Yom Hazikaron en Israël : Les hassidim Habad mènent des opérations « Téfillines »  dans tout le pays

Yom Hazikaron en Israël : Les hassidim Habad mènent des opérations « Téfillines » dans tout le pays

Israël a commémoré ce mercredi le Yom Hazikaron, le Jour du Souvenir en mémoire des soldats tombés au champ d’honneur et des victimes du terrorisme. C’est l’un des jours les plus solennels du calendrier israélien. Ce jour, les hassidim Habad organisent des opérations « Téfilines » renforcées aux entrées des cimetières à travers le pays.

 

Dès l’aube, des milliers de familles endeuillées se sont recueillies sur les tombes de leurs proches dans les cimetières militaires à travers le pays. Une cérémonie centrale très émotive s’est tenue au monument national du mont Herzl à Jérusalem, en présence des plus hautes autorités de l’État.

À 11h précises, une sirène a retenti pendant deux minutes, plongeant la population dans un lourd silence en hommage aux 24 068 soldats et civils tombés depuis la création d’Israël en 1948. La vie s’est comme arrêtée dans les rues, les automobilistes sont descendus de leurs véhicules, tandis que les piétons marquaient une pause, tête baissée.

Dans son allocution, le Premier ministre Benjamin Netanyahu a salué la mémoire des « héros tombés au champ d’honneur » et promis que leur sacrifice ne serait pas vain. « Notre liberté a un prix que nous devons payer encore et toujours », a-t-il déclaré d’une voix grave.

À l’occasion du Jour du Souvenir, les hassidim de Habad organisent une opération « Téfilines » renforcée aux entrées des cimetières à travers le pays, pour réconforter et encourager les familles endeuillées qui ont perdu leurs proches, les soldats de Tsahal qui ont sacrifié leur vie pour la sanctification du Nom divin, la protection du peuple et de la Terre Sainte, ainsi que les victimes des actes hostiles et du terrorisme.

L’organisation « Ezra LaTsahal » de Kfar Habad, dirigée par le Rav Eli Goutmann, a installé des stands de « Téfilines » et distribué de l’eau aux entrées des cimetières militaires. Les photos ont été prises près du cimetière militaire de Rehovot par Chneor Chiff.

 

EN IMAGES. La Convention 2024 des Chlou’him du Beth Loubavitch au Beth Haya Mouchka

EN IMAGES. La Convention 2024 des Chlou’him du Beth Loubavitch au Beth Haya Mouchka

La Convention des émissaires du Beth Loubavitch est un événement annuel qui réunit des émissaires (Chlou’him) et des membres de la communauté juive pour célébrer et discuter des réussites et des défis auxquels le mouvement Loubavitch est confronté. Cette convention est un moment important pour la communauté juive, en particulier à Paris et dans ses environs, car elle met en lumière les nombreuses réalisations du mouvement et renforce les liens entre les émissaires et les communautés qu’ils servent.

Le Rav Mendel Azimov et son frère, le Rav Lévi Azimov, sont des figures importantes du Beth Loubavitch en France. Inspirés par l’exemple de leurs parents, ils travaillent inlassablement pour soutenir et développer la vie juive en France.

Le Beth Loubavitch, dans sa mission globale, vise également à préparer le monde à la venue imminente du Machia’h, annoncé par les prophéties bibliques. Les émissaires du Beth Loubavitch travaillent sans relâche pour propager les enseignements de la Torah et promouvoir l’observance des Mitsvot  afin de créer un monde plus juste, plus aimant et plus spirituel, propice à l’avènement du Machia’h. La Convention des émissaires sert également de plateforme pour renouveler cet engagement et insuffler une énergie nouvelle à cette mission essentielle.

La Convention des émissaires du Beth Loubavitch se déroule au Beth Haya Mouchka dans la période du 2 Iyar, jour anniversaire du Rabbi Maharach, Rabbi Chmouel Schneerson, et de l’arrivée à Paris du Rav Chmouel Azimov et de son épouse Bassie en 1968 juste après leur mariage.

Depuis l’arrivée à Paris du Rav Chmouel Azimov et de son épouse Bassie en 1968 juste après leur mariage, la diffusion du judaïsme a connu une croissance exponentielle à Paris et ses environs, où vivent environ 350 000 Juifs.

La convention annuelle des émissaire du Beth Loubavitch, dirigé aujourd’hui par leur fils Rav Mendel Azimov, est une occasion de développer les réalisations et de renforcer les liens entre les émissaires et les communautés qu’ils servent.

Elève de 17 ans à la Yéchiva de Brunoy, le jeune Chmouel (Moulé) commençait déjà son action auprès de la jeunesse.

Photo : Moulé lors de sa Bar Mitsva (1958).
Âgé de seulement 17 ans et étudiant à la prestigieuse Yéchiva de Brunoy, le jeune Chmouel, surnommé affectueusement « Moulé », avait déjà commencé à s’impliquer activement auprès de la jeunesse. Sa passion et son dévouement pour l’éducation et l’encadrement des jeunes étaient clairement visibles, et il ne manquait jamais une occasion d’inspirer et de motiver ses pairs. Moulé s’était donné pour mission de contribuer au développement personnel et spirituel des jeunes de sa communauté, les guidant vers un avenir meilleur et plus éclairé. Il jouait un rôle essentiel dans l’intégration et l’éducation des nouveaux étudiants parisiens au sein de la Yechiva, les familiarisant rapidement avec la vie hassidique et un judaïsme intransigeant.

Sa maturité légendaire, sa capacité à prendre des décisions réfléchies et équilibrées, à gérer ses émotions et à faire preuve de compréhension et d’empathie envers les autres, lui a sans doute valu le respect et l’admiration de son entourage, faisant d’elle un modèle à suivre pour beaucoup.

En s’investissant corps et âme dans cette mission, il a créé un lien profond avec ces jeunes et les a aidés à trouver un sens et un équilibre dans leur vie. Son engagement et sa passion pour le bien-être spirituel des autres montrent son niveau de maturité et son altruisme, ce qui en fait une source d’inspiration pour beaucoup. Il leur fournissait du lait sous surveillance stricte, garantissant ainsi une cacherout irréprochable. Son dévouement allait au-delà de la simple assistance matérielle, puisqu’il se consacrait également à l’enseignement de la Hassidout.

Il captivait les étudiants de la rue Guy Patin par ses cours sur le Tanya, un texte fondamental de la pensée hassidique. Grâce à son engagement et à son dévouement, il contribuait à l’épanouissement spirituel de ses pairs et à la transmission des valeurs du judaïsme hassidique aux nouvelles générations.

Le Rav E. Marasow raconte le récit de la bénédiction du Rabbi au Rav Chmouel Azimov "Hatsala'ha Lemaala Min Hamechouar" - hassidout.orgMoulé se marie en 1968 avec Bassie Chemtov. Sur les conseils du Rabbi, ils s’installent à Paris, malgré les craintes familiales de Bassie concernant la ville. Ils arrivent juste avant les célèbres émeutes estudiantines de Mai 68. Moulé et Bassie étaient prêts à fournir des réponses aux jeunes juifs en quête d’absolu durant cette période troublée. C’est à ce moment que le « Groupe » est né, formant le premier noyau de jeunes hommes et femmes qui, par la suite, répondraient à la volonté du Rabbi en devenant eux-mêmes des émissaires.

Histoire du Beth Loubavitch en France

En 1972, le Rav Azimov et son épouse ouvrent le premier Beth Loubavitch au 8 rue Lamartine, dans le 9ème arrondissement de Paris. Au fil des ans, des centres Loubavitch ouvrent dans tous les arrondissements de Paris et en banlieue. La France accueille l’une des plus grandes communautés juives de diaspora, et la vie juive à Paris est en plein essor.

Les réalisations du Rav Azimov et de son épouse

Le Rav Azimov et son épouse Bassie ont clairement joué un rôle déterminant dans le renforcement et le développement de la vie communautaire juive grâce à leur vision hassidique et leur dévouement. En investissant dans divers aspects de la communauté, comme les centres Loubavitch, les écoles et les Chlouhim, ils ont contribué à créer une infrastructure solide pour soutenir la croissance et la vitalité de la communauté juive.

Leur travail acharné et leur capacité à collaborer avec d’autres organisations communautaires et les autorités municipales montrent leur engagement à unir les forces pour le bien commun. Cette approche a permis de bâtir une communauté juive florissante qui offre éducation, soutien spirituel et opportunités de croissance à ses membres.

La formation des émissaires et la relation maître/élève

Il est remarquable de constater que les 200 Chlouhim dirigeant les centres Habad de Paris aujourd’hui sont issus des milliers d’élèves de Rav Azimov et de son épouse. Cela démontre l’impact profond et durable de leur enseignement et de leur dévouement envers leurs élèves. En établissant des liens solides et inspirants, le Rav Azimov et son épouse ont réussi à transmettre les valeurs et les principes du hassidisme Habad-Loubavitch à une nouvelle génération.

Leur héritage se perpétue à travers ces élèves devenus Chlouhim, qui dirigent aujourd’hui les centres Habad et continuent de propager les enseignements et la vision du Rabbi de Loubavitch. Cette réalisation témoigne du pouvoir de l’éducation et de l’engagement à long terme pour créer une communauté forte, unie et engagée dans la préservation et la transmission de son héritage spirituel et culturel.

Les réalisations du Beth Loubavitch en chiffres

Le Beth Loubavitch est un véritable pilier de la communauté juive en France, et ses réalisations sont impressionnantes. Avec le plus grand complexe scolaire d’Europe, le Beth Haya Mouchka, il offre une éducation juive de qualité à des milliers d’enfants et de jeunes adultes. Les 200 délégués et 100 centres communautaires permettent de répondre aux besoins spirituels et sociaux de la communauté, renforçant ainsi les liens entre ses membres.

La distribution de 35 000 exemplaires de la Sidra de la Semaine et de 200 000 guides pour chacune des grandes fêtes juives témoigne de leur engagement à diffuser la connaissance et la compréhension des traditions et des enseignements juifs. Les 40 centres aérés Gan Israël offrent aux enfants des activités éducatives et récréatives dans un environnement juif, tandis que les centres dédiés aux étudiants fournissent un soutien aux jeunes adultes pour approfondir leur identité et leur engagement juifs.

Voici quelques-unes des activités et des services qu’il offre:

  • Un réseau scolaire pour 2500 élèves
  • 400 berceaux de crèche
  • 30 centres de Talmud Torah
  • 1500 cours hebdomadaires pour 25 000 participants
  • 2 séminaires d’études européens
  • 100 000 Michloa’h Manot distribués et 2500 lectures de la Méguila à Pourim
  • 50 000 kits distribués pour ‘Hanouccah
  • Des éditions de livres et de ressources éducatives
  • Des visites aux malades et aux communautés isolées
  • Des aides aux familles en difficulté
  • Des clubs pour le troisième âge
  • Des Chabbats pleins pour étudiants et lycéens

Implication dans l’action sociale et soutien aux communautés

Le Beth Loubavitch a pour mission de soutenir les communautés juives, tant sur le plan spirituel que matériel. Les visites aux malades et aux communautés isolées témoignent de cet engagement, tout comme les aides aux familles en difficulté. Les clubs pour le troisième âge offrent un soutien et un espace de rencontre aux seniors, tandis que les Chabbats pleins pour étudiants et lycéens permettent de créer des liens entre les jeunes et de renforcer leur identité juive.

 

 

 

 


Photos : Thierry Guez


Photos : Mordehai Lubecki

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

Etudiantes et jeunes actives : Ressourcez-vous aux Deux-Alpes avec le Séminaire d’été  du Beth Loubavitch pour les Etudiantes

Etudiantes et jeunes actives : Ressourcez-vous aux Deux-Alpes avec le Séminaire d’été du Beth Loubavitch pour les Etudiantes

Pour les étudiantes et jeunes actives désireuses d’approfondir leurs connaissances dans une ambiance chaleureuse et conviviale, le Beth Loubavitch organise son désormais traditionnel Séminaire d’été Etudiantes du 8 au 22 juillet aux Deux-Alpes.

 

Cet événement incontournable, qui se déroulera dans un hôtel 4 étoiles en pension complète, offre un cadre idyllique pour se ressourcer et étudier dans les meilleures conditions. Au programme : cours sur plusieurs niveaux dispensés par des professeurs et rabbanim réputés, chabbattons complets, ateliers thématiques variés, ainsi que de nombreuses activités sportives et ludiques.

Les participantes pourront profiter des magnifiques paysages des Deux-Alpes, station réputée des Alpes françaises, tout en bénéficiant d’un riche enseignement Torah. L’objectif est de permettre à chacune d’approfondir ses connaissances à son rythme, dans une atmosphère studieuse mais détendue.

Pour les jeunes filles et femmes souhaitant vivre une expérience enrichissante sur les plans spirituel et personnel, ce séminaire représente une opportunité exceptionnelle. Des bourses d’études sont même proposées sur demande pour faciliter la participation du plus grand nombre.

Alors n’hésitez plus et réservez dès maintenant auprès de Mme Lebar au 07 56 95 01 22 ! Les places sont limitées pour cet évènement qui s’annonce une nouvelle fois des plus inspirants et revigorants.

 

Discours du nouveau Président du Crif, Yonathan Arfi à la convention des émissaires du Beth Loubavitch

Discours du nouveau Président du Crif, Yonathan Arfi à la convention des émissaires du Beth Loubavitch

Yonathan Arfi, nouveau Président du Crif, a participé à la Convention des émissaires du Beth Loubavitch dirigée par le Rav Mendel Azimov, se déroule au Beth Haya Mouchka ce dimanche 23 avril, 2 Iyar, jour anniversaire du Rabbi Maharach, Rabbi Chmouel Schneerson, et de l’arrivée à Paris du Rav Chmouel Azimov et de son épouse Bassie en 1968 juste après leur mariage.

Yonathan Arfi , 42 ans et père de quatre enfants, a été élu nouveau président du Conseil Représentatif des Institutions Juives de France (CRIF). Dirigeant d’un groupe de sociétés de conseil et d’immobilier, il est issu d’une famille séfarade traditionaliste d’Algérie et du Maroc.

Élevé dans les Yvelines, il a été scolarisé dans le public et a fait partie des Éclaireurs Israélites de France. Son grand-oncle, Alfred Nakache, nageur olympique rescapé d’Auschwitz, a été une figure inspirante pour lui.

Le tournant des années 2000 et la vague d’antisémitisme lors de la Seconde Intifada ont fait de lui un militant juif engagé contre l’antisémitisme. Il a présidé l’UEJF de 2003 à 2005, dénonçant notamment l’antisémitisme de Dieudonné et lançant le programme CoExist de lutte contre les préjugés racistes et antisémites en milieu scolaire.

Membre de l’assemblée générale du CRIF depuis 2001, il a intégré le Bureau Exécutif en 2007 et est devenu président de la commission des relations internationales. Vice-président du CRIF à partir de 2014, il a côtoyé les dirigeants politiques français et épaulé le président Francis Kalifat. Il a notamment eu la charge de la Convention du CRIF, événement annuel important pour la communauté juive et la société française.

En résumé, Yonathan Arfi, entrepreneur et militant associatif de longue date, incarne par son parcours un engagement fort pour le judaïsme français et la lutte contre l’antisémitisme, dans un esprit d’ouverture et de dialogue avec l’ensemble de la société.

 

Discours de Yonathan Arfi

Je retrouve ici beaucoup de visages amis parmi vous. A commencer bien sûr par Haïm Nisenbaum et Mendel Azimov, et puis mon cher Rav (Ezer Cohen, Chalia’h à Versailles)  si vous me permettez. C’est bien connu, chaque juif a son Chalia’h et le mien est formidable. Je veux saluer l’obstination qui a été la sienne à m’inculquer quelques valeurs de Torah, pas assez à son goût sans doute, ni même au mien, mais qui ont permis de faire grandir le Juif que je suis aussi et que je suis devenu.

Je voulais d’abord venir devant vous et puis m’avouer vaincu. Il y a quelques années, pour des raisons professionnelles, pour affaires, j’étais à l’autre bout du monde, à Kigali au Rwanda. Et me pensant alors aventurier, je me promenais dans la ville quand tout d’un coup je suis tombé sur le Beth Habad de Kigali, au Rwanda ! Et j’ai découvert que vous m’aviez devancé d’une année, puisqu’il avait ouvert un an avant que j’y démarre mes activités. Et j’ai donc dû m’avouer vaincu. Alors je viens aujourd’hui vous saluer aussi à ce titre.

Plus sérieusement, ce que je voulais vous dire, c’est que d’abord, le combat que mène le CRIF, il le mène aussi en votre nom. Il le mène au nom de tous les Juifs. Mais il le mène aussi, plus prosaïquement, au nom des institutions qu’il fédère. Et le Loubavitch est une des organisations membres du CRIF. Je veux saluer votre engagement au sein du CRIF, au côté de 80 autres organisations qui ont choisi de confier au CRIF leur représentation politique.

La représentation politique, c’est un bien grand mot. C’est une mission immense, surtout par les temps difficiles que nous traversons. Mais ça repose sur deux valeurs partagées qui sont fondamentalement des valeurs du monde Loubavitch, et du CRIF, et qui sont celles que nous retrouvons au CRIF.

La première de ces valeurs, c’est l’idée que ce n’est pas aux antisémites, ce n’est pas même aux non-Juifs de manière générale, de définir ce que doit être le judaïsme. Il y a dans le monde Loubavitch cette volonté, qui me parle, qui je dois dire contribue aussi à me construire, qui est de dire que la vérité de l’identité juive, elle se trouve d’abord chez les Juifs. Et que c’est à nous de la cultiver, de l’entretenir, de la partager. De la partager entre nous, de la partager aussi avec les générations futures. Parce que le judaïsme n’a que cette force-là dans l’histoire. C’est celle qui lui a permis de durer, qui fait qu’il durera toujours. Donc je voulais d’abord saluer cette valeur partagée.

Puis la deuxième valeur qui, je crois, est au cœur de votre engagement et au cœur de l’engagement du CRIF et de la communauté juive de France, c’est le refus du fatalisme. Le refus du défaitisme. Dans le judaïsme, c’est l’histoire de Pourim, c’est l’histoire de Hanoucca, c’est l’histoire de la Résistance juive, c’est même l’histoire de la Guerre des Six Jours si on veut le voir comme ça. Eh bien, même quand les temps sont difficiles, même quand on pourrait penser qu’on ne va pas arriver à financer ce nouveau Beth Habad, ou qu’on va avoir des difficultés à réaliser tel ou tel projet, on sait qu’il existe un chemin. Parce qu’il y a une volonté des hommes, il y a l’aide divine aussi pour ceux qui veulent y croire. Et dans le judaïsme, on sait qu’il ne faut jamais, jamais accepter le fatalisme. Parce que le peuple juif n’a pas d’autre choix que de croire en permanence qu’il a son destin entre ses mains. En faisant tout ce qu’il faut faire aussi pour que toutes les bonnes volontés nous accompagnent. Mais nous avons cette responsabilité-là. C’est celle que vous tenez au quotidien. C’est celle que nous tenons aussi au CRIF, au quotidien, sur le plan politique.

Et je voudrais dire un petit mot très rapide sur la situation. Vous l’avez dit très justement, cher Rav, aujourd’hui il y a eu un renversement des valeurs qui fait que l’État d’Israël, l’État du peuple juif, est présenté comme l’État génocidaire. Qui fait qu’on cherche à nous dire que l’antisémitisme qu’il y a aujourd’hui dans le monde entier serait la conséquence de la riposte militaire israélienne, donc quelque part serait la responsabilité d’Israël.

Or nous, nous savons que ce qui déclenche l’antisémitisme, c’est d’abord l’acte initial d’antisémitisme. D’abord les attaques du Hamas du 7 octobre, qui ont déclenché dans la foulée les passages à l’acte.

Il y a comme ça énormément de renversements auxquels, peut-être parce que nous avons l’œil plus affuté, l’esprit plus à l’écoute, eh bien nous sommes plus sensibles que d’autres. Quand les valeurs d’une société se renversent, la période que nous vivons n’est pas une période de révolution, c’est une période de révélation. C’est une période de clarification, où les masques tombent, où nos ennemis se dévoilent, où jour après jour nous découvrons qui sont nos alliés. Et il y en a, je ne veux jamais être trop sombre non plus. Nous avons des alliés dans la société française, et ils sont nombreux à partager nos combats. Mais nous avons aussi des ennemis qui se cachent de moins en moins, qui assument leur position.

Je ne veux pas leur faire trop d’honneur en parlant trop longtemps d’eux, parce que là encore notre responsabilité c’est de ne jamais s’arrêter à la parole de ceux qui nous en veulent dans l’histoire. Mais nous avons des ennemis. Et notre responsabilité c’est de tout faire pour qu’ils soient battus. Et ils le seront.

Voilà ce que je voulais vous dire en quelques mots. Pour le CRIF, un mot simplement aussi pour vous dire que nous avons en France des pouvoirs publics engagés sur nos sujets. Je sais que vous le constatez localement, dans les relations avec vos maires, avec vos préfets. C’est le cas aussi au niveau national. Nous avons eu il y a quelques jours un discours extrêmement poignant de Gabriel Attal, Premier ministre, au dîner du CRIF, rappelant son engagement personnel et institutionnel contre l’antisémitisme. Notre responsabilité, c’est évidemment d’amener nos gouvernants à comprendre que l’antisémitisme commence toujours avec les Juifs, ne s’arrête jamais à eux, et que l’antisémitisme est une menace, évidemment, pour l’ensemble de la société française.

Donc voilà ce que je voulais vous dire ce soir, en vous félicitant pour le travail que vous menez, qui, je le sais, va dans l’objectif de construire l’avenir le plus radieux possible pour le judaïsme français. Merci à vous. »

La Convention des émissaires du Beth Loubavitch dirigé par le Rav Mendel Azimov

La Convention des émissaires du Beth Loubavitch est un événement annuel qui réunit des émissaires (Chlou’him) et des membres de la communauté juive pour célébrer et discuter des réussites et des défis auxquels le mouvement Loubavitch est confronté. Cette convention est un moment important pour la communauté juive, en particulier à Paris et dans ses environs, car elle met en lumière les nombreuses réalisations du mouvement et renforce les liens entre les émissaires et les communautés qu’ils servent.

Le Rav Mendel Azimov et son frère, le Rav Lévi Azimov, sont des figures importantes du Beth Loubavitch en France. Inspirés par l’exemple de leurs parents, ils travaillent inlassablement pour soutenir et développer la vie juive en France.

Le Beth Loubavitch, dans sa mission globale, vise également à préparer le monde à la venue imminente du Machia’h, annoncé par les prophéties bibliques. Les émissaires du Beth Loubavitch travaillent sans relâche pour propager les enseignements de la Torah et promouvoir l’observance des Mitsvot  afin de créer un monde plus juste, plus aimant et plus spirituel, propice à l’avènement du Machia’h. La Convention des émissaires sert également de plateforme pour renouveler cet engagement et insuffler une énergie nouvelle à cette mission essentielle.

La Convention des émissaires du Beth Loubavitch se déroule au Beth Haya Mouchka dans la période du 2 Iyar, jour anniversaire du Rabbi Maharach, Rabbi Chmouel Schneerson, et de l’arrivée à Paris du Rav Chmouel Azimov et de son épouse Bassie en 1968 juste après leur mariage.

Depuis l’arrivée à Paris du Rav Chmouel Azimov et de son épouse Bassie en 1968 juste après leur mariage, la diffusion du judaïsme a connu une croissance exponentielle à Paris et ses environs, où vivent environ 350 000 Juifs.

La convention annuelle des émissaire du Beth Loubavitch, dirigé aujourd’hui par leur fils Rav Mendel Azimov, est une occasion de développer les réalisations et de renforcer les liens entre les émissaires et les communautés qu’ils servent.

Elève de 17 ans à la Yéchiva de Brunoy, le jeune Chmouel (Moulé) commençait déjà son action auprès de la jeunesse.

Photo : Moulé lors de sa Bar Mitsva (1958).
Âgé de seulement 17 ans et étudiant à la prestigieuse Yéchiva de Brunoy, le jeune Chmouel, surnommé affectueusement « Moulé », avait déjà commencé à s’impliquer activement auprès de la jeunesse. Sa passion et son dévouement pour l’éducation et l’encadrement des jeunes étaient clairement visibles, et il ne manquait jamais une occasion d’inspirer et de motiver ses pairs. Moulé s’était donné pour mission de contribuer au développement personnel et spirituel des jeunes de sa communauté, les guidant vers un avenir meilleur et plus éclairé. Il jouait un rôle essentiel dans l’intégration et l’éducation des nouveaux étudiants parisiens au sein de la Yechiva, les familiarisant rapidement avec la vie hassidique et un judaïsme intransigeant.

Sa maturité légendaire, sa capacité à prendre des décisions réfléchies et équilibrées, à gérer ses émotions et à faire preuve de compréhension et d’empathie envers les autres, lui a sans doute valu le respect et l’admiration de son entourage, faisant d’elle un modèle à suivre pour beaucoup.

En s’investissant corps et âme dans cette mission, il a créé un lien profond avec ces jeunes et les a aidés à trouver un sens et un équilibre dans leur vie. Son engagement et sa passion pour le bien-être spirituel des autres montrent son niveau de maturité et son altruisme, ce qui en fait une source d’inspiration pour beaucoup. Il leur fournissait du lait sous surveillance stricte, garantissant ainsi une cacherout irréprochable. Son dévouement allait au-delà de la simple assistance matérielle, puisqu’il se consacrait également à l’enseignement de la Hassidout.

Il captivait les étudiants de la rue Guy Patin par ses cours sur le Tanya, un texte fondamental de la pensée hassidique. Grâce à son engagement et à son dévouement, il contribuait à l’épanouissement spirituel de ses pairs et à la transmission des valeurs du judaïsme hassidique aux nouvelles générations.

Le Rav E. Marasow raconte le récit de la bénédiction du Rabbi au Rav Chmouel Azimov "Hatsala'ha Lemaala Min Hamechouar" - hassidout.orgMoulé se marie en 1968 avec Bassie Chemtov. Sur les conseils du Rabbi, ils s’installent à Paris, malgré les craintes familiales de Bassie concernant la ville. Ils arrivent juste avant les célèbres émeutes estudiantines de Mai 68. Moulé et Bassie étaient prêts à fournir des réponses aux jeunes juifs en quête d’absolu durant cette période troublée. C’est à ce moment que le « Groupe » est né, formant le premier noyau de jeunes hommes et femmes qui, par la suite, répondraient à la volonté du Rabbi en devenant eux-mêmes des émissaires.

Histoire du Beth Loubavitch en France

En 1972, le Rav Azimov et son épouse ouvrent le premier Beth Loubavitch au 8 rue Lamartine, dans le 9ème arrondissement de Paris. Au fil des ans, des centres Loubavitch ouvrent dans tous les arrondissements de Paris et en banlieue. La France accueille l’une des plus grandes communautés juives de diaspora, et la vie juive à Paris est en plein essor.

Les réalisations du Rav Azimov et de son épouse

Le Rav Azimov et son épouse Bassie ont clairement joué un rôle déterminant dans le renforcement et le développement de la vie communautaire juive grâce à leur vision hassidique et leur dévouement. En investissant dans divers aspects de la communauté, comme les centres Loubavitch, les écoles et les Chlouhim, ils ont contribué à créer une infrastructure solide pour soutenir la croissance et la vitalité de la communauté juive.

Leur travail acharné et leur capacité à collaborer avec d’autres organisations communautaires et les autorités municipales montrent leur engagement à unir les forces pour le bien commun. Cette approche a permis de bâtir une communauté juive florissante qui offre éducation, soutien spirituel et opportunités de croissance à ses membres.

La formation des émissaires et la relation maître/élève

Il est remarquable de constater que les 200 Chlouhim dirigeant les centres Habad de Paris aujourd’hui sont issus des milliers d’élèves de Rav Azimov et de son épouse. Cela démontre l’impact profond et durable de leur enseignement et de leur dévouement envers leurs élèves. En établissant des liens solides et inspirants, le Rav Azimov et son épouse ont réussi à transmettre les valeurs et les principes du hassidisme Habad-Loubavitch à une nouvelle génération.

Leur héritage se perpétue à travers ces élèves devenus Chlouhim, qui dirigent aujourd’hui les centres Habad et continuent de propager les enseignements et la vision du Rabbi de Loubavitch. Cette réalisation témoigne du pouvoir de l’éducation et de l’engagement à long terme pour créer une communauté forte, unie et engagée dans la préservation et la transmission de son héritage spirituel et culturel.

Les réalisations du Beth Loubavitch en chiffres

Le Beth Loubavitch est un véritable pilier de la communauté juive en France, et ses réalisations sont impressionnantes. Avec le plus grand complexe scolaire d’Europe, le Beth Haya Mouchka, il offre une éducation juive de qualité à des milliers d’enfants et de jeunes adultes. Les 200 délégués et 100 centres communautaires permettent de répondre aux besoins spirituels et sociaux de la communauté, renforçant ainsi les liens entre ses membres.

La distribution de 35 000 exemplaires de la Sidra de la Semaine et de 200 000 guides pour chacune des grandes fêtes juives témoigne de leur engagement à diffuser la connaissance et la compréhension des traditions et des enseignements juifs. Les 40 centres aérés Gan Israël offrent aux enfants des activités éducatives et récréatives dans un environnement juif, tandis que les centres dédiés aux étudiants fournissent un soutien aux jeunes adultes pour approfondir leur identité et leur engagement juifs.

Voici quelques-unes des activités et des services qu’il offre:

  • Un réseau scolaire pour 2500 élèves
  • 400 berceaux de crèche
  • 30 centres de Talmud Torah
  • 1500 cours hebdomadaires pour 25 000 participants
  • 2 séminaires d’études européens
  • 100 000 Michloa’h Manot distribués et 2500 lectures de la Méguila à Pourim
  • 50 000 kits distribués pour ‘Hanouccah
  • Des éditions de livres et de ressources éducatives
  • Des visites aux malades et aux communautés isolées
  • Des aides aux familles en difficulté
  • Des clubs pour le troisième âge
  • Des Chabbats pleins pour étudiants et lycéens

Implication dans l’action sociale et soutien aux communautés

Le Beth Loubavitch a pour mission de soutenir les communautés juives, tant sur le plan spirituel que matériel. Les visites aux malades et aux communautés isolées témoignent de cet engagement, tout comme les aides aux familles en difficulté. Les clubs pour le troisième âge offrent un soutien et un espace de rencontre aux seniors, tandis que les Chabbats pleins pour étudiants et lycéens permettent de créer des liens entre les jeunes et de renforcer leur identité juive.

3 chapitres du Rambam en 5 minutes !  – Mardi 15 Iyar 5785

3 chapitres du Rambam en 5 minutes ! – Mardi 15 Iyar 5785

Vous pouvez consulter le document complet en cliquant ce lien : Etude des 3 chapitres

 

Lois du Mariage (Chapitres 14 à 16)

Chapitre Quatorze – Devoirs conjugaux et droits (24 lois)

  1. Fréquence du devoir conjugal – La Torah prescrit une fréquence des relations conjugales selon la profession et la situation de l’homme : tous les soirs pour les hommes en bonne santé qui restent chez eux, deux fois par semaine pour les ouvriers travaillant dans leur ville, une fois par semaine pour ceux travaillant dans une autre ville ou pour les âniers, une fois par mois pour les chameliers, une fois tous les six mois pour les marins, et une fois par semaine pour les érudits.
  2. Restriction des voyages – Une femme peut empêcher son mari de partir en voyage d’affaires vers un lieu lointain pour ne pas diminuer son devoir conjugal, et également l’empêcher de changer de profession si cela réduirait la fréquence du devoir conjugal. Les érudits peuvent partir étudier la Torah sans accord de leur femme pour deux ou trois ans.
  3. Polygamie et devoirs – Un homme peut épouser plusieurs femmes, même cent, à condition de pouvoir nourrir, vêtir et consacrer un temps conjugal adéquat à chacune, en leur fournissant une résidence séparée.
  4. Répartition du temps conjugal – La fréquence du devoir conjugal est divisée proportionnellement au nombre d’épouses. Les Sages recommandent de ne pas épouser plus de quatre femmes afin que chacune ait droit à une relation au moins une fois par mois.
  5. Vœux inappropriés – Si un mari engage sa femme par vœu à révéler leurs propos intimes, à éviter la conception pendant les relations, ou à faire des actes insensés, il doit divorcer et lui donner sa ketouva.
  6. Vœu de s’abstenir – Celui qui fait vœu de s’abstenir de relations conjugales dispose d’une semaine avant d’être contraint de divorcer ou d’annuler son vœu, même s’il est marin dont le temps habituel est de six mois.
  7. Interdiction de refuser – Il est interdit à l’homme de refuser le devoir conjugal à sa femme. S’il le fait pour la faire souffrir, il transgresse une interdiction de la Torah. En cas de maladie, il peut attendre six mois pour guérir avant de divorcer.
  8. Femme rebelle (moredète) – La femme qui refuse les relations conjugales est appelée moredète. Si elle dit qu’elle déteste son mari, on l’oblige à divorcer sans ketouva, en lui laissant seulement ses biens personnels.
  9. Procédure de rébellion – Si une femme se révolte pour faire souffrir son mari, le Tribunal l’avertit qu’elle perdra sa ketouva et fait des annonces publiques dans les synagogues pendant quatre semaines.
  10. Conséquences de la rébellion – Si la femme persiste dans sa rébellion après les avertissements, elle perd sa ketouva et n’obtient pas d’acte de divorce pendant douze mois, sans droit à la nourriture durant cette période.
  11. Application des règles – Cette procédure s’applique même si la femme est nidda ou souffrante, ou si le mari est marin, ou s’il a une autre épouse.
  12. Cas similaires – Une fiancée qui refuse de se marier ou une yébama qui refuse le lévirat sont également considérées comme rebelles et soumises à la même procédure.
  13. Statut des biens – La femme rebelle qui divorce après douze mois sans ketouva rend tous les biens du mari mais garde ses propres biens s’ils sont en sa possession.
  14. Avis des géonim – Des coutumes différentes existent en Babylonie concernant la femme rebelle, mais elles ne sont pas largement acceptées et on suit la règle du Talmud.
  15. Mari rebelle – Si le mari refuse les relations conjugales par haine, on ajoute chaque semaine à la ketouva le poids de 36 grains d’orge d’argent, et il transgresse une interdiction de la Torah.
  16. Arbitrage des disputes – Si les époux s’accusent mutuellement de rébellion, le Tribunal prononce une excommunication conditionnelle et tente d’obtenir un compromis, car les relations conjugales ne peuvent être imposées devant témoins.
  17. Femme malade – Le mari doit soigner sa femme malade. Si la maladie est prolongée et coûteuse, il peut lui proposer de divorcer et de prendre sa ketouva pour se soigner, bien que cela soit socialement désapprouvé.
  18. Femme captive – Si une femme est faite prisonnière, le mari doit payer sa rançon. Un cohen doit la libérer mais divorcer ensuite car elle lui est interdite, tandis qu’un israélite peut la reprendre.
  19. Limite de la rançon – Le mari n’est pas tenu de payer une rançon supérieure à la valeur marchande habituelle d’une captive, mais il ne peut se contenter de donner la ketouva et divorcer.
  20. Mari absent – Si la femme est capturée pendant l’absence du mari, le Tribunal saisit ses biens et paie la rançon comme il l’aurait fait.
  21. Vœu préalable – Si le mari a fait un vœu entraînant l’obligation de divorcer avant la captivité de sa femme, il n’a pas à payer sa rançon.
  22. Femme interdite – Une femme déjà interdite à son mari avant sa captivité n’a pas droit à sa libération par son mari, contrairement à la femme d’un cohen qui était permise avant sa captivité.
  23. Devoirs funéraires – Si sa femme décède, le mari doit assurer son enterrement selon les coutumes locales et sa condition. Une femme conserve après sa mort le statut social acquis par son mariage.
  24. Enterrement forcé – Si le mari refuse d’assurer l’enterrement, le Tribunal peut saisir ses biens, même sans son consentement, pour pourvoir aux funérailles.

Chapitre Quinze – Procréation et comportement conjugal (23 lois)

  1. Diminution du devoir conjugal – Une femme peut autoriser son mari à réduire la fréquence des relations, mais uniquement s’il a déjà des enfants et a accompli le commandement de procréation.
  2. Obligation de procréer – Le devoir de procréation incombe à l’homme dès 17 ans. Après 20 ans sans mariage, il transgresse un commandement positif, sauf s’il est investi dans l’étude de la Torah.
  3. Exception pour l’étude – Celui dont l’âme aspire perpétuellement à la Torah, comme Ben Azaï, peut rester célibataire sans faute, à condition que son penchant ne le domine pas.
  4. Accomplissement du commandement – Le devoir de procréation est considéré comme accompli après avoir eu un fils et une fille viables, conformément au verset « Il les a créés homme et femme ».
  5. Petits-enfants – Les petits-enfants sont considérés comme des enfants pour l’accomplissement du devoir, à condition qu’ils incluent un garçon et une fille issus de deux de ses enfants.
  6. Converti et esclave – Un converti qui a eu des enfants avant sa conversion a accompli son devoir s’ils se sont convertis avec lui, mais un esclave affranchi doit avoir des enfants après son affranchissement.
  7. Mariage infertile – Un homme ne peut épouser une femme stérile, âgée ou impubère que s’il a déjà des enfants ou une autre épouse fertile. Après dix ans sans enfant, il doit divorcer ou prendre une autre femme.
  8. Cause de l’infertilité – Si le mari émet sa semence « comme une flèche », l’infertilité est présumée venir de la femme qui divorce sans la somme de base de la ketouva, sinon il paie la ketouva complète.
  9. Contestation d’infertilité – En cas de dispute sur l’origine de l’infertilité, la femme est crue si elle affirme que son mari n’émet pas « comme une flèche », car elle seule peut le percevoir.
  10. Demande de divorce pour infertilité – Une femme peut demander le divorce après dix ans sans enfant, car elle a besoin d’enfants pour sa vieillesse, mais ne reçoit que la somme de base de la ketouva.
  11. Périodes non comptabilisées – Les périodes de voyage d’affaires, de maladie ou d’emprisonnement ne sont pas comptées dans les dix ans d’infertilité.
  12. Fausses couches – Après une fausse couche, on recommence à compter les dix ans. Trois fausses couches consécutives établissent une présomption d’impossibilité de mener une grossesse à terme.
  13. Contestation sur les fausses couches – La femme est crue si elle affirme ne pas avoir eu de fausse couche ou en avoir eu trois, car elle ne se mettrait pas en position défavorable par mensonge.
  14. Remariage après infertilité – Une femme qui n’a pas eu d’enfant après dix ans avec deux maris successifs ne peut se remarier une troisième fois, sauf si son troisième mari a déjà des enfants.
  15. Plainte d’infertilité – Si une femme se plaint que son mari ne peut avoir de relations normales, les juges cherchent un compromis mais ne l’obligent pas à rester avec lui.
  16. Obligation continue – Même après avoir accompli le devoir de procréation, il reste une obligation rabbinique de continuer à avoir des enfants tant qu’on en a la force.
  17. Vigilance maritale – Un homme doit veiller sur sa femme contre l’impudeur, mais sans excès, et avoir des relations avec son consentement, dans la joie.
  18. Pudeur féminine – La femme doit être pudique chez elle, éviter la légèreté d’esprit, ne pas demander verbalement des relations, mais les accepter quand son mari le souhaite.
  19. Respect marital – Un homme doit honorer sa femme plus que lui-même, l’aimer comme lui-même, et lui parler avec calme, sans tristesse ni colère.
  20. Honneur au mari – La femme doit honorer son mari plus que de mesure, le craindre et suivre sa volonté, le considérant comme un ministre ou un roi.

Chapitre Seize – Ketouva et biens matrimoniaux (31 lois)

  1. Catégories de biens – Les biens apportés par la femme au mariage sont appelés nedounia, pas ketouva. S’ils deviennent propriété du mari qui en assume les risques, ce sont des nikhsé tsone barzel. S’ils restent propriété de la femme qui en assume les risques, ce sont des nikhsé melog.
  2. Biens exclusifs de la femme – Tous les biens que la femme n’apporte pas au mari, y compris héritages et cadeaux reçus après le mariage, sont des nikhsé melog. Seuls les 100 ou 200 zouz et l’ajout constituent la ketouva proprement dite.
  3. Perception de la ketouva – La ketouva ne peut être perçue qu’après divorce ou décès du mari. La femme ne peut prélever que des terres de moindre qualité (zibourit).
  4. Serment de la veuve – La veuve doit jurer qu’elle n’a rien gardé, vendu ou renoncé de sa ketouva avant de la percevoir. En cas de divorce volontaire, elle perçoit sa ketouva sans serment.
  5. Restrictions de perception – Une veuve ne perçoit sa ketouva que des biens immobiliers, pas de la plus-value après décès, contrairement à un créancier ordinaire.
  6. Monnaie de paiement – La femme perçoit sa ketouva dans la monnaie la moins avantageuse entre le lieu du mariage et celui du divorce, sauf précision contraire dans la ketouva.
  7. Institution des géonim – Les géonim ont établi que la femme peut percevoir sa ketouva même des biens mobiliers après la mort du mari, pratique désormais répandue.
  8. Mention explicite – Il est d’usage d’écrire explicitement dans la ketouva que les paiements peuvent provenir des biens mobiliers ou immobiliers.
  9. Absence de mention – Sans cette mention explicite, on examine si l’institution des géonim était connue au moment du mariage pour déterminer si elle peut percevoir des biens mobiliers.
  10. Garantie par tous les biens – Tous les biens du mari sont liés à la ketouva, même s’ils valent beaucoup plus. La femme peut saisir des biens vendus par le mari si nécessaire.
  11. Serment hors tribunal – Le tribunal fait prêter serment à la veuve à l’extérieur par crainte qu’elle ne soit pas assez scrupuleuse, ou lui permet de faire un vœu à la place.
  12. Décès avant serment – Si la veuve meurt avant de prêter serment, ses héritiers ne reçoivent rien de sa ketouva. Si elle se remarie avant, elle peut prêter serment après.
  13. Terre désignée – Si le mari désigne une terre spécifique pour la ketouva, la femme peut la prendre sans serment. De même pour les biens mobiliers désignés.
  14. Ketouva diminuée – Une femme qui reconnaît avoir reçu une partie de sa ketouva ne peut percevoir le reste qu’après serment, même avec des témoins de ce qu’elle a déjà reçu.
  15. Témoin de paiement – Si un témoin atteste qu’elle a reçu tout ou partie de sa ketouva, elle ne peut percevoir le reste qu’après serment.
  16. Perception en absence du mari – Une femme divorcée ne peut percevoir sa ketouva en l’absence de son ex-mari qu’après serment, et seulement s’il est dans un lieu lointain.
  17. Diminution volontaire – Si une femme admet que sa ketouva vaut moins que ce qui est écrit en raison d’un arrangement préalable, elle perçoit ce montant sans serment.
  18. Formules judiciaires – Lorsqu’un serment est requis, le tribunal dit « jure et prends ». Sans serment, il dit au mari « donne-lui, ta réclamation n’est pas acceptée ».
  19. Condition d’exemption de serment – Si le mariage inclut une condition permettant à la femme de percevoir sa ketouva sans serment, elle en est exemptée face au mari mais pas face aux héritiers.
  20. Limites de l’exemption – Même si la femme est exemptée de serment face aux héritiers par condition, elle doit jurer pour saisir des biens vendus liés à la ketouva.
  21. Délai de perception – Une veuve avec un acte de ketouva peut toujours percevoir après serment, même après cent ans. Sans acte, elle n’a droit à rien.
  22. Coutume locale – Dans les lieux où l’on n’écrit pas de ketouva, la femme peut percevoir la somme de base même sans acte, mais pas l’ajout sans preuve.
  23. Délai sans acte – Sans acte de ketouva, une veuve vivant chez son mari peut toujours percevoir la somme de base. Si elle vit chez son père, elle a 25 ans pour réclamer.
  24. Exception au délai – Si l’héritier s’occupait d’elle à la maison de son père, elle peut réclamer même après 25 ans, car sa gêne explique son silence.
  25. Statut de virginité – Si la femme prétend s’être mariée vierge (200 zouz) et que le mari conteste (100 zouz), des témoins des coutumes de mariage de vierge sont décisifs.
  26. Crédibilité de la femme – Une femme affirmant que son mari a divorcé d’elle est crue, car elle n’aurait pas l’audace de mentir. Elle reçoit la somme de base mais pas l’ajout sans preuve.
  27. Contestation du mari – Si le mari reconnaît le divorce mais prétend avoir payé toute la ketouva et perdu le reçu, il est cru pour l’ajout mais doit payer la somme de base.
  28. Divorce sans ketouva – Si elle présente un acte de divorce sans ketouva, dans les lieux où l’on n’écrit pas de ketouva, elle perçoit la somme de base. Sinon, elle ne reçoit rien.
  29. Plusieurs actes – Avec deux actes de divorce et deux ketouva, elle perçoit les deux ketouva. Avec deux ketouva et un divorce, elle n’en perçoit qu’une, généralement la dernière.
  30. Remariage après divorce – Si un homme reprend sa femme après divorce sans nouvelle ketouva, il la reprend selon les termes de la première ketouva.
  31. Déclaration de décès – Une femme déclarant son mari mort pour se remarier est crue et perçoit sa ketouva après serment, mais seulement si sa demande principale concerne le remariage et non l’argent.
La photo de Binyamin Netanyahu portant les Tefillines d’un héros mort au combat fait le tour du monde

La photo de Binyamin Netanyahu portant les Tefillines d’un héros mort au combat fait le tour du monde

C’est ainsi que les Tefilines du soldat Moshiko Dovino hy’d, ont été apportées au Premier ministre. Cette photo a été diffusée dans le monde entier et a suscité une immense sanctification du Nom divin. L’appel téléphonique de l’émissaire du Rabbi avec le bureau, et les insistances du journaliste chevronné lors du briefing à Tel Aviv.

 

Peu après 16 heures aujourd’hui (dimanche12 mai), le Premier ministre, Benjamin Netanyahu, a mis les Tefilines et a publié une photo  sur son compte X, suivis par des millions de personnes.

« Et tous les peuples de la terre verront que le nom de l’Éternel est proclamé sur toi, et ils te craindront. » (Deutéronome 28:10)

Rouhama, la mère de Moshiko Duino, que D.ieu venge son sang, qui est tombé pendant l’opération « Bordure Protectrice », m’a apporté ses tefillin. Les tefillin qui étaient constamment avec lui au cœur des combats sont le seul objet qui a survécu à l’enfer dans lequel Moshiko est tombé. L’odeur de la poudre à canon imprègne encore l’étui des tefillin. J’ai promis à Rouhama que je mettrais ces tefillin pour l’élévation de l’âme de Moshiko et de tous nos soldats tombés. C’est ce que je fais aujourd’hui, avec un profond respect sacré. Puisse la mémoire de nos défunts être bénie et préservée à jamais dans nos cœurs.

 

En cette journée bénie de dimanche, un événement d’une puissance spirituelle inouïe s’est produit, faisant tressaillir les âmes jusque dans les sphères célestes. Dans le secret de son bureau, Benjamin Netanyahu, Premier ministre d’Israël, a accompli un geste d’une portée infinie : il a posé sur sa tête et noué sur son bras les Tefilines de Moshiko Duino, vaillant soldat tombé en défendant la Terre Sainte lors de l’opération Bordure Protectrice à Gaza. Par cet acte empreint d’une intense ferveur, il a sanctifié le Nom de l’Éternel aux yeux des nations, faisant rayonner la gloire du peuple élu.

Cette scène bouleversante, immortalisée par une photographie aussitôt devenue symbole, est l’aboutissement d’un chemin pavé d’émotion et de foi. Telle la flamme vacillante qui jamais ne s’éteint, le Rav Or Ziv, émissaire du Rabbi, œuvrait depuis longtemps dans l’ombre pour que cette Mitsva se réalise. Lié par une amitié profonde à la famille endeuillée de Moshiko et au journaliste Sharon Gal de Arutz 14, il a été le discret artisan de cet instant suspendu entre ciel et terre.

Lorsque Gal, le cœur battant, a transmis à Netanyahu la poignante requête de la mère de Moshiko, une vague d’émotion d’une force rare a submergé le Premier ministre. Lui d’ordinaire si stoïque a senti la main de D.ieu se poser sur son épaule. Soudain, la signification vertigineuse de ce geste lui est apparue : en revêtant les Tefilines d’un héros d’Israël tombé au champ d’honneur, il rendait un vibrant hommage à son sacrifice et exaltait l’âme indestructible du peuple juif.

Quand enfin, dans un silence que seule troublait la psalmodie des prières, Netanyahu a posé les Tefilines sur son front et enroulé les lanières sur son bras, un frisson d’une indicible intensité a parcouru l’assemblée. À travers ce geste empreint d’une ferveur mystique, c’est toute la tragédie et la gloire d’Israël qui se donnaient à voir. Les mots sacrés des prières semblaient se mêler aux échos des champs de bataille, les versets de la Torah aux cris des combattants. En cet instant de communion avec l’Éternel, le Premier ministre se faisait le porte-flambeau de la résilience et de la foi inexpugnable de son peuple, uni par-delà la mort et les souffrances dans son alliance impérissable avec le Tout-Puissant.

Ainsi, en cette journée à jamais bénie, les Tefilines de Moshiko Duino, en venant ceindre le front et le bras de Netanyahu, auront permis d’accomplir une double Mitsva d’une portée infinie. D’une part, honorer la mémoire d’un fils d’Israël qui a donné sa vie pour que vive son peuple; d’autre part, rappeler à ce peuple comme aux nations que c’est dans sa soumission joyeuse et totale aux commandements divins que réside le secret de son éternité. Les images poignantes de cet instant suspendu dans l’éternité resteront à jamais gravées au plus profond des cœurs et des âmes, témoignage vibrant de l’invincible flamme qui brûle en chaque Juif, le portant toujours plus haut vers son créateur. Par ce geste, Netanyahu aura montré au monde que c’est dans la fidélité à la Torah que se forge la véritable grandeur d’Israël; une grandeur qui, à l’image des Tefilines enserrant le bras, fait de ce peuple le bras armé de D.ieu pour répandre sur terre la connaissance de Son nom et de Sa gloire.

Puissent les Tefilines de Moshiko Duino, trempées de ses larmes, de sa sueur et de son sang versé pour la sanctification du Nom divin, être le gage de l’élévation de son âme dans les sphères supérieures et de la protection éternelle du Tout-Puissant sur Son peuple. Puissent-elles rappeler à chaque instant aux dirigeants et aux enfants d’Israël que leur force invincible réside dans leur soumission aimante à la volonté du Très-Haut, à l’exemple des héros qui n’hésitent pas à Lui sacrifier ce qu’ils ont de plus cher. Ainsi, de génération en génération, se perpétuera cette chaîne d’amour indestructible qui depuis le Sinaï lie le peuple élu à son Créateur, chaîne dont chaque Mitsva, à l’image des Tefilines posées en ce jour, vient renforcer les maillons sacrés pour l’éternité.

Célébration chaleureuse au 770 de l’anniversaire du Rabbi Maharash (2 Iyar 1834- 13 Tichri 1882)

Célébration chaleureuse au 770 de l’anniversaire du Rabbi Maharash (2 Iyar 1834- 13 Tichri 1882)

 

 

Ce jeudi soir, une atmosphère vibrante régnait au 770 Eastern Parkway à Brooklyn, le quartier général international du Mouvement Habad-Loubavitch. Des centaines de hassidim et d’étudiants des yechivots locales se sont rassemblés pour un Farbrenguen, une veillée célébrant l’anniversaire du Rabbi Shmouel, plus connu sous le nom de Rebbe Maharash, le quatrième Rebbe de la dynastie Habad.

Rabbi Chmouel de Loubavitch, surnommé le Rabbi Maharach, fut le quatrième Rabbi de la dynastie hassidique Habad-Loubavitch. Né en 1834, fils du Tsemah Tsedek, il se distingua dès son jeune âge par sa mémoire et son intelligence prodigieuses.

Outre ses commentaires approfondis sur la Hassidout, le Maharach était très actif pour défendre les intérêts de la communauté juive en Russie. Il entreprit de nombreux voyages et interventions auprès des autorités pour faire annuler des décisions défavorables aux Juifs.

Nommé à la tête du mouvement Habad en 1866 après son père, le Tsema’h Tsedek, il poursuivit l’œuvre d’enseignement de la Hassidout tout en agissant contre les pogroms. Doté de multiples talents allant de la musique à l’artisanat, il laissa de nombreux écrits publiés ultérieurement.

Le Maharach décéda prématurément en 1882 à l’âge de 48 ans, après une vie marquée par la maladie et un activisme incessant pour son peuple. Son leitmotiv était : « Lé’hat’hila Ariber, Passez d’emblée par le dessus ! » plutôt que de contourner les obstacles.

La célébration de jeudi soir a débuté par les prières de l’après-midi et du soir, suivies de discours inspirants prononcés par des Rashei Yechivot et des personnalités de Crown Heights. Dans une ambiance chaleureuse et fraternelle, les participants ont entonné des chants hassidiques traditionnels et partagé des enseignements et des annecdotes du Rebbe Maharash.

Pour de nombreux Ba’hourim étudiant à la Yeshiva à Crown Heights, cette célébration a été l’occasion de se ressourcer et de se réinspirer des enseignements du Rabbi Maharash. Ses paroles éclairantes sur la façon de servir D.ieu avec joie et dévouement résonnent encore aujourd’hui.

En cette veillée joyeuse, chacun a pu méditer sur l’héritage du Rabbi Maharash et puiser dans ses écrits la force de poursuivre sa mission: illuminer le monde par les valeurs du Judaïsme hassidique, Le’hat’hila Ariber !.

 

Farbrengen at 770 Marked Beis Iyar

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Photos: Levi Kolton/COLlive
La calamité de la colère – Leçons sur la maîtrise de soi (1)

La calamité de la colère – Leçons sur la maîtrise de soi (1)

Les Sages disent: « Quiconque se met en colère, c’est comme s’il adorait des idoles ». La colère est une émotion puissante qui peut avoir des conséquences désastreuses sur notre vie spirituelle. Les enseignements du ‘Hassidisme, à travers des histoires et des commentaires de grands maîtres comme l’Alter Rebbe et le Baal Shem Tov, nous donnent des clés précieuses pour comprendre les racines de la colère et apprendre à la maîtriser. En explorant le lien entre colère et manque de foi, ces leçons ‘hassidiques nous invitent à un travail intérieur pour cultiver la sérénité et un caractère plus élevé.

 

À l’époque d’Elisha HaNavi, les Juifs avaient un roi appelé Yehoiram qui était un mécréant et adorait l’idolâtrie. Quand le roi de Moab se Ravella contre lui, il invita Yehoishofot, le roi juste de Juda, à se joindre à lui pour combattre Moab. Sur leur chemin, ils furent sans eau pendant sept jours. Quand ils apprirent qu’Elisha HaNavi était proche, ils se dépêchèrent d’aller le voir. Cependant, quand Elisha vit Yehoiram, il dit avec colère: « Qu’avons-nous l’un avec l’autre ? Va voir les prophètes de l’idolâtrie ! »

Elisha accepta néanmoins, en l’honneur de Yehoishofot, d’exercer son pouvoir de prophétie, mais il en fut incapable à cause de sa colère. En fait, il dut demander à un musicien de jouer pour lui, et c’est seulement alors que l’esprit de prophétie se posa sur lui. (Melachim I, Ch.3)

Les Sages disent: « Quiconque se met en colère, c’est comme s’il adorait des idoles ». L’Alter Ravbe explique dans le Tanya que si un Juif croyait avec une foi complète que tout ce qui lui arrive vient du Ciel, il ne serait pas du tout en colère. Sa colère est un signe qu’il croit qu’il y a quelque chose d’autre dans le monde à part Hachem. (Chabbat 105b, Igeret HaKodesh Ch.25)

Le Zohar écrit que celui qui se met en colère déracine la sainte âme qui est en lui et la remplace par un esprit d’idolâtrie, plus que toute autre transgression. L’Arizal explique qu’il perd les niveaux spirituels qu’il avait atteints.

Rav Haïm Vital raconte que parfois, en étudiant avec son frère, il s’énervait contre lui pour son manque de coopération. L’Arizal le réprimandait et le mettait en garde de ne pas se mettre en colère, même pour une mitzvah. (Zohar Tetzaveh p.182, Shaar Ruach HaKodesh 19)

L’une des choses que Rav Baruch Batlan, l’arrière-grand-père de l’Alter Ravbe, a remarqué à propos du Hassidisme est qu’il enseigne à une personne à se contrôler. En observant les discussions animées entre son ami ‘hassid Yitzchak Shaul et ses beaux-frères, qui étaient des mitnagdim, il remarqua que chaque fois que la colère de Yitzchak Shaul était éveillée, il se fermait soudainement, comme avec un cadenas, et sa colère disparaissait. Yitzchak Shaul expliqua un jour cela à Baruch en disant: « Mon père me disait au nom du Baal Shem Tov que la colère est une chose étrangère et indigne, même lorsqu’elle vient de la crainte du Ciel. Il m’a appris que chaque fois que je me mets en colère, je dois simplement sceller mes lèvres et ne pas prononcer un mot ! » (Sefer HaZikaron [Anglais] vol. 2 p. 15)

NOURRIR LES ESPRITS

Une fois, après une semaine d’efforts continus, le Baal Shem Tov réussit à collecter le montant nécessaire pour racheter une famille emprisonnée par un poritz têtu, qui avait refusé de les libérer jusqu’à ce qu’il reçoive chaque centime qu’ils lui devaient. Ils furent finalement libérés tard le vendredi, alors le Baal Shem Tov les invita à rester avec lui pour Chabbat, car ils ne pourraient pas rentrer chez eux à temps. Ils acceptèrent volontiers. Lors du repas de Chabbat, le Baal Shem Tov se tourna vers le Juif et lui demanda:

« Alors, quelles nouvelles as-tu entendues aujourd’hui? »

Le Juif leva les yeux avec étonnement: « Mais Rabbi, quelles nouvelles auraient pu atteindre le cachot dans lequel nous étions emprisonnés? »

« Alors raconte-nous quelque chose de ton passé », encouragea le Baal Shem Tov.

Le Juif répondit: « Je ne peux penser à rien qui mérite d’être raconté sur ma vie, mais je viens de me rappeler une étrange expérience que j’ai eue pendant que j’étais emprisonné dans le même cachot, à une certaine distance de nous, il y avait un groupe de personnes qui pleuraient et gémissaient toute la semaine. Cela me fendait le cœur. Cependant, la veille de Chabbat après ‘hatzot, ils commençaient à danser et à rire bruyamment, et moi aussi j’éclatais de rire. Cela a duré pendant des semaines, mais cette semaine, les pleurs et les cris étaient plus forts que d’habitude, tout comme les rires tonitruants et les danses sauvages qui les ont remplacés. Pendant tout ce temps, j’étais trop terrifié pour m’approcher d’eux, leur parler et leur demander la raison de tout cela. Nous nous sommes juste blottis ensemble dans notre coin. Pourtant, sachant que nous allions bientôt être libérés, j’ai rassemblé assez de courage pour leur crier une question: ‘Qui êtes-vous ?' »

« Une voix du fond de la fosse répondit : ‘Nous sommes des kelipot dont l’existence dépend des transgressions d’un certain Tsadik. Il ne mange pas de toute la semaine, rompant son jeûne seulement la veille de Chabbat. Il prépare une tasse de lait le matin et la met de côté pour la boire quand il a fini de prier Cha’harit. Toute la semaine, nous sommes tellement submergés par le pouvoir de sa sainteté que nous pleurons. Chaque veille de Chabbat, cependant, nous faisons en sorte que quelqu’un de sa famille renverse accidentellement le lait, ce qui le met en colère. De cette colère, nous recevons notre vitalité. Cette semaine, il était déterminé à surmonter sa colère, car il s’est rendu compte qu’en se mettant en colère, il pourrait perdre tout ce qu’il avait accompli spirituellement pendant la semaine. Il a donc décidé de verrouiller le placard où il mettait le lait et de ne donner la clé à personne. Et c’est pourquoi nous étions si contrariés cette semaine’, expliqua la voix ».

‘Nous ne savions pas comment nous pourrions le mettre en colère, mais nous n’étions pas prêts à abandonner si facilement. Ce matin, l’un d’entre nous est apparu comme un bûcheron, a frappé à la porte du Tsadik et a offert à sa femme un fagot de bois à bas prix. Son porte-monnaie était dans le même placard que le lait, et elle a demandé la clé à son mari. Pressée de ne pas faire attendre le bûcheron, elle a renversé la cruche de lait. Bien sûr, le Tsadik a explosé de rage, et c’est pourquoi nous avions tant à célébrer aujourd’hui.' »

Tous les ‘hassidim au repas du Baal Shem Tov écoutèrent cette étrange histoire avec étonnement. Soudain, l’un d’eux s’évanouit. Il était connu pour jeûner toute la semaine.

(Rechimot Dvarim vol. 1 p. 12)

3 chapitres du Rambam en 5 minutes !  – Mardi 15 Iyar 5785

3 chapitres du Rambam en 5 minutes ! – Lundi 14 Iyar 5785

Vous pouvez consulter le document complet en cliquant ce lien : Etude des 3 chapitres

 

Lois du Mariage (Chapitres 11 à 13)

Chapitre Onze – La Kétouba (17 lois)

  1. Montant de la kétouba selon le statut – Une bétoula qui a perdu son mari, divorcé ou qui a fait la ‘halitsa avant le mariage reçoit une kétouba de 200 zouz. Si ces événements surviennent après le mariage, sa kétouba est de 100 zouz. De même pour une servante affranchie, une convertie ou une femme libérée de captivité avant l’âge de 3 ans et un jour (200 zouz) ou après cet âge (100 zouz).
  2. Raison des montants différenciés – Les Sages ont fixé 100 zouz pour ces femmes car elles sont présumées avoir eu une relation, qu’elles en aient effectivement eu ou non.
  3. Cas particuliers – Une femme ayant perdu sa virginité par accident reçoit 100 zouz. Une fillette de moins de 3 ans ayant eu une relation retrouve sa virginité et mérite 200 zouz. Une femme adulte ayant eu une relation avec un garçon de moins de 9 ans conserve sa kétouba de 200 zouz.
  4. Autres statuts – Une vierge boguérète (pubère), aveugle ou aylonite reçoit 200 zouz. Les sourdes et les folles n’ont pas de kétouba, quoique la sourde puisse se marier par institution rabbinique.
  5. Engagement volontaire – Si un homme épouse une sourde ou une folle en lui attribuant volontairement 100 zouz, la kétouba est valide.
  6. Hommes aux facultés diminuées – Un sourd ou un fou qui épouse une femme lucide ne peut être tenu responsable d’obligations. S’ils guérissent et gardent leur femme, la kétouba est de 100 zouz.
  7. Mineurs et kétouba – Un garçon mineur (moins de 9 ans) qui se marie n’est pas tenu à la kétouba, mais s’il maintient le mariage à la majorité, il doit le principal de la kétouba. Un converti gardant sa femme lui doit 100 zouz.
  8. Contestation de virginité – La contestation de virginité ne s’applique qu’aux bétoula dont la kétouba est de 200 zouz, et jamais après isolement avec sa femme avant le mariage.
  9. Définition de la contestation – Il s’agit du mari qui prétend ne pas avoir trouvé sa femme vierge. Deux signes attestent de la virginité: le sang et la difficulté lors de la première relation.
  10. Plainte et justification – Si la femme admet avoir perdu sa virginité par accident, elle est crue et reçoit 100 zouz. Le mari peut demander une excommunication conditionnelle en cas de doute.
  11. Cas du viol après les fiançailles – Si la femme affirme avoir été violée après les fiançailles, elle est crue et conserve sa kétouba de 200 zouz.
  12. Vérification en cas de contestation – Si la femme nie l’accusation, on procède à un examen ou une nouvelle relation sous supervision. Le manque de sang ou de difficulté lors de la relation peut constituer une contestation valide.
  13. Position des Guéonim – Certains Guéonim considèrent qu’une boguérète ne peut faire l’objet d’une contestation quant au sang mais peut l’être quant à la « porte ouverte », contrairement à la position du Talmud.
  14. Institution et présomption – Les Sages ont fixé que c’est à la femme d’apporter la preuve de sa virginité, car un homme ne gâcherait pas son festin de noces sans raison.
  15. Délai de contestation – La contestation doit être immédiate en cas d’isolement, ou dans les 30 jours en l’absence d’isolement.
  16. Ajout à la kétouba – Selon les Guéonim, la femme perd seulement le principal de la kétouba suite à une contestation, mais conserve l’ajout, sauf preuve claire qu’elle n’était pas vierge.
  17. Réécriture après contestation – Si le mari garde sa femme après une contestation validée, il doit lui écrire une nouvelle kétouba de 100 zouz, car une femme ne peut rester sans kétouba.

 

Chapitre Douze – Devoirs et Droits du Mariage (24 lois)

  1. Obligations mutuelles – Le mari contracte dix obligations envers sa femme et acquiert quatre droits.
  2. Nature des obligations – Trois obligations sont d’ordre thoranique: nourriture, vêtements et relations conjugales. Sept sont d’ordre rabbinique: la kétouba, la guérir, la racheter si captive, l’enterrer, subvenir à ses besoins de veuve, nourrir ses filles après son décès, et que ses fils héritent de la kétouba.
  3. Droits du mari – Les quatre droits du mari sont: le produit du travail de sa femme, ce qu’elle trouve, les fruits de ses biens, et l’héritage de ses biens.
  4. Contrepartie des droits – Le produit du travail compense la nourriture, la consommation des fruits compense le rachat, et l’héritage compense l’enterrement. La femme peut renoncer à être nourrie et garder son travail.
  5. Conditions implicites – Toutes ces conditions s’appliquent même sans kétouba écrite ou mention spécifique.
  6. Validité des conditions – Les conditions modifiant ces droits sont valables, sauf pour trois choses: les relations conjugales, le principal de la kétouba, et l’héritage.
  7. Relations conjugales – Toute condition annulant l’obligation des relations conjugales est nulle, car elle contredit la Torah.
  8. Minimum de la kétouba – Toute condition réduisant la kétouba sous 200 zouz pour une vierge ou 100 zouz pour une non-vierge est nulle, car elle transformerait l’union en prostitution.
  9. Héritage – Une condition annulant l’héritage du mari est nulle, même si c’est d’ordre rabbinique, car les Sages ont donné à cette règle la force de la Torah.
  10. Quantité de nourriture – Un mari doit fournir deux repas quotidiens de qualité moyenne selon les coutumes locales, plus de l’huile, des fruits, et trois repas pour Shabbat.
  11. Adaptation aux moyens – Pour un riche, la qualité doit correspondre à sa richesse. Un pauvre incapable de nourrir sa femme doit divorcer.
  12. Repas séparés – Le mari peut manger séparément de sa femme s’il le souhaite, mais doit manger avec elle chaque nuit de Shabbat.
  13. Surplus de nourriture – Le surplus de nourriture appartient au mari. Un cohen ne peut nourrir sa femme uniquement de térouma.
  14. Obligation envers les enfants – Le mari doit nourrir ses enfants jusqu’à 6 ans, après quoi on l’encourage mais ne l’oblige pas.
  15. Cas des personnes fortunées – Si le mari a suffisamment d’argent, on peut l’obliger à nourrir ses enfants plus âgés par obligation de charité.
  16. Absence du mari – Durant les trois premiers mois d’absence, on ne fournit pas de nourriture à la femme. Ensuite, la cour peut saisir les biens du mari pour la nourrir.
  17. Entretien des enfants – La cour vend aussi les biens pour nourrir les enfants de moins de 6 ans, mais pas les plus âgés, même si le père en a les moyens.
  18. Kétouba perdue – Selon certains Guéonim, la femme ne peut être nourrie sans présenter sa kétouba. D’autres l’autorisent en présumant qu’elle n’y a pas renoncé.
  19. Dettes contractées – Si la femme emprunte pour se nourrir durant l’absence du mari, celui-ci doit rembourser à son retour, mais pas si quelqu’un l’a nourrie volontairement.
  20. Consigne du mari – Si le mari dit à sa femme d’utiliser le produit de son travail pour se nourrir, elle ne peut réclamer de soutien à la cour.
  21. Contestation au retour – Si le mari affirme avoir laissé de quoi se nourrir, la femme doit prêter serment qu’il ne lui a rien laissé.
  22. Vente de biens mobiliers – Si la femme vend les biens du mari pour se nourrir, elle doit prêter serment qu’il ne lui a rien laissé.
  23. Vœu interdisant tout profit – Si le mari fait vœu que sa femme ne tire aucun profit de lui, on attend 30 jours. Ensuite, il doit annuler son vœu ou divorcer.
  24. Vœu concernant la nourriture – Un vœu interdisant de goûter certains fruits entraîne le divorce après 30 jours, même pour des aliments que la femme ne consomme pas.

Chapitre Treize – Vêtements et Habitation (20 lois)

  1. Vêtements dus – Le mari doit fournir des vêtements valant 50 zouz par an, neufs en hiver, usagés en été, plus une ceinture, un foulard et des chaussures pour les fêtes.
  2. Adaptation aux coutumes locales – Cette règle s’appliquait en Terre d’Israël à une époque spécifique. Ailleurs, il doit fournir des vêtements convenables selon les normes locales.
  3. Habitation et ustensiles – Le mari doit fournir des ustensiles domestiques et une demeure d’au moins 4 coudées carrées avec accès aux commodités.
  4. Bijoux et cosmétiques – Il doit aussi fournir des bijoux et cosmétiques pour qu’elle ne soit pas dépréciée à ses yeux.
  5. Adaptation à la richesse – Pour un riche, tout est proportionnel à sa richesse. S’il ne peut fournir le minimum, il doit divorcer.
  6. Obligation envers les enfants – Les enfants de moins de 6 ans ont droit aux vêtements, ustensiles et habitation selon leurs besoins, non selon la richesse du père.
  7. Femme dont le mari est absent – La cour fixe une somme pour sa nourriture, vêtements et logement, mais pas pour les bijoux, sauf si le mari est devenu fou ou sourd.
  8. Vœu concernant les parures – Un vœu interdisant de se parer est toléré un an pour une pauvre, 30 jours pour une riche. Au-delà, il doit l’annuler ou divorcer.
  9. Vœux limitant l’hygiène – Un vœu interdisant les bains est toléré une semaine en ville, deux semaines au village. Pour les chaussures, trois jours au village, immédiatement en ville.
  10. Vœux concernant les prêts – Un vœu interdisant d’emprunter ou de prêter des ustensiles courants nécessite divorce avec kétouba, car il donne mauvaise réputation.
  11. Vêtement de sortie – Dans les lieux exigeant un châle couvrant tout le corps, le mari doit en fournir un selon ses moyens pour les visites à la famille ou aux événements.
  12. Vœu limitant les visites familiales – Un vœu interdisant les visites à la famille est toléré un mois en ville, une fête si le mari est ailleurs. Au-delà, il doit divorcer.
  13. Vœu limitant la vie sociale – Un vœu interdisant d’assister aux deuils ou fêtes nécessite divorce, sauf si la présence de personnes dissolues est avérée.
  14. Restriction des visiteurs – Le mari peut refuser que la famille de sa femme entre chez lui. Celle-ci peut également refuser d’habiter avec la famille du mari.
  15. Changement de résidence – Si le mari craint les mauvais voisins, même sans preuve de débauche, il peut déménager et sa femme doit le suivre.
  16. Division géographique – Les terres d’Israël pour le mariage sont divisées en trois: Juda, l’autre côté du Jourdain, et la Galilée.
  17. Déménagement entre terres – Une femme doit suivre son mari dans sa terre d’origine, mais dans sa propre terre, elle ne peut être forcée à changer de terre.
  18. Restrictions de déménagement – Au sein d’une même terre, le mari ne peut faire déménager sa femme d’un bon endroit vers un mauvais, d’un mauvais vers un beau (nécessitant plus de soins), ou d’un lieu à majorité juive vers un lieu à majorité non-juive.
  19. Montée en Terre d’Israël – On peut toujours obliger à monter vers la Terre d’Israël, même d’un bon lieu vers un mauvais, mais jamais à en sortir.
  20. Refus de monter en Terre d’Israël – Si la femme refuse de monter en Terre d’Israël, elle perd sa kétouba. Si c’est le mari qui refuse, il doit divorcer avec kétouba. Cette règle s’applique aussi pour Jérusalem.