3 Iyar : Yortzait du Rav ‘Haïm Morde’haï Aizik Hadakov (1902 – 1993), chef de cabinet du secrétariat du Rabbi de Loubavitch

3 Iyar : Yortzait du Rav ‘Haïm Morde’haï Aizik Hadakov (1902 – 1993), chef de cabinet du secrétariat du Rabbi de Loubavitch

Le rabbin ‘Haïm Morde’haï Aizik Hadakov (4 Chevat 5662 – 12 janvier 1902 – 3 Iyar 5781 – 23 avril 1993) a été le chef de cabinet du secrétariat du Rabbi de Loubavitch, Rabbi Mena’hem Mendel Schneerson pendant plus de 40 ans. De 1950, jusqu’à sa mort, Hadakov a été président d’Agudat Chasidei Chabad, l’organisation faîtière du mouvement Habad-Loubavitch.

Jeunesse
‘Haïm Morde’haï Aizik est né dans la ville russe de Beshenkowitz de Sholom Yisroel et Chaya Treina Hadakov. Il a déménagé à Riga, Lettonie avec ses parents en 1904. Là, il a été élevé dans les voies du mouvement Navahrudak , comme enseigné par Rabbi Yoel Barantchik. Le jeune Hadakov excellait dans sa dévotion à l’étude de la Torah, dans sa piété et son caractère raffiné.

Éducateur et pédagogue, le jeune ‘Haïm Morde’haï a été nommé directeur de l’école Torah V’Derech Eretz à Riga à l’âge de 18 ans. Alors qu’il était encore jeune homme, en 1934, il fut nommé inspecteur des écoles juives par le ministère letton de l’Éducation. . Ses liens étroits (à travers Mordehai Dubin ) avec le régime dictatorial de Karlis Ulmanis et sa stricte orthodoxie, accompagnés de l’antisocialisme radical et des lock-outs massifs d’enseignants de gauche l’ont rendu impopulaire auprès des cercles séculiers de la communauté juive lettone.

Implication à Loubavitch
Lorsque le sixième Rabbi Loubavitch , Rabbi Yossef Its’hak Schneersohn, a déménagé à Riga (de Russie) en 1928, le Rav Hadakov a été attiré par le Rabbi et a rejoint le personnel du Rabbi. C’est pendant cette période qu’il a fait la connaissance du Rabbi Mena’hem Mendel Schneerson, gendre du Rav Yossef Its’hak, pour la première fois.

En 1940, lorsque le sixième Rabbi s’est échappé de Pologne, il a demandé au Rav Hadakov et à son épouse de l’accompagner aux États-Unis. Ils étaient l’une des rares familles à avoir reçu ce privilège et à faire partie de l’entourage officiel du sixième Rabbi. Quelque temps après leur arrivée aux États-Unis, en 1942, le Rabbi précédent le nomma directeur de Merkos L’Inyonei Chinuch (la branche éducative du mouvement Loubavitch), Mahane Israel (Chabad) (la branche des services sociaux) et Kehot Société de publication .

Rôle de secrétaire
En 1950, lorsque Rabbi Mena’hem Mendel Schneerson est monté à la tête du mouvement mondial Habad-Loubavitch, le Rav Hadakov est devenu son chef d’état-major et directeur de son secrétariat. Il a ensuite été nommé président d’Agudas Chasidei Chabad, l’organisation faîtière qui supervise le réseau mondial des organisations et institutions Habad-Loubavitch.

Le Rav Hadakov a innové de nombreuses idées et programmes éducatifs. Ses conseils sont rassemblés dans un livre sur l’éducation intitulé «Le manuel de l’éducateur». Il a été un modèle pour de nombreux jeunes hassidim dans son comportement et dans sa dévotion au Rabbi.

Le Rav Hadakov a beaucoup réfléchi aux conditions spirituelles en Terre d’Israël et a envoyé des directives constantes au Réseau scolaire Loubavitch en Israël (Reshet Oholei Yossef Its’hak – Loubavitch ) et à d’autres institutions là-bas.

Décès
Le Rav Hadakov est décédé le 3 Iyar 5753, 23 avril 1993 des suites d’une brève maladie. Les funérailles, qui ont eu lieu le dimanche 25 avril, ont réuni plusieurs milliers de personnes, dont beaucoup avaient réussi à prendre l’avion depuis diverses régions des États-Unis. La procession s’est déroulée devant le siège mondial de Loubavitch dans la section Crown Heights de Brooklyn et s’est rendue au cimetière de Montefiore, à Springfield Gardens, New York. Il a été enterré près du Ohel.

Son épouse, Etel Tzerna, un éducateur et auteur renommé, est décédée le 17 juin 2006. Ils ont deux enfants: son fils Sholom Yisroel et sa fille Chaya Rivkah Kramer, ainsi que de nombreux petits-enfants et arrière-petits-enfants.

3 chapitres du Rambam en 5 minutes !  – Dimanche 13 Iyar 5785

3 chapitres du Rambam en 5 minutes ! – Dimanche 13 Iyar 5785

Vous pouvez consulter le document complet en cliquant ce lien : Etude des 3 chapitres

 

 

Lois du Mariage (Chapitres 8 à 10)

Chapitre Huit – Conditions des Kidouchine (6 lois)

  1. Conditions non remplies lors des kidouchine – Si un homme consacre une femme en présentant un objet différent de ce qu’il prétend (comme du miel au lieu de vin, de l’or au lieu d’argent) ou en posant une condition sur son statut qui s’avère fausse (comme se prétendre cohen alors qu’il est lévite, riche alors qu’il est pauvre, habitant d’une ville alors qu’il habite une métropole), la consécration est invalide. Cette règle s’applique également si c’est la femme qui trompe l’homme sur une condition.
  2. Intentions non exprimées – Même si après découverte de la tromperie, l’une des parties déclare: « j’avais l’intention de me consacrer malgré cette erreur », la consécration reste invalide. Le principe fondamental est que « les paroles dans le cœur ne sont pas considérées comme des paroles » – seules les conditions exprimées verbalement comptent, non les intentions tacites.
  3. Conditions partiellement remplies – Lorsqu’une personne se présente avec une qualité et en possède davantage (par exemple, « je suis parfumeur » alors qu’il est à la fois parfumeur et tanneur, ou « mon nom est Yossef » alors qu’il s’appelle Yossef et Chimon), la consécration est valide. En revanche, si la personne a insisté sur l’exclusivité (« je suis seulement parfumeur », « mon nom n’est que Yossef »), la consécration est invalide si la réalité ne correspond pas exactement à cette exclusivité.
  4. Niveaux de connaissance religieuse – Définition précise des compétences attendues selon les expressions utilisées: « savoir lire » implique de pouvoir lire la Torah et connaître la traduction d’Onkelos; « je lis » signifie maîtriser Torah, Prophètes et Hagiographes; « je sais apprendre » exige la connaissance de la Michna; être « un Tana » requiert la connaissance de la Michna, de la Sifra, du Sifré et de la Tossefta de Rabbi Hiya.
  5. Définition des statuts sociaux – Les conditions concernant des statuts sociaux sont interprétées de façon raisonnable: un « disciple » est celui qui sait répondre aux questions du Talmud, même simples; un « sage » peut répondre à toute question de sagesse; être « fort » signifie être craint de ses amis pour sa force; être « riche » implique d’être respecté dans sa ville pour sa richesse. Cas particuliers pour « juste » et « impie »: même si l’homme est manifestement impie, s’il pose la condition d’être juste, la consécration est douteuse car il a peut-être eu des pensées de repentir; inversement, même un juste parfait qui pose la condition d’être impie crée un doute sur la consécration par crainte de pensées idolâtres.
  6. Erreur sans tromperie – Si l’une des parties se trompe sur le statut de l’autre (croyant épouser un cohen alors qu’il s’agit d’un lévite, ou quelqu’un de riche alors qu’il est pauvre) sans qu’il y ait eu tromperie délibérée de l’autre partie, la consécration reste valide car il n’y a pas eu de promesse non tenue.

Chapitre Neuf – Cas Particuliers de Kidouchine (31 lois)

  1. Consécration de femmes interdites – Lorsqu’un homme tente de consacrer simultanément deux femmes qu’il n’a pas le droit d’épouser ensemble en raison d’une interdiction d’erva (deux sœurs, mère et fille), aucune des consécrations n’est valide.
  2. Consécration multiple – Si un homme consacre plusieurs femmes en une fois en disant « vous m’êtes toutes consacrées » et qu’il y a parmi elles des cas d’interdiction (deux sœurs, une servante, une non-juive), aucune n’est consacrée. En revanche, s’il précise « celle parmi vous qui est apte à se marier avec moi m’est consacrée », toutes lui sont consacrées à l’exception des femmes interdites.
  3. Consécration indéterminée – Si un homme dit à deux sœurs « l’une d’entre vous m’est consacrée » ou à un père « une de tes filles m’est consacrée », toutes ont besoin d’un acte de divorce, car le mariage a prise juridiquement même s’il est impossible d’avoir des relations conjugales avec l’une d’entre elles sans identifier précisément laquelle est consacrée.
  4. Émissaires et consécrations conflictuelles – Quand un homme envoie un émissaire pour consacrer une femme et que, pendant ce temps, il consacre lui-même la mère, la fille ou la sœur de cette femme sans qu’on sache laquelle a été consacrée en premier, les deux femmes ont besoin d’un acte de divorce. De même, si une femme envoie un émissaire pour être consacrée puis se consacre elle-même à un autre, les deux maris doivent lui donner un acte de divorce si l’on ne sait pas quelle consécration a précédé l’autre.
  5. Liens familiaux et émissaires – Si l’émissaire consacre une femme au père, et qu’elle se consacre elle-même au fils ou au frère du père, les deux hommes doivent lui donner un acte de divorce et elle est interdite aux deux, en raison des liens familiaux qui rendent la situation plus complexe.
  6. Présomption d’accomplissement de mission – On présume qu’un émissaire accomplit sa mission: si un homme envoie un émissaire consacrer une femme et que cet émissaire décède sans qu’on sache s’il a consacré quelqu’un, toute femme ayant des proches parentes qui seraient interdites (mère, fille, sœurs) est interdite à l’homme, par crainte que l’émissaire ait consacré l’une de ces parentes.
  7. Émissaire pour plusieurs frères – Si un père agit comme émissaire pour ses cinq fils pour leur consacrer des femmes, et qu’il consacre « une des filles » d’un autre homme à « un de ses fils » sans préciser lesquels, chaque fille doit recevoir cinq actes de divorce (un de chaque frère). Si l’un des frères meurt, chaque fille doit recevoir quatre actes de divorce et accomplir la halitsa avec un des frères.
  8. Consécration de filles de différents statuts – Distinction entre la consécration d’une fille mineure (ketana), adolescente (na’ara) sous l’autorité du père, et majeure (boguérète). Si le père dit « ma fille » sans préciser laquelle, la boguérète n’est pas incluse dans cette désignation, sauf s’il précise explicitement « ma fille boguérète qui m’a désigné comme émissaire ».
  9. Identification de la fille consacrée – Si un homme ayant deux groupes de filles (de deux femmes différentes) consacre « sa grande fille », seule la plus grande de toutes est considérée comme consacrée, malgré l’ambiguïté possible. De même pour « sa petite fille », seule la plus petite de toutes est considérée comme consacrée.
  10. Témoignage du père – La parole du père concernant la consécration de sa fille mineure est considérée comme fiable, et son affirmation interdit sa fille à tous les hommes.
  11. Consécration à personne inconnue – Si un père déclare avoir consacré sa fille sans savoir à qui, elle est interdite à tout homme jusqu’à ce que le père identifie le mari, même si cette identification survient après que la fille a atteint la majorité.
  12. Revendication du mari – Si le père déclare ne pas savoir à qui il a consacré sa fille et qu’une personne affirme être celle qui l’a consacrée, cette personne est considérée comme fiable et peut finaliser le mariage sans nouvelle consécration.
  13. Conflit entre prétendants – Si deux hommes affirment avoir consacré la même femme, les deux doivent lui donner un acte de divorce. S’ils se mettent d’accord, l’un peut divorcer et l’autre l’épouser.
  14. Femme ignorant son consacré – Si une femme affirme être consacrée sans savoir à qui, et qu’un homme se présente comme son consacré, il est considéré fiable uniquement pour lui donner un acte de divorce, mais ne peut pas l’épouser sans nouvelle consécration, par crainte qu’ils ne s’arrangent frauduleusement.
  15. Contestation de consécration – Conséquences détaillées sur les relations avec les proches lorsqu’il y a contestation entre les parties sur l’identité de la personne consacrée: par exemple, si l’homme affirme avoir consacré la femme qui le nie, les proches parentes de cette femme lui sont interdites mais les proches parents de l’homme sont permis à la femme.
  16. Nécessité de témoins – Les kidouchine réalisés sans témoins sont invalides. Si une femme affirme qu’un homme l’a consacrée alors qu’il le nie, on lui demande de lui donner un acte de divorce pour la libérer de tout doute, mais cette exigence n’implique pas de perte financière pour l’homme.
  17. Abus de mission par un émissaire – Si un émissaire consacre pour lui-même la femme qu’il devait consacrer pour un autre, la consécration est valide pour l’émissaire, mais cette action est condamnée moralement et celui qui agit ainsi est qualifié de « méchant ».
  18. Conflit émissaire/mandataire – En cas de conflit entre l’émissaire qui affirme avoir consacré la femme pour lui-même et le mandataire qui prétend que la femme lui était destinée, la validité dépend de l’existence de témoins lors de la désignation de l’émissaire.
  19. Incertitude d’identité – Si la femme ne sait pas à qui elle est consacrée (entre l’émissaire et celui qui l’a envoyé), la validité dépend également de l’existence de témoins lors de la désignation de l’émissaire.
  20. Annulation de délégation – Si une personne désigne un émissaire puis révoque cette délégation sans qu’on sache si cette révocation est intervenue avant ou après la consécration, la consécration est considérée comme douteuse.
  21. Consécration indéterminée – Si un homme consacre une femme parmi cinq sans savoir laquelle, il doit donner un acte de divorce à chacune et déposer l’argent d’une seule kétouba. Si la consécration a été faite par relation conjugale, il est sanctionné en devant payer une kétouba à chacune.
  22. Rumeur de consécration – Une rumeur de consécration crée une présomption de mariage si elle est reconnue par le tribunal rabbinique, notamment quand des témoins rapportent avoir vu des signes de célébration et entendu que la femme « a été consacrée » (au passé, non au futur).
  23. Justification invalidante – Une justification ou une condition mentionnée au moment de la rumeur (par exemple, une consécration conditionnelle) peut invalider la présomption de mariage.
  24. Justification tardive – Une justification donnée seulement après que la rumeur a circulé n’est généralement pas prise en compte, sauf si elle paraît particulièrement plausible au tribunal.
  25. Condition non réalisée – Cas pratique où une rumeur de consécration est suivie d’une justification tardive (comme une condition non réalisée): les sages considèrent la femme comme consacrée par doute, ignorant la justification tardive.
  26. Nouvelle consécration après rumeur – Si une femme est consacrée à un second homme après qu’une rumeur concernant une première consécration a circulé, on doit vérifier la validité de la première consécration. Si elle est confirmée, la seconde est invalide. Sinon, le premier divorce et le second peut l’épouser.
  27. Rumeurs contradictoires – En cas de rumeurs contradictoires affirmant qu’une femme est consacrée à deux hommes différents, l’un des deux lui donne un acte de divorce et l’autre peut l’épouser, qu’il s’agisse du premier ou du second mentionné.
  28. Cadeaux comme preuve – Dans les lieux où la coutume est d’envoyer des cadeaux après le mariage, si des témoins rapportent avoir vu de tels cadeaux, on craint que la femme ne soit consacrée et un acte de divorce est requis, même si la majorité des habitants envoie habituellement ces cadeaux avant le mariage.
  29. Kétouba comme indice – La découverte d’un acte de kétouba peut servir de preuve de consécration, selon les coutumes locales: si l’usage est d’écrire la kétouba après la consécration, on craint que la femme soit consacrée; si l’usage est de l’écrire avant, ce document ne crée pas de présomption.
  30. Témoignage négatif – Si deux témoins affirment avoir vu une consécration et deux autres déclarent ne pas l’avoir vue (même s’ils étaient dans la même cour), la femme est considérée comme consacrée, car les consécrations se font souvent discrètement.
  31. Témoignage unique – Si un seul témoin affirme qu’une femme est consacrée et qu’elle le nie, elle est considérée comme libre. Si un témoin affirme la consécration et un autre la nie, elle ne doit pas se remarier, mais si elle le fait, elle n’a pas à divorcer.

Chapitre Dix – Nissouine et Houppa (19 lois)

  1. Interdiction avec l’aroussa – Une femme consacrée (aroussa) est interdite à son mari par décret rabbinique tant qu’elle reste dans la maison de son père. Celui qui a des relations conjugales avec sa fiancée dans la maison de son beau-père encourt une sanction rabbinique (makat mardout). Même s’il l’a consacrée par relation conjugale, il lui est interdit d’avoir à nouveau des relations jusqu’à ce qu’il l’amène dans sa maison et réalise la ‘houppa.
  2. Statut sous la ‘houppa – Une fois que la femme est entrée sous la ‘houppa, le mari peut avoir des relations conjugales quand il le souhaite, et elle est pleinement son épouse. Ce statut de « nessoua » s’applique dès l’entrée sous la ‘houppa, même sans relation conjugale, à condition qu’elle soit apte aux relations. Une femme nidda qui entre sous la ‘houppa reste aroussa jusqu’à sa purification.
  3. Bénédictions du mariage – Six bénédictions sont récitées lors du mariage dans la maison du marié: bénédiction sur la création du monde pour Sa gloire, sur la création de l’homme, sur la création de l’homme à l’image divine, sur la joie de Sion avec ses enfants, sur la joie des jeunes mariés, et sur la création de l’allégresse et de la joie. Le texte complet de chaque bénédiction est fourni.
  4. Procédure avec le vin – Si du vin est disponible, on récite d’abord la bénédiction sur le vin, puis les six bénédictions du mariage, portant ainsi le total à sept. Dans certaines régions, on ajoute du myrte et l’on récite la bénédiction sur son parfum après celle du vin.
  5. Minyan requis – Les bénédictions du mariage ne sont récitées qu’en présence d’un minyan de dix hommes adultes et libres, le marié étant compté parmi eux.
  6. Distinction bénédiction/’houppa – Ce n’est pas la récitation des bénédictions qui réalise le mariage mais l’entrée dans la ‘houppa. Si un homme consacre une femme et récite les bénédictions sans l’isolement dans la ‘houppa, elle reste aroussa. Inversement, si la ‘houppa a lieu sans bénédictions, elle est pleinement mariée et les bénédictions peuvent être récitées ultérieurement. Une femme nidda ne doit idéalement pas se consacrer avant d’être pure.
  7. Obligation de kétouba – Un homme doit écrire une kétouba avant que sa femme n’entre dans la ‘houppa. C’est le mari qui paie le scribe. Le montant minimal est de 200 dinar pour une vierge (betoula) et 100 dinar pour une non-vierge (beoula). Ce montant est appelé « le principal de la kétouba » et peut être augmenté à volonté.
  8. Valeur monétaire – Les dinar mentionnés sont composés d’un alliage (1/8 d’argent et 7/8 de cuivre), de sorte que 200 dinar pour une vierge équivalent à 25 zouz d’argent pur, et 100 dinar pour une non-vierge à 12,5 zouz. Chaque zouz pèse 96 grains d’orge. Le terme dinar est synonyme de zouz.
  9. Montant minimal imposé – Il est interdit de diminuer le montant minimal de la kétouba sous peine que l’union soit considérée comme une prostitution. Il est permis d’utiliser un acte écrit, des témoins, ou de donner des objets en contrepartie de la kétouba.
  10. Kétouba perdue – Un homme qui fait entrer une femme sous la ‘houppa sans kétouba, qui perd l’acte de kétouba, ou dont la femme renonce à sa kétouba ou la vend à son mari, doit réécrire une nouvelle kétouba, car il est interdit de rester même une heure sans kétouba. En revanche, si la femme vend sa kétouba à un tiers, le mari n’a pas besoin d’en réécrire une autre.
  11. Kétouba sans mariage – Une femme qui a reçu une kétouba mais n’est pas entrée sous la ‘houppa reste aroussa. En cas de divorce ou décès du mari, elle ne reçoit que le principal de la kétouba, pas les ajouts. Si elle est mariée sans kétouba et divorces ou devient veuve pendant les éroussin, elle n’a droit à rien.
  12. Période de réjouissance – Les sages ont institué que celui qui épouse une vierge doit se réjouir avec elle pendant sept jours consécutifs, sans travailler ni faire de commerce. Pour une non-vierge, la période est de trois jours. Cette obligation s’applique qu’il soit célibataire ou veuf.
  13. Mariages multiples – Un homme peut épouser plusieurs femmes le même jour et réciter une seule fois les bénédictions pour toutes. Cependant, il doit se réjouir avec chacune séparément: sept jours avec une vierge et trois jours avec une non-vierge, sans mélanger ces périodes de joie.
  14. Jours permis – Il est permis de consacrer une femme n’importe quel jour ouvrable, même le 9 Av, de jour comme de nuit. Par contre, on ne consacre pas la veille de Chabbat ni le dimanche, par décret rabbinique, pour éviter de profaner le Chabbat avec les préparatifs du repas. Il est interdit de se marier pendant Hol Hamoed pour ne pas mélanger les joies.
  15. Jours préférentiels – Dans les lieux où le tribunal rabbinique ne siège que le lundi et le jeudi, une vierge se marie traditionnellement le mercredi, pour que le mari puisse rapidement porter plainte concernant la virginité si nécessaire. La coutume veut qu’une non-vierge se marie le jeudi, permettant trois jours de réjouissance avant le dimanche.
  16. Droit de refus – Si un homme consacre une fille mineure (ketana) et réclame les nissouine, elle ou son père peuvent refuser jusqu’à ce qu’elle devienne na’ara. Le père peut autoriser le mariage avant, mais cela n’est pas recommandé.
  17. Délai de préparation – Si un homme consacre une femme et réclame les nissouine lorsqu’elle est na’ara, on lui accorde douze mois depuis la réclamation pour préparer son trousseau. Si la réclamation intervient après qu’elle soit devenue boguérète, le délai est de douze mois depuis sa majorité ou de trente jours s’il s’est écoulé plus de douze mois depuis sa majorité. Pour une non-vierge, le délai est de trente jours.
  18. Délai pour l’homme – De même qu’on accorde un délai à la femme, on en accorde un à l’homme pour préparer ce qui est nécessaire au mariage. Ce délai est identique à celui accordé à la femme: douze mois ou trente jours selon les cas.
  19. Obligation alimentaire – Si le délai accordé à l’homme expire et qu’il n’a pas réalisé les nissouine, il doit subvenir aux besoins alimentaires de sa fiancée, même sans ‘houppa. Cette obligation ne s’applique pas si le délai expire un dimanche ou veille de Chabbat (où le mariage ne peut avoir lieu), ou si l’un des deux tombe malade ou si la femme devient nidda, car elle n’est alors pas apte à entrer sous la ‘houppa.
Vendredi 10 mai 2024 à 10h30 : Kovets de Kedochim – Likouté Si’hot volume 32,  2ème Si’ha par le Rav Levi Azimov

Vendredi 10 mai 2024 à 10h30 : Kovets de Kedochim – Likouté Si’hot volume 32, 2ème Si’ha par le Rav Levi Azimov

En direct, chaque vendredi, étude du Likoutei Si’hot
avec le Rav Levi Azimov de 10h30 – 11h30
Tél.: +33159423068 – code: 33 41 593#

ET SUR RADIO HASSIDOUT
RADIO HASSIDOUT

Kedochim – Entre providence et indifférence
Source : Likouté Si’hot volume 32, seconde Si’ha sur Kedochim

  1. Le verset « Ne reste pas indifférent au danger de ton prochain » est interprété par Rachi comme faisant référence à une situation où quelqu’un se noie dans un fleuve tout en étant attaqué par un animal ou des brigands.
  2. Rachi semble déduire cette situation spécifique de la formulation négative du verset, suggérant qu’il s’agit d’un cas où l’on pourrait être tenté de ne pas intervenir.
  3. L’exemple de Rachi implique qu’il y a un devoir d’intervenir pour sauver même lorsque cela représente un danger potentiel pour le sauveteur.
  4. Cependant, ce devoir n’est pas absolu – s’il y a un danger de mort quasi-certain pour le sauveteur, on ne peut l’obliger à prendre un tel risque.
  5. Le principe sous-jacent est que lorsque D.ieu met quelqu’un face à une situation de danger pour autrui, c’est un signe que cette personne a la capacité d’intervenir et le devoir de le faire.
  6. Une leçon est tirée pour notre génération – lorsque nous voyons un juif en danger spirituel, c’est un signe que nous avons le pouvoir et l’obligation d’essayer de le sauver, sans faire de fausses excuses.

L’analyse met en lumière la profondeur et la nuance de cette loi, tout en soulignant son message fondamental sur la responsabilité que nous avons les uns envers les autres.

Barouh Dayan Haemet : M. David Guedj a’h a quitté ce monde le 2 Iyar 5784

Barouh Dayan Haemet : M. David Guedj a’h a quitté ce monde le 2 Iyar 5784

C’est avec une grande tristesse que nous vous faisons part du décès de Monsieur David GUEDJ a’h

Vendredi 10.05.24
– 15h00 : Tehilim à la chambre mortuaire de l’hôpital Saint-Louis, 18, rue de la grange aux belles 75010 Paris

– 15h30 : fermeture du cercueil et départ

– 15h45 : Passage devant le Beth Habad de BOLIVAR 74, avenue Simon Bolivard

– 16h00 : Départ de BOLIVAR pour aéroport de Roissy CDG


Dimanche 12.05.24 inhumation au cimetière de Rehovot Israël
Horaires à venir

והקיצו ורננו שוכני עפר והוא בתוכם

 

De Paris à Kfar Habad, le parcours Inspirant du Rav Mi’haël Taïeb

De Paris à Kfar Habad, le parcours Inspirant du Rav Mi’haël Taïeb

Le Rav Mi’haël Taïeb a accepté de dévoiler son histoire personnelle, depuis le moment où, jeune garçon, il a annoncé à son père stupéfait qu’il partait chez le Rabbi, jusqu’à la bénédiction céleste et détaillée qu’il a eue le mérite de recevoir, par une intervention d’en-haut, de la bouche sainte du Rabbi qui lui a tendu sept billets d’un dollar, en passant par la voie qui l’a amené à puiser et faire boire l’essence du la Hassidout à d’innombrables personnes.

 

Cela se répète chaque semaine à un moment fixe. Dans la maison d’un Juif estimé dans son peuple sur la ligne de démarcation entre Bné Braq et Givat Shemuel, se rassemble un groupe de personnalités aux identités et styles variés. Mais ils ont un autre dénominateur commun : avant que ne commence ce rendez-vous fixe dont nous allons parler, ils n’avaient jamais eu l’occasion d’ouvrir un livre de Hassidout et de l’étudier. Depuis leur rencontre directe avec le Rav Mi’haël Taïeb, ils observent scrupuleusement ce rendez-vous d’étude du Hassidout et ne lâchent rien.

L’étude porte sur un sujet que le Rav Taïeb choisit à l’avance et l’étude est interrompue pour chanter tous ensemble. Parfois, des instruments de musique se joignent à eux. Des coupes sont remplies d’un excellent vin fort et l’atmosphère s’embrase.

Avec le temps, l’étude s’est régularisée et institutionnalisée. Le groupe entier a pris l’avion une fois et a atterri pour un Chabbat spécial et inoubliable à New York, au Ohel du Rabbi. Parallèlement, aucun membre du groupe ne met les pieds à New York (ce qui arrive souvent à chacun d’eux pour leurs affaires) sans se rendre à l’Ohel et prier sur la tombe du Rabbi.

Il y a aussi des miracles apparents. « L’un des membres », raconte le Rav Taïeb, « attendait d’avoir un enfant depuis des années. Sept années qu’il était marié avec sa femme sans avoir d’enfant. Je suis allé avec lui chez le Rabbi et huit ans après leur mariage, un fils leur est né pour leur bonheur. »

L’âme des amis s’est liée à l’âme du Rav Taïeb et ils lui sont profondément reconnaissants pour la lumière qu’il a apportée dans leur vie à travers l’étude du Hassidout.

Une bénédiction céleste lors de la distribution des dollars

« C’est l’occasion », ai-je dit au Rav Mi’haël Taïeb lorsque nous nous sommes rencontrés cette semaine, « d’entendre une fois pour toutes l’histoire de ta vie. Il n’y a presque personne qui, ces dernières années, n’ait pas entendu ton nom, tes fascinantes conférences et tes rassemblements entraînants. Il est temps que nous sachions qui est le Rav Mi’haël Taïeb et comment il en est arrivé là ».

« Pourquoi penses-tu que c’est si nécessaire ? » a répondu le Rav Mi’haël. Mais je n’ai pas lâché et à un moment, j’ai même fait appel aux outils à la disposition d’un intervieweur, ce qui aurait été une violation du secret professionnel. C’est ainsi que je me suis retrouvé un soir tardif assis dans le salon de sa maison à Kfar Habad, naviguant en arrière vers Paris des années 80, de là vers notre foyer des années lumineuses et bénies, et revenant encore jusqu’à aujourd’hui.

Le Rav Mi’haël Taïeb est né en 1974 dans une famille traditionnelle typique.  Qu’est-ce qu’un foyer traditionnel typique dans le Paris de cette époque ? « C’était un foyer où l’on ne mangeait pas de pain levé pendant la Pâque, où l’on ne consommait pas de viande non-cachère et où l’on observait le Chabbat dans une certaine mesure. Pas plus. Cependant, même à cette époque, il n’y avait pas d’enfant juif à Paris qui ne sache qui était le Rabbi de Loubavitch. La personnalité du Rabbi était très dominante dans la vie juive en France. »

Quand cette connaissance vague est-elle devenue significative dans ta vie ? « À l’été 1989, j’étais en vacances en Israël, à Netanya, où il y a une forte concentration d’immigrants français. J’y ai rencontré un ami du même âge que moi qui était proche du mouvement Habad et avait déjà eu l’occasion d’aller chez le Rabbi. Il a commencé à me rapprocher du Hassidout de Loubavitch. Quand nous sommes revenus à Paris, il m’a ‘traîné’ à un Farbrenguen du légendaire et inoubliable émissaire Rabbi Shmouel Azimov, de mémoire bénie, ainsi qu’à un autre Farbrenguen du Rabbi Yossef Yitzchak Pevzner et d’autres ».

« Pendant Souccot 1990, il y avait un Farbrenguen et des amis ont insisté auprès de moi en me répétant : ‘Tu dois aller chez le Rabbi’. Je suis rentré chez moi soumis à une pression de la tête aux pieds et j’ai demandé à mon père la permission d’aller chez le Rabbi. L’idée ne plaisait pas du tout à mon père. Il était convaincu qu’il allait perdre l’enfant qu’il avait connu. Mais je n’ai pas non plus lâché. »

Le matin de Hoshana Rabba 1990, le jeune Mi’haël Taïeb foule pour la première fois la cour du 770 à Crown Heights. Le début fut gênant, pour ne pas dire décevant. « Je ne comprenais pas ce que je faisais là. C’étaient les jours où le nombre de visiteurs à 770 atteignait son maximum. Des bousculades de tous les côtés. Et on te pousse, on te presse, tu sues et tu essaies de voir le Rabbi de l’endroit où tu es tout en gardant ton équilibre. Je me suis dit : où suis-je arrivé, avec ces gens primitifs sans culture qui ne font que se bousculer les uns les autres ? Je ne savais pas comment digérer ça. »

Puis vint le Farbrenguen du Rabbi de Sim’hat Torah. Le jeune Taïeb trouve un endroit pour se tenir et observe le Rabbi assis au centre. « Au milieu des chants, soudain le Rabbi me regarde d’un long regard intense – pas une seconde ni un instant. Pendant plus d’une minute – puis il lève vigoureusement sa main droite et m’encourage, encore et encore. Tout le monde l’a remarqué. Mon cœur s’est envolé. Le Rabbi s’est tourné pour encourager le reste du public puis a recommencé à me regarder d’un air pénétrant, levant son autre main et m’encourageant encore et encore ».

« À ces moments-là, j’ai complètement basculé. J’ai commencé à rugir de joie. Et le Rabbi m’a alors regardé d’un regard pénétrant empreint d’un grand amour. Du moins, c’est comme ça que je l’ai ressenti. À ces instants, le Rabbi a commencé à m’encourager avec un geste inhabituel, que je décrirais ainsi : avec ses mains saintes, le Rabbi a fait un mouvement de balai, comme quelqu’un qui tient un balai et chasse toute la saleté accumulée. Et tout en faisant cet encouragement extraordinaire, le Rabbi n’a pas quitté mon regard de ses yeux saints, comme s’il regardait à l’intérieur de moi.

« J’étais une personne totalement différente », raconte-t-il, et le frisson est encore perceptible dans sa voix aujourd’hui. « En deux heures, d’une manière que je ne peux pas expliquer, j’avais déjà changé tous mes vêtements au point qu’un étranger m’aurait pris pour un élève de yeshiva et un hassid de naissance ».

« Le soir de Sim’hat Torah, quand le Rabbi a fait la prière de séparation du Chabbat et s’est levé pour distribuer du vin de sa coupe à des milliers de personnes passant devant lui, je me suis précipité dans la file. Quand mon tour est venu, je me suis présenté devant le Rabbi et le Rabbi m’a accueilli avec un large sourire sur ses lèvres saintes et m’a dit en insistant : « Le’haïm oulévraha » (À la vie et à la bénédiction).
« Mais la surprise est venue lors de la distribution des billets de banque pour la charité le dimanche après Sim’hat Torah. C’était une énorme surprise qu’on ne peut expliquer en termes humains et qui a permis par la suite de constater de la manière la plus concrète la vision lointaine du Rabbi et en fait aussi la preuve que le Tsaddik décrète et le Saint-Béni-Soit-Il accomplit ».

« Au moment où c’était mon tour pour la distribution des dollars », dit le Rav Mi’haël et vous ne pouvez pas ne pas sentir l’émotion qui s’empare de sa voix, « je me suis tenu là et j’ai dit au Rabbi, en français : ‘Je veux être un hassid et je remercie le Rabbi pour toutes les forces qu’il m’a données pendant cette fête’. Le Rabbi a dit : ‘Bénédiction et réussite’ – et j’ai continué à avancer. Soudain, on me fait signe que le Rabbi m’appelle. Je me suis empressé de revenir. »

Le Rav Mi’haël respire un grand coup avant de décrire ce qui s’est produit dans ces instants intimes sacrés. « Le Rabbi m’a tendu sept billets d’un dollar et m’a dit, mot pour mot, en hébreu : ‘Que le Saint béni soit-Il te bénisse pour tout ce dont tu as besoin, matériellement et spirituellement, et spirituellement que matériellement, avec une grande et extraordinaire réussite dans l’étude du Hassidout et sa diffusion, et particulièrement parmi les hassidim.' »

« J’étais sous le choc total. Mes mains tremblaient. Mon cœur battait fort. Et rapidement, je fus poussé hors de la file, me retrouvant sous le ciel, essayant d’assimiler ce qui s’était passé ici en quelques minutes. »

Chaque mois chez le Rabbi !

« Je suis retourné à Paris », se souvient le Rav Taïeb, « mon père était sous le choc de ma nouvelle apparence. Il n’a pas utilisé ces mots mais ce qu’il m’a transmis était : ‘Ce que je craignais est arrivé’. J’ai essayé de lui faire comprendre de toutes les manières possibles que j’avais trouvé le bonheur dans ma vie et que je ne pouvais m’en détacher d’aucune façon. »

« Depuis lors », raconte-t-il avec une profonde simplicité, « j’allais chez le Rabbi environ tous les mois. »

Chaque mois chez le Rabbi ? Comment cela s’est-il exactement passé ?

« Exactement comme tu l’entends. Chaque mois, je m’organisais un billet d’avion. Une fois, ma mère m’a envoyé acheter quelque chose et neuf heures plus tard, je l’ai appelée. ‘Où es-tu ?’ a-t-elle crié dans le combiné, paniquée. Et je lui ai répondu calmement et avec un bonheur sans égal : ‘Je suis allé passer le Chabbat chez le Rabbi. Je rentrerai dimanche.' »

Entre-temps, le soleil se couche à midi – quand le monde juif tout entier est secoué par le départ du Rabbi le 3 Tamouz 1994.

« C’était très dur pour moi. Je ne savais pas quoi faire ni comment continuer. Sur les conseils des mentors qui m’accompagnaient à chaque étape, nous sommes montés en Israël. Pendant un an et demi, nous avons vécu à Jérusalem et j’ai fait partie de l’équipe d’une yeshiva hassidique francophone. Ensuite, nous avons déménagé à Netanya. À un moment donné, j’y étais professeur au Talmud Torah, puis guide à la yeshiva et j’ai aussi commencé à donner quelques veillées aux étudiants. »

C’est à cette époque que le Rav Mi’haël a senti qu’il devait se ressourcer dans les trésors de l’étude de la Torah et du Hassidout. « J’en suis venu à la conclusion », confie-t-il, « que si je n’investissais pas dans l’étude, je ne réussirais pas vraiment à élever mon âme aux hauteurs auxquelles elle aspirait. »

Il parle avec une admiration sans réserve des mentors qui lui ont ouvert les portes des trésors de l’étude du Hassidout et des voies du Hassidout :
« La première fois que j’ai rencontré le Rav Shneor Zalman Goupin, une porte s’est ouverte sur un monde merveilleux dont je n’avais absolument pas conscience jusqu’alors. Penser en termes de Hassidout, se préparer à la prière et prier comme un hassid. J’étais transporté et j’ai fait tout mon possible pour mettre en pratique ces choses et ne pas les laisser seulement au niveau de la connaissance et de la théorie. Parallèlement, pendant très longtemps, j’étais très proche du Rav Haïm Shalom Deitsch, qui m’a beaucoup apporté. »

« Une providence divine », c’est ainsi qu’il désigne sa chance d’avoir reçu de nombreux mentors. Comme un puits secret qui ne perd pas une goutte, il a su capter et intérioriser les enseignements, pour bientôt puiser lui-même et les transmettre à de nombreux autres.

Soudain, j’ai vu mon nom

« Une fois, j’étais assis et je faisais un Farbrenguen à l’Ohel avec quelques proches. Quelques jours plus tard, alors que j’étais déjà en Israël, je reçois un appel de l’un des avrekhim qui était à cette veillée à l’Ohel. Il se présente avec son nom et sa fonction. Il s’appelle Rav Haïm Ohayon et il est le gabbai de la synagogue du quartier Habad de Lod. Il m’a invité à une soirée hassidique.

« Naïvement, je pensais venir à une petite veillée chez lui, comme j’en avais l’habitude jusqu’alors. J’arrive à Lod et il s’avère que je n’ai pas été invité dans une maison privée mais dans la grande synagogue Habad de Lod et, comme si cela ne suffisait pas, une grande affiche m’accueille, invitant le public, et sur laquelle figure mon nom en grosses lettres blanches. J’étais sous le choc. Mais je ne pouvais pas faire demi-tour. Je suis monté dans la salle principale de la synagogue et, Baruch Hashem (Béni soit l’Eternel), ce fut une soirée animée et passionnante qui s’est poursuivie jusque tard dans la nuit. »

Plus tard, le Rav Mi’haël s’installe à Kfar Habad. Un jour de demi-fête de Souccot, il a donné un Farbrenguen (veillée hassidique) et s’est bientôt retrouvé entouré par l’élite humaine du village ; des mentors expérimentés étaient assis et tendaient une oreille attentive aux perles qui jaillissaient de sa bouche. Depuis lors, l’expression « Rav Mi’haël Taïeb » est devenue synonyme de Farbrenguens pleins de contenus hassidiques, entraînants et passionnants.

Aujourd’hui, admet-il, « chaque soir, Baruch Hashem, je donne des cours ou des Farbrenguens. Car c’est la mission que le Rabbi m’a confiée et j’essaie de l’accomplir. »

Il exprime sa foi inébranlable que « les saintes bénédictions que j’ai eu le mérite de recevoir du Rabbi continueront à se réaliser ici-bas » et que nous mériterons bientôt la délivrance véritable et complète, où s’accomplira la prophétie (Jérémie 31,33) : « Car tous Me connaîtront, des plus petits aux plus grands. »

 

La communauté ChnéOr porte le flambeau de l’unité à Aubervilliers

La communauté ChnéOr porte le flambeau de l’unité à Aubervilliers

Pour la cérémonie du 8 mai organisée par la municipalité d’Aubervilliers, la communauté ChnéOr locale était présente pour représenter la communauté juive. Cette participation revêtait une dimension particulière cette année, puisqu’elle a permis de transmettre les messages d’unité prônés par le Rabbi de Loubavitch, de même que l’idéal messianique de paix universelle.

Le 8 mai 1945 est la date de la victoire des Alliés sur l’Allemagne nazie et la fin de la Seconde Guerre mondiale en Europe marquée par l’annonce de la capitulation de l’Allemagne. En France, cette date est un jour férié.

En cette journée commémorant la fin de la Seconde Guerre mondiale, la délégation ChnéOr a rappelé l’importance de l’unité au sein du peuple juif, message central enseigné par le Rabbi Menahem Mendel Schneerson. Face aux atrocités de la Shoah, le Rabbi a insisté sur la nécessité de se rassembler au-delà des différences pour faire front commun.

Au-delà, les représentants ChnéOr ont évoqué la vision messianique d’un monde unifié, débarrassé des conflits et des divisions. En ces temps de tensions accrues, ce message de paix et de fraternité entre tous les peuples revêt un sens universel crucial.

Par leur présence remarquée à cette cérémonie officielle, les membres de la communauté ChnéOr ont ainsi rempli leur rôle d’ambassadeurs des idéaux du Rabbi auprès du public et des autorités locales. Un rayonnement porteur d’espoir en des jours meilleurs pour l’humanité.

 

 

 

Un voyage en Thaïlande a rendu des centaines de jeunes Russes fiers de leur judaïté

Un voyage en Thaïlande a rendu des centaines de jeunes Russes fiers de leur judaïté

 

 

Plus de 600 jeunes de l’ex-Union soviétique participent actuellement à un voyage passionnant et puissant visant à renforcer leur identité juive, qui se déroule en Thaïlande. Les participants sont des jeunes qui investissent tout au long de l’année dans l’étude de la Torah avec les émissaires dans leurs pays, de manière sérieuse et approfondie, dans le cadre de l’organisation ‘Yahad’ qui coordonne les activités avec les jeunes dans les pays de l’ex-Union soviétique, sous la direction de l’émissaire et Grand Rabbin de Russie, le Rav Berel Lazar.

Après 15 vols, des centaines de jeunes sont arrivés de Russie, de Biélorussie, de Géorgie et d’Azerbaïdjan. Des dizaines de groupes, des centaines de jeunes de toute l’ex-Union soviétique, se sont rassemblés dans l’hôtel de luxe où ils séjournent dans le cadre du voyage.

Le voyage, qui offre une pleine effusion de judéité dans le cadre d’une excursion agréable, a commencé par une balade en tuk-tuk et une visite du marché asiatique. Pendant le trajet d’une heure vers l’excursion, un « inspirateur » accompagnait chacun des autobus et s’entretenait avec les jeunes pour les motiver. La balade amusante en tuk-tuk à travers la ville s’est déroulée sous escorte policière.

À l’approche de la première soirée du voyage, des centaines d’étudiants se sont rassemblés avec les émissaires du Rabbi qui les accompagnent pour une soirée d’ouverture émouvante dans le hall principal de l’hôtel. La soirée a également été l’occasion d’un « repas de mitsva », car elle a commencé par une cérémonie émouvante de « pidyon haben » (rachat du premier-né) pour l’un des jeunes récemment circoncis.

La soirée a été ouverte par le directeur de l’organisation Ya’had, le Rav Mendy Wilansky, avec des paroles inspirantes sur le grand privilège de s’unir pour un voyage visant à exprimer la fierté juive. Le Rav Wilansky a expliqué ce qu’est la fierté juive, soulignant que tout au long des générations, c’est cette fierté qui a permis aux Juifs de faire face aux décrets et aux difficultés. Et même aujourd’hui, en Terre Sainte et sur les campus aux États-Unis, l’âme s’éveille et suscite une fierté juive qu’aucun ne peut éteindre.

L’assistance a chanté ensemble des chants exprimant la fierté et la joie d’être Juif. Ensuite, l’émissaire principal en Thaïlande, le Rav Yossef Chaim Kantor, s’est adressé à eux et, en sa qualité d’émissaire, a parlé de la fierté et de l’unité juive qui rassemblent tous les Juifs du monde autour de D.ieu, de Sa Torah et de Ses commandements.

Tous les étudiants ont lu ensemble avec émotion des chapitres des Psaumes avec le Rav Kantor, pour le bien des habitants de la Terre Sainte, des forces de sécurité qui risquent leur vie pour les protéger, des captifs en détresse et de tous ceux qui ont besoin d’être secourus.

Ensuite, les noms des nombreux groupes d’étudiants ont été énoncés, et les membres de chaque groupe se sont levés, permettant à tous de prendre conscience de la mosaïque étonnante et puissante formée par des centaines d’âmes juives unies autour de D.ieu, de la Torah et des mitsvot.

En fin de soirée, chaque groupe a participé à une activité de renforcement d’équipe avec leur « inspirateur » et leur guide.

Ces jours-ci se poursuit ce voyage émouvant, organisé par Yahad dans le cadre de la Fédération des communautés juives de l’ex-URSS (FJC). Le Rav Bentzy Lipsker de Saint-Pétersbourg, un émissaire infatigable, apporte son dévouement à la réalisation de ce voyage, soutenant les émissaires et les activités de Habad à travers le monde, en particulier l’organisation Yahad et le Rav Avi Kassel, qui assistent constamment Yahad. Tous deux accompagnent également ce voyage spécial.

Le voyage est produit par la société de production Fleishman Plus.

 

 

3 chapitres du Rambam en 5 minutes !  – Dimanche 13 Iyar 5785

3 chapitres du Rambam en 5 minutes ! – Vendredi 11 Iyar 5785

Vous pouvez consulter le document complet en cliquant ce lien : Etude des 3 chapitres

Lois du Mariage (Chapitres 2 à 4)

Chapitre Deux – Définitions des statuts personnels (27 lois)

  1. Définition de ketana – Une fille de la naissance jusqu’à douze ans révolus est appelée ketana (petite) ou tinokète (enfant), même si elle présente certains signes de puberté prématurés.
  2. Définition de na’ara – Une fille de douze ans et un jour présentant deux poils dans le bas du corps est appelée na’ara jusqu’à six mois après cet âge, période durant laquelle ces signes sont nommés « signes inférieurs ».
  3. Cas sans signes – Si une fille de douze ans et un jour ne présente pas deux poils, elle reste ketana jusqu’à vingt ans, même si elle présente des signes d’aylonite.
  4. Détermination du statut d’aylonite – Si à l’âge de vingt ans moins trente jours elle n’a pas présenté deux poils et montre tous les signes d’aylonite, elle a ce statut. Sans tous ces signes, elle reste ketana jusqu’à présenter deux poils ou atteindre trente-cinq ans et un jour.
  5. Transition de statut d’aylonite – Une aylonite n’a pas de période na’ara mais passe directement du statut de ketana à celui de boguérète.
  6. Signes d’aylonite – Une aylonite n’a pas de seins, trouve la relation conjugale douloureuse, a un ventre différent des autres femmes, une voix grave, et une apparence ambiguë. Les statuts na’ara, boguérète et aylonite sont considérés comme guédola (femme majeure).
  7. Signes supérieurs – Enumération des huit signes de maturité dans la partie supérieure du corps: formation de plis aux seins, tétons foncés, tétons qui s’enfoncent et mettent du temps à revenir, striations aux tétons, formation d’une petite sphère, seins qui penchent, seins qui bougent, apparition de chair abdominale, assouplissement de cette chair.
  8. Évaluation des signes – Avant douze ans, on ignore ces signes. Après douze ans et un jour, le signe inférieur prime sur les signes supérieurs. En l’absence du signe inférieur mais présence de signes supérieurs, son statut est douteux. Si tous les signes supérieurs sont présents, elle est guédola de manière certaine.
  9. Enfantement comme signe – Une fille qui enfante après douze ans est considérée adulte, même sans présenter de signes de puberté.
  10. Statut du garçon – Un garçon est appelé katane de sa naissance jusqu’à treize ans, même avec présence de poils qui ne sont pas considérés comme signes de maturité.
  11. Cas d’un garçon sans signes – S’il atteint treize ans et un jour sans signes de maturité, même avec signes de sariss, il est considéré katane jusqu’à vingt ans moins trente jours.
  12. Détermination du statut de sariss – À vingt ans moins trente jours, s’il n’a pas deux poils dans la partie inférieure ni barbe, avec signes de sariss, il a ce statut. Sans ces signes, il reste katane jusqu’à présenter deux poils ou atteindre trente-cinq ans et un jour.
  13. Signes d’un sariss – Un sariss n’a pas de barbe, a peu de poils, une peau lisse, urine sans chaleur ni arc, une semence pâle, urine qui ne fermente pas, absence de vapeur de peau en hiver, voix aiguë et apparence ambiguë.
  14. Sariss par l’homme – Un enfant dont les organes génitaux ont été altérés par intervention humaine est appelé « sariss par l’homme » et est considéré adulte à treize ans et un jour.
  15. Évaluation des signes chez l’homme – Un garçon de treize ans sans signes inférieurs mais avec tous les signes supérieurs a un statut douteux. Sans examen des signes inférieurs, on présume qu’il est adulte si les signes supérieurs sont présents.
  16. Mesure des poils – Pour être considérés comme signes, les poils doivent pouvoir se recourber jusqu’à leur racine. Si on peut les couper avec des ciseaux mais qu’ils ne peuvent se recourber, on juge avec rigueur selon le cas.
  17. Emplacement des poils – Les deux poils doivent être situés dans la région de la nudité. Ils doivent être au même endroit avec un renfoncement à la racine. Deux renfoncements sans poils sont considérés comme un signe.
  18. Poils avant l’âge adulte – Des poils apparus chez une fille avant douze ans ou chez un garçon avant treize ans sont considérés comme une affectation de la peau.
  19. Examen des poils – Si l’examen préalable à l’âge adulte a déterminé que les poils étaient une affectation de la peau, ils ne sont pas considérés comme signes même s’ils persistent après l’âge adulte. Sans examen préalable, ils sont considérés comme signes.
  20. Examen d’une fille – Une fille doit être examinée par des femmes de bonne réputation, une seule femme digne de confiance étant suffisante.
  21. Calcul des années – Les années mentionnées ne sont ni lunaires ni solaires, mais calculées selon le calendrier juif avec ses années régulières et embolismiques fixées par la cour rabbinique.
  22. Témoignage sur l’âge – On ne s’appuie ni sur des femmes ni sur des proches parents concernant l’âge, mais sur deux témoins aptes.
  23. Témoignage du père – Un père est digne de confiance concernant l’âge de ses enfants pour certaines obligations religieuses mais pas pour les sanctions.
  24. Définition d’androgyne – Une personne ayant les deux organes génitaux est appelée androgyne, avec un doute sur son statut d’homme ou de femme.
  25. Définition de toumtoum – Une personne sans organe génital apparent est appelée toumtoum. Si la membrane se déchire révélant son sexe, son statut est établi avec certitude.
  26. Définition de sourd – Le terme « sourd » désigne celui qui n’entend pas et ne parle pas. Celui qui parle sans entendre ou entend sans parler est considéré comme tous les hommes.
  27. Résumé des termes – Récapitulation des vingt termes définis: kidouchine, erva, seconde, interdits rabbiniques et positifs, les divers statuts d’âge et de développement pour hommes et femmes.

Chapitre Trois – Les modalités de consécration du mariage (24 lois)

  1. Consécration par l’argent – Pour consacrer une femme par l’argent, l’homme donne au moins une pérouta ou l’équivalent en déclarant « tu m’es consacrée » devant témoins.
  2. Expression de l’acquisition – Si la femme donne l’argent ou prononce les paroles d’acquisition, les kidouchine ne sont pas valides. Si l’homme donne et la femme prononce, les kidouchine sont douteux.
  3. Consécration par un acte – L’homme peut consacrer une femme en écrivant sur un support « tu m’es consacrée » ou expression similaire et en le lui remettant devant témoins.
  4. Conditions de l’acte – L’acte doit être écrit spécifiquement au nom de la femme et avec son accord, comme pour un acte de divorce.
  5. Consécration par relation conjugale – L’homme déclare qu’il consacre la femme par la relation, puis s’isole avec elle devant témoins et a une relation; elle est consacrée à la conclusion de celle-ci.
  6. Expression d’acquisition – Les expressions utilisées doivent signifier que l’homme acquiert la femme et non l’inverse. « Tu es ma femme » est valide, « je suis ton mari » ne l’est pas.
  7. Expressions ambiguës – Des expressions comme « tu m’es réservée » nécessitent une discussion préalable sur le mariage pour être valides.
  8. Utilisation des langues – On peut consacrer dans toute langue comprise par la femme, si l’expression signifie qu’il l’acquiert. Sans explication verbale, le consentement au mariage et l’acte suffisent.
  9. Consécration partielle – Dire « tu es consacrée pour ma moitié » est valide, mais « ta moitié m’est consacrée » ne l’est pas car une femme ne peut être consacrée à deux hommes.
  10. Cas particuliers de consécration – Dans certains cas comme « ta moitié m’est consacrée par une pérouta et ta moitié par une pérouta », la consécration est valide. D’autres formulations créent des kidouchine douteux.
  11. Autorité du père – Un père peut consacrer sa fille ketana ou na’ara sans son consentement et reçoit l’argent des kidouchine, jusqu’à ce qu’elle atteigne l’âge de boguérète.
  12. Fin de l’autorité paternelle – L’autorité du père cesse quand la fille devient boguérète ou se marie, même si elle redevient veuve ou divorcée étant encore ketana.
  13. Kidouchine sans consentement paternel – Si une fille est consacrée sans l’accord de son père avant d’être boguérète, les kidouchine sont invalides, même si le père consent après.
  14. Doute sur l’âge – S’il y a doute sur le statut de boguérète, les kidouchine par la fille sans consentement du père ou par le père sans accord de la fille sont douteux.
  15. Émissaire pour kidouchine – La désignation d’un émissaire par une femme pour recevoir les kidouchine doit se faire devant témoins, mais celle d’un homme pour consacrer n’en nécessite pas.
  16. Émissaire comme témoin – Un émissaire peut servir de témoin; deux émissaires peuvent consacrer et témoigner sans nécessiter d’autres témoins.
  17. Personnes aptes à être émissaires – Tout le monde peut être émissaire sauf un sourd, un fou, un enfant, un non-juif ou un esclave pour les kidouchine et divorces.
  18. Formulation de l’émissaire – L’émissaire d’un homme dit à la femme « tu es consacrée à untel ». L’émissaire de la femme dit à l’homme « unetelle qui t’a envoyé m’est consacrée ».
  19. Préférence pour consacration directe – Il est préférable de consacrer directement plutôt que par émissaire. Un père ne devrait pas consacrer sa fille ketana sans son consentement.
  20. Fondement des modes de kidouchine – La consécration par relation conjugale ou par acte est valide selon la Torah. La consécration par argent est d’ordre rabbinique mais déduite des textes.
  21. Coutume adoptée – La coutume juive est de consacrer par l’argent ou un objet de valeur. La consécration par relation conjugale, bien que valide, n’est pas recommandée.
  22. Consécration sans shidoukh – Consacrer sans fiançailles préalables ou en public est répréhensible, bien que valide.
  23. Bénédiction des kidouchine – On doit réciter une bénédiction avant les kidouchine, pas après si elle a été omise.
  24. Texte de la bénédiction – Détail de la bénédiction des kidouchine et de la coutume de la réciter sur une coupe de vin ou de bière.

Chapitre Quatre – Validité et règles particulières des kidouchine (22 lois)

  1. Consentement – Une femme ne peut être consacrée que consentante; un homme forcé à consacrer est engagé. Un homme peut consacrer plusieurs femmes simultanément.
  2. Consécration multiple – Si un homme consacre une femme puis dit à son amie « et toi aussi », les deux sont consacrées. S’il dit simplement « et toi », la seconde est consacrée par doute.
  3. Réception de l’objet – Si la femme jette l’objet des kidouchine ou le fait donner à autrui sans préciser que c’est pour elle, elle n’est pas consacrée.
  4. Placement de l’objet – Si elle demande de poser l’objet sur un rocher qui lui appartient, elle est consacrée. Si le rocher est commun, la consécration est douteuse.
  5. Consécration conditionnelle – Si un marchand offre quelque chose à une femme en échange de sa consécration et qu’elle accepte, elle est consacrée. Si elle demande simplement l’objet, elle ne l’est pas.
  6. Rôle des témoins – Des kidouchine devant un seul témoin sont invalides. Devant des témoins invalides selon la Torah, ils sont également invalides. Devant des témoins invalides par ordre rabbinique, ils sont douteux.
  7. Consécration par un enfant – Les kidouchine par un enfant sont invalides. Pour une orpheline ketana, la validité dépend de son âge et de sa compréhension.
  8. Kidouchine au sens du mioune – Une ketana consacrée peut partir sans acte de divorce en accomplissant le mioune si elle refuse son mari avant de devenir adulte.
  9. Sourds et sourd-muets – Le mariage d’un sourd avec une femme entendante, ou l’inverse, est valide par ordre rabbinique mais pas selon la Torah.
  10. Sariss et aylonite – La consécration d’un sariss ou d’une aylonite est valide.
  11. Toumtoum et androgyne – Les kidouchine impliquant un toumtoum ou un androgyne sont douteux et nécessitent un acte de divorce.
  12. Unions prohibées – La consécration d’une erva est invalide, sauf pour une femme nidda dont les kidouchine sont valides mais inappropriés.
  13. Femme mariée – Une femme mariée qui reçoit les kidouchine d’un autre homme devant son mari est considérée comme déjà divorcée et donc consacrée au second.
  14. Unions interdites – La consécration des « secondes » ou femmes interdites par commandement est valide. Celle d’une yevama à un étranger est douteuse.
  15. Non-juifs et esclaves – La consécration d’une non-juive ou d’une servante est invalide, de même que celle d’une juive par un non-juif ou un esclave.
  16. Servante à moitié libre – La consécration d’une femme moitié servante, moitié libre n’est effective qu’après sa libération complète.
  17. Shif’ha ‘haroufa – Définition de la servante promise mentionnée dans la Torah et cas particulier de consécration.
  18. État d’ivresse – Les kidouchine d’un homme ivre sont valides, sauf s’il atteint l’ivresse de Lot.
  19. Valeur minimale – La consécration avec moins d’une pérouta est invalide. Avec un objet de valeur inférieure à une pérouta, elle est douteuse si cet objet peut valoir une pérouta ailleurs.
  20. Cas d’invalidité – Même avec envoi ultérieur de cadeaux, les kidouchine initialement invalides (moins d’une pérouta, par un mineur) restent invalides.
  21. Modes de réception – Les kidouchine sont valides si jetés dans sa main, sa poche ou son domaine avec son consentement. Dans un domaine commun, ils sont douteux.
  22. Distance et accessibilité – Dans un lieu public, les kidouchine jetés sont valides s’ils tombent plus près de la femme que de l’homme. Entre les deux, ils sont douteux.