנֶה אֶחָד.
 ו וַיָּבוֹא, אֶל-שַׁעַר אֲשֶׁר פָּנָיו דֶּרֶךְ הַקָּדִימָה, וַיַּעַל, בְּמַעֲלוֹתָו; וַיָּמָד אֶת-סַף הַשַּׁעַר, קָנֶה אֶחָד רֹחַב, וְאֵת סַף אֶחָד, קָנֶה אֶחָד רֹחַב.
 ז וְהַתָּא, קָנֶה אֶחָד אֹרֶךְ וְקָנֶה אֶחָד רֹחַב, וּבֵין הַתָּאִים, חָמֵשׁ אַמּוֹת; וְסַף הַשַּׁעַר מֵאֵצֶל אֻלָם הַשַּׁעַר, מֵהַבַּיִת–קָנֶה אֶחָד.
 ח וַיָּמָד אֶת-אֻלָם הַשַּׁעַר, מֵהַבַּיִת–קָנֶה אֶחָד.
  ט וַיָּמָד אֶת-אֻלָם הַשַּׁעַר, שְׁמֹנֶה אַמּוֹת, וְאֵילָו, שְׁתַּיִם אַמּוֹת; וְאֻלָם הַשַּׁעַר, מֵהַבָּיִת.
 י וְתָאֵי הַשַּׁעַר דֶּרֶךְ הַקָּדִים, שְׁלֹשָׁה מִפֹּה וּשְׁלֹשָׁה מִפֹּה–מִדָּה אַחַת, לִשְׁלָשְׁתָּם; וּמִדָּה אַחַת לָאֵילִם, מִפֹּה וּמִפּוֹ.
 יא וַיָּמָד אֶת-רֹחַב פֶּתַח-הַשַּׁעַר, עֶשֶׂר אַמּוֹת; אֹרֶךְ הַשַּׁעַר, שְׁלוֹשׁ עֶשְׂרֵה אַמּוֹת.
 יב וּגְבוּל לִפְנֵי הַתָּאוֹת, אַמָּה אֶחָת, וְאַמָּה-אַחַת גְּבוּל, מִפֹּה; וְהַתָּא–שֵׁשׁ-אַמּוֹת מִפּוֹ, וְשֵׁשׁ אַמּוֹת מִפּוֹ.
 יג וַיָּמָד אֶת-הַשַּׁעַר, מִגַּג הַתָּא לְגַגּוֹ–רֹחַב, עֶשְׂרִים וְחָמֵשׁ אַמּוֹת:  פֶּתַח, נֶגֶד פָּתַח.
 יד וַיַּעַשׂ אֶת-אֵילִים, שִׁשִּׁים אַמָּה; וְאֶל-אֵיל, הֶחָצֵר, הַשַּׁעַר, סָבִיב סָבִיב.
 טו וְעַל, פְּנֵי הַשַּׁעַר היאתון (הָאִיתוֹן), עַל-לִפְנֵי, אֻלָם הַשַּׁעַר הַפְּנִימִי–חֲמִשִּׁים, אַמָּה.
טז וְחַלּוֹנוֹת אֲטֻמוֹת אֶל-הַתָּאִים וְאֶל אֵלֵיהֵמָה לִפְנִימָה לַשַּׁעַר, סָבִיב סָבִיב, וְכֵן, לָאֵלַמּוֹת; וְחַלּוֹנוֹת סָבִיב סָבִיב, לִפְנִימָה, וְאֶל-אַיִל, תִּמֹרִים.
 יז וַיְבִיאֵנִי, אֶל-הֶחָצֵר הַחִיצוֹנָה, וְהִנֵּה לְשָׁכוֹת וְרִצְפָה, עָשׂוּי לֶחָצֵר סָבִיב סָבִיב:  שְׁלֹשִׁים לְשָׁכוֹת, אֶל-הָרִצְפָה.
יח וְהָרִצְפָה אֶל-כֶּתֶף הַשְּׁעָרִים, לְעֻמַּת אֹרֶךְ הַשְּׁעָרִים–הָרִצְפָה, הַתַּחְתּוֹנָה.
 יט וַיָּמָד רֹחַב מִלִּפְנֵי הַשַּׁעַר הַתַּחְתּוֹנָה לִפְנֵי הֶחָצֵר הַפְּנִימִי, מִחוּץ–מֵאָה אַמָּה:  הַקָּדִים, וְהַצָּפוֹן.
 כ וְהַשַּׁעַר, אֲשֶׁר פָּנָיו דֶּרֶךְ הַצָּפוֹן, לֶחָצֵר, הַחִיצוֹנָה–מָדַד אָרְכּוֹ, וְרָחְבּוֹ.
כא וְתָאָו, שְׁלוֹשָׁה מִפּוֹ וּשְׁלֹשָׁה מִפּוֹ, וְאֵילָו וְאֵלַמָּו הָיָה, כְּמִדַּת הַשַּׁעַר הָרִאשׁוֹן:  חֲמִשִּׁים אַמָּה, אָרְכּוֹ, וְרֹחַב, חָמֵשׁ וְעֶשְׂרִים בָּאַמָּה.
 כב וְחַלּוֹנָו וְאֵילַמָּו, וְתִימֹרָו, כְּמִדַּת הַשַּׁעַר, אֲשֶׁר פָּנָיו דֶּרֶךְ הַקָּדִים; וּבְמַעֲלוֹת שֶׁבַע יַעֲלוּ-בוֹ, וְאֵילַמָּו לִפְנֵיהֶם.
 כג וְשַׁעַר, לֶחָצֵר הַפְּנִימִי, נֶגֶד הַשַּׁעַר, לַצָּפוֹן וְלַקָּדִים; וַיָּמָד מִשַּׁעַר אֶל-שַׁעַר, מֵאָה אַמָּה.
 כד וַיּוֹלִכֵנִי דֶּרֶךְ הַדָּרוֹם, וְהִנֵּה-שַׁעַר דֶּרֶךְ הַדָּרוֹם; וּמָדַד אֵילָו וְאֵילַמָּו, כַּמִּדּוֹת הָאֵלֶּה.
 כה וְחַלּוֹנִים לוֹ וּלְאֵילַמָּו סָבִיב סָבִיב, כְּהַחַלֹּנוֹת הָאֵלֶּה:  חֲמִשִּׁים אַמָּה, אֹרֶךְ, וְרֹחַב, חָמֵשׁ וְעֶשְׂרִים אַמָּה.
 כו וּמַעֲלוֹת שִׁבְעָה עֹלוֹתָו, וְאֵלַמָּו לִפְנֵיהֶם; וְתִמֹרִים לוֹ, אֶחָד מִפּוֹ וְאֶחָד מִפּוֹ–אֶל-אֵילָו.
 כז וְשַׁעַר לֶחָצֵר הַפְּנִימִי, דֶּרֶךְ הַדָּרוֹם; וַיָּמָד מִשַּׁעַר אֶל-הַשַּׁעַר דֶּרֶךְ הַדָּרוֹם, מֵאָה אַמּוֹת.
כח וַיְבִיאֵנִי אֶל-חָצֵר הַפְּנִימִי, בְּשַׁעַר הַדָּרוֹם; וַיָּמָד אֶת-הַשַּׁעַר הַדָּרוֹם, כַּמִּדּוֹת הָאֵלֶּה.
  כט וְתָאָו וְאֵילָו וְאֵלַמָּו, כַּמִּדּוֹת הָאֵלֶּה, וְחַלּוֹנוֹת לוֹ וּלְאֵלַמָּו, סָבִיב סָבִיב–חֲמִשִּׁים אַמָּה, אֹרֶךְ, וְרֹחַב, עֶשְׂרִים וְחָמֵשׁ אַמּוֹת.
ל וְאֵלַמּוֹת, סָבִיב סָבִיב–אֹרֶךְ, חָמֵשׁ וְעֶשְׂרִים אַמָּה, וְרֹחַב, חָמֵשׁ אַמּוֹת.
לא וְאֵלַמָּו, אֶל-חָצֵר הַחִצוֹנָה, וְתִמֹרִים, אֶל-אֵילָו; וּמַעֲלוֹת שְׁמוֹנֶה, מַעֲלָו.
 לב וַיְבִיאֵנִי אֶל-הֶחָצֵר הַפְּנִימִי, דֶּרֶךְ הַקָּדִים; וַיָּמָד אֶת-הַשַּׁעַר, כַּמִּדּוֹת הָאֵלֶּה.
  לג וְתָאָו וְאֵלָו וְאֵלַמָּו, כַּמִּדּוֹת הָאֵלֶּה, וְחַלּוֹנוֹת לוֹ וּלְאֵלַמָּו, סָבִיב סָבִיב:  אֹרֶךְ, חֲמִשִּׁים אַמָּה, וְרֹחַב, חָמֵשׁ וְעֶשְׂרִים אַמָּה.
לד וְאֵלַמָּו, לֶחָצֵר הַחִיצוֹנָה, וְתִמֹרִים אֶל-אֵלָו, מִפּוֹ וּמִפּוֹ; וּשְׁמֹנֶה מַעֲלוֹת, מַעֲלָו.
לה וַיְבִיאֵנִי, אֶל-שַׁעַר הַצָּפוֹן; וּמָדַד, כַּמִּדּוֹת הָאֵלֶּה.
 לו תָּאָו אֵלָו וְאֵלַמָּו, וְחַלּוֹנוֹת לוֹ סָבִיב סָבִיב:  אֹרֶךְ, חֲמִשִּׁים אַמָּה, וְרֹחַב, חָמֵשׁ וְעֶשְׂרִים אַמָּה.
 לז וְאֵילָו, לֶחָצֵר הַחִיצוֹנָה, וְתִמֹרִים אֶל-אֵילָו, מִפּוֹ וּמִפּוֹ; וּשְׁמֹנֶה מַעֲלוֹת, מַעֲלָו.
 לח וְלִשְׁכָּה וּפִתְחָהּ, בְּאֵילִים הַשְּׁעָרִים; שָׁם, יָדִיחוּ אֶת-הָעֹלָה.
 לט וּבְאֻלָם הַשַּׁעַר, שְׁנַיִם שֻׁלְחָנוֹת מִפּוֹ, וּשְׁנַיִם שֻׁלְחָנוֹת, מִפֹּה–לִשְׁחוֹט אֲלֵיהֶם הָעוֹלָה, וְהַחַטָּאת וְהָאָשָׁם.
  מ וְאֶל-הַכָּתֵף מִחוּצָה, לָעוֹלֶה לְפֶתַח הַשַּׁעַר הַצָּפוֹנָה, שְׁנַיִם, שֻׁלְחָנוֹת; וְאֶל-הַכָּתֵף הָאַחֶרֶת, אֲשֶׁר לְאֻלָם הַשַּׁעַר, שְׁנַיִם, שֻׁלְחָנוֹת.
מא אַרְבָּעָה שֻׁלְחָנוֹת מִפֹּה, וְאַרְבָּעָה שֻׁלְחָנוֹת מִפֹּה–לְכֶתֶף הַשָּׁעַר:  שְׁמוֹנָה שֻׁלְחָנוֹת, אֲלֵיהֶם יִשְׁחָטוּ.
  מב וְאַרְבָּעָה שֻׁלְחָנוֹת לָעוֹלָה אַבְנֵי גָזִית, אֹרֶךְ אַמָּה אַחַת וָחֵצִי וְרֹחַב אַמָּה אַחַת וָחֵצִי, וְגֹבַהּ, אַמָּה אֶחָת; אֲלֵיהֶם, וְיַנִּיחוּ אֶת-הַכֵּלִים אֲשֶׁר יִשְׁחֲטוּ אֶת-הָעוֹלָה בָּם–וְהַזָּבַח.
 מג וְהַשְׁפַתַּיִם, טֹפַח אֶחָד מוּכָנִים בַּבַּיִת–סָבִיב סָבִיב; וְאֶל-הַשֻּׁלְחָנוֹת, בְּשַׂר הַקָּרְבָן.
  מד וּמִחוּצָה לַשַּׁעַר הַפְּנִימִי לִשְׁכוֹת שָׁרִים, בֶּחָצֵר הַפְּנִימִי אֲשֶׁר אֶל-כֶּתֶף שַׁעַר הַצָּפוֹן, וּפְנֵיהֶם, דֶּרֶךְ הַדָּרוֹם; אֶחָד, אֶל-כֶּתֶף שַׁעַר הַקָּדִים, פְּנֵי, דֶּרֶךְ הַצָּפֹן.
 מה וַיְדַבֵּר, אֵלָי:  זֹה הַלִּשְׁכָּה, אֲשֶׁר פָּנֶיהָ דֶּרֶךְ הַדָּרוֹם, לַכֹּהֲנִים, שֹׁמְרֵי מִשְׁמֶרֶת הַבָּיִת.
  מו וְהַלִּשְׁכָּה, אֲשֶׁר פָּנֶיהָ דֶּרֶךְ הַצָּפוֹן, לַכֹּהֲנִים, שֹׁמְרֵי מִשְׁמֶרֶת הַמִּזְבֵּחַ:  הֵמָּה בְנֵי-צָדוֹק, הַקְּרֵבִים מִבְּנֵי-לֵוִי אֶל-יְהוָה–לְשָׁרְתוֹ.
  מז וַיָּמָד אֶת-הֶחָצֵר אֹרֶךְ מֵאָה אַמָּה, וְרֹחַב מֵאָה אַמָּה–מְרֻבָּעַת; וְהַמִּזְבֵּחַ, לִפְנֵי הַבָּיִת.
מח וַיְבִאֵנִי, אֶל-אֻלָם הַבַּיִת, וַיָּמָד אֵל אֻלָם, חָמֵשׁ אַמּוֹת מִפֹּה וְחָמֵשׁ אַמּוֹת מִפֹּה; וְרֹחַב הַשַּׁעַר–שָׁלֹשׁ אַמּוֹת מִפּוֹ, וְשָׁלֹשׁ אַמּוֹת מִפּוֹ.
 מט אֹרֶךְ הָאֻלָם עֶשְׂרִים אַמָּה, וְרֹחַב עַשְׁתֵּי עֶשְׂרֵה אַמָּה, וּבַמַּעֲלוֹת, אֲשֶׁר יַעֲלוּ אֵלָיו; וְעַמֻּדִים, אֶל-הָאֵילִים, אֶחָד מִפֹּה, וְאֶחָד מִפֹּה.

 

Etudes pendant les trois semaines – Cours No 12 : Le troisième Temple – Ye’hezkel chap. 41 – Rav M. Altabe

Etudes pendant les trois semaines – Cours No 3 : Le troisième Temple – Ye’hezkel chap. 40 – Rav M. Altabe

 

Le parvi des femmes

Ye’hezkel chap. 40

 

יחזקאל פרק מ

א בְּעֶשְׂרִים וְחָמֵשׁ שָׁנָה לְגָלוּתֵנוּ בְּרֹאשׁ הַשָּׁנָה בֶּעָשׂוֹר לַחֹדֶשׁ, בְּאַרְבַּע עֶשְׂרֵה שָׁנָה, אַחַר, אֲשֶׁר הֻכְּתָה הָעִיר–בְּעֶצֶם הַיּוֹם הַזֶּה, הָיְתָה עָלַי יַד-יְהוָה, וַיָּבֵא אֹתִי, שָׁמָּה.
ב בְּמַרְאוֹת אֱלֹהִים, הֱבִיאַנִי אֶל-אֶרֶץ יִשְׂרָאֵל; וַיְנִיחֵנִי, אֶל-הַר גָּבֹהַּ מְאֹד, וְעָלָיו כְּמִבְנֵה-עִיר, מִנֶּגֶב.
ג וַיָּבֵיא אוֹתִי שָׁמָּה, וְהִנֵּה-אִישׁ מַרְאֵהוּ כְּמַרְאֵה נְחֹשֶׁת, וּפְתִיל-פִּשְׁתִּים בְּיָדוֹ, וּקְנֵה הַמִּדָּה; וְהוּא עֹמֵד, בַּשָּׁעַר.
  ד וַיְדַבֵּר אֵלַי הָאִישׁ, בֶּן-אָדָם רְאֵה בְעֵינֶיךָ וּבְאָזְנֶיךָ שְּׁמָע וְשִׂים לִבְּךָ לְכֹל אֲשֶׁר-אֲנִי מַרְאֶה אוֹתָךְ–כִּי לְמַעַן הַרְאוֹתְכָה, הֻבָאתָה הֵנָּה; הַגֵּד אֶת-כָּל-אֲשֶׁר-אַתָּה רֹאֶה, לְבֵית יִשְׂרָאֵל.
 ה וְהִנֵּה חוֹמָה מִחוּץ לַבַּיִת, סָבִיב סָבִיב; וּבְיַד הָאִישׁ קְנֵה הַמִּדָּה, שֵׁשׁ-אַמּוֹת בָּאַמָּה וָטֹפַח, וַיָּמָד אֶת-רֹחַב הַבִּנְיָן קָנֶה אֶחָד, וְקוֹמָה קָנֶה אֶחָד.
 ו וַיָּבוֹא, אֶל-שַׁעַר אֲשֶׁר פָּנָיו דֶּרֶךְ הַקָּדִימָה, וַיַּעַל, בְּמַעֲלוֹתָו; וַיָּמָד אֶת-סַף הַשַּׁעַר, קָנֶה אֶחָד רֹחַב, וְאֵת סַף אֶחָד, קָנֶה אֶחָד רֹחַב.
 ז וְהַתָּא, קָנֶה אֶחָד אֹרֶךְ וְקָנֶה אֶחָד רֹחַב, וּבֵין הַתָּאִים, חָמֵשׁ אַמּוֹת; וְסַף הַשַּׁעַר מֵאֵצֶל אֻלָם הַשַּׁעַר, מֵהַבַּיִת–קָנֶה אֶחָד.
 ח וַיָּמָד אֶת-אֻלָם הַשַּׁעַר, מֵהַבַּיִת–קָנֶה אֶחָד.
  ט וַיָּמָד אֶת-אֻלָם הַשַּׁעַר, שְׁמֹנֶה אַמּוֹת, וְאֵילָו, שְׁתַּיִם אַמּוֹת; וְאֻלָם הַשַּׁעַר, מֵהַבָּיִת.
 י וְתָאֵי הַשַּׁעַר דֶּרֶךְ הַקָּדִים, שְׁלֹשָׁה מִפֹּה וּשְׁלֹשָׁה מִפֹּה–מִדָּה אַחַת, לִשְׁלָשְׁתָּם; וּמִדָּה אַחַת לָאֵילִם, מִפֹּה וּמִפּוֹ.
 יא וַיָּמָד אֶת-רֹחַב פֶּתַח-הַשַּׁעַר, עֶשֶׂר אַמּוֹת; אֹרֶךְ הַשַּׁעַר, שְׁלוֹשׁ עֶשְׂרֵה אַמּוֹת.
 יב וּגְבוּל לִפְנֵי הַתָּאוֹת, אַמָּה אֶחָת, וְאַמָּה-אַחַת גְּבוּל, מִפֹּה; וְהַתָּא–שֵׁשׁ-אַמּוֹת מִפּוֹ, וְשֵׁשׁ אַמּוֹת מִפּוֹ.
 יג וַיָּמָד אֶת-הַשַּׁעַר, מִגַּג הַתָּא לְגַגּוֹ–רֹחַב, עֶשְׂרִים וְחָמֵשׁ אַמּוֹת:  פֶּתַח, נֶגֶד פָּתַח.
 יד וַיַּעַשׂ אֶת-אֵילִים, שִׁשִּׁים אַמָּה; וְאֶל-אֵיל, הֶחָצֵר, הַשַּׁעַר, סָבִיב סָבִיב.
 טו וְעַל, פְּנֵי הַשַּׁעַר היאתון (הָאִיתוֹן), עַל-לִפְנֵי, אֻלָם הַשַּׁעַר הַפְּנִימִי–חֲמִשִּׁים, אַמָּה.
טז וְחַלּוֹנוֹת אֲטֻמוֹת אֶל-הַתָּאִים וְאֶל אֵלֵיהֵמָה לִפְנִימָה לַשַּׁעַר, סָבִיב סָבִיב, וְכֵן, לָאֵלַמּוֹת; וְחַלּוֹנוֹת סָבִיב סָבִיב, לִפְנִימָה, וְאֶל-אַיִל, תִּמֹרִים.
 יז וַיְבִיאֵנִי, אֶל-הֶחָצֵר הַחִיצוֹנָה, וְהִנֵּה לְשָׁכוֹת וְרִצְפָה, עָשׂוּי לֶחָצֵר סָבִיב סָבִיב:  שְׁלֹשִׁים לְשָׁכוֹת, אֶל-הָרִצְפָה.
יח וְהָרִצְפָה אֶל-כֶּתֶף הַשְּׁעָרִים, לְעֻמַּת אֹרֶךְ הַשְּׁעָרִים–הָרִצְפָה, הַתַּחְתּוֹנָה.
 יט וַיָּמָד רֹחַב מִלִּפְנֵי הַשַּׁעַר הַתַּחְתּוֹנָה לִפְנֵי הֶחָצֵר הַפְּנִימִי, מִחוּץ–מֵאָה אַמָּה:  הַקָּדִים, וְהַצָּפוֹן.
 כ וְהַשַּׁעַר, אֲשֶׁר פָּנָיו דֶּרֶךְ הַצָּפוֹן, לֶחָצֵר, הַחִיצוֹנָה–מָדַד אָרְכּוֹ, וְרָחְבּוֹ.
כא וְתָאָו, שְׁלוֹשָׁה מִפּוֹ וּשְׁלֹשָׁה מִפּוֹ, וְאֵילָו וְאֵלַמָּו הָיָה, כְּמִדַּת הַשַּׁעַר הָרִאשׁוֹן:  חֲמִשִּׁים אַמָּה, אָרְכּוֹ, וְרֹחַב, חָמֵשׁ וְעֶשְׂרִים בָּאַמָּה.
 כב וְחַלּוֹנָו וְאֵילַמָּו, וְתִימֹרָו, כְּמִדַּת הַשַּׁעַר, אֲשֶׁר פָּנָיו דֶּרֶךְ הַקָּדִים; וּבְמַעֲלוֹת שֶׁבַע יַעֲלוּ-בוֹ, וְאֵילַמָּו לִפְנֵיהֶם.
 כג וְשַׁעַר, לֶחָצֵר הַפְּנִימִי, נֶגֶד הַשַּׁעַר, לַצָּפוֹן וְלַקָּדִים; וַיָּמָד מִשַּׁעַר אֶל-שַׁעַר, מֵאָה אַמָּה.
 כד וַיּוֹלִכֵנִי דֶּרֶךְ הַדָּרוֹם, וְהִנֵּה-שַׁעַר דֶּרֶךְ הַדָּרוֹם; וּמָדַד אֵילָו וְאֵילַמָּו, כַּמִּדּוֹת הָאֵלֶּה.
 כה וְחַלּוֹנִים לוֹ וּלְאֵילַמָּו סָבִיב סָבִיב, כְּהַחַלֹּנוֹת הָאֵלֶּה:  חֲמִשִּׁים אַמָּה, אֹרֶךְ, וְרֹחַב, חָמֵשׁ וְעֶשְׂרִים אַמָּה.
 כו וּמַעֲלוֹת שִׁבְעָה עֹלוֹתָו, וְאֵלַמָּו לִפְנֵיהֶם; וְתִמֹרִים לוֹ, אֶחָד מִפּוֹ וְאֶחָד מִפּוֹ–אֶל-אֵילָו.
 כז וְשַׁעַר לֶחָצֵר הַפְּנִימִי, דֶּרֶךְ הַדָּרוֹם; וַיָּמָד מִשַּׁעַר אֶל-הַשַּׁעַר דֶּרֶךְ הַדָּרוֹם, מֵאָה אַמּוֹת.
כח וַיְבִיאֵנִי אֶל-חָצֵר הַפְּנִימִי, בְּשַׁעַר הַדָּרוֹם; וַיָּמָד אֶת-הַשַּׁעַר הַדָּרוֹם, כַּמִּדּוֹת הָאֵלֶּה.
  כט וְתָאָו וְאֵילָו וְאֵלַמָּו, כַּמִּדּוֹת הָאֵלֶּה, וְחַלּוֹנוֹת לוֹ וּלְאֵלַמָּו, סָבִיב סָבִיב–חֲמִשִּׁים אַמָּה, אֹרֶךְ, וְרֹחַב, עֶשְׂרִים וְחָמֵשׁ אַמּוֹת.
ל וְאֵלַמּוֹת, סָבִיב סָבִיב–אֹרֶךְ, חָמֵשׁ וְעֶשְׂרִים אַמָּה, וְרֹחַב, חָמֵשׁ אַמּוֹת.
לא וְאֵלַמָּו, אֶל-חָצֵר הַחִצוֹנָה, וְתִמֹרִים, אֶל-אֵילָו; וּמַעֲלוֹת שְׁמוֹנֶה, מַעֲלָו.
 לב וַיְבִיאֵנִי אֶל-הֶחָצֵר הַפְּנִימִי, דֶּרֶךְ הַקָּדִים; וַיָּמָד אֶת-הַשַּׁעַר, כַּמִּדּוֹת הָאֵלֶּה.
  לג וְתָאָו וְאֵלָו וְאֵלַמָּו, כַּמִּדּוֹת הָאֵלֶּה, וְחַלּוֹנוֹת לוֹ וּלְאֵלַמָּו, סָבִיב סָבִיב:  אֹרֶךְ, חֲמִשִּׁים אַמָּה, וְרֹחַב, חָמֵשׁ וְעֶשְׂרִים אַמָּה.
לד וְאֵלַמָּו, לֶחָצֵר הַחִיצוֹנָה, וְתִמֹרִים אֶל-אֵלָו, מִפּוֹ וּמִפּוֹ; וּשְׁמֹנֶה מַעֲלוֹת, מַעֲלָו.
לה וַיְבִיאֵנִי, אֶל-שַׁעַר הַצָּפוֹן; וּמָדַד, כַּמִּדּוֹת הָאֵלֶּה.
 לו תָּאָו אֵלָו וְאֵלַמָּו, וְחַלּוֹנוֹת לוֹ סָבִיב סָבִיב:  אֹרֶךְ, חֲמִשִּׁים אַמָּה, וְרֹחַב, חָמֵשׁ וְעֶשְׂרִים אַמָּה.
 לז וְאֵילָו, לֶחָצֵר הַחִיצוֹנָה, וְתִמֹרִים אֶל-אֵילָו, מִפּוֹ וּמִפּוֹ; וּשְׁמֹנֶה מַעֲלוֹת, מַעֲלָו.
 לח וְלִשְׁכָּה וּפִתְחָהּ, בְּאֵילִים הַשְּׁעָרִים; שָׁם, יָדִיחוּ אֶת-הָעֹלָה.
 לט וּבְאֻלָם הַשַּׁעַר, שְׁנַיִם שֻׁלְחָנוֹת מִפּוֹ, וּשְׁנַיִם שֻׁלְחָנוֹת, מִפֹּה–לִשְׁחוֹט אֲלֵיהֶם הָעוֹלָה, וְהַחַטָּאת וְהָאָשָׁם.
  מ וְאֶל-הַכָּתֵף מִחוּצָה, לָעוֹלֶה לְפֶתַח הַשַּׁעַר הַצָּפוֹנָה, שְׁנַיִם, שֻׁלְחָנוֹת; וְאֶל-הַכָּתֵף הָאַחֶרֶת, אֲשֶׁר לְאֻלָם הַשַּׁעַר, שְׁנַיִם, שֻׁלְחָנוֹת.
מא אַרְבָּעָה שֻׁלְחָנוֹת מִפֹּה, וְאַרְבָּעָה שֻׁלְחָנוֹת מִפֹּה–לְכֶתֶף הַשָּׁעַר:  שְׁמוֹנָה שֻׁלְחָנוֹת, אֲלֵיהֶם יִשְׁחָטוּ.
  מב וְאַרְבָּעָה שֻׁלְחָנוֹת לָעוֹלָה אַבְנֵי גָזִית, אֹרֶךְ אַמָּה אַחַת וָחֵצִי וְרֹחַב אַמָּה אַחַת וָחֵצִי, וְגֹבַהּ, אַמָּה אֶחָת; אֲלֵיהֶם, וְיַנִּיחוּ אֶת-הַכֵּלִים אֲשֶׁר יִשְׁחֲטוּ אֶת-הָעוֹלָה בָּם–וְהַזָּבַח.
 מג וְהַשְׁפַתַּיִם, טֹפַח אֶחָד מוּכָנִים בַּבַּיִת–סָבִיב סָבִיב; וְאֶל-הַשֻּׁלְחָנוֹת, בְּשַׂר הַקָּרְבָן.
  מד וּמִחוּצָה לַשַּׁעַר הַפְּנִימִי לִשְׁכוֹת שָׁרִים, בֶּחָצֵר הַפְּנִימִי אֲשֶׁר אֶל-כֶּתֶף שַׁעַר הַצָּפוֹן, וּפְנֵיהֶם, דֶּרֶךְ הַדָּרוֹם; אֶחָד, אֶל-כֶּתֶף שַׁעַר הַקָּדִים, פְּנֵי, דֶּרֶךְ הַצָּפֹן.
 מה וַיְדַבֵּר, אֵלָי:  זֹה הַלִּשְׁכָּה, אֲשֶׁר פָּנֶיהָ דֶּרֶךְ הַדָּרוֹם, לַכֹּהֲנִים, שֹׁמְרֵי מִשְׁמֶרֶת הַבָּיִת.
  מו וְהַלִּשְׁכָּה, אֲשֶׁר פָּנֶיהָ דֶּרֶךְ הַצָּפוֹן, לַכֹּהֲנִים, שֹׁמְרֵי מִשְׁמֶרֶת הַמִּזְבֵּחַ:  הֵמָּה בְנֵי-צָדוֹק, הַקְּרֵבִים מִבְּנֵי-לֵוִי אֶל-יְהוָה–לְשָׁרְתוֹ.
  מז וַיָּמָד אֶת-הֶחָצֵר אֹרֶךְ מֵאָה אַמָּה, וְרֹחַב מֵאָה אַמָּה–מְרֻבָּעַת; וְהַמִּזְבֵּחַ, לִפְנֵי הַבָּיִת.
מח וַיְבִאֵנִי, אֶל-אֻלָם הַבַּיִת, וַיָּמָד אֵל אֻלָם, חָמֵשׁ אַמּוֹת מִפֹּה וְחָמֵשׁ אַמּוֹת מִפֹּה; וְרֹחַב הַשַּׁעַר–שָׁלֹשׁ אַמּוֹת מִפּוֹ, וְשָׁלֹשׁ אַמּוֹת מִפּוֹ.
 מט אֹרֶךְ הָאֻלָם עֶשְׂרִים אַמָּה, וְרֹחַב עַשְׁתֵּי עֶשְׂרֵה אַמָּה, וּבַמַּעֲלוֹת, אֲשֶׁר יַעֲלוּ אֵלָיו; וְעַמֻּדִים, אֶל-הָאֵילִים, אֶחָד מִפֹּה, וְאֶחָד מִפֹּה.