Des centaines de personnes assistent à l’événement de la galerie « L’Art de l’Amitié »

Des centaines de personnes assistent à l’événement de la galerie « L’Art de l’Amitié »

 

Des centaines de personnes ont visité l’événement annuel de la galerie d’art du Cercle d’Amitié de Brooklyn, « L’Art de l’Amitié : Tel que tu es », dimanche, une galerie d’art unique mettant en vedette des œuvres d’art créées par des enfants et des adultes ayant des besoins spéciaux.

 

Des centaines d’hommes, de femmes et d’enfants ont visité l’événement annuel de la galerie d’art du Cercle d’Amitié de Brooklyn, « L’Art de l’Amitié : Tel que tu es », en collaboration avec la Fondation Bear Givers, une organisation innovante qui touche la vie d’enfants et de leurs familles à travers le pays et dans le monde entier. Ils organisent des visites d’hôpitaux et des programmes scolaires.

Des enfants et des jeunes adultes ayant des besoins spéciaux dans la région de Brooklyn, NY, ont travaillé très dur pour créer leurs propres chefs-d’œuvre artistiques, et après des mois de préparation, famille, amis et sympathisants se sont réunis dimanche pour une galerie d’art unique mettant en vedette leur art. Les participants ont également apprécié des activités amusantes, du maquillage et des rafraîchissements.

Lors de l’événement, le Rav Berel Majesky, qui dirige le Cercle d’Amitié de Brooklyn avec son épouse Hanni, a remercié les participants pour leur présence. Joseph Sprung et Diane Lempert de la Fondation Bear Givers étaient également présents.

De nombreux participants ont acheté de magnifiques pièces parmi les œuvres d’art exposées, et 100% des bénéfices seront reversés au Cercle d’Amitié de Brooklyn.

Né et élevé à Brooklyn, New York, Berel Majesky est tombé amoureux de l’idée de devenir directeur du Cercle d’Amitié dans sa propre ville natale. Berel a réussi à traduire sa passion pour le développement communautaire dans la plus grande organisation en pleine croissance pour les personnes ayant des besoins spéciaux de la région. Sa chaleur, son énergie et sa créativité, associées à sa forte éthique de travail, lui ont permis de gérer avec compétence et de créer de nombreux nouveaux programmes et initiatives pour le Cercle d’Amitié.

Hanni Majesky (née Procel) a grandi de l’autre côté du monde à Melbourne, en Australie. La personnalité aimable et extravertie de Hanni a apporté un sentiment de chaleur et d’inclusion aux familles du Cercle d’Amitié. Son amour pour le travail et le mentorat des adolescents lui a permis de diriger avec succès une division composée de 250 bénévoles féminines.  Ensemble, l’énergie et le dévouement de la famille Majesky ont porté le Cercle d’Amitié à des sommets inégalés.

Photos : Mendy Krief

3 chapitres du Rambam en 5 minutes !  – Mercredi 9 Iyar 5785

3 chapitres du Rambam en 5 minutes ! – Mercredi 9 Iyar 5785

Vous pouvez consulter le document complet en cliquant ce lien : Etude des 3 chapitres

 

Le Rav Mendel Futerfas  et l’allégorie saisissante du « poêle à bois »

Le Rav Mendel Futerfas et l’allégorie saisissante du « poêle à bois »

Rav Mendel Futerfas, qui était le Mashpia dans la Yeshiva centrale Tomchei Temimim à Kfar Habad et un Hassid extraordinaire qui était connu pour sa grande perspicacité, avait l’habitude de raconter à ses élèves, les jeunes étudiants de la Yeshiva, la parabole suivante :

« Pendant les jours glacials de l’hiver en Russie, il faut chauffer la maison. Pour cela, il faut obtenir une grande quantité de bois, veiller à ce que le four brûle sans cesse, et ainsi la maison sera chaude et agréable, à une température raisonnable. »

« Mais pour qu’une atmosphère chaude et agréable règne dans la maison, il est nécessaire qu’à l’intérieur du four lui-même, la température ne soit pas simplement chaude et plaisante, mais bien plus élevée encore. Pour que dans la maison règne une température raisonnable, malgré le froid extérieur, le four lui-même doit être véritablement brûlant ! »

Rav Mendel Futerfas, à travers son allégorie saisissante du « poêle à bois », invite ses jeunes disciples à concevoir leurs années d’étude à la Yeshiva comme la construction d’une véritable « cheminée spirituelle », appelée à diffuser sa chaleur bienfaisante sur toute leur existence.

En filant cette métaphore, Rav Mendel nous dépeint l’étudiant en Torah comme un âtre sacré, dont la fonction est de brûler d’un feu intérieur pour répandre la lumière de la hassidout. Mais pour que cette cheminée spirituelle puisse remplir pleinement son office, il ne suffit pas d’un foyer timide où crépitent quelques maigres brindilles. Non, c’est un brasier intense et rugissant qu’il s’agit d’allumer en son sein, un feu nourri sans relâche par le bois de l’étude assidue et avivé par le souffle de la prière fervente.

Car c’est seulement en portant son engagement à incandescence, en jetant toutes ses forces dans la fournaise de la Torah, que le jeune homme pourra accumuler suffisamment de « chaleur hassidique » pour affronter le froid mordant de l’existence. Les années de Yeshiva sont le moment privilégié pour bâtir en soi cette cheminée intérieure, faite de briques de connaissance et cimentée par la dévotion. Une construction précieuse entre toutes, appelée à traverser les âges de la vie en irradiant constamment sa douce lueur.

Ainsi, lorsque l’étudiant quittera l’enceinte protectrice de la Yeshiva pour faire son entrée dans le monde, il emportera avec lui cette puissante source de chaleur nichée au creux de son âme. Face aux bourrasques glacées qui ne manqueront pas de l’assaillir, il pourra trouver réconfort auprès de son indestructible foyer intérieur. La flamme de la foi, patiemment cultivée durant sa jeunesse, continuera à brûler en lui, indéfectible, le guidant tel un phare dans la nuit.

Plus encore, en attisant jour après jour le feu de sa cheminée spirituelle par l’étude et la prière, il deviendra à son tour un « diffuseur de chaleur » pour son entourage. Son exemple rayonnant, la lumière hassidique qu’il dégagera naturellement, seront comme autant d’étincelles qui éveilleront d’autres âmes engourdies par le froid du matérialisme.

Voilà l’ultime message de Rav Mendel Futerfas : en façonnant nos jeunes années pour en faire le foyer d’une flamme sacrée, en construisant en notre cœur une cheminée spirituelle robuste et flamboyante, c’est le monde entier que nous pourrons, à notre humble mesure, contribuer à réchauffer. Une étincelle après l’autre, un frère après l’autre, propager la chaleur et la lumière de la hassidout, jusqu’à ce que la nuit de l’exil se dissipe enfin dans la lueur éclatante de la Délivrance.

Menahem Man Dubkin hy’d, dont le beau-frère  était le voisin  des parents du Rabbi, et fut assassiné

Menahem Man Dubkin hy’d, dont le beau-frère était le voisin des parents du Rabbi, et fut assassiné

 

À Loubavitch, on ne commémore pas le jour de la mémoire de l’Holocauste au mois de Nissan. Cependant, quand on parle de la Seconde Guerre mondiale et de l’horrible Shoah, je me souviens des récits sur le frère de ma grand-mère Esther, que son âme repose en paix, qui fut cruellement assassiné par les nazis lors de Simhat Torah | Sa famille vivait dans le voisinage du Rabbi durant son enfance

 

Menahem Man Dubkin hy »d est le frère de ma grand-mère Esther, du côté de ma mère que son âme repose en paix. Son père, le Rav Yossef Reuven Dubkin hy »d, était un Hassid renommé du Rabbi Rashab. Il était parmi les meilleurs « Temimim » du Rabbi Rashab et l’un des Hassidim les plus célèbres, ainsi que son épouse Riva, et leurs enfants : Shalom Ber, Proma, et Menahem Man Dubkin hy »d (que l’on voit ici sur la photo originale et qui fut assassiné à l’âge de 24 ans) furent tous sauvagement massacrés par les nazis maudits lors de Simhat Torah en 1941 de la manière la plus cruelle.

Esther, la fille aînée (ma grand-mère maternelle) survécut, car son mari (mon grand-père) Rav Nahum Projansky, que sa mémoire soit bénie, était ingénieur en mécanique et Staline, pendant la guerre, déplaça toutes les familles d’ingénieurs liées à l’industrie de guerre vers la Sibérie et les monts Oural. Quand ils revinrent à Dnieper après la guerre (la famille Projansky vivait dans le même immeuble que le père du Rabbi, Rav Levi Yitzchak, et la famille connaissait bien les trois fils de Rav Levik, comme je l’ai entendu dans le témoignage d’une des tantes de la famille), il ne restait de leur famille aucun survivant ni réfugié.

L’autre fils, Rav Mordechai (Mottel) Dubkin, que sa mémoire soit bénie, survécut car il était infirmier/médecin de combat et combattit les Allemands. Ma mère racontait qu’il parvint avec l’armée russe jusqu’aux portes de Berlin occupée à la fin de la guerre. Lorsqu’il rentra chez lui, il découvrit à son grand désespoir que de sa famille il ne restait personne, à l’exception de sa sœur Esther. Ma mère conserva précieusement la photo du plus jeune fils de la famille Dubkin, Menahem Man Dubkin hy »d.

Elle racontait à son sujet qu’il était un génie et un garçon brillant qui aurait dû avoir un grand avenir devant lui (on peut le percevoir sur la photo…) mais il fut lui aussi massacré par les nazis maudits. Je ressentais sa douleur comme une blessure qui ne s’était apparemment jamais refermée dans la famille.

Ma mère, que son âme repose en paix, n’accepta jamais de prendre le moindre pfennig des Allemands en guise de compensation. « Qu’ils brûlent sur un petit feu », disait-elle, et je peux bien comprendre pourquoi. Elle s’opposait aussi à acheter des produits allemands. Une mère juive.

אַב הָרַחֲמִים שׁוכֵן מְרומִים. בְּרַחֲמָיו הָעֲצוּמִים הוּא יִפְקד בְּרַחֲמִים הַחֲסִידִים וְהַיְשָׁרִים וְהַתְּמִימִים. קְהִלּות הַקּדֶשׁ שֶׁמָּסְרוּ נַפְשָׁם עַל קְדֻשַּׁת הַשֵּׁם.
הַנֶּאֱהָבִים וְהַנְּעִימִים בְּחַיֵּיהֶם וּבְמותָם לא נִפְרָדוּ. מִנְּשָׁרִים קַלּוּ מֵאֲרָיות גָּבֵרוּ לַעֲשות רְצון קונָם וְחֵפֶץ צוּרָם.

יזְכְּרֵם אֱלהקינוּ לְטובָה עִם שְׁאָר צַדִּיקֵי עולָם. וְיִקום נִקְמַת דַּם עֲבָדָיו הַשָּׁפוּךְ. כַּכָּתוּב בְּתורַת משֶׁה אִישׁ הָאֱלקים. הַרְנִינוּ גויִם עַמּו כִּי דַם עֲבָדָיו יִקּום וְנָקָם יָשִׁיב לְצָרָיו וְכִפֶּר אַדְמָתו עַמּו:

Père de miséricorde résidant dans les hauteurs. Dans son immense compassion, il se souviendra avec clémence des Hassidim, des justes et des intègres. Les saintes communautés qui sacrifièrent leur vie pour la sanctification du Nom. Les bien-aimés et les délicieux, dans leur vie et dans leur mort ils ne furent point séparés. Plus rapides que les aigles, plus forts que les lions, pour accomplir la volonté de leur Créateur et le désir de leur Rocher.

Que notre D.ieu se souvienne d’eux en bien, avec les autres justes du monde. Et qu’Il venge le sang versé de Ses serviteurs. Comme il est écrit dans la Torah de Moïse, l’homme de D.ieu : Nations, célébrez Son peuple, car Il vengera le sang de Ses serviteurs, fera retomber la vengeance sur Ses adversaires, et expiera la terre de Son peuple.

 

3 chapitres du Rambam en 5 minutes !  – Mercredi 9 Iyar 5785

3 chapitres du Rambam en 5 minutes ! – Mardi 8 Iyar 5785

Vous pouvez consulter le document complet en cliquant ce lien : Etude des 3 chapitres

 

La coutume juive de jeter des bonbons lorsqu’un enfant entre au ‘Heder

La coutume juive de jeter des bonbons lorsqu’un enfant entre au ‘Heder

Le Talmud souligne l’importance d’enseigner la Torah aux enfants dès qu’ils sont en mesure de parler, même s’ils n’ont pas encore atteint un niveau de compréhension approfondi. Ce texte explique les raisons profondes de cette approche, en soulignant que la Torah est un héritage précieux appartenant à chaque Juif, indépendamment de son âge ou de sa capacité à comprendre. Il met également en lumière la coutume de jeter des bonbons lorsqu’un enfant entre dans le ‘Heder’ (école talmudique), symbolisant le mérite et la joie d’étudier la Torah. Ce texte nous encourage à transmettre avec enthousiasme cet héritage spirituel aux générations futures.

Extrait d’un discours du Rabbi de Loubavitch prononcé lors du Farbrenguen de Sim’hat Torah en 5720 (1959), publié dans Torat Mena’hem, volume 27, page 78

 

Il est écrit dans le Talmud : « Un enfant qui sait parler, son père lui enseigne la Torah ». Apparemment, quel est l’intérêt d’étudier la Torah avec un jeune enfant qui n’a pas encore atteint le niveau de compréhension et de perception ? Il vaut mieux attendre qu’il grandisse, et ensuite lui enseigner la Torah !

La réponse à cela est : « Moïse nous a prescrit la Torah, héritage de la communauté de Jacob ». Cela signifie que la Torah est comme un héritage, où l’état de l’héritier n’a pas d’importance. S’il est un fils, il hérite de tout. Bien qu’à ce stade, il n’a pas de compréhension des choses, il hérite de tout – et avec le temps, il les comprendra également. Il en va de même pour la Torah : elle appartient à chaque Juif, avant même qu’il ne soit capable de comprendre. C’est pourquoi on ne se contente pas du fait que la Torah appartienne à chaque Juif, mais on commence aussi à l’étudier avec lui – selon le principe que « on acquiert pour une personne [- on reçoit pour elle même sans conscience de sa part] ».

Cependant, apparemment, il y a matière à question : après tout, l’observance de la Torah et des commandements implique que « nous sommes assassinés à cause de Toi tous les jours », et « il n’y a pas de nation dans le monde qui soit assassinés pour la sanctification de Son Nom et qui se livre à la mort, sauf Israël ». En particulier, comme cela s’est produit dans la dernière génération, où des millions de Juifs ont été assassinés, que D.ieu venge leur sang, uniquement parce qu’ils étaient Juifs. Et non seulement cela, mais leur meurtre a été perpétré par des créatures inférieures aux animaux, et ce sont eux qui ont persécuté des Juifs pieux et intègres, qui sont l’élite de l’humanité.

Par conséquent, lorsque l’on dit « Tu nous as choisis parmi tous les peuples », un enfant juif proteste : quel est le mérite en cela ? Au contraire !

Cependant, le mérite d’observer la Torah et les commandements est ressenti par l’âme, et du fait de la connexion de l’âme avec le corps, cela devient un mérite, un bienfait et une joie même pour le corps, même s’il ne le ressent pas encore.

Et cela se reflète dans la coutume juive de jeter des bonbons lorsqu’un enfant juif entre au ‘Heder’ [école juive], et de dire à l’enfant que c’est l’ange Mi’hael qui jette les bonbons.

La particularité de l’ange Mi’hael par rapport aux autres anges est qu’il est « le grand prince qui se tient au-dessus de Tes enfants », « qui plaide pour les besoins d’Israël et parle en leur faveur… enseigne leur mérite ». Ainsi, il connaît la nature et les traits des enfants d’Israël plus que tous les autres anges.

Par conséquent, lorsqu’un enfant juif entre au ‘Heder’, pour une éducation générale à la Torah et aux commandements, l’ange Mi’hael soutient que la vérité est que l’observance de la Torah et des commandements sont des ‘bonbons’ – un mérite et un bienfait.

L’accent est mis sur le fait qu’il en est ainsi même pour un jeune enfant. À l’argument selon lequel il faut attendre que l’enfant grandisse et mûrisse, et qu’alors il comprendra et ressentira le mérite et le bienfait de la chose, l’ange Mi’hael répond que la vérité est que l’observance de la Torah et des commandements est une question de mérite et de bienfait même du point de vue du corps d’un jeune enfant qui n’a pas encore atteint le niveau de compréhension et de perception, comme en témoigne le fait que cela est associé à des bonbons.

L’enseignement à tirer de la coutume de jeter des bonbons lors de l’entrée de l’enfant au ‘Heder’ est que l’on doit ressentir la grandeur du mérite et du bienfait de l’étude de la Torah et de l’accomplissement des Mitsvot, c’est pourquoi s’en occuper se fait avec vitalité et joie et avec l’aspiration d’ajouter et de s’élever d’un niveau à l’autre.

 

Chlou’him de lumière au Nigéria : Rallumer la flamme juive au Lagos

Chlou’him de lumière au Nigéria : Rallumer la flamme juive au Lagos

À Lagos, la bouillonnante mégalopole nigériane, résonne l’appel vibrant d’une renaissance juive. Au cœur de cette effervescence, le Rav Mendy et Mazal Sternbach, Émissaires du Maître Rabbi de Loubavitch, œuvrent sans relâche à renouer les liens d’une communauté avec son héritage millénaire. À travers des histoires palpitantes de vie, ils nous plongent dans leur extraordinaire Chli’hout et nous dévoilent les visages lumineux de cette Afrique juive renaissante.

 

Lorsque Mendy Sternbach s’est rendu pour la première fois au Nigeria depuis Brooklyn, New York, en 2014 en tant qu’étudiant rabbinique de 21 ans pour aider pendant les grandes vacances, il ne s’attendait pas à ce qu’un jour il s’enracine en Afrique. Maintenant lui et sa femme, Mazal, sont sur le point de se lancer dans l’établissement de ce qui sera la onzième présence permanente de Habad en Afrique subsaharienne, dans la ville la plus peuplée du continent.

Tout en étudiant simultanément à New York et en Israël pour obtenir son ordination rabbinique au cours des six dernières années, le Rav Sternbach est retourné au Nigéria pour presque toutes les fêtes juives. Il est parfois resté pendant de longues périodes pour aider le Rav Israël Uzan et son épouse Haya, qui ont établi un centre Habad dans la capitale nigériane d’Abuja en 2012 et ont depuis fourni les nécessités de la vie juive aux quelque 1000 Juifs vivant dans le pays.

Le Rav Mendy et Mazal Sternbach partagent des histoires et des moments de leur Chli’hout à la Communauté ‘Habad de Lagos, au Nigéria:

J’ai grandi dans l’enclave juive préservée de Crown Heights. Bien entendu, en tant que ‘Habad, j’entendais constamment parler de la Chli’hout, mais cela semblait trop grandiose pour quelqu’un comme moi qui n’avait pas été bercé dedans. J’ai confié ces sentiments d’inadéquation à mon mashpia au yeshiva. Il m’a montré un des discours du Rabbi expliquant que chaque Juif peut – et devrait – être un Chalia’h. Si tu connais l’aleph, enseigne l’aleph. Cela a ouvert mon esprit à un monde de possibilités, et j’ai commencé à considérer la Chli’hout comme un objectif de vie personnel.

Lorsque j’étais Ba’hour, j’ai aidé le Rav Israël Uzan, le Chalia’h à Abuja au Nigéria, pour Roch Hachana et Yom Kippour. Il s’occupait des besoins juifs de tout le pays, alors il m’a envoyé à Lagos pour Tichri. (Incidemment, le Rav Uzan a été initié à la Chli’hout en Afrique centrale de la même façon, quand lui, simple ba’hour à l’époque, avait été dépêché à travers l’Afrique par le Rav Shlomo Bentolila, le Chalia’h ‘Habad en Afrique.) Ma femme a également travaillé pour le Rav Uzan, l’aidant à organiser des programmes. Quelques années plus tard, il a joué les entremetteurs pour notre mariage. Donc, alors que la plupart des couples seraient consternés à la simple suggestion d’aller en Chli’hout en Afrique, pour nous, c’était familier.

Lagos est la plus grande ville d’Afrique et abrite des centaines de Juifs. La plupart sont des Juifs israéliens, qui ont déménagé ici pour le travail au début des années 80. Une compagnie énergétique israélienne a amené tellement d’employés au Nigéria qu’ils ont même ouvert une école pour tous les enfants des travailleurs ! Malheureusement, c’était un régime de chacun pour soi. Ceux qui connaissaient les traditions les gardaient pour eux. Il n’y avait pas de Rav ou de dirigeant communautaire pour transmettre le riche héritage du Judaïsme aux ignorants.

Béni soit D.ieu, cela a pris fin il y a quelques années, lorsque nous avons ouvert la seconde Maison ‘Habad au Nigéria.

C’était une période très stressante. Après avoir visité Lagos à quelques reprises, nous avions finalement décidé de nous y installer de manière permanente. Ma femme venait d’avoir un bébé et était toujours en convalescence quand nous avons emballé toutes nos affaires dans le coffre et pris la route pour l’aéroport.

 

 

Tandis que nous roulions, des pensées inquiétantes me taraudaient l’esprit. Comment allions-nous gérer la douane avec toutes ces valises ? Le Nigéria a des lois d’immigration et de douane très strictes ! Nous serions sûrement arrêtés – et avec un nouveau-né en plus ! Et même après avoir franchi la douane, nous allions devoir faire fonctionner la Maison ‘Habad depuis la maison de quelqu’un d’autre, vivant dans des cartons pendant D.ieu sait combien de temps ! Peut-être que c’était une mauvaise décision… Peut-être aurions-nous dû attendre quelques mois, jusqu’à ce que les choses soient plus stables.

Alors que ces doutes me rongeaient, j’ai mentalement rédigé une lettre au Rabbi, exposant tous les défis auxquels nous serions bientôt confrontés.

Quelques instants avant d’arriver à l’aéroport, j’ai ouvert l’app Igrot sur mon téléphone qui sélectionne au hasard une des lettres du Rabbi. Dans l’émerveillement, j’ai lu : « Je suis sûr que vous connaissez notre travail pour la jeunesse juive en Afrique… »

« Tout va bien se passer », ai-je assuré à ma femme, un immense sourire aux lèvres.

Ma femme et moi nous identifions librement comme des opportunistes invétérés. Chaque fois qu’une occasion se présente d’introduire du Judaïsme dans la communauté, nous sautons dessus immédiatement. À chaque fois qu’il y a des vacances scolaires, même de quelques jours, nous organisons un camp, pour donner aux enfants un avant-goût passion nant du Judaïsme taillé sur mesure pour eux.

Pendant l’un de ces camps, nous avons emmené les enfants faire une excursion en bateau. Sachant que les vents violents feraient rapidement voler les calottes des garçons, ma femme leur a conseillé de porter une casquette de baseball bien serrée pour maintenir leurs kippot en place.

Amir n’avait pas de casquette.
« Mets ta kippa dans ta poche pendant la bateau », a suggéré ma femme.
Amir semblait hésitant. « Est-ce que le Rav Mendy fait ça quand il est sur un bateau ? » a-t-il demandé.
Ma femme a ri et a admis que non.
« Eh bien, alors je ne le ferai pas non plus ! » a fièrement déclaré Amir, marchant la tête haute sur le bateau, maintenant sa kippa fermement en place.

Une mitsva en amène toujours une autre, et le dévouement d’Amir au Judaïsme se reflétait dans sa famille. Ils nous ont demandé de les aider à faire un Pessa’h cacher – une requête qui nous a littéralement soufflés ! Bien que les épiceries proposent quelques produits cachères, garder une véritable cacheroute est un défi de tous les jours – et encore plus pour Pessa’h !

Ils étaient tous motivés, déterminés à rendre leur cuisine cacher. Pour les aider, nous avons commandé une variété de produits certifiés pour Pessa’h en Israël.

Cette histoire souligne l’importance de chaque rencontre juive positive, et le pouvoir que nous détenons en tant qu’exemples vivants d’une vie conforme à la Torah.

Bien que le principal produit d’exportation du Nigéria soit le pétrole, il n’y en a souvent pas assez sur place pour répondre à la demande locale. L’électricité est d’une instabilité à toute épreuve, et nous dépendons de générateurs diesel de secours pour traverser les pannes.

C’était un vendredi après-midi, peu après notre mariage. Nous attendions des invités pour le repas du soir de Chabbat, et j’étais occupé aux préparatifs. Comme toute Chlou’ha le sait, l’attraction principale pour les convives n’est ni le poisson frit ni le poulet, mais bien les délicieuses ‘hallot fraîches, faites maison. J’avais préparé une généreuse portion de pâte, récité la brakha, et façonné de belles pièces. J’étais sur le point de les enfourner lorsque soudain, les lumières se sont éteintes et le ronronnement rassurant de l’électricité s’est tu.

Il n’y avait pas grand-chose que je puisse faire. D’ici à ce que le courant soit rétabli, mes ‘hallot s’étaient complètement dégonflées, je n’eus d’autre choix que de jeter toute la pâte. Rapidement, j’en ai pétri une nouvelle portion que j’ai mise à lever. Mais à peine une minute plus tard, l’électricité a de nouveau fait défaut.

Presque en larmes, j’ai appelé mon mari. « Que dois-je faire ? Nous avons besoin de ‘hallot pour Chabbat, mais je ne peux pas continuer à tout jeter ! »

Mon mari m’a rassurée que tout irait bien. Il a rapidement appelé un ami qui avait un four à gaz, s’est assuré qu’il n’avait pas été utilisé depuis un moment, et lui a demandé la permission de le cacher. Puis il a apporté la troisième portion de pâte de la journée dans ce four nouvellement rendu cacher. Malheureusement, le four a mal fonctionné, et au lieu de belles ‘hallot dorées et moelleuses, nous avons fini avec une étrange combinaison entre matsa et ‘halla.

Nos invités l’ont quand même appréciée, et nous nous sommes liés par des histoires comme celles-ci – ces petits soubresauts de la vie auxquels nous pouvons tous nous identifier.

En Israël, d’où vient la plupart de notre communauté, les lignes entre les différents groupes politiques semblent immuables. Cependant, loin de chez eux et de tout ce qui leur est familier, ils se rassemblent naturellement et se rendent vite compte que, malgré leurs divergences d’opinion, ils ont bien plus en commun qu’ils ne le pensaient.

Roni, lui, ne cachait pas qu’à notre arrivée en ville, il avait fait tout son possible pour m’éviter. « Si je voyais le Rav Mendy arriver, je prenais mes jambes à mon cou ! » racontait-il à qui voulait l’entendre. Mais bientôt, Roni a vu que le chapeau et la veste noirs n’étaient pas si effrayants qu’il l’avait imaginé, et il a fini par nouer une relation, bien que tendue au début, avec nous. Au fil du temps, cette amitié s’est renforcée.

Après nous être officiellement installés de manière permanente au Nigéria, nous avons eu du mal à trouver un logement convenable. Un temps, nous avons déménagé de lieu en lieu, sous la menace constante de nous retrouver sans-abri du jour au lendemain.

Un jour, Roni m’a approché, l’air grave. « Rav, je sais que vous avez du mal à trouver une maison. Moi-même, je n’ai qu’un petit deux-pièces pour ma famille. Mais si jamais vous en avez besoin, considérez-le comme le vôtre ! Mes enfants partageront la chambre avec moi et ma femme, et votre famille pourra prendre l’autre. Sachez que vous êtes comme un frère pour moi, et je ne vous laisserai jamais vous retrouver à la rue ! »

L’offre de Roni m’a ému aux larmes. L’homme qui autrefois détallait dès qu’il me voyait était désormais prêt à partager son peu avec moi – parce que nous étions frères.

Souccot est une semaine d’opportunités incessantes pour les mitsvot. Comment pouvions-nous nous contenter d’inviter simplement des hôtes dans notre souccah ? Bien sûr, ils accompliraient la mitsva le soir ou les deux où ils seraient avec nous, et peut-être, si nous avions de la chance, je les rencontrerais à nouveau avec ma souccah mobile, pour une autre occasion. Mais si nous pouvions trouver un moyen d’apporter la souccah à eux, afin qu’ils puissent faire la mitsva toute la semaine – ce serait parfait !

Nous avons décidé de construire dix souccot et de les placer à des endroits stratégiques de la ville. Nous nous sommes mis au travail tôt, sachant qu’il faudrait du temps pour préparer des arrangements aussi complexes. Nous avons trouvé 10 hôtes acceptant d’accueillir une souccah dans leur cour, et avons entamé les négociations pour obtenir les matériaux nécessaires. La communication était très lente. Entre la barrière linguistique, les pannes électriques et téléphoniques, et l’étrangeté de notre requête, l’été s’est vite écoulé sans aucun progrès.