24 Tevet : Hilloula de Rabbi Chneour Zalman de Lyadi, premier Rabbi de Loubavitch (1745-1812)

24 Tevet : Hilloula de Rabbi Chneour Zalman de Lyadi, premier Rabbi de Loubavitch (1745-1812)

Rabbi Chnéour Zalman Baroukhovitch, fils de Rabbi Baroukh et de la Rabbanit Rivka, naquit le 18 Eloul 5505 (1745). Descendant en droite ligne du Maharal de Prague, l’arbre généalogique de sa famille remonte au roi David.

 

Le Baal Chem Tov, par la bénédiction de qui cette naissance se produisit, indiqua aux parents de quelle façon il fallait éduquer l’enfant. Son âme, en effet, issue du monde spirituel d’Atsilout, descendait sur terre pour la première fois, avec la mission de traduire son propre enseignement dans les termes de la raison. À un an, l’enfant parlait déjà comme un adulte. Régulièrement, le Baal Chem Tov était, à sa demande, tenu informé de tout ce qui le concernait.

Très tôt, les qualités intellectuelles de Rabbi Chnéour Zalman furent reconnues. À deux ans, il témoignait d’une mémoire hors du commun et d’une intelligence fabuleuse. À trois ans, il fut conduit chez le Baal Chem Tov, qui lui coupa les cheveux pour la première fois et le bénit. Par la suite, il ne devait plus jamais le revoir. À cinq ans, sa connaissance de la Torah était immense. Il pouvait expliquer clairement le passage du Talmud le plus ardu. Déjà, lors de sa Bar Mitsva, les plus grands érudits le déclarèrent apte à discuter la Loi et lui décernèrent le titre de « Gaon ».

Il se maria, en 5520 (1760), avec la Rabbanit Shterna, fille de Rabbi Yéhouda Leïb Segal et de la Rabbanit Beïla. Le beau-père de Rabbi Chnéour Zalman, un important érudit de la communauté de Vitebsk, appartenait aux mitnagdim et fit souffrir son gendre, lorsqu’il devint un ‘hassid. Rabbi Chnéour Zalman s’installa dans la région de Vitebsk et fut conduit, dans un premier temps, à rechercher le bien-être de ses frères juifs, qu’il engagea à constituer des colonies agricoles. Là, ils pouvaient vivre à l’abri des souffrances que leur imposaient les non-juifs. De plus, ils pouvaient, de la sorte, être exemptés de certains impôts. Pour réaliser tout cela, il acheta des terres avec l’argent qu’il avait reçu pour son mariage. Là, il installa de nombreuses familles juives et nomma également des professeurs pour leur enseigner la Torah.

La philosophie ‘Habad

De 5518 à 5523 (1758 à 1763), Rabbi Chnéour Zalman mit au point les idées fondamentales de son système philosophique, basé sur l’amour et la crainte de D.ieu provoqués par une réflexion profonde. Son enseignement ensuite structuré à partir de la ‘Hassidout, sur l’ordre du Maguid qui, dans un premier temps, refusa de l’orienter dans le service de D.ieu et lui demanda de bâtir son propre système.En effet, il se rendit chez le Maguid de Mézéritch peu après, en 5524 (1764). Il hésita un moment entre Vilna et Mézéritch, puis, considérant qu’auprès du Gaon de Vilna, il se consacrait à l’étude, dans laquelle il était déjà versé, il décida d’aller chez le Maguid, afin d’apprendre à prier. Il devint aussitôt son ‘hassid. Son maître le nomma Maguid de Lyozna en 5527 (1767), puis le chargea, en 5730 (1770), de rédiger le Choul’hane Aroukh, dont il commença immédiatement la compilation.Après la disparition du Maguid, Rabbi Chnéour Zalman introduisit la ‘Hassidout ‘Habad et s’engagea dans la défense de l’enseignement du Baal Chem Tov, contesté par les mitnagdim. A ce titre, il fonda, en 5532 (1772), sa yéchiva à Lyozna. L’accès en était réservé à ceux qui avaient déjà accumulé d’énormes connaissances, aussi bien dans la partie législative de la Torah que dans la Kabbalah. Il se rendit, en 5534 (1774), en compagnie de Rabbi Mena’hem Mendel de Horodok, chez le Gaon de Vilna, qui refusa de les recevoir. Il sortit ensuite vainqueur de la grande confrontation de Minsk, en 5543 (1783), puis de celle de Chklov.Parallèlement, son enseignement reçut une diffusion de plus en plus large. Il rédigea le Choul’hane Aroukh, dont la première partie, les « Lois de l’étude de la Torah », fut publiée en 5554 (1794). Pour ce qui est de la ‘Hassidout, son système de pensée est exposé dans son œuvre monumentale, le Tanya, « Loi écrite de la ‘Hassidout », d’abord diffusée sous forme manuscrite, puis imprimée en 5557 (1797). En outre, une large compilation de ses commentaires se trouve dans deux importants volumes, « Torah Or » et « Likoutei Torah ». Le Tséma’h Tsédek, son petit fils, publia le « Torah Or » en 5597 (1837) et le « Likoutei Torah » en 5608 (1848)

Une ère nouvelle après le 19 Kislev

Il fit alors l’objet d’une dénonciation de la part de ses opposants. En effet, il était responsable, en Russie, de la collecte des fonds pour soutenir la communauté ’hassidique de Terre Sainte, dirigée par Rabbi Mena’hem Mendel de Vitebsk. Or, Erets Israël était alors sous domination turque et la Turquie était l’ennemi de la Russie. Il fut donc arrêté, en 5559 (1799), le lendemain de la fête de Souccot, puis emprisonné à Pétersbourg, dans la forteresse Pétropavlov. Son incarcération sema le désarroi parmi les ‘hassidim ‘Habad et sa première réaction fut de leur écrire une lettre pour leur interdire tout acte de vengeance. Il fut libéré le mardi 19 Kislev, date qui est devenue le Rosh Hachana de la ‘Hassidout, un jour où l’on ne dit pas les ta’hanoun. Par la suite, son enseignement se diffusa largement. Deux ans plus tard, il fut de nouveau convoqué à Pétersbourg, le lendemain de Souccot. Il fut libéré au milieu de la fête de ‘Hanouccah et quitta Pétersbourg le 11 Mena’hem Av 5561 (1801) pour s’installer à Lyadi.Rabbi Chnéour Zalman prit position contre l’invasion française de la Russie, conscient de l’influence néfaste qu’elle aurait sur les Juifs. Poursuivi par les armées de Napoléon Bonaparte, fortes de quarante mille hommes, il dut s’enfuir, sur le conseil du général Nébrowsky et quitter Lyadi, la veille du Chabbat qui bénit le mois d’Eloul 5572 (1812). Avec sa famille et de nombreux ‘hassidim, il erra d’une ville à l’autre et arriva, le 12 Tévet 5573 (1812) dans le village de Pyéna, près de Koursk. C’est là qu’il quitta ce monde, à l’issue du Chabbat, veille du dimanche 24 Tévet (le 26 décembre 1812). Il repose à Haditch près de Poltava.Rabbi Chnéour Zalman eut trois fils et trois filles

Ses trois fils furent
Rabbi Dov Ber, qui lui succéda,
Rabbi ‘Haïm Avraham
et Rabbi Moché.
Tous trois se consacrèrent en particulier à la diffusion des écrits de leur père.

Ses trois filles furent
la Rabbanit Freïda,
la Rabbanit Devorah Léa, mère du Tséma’h Tsédek, qui offrit sa vie en échange de celle de son père à la suite d’une accusation portée contre la ‘Hassidout auprès du tribunal céleste,
et la Rabbanit Ra’hel.

Rabbi Chnéour Zalman de Lyadi est appelé de différentes manières

  • Les ‘Hassidim l’appellent l’Admour HaZakène en hébreu ou l’Alter Rebbe en yiddish, ce qui veut dire « le Vieux Rabbi », du fait qu’il fut le premier Rabbi de ‘Habad et le père de la dynastie des Rabbis de ‘Habad.
  • Il est appelé aussi Baal HaTanya vehaChoul’hane Aroukh, signifiant « l’Auteur du Tanya et du Choul’hane Aroukh », ou seulement Baal HaTanya.
  • Il est fait souvent référence à lui comme «le Rav», du fait de son extraordinaire génie en matière de loi juive. Ainsi, son Choul’hane Aroukh est souvent appelé «Choul’hane Aroukh HaRav» pour le distinguer du Choul’hane Aroukh de Rabbi Yossef Karo dont il est une synthèse magistrale.
  • Dans certains ouvrages de Halakha comme le Michna Broura, on l’appelle par l’acronyme «GRaZ», pour «le Gaon Rabbénou Zalman», ou «RaZ» pour «Rabbénou Zalman».
Le jeûne du 10 Tévet, mardi 14 décembre 2021

Le jeûne du 10 Tévet, mardi 14 décembre 2021

En ce jour funeste commença le siège de la ville sainte de Jérusalem par l’armée babylonienne, sous les ordres du cruel Nabuchodonosor en 3336 (425 ans avant le début de l’ère commune).

 

A cause de sa gravité – puisqu’il marque le début de la destruction et de l’exil – il ne peut être repoussé à une date ultérieure (comme les jeûnes du 17 Tamouz et du 9 Av) ou avancé à une date précédente (comme le jeûne d’Esther). C’est le seul jeûne qui peut tomber un vendredi – donc veille de Chabbat. Du fait de sa gravité, il aura d’ailleurs une place de choix quand les jours de jeûne seront transformés en jours de joie (avec la venue de Machia’h).

Le but du jeûne est que même le corps physique ressente « la diminution de la graisse et du sang ». On ne mange pas et on ne boit pas. On ne se rince pas la bouche. Mais on peut se laver sans restriction.

Les enfants qui n’ont pas encore atteint l’âge de la Bar ou Bat Mitsva (les filles dès 12 ans et les garçons dès 13 ans) ne jeûnent pas. Les personnes fragiles, les femmes enceintes ou qui viennent d’accoucher ou qui allaitent ne jeûnent pas. Même ceux qui ont la permission de manger s’abstiendront de manger des friandises.

Dans la prière du matin, on récite les Seli’hot spéciales de ce jour après le Ta’hanoun ainsi que « le grand Avinou Malkénou ». Puis on lit dans la Torah le passage Vayi’hal (Chemot – Exode 32 : 11 jusqu’à 34 : 1). Seul celui qui a jeûné peut être appelé à la Torah.

Durant la prière de Min’ha (l’après-midi), on lit dans le rouleau de la Torah le chapitre Vayi’hal. Dans la Amida, on ajoute le passage Anénou (« Réponds-nous, Éternel au jour de notre jeûne car nous sommes dans une grande peine… »).

On récite le Ta’hanoun et « le grand Avinou Malkénou ».

Comme tous les jours de jeûne, on procédera à un examen de conscience approfondi et on évitera de se mettre en colère. On augmentera les dons à la Tsedaka (charité). Rabbi Chnéour Zalman explique qu’un jour de jeûne est aussi un jour de bienveillance divine. Comme ce jeûne du 10 Tévet est particulièrement important, on comprend que la Techouva (retour à D.ieu) procurée par ce jeûne est aussi d’un niveau plus élevé.

Dans de nombreuses communautés, ce jeûne est associé au souvenir des martyrs de la Shoah.

Hayom Yom du 21 Elloul :  Avraham a transmis a chaque juif  la foi pure en D.ieu et en Sa sainte Torah

Hayom Yom du 21 Elloul : Avraham a transmis a chaque juif la foi pure en D.ieu et en Sa sainte Torah

אבינו הראשון אברהם, בגלל עבודתו במסירות נפש לפרסם אלוקותו ית’ – אל אחד – לכל בני העולם, זכה להנחיל לזרעו עד סוף כל הדורות את האמונה הטהורה בה’ ובתורתו, וכל איש ואשה בישראל יש להם הכח והעוז למסור נפשם על התורה הקדושה.

Notre premier père, Avraham, par l’effort qu’il réalisa, avec abnégation, pour faire connaître la Divinité, le D.ieu unique, à l’ensemble de l’humanité, eut le mérite de pouvoir transmettre en héritage à sa descendance, jusqu’à la fin de toutes les générations, la foi pure en D.ieu et en Sa Torah.

Chaque Juif et chaque Juive a donc le pouvoir d’offrir sa vie pour la sainte Torah.

Hayom Yom du 21 Elloul :  Avraham a transmis a chaque juif  la foi pure en D.ieu et en Sa sainte Torah

Hayom Yom du 7 Elloul : « Petsoua Daka » (Devarim 23, 2) avec, pour dernière lettre, un Alef et non un Hé

אדמו »ר הזקן הורה לכתוב « פצוע דכא » באלף לבסוף ולא בה »א.

בפראג יש ס »ת שקבלה בידם שהגיה עזרא הסופר, אין קורין בו אלא בשמחת-תורה וגוללין אותו תמיד בפרשת שמע. כשהייתי בפראג בשנת תרס »ח ראיתיו וכתוב בו « דכא » באלף. כן כשהייתי בוארמס בשנת תרס »ז ראיתי שם ס »ת אשר מקובל בידם שכתבו מהר »ם מרוטנבורג וגם בו כתוב « דכא » באלף. ועיין בשארית יהודא (יו »ד סי’ ט »ז) ודברי נחמיה (יו »ד סי כ »ב) ובס’ משנת אברהם (סי’ לב) מציין כמה ספרים הדנים בזה.

L’Admour Hazaken demanda d’écrire « Petsoua Daka » (Devarim 23, 2) avec, pour dernière lettre, un Alef et non un Hé.
A Prague, il y a un Sefer Torah qui, d’après la tradition locale, a été examiné et rectifié par Ezra le Scribe. Il n’est lu qu’à Sim’hat Torah et on l’enroule toujours sur la section du Chema Israël.
Lorsque j’étais à Prague, en 5668 (1908), je l’ai vu et « Daka » y était écrit avec un Alef.
De même, lorsque je me suis rendu à Worms, en 5667 (1907), j’ai vu un Sefer Torah qui, d’après la tradition de cette communauté, a été écrit par Rabbi Meïr de Rotenbourg. « Daka » y était également écrit avec un Alef.
On consultera à ce propos le Cheherit Yehouda (Yoré Dea, paragraphe 16) et le Divreï Ne’hemia (Yoré Dea, paragraphe 22). Le Michnat Avraham (section 32) cite différents ouvrages traitant de ce sujet.

 

 

 

Seminaire du Beth Loubavitch 1994 : Farbrenguen-Anniversaire du Rav Chmouel Azimov, Roch Hodech Elloul

Seminaire du Beth Loubavitch 1994 : Farbrenguen-Anniversaire du Rav Chmouel Azimov, Roch Hodech Elloul

 

 

fr.chabad.org

 

Rav Chmouel Azimov naquit en ex-Union soviétique en 1945 de Rav Haïm Hillel et Richa Azimov. Étant parvenu à fuir le Rideau de fer, son père devint le directeur du réseau de Talmud Torah Loubavitch à Paris. Le jeune Chmouel fut élève de la yéchiva de Brunoy puis poursuivit ses études à la yéchiva Loubavitch centrale, le « 770 », à Brooklyn, où il devint profondément lié au Rabbi, Rabbi Mena’hem Mendel Schneerson, de mémoire bénie.

En 1968, il épousa Bassie, fille du célèbre ‘Hassid Rav Bentsion Shemtov. En l’honneur du mariage de son jeune élève, le Rabbi corrigea un discours ‘hassidique en vue de sa publication en tant que sa participation, ce qui constitue une rare distinction.

Cette même année, le Rabbi envoya les Azimov à Paris pour y être ses émissaires. Avant leur départ, le Rabbi les bénit, leur souhaitant « un succès au-delà de l’imagination ».

 

 

Homme humble et affable, le Rav Azimov édifia un empire éducatif, amenant des dizaines d’autres émissaires pour servir dans tous les quartiers de la capitale française et ses environs. Beaucoup de couples émissaires ‘Habad-Loubavitch furent eux-mêmes des disciples du rav qui adoptèrent un mode de vie ‘hassidique et furent inspiré à le partager avec les autres.

 

Il édifia des dizaines de communautés

Connu sous le surnom affectueux de « Moulé », le Rav Azimov a eu un impact profond sur des dizaines de milliers de Juifs de France en tant que directeur du Beth Loubavitch à Paris. Il y a aujourd’hui plus de 450 émissaires dans 115 centres ‘Habad-Loubavitch dans 95 villes en Île-de-France – le résultat direct de son travail – dont beaucoup furent ramenés par lui au Judaïsme et pour lesquels il était un guide personnel et un mentor spirituel.

Au-delà de la France, il était membre du comité exécutif de Agudath ‘Hassidei ‘Habad International, l’organisation cadre du mouvement ‘Habad-Loubavitch mondial, et il fut le conseiller et le mentor d’innombrables émissaires du Rabbi de Loubavitch à travers le monde.

À partir de son institution phare, le Beth Loubavitch de Paris, le rav Azimov édifia des dizaines de communautés juives et a influença d’innombrables personnes. Aujourd’hui, le complexe scolaire Beth ‘Haya Mouchka accueille 1500 filles, ce qui en fait la plus grande école juive en France. Quelque 115 centres ‘Habad-Loubavitch et plus de 450 représentants servent actuellement la population juive de France, la plus grande d’Europe occidentale, estimée à environ 500 000 âmes.

En plus de son programme d’enseignement quotidien, ses « farbrenguens » informelles furent le ferment de la culture ‘hassidique française, formant une communauté de cadres communautaires érudits, inspirés et actifs.

Malgré le développement de leur réseau d’institutions, le Rav Azimov et son épouse demeurèrent accessibles à leurs élèves – ainsi qu’aux enfants et aux élèves de leurs élèves – qu’ils traitaient comme des membres de leur propre famille. Quand un des jeunes étudiants de yéchiva avait besoin de conseils pour trouver l’âme sœur ou lorsqu’un couple avait besoin de soutien dans n’importe quel domaine de la vie, ils savaient qu’ils pouvaient se tourner vers le Rav Azimov et son épouse.

« Il était unique en ce qu’il était totalement dévoué à son peuple », se souvient le Rav Chmouel Lubecki dont les parents avaient retrouvé le chemin de l’observance juive sous l’influence du Rav Azimov. « Il n’avait pas de vie privée. Même à l’hôpital, il parlait sans cesse aux membres de la communauté, prenant soin d’eux et de leurs enfants. »

Même lorsque sa communauté se développa jusqu’à compter des centaines de familles, il se faisait un point d’honneur d’assister réjouissances familiales, petites et grandes.

Son dévouement à l’observance juive était légendaire. Par exemple, à une certaine époque, il prenait lui-même le train jusqu’à la ville d’Orly pour y livrer du lait casher frais, de sorte que cinq familles soient en mesure d’observer la casherout au plus haut niveau.

Même après avoir subi un accident vasculaire cérébral invalidant en 1998, il continua à enseigner la Torah et gérer des institutions d’un budget global de plusieurs millions d’euros qui ne cesse de grossir chaque année.

 

L'année des dernière, parlant avec des dignitaires au grand allumage public de 'Hanouka près de la tour Eiffel à Paris.

Le Rav Azimov a également dirigé la publication de l’hebdomadaire La Sidra de la Semaine, qui est une source d’information juive et d’inspiration pour des milliers de personnes dans le monde juif francophone, en plus de nombreux livres sur le judaïsme et la philosophie ‘Habad.

Etudes pendant les trois semaines – Cours No 15 : Le troisième Temple – Ye’hezkel chap. 41 – Rav M. Altabe

Etudes pendant les trois semaines – Cours No 15 : Le troisième Temple – Ye’hezkel chap. 41 – Rav M. Altabe

Les 4 lichkot à à 3 étages du 3e Temple

Ye’hezkel chap. 41

 

 

א – וַיְבִיאֵ֖נִי אֶל־הַֽהֵיכָ֑ל וַיָּ֣מָד אֶת־הָֽאֵילִ֗ים שֵׁשׁ־אַמּ֨וֹת רֹ֧חַב מִפּ֛וֹ וְשֵֽׁשׁ־אַמּ֥וֹת רֹֽחַב־מִפּ֖וֹ רֹ֥חַב הָאֹֽהֶל: 1. Puis, il m’introduisit dans le Heikhal et mesura les pilastres : six coudées de large d’un côté et six coudées de large de l’autre côté : telle était la largeur de la tente.

 

ב – וְרֹ֣חַב הַפֶּתַח֘ עֶ֣שֶׂר אַמּוֹת֒ וְכִתְפ֣וֹת הַפֶּ֔תַח חָמֵ֚שׁ אַמּוֹת֙ מִפּ֔וֹ וְחָמֵ֥שׁ אַמּ֖וֹת מִפּ֑וֹ וַיָּ֚מָד אָרְכּוֹ֙ אַרְבָּעִ֣ים אַמָּ֔ה וְרֹ֖חַב עֶשְׂרִ֥ים אַמָּֽה: 2. La largeur de l’entrée était de dix coudées et les parois latérales de l’entrée avaient cinq coudées d’un côté et cinq coudées de l’autre. Il en mesura la longueur, qui était de quarante coudées, et la largeur, qui était de vingt coudées.
ג – וּבָ֣א לִפְנִ֔ימָה וַיָּ֥מָד אֵֽיל־הַפֶּ֖תַח שְׁתַּ֣יִם אַמּ֑וֹת וְהַפֶּ֙תַח֙ שֵׁ֣שׁ אַמּ֔וֹת וְרֹ֥חַב הַפֶּ֖תַח שֶׁ֥בַע אַמּֽוֹת: 3. Et il pénétra à l’intérieur et mesura le pilastre de l’entrée qui avait deux coudées. L’entrée avait six coudées et la largeur de l’entrée était de sept coudées.
ד – וַיָּ֨מָד אֶת־אָרְכּ֜וֹ עֶשְׂרִ֣ים אַמָּ֗ה וְרֹ֛חַב עֶשְׂרִ֥ים אַמָּ֖ה אֶל־פְּנֵ֣י הַֽהֵיכָ֑ל וַיֹּ֣אמֶר אֵלַ֔י זֶ֖ה קֹ֥דֶשׁ הַקֳּדָשִֽׁים: 4. Il en mesura la longueur, qui était de vingt coudées, et la largeur, qui était de vingt coudées, correspondant à la largeur du Heikhal. Et il me dit : « C’est là le Saint des Saints ! »
ה – וַיָּ֥מָד קִיר־הַבַּ֖יִת שֵׁ֣שׁ אַמּ֑וֹת וְרֹ֣חַב הַצֵּלָע֩ אַרְבַּ֨ע אַמּ֜וֹת סָבִ֧יב | סָבִ֛יב לַבַּ֖יִת סָבִֽיב: 5. Puis il mesura le mur de l’édifice [dont l’épaisseur était de] six coudées, et la largeur des chambres latérales était de quatre coudées sur tout le pourtour de l’édifice.
ו – וְהַצְּלָעוֹת֩ צֵלָ֨ע אֶל־צֵלָ֜ע שָׁל֧וֹשׁ וּשְׁלֹשִׁ֣ים פְּעָמִ֗ים וּ֠בָאוֹת בַּקִּ֨יר אֲשֶׁר־לַבַּ֧יִת לַצְּלָע֛וֹת סָבִ֥יב | סָבִ֖יב לִֽהְי֣וֹת אֲחוּזִ֑ים וְלֹֽא־יִֽהְי֥וּ אֲחוּזִ֖ים בְּקִ֥יר הַבָּֽיִת: 6. Les chambres latérales, contiguës l’une à l’autre, se répétaient trente-trois fois ; elles pénétraient dans le mur régnant tout autour de l’édifice et des chambres latérales comme pour s’y encastrer, mais elles n’entamaient pas le mur de l’édifice.
ז – וְרָֽחֲבָ֡ה וְנָֽסְבָה֩ לְמַ֨עְלָה לְמַ֜עְלָה לַצְּלָע֗וֹת כִּ֣י מֽוּסַב־הַ֠בַּיִת לְמַ֨עְלָה לְמַ֜עְלָה סָבִ֚יב | סָבִיב֙ לַבַּ֔יִת עַל־כֵּ֥ן רֹֽחַב־לַבַּ֖יִת לְמָ֑עְלָה וְכֵ֧ן הַתַּחְתּוֹנָ֛ה יַֽעֲלֶ֥ה עַל־הָֽעֶלְיוֹנָ֖ה לַתִּֽיכוֹנָֽה: 7. Et l’édifice s’élargissait en tournant, à mesure que s’élevaient les chambres latérales ; car il régnait une galerie, montant par degrés tout autour de l’édifice ; aussi l’édifice s’élargissait-il en haut, et ainsi du rez-de-chaussée on montait à l’étage supérieur par celui du milieu.
ח – וְרָאִ֧יתִי לַבַּ֛יִת גֹּ֖בַהּ סָבִ֣יב | סָבִ֑יב מוּסְד֚וֹת (כתיב מיּסְד֚וֹת) הַצְּלָעוֹת֙ מְל֣וֹ הַקָּנֶ֔ה שֵׁ֥שׁ אַמּ֖וֹת אַצִּֽילָה: 8. Et je vis une élévation régnant sur tout le pourtour de l’édifice, les fondements des chambres latérales mesurant une canne entière, six grandes coudées.
ט – רֹ֣חַב הַקִּ֧יר אֲשֶׁר־לַצֵּלָ֛ע אֶל־הַח֖וּץ חָמֵ֣שׁ אַמּ֑וֹת וַֽאֲשֶׁ֣ר מֻנָּ֔ח בֵּ֥ית צְלָע֖וֹת אֲשֶׁ֥ר לַבָּֽיִת: 9. La largeur du mur extérieur aux chambres était de cinq coudées ; et l’espace libre entre les chambres attenant à l’édifice
י – וּבֵ֨ין הַלְּשָׁכ֜וֹת רֹ֣חַב עֶשְׂרִ֥ים אַמָּ֛ה סָבִ֥יב לַבַּ֖יִת סָבִ֥יב | סָבִֽיב: 10. et entre les salles était de vingt coudées sur tout le pourtour de l’édifice.
יא – וּפֶ֚תַח הַצֵּלָע֙ לַמֻּנָּ֔ח פֶּ֚תַח אֶחָד֙ דֶּ֣רֶךְ הַצָּפ֔וֹן וּפֶ֥תַח אֶחָ֖ד לַדָּר֑וֹם וְרֹ֙חַב֙ מְק֣וֹם הַמֻּנָּ֔ח חָמֵ֥שׁ אַמּ֖וֹת סָבִ֥יב | סָבִֽיב: 11. Et les chambres latérales avaient une entrée donnant sur l’espace libre, une seule entrée du côté du Nord et une seule du côté du Sud et la largeur de l’espace libre était de cinq coudées tout autour.
יב – וְהַבִּנְיָ֡ן אֲשֶׁר֩ אֶל־פְּנֵ֨י הַגִּזְרָ֜ה פְּאַ֣ת דֶּֽרֶךְ־הַיָּ֗ם רֹחַב שִׁבְעִ֣ים אַמָּ֔ה וְקִ֧יר הַבִּנְיָ֛ן חָֽמֵשׁ־אַמּ֥וֹת רֹ֖חַב סָבִ֣יב | סָבִ֑יב וְאָרְכּ֖וֹ תִּשְׁעִ֥ים אַמָּֽה: 12. Quant au bâtiment qui était attenant à la Ghizra du côté de l’Ouest, il avait une largeur de soixante-dix coudées ; le mur de ce bâtiment avait cinq coudées de large sur tout le pourtour ; sa longueur était de quatre-vingt-dix coudées.
יג – וּמָדַ֣ד אֶת־הַבַּ֔יִת אֹ֖רֶךְ מֵאָ֣ה אַמָּ֑ה וְהַגִּזְרָ֚ה וְהַבִּנְיָה֙ וְקִ֣ירוֹתֶ֔יהָ אֹ֖רֶךְ מֵאָ֥ה אַמָּֽה: 13. Puis il mesura l’édifice, dont la longueur était de cent coudées ; la Ghizra et le bâtiment, y compris ses murs, avaient une longueur de cent coudées.
יד – וְרֹחַב֩ פְּנֵ֨י הַבַּ֧יִת וְהַגִּזְרָ֛ה לַקָּדִ֖ים מֵאָ֥ה אַמָּֽה: 14. La largeur du front de l’édifice et de la Ghizra, du côté de l’Est, était de cent coudées.
טו – וּמָדַ֣ד אֹֽרֶךְ־הַ֠בִּנְיָן אֶל־פְּנֵ֨י הַגִּזְרָ֜ה אֲשֶׁ֨ר עַל־אַֽחֲרֶ֧יהָ וְאַתִּיקֶ֛יהָא (כתיב וְאַתִּוקֶ֛יהָא) מִפּ֥וֹ וּמִפּ֖וֹ מֵאָ֣ה אַמָּ֑ה וְהַֽהֵיכָל֙ הַפְּנִימִ֔י וְאֻֽלַמֵּ֖י הֶֽחָצֵֽר: 15. Il mesura ensuite la longueur du bâtiment attenant à la Ghizra, qui était à l’arrière, avec ses portiques de part et d’autre : cent coudées, avec le Heikhal intérieur et les vestibules du parvis,
טז – הַסִּפִּ֡ים וְהַֽחַלּוֹנִ֣ים הָֽ֠אֲטֻמוֹת וְהָֽאַתִּיקִ֚ים | סָבִיב֙ לִשְׁלָשְׁתָּ֔ם נֶ֧גֶד הַסַּ֛ף שְׂחִ֥יף עֵ֖ץ סָבִ֣יב | סָבִ֑יב וְהָאָ֙רֶץ֙ עַד־הַ֣חַלּוֹנ֔וֹת וְהַֽחַלֹּנ֖וֹת מְכֻסּֽוֹת: 16. les seuils et les fenêtres grillagées et les portiques tout autour des trois côtés ; jusqu’à la hauteur des seuils il y avait un revêtement de bois sur le pourtour, depuis le sol jusqu’aux fenêtres, et les fenêtres étaient couvertes.
יז – עַל־מֵעַ֣ל הַפֶּ֡תַח וְעַד־הַבַּיִת֩ הַפְּנִימִ֨י וְלַח֜וּץ וְאֶל־כָּל־הַקִּ֨יר סָבִ֧יב | סָבִ֛יב בַּפְּנִימִ֥י וּבַחִיצ֖וֹן מִדּֽוֹת: 17. Par-dessus l’entrée jusqu’à l’édifice intérieur, et à l’extérieur, sur la muraille tout autour, à l’extérieur, et à l’intérieur, il y avait des mesures.
יח – וְעָשׂ֥וּי כְּרוּבִ֖ים וְתִֽמֹרִ֑ים וְתִֽמֹרָה֙ בֵּין־כְּר֣וּב לִכְר֔וּב וּשְׁנַ֥יִם פָּנִ֖ים לַכְּרֽוּב: 18. On avait sculpté des chérubins et des palmes, une palme entre deux chérubins, et les chérubins avaient deux faces :
יט – וּפְנֵ֨י אָדָ֚ם אֶל־הַתִּֽמֹרָה֙ מִפּ֔וֹ וּפְנֵֽי־כְפִ֥יר אֶל־הַתִּֽמֹרָ֖ה מִפּ֑וֹ עָשׂ֥וּי אֶל־כָּל־הַבַּ֖יִת סָבִ֥יב | סָבִֽיב: 19. Il y avait une face d’homme vers la palme d’un côté et une face de lion vers la palme de l’autre côté. [Ces sculptures] s’étendaient sur tout le pourtour de l’édifice.
כ – מֵֽהָאָ֙רֶץ֙ עַד־מֵעַ֣ל הַפֶּ֔תַח הַכְּרוּבִ֥ים וְהַתִּֽמֹרִ֖ים עֲשׂוּיִ֑ם וְקִ֖יר הַ֗הֵ֗י֗כָֽ֗ל֗: 20. À partir du sol jusqu’au-dessus de l’entrée, on avait représenté des chérubins et des palmes, ainsi que sur la paroi du Heikhal.
כא – הַֽהֵיכָ֖ל מְזוּזַ֣ת רְבֻעָ֑ה וּפְנֵ֣י הַקֹּ֔דֶשׁ הַמַּרְאֶ֖ה כַּמַּרְאֶֽה: 21. Le Heikhal avait des poteaux carrés, et le front du sanctuaire avait une apparence conforme à la vision.
כב – הַמִּזְבֵּ֡חַ עֵ֣ץ שָׁלוֹשׁ֩ אַמּ֨וֹת גָּבֹ֜הַּ וְאָרְכּ֣וֹ | שְׁתַּ֣יִם אַמּ֗וֹת וּמִקְצֹֽעוֹתָיו֙ ל֔וֹ וְאָרְכּ֥וֹ וְקִֽירֹתָ֖יו עֵ֑ץ וַיְדַבֵּ֣ר אֵלַ֔י זֶה הַשֻּׁלְחָ֔ן אֲשֶׁ֖ר לִפְנֵ֥י יְהֹוָֽה: 22. L’autel en bois avait trois coudées de haut et deux coudées de long. Il avait ses angles, sa longueur et ses parois en bois ; et [l’homme] m’adressa ces paroles : « Voici la table qui est devant l’Éternel ! »
כג – וּשְׁתַּ֧יִם דְּלָת֛וֹת לַֽהֵיכָ֖ל וְלַקֹּֽדֶשׁ: 23. Le Heikhal et le Saint [des Saints] avaient deux portes.
כד – וּשְׁתַּ֥יִם דְּלָת֖וֹת לַדְּלָת֑וֹת שְׁתַּיִם מֽוּסַּבּ֣וֹת דְּלָת֔וֹת שְׁתַּיִם לְדֶ֣לֶת אֶחָ֔ת וּשְׁתֵּ֥י דְלָת֖וֹת לָֽאַחֶֽרֶת: 24. Il y avait deux battants à ces vantaux, deux battants mobiles : à un vantail deux battants et à l’autre deux battants.
כה – וַֽעֲשׂוּיָ֨ה אֲלֵיהֶ֜ן אֶל־דַּלְת֚וֹת הַֽהֵיכָל֙ כְּרוּבִ֣ים וְתִֽמֹרִ֔ים כַּֽאֲשֶׁ֥ר עֲשׂוּיִ֖ם לַקִּיר֑וֹת וְעָ֥ב עֵ֛ץ אֶל־פְּנֵ֥י הָֽאוּלָ֖ם מֵֽהַחֽוּץ: 25. Et on y avait sculpté, sur ces vantaux du Heikhal, des chérubins et des palmes, comme il y en avait de sculptés sur les parois, et un entablement de bois était sur le devant du vestibule, du côté extérieur,
כו – וְחַלּוֹנִ֨ים אֲטֻמ֚וֹת וְתִֽמֹרִים֙ מִפּ֣וֹ וּמִפּ֔וֹ אֶל־כִּתְפ֖וֹת הָֽאוּלָ֑ם וְצַלְע֥וֹת הַבַּ֖יִת וְהָֽעֻבִּֽים: 26. ainsi que des fenêtres grillagées et des palmes de part et d’autre sur les parois latérales du portique, sur les chambres latérales à l’édifice et aux entablements.