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Dès l’aube, des milliers de familles endeuillées se sont recueillies sur les tombes de leurs proches dans les cimetières militaires à travers le pays. Une cérémonie centrale très émotive s’est tenue au monument national du mont Herzl à Jérusalem, en présence des plus hautes autorités de l’État.
À 11h précises, une sirène a retenti pendant deux minutes, plongeant la population dans un lourd silence en hommage aux 24 068 soldats et civils tombés depuis la création d’Israël en 1948. La vie s’est comme arrêtée dans les rues, les automobilistes sont descendus de leurs véhicules, tandis que les piétons marquaient une pause, tête baissée.
Dans son allocution, le Premier ministre Benjamin Netanyahu a salué la mémoire des « héros tombés au champ d’honneur » et promis que leur sacrifice ne serait pas vain. « Notre liberté a un prix que nous devons payer encore et toujours », a-t-il déclaré d’une voix grave.
La Convention des émissaires du Beth Loubavitch est un événement annuel qui réunit des émissaires (Chlou’him) et des membres de la communauté juive pour célébrer et discuter des réussites et des défis auxquels le mouvement Loubavitch est confronté. Cette convention est un moment important pour la communauté juive, en particulier à Paris et dans ses environs, car elle met en lumière les nombreuses réalisations du mouvement et renforce les liens entre les émissaires et les communautés qu’ils servent.
Le Rav Mendel Azimov et son frère, le Rav Lévi Azimov, sont des figures importantes du Beth Loubavitch en France. Inspirés par l’exemple de leurs parents, ils travaillent inlassablement pour soutenir et développer la vie juive en France.
Le Beth Loubavitch, dans sa mission globale, vise également à préparer le monde à la venue imminente du Machia’h, annoncé par les prophéties bibliques. Les émissaires du Beth Loubavitch travaillent sans relâche pour propager les enseignements de la Torah et promouvoir l’observance des Mitsvot afin de créer un monde plus juste, plus aimant et plus spirituel, propice à l’avènement du Machia’h. La Convention des émissaires sert également de plateforme pour renouveler cet engagement et insuffler une énergie nouvelle à cette mission essentielle.
La Convention des émissaires du Beth Loubavitch se déroule au Beth Haya Mouchka dans la période du 2 Iyar, jour anniversaire du Rabbi Maharach, Rabbi Chmouel Schneerson, et de l’arrivée à Paris du Rav Chmouel Azimov et de son épouse Bassie en 1968 juste après leur mariage.
Depuis l’arrivée à Paris du Rav Chmouel Azimov et de son épouse Bassie en 1968 juste après leur mariage, la diffusion du judaïsme a connu une croissance exponentielle à Paris et ses environs, où vivent environ 350 000 Juifs.
La convention annuelle des émissaire du Beth Loubavitch, dirigé aujourd’hui par leur fils Rav Mendel Azimov, est une occasion de développer les réalisations et de renforcer les liens entre les émissaires et les communautés qu’ils servent.
Elève de 17 ans à la Yéchiva de Brunoy, le jeune Chmouel (Moulé) commençait déjà son action auprès de la jeunesse.
Photo : Moulé lors de sa Bar Mitsva (1958).
Âgé de seulement 17 ans et étudiant à la prestigieuse Yéchiva de Brunoy, le jeune Chmouel, surnommé affectueusement « Moulé », avait déjà commencé à s’impliquer activement auprès de la jeunesse. Sa passion et son dévouement pour l’éducation et l’encadrement des jeunes étaient clairement visibles, et il ne manquait jamais une occasion d’inspirer et de motiver ses pairs. Moulé s’était donné pour mission de contribuer au développement personnel et spirituel des jeunes de sa communauté, les guidant vers un avenir meilleur et plus éclairé. Il jouait un rôle essentiel dans l’intégration et l’éducation des nouveaux étudiants parisiens au sein de la Yechiva, les familiarisant rapidement avec la vie hassidique et un judaïsme intransigeant.
Sa maturité légendaire, sa capacité à prendre des décisions réfléchies et équilibrées, à gérer ses émotions et à faire preuve de compréhension et d’empathie envers les autres, lui a sans doute valu le respect et l’admiration de son entourage, faisant d’elle un modèle à suivre pour beaucoup.
En s’investissant corps et âme dans cette mission, il a créé un lien profond avec ces jeunes et les a aidés à trouver un sens et un équilibre dans leur vie. Son engagement et sa passion pour le bien-être spirituel des autres montrent son niveau de maturité et son altruisme, ce qui en fait une source d’inspiration pour beaucoup. Il leur fournissait du lait sous surveillance stricte, garantissant ainsi une cacherout irréprochable. Son dévouement allait au-delà de la simple assistance matérielle, puisqu’il se consacrait également à l’enseignement de la Hassidout.
Il captivait les étudiants de la rue Guy Patin par ses cours sur le Tanya, un texte fondamental de la pensée hassidique. Grâce à son engagement et à son dévouement, il contribuait à l’épanouissement spirituel de ses pairs et à la transmission des valeurs du judaïsme hassidique aux nouvelles générations.
Moulé se marie en 1968 avec Bassie Chemtov. Sur les conseils du Rabbi, ils s’installent à Paris, malgré les craintes familiales de Bassie concernant la ville. Ils arrivent juste avant les célèbres émeutes estudiantines de Mai 68. Moulé et Bassie étaient prêts à fournir des réponses aux jeunes juifs en quête d’absolu durant cette période troublée. C’est à ce moment que le « Groupe » est né, formant le premier noyau de jeunes hommes et femmes qui, par la suite, répondraient à la volonté du Rabbi en devenant eux-mêmes des émissaires.
Histoire du Beth Loubavitch en France

En 1972, le Rav Azimov et son épouse ouvrent le premier Beth Loubavitch au 8 rue Lamartine, dans le 9ème arrondissement de Paris. Au fil des ans, des centres Loubavitch ouvrent dans tous les arrondissements de Paris et en banlieue. La France accueille l’une des plus grandes communautés juives de diaspora, et la vie juive à Paris est en plein essor.
Les réalisations du Rav Azimov et de son épouse
Le Rav Azimov et son épouse Bassie ont clairement joué un rôle déterminant dans le renforcement et le développement de la vie communautaire juive grâce à leur vision hassidique et leur dévouement. En investissant dans divers aspects de la communauté, comme les centres Loubavitch, les écoles et les Chlouhim, ils ont contribué à créer une infrastructure solide pour soutenir la croissance et la vitalité de la communauté juive.
Leur travail acharné et leur capacité à collaborer avec d’autres organisations communautaires et les autorités municipales montrent leur engagement à unir les forces pour le bien commun. Cette approche a permis de bâtir une communauté juive florissante qui offre éducation, soutien spirituel et opportunités de croissance à ses membres.
La formation des émissaires et la relation maître/élève
Il est remarquable de constater que les 200 Chlouhim dirigeant les centres Habad de Paris aujourd’hui sont issus des milliers d’élèves de Rav Azimov et de son épouse. Cela démontre l’impact profond et durable de leur enseignement et de leur dévouement envers leurs élèves. En établissant des liens solides et inspirants, le Rav Azimov et son épouse ont réussi à transmettre les valeurs et les principes du hassidisme Habad-Loubavitch à une nouvelle génération.
Leur héritage se perpétue à travers ces élèves devenus Chlouhim, qui dirigent aujourd’hui les centres Habad et continuent de propager les enseignements et la vision du Rabbi de Loubavitch. Cette réalisation témoigne du pouvoir de l’éducation et de l’engagement à long terme pour créer une communauté forte, unie et engagée dans la préservation et la transmission de son héritage spirituel et culturel.
Les réalisations du Beth Loubavitch en chiffres
Le Beth Loubavitch est un véritable pilier de la communauté juive en France, et ses réalisations sont impressionnantes. Avec le plus grand complexe scolaire d’Europe, le Beth Haya Mouchka, il offre une éducation juive de qualité à des milliers d’enfants et de jeunes adultes. Les 200 délégués et 100 centres communautaires permettent de répondre aux besoins spirituels et sociaux de la communauté, renforçant ainsi les liens entre ses membres.
La distribution de 35 000 exemplaires de la Sidra de la Semaine et de 200 000 guides pour chacune des grandes fêtes juives témoigne de leur engagement à diffuser la connaissance et la compréhension des traditions et des enseignements juifs. Les 40 centres aérés Gan Israël offrent aux enfants des activités éducatives et récréatives dans un environnement juif, tandis que les centres dédiés aux étudiants fournissent un soutien aux jeunes adultes pour approfondir leur identité et leur engagement juifs.
Voici quelques-unes des activités et des services qu’il offre:
Implication dans l’action sociale et soutien aux communautés
Le Beth Loubavitch a pour mission de soutenir les communautés juives, tant sur le plan spirituel que matériel. Les visites aux malades et aux communautés isolées témoignent de cet engagement, tout comme les aides aux familles en difficulté. Les clubs pour le troisième âge offrent un soutien et un espace de rencontre aux seniors, tandis que les Chabbats pleins pour étudiants et lycéens permettent de créer des liens entre les jeunes et de renforcer leur identité juive.
Photos : Thierry Guez







































































































Cet événement incontournable, qui se déroulera dans un hôtel 4 étoiles en pension complète, offre un cadre idyllique pour se ressourcer et étudier dans les meilleures conditions. Au programme : cours sur plusieurs niveaux dispensés par des professeurs et rabbanim réputés, chabbattons complets, ateliers thématiques variés, ainsi que de nombreuses activités sportives et ludiques.
Les participantes pourront profiter des magnifiques paysages des Deux-Alpes, station réputée des Alpes françaises, tout en bénéficiant d’un riche enseignement Torah. L’objectif est de permettre à chacune d’approfondir ses connaissances à son rythme, dans une atmosphère studieuse mais détendue.
Pour les jeunes filles et femmes souhaitant vivre une expérience enrichissante sur les plans spirituel et personnel, ce séminaire représente une opportunité exceptionnelle. Des bourses d’études sont même proposées sur demande pour faciliter la participation du plus grand nombre.
Alors n’hésitez plus et réservez dès maintenant auprès de Mme Lebar au 07 56 95 01 22 ! Les places sont limitées pour cet évènement qui s’annonce une nouvelle fois des plus inspirants et revigorants.

Yonathan Arfi , 42 ans et père de quatre enfants, a été élu nouveau président du Conseil Représentatif des Institutions Juives de France (CRIF). Dirigeant d’un groupe de sociétés de conseil et d’immobilier, il est issu d’une famille séfarade traditionaliste d’Algérie et du Maroc.
Élevé dans les Yvelines, il a été scolarisé dans le public et a fait partie des Éclaireurs Israélites de France. Son grand-oncle, Alfred Nakache, nageur olympique rescapé d’Auschwitz, a été une figure inspirante pour lui.
Le tournant des années 2000 et la vague d’antisémitisme lors de la Seconde Intifada ont fait de lui un militant juif engagé contre l’antisémitisme. Il a présidé l’UEJF de 2003 à 2005, dénonçant notamment l’antisémitisme de Dieudonné et lançant le programme CoExist de lutte contre les préjugés racistes et antisémites en milieu scolaire.
Membre de l’assemblée générale du CRIF depuis 2001, il a intégré le Bureau Exécutif en 2007 et est devenu président de la commission des relations internationales. Vice-président du CRIF à partir de 2014, il a côtoyé les dirigeants politiques français et épaulé le président Francis Kalifat. Il a notamment eu la charge de la Convention du CRIF, événement annuel important pour la communauté juive et la société française.
En résumé, Yonathan Arfi, entrepreneur et militant associatif de longue date, incarne par son parcours un engagement fort pour le judaïsme français et la lutte contre l’antisémitisme, dans un esprit d’ouverture et de dialogue avec l’ensemble de la société.
Discours de Yonathan Arfi
Je retrouve ici beaucoup de visages amis parmi vous. A commencer bien sûr par Haïm Nisenbaum et Mendel Azimov, et puis mon cher Rav (Ezer Cohen, Chalia’h à Versailles) si vous me permettez. C’est bien connu, chaque juif a son Chalia’h et le mien est formidable. Je veux saluer l’obstination qui a été la sienne à m’inculquer quelques valeurs de Torah, pas assez à son goût sans doute, ni même au mien, mais qui ont permis de faire grandir le Juif que je suis aussi et que je suis devenu.
Je voulais d’abord venir devant vous et puis m’avouer vaincu. Il y a quelques années, pour des raisons professionnelles, pour affaires, j’étais à l’autre bout du monde, à Kigali au Rwanda. Et me pensant alors aventurier, je me promenais dans la ville quand tout d’un coup je suis tombé sur le Beth Habad de Kigali, au Rwanda ! Et j’ai découvert que vous m’aviez devancé d’une année, puisqu’il avait ouvert un an avant que j’y démarre mes activités. Et j’ai donc dû m’avouer vaincu. Alors je viens aujourd’hui vous saluer aussi à ce titre.
Plus sérieusement, ce que je voulais vous dire, c’est que d’abord, le combat que mène le CRIF, il le mène aussi en votre nom. Il le mène au nom de tous les Juifs. Mais il le mène aussi, plus prosaïquement, au nom des institutions qu’il fédère. Et le Loubavitch est une des organisations membres du CRIF. Je veux saluer votre engagement au sein du CRIF, au côté de 80 autres organisations qui ont choisi de confier au CRIF leur représentation politique.
La représentation politique, c’est un bien grand mot. C’est une mission immense, surtout par les temps difficiles que nous traversons. Mais ça repose sur deux valeurs partagées qui sont fondamentalement des valeurs du monde Loubavitch, et du CRIF, et qui sont celles que nous retrouvons au CRIF.
La première de ces valeurs, c’est l’idée que ce n’est pas aux antisémites, ce n’est pas même aux non-Juifs de manière générale, de définir ce que doit être le judaïsme. Il y a dans le monde Loubavitch cette volonté, qui me parle, qui je dois dire contribue aussi à me construire, qui est de dire que la vérité de l’identité juive, elle se trouve d’abord chez les Juifs. Et que c’est à nous de la cultiver, de l’entretenir, de la partager. De la partager entre nous, de la partager aussi avec les générations futures. Parce que le judaïsme n’a que cette force-là dans l’histoire. C’est celle qui lui a permis de durer, qui fait qu’il durera toujours. Donc je voulais d’abord saluer cette valeur partagée.
Puis la deuxième valeur qui, je crois, est au cœur de votre engagement et au cœur de l’engagement du CRIF et de la communauté juive de France, c’est le refus du fatalisme. Le refus du défaitisme. Dans le judaïsme, c’est l’histoire de Pourim, c’est l’histoire de Hanoucca, c’est l’histoire de la Résistance juive, c’est même l’histoire de la Guerre des Six Jours si on veut le voir comme ça. Eh bien, même quand les temps sont difficiles, même quand on pourrait penser qu’on ne va pas arriver à financer ce nouveau Beth Habad, ou qu’on va avoir des difficultés à réaliser tel ou tel projet, on sait qu’il existe un chemin. Parce qu’il y a une volonté des hommes, il y a l’aide divine aussi pour ceux qui veulent y croire. Et dans le judaïsme, on sait qu’il ne faut jamais, jamais accepter le fatalisme. Parce que le peuple juif n’a pas d’autre choix que de croire en permanence qu’il a son destin entre ses mains. En faisant tout ce qu’il faut faire aussi pour que toutes les bonnes volontés nous accompagnent. Mais nous avons cette responsabilité-là. C’est celle que vous tenez au quotidien. C’est celle que nous tenons aussi au CRIF, au quotidien, sur le plan politique.
Et je voudrais dire un petit mot très rapide sur la situation. Vous l’avez dit très justement, cher Rav, aujourd’hui il y a eu un renversement des valeurs qui fait que l’État d’Israël, l’État du peuple juif, est présenté comme l’État génocidaire. Qui fait qu’on cherche à nous dire que l’antisémitisme qu’il y a aujourd’hui dans le monde entier serait la conséquence de la riposte militaire israélienne, donc quelque part serait la responsabilité d’Israël.
Or nous, nous savons que ce qui déclenche l’antisémitisme, c’est d’abord l’acte initial d’antisémitisme. D’abord les attaques du Hamas du 7 octobre, qui ont déclenché dans la foulée les passages à l’acte.
Il y a comme ça énormément de renversements auxquels, peut-être parce que nous avons l’œil plus affuté, l’esprit plus à l’écoute, eh bien nous sommes plus sensibles que d’autres. Quand les valeurs d’une société se renversent, la période que nous vivons n’est pas une période de révolution, c’est une période de révélation. C’est une période de clarification, où les masques tombent, où nos ennemis se dévoilent, où jour après jour nous découvrons qui sont nos alliés. Et il y en a, je ne veux jamais être trop sombre non plus. Nous avons des alliés dans la société française, et ils sont nombreux à partager nos combats. Mais nous avons aussi des ennemis qui se cachent de moins en moins, qui assument leur position.
Je ne veux pas leur faire trop d’honneur en parlant trop longtemps d’eux, parce que là encore notre responsabilité c’est de ne jamais s’arrêter à la parole de ceux qui nous en veulent dans l’histoire. Mais nous avons des ennemis. Et notre responsabilité c’est de tout faire pour qu’ils soient battus. Et ils le seront.
Voilà ce que je voulais vous dire en quelques mots. Pour le CRIF, un mot simplement aussi pour vous dire que nous avons en France des pouvoirs publics engagés sur nos sujets. Je sais que vous le constatez localement, dans les relations avec vos maires, avec vos préfets. C’est le cas aussi au niveau national. Nous avons eu il y a quelques jours un discours extrêmement poignant de Gabriel Attal, Premier ministre, au dîner du CRIF, rappelant son engagement personnel et institutionnel contre l’antisémitisme. Notre responsabilité, c’est évidemment d’amener nos gouvernants à comprendre que l’antisémitisme commence toujours avec les Juifs, ne s’arrête jamais à eux, et que l’antisémitisme est une menace, évidemment, pour l’ensemble de la société française.
Donc voilà ce que je voulais vous dire ce soir, en vous félicitant pour le travail que vous menez, qui, je le sais, va dans l’objectif de construire l’avenir le plus radieux possible pour le judaïsme français. Merci à vous. »
La Convention des émissaires du Beth Loubavitch dirigé par le Rav Mendel Azimov
La Convention des émissaires du Beth Loubavitch est un événement annuel qui réunit des émissaires (Chlou’him) et des membres de la communauté juive pour célébrer et discuter des réussites et des défis auxquels le mouvement Loubavitch est confronté. Cette convention est un moment important pour la communauté juive, en particulier à Paris et dans ses environs, car elle met en lumière les nombreuses réalisations du mouvement et renforce les liens entre les émissaires et les communautés qu’ils servent.
Le Rav Mendel Azimov et son frère, le Rav Lévi Azimov, sont des figures importantes du Beth Loubavitch en France. Inspirés par l’exemple de leurs parents, ils travaillent inlassablement pour soutenir et développer la vie juive en France.
Le Beth Loubavitch, dans sa mission globale, vise également à préparer le monde à la venue imminente du Machia’h, annoncé par les prophéties bibliques. Les émissaires du Beth Loubavitch travaillent sans relâche pour propager les enseignements de la Torah et promouvoir l’observance des Mitsvot afin de créer un monde plus juste, plus aimant et plus spirituel, propice à l’avènement du Machia’h. La Convention des émissaires sert également de plateforme pour renouveler cet engagement et insuffler une énergie nouvelle à cette mission essentielle.
La Convention des émissaires du Beth Loubavitch se déroule au Beth Haya Mouchka dans la période du 2 Iyar, jour anniversaire du Rabbi Maharach, Rabbi Chmouel Schneerson, et de l’arrivée à Paris du Rav Chmouel Azimov et de son épouse Bassie en 1968 juste après leur mariage.
Depuis l’arrivée à Paris du Rav Chmouel Azimov et de son épouse Bassie en 1968 juste après leur mariage, la diffusion du judaïsme a connu une croissance exponentielle à Paris et ses environs, où vivent environ 350 000 Juifs.
La convention annuelle des émissaire du Beth Loubavitch, dirigé aujourd’hui par leur fils Rav Mendel Azimov, est une occasion de développer les réalisations et de renforcer les liens entre les émissaires et les communautés qu’ils servent.
Elève de 17 ans à la Yéchiva de Brunoy, le jeune Chmouel (Moulé) commençait déjà son action auprès de la jeunesse.
Photo : Moulé lors de sa Bar Mitsva (1958).
Âgé de seulement 17 ans et étudiant à la prestigieuse Yéchiva de Brunoy, le jeune Chmouel, surnommé affectueusement « Moulé », avait déjà commencé à s’impliquer activement auprès de la jeunesse. Sa passion et son dévouement pour l’éducation et l’encadrement des jeunes étaient clairement visibles, et il ne manquait jamais une occasion d’inspirer et de motiver ses pairs. Moulé s’était donné pour mission de contribuer au développement personnel et spirituel des jeunes de sa communauté, les guidant vers un avenir meilleur et plus éclairé. Il jouait un rôle essentiel dans l’intégration et l’éducation des nouveaux étudiants parisiens au sein de la Yechiva, les familiarisant rapidement avec la vie hassidique et un judaïsme intransigeant.
Sa maturité légendaire, sa capacité à prendre des décisions réfléchies et équilibrées, à gérer ses émotions et à faire preuve de compréhension et d’empathie envers les autres, lui a sans doute valu le respect et l’admiration de son entourage, faisant d’elle un modèle à suivre pour beaucoup.
En s’investissant corps et âme dans cette mission, il a créé un lien profond avec ces jeunes et les a aidés à trouver un sens et un équilibre dans leur vie. Son engagement et sa passion pour le bien-être spirituel des autres montrent son niveau de maturité et son altruisme, ce qui en fait une source d’inspiration pour beaucoup. Il leur fournissait du lait sous surveillance stricte, garantissant ainsi une cacherout irréprochable. Son dévouement allait au-delà de la simple assistance matérielle, puisqu’il se consacrait également à l’enseignement de la Hassidout.
Il captivait les étudiants de la rue Guy Patin par ses cours sur le Tanya, un texte fondamental de la pensée hassidique. Grâce à son engagement et à son dévouement, il contribuait à l’épanouissement spirituel de ses pairs et à la transmission des valeurs du judaïsme hassidique aux nouvelles générations.
Moulé se marie en 1968 avec Bassie Chemtov. Sur les conseils du Rabbi, ils s’installent à Paris, malgré les craintes familiales de Bassie concernant la ville. Ils arrivent juste avant les célèbres émeutes estudiantines de Mai 68. Moulé et Bassie étaient prêts à fournir des réponses aux jeunes juifs en quête d’absolu durant cette période troublée. C’est à ce moment que le « Groupe » est né, formant le premier noyau de jeunes hommes et femmes qui, par la suite, répondraient à la volonté du Rabbi en devenant eux-mêmes des émissaires.
Histoire du Beth Loubavitch en France

En 1972, le Rav Azimov et son épouse ouvrent le premier Beth Loubavitch au 8 rue Lamartine, dans le 9ème arrondissement de Paris. Au fil des ans, des centres Loubavitch ouvrent dans tous les arrondissements de Paris et en banlieue. La France accueille l’une des plus grandes communautés juives de diaspora, et la vie juive à Paris est en plein essor.
Les réalisations du Rav Azimov et de son épouse
Le Rav Azimov et son épouse Bassie ont clairement joué un rôle déterminant dans le renforcement et le développement de la vie communautaire juive grâce à leur vision hassidique et leur dévouement. En investissant dans divers aspects de la communauté, comme les centres Loubavitch, les écoles et les Chlouhim, ils ont contribué à créer une infrastructure solide pour soutenir la croissance et la vitalité de la communauté juive.
Leur travail acharné et leur capacité à collaborer avec d’autres organisations communautaires et les autorités municipales montrent leur engagement à unir les forces pour le bien commun. Cette approche a permis de bâtir une communauté juive florissante qui offre éducation, soutien spirituel et opportunités de croissance à ses membres.
La formation des émissaires et la relation maître/élève
Il est remarquable de constater que les 200 Chlouhim dirigeant les centres Habad de Paris aujourd’hui sont issus des milliers d’élèves de Rav Azimov et de son épouse. Cela démontre l’impact profond et durable de leur enseignement et de leur dévouement envers leurs élèves. En établissant des liens solides et inspirants, le Rav Azimov et son épouse ont réussi à transmettre les valeurs et les principes du hassidisme Habad-Loubavitch à une nouvelle génération.
Leur héritage se perpétue à travers ces élèves devenus Chlouhim, qui dirigent aujourd’hui les centres Habad et continuent de propager les enseignements et la vision du Rabbi de Loubavitch. Cette réalisation témoigne du pouvoir de l’éducation et de l’engagement à long terme pour créer une communauté forte, unie et engagée dans la préservation et la transmission de son héritage spirituel et culturel.
Les réalisations du Beth Loubavitch en chiffres
Le Beth Loubavitch est un véritable pilier de la communauté juive en France, et ses réalisations sont impressionnantes. Avec le plus grand complexe scolaire d’Europe, le Beth Haya Mouchka, il offre une éducation juive de qualité à des milliers d’enfants et de jeunes adultes. Les 200 délégués et 100 centres communautaires permettent de répondre aux besoins spirituels et sociaux de la communauté, renforçant ainsi les liens entre ses membres.
La distribution de 35 000 exemplaires de la Sidra de la Semaine et de 200 000 guides pour chacune des grandes fêtes juives témoigne de leur engagement à diffuser la connaissance et la compréhension des traditions et des enseignements juifs. Les 40 centres aérés Gan Israël offrent aux enfants des activités éducatives et récréatives dans un environnement juif, tandis que les centres dédiés aux étudiants fournissent un soutien aux jeunes adultes pour approfondir leur identité et leur engagement juifs.
Voici quelques-unes des activités et des services qu’il offre:
Implication dans l’action sociale et soutien aux communautés
Le Beth Loubavitch a pour mission de soutenir les communautés juives, tant sur le plan spirituel que matériel. Les visites aux malades et aux communautés isolées témoignent de cet engagement, tout comme les aides aux familles en difficulté. Les clubs pour le troisième âge offrent un soutien et un espace de rencontre aux seniors, tandis que les Chabbats pleins pour étudiants et lycéens permettent de créer des liens entre les jeunes et de renforcer leur identité juive.
Vous pouvez consulter le document complet en cliquant ce lien : Etude des 3 chapitres
Chapitre Quatorze – Devoirs conjugaux et droits (24 lois)
Chapitre Quinze – Procréation et comportement conjugal (23 lois)
Chapitre Seize – Ketouva et biens matrimoniaux (31 lois)
Peu après 16 heures aujourd’hui (dimanche12 mai), le Premier ministre, Benjamin Netanyahu, a mis les Tefilines et a publié une photo sur son compte X, suivis par des millions de personnes.
״וְרָאוּ כָּל־עַמֵּי הָאָרֶץ כִּי שֵׁם השם נִקְרָא עָלֶיךָ וְיָרְאוּ מִמֶּךָּ״.
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רוחמה, אמא של מושיקו דוינו השם יקום דמו, שנפל במבצע ״צוק איתן״, הביאה לי את התפילין שלו.התפילין שהיו איתו כל הזמן בתוך הקרבות הם הפריט היחיד ששרד את התופת שבה נפל מושיקו.
ריח אבק השריפה עדיין… pic.twitter.com/fejcqYKsv7
— Benjamin Netanyahu – בנימין נתניהו (@netanyahu) May 12, 2024
« Et tous les peuples de la terre verront que le nom de l’Éternel est proclamé sur toi, et ils te craindront. » (Deutéronome 28:10)
Rouhama, la mère de Moshiko Duino, que D.ieu venge son sang, qui est tombé pendant l’opération « Bordure Protectrice », m’a apporté ses tefillin. Les tefillin qui étaient constamment avec lui au cœur des combats sont le seul objet qui a survécu à l’enfer dans lequel Moshiko est tombé. L’odeur de la poudre à canon imprègne encore l’étui des tefillin. J’ai promis à Rouhama que je mettrais ces tefillin pour l’élévation de l’âme de Moshiko et de tous nos soldats tombés. C’est ce que je fais aujourd’hui, avec un profond respect sacré. Puisse la mémoire de nos défunts être bénie et préservée à jamais dans nos cœurs.
En cette journée bénie de dimanche, un événement d’une puissance spirituelle inouïe s’est produit, faisant tressaillir les âmes jusque dans les sphères célestes. Dans le secret de son bureau, Benjamin Netanyahu, Premier ministre d’Israël, a accompli un geste d’une portée infinie : il a posé sur sa tête et noué sur son bras les Tefilines de Moshiko Duino, vaillant soldat tombé en défendant la Terre Sainte lors de l’opération Bordure Protectrice à Gaza. Par cet acte empreint d’une intense ferveur, il a sanctifié le Nom de l’Éternel aux yeux des nations, faisant rayonner la gloire du peuple élu.
Cette scène bouleversante, immortalisée par une photographie aussitôt devenue symbole, est l’aboutissement d’un chemin pavé d’émotion et de foi. Telle la flamme vacillante qui jamais ne s’éteint, le Rav Or Ziv, émissaire du Rabbi, œuvrait depuis longtemps dans l’ombre pour que cette Mitsva se réalise. Lié par une amitié profonde à la famille endeuillée de Moshiko et au journaliste Sharon Gal de Arutz 14, il a été le discret artisan de cet instant suspendu entre ciel et terre.
Lorsque Gal, le cœur battant, a transmis à Netanyahu la poignante requête de la mère de Moshiko, une vague d’émotion d’une force rare a submergé le Premier ministre. Lui d’ordinaire si stoïque a senti la main de D.ieu se poser sur son épaule. Soudain, la signification vertigineuse de ce geste lui est apparue : en revêtant les Tefilines d’un héros d’Israël tombé au champ d’honneur, il rendait un vibrant hommage à son sacrifice et exaltait l’âme indestructible du peuple juif.
Quand enfin, dans un silence que seule troublait la psalmodie des prières, Netanyahu a posé les Tefilines sur son front et enroulé les lanières sur son bras, un frisson d’une indicible intensité a parcouru l’assemblée. À travers ce geste empreint d’une ferveur mystique, c’est toute la tragédie et la gloire d’Israël qui se donnaient à voir. Les mots sacrés des prières semblaient se mêler aux échos des champs de bataille, les versets de la Torah aux cris des combattants. En cet instant de communion avec l’Éternel, le Premier ministre se faisait le porte-flambeau de la résilience et de la foi inexpugnable de son peuple, uni par-delà la mort et les souffrances dans son alliance impérissable avec le Tout-Puissant.
Ainsi, en cette journée à jamais bénie, les Tefilines de Moshiko Duino, en venant ceindre le front et le bras de Netanyahu, auront permis d’accomplir une double Mitsva d’une portée infinie. D’une part, honorer la mémoire d’un fils d’Israël qui a donné sa vie pour que vive son peuple; d’autre part, rappeler à ce peuple comme aux nations que c’est dans sa soumission joyeuse et totale aux commandements divins que réside le secret de son éternité. Les images poignantes de cet instant suspendu dans l’éternité resteront à jamais gravées au plus profond des cœurs et des âmes, témoignage vibrant de l’invincible flamme qui brûle en chaque Juif, le portant toujours plus haut vers son créateur. Par ce geste, Netanyahu aura montré au monde que c’est dans la fidélité à la Torah que se forge la véritable grandeur d’Israël; une grandeur qui, à l’image des Tefilines enserrant le bras, fait de ce peuple le bras armé de D.ieu pour répandre sur terre la connaissance de Son nom et de Sa gloire.
Puissent les Tefilines de Moshiko Duino, trempées de ses larmes, de sa sueur et de son sang versé pour la sanctification du Nom divin, être le gage de l’élévation de son âme dans les sphères supérieures et de la protection éternelle du Tout-Puissant sur Son peuple. Puissent-elles rappeler à chaque instant aux dirigeants et aux enfants d’Israël que leur force invincible réside dans leur soumission aimante à la volonté du Très-Haut, à l’exemple des héros qui n’hésitent pas à Lui sacrifier ce qu’ils ont de plus cher. Ainsi, de génération en génération, se perpétuera cette chaîne d’amour indestructible qui depuis le Sinaï lie le peuple élu à son Créateur, chaîne dont chaque Mitsva, à l’image des Tefilines posées en ce jour, vient renforcer les maillons sacrés pour l’éternité.
Ce jeudi soir, une atmosphère vibrante régnait au 770 Eastern Parkway à Brooklyn, le quartier général international du Mouvement Habad-Loubavitch. Des centaines de hassidim et d’étudiants des yechivots locales se sont rassemblés pour un Farbrenguen, une veillée célébrant l’anniversaire du Rabbi Shmouel, plus connu sous le nom de Rebbe Maharash, le quatrième Rebbe de la dynastie Habad.
Rabbi Chmouel de Loubavitch, surnommé le Rabbi Maharach, fut le quatrième Rabbi de la dynastie hassidique Habad-Loubavitch. Né en 1834, fils du Tsemah Tsedek, il se distingua dès son jeune âge par sa mémoire et son intelligence prodigieuses.
Outre ses commentaires approfondis sur la Hassidout, le Maharach était très actif pour défendre les intérêts de la communauté juive en Russie. Il entreprit de nombreux voyages et interventions auprès des autorités pour faire annuler des décisions défavorables aux Juifs.
Nommé à la tête du mouvement Habad en 1866 après son père, le Tsema’h Tsedek, il poursuivit l’œuvre d’enseignement de la Hassidout tout en agissant contre les pogroms. Doté de multiples talents allant de la musique à l’artisanat, il laissa de nombreux écrits publiés ultérieurement.
Le Maharach décéda prématurément en 1882 à l’âge de 48 ans, après une vie marquée par la maladie et un activisme incessant pour son peuple. Son leitmotiv était : « Lé’hat’hila Ariber, Passez d’emblée par le dessus ! » plutôt que de contourner les obstacles.
La célébration de jeudi soir a débuté par les prières de l’après-midi et du soir, suivies de discours inspirants prononcés par des Rashei Yechivot et des personnalités de Crown Heights. Dans une ambiance chaleureuse et fraternelle, les participants ont entonné des chants hassidiques traditionnels et partagé des enseignements et des annecdotes du Rebbe Maharash.
Pour de nombreux Ba’hourim étudiant à la Yeshiva à Crown Heights, cette célébration a été l’occasion de se ressourcer et de se réinspirer des enseignements du Rabbi Maharash. Ses paroles éclairantes sur la façon de servir D.ieu avec joie et dévouement résonnent encore aujourd’hui.
En cette veillée joyeuse, chacun a pu méditer sur l’héritage du Rabbi Maharash et puiser dans ses écrits la force de poursuivre sa mission: illuminer le monde par les valeurs du Judaïsme hassidique, Le’hat’hila Ariber !.
Chasidim and Bochurim gathered for a Farbrengen at 770 on Thursday evening marking the auspicious day of Beis Iyar, the birthday of the Rebbe Maharash.








































































































À l’époque d’Elisha HaNavi, les Juifs avaient un roi appelé Yehoiram qui était un mécréant et adorait l’idolâtrie. Quand le roi de Moab se Ravella contre lui, il invita Yehoishofot, le roi juste de Juda, à se joindre à lui pour combattre Moab. Sur leur chemin, ils furent sans eau pendant sept jours. Quand ils apprirent qu’Elisha HaNavi était proche, ils se dépêchèrent d’aller le voir. Cependant, quand Elisha vit Yehoiram, il dit avec colère: « Qu’avons-nous l’un avec l’autre ? Va voir les prophètes de l’idolâtrie ! »
Elisha accepta néanmoins, en l’honneur de Yehoishofot, d’exercer son pouvoir de prophétie, mais il en fut incapable à cause de sa colère. En fait, il dut demander à un musicien de jouer pour lui, et c’est seulement alors que l’esprit de prophétie se posa sur lui. (Melachim I, Ch.3)
Les Sages disent: « Quiconque se met en colère, c’est comme s’il adorait des idoles ». L’Alter Ravbe explique dans le Tanya que si un Juif croyait avec une foi complète que tout ce qui lui arrive vient du Ciel, il ne serait pas du tout en colère. Sa colère est un signe qu’il croit qu’il y a quelque chose d’autre dans le monde à part Hachem. (Chabbat 105b, Igeret HaKodesh Ch.25)
Le Zohar écrit que celui qui se met en colère déracine la sainte âme qui est en lui et la remplace par un esprit d’idolâtrie, plus que toute autre transgression. L’Arizal explique qu’il perd les niveaux spirituels qu’il avait atteints.
Rav Haïm Vital raconte que parfois, en étudiant avec son frère, il s’énervait contre lui pour son manque de coopération. L’Arizal le réprimandait et le mettait en garde de ne pas se mettre en colère, même pour une mitzvah. (Zohar Tetzaveh p.182, Shaar Ruach HaKodesh 19)
L’une des choses que Rav Baruch Batlan, l’arrière-grand-père de l’Alter Ravbe, a remarqué à propos du Hassidisme est qu’il enseigne à une personne à se contrôler. En observant les discussions animées entre son ami ‘hassid Yitzchak Shaul et ses beaux-frères, qui étaient des mitnagdim, il remarqua que chaque fois que la colère de Yitzchak Shaul était éveillée, il se fermait soudainement, comme avec un cadenas, et sa colère disparaissait. Yitzchak Shaul expliqua un jour cela à Baruch en disant: « Mon père me disait au nom du Baal Shem Tov que la colère est une chose étrangère et indigne, même lorsqu’elle vient de la crainte du Ciel. Il m’a appris que chaque fois que je me mets en colère, je dois simplement sceller mes lèvres et ne pas prononcer un mot ! » (Sefer HaZikaron [Anglais] vol. 2 p. 15)
NOURRIR LES ESPRITS
Une fois, après une semaine d’efforts continus, le Baal Shem Tov réussit à collecter le montant nécessaire pour racheter une famille emprisonnée par un poritz têtu, qui avait refusé de les libérer jusqu’à ce qu’il reçoive chaque centime qu’ils lui devaient. Ils furent finalement libérés tard le vendredi, alors le Baal Shem Tov les invita à rester avec lui pour Chabbat, car ils ne pourraient pas rentrer chez eux à temps. Ils acceptèrent volontiers. Lors du repas de Chabbat, le Baal Shem Tov se tourna vers le Juif et lui demanda:
« Alors, quelles nouvelles as-tu entendues aujourd’hui? »
Le Juif leva les yeux avec étonnement: « Mais Rabbi, quelles nouvelles auraient pu atteindre le cachot dans lequel nous étions emprisonnés? »
« Alors raconte-nous quelque chose de ton passé », encouragea le Baal Shem Tov.
Le Juif répondit: « Je ne peux penser à rien qui mérite d’être raconté sur ma vie, mais je viens de me rappeler une étrange expérience que j’ai eue pendant que j’étais emprisonné dans le même cachot, à une certaine distance de nous, il y avait un groupe de personnes qui pleuraient et gémissaient toute la semaine. Cela me fendait le cœur. Cependant, la veille de Chabbat après ‘hatzot, ils commençaient à danser et à rire bruyamment, et moi aussi j’éclatais de rire. Cela a duré pendant des semaines, mais cette semaine, les pleurs et les cris étaient plus forts que d’habitude, tout comme les rires tonitruants et les danses sauvages qui les ont remplacés. Pendant tout ce temps, j’étais trop terrifié pour m’approcher d’eux, leur parler et leur demander la raison de tout cela. Nous nous sommes juste blottis ensemble dans notre coin. Pourtant, sachant que nous allions bientôt être libérés, j’ai rassemblé assez de courage pour leur crier une question: ‘Qui êtes-vous ?' »
« Une voix du fond de la fosse répondit : ‘Nous sommes des kelipot dont l’existence dépend des transgressions d’un certain Tsadik. Il ne mange pas de toute la semaine, rompant son jeûne seulement la veille de Chabbat. Il prépare une tasse de lait le matin et la met de côté pour la boire quand il a fini de prier Cha’harit. Toute la semaine, nous sommes tellement submergés par le pouvoir de sa sainteté que nous pleurons. Chaque veille de Chabbat, cependant, nous faisons en sorte que quelqu’un de sa famille renverse accidentellement le lait, ce qui le met en colère. De cette colère, nous recevons notre vitalité. Cette semaine, il était déterminé à surmonter sa colère, car il s’est rendu compte qu’en se mettant en colère, il pourrait perdre tout ce qu’il avait accompli spirituellement pendant la semaine. Il a donc décidé de verrouiller le placard où il mettait le lait et de ne donner la clé à personne. Et c’est pourquoi nous étions si contrariés cette semaine’, expliqua la voix ».
‘Nous ne savions pas comment nous pourrions le mettre en colère, mais nous n’étions pas prêts à abandonner si facilement. Ce matin, l’un d’entre nous est apparu comme un bûcheron, a frappé à la porte du Tsadik et a offert à sa femme un fagot de bois à bas prix. Son porte-monnaie était dans le même placard que le lait, et elle a demandé la clé à son mari. Pressée de ne pas faire attendre le bûcheron, elle a renversé la cruche de lait. Bien sûr, le Tsadik a explosé de rage, et c’est pourquoi nous avions tant à célébrer aujourd’hui.' »
Tous les ‘hassidim au repas du Baal Shem Tov écoutèrent cette étrange histoire avec étonnement. Soudain, l’un d’eux s’évanouit. Il était connu pour jeûner toute la semaine.
(Rechimot Dvarim vol. 1 p. 12)
Vous pouvez consulter le document complet en cliquant ce lien : Etude des 3 chapitres
Chapitre Onze – La Kétouba (17 lois)
Chapitre Douze – Devoirs et Droits du Mariage (24 lois)
Chapitre Treize – Vêtements et Habitation (20 lois)