Anecdotes sur les visites quotidiennes du Rabbi à la Rabbanit ‘Hanna

Anecdotes sur les visites quotidiennes du Rabbi à la Rabbanit ‘Hanna

VISITE ROYALE : Jour après jour, le Rabbi avait l’habitude de rendre visite à sa mère, la Rabbanit ‘Hanna. Voici comment cela commença et se déroula par la suite :

L’organisation de la visiteLes visites qui avaient lieu aux heures du soir se tenaient habituellement entre 18h et 19h et duraient un court moment (de 5 à 15 minutes). Lors de ces visites, le Rabbi discutait avec sa mère et prenait de ses nouvelles. Les soirs de Chabat et des fêtes, les visites se déroulaient à un moment proche de l’allumage des bougies. Une rencontre supplémentaire se passait chaque vendredi soir après la prière pendant laquelle le Rabbi restait dans la maison de la Rabbanit un plus long moment. Il arriva plusieurs fois que le Rabbi fit une autre visite le jour du Chabat ; et à des périodes particulières, à la sortie de Chabat également.

Rav Leib Pachkess raconte qu’un ‘Hassid qui habitait à cette période au numéro 1418 de President Street (l’immeuble dans lequel habitait la Rabbanit) raconta : « Nous avions eu moi­ même ou un de mes fils, à plusieurs reprises, le mérite de descendre ouvrir la porte d’entrée au Rabbi lorsqu’il venait rendre visite à sa mère. Le Rabbi nous remerciait toujours. Parfois, il souriait aussi à mes enfants ou s’intéressaient à l’endroit où ils étudiaient, à ce qu’ils apprenaient…»

Rav Chmouel Lipsker ajoute que sa famille habitait aussi dans le voisinage de la Rabbanit ; il s’avéra que la Rabbanit évoqua une fois le fait que nous avions ouvert la porte de l’immeuble au Rabbi, sous-entendant par-là que ce dernier n’en était pas satisfait. (Selon une autre source, la Rabbanit demanda de ne pas le faire, exprimant un désir personnel à ce que le Rabbi – qui n’effectuait presqu’aucun effort physique – ait au-moins cette «gymnastique » à réaliser celle d’ouvrir la lourde porte…)

Afin de prévenir sa mère de son arrivée, le Rabbi lui téléphonait avant. Il avait dans sa poche la clé de la porte de l’appartement qu’il ouvrait lui-même pour ne pas la fatiguer. Il arriva plus d’une fois que la Rabbanit sortit dans la rue, devant sa maison, à la rencontre du Rabbi. A ces occasions, ils restaient un petit moment à l’extérieur, discutaient et rentraient ensuite à la maison. « C’était impressionnant de voir le Rabbi et sa mère, la Rabbanit debout, dehors, en train de discuter», racontent des témoins.

La famille Friedman habitait l’immeuble voisin, au 1414. Il s’avéra à plusieurs reprises que le fils Avraham (devenu depuis le célèbre chanteur ‘hassidique Avraham Fried) doué d’un talent musical remarquable, regardait par la fenêtre du troisième étage, chantait « Oufarasta », « Hochia Ete Amé’ha » ainsi que d’autres chants au moment où le Rabbi venait rendre visite à sa mère. Le Rabbi levait alors les yeux dans sa direction et agitait sa main vers l’enfant, en signe d’encouragement.

Le déroulement de la visite

Lorsqu’il entrait dans la maison, le Rabbi et sa mère, la Rabbanit ‘Hanna s’asseyaient au salon et discutaient la plupart du temps en buvant du thé. Le Rabbi faisait toujours attention à ne pas s’asseoir tant que sa mère ne s’était pas elle-même assise. Quelques fois, le Rabbi préparait lui-même les tasses de thé. Durant la discussion, le Rabbi prenait de ses nouvelles et s’enquérait à propos des évènements la concernant. Il s’intéressait même à des détails« secondaires », comme par exemple : « est-ce que la femme de ménage est venue ce matin ?». Tout ceci avait pour objectif de faire en sorte que sa mère soit confortablement installée.

A part cela, le Rabbi s’efforçait de lui parler d’événements qui lui faisaient plaisir ; il lui apportait de la lecture (comme le quotidien « Morguène journal » 0ournal du matin) et différents objets susceptibles de l’intéresser et de lui plaire. La Rabbanit, de son côté, lui répondait de la même façon. Elle lui rapportait des bonnes nouvelles, consciente de le réjouir ainsi. Elle profitait également de ce moment passé avec son fils aîné pour le consulter sur différents sujets personnels.

Plus d’une fois, certaines de ses connaissances lui exposaient leurs problèmes afin qu’elle les soumette au Rabbi. La Rabbanit les évoquait au cours de la visite afin d’entendre l’avis du Rabbi et transmettait ensuite la réponse à ceux qui l’avaient sollicitée. Durant la visite et la discussion avec le Rabbi, elle s’efforçait d’avoir toujours un visage souriant; même si quelque chose la peinait ou l’attristait elle tentait de ne pas en parler du tout.

L’événement le plus connu et le plus surprenant est sans doute celui du décès de son fils, Reb Israël Arié Leib en 5712 (1952). Bien que ceci lui ait été tout le temps caché, elle finit par se douter que les choses n’allaient pas bien avec ce fils. Malgré cela, jamais elle n’en fit part au Rabbi et elle cacha ses craintes à ce sujet.

Vers la fin de sa vie, la Rabbanit ‘Hanna était aidée par Madame Haya Sarah Weiner. Le fils de cette dernière, Rav Bentsion, raconte : « Lorsque le Rabbi venait rendre visite à sa mère, ma mère avait l’habitude de leur préparer des tasses de thé. A l’une de ces occasions, le Rabbi se tourna vers elle et la questionna : « Et pour vous ? Ne buvez-vous pas de thé ? » Ma mère répondit: « J’en ai une à la cuisine. » Le Rabbi rétorqua : « Vous pouvez la boire en notre compagnie », ce à quoi elle répondit:« Non, merci beaucoup. Une maman et son fils n’ont besoin d’aucun étranger… »

Lorsque la rencontre touchait à sa fin, le Rabbi souhaitait à sa mère : « tout le meilleur » ou : « Puisses-tu mériter d’accueillir Machia’h » (de vivre avec Machia’h) ou d’autres souhaits semblables. Par ailleurs, quand la Rabbanit ne se sentait pas bien, le Rabbi ne lui souhaitait pas « bonne guérison ». La Rabbanit expliqua que le Rabbi agissait ainsi afin de ne pas laisser de place à une pensée qui laisserait supposer qu’elle ne se portait pas bien.

En sortant de la maison, le Rabbi entamait une marche rapide en direction du 770. Même si chaque minute lui était très précieuse, le Rabbi faisait preuve d’une patience débordante envers sa mère, durant la visite, comme s’il n’était pas du tout pressé.

Il n’a jamais tourné le dos

Voici un témoignage particulier au sujet de la conduite exceptionnelle du Rabbi lorsqu’il sortait de la maison de la Rabbanit, rapporté par Rav Tsvi Hirsch qui avait eu souvent l’habitude de visiter la maison de la Rabbanit. Il fut présent à plusieurs reprises lors de la visite du Rabbi. « La première fois que je vis le Rabbi sortir de la maison, je remarquai quelque chose d’inhabituel : la démarche du Rabbi était très « étrange » à mes yeux. Tout en marchant vers l’extérieur, il rangeait les chaises, redressait les cadres suspendus au mur.

Lorsque j’assistai à cela pour la première fois, je pensais : Ah bon ? Il y a des personnes qui quittent une maison de cette manière ? Mais quand cet épisode se répéta deux, trois fois, cela me parut extrêmement étonnant. La Rabbanit qui avait lu l’impression d’étonnement sur mon visage, attendit le départ du Rabbi, puis s’adressa à moi : « je vois que tu as observé la manière avec laquelle mon fils part. Pas tout le monde n’y prête attention, mais toi tu l’as fait. Permets-moi alors de te raconter quelque chose … Depuis que mon fils est devenu Bar Mitsva, je n’ai jamais vu ses épaules. Il ne m’a jamais tourné le dos, et il pense que je ne m’en rends pas compte!»

Là, tout devint clair pour moi. Le Rabbi ne voulait pas sortir en tournant le dos, à la manière dont un Juif quitte le lieu de l’Arche Sainte afin que son comportement minutieux passe inaperçu, il tentait de ranger les chaises et sortait en marchant de côté.

L’attitude de la Rabbanit

« Ces visites me font vivre », « Sa visite me procure de la vitalité pour vingt-quatre heures », « Je vis avec la force que m’apportent ses visites » font parties des expressions notées par la Rabbanit ‘Hanna dans ses mémoires, nous informant de la place importante qu’occupaient ces visites dans sa vie.

A la suite d’une période remplie de souffrances et de tribulations, d’une vie de solitude sans son éminent mari, ces visites représentaient pour elle une source de consolation. Qui mieux qu’elle était à même de le décrire comme elle le nota dans ses mémoires:
« La chambre dans laquelle j’habite maintenant n’est pas du tout grande (à ce moment-là, elle habitait à la rue Lincoln), mais pour une certaine raison lorsqu’il se trouve ici, la chambre me paraît plus grande. Beaucoup de sujets dont l’objet est source d’inconfort, s’atténuent tout d’un coup à ce moment. ))

A une autre occasion, elle écrivit : « Lorsque les nuages de mon cœur s’assombrissent, au point qu’il est presque possible de les couper au couteau, après avoir vu mon fils, ils s’affaiblissent considérablement)).

Voici le témoignage du secrétaire de la Rabbanit, Rav Dovber Younik, qui comptait parmi les habitués de la maison : « Les visites du Rabbi étaient pour la Rabbanit le moment le plus spécial de la journée. On peut dire qu’elle «vivait)) toute la journée à travers la rencontre avec son fils, le Rabbi. A l’approche de la visite, elle se préparait à sa venue, même matériellement : elle se revêtait une belle robe et s’asseyait en attendant son arrivée … Durant toutes les discussions, elle cherchait à lui apporter de la satisfaction. Par nature, elle s’intéressait beaucoup au sort des ‘Hassidim et de leurs familles, des activités publiques ‘Habad. Elle allait toujours glaner de telles informations auprès de ses connaissances ou de ses lectures, puis les mentionnait au Rabbi pour lui faire plaisir. »

Rav Bentsion Weiner raconte : « Ma mère était très impressionnée par les visites du Rabbi, elle complimenta son comportement devant la Rabbanit :  » Il est tellement occupé, il trouve le temps de venir et de repartir… Un tel fils qui rend visite chaque jour sans exception… !  » La Rabbanit réagit « Effectivement, il accomplit l’injonction « honore ton père et mère » avec beaucoup d’embellissement, au­ delà de ce qui est imaginable ! ».

Avec le Rabbi et la Rabbanit

Nombreux furent les ‘Hassidim et les élèves de la Yechiva qui avaient l’habitude de rendre visite à la Rabbanit ‘Hanna chez elle. La Rabbanit, de son côté, avait exprimé le plaisir que cela lui procurait ; de leur côté ceux qui étaient présents chérissaient particulièrement le mérite de rester un moment auprès de cette dame si distinguée et intelligente. C’est ainsi qu’il leur arriva de rencontrer le Rabbi au moment de sa visite quotidienne. Parfois, c’est le Rabbi qui apparaissait au moment de leur visite et d’autres fois, c’était l’inverse.

Rav Chalom Dovber Fouterfass raconte : « Très souvent, je rendais visite à la Rabbanit et nombre de fois, le Rabbi apparut au moment où je m’y trouvais. A l’une de ces occasions, lorsque j’entendis le Rabbi approcher, je me dépêchai de me cacher à la cuisine. Tout à coup, le Rabbi demanda à sa mère: « Où est-il ?» La Rabbanit dit: « Fouterfass? » Le Rabbi dit : « Je dois lui passer le bonjour de la part de son père! » En sortant de la cuisine, le Rabbi me transmit de la part de Rav Holland, qui était venu le voir à son retour de Russie, le bonjour de mon père que je n’avais pas vu depuis des années et dont j’avais très peu de nouvelles à cause du Rideau de fer qui nous séparait des Juifs d’URSS.»

Rav Yehouda Leib Raskin, l’émissaire du Rabbi au Maroc rapporta : « Durant ma jeunesse, je m’efforçais de rendre visite à la Rabbanit ‘Hanna pratiquement chaque jour. Une fois, en arrivant, j’aperçus le Rabbi lors de sa visite quotidienne. Bien entendu, je quittai les lieux immédiatement. »
Rav ‘Hitrik raconte : « Conscient de réaliser le souhait du Rabbi, j’avais l’habitude de rendre visite à la Rabbanit ‘Hanna ; en effet, elle avait besoin de compagnie, vu les nombreuses heures qu’elle passait dans la solitude. Elle aimait parler en Russe, elle le parlait bien et voulait parler avec moi. Je passais toujours une demi-heure, voire une heure avec elle.

Le Rabbi m’ouvrit plusieurs fois la porte. Je tentais de savoir à quel moment le Rabbi repartait car tant que le Rabbi était là, elle n’avait besoin d’aucune visite. Lorsque le Rabbi ouvrait la porte, il avait coutume de dire : « Merci de venir passer du temps avec ma mère»
Nous avons un invité

Rav Zalman Chmoulker rapporte une ‘visite’ semblable mais ‘prévue d’avance’ : « Ma mère connaissait la Rabbanit ‘Hanna du camp de réfugiés Pouking en Allemagne où elle lui apporta son aide autant que possible. En 5713 (1953), elle arriva elle aussi à New York ; la Rabbanit l’invita chez elle un soir. Lorsque ma mère en parla à son amie, cette dernière réagit:« C’est impossible, c’est le moment où le Rabbi lui rend visite ; elle ne fixe aucune rencontre à ce moment-là » Ma mère pensa alors s’être trompée, appela la Rabbanit en s’excusant : j’ai cru comprendre que vous m’aviez fixé un rendez-vous à tel et tel moment. Il s’agit peut-être d’une erreur. Mais la Rabbanit lui répondit: « Non, non, il ne s’agit pas d’une erreur, je souhaite vous voir à ce moment-là!» C’est ainsi que ma mère se présenta au rendez-vous à l’heure dite.

Au milieu de la conversation, le Rabbi entra. Ma mère ne savait que faire ; la Rabbanit lui dit : « Reste-ici », se tourna vers le Rabbi en lui présentant ma mère : « Voici la Rabbanit dont je t’ai parlée. » C’est alors que ma mère comprit la raison pour laquelle la Rabbanit avait fixé la rencontre à ce moment précis : elle avait tenu à la présenter à son fils pour qu’il puisse lui aussi la remercier pour son aide.

Mme Sarah Raskin raconte une histoire semblable : « Cela se passa au cours d’une visite de mon mari Rav Mena’hem Mendel à New York. Avant d’être reçu en audience privée avec le Rabbi, il fut invité à rendre visite à la Rabbanit ‘Hanna. Mon mari répondit à l’invitation. Ils s’assirent et se remémorèrent ensemble des souvenirs de Alma Ata où ils avaient habité. Soudain la porte s’ouvrit, le Rabbi entra. Mon mari pâlit et se mit à reculer jusqu’à la cuisine. La Rabbanit remarqua sa ‘détresse’, sourit puis dit au Rabbi : « Nous avons un invité important, Rav Mendel Raskin. Aux heures les plus difficiles passées à Alma Ata, il se souciait de nous procurer les deux pains pour le Motsi du Chabat … Le Rabbi sourit à mon mari et lui adressa une pluie de bénédictions … ».

Je sors tout de suite

Rav Yehochafat Alpert, un éducateur d’lsrael, qui fut invité plusieurs fois chez la Rabbanit ‘Hanna et qui fut chargé d’exécuter plusieurs missions en sa faveur, rapporte son témoignage d’une rencontre personnelle avec la Rabbanit : à la fin de sa visite, la Rabbanit disait : « Dans peu de temps, le Rabbi viendra me rendre visite, je vous le dis au cas où vous ne vous sentirez pas à l’aise lorsqu’il sera là. » Je lui dis que je préférais effectivement sortir avant que le Rabbi ne vienne et je quittai la maison. Rav Yehochafat ajoute : « Lorsque j’entrai par la suite en audience privée chez le Rabbi, il me dit ‘bravo’. Je le regardai avec étonnement, ne comprenant pas à quoi il faisait allusion ; le Rabbi qui avait compris me dit : « Pour la visite chez ma mère. »

Voici l’histoire d’un élève de la Yechiva, un habitué de la maison de la Rabbanit, qui alla habiter en dehors des Etats Unis après son mariage et de ce fait n’avait pas rencontré la Rabbanit pendant une longue période. Lorsqu’il arriva avec sa femme et son fils âgé d’un an à New York, ils se rendirent chez la Rabbanit. Soudain, le Rabbi entra dans la maison de sa mère. Les invités, surpris, se levèrent ; mais le Rabbi leur dit de rester assis et ajouta : «Je n’ai pas l’intention de déranger, je sors tout de suite. » Entre temps, un ballon que l’enfant avait reçu de la dame de compagnie de la Rabbanit roula à terre. Avant que quelqu’un n’ait eu le temps de réagir, le Rabbi se baissa, ramassa le ballon et le tendit à l’enfant … A nouveau, le ballon roula, mais cette fois roula jusqu’à une fenêtre éloignée. Le Rabbi se baissa une seconde fois et apporta le ballon à l’enfant.

Une rencontre dans la rue

Rav Acher Tsailngold, encore élève à la Yechiva du 770 dans les années soixante, témoigne d’une visite exceptionnelle : « Ce jour-là, le Rabbi alla au Ohel. A son retour, il pria Min’ha au 770 et s’en retourna chez lui. Nous savions que le Rabbi s’arrêterait en chemin pour aller rendre visite à sa mère, comme à son habitude. Alors que la voiture du Rabbi roulait vers President Street, plusieurs élèves de la Yechiva avancèrent à pas rapides à l’angle de President Street et de Kingston Avenue pour assister à la rencontre particulière. En nous approchant, nous avions remarqué que la Rabbanit ‘Hanna était assise dehors sur un banc en train de bavarder avec un groupe d’enfants. La voiture s’arrêta à proximité de la Rabbanit, le Rabbi sortit et s’approcha de sa mère. Il ne nous était pas possible d’entendre correctement leur discussion, mais toujours est-il qu’à travers le regard de la Rabbanit, nous avions compris qu’elle disait une phrase dans le sens : «Je veux que tu rentres chez toi ». Le Rabbi avait l’air un peu surpris et réagit avec étonnement « Pourquoi voudrais-tu que je rentre chez moi ? » (Je ne sais évidemment pas si ce sont les mots exacts). La Rabbanit répondit : « Je sais que tu n’as pas encore mangé; tu étais au Ohel aujourd’hui … ». Le Rabbi questionna : « Comment sais-tu que j’étais au Ohel ? ». La Rabbanit pointa du doigt la voiture en disant:« Krinski est là, n’est-ce pas ? » La Rabbanit l’avait déduit du fait que le Rabbi était arrivé en voiture, alors que d’ordinaire il venait à pied. Elle saisit par sa finesse d’esprit que le Rabbi s’était rendu au Ohel ce jour-là. Le Rav Tsailngold conclut sa description : « Lorsque le dialogue entre le Rabbi et la Rabbanit prit fin, ils se tinrent debout et sourirent longtemps, … ensuite le Rabbi regagna sa voiture et s’en alla chez lui »… Qui fait Farbrenguen?

La Rabbanit avait l’habitude de sortir tous les jours et de se mettre debout à l’angle de Kingston et President, tout en observant les passants et en discutant avec des amis et des connaissances. Le Chabat 14 Kislev 5714 marque la date anniversaire des vingt-cinq ans de mariage du Rabbi et de la Rabbanit. Ce n’était pas le Chabat qui bénit le mois, on ne s’attendait pas à ce que le Rabbi fasse un Farbrenguen (réunion ‘Hassidique). Cependant, en l’honneur de ce grand événement, les ‘Hassidim en organisèrent un de leur propre initiative. A la plus grande surprise de tous, le Rabbi entra et s’assit. Lors de ce Farbrenguen, beaucoup d’expressions rares et particulières en relation avec le mariage furent évoquées. A midi, ce même Chabat, la Rabbanit sortit comme à son habitude et se mit au coin de la rue. Lorsque Rav Shaya Sharf passa par-là, elle voulut savoir ce qui se passait au 770 ; et lui – ayant quitté le 770 avant l’arrivée du Rabbi – lui répondit que les ‘Hassidim s’étaient réunis avec Rav Benstsion Chemtov en l’honneur du 14 Kislev. Plus tard, le Rabbi vint rendre visite à sa mère. Elle lui dit qu’elle avait entendu que Rav Bentsion Chemtov avait fait Farbrenguen au 770. Le Rabbi sourit et dit « J’ai fait Farbrenguen, mais le mérite revient à Rav Bentsion.»

Lorsque la Rabbanit raconta cela à un des ‘Hassidim qui lui rendait visite, elle lui révéla la raison de la présence du Rabbi lors de ce Farbrenguen: c’était son souhait.

La force d’être vertueux

Rav Yaakov Dov Katz raconte : « Mon premier voyage chez le Rabbi se déroula en Tichri 5724 (1964). Le Chabat précédant Roch Hachana, le Rabbi fit Farbrenguen. A la fin de celui-ci, j’accompagnai le ‘Hassid Rav Avraham Drayzin (Mayor) chez lui. En passant à côté de la maison de la mère du Rabbi, la Rabbanit ‘Hanna, Rav Avraham me suggéra d’entrer chez elle et de lui souhaiter« Gut Shabess ». La Rabbanlt me conna salt depuis le camp des réfugiés Pouking en Allemagne, car nous y habitions dans le même immeuble.

On entra chez la Rabbanit, nous lui souhaitâmes « Gut Shabess ». Elle nous dit que son fils était là et le prévint de notre arrivée. Il fut décidé que le mardi suivant nous aurions une audience privée avec le Rabbi. Lorsque Rav Avraham raconta à la Rabbanit le Farbrenguen du Rabbi, elle s’exprima en Yiddish : « Que Dieu lui donne la force, il travaille tellement dur… ! ».

Précaution extraordinaire

Nous allons conclure par un fait exceptionnel chargé d’enseignement relatant les marques d’honneurs particulières que le Rabbi témoignait à sa mère. Rav Chmouel Lipsker raconte : « En 5724 (1964), lors des Farbrenguen de Sim’hat Torah, le Rabbi parla de la tendance qu’ont certaines personnes de croiser les mains derrière le dos et il fit remarquer que, d’après la Kabala, il faut éviter de se tenir dans une telle position. Un des jours suivants le Farbrenguen, alors que le Rabbi s’approchait de la maison de sa mère, il constata que celle-ci marchait les bras croisés derrière le dos … En voyant cela, il l’imita aussitôt tout en marchant vers elle… Il l’avait fait, bien-entendu, pour qu’elle ne soit pas vexée, à D.ieu ne plaise, lorsqu’elle entendrait que sa « conduite » n’était pas conforme à la remarque que le Rabbi avait faite lors du Farbrenguen.

Un mot de la Rabbanit Hanna : « Les paroles qui sortent du cœur, entrent dans le cœur »

Un mot de la Rabbanit Hanna : « Les paroles qui sortent du cœur, entrent dans le cœur »

דברים היוצאים מן הלב נכנסים אל הלב״. »
« Les paroles qui sortent du cœur entrent dans le cœur ».

Dans une réunion des Nechei Oubnot Habad, la Rabbanit Hanna s’exprima ainsi :  « Le chef du peuple juif s’appelle le Lev. Le cœur du peuple juif. Quand nous parlons aux autres avec les mots que nous entendons du Rabbi, notre cœur, alors ces mots réveilleront le cœur et l’esprit des autres juifs et les rapprocheront du Judaïsme ».

VIDEO. La Rabbanit Hanna Schneerson Mère du Rabbi

VIDEO. La Rabbanit Hanna Schneerson Mère du Rabbi

La Rabbanit ‘Hanna naquit le 28 Tévet 5640-1880, à Nikolayev. Son père, Rabbi Meïr Chlomo Yanowsky était le Rav de la ville. Sa mère était la Rabbanit Ra’hel. C’est le 13 Sivan 5660-1900 qu’elle épousa Rabbi Lévi Its’hak Schneerson. Le 11 Nissan 5662-1902, naquit leur fils aîné, le Rabbi. Elle quitta ce monde, le Chabbat Chouva, 6 Tichri 5725-1964

 

En 5669-1909, Rabbi Lévi Its’hak devint le Rav de Yékatrinoslav, actuellement Dniépropétrowsk. Il assuma cette fonction pendant trente ans et la Rabbanit ‘Hanna lui apporta, pendant toute cette période, l’aide dont il avait besoin dans ses fonctions rabbiniques. Outre sa profonde érudition dans tous les domaines de la Torah, la Rabbanit maîtrisait parfaitement le russe, avait une grande intelligence et un contact agréable. Ainsi, elle joua un rôle décisif dans la place prépondérante qu’occupa le Rav, par son autorité et son influence.

En 5699-1939, Rabbi Lévi Its’hak fut emprisonné pour son intense activité, tendant à préserver le Judaïsme. Il fut condamné à l’exil, à Tchiaily, un village qui se trouve au fin fond du Kazakhstan. Dès que la Rabbanit sut où se trouvait son mari, elle fit don d’elle-même et partit le rejoindre, malgré les difficultés et le danger qui en résultaient. Lorsqu’elle arriva à Tchiaily, elle parvint à réduire considérablement les souffrances du Rav, Elle assuma également une importante responsabilité d’ordre spirituelle, en fabriquant de l’encre de ses propres mains et en se procurant du papier, pour permettre à son mari de rédiger ses merveilleux commentaires de la Torah, qui furent édités par son fils, une trentaine d’années plus tard.

Ceux qui l’ont connue savent que la Rabbanit avait de rares qualités, que ne possèdent que peu de personnes, dans chaque génération. Elle endura de nombreuses années de souffrance et d’angoisse, d’abord lorsque son mari fut emprisonné, puis exilé et également quand, devenue veuve, elle resta seule, isolée parmi une population hostile, au milieu d’hommes capables de toutes les cruautés envers ceux dont le nom de famille était Schneerson. Même en une telle période, elle sut garder son calme, n’afficha jamais un visage triste ou des yeux amers. Elle sut cacher sa douleur en son coeur et ne lui donna aucune expression extérieure.

En 5707-1947, ses épreuves parvinrent à leur terme et elle put enfin quitter la Russie, de manière clandestine. Elle arriva alors à Paris et c’est là qu’elle rencontra son fils aîné, le Rabbi, qu’elle n’avait pas vu depuis une vingtaine d’années. De Paris, ils partirent ensemble pour New York. Là, commença pour la Rabbanit une période, nouvelle, emplie d’un scintillant bonheur, lorsque son fils prit la tête des ‘Hassidim, en 5710-1950.

Le Rabbi lui témoigna toujours un profond respect. Il lui rendait visite chaque jour, le Chabbat comme dans la semaine. Le 6 Tichri 5746-1985, le Rabbi dit:
« Malgré les difficultés et les nombreux tracas de la vie quotidienne, elle avait pris une responsabilité de plus, celle de diffuser l’enseignement de son mari, afin que de nombreux Juifs puissent avoir accès à ses explications de la partie profonde de la Torah, basées sur la ‘Hassidout ‘Habad. Elle le fit pour hâter la délivrance véritable et complète, par notre juste Machia’h, qui dépend de la diffusion de la ‘Hassidout à l’extérieur. »

C’est à Brooklyn que la Rabbanit vécut ses dix sept dernières années. Elle quitta ce monde, le Chabbat Chouva, 6 Tichri 5725-1964. Les écoles Beth Hanna perpétuent, dans le monde entier, le nom de la Rabbanit, qui est enterrée à New York.

 

 

 

28 Tevet : Biographie de la Rabbanit Hanna, la mère du Rabbi

28 Tevet : Biographie de la Rabbanit Hanna, la mère du Rabbi

 

La Rabbanit ‘Hanna naquit le 28 Tévet 5640-1880, à Nikolayev. Son père, Rabbi Meïr Chlomo Yanowsky était le Rav de la ville. Sa mère était la Rabbanit Ra’hel. C’est le 13 Sivan 5660-1900 qu’elle épousa Rabbi Lévi Its’hak Schneerson. Le 11 Nissan 5662-1902, naquit leur fils aîné, le Rabbi.

En 5669-1909, Rabbi Lévi Its’hak devint le Rav de Yékatrinoslav, actuellement Dniépropétrowsk. Il assuma cette fonction pendant trente ans et la Rabbanit ‘Hanna lui apporta, pendant toute cette période, l’aide dont il avait besoin dans ses fonctions rabbiniques. Outre sa profonde érudition dans tous les domaines de la Torah, la Rabbanit maîtrisait parfaitement le russe, avait une grande intelligence et un contact agréable. Ainsi, elle joua un rôle décisif dans la place prépondérante qu’occupa le Rav, par son autorité et son influence.

En 5699-1939, Rabbi Lévi Its’hak fut emprisonné pour son intense activité, tendant à préserver le Judaïsme. Il fut condamné à l’exil, à Tchiaily, un village qui se trouve au fin fond du Kazakhstan. Dès que la Rabbanit sut où se trouvait son mari, elle fit don d’elle-même et partit le rejoindre, malgré les difficultés et le danger qui en résultaient. Lorsqu’elle arriva à Tchiaily, elle parvint à réduire considérablement les souffrances du Rav, Elle assuma également une importante responsabilité d’ordre spirituelle, en fabriquant de l’encre de ses propres mains et en se procurant du papier, pour permettre à son mari de rédiger ses merveilleux commentaires de la Torah, qui furent édités par son fils, une trentaine d’années plus tard.

Ceux qui l’ont connue savent que la Rabbanit avait de rares qualités, que ne possèdent que peu de personnes, dans chaque génération. Elle endura de nombreuses années de souffrance et d’angoisse, d’abord lorsque son mari fut emprisonné, puis exilé et également quand, devenue veuve, elle resta seule, isolée parmi une population hostile, au milieu d’hommes capables de toutes les cruautés envers ceux dont le nom de famille était Schneerson. Même en une telle période, elle sut garder son calme, n’afficha jamais un visage triste ou des yeux amers. Elle sut cacher sa douleur en son coeur et ne lui donna aucune expression extérieure.

En 5707-1947, ses épreuves parvinrent à leur terme et elle put enfin quitter la Russie, de manière clandestine. Elle arriva alors à Paris et c’est là qu’elle rencontra son fils aîné, le Rabbi, qu’elle n’avait pas vu depuis une vingtaine d’années. De Paris, ils partirent ensemble pour New York. Là, commença pour la Rabbanit une période, nouvelle, emplie d’un scintillant bonheur, lorsque son fils prit la tête des ‘Hassidim, en 5710-1950.

Le Rabbi lui témoigna toujours un profond respect. Il lui rendait visite chaque jour, le Chabbat comme dans la semaine. Le 6 Tichri 5746-1985, le Rabbi dit:
« Malgré les difficultés et les nombreux tracas de la vie quotidienne, elle avait pris une responsabilité de plus, celle de diffuser l’enseignement de son mari, afin que de nombreux Juifs puissent avoir accès à ses explications de la partie profonde de la Torah, basées sur la ‘Hassidout ‘Habad. Elle le fit pour hâter la délivrance véritable et complète, par notre juste Machia’h, qui dépend de la diffusion de la ‘Hassidout à l’extérieur. »

C’est à Brooklyn que la Rabbanit vécut ses dix sept dernières années. Elle quitta ce monde, le Chabbat Chouva, 6 Tichri 5725-1964. Les écoles Beth Hanna perpétuent, dans le monde entier, le nom de la Rabbanit, qui est enterrée à New York.

Trois soldats Habad de la brigade Hashmonaïm menacés de renvoi de leur unité à cause du Mikvé

Trois soldats Habad de la brigade Hashmonaïm menacés de renvoi de leur unité à cause du Mikvé

Trois soldats Habad de la brigade Hashmonaïm risquent l’exclusion pour avoir persisté dans leur pratique quotidienne du mikvé. Cette affaire met en lumière les défis d’intégration des soldats orthodoxes dans Tsahal, où la conciliation entre obligations militaires et observance religieuse reste délicate. Le général David Zini, fondateur de cette unité spéciale, s’oppose à ces immersions matinales pour des raisons de sécurité, malgré la vocation initiale de la brigade d’accommoder le mode de vie haredi.

La brigade Hashmonaïm, créée récemment sous la direction du général David Zini, représente une initiative majeure d’intégration des soldats ultra-orthodoxes dans l’armée israélienne. Cette unité spéciale promettait initialement de concilier service militaire et respect des pratiques religieuses, un équilibre aujourd’hui mis à l’épreuve.

L’incident
Trois soldats hassidiques Habad se trouvent au cœur d’une controverse pour avoir maintenu leur pratique quotidienne du mikvé. Utilisant une source naturelle proche de la base militaire, ils bénéficiaient d’un arrangement informel avec leurs commandants directs, incluant un transport militaire chaque matin.

Points de friction
Le général Zini, figure centrale du conflit, s’oppose fermement à cette pratique, citant des préoccupations sécuritaires. Cette position tranche avec la mission affichée de la brigade d’accommoder le mode de vie haredi. Le refus de construire un mikvé sur la base souligne cette contradiction.

Implications plus larges
Cette situation révèle plusieurs tensions fondamentales :
– L’équilibre délicat entre exigences militaires et pratiques religieuses
– La différence d’approche entre commandement supérieur et officiers de terrain
– Les limites pratiques de l’intégration des haredim dans l’armée

Solutions proposées
Face à cette impasse, une alternative émerge : le transfert des soldats vers des postes non-combattants permettant la pratique du mikvé. Cette solution, bien que compromettant leur rôle militaire initial, pourrait préserver à la fois leur service et leurs obligations religieuses.

Perspectives
Cette affaire dépasse le cadre d’un simple conflit administratif. Elle questionne la capacité de Tsahal à créer une véritable inclusion des soldats ultra-orthodoxes tout en maintenant ses standards opérationnels. L’absence de réponse officielle du porte-parole de Tsahal laisse la situation en suspens, illustrant la complexité de ces enjeux d’intégration.

La résolution de ce conflit pourrait établir un précédent important pour l’avenir de l’intégration des haredim dans l’armée israélienne, au moment même où cette question devient cruciale pour la cohésion sociale du pays.

Les différentes étapes de l’Ha’hnassat ‘Heder (3-5 ans)

Les différentes étapes de l’Ha’hnassat ‘Heder (3-5 ans)

L’Ha’hnassat ‘Heder – Ses fondements et sa manière d’être observé se cache une intention divine élevée. Une compilation complète sur tous les aspects de l‘Ha’hnassat ‘Heder, ses raisons et son intériorité.

 

‘La coutume de l’Ha’hnassat Heder  a une signification tres profonde – « la coutume de l’Ha’hnassat Heder nous a été transmise par les grands Rishonim comme écrit dans le Kol Bo, et tout est avec une intention spéciale cachée aux yeux de la multitude, et en elle une intention divine que nos grands et nos maîtres connaissaient pour amener l’enfant par une force cachée et une force révélée vers l’intention véritable… Et par l’étude selon la manière qui nous a été transmise par nos saints maîtres, que leur mémoire soit bénie, et par l’étude des lettres et des mots dans leur sainteté, il reste en lui la lumière de la sainteté et on peut espérer qu’il marchera dans la voie de la Torah et des commandements… » (Lettres du Rabbi Rashab, vol. 2, p. 482)

Il brille dans le « Palais du Mérite »

Quand on amène un enfant au Heder, il brille dans le « Palais du Mérite ». (Et voir là-bas, qu’il a agi sur les hassidim qui conduisaient les enfants avec une grande joie, comme portant des ustensiles d’or »). (Sefer HaSi’hot 5704, p. 74)

  1. La coutume est de commencer à étudier avec l’enfant à l’âge de trois ans, et en général cela dépend du développement physique de l’enfant et de ses capacités (et il ne faut pas insister pour ne pas étudier avant 3 ans, et tout au plus il faut distinguer entre l’étude écrite et l’étude orale).
  2. Le jour où l’on amène pour la première fois l’enfant au Heder, ce jour est précieux devant l’Éternel comme le jour où Israël se tenait au Mont Sinaï et les parents donneront louange et reconnaissance à l’Éternel qui leur a donné le mérite d’amener leur fils sous les ailes de la Présence Divine.
  3. Le jour où l’on conduit l’enfant au Heder, le père se lève tôt avec son fils le matin, on le lave et le nettoie bien et on l’habille de vêtements propres et importants.
  4. Le jour de l’entrée au Heder il faut veiller à ce que l’enfant ne regarde aucune chose impure, et aussi qu’il ne voie pas de non-juif. Donc il est souhaitable que l’enfant reste confiné chez lui durant toute cette journée sauf quand il est nécessaire de le faire sortir, et de même il est souhaitable qu’on veille à ce qu’il ne regarde pas par la fenêtre.
  5. On conduit l’enfant au Heder entièrement couvert d’un talith.
  6. Ce jour-là il faut veiller à ce qu’une femme niddah ne touche pas l’enfant, et certains écrivent qu’elle ne doit pas non plus trop regarder l’enfant.
  7. On cuit un gâteau pétri avec du miel et on écrit dessus les versets « L’Éternel D.ieu etc. » (voir le texte ci-dessous)
  8. On prend un œuf dur pelé et on écrit dessus les versets « Et Il me dit etc. » (voir le texte ci-dessous)
  9. Il faut veiller à peler l’œuf pendant le jour, car il est interdit de manger un œuf qui a passé la nuit.
  10. On amène l’enfant au Heder et on le place dans le giron du melamed.
  11. Il faut étudier avec l’enfant selon l’ordre indiqué au début du livre.
  12. Il est bon que les lettres de l’Alef Beth soient écrites sur une tablette de bois ou de parchemin.
  13. Le melamed prononce chaque lettre et l’enfant répète après lui.
  14. On lui enseigne aussi les points (nekoudot) ce jour-là.
  15. On enduit les lettres de miel, l’enfant les lèche après avoir dit la bénédiction « shehakol ».
  16. La coutume est d’apprendre la forme des lettres depuis la page de garde du Tanya.
  17. On étudie avec lui le premier verset du Lévitique.
  18. Les noms sacrés dans les versets sont écrits en initiales (ex: ‘ה).
  19. Les lettres sont dessinées par gravure.
  20. Pour l’œuf, pas de bénédiction car déjà dite sur le miel.
  21. L’œuf et le gâteau sont pour bon signe et ouvrent le cœur de l’enfant.
  22. On jette des bonbons pendant l’étude en disant que c’est l’ange Michael.
  23. Si l’enfant refuse de participer, lui parler doucement sans le gronder ni le frapper.
  24. Pour des jumeaux, préparer un gâteau etc. pour chacun.
  25. Donner de l’argent aux enfants pour la tsedaka.
  26. Offrir beaucoup de cadeaux et sucreries à l’enfant.
  27. Distribuer des friandises aux enfants après l’étude.
  28. Certains disent la bénédiction : « Comme il est entré dans l’alliance pour la Torah, qu’il entre sous la houpa et accomplisse de bonnes actions. »
  29. Suivre tout cet ordre est propice à la réussite de l’enfant dans la Torah et la crainte du Ciel.
  30. On fait un festin et une célébration (repas de mitsva) le jour de l’entrée au Heder.

 

 

1 – L’enfant lit toutes les lettres et les nekoudot sur la page du Alef Beth
Puis on recouvre les lettres de miel et on lui fait réciter la bénédiction « Chehakol », puis l’enfant lèche le miel sur les lettres.


2
Etude du Hitat et Rambam

Houmach : On fait répéter le premier verset du Lévitique.

וַיִּקְרָא אֶל־מֹשֶׁה וַיְדַבֵּר יְהוָה אֵלָיו מֵאֹהֶל מוֹעֵד לֵאמֹר

Tehilim : On fait répéter le premier verset du Tehilim 6.

לַמְנַצֵּחַ בִּנְגִינוֹת עַל הַשְּׁמִינִית מִזְמוֹר לְדָוִד

Tanya : On fait répéter le début du premier chapitre du Tanya.

תַּנְיָא [בְּסוֹף פֶּרֶק ג’ דְּנִדָּה]: מַשְׁבִּיעִים אוֹתוֹ, תְּהִי צַדִּיק, וְאַל תְּהִי רָשָׁע

Rambam : On fait répéter la Mitsva du jour.

 


3
On apporte un grand gâteau avec le texte suivant que l’on fait répéter à l’enfant 

יְהֹוָה אֱלֹהִים נָתַן לִי לְשׁוֹן לִמּוּדִים לָדַעַת לָעוּת אֶת־יָעֵף דָּבָר יָעִיר בַּבֹּקֶר בַּבֹּקֶר יָעִיר לִי אֹזֶן לִשְׁמֹעַ כַּלִּמּוּדִים יְהֹוָה אֱלֹהִים פָּתַח־לִי אֹזֶן וְאָנֹכִי לֹא מָרִיתִי אָחוֹר לֹא נְסוּגֹתִי
(ישעיה נ’, ד’ ה’)

« L’Éternel Dieu m’a donné une langue d’enseignement, pour savoir soutenir celui qui est las par la parole. Il éveille, matin après matin, Il éveille mon oreille pour entendre comme les disciples. L’Éternel Dieu m’a ouvert l’oreille, et je n’ai point résisté, je ne me suis point retiré en arrière. »

On fait également répéter ces deux versets qui ne sont pas écrits sur gâteau

זֵכֶר עָשָׂה לְנִפְלְאֹתָיו חַנּוּן וְרַחוּם ה’.
תּוֹרָה צִוָּה לָנוּ מֹשֶׁה מוֹרָשָׁה קְהִלַּת יַעֲקֹב.

Puis on passe une cuillère sur les lettres et on coupe une morceau de gâteau que l’on fait manger à l’enfant après lui avoir fait réciter la bénédiction « Boré Minei Mezonot »


4
On apporte ensuite un oeuf dur avec le texte suivant que l’on fait répéter à l’enfant, puis l’enfant mange l’oeuf

וַיֹּאמֶר אֵלַי בֶּן־אָדָם בִּטְנְךָ תַאֲכֵל וּמֵעֶיךָ תְמַלֵּא אֵת הַמְּגִלָּה הַזֹּאת אֲשֶׁר אֲנִי נֹתֵן אֵלֶיךָ וָאֹכְלָה וַתְּהִי בְּפִי כִּדְבַשׁ לְמָתוֹק׃
(יחזקאל ג’, ג’)

« Et Il me dit : ‘Fils de l’homme, ton ventre mangera et tu rempliras tes entrailles de ce rouleau que je te donne.’ Je le mangeai, et il fut dans ma bouche comme du miel par sa douceur. »

 

Le président israélien Isaac Herzog et son épouse visitent le Ohel du Rabbi

Le président israélien Isaac Herzog et son épouse visitent le Ohel du Rabbi

 

Le président israélien Isaac Herzog, accompagné de son épouse Michal, s’est rendu tôt dimanche matin à l’Ohel du Rabbi à Queens, New York. Le Rabbi Mendy Kotlarsky les a accueillis au nom du siège de Habad.

 

L’Ohel, désormais considéré comme le site juif le plus saint et le plus visité d’Amérique du Nord, continue d’attirer des personnalités de premier plan.

Herzog, qui a eu le mérite de rencontrer le Rabbi, sera aux États-Unis pour s’adresser aux Nations Unies lors de la Journée internationale de commémoration de l’Holocauste le lundi 27 janvier.

Il s’inscrit dans la lignée d’autres chefs d’État ayant récemment visité l’Ohel, notamment le président Donald Trump, le président argentin Javier Milei et le Premier ministre albanais Edi Rama.

La visite d’Herzog avant son discours à l’ONU est particulièrement symbolique. Il avait rencontré le Rabbi à l’âge de 16 ans au 770 Eastern Parkway en 1977, aux côtés de son père, Haim Herzog, alors ambassadeur d’Israël à l’ONU. Le Rabbi leur avait témoigné un grand respect et avait exhorté Haim Herzog à déclarer à l’ONU que la ville sainte de Hébron et l’ensemble de la Terre d’Israël appartiennent à la nation juive selon la Torah.

Cette rencontre a profondément marqué Isaac Herzog, qui est devenu par la suite chef du Parti travailliste israélien et président de l’Agence juive pour Israël avant d’être élu 11e président de l’État d’Israël. Dans ces fonctions, il a maintenu des liens étroits avec de nombreux responsables Habad lors de ses visites des communautés juives à travers le monde. Il a souvent salué le travail de Habad et participé à la convention internationale Kinus Hashluchim à New York, tout en se rendant régulièrement à l’Ohel pour prier.

 

 







700 jeunes professionnels se réunissent au Ohel : entre tradition et renouveau

700 jeunes professionnels se réunissent au Ohel : entre tradition et renouveau

Les Un événement marquant s’est déroulé ce dimanche 26 janvier 2025 à l’Ohel du Rabbi, où 700 jeunes professionnels juifs se sont rassemblés lors de la clôture du weekend CYP Encounter. Cette rencontre, organisée par Chabad Young Professionals International, a mêlé spiritualité et engagement communautaire.

 

L’histoire de Valerya Gurevitch illustre la force d’attraction de l’événement. Récemment évacuée de Los Angeles à cause des feux de forêt, elle n’a pas renoncé à son projet de visiter l’Ohel. « La sainteté est si palpable », témoigne-t-elle, émue.

Le weekend a été ponctué de témoignages inspirants. Parmi eux, celui de Moshe Gindi et Eden Salmi, aujourd’hui fiancés après avoir prié séparément à l’Ohel pour trouver l’âme sœur. Le Dr Richard Levine a partagé comment sa visite lui a permis de surmonter une période difficile, tandis que Simona Trembitsky, native de Brooklyn, a souligné l’importance de ce lieu comme espace de ressourcement spirituel.

Les participants ont pris des engagements concrets : observance du Shabbat, respect de la cacheroute, mise quotidienne des Tefillin et volonté de construire des foyers juifs. Ces résolutions s’inscrivent dans la vision du Rabbi d’éclairer les cercles d’influence, comme l’a rappelé le Rav Mendy Kotlarsky, Directeur Exécutif de Merkos 302.

L’événement s’est conclu sur l’encouragement des Rabanim Beryl Frankel et Nissi Lepkivker à maintenir cette dynamique via des rencontres régionales CYP, renforçant ainsi le réseau mondial des jeunes professionnels juifs engagés.

 

Article d’opinion : Quelle est la position de la Torah sur l’accord des otages ?

Article d’opinion : Quelle est la position de la Torah sur l’accord des otages ?

Libération de 200 terroristes palestiniens en échange des quatre soldates israéliennes détenues à Gaza.

Alors que l’accord des otages patine et que le Hamas trompe Israël et viole l’accord quand des terroristes libérés « avec du sang sur les mains » jubilent et sont accueillis dans les bras, le Rav Dov Brod tente de clarifier l’aspect Torah-halakhique : en quoi cet accord diffère-t-il de l’accord Shalit et y a-t-il des aspects halakhiques qui permettent un tel accord ?

 

Proposition israélienne pour un accord avec le Hamas sur la libération des otages et l’établissement d’un cessez-le-feu, soumise le 27 mai 2024.

L’accord se divise en trois phases de 42 jours chacune :

Phase 1

  • Arrêt temporaire des combats
  • Retrait partiel des troupes israéliennes
  • Libération de 33 otages (femmes, enfants, personnes âgées) contre des prisonniers palestiniens
  • Retour des déplacés et entrée d’aide humanitaire (600 camions/jour)

Phase 2

  • Cessation définitive des hostilités
  • Libération des otages hommes restants
  • Retrait complet des forces israéliennes

Phase 3

  • Échange des dépouilles
  • Début de la reconstruction de Gaza (3-5 ans)
  • Ouverture des points de passage

Points clés :

  • Ratio d’échange : 30-50 prisonniers palestiniens pour 1 otage israélien
  • Garanties du Qatar, de l’Égypte et des États-Unis
  • Reconstruction supervisée par l’ONU, le Qatar et l’Égypte
  • Non-réarrestation des prisonniers libérés pour les mêmes charges

 

Quelle est la position de la Torah sur l’accord ?

Par le Rav Dov Brod

Quelques questions pour clarifier le sujet d’un point de vue halakhique, du point de vue de la Torah :

1. La question de l’accord déjà en cours n’est pas seulement une question de retour d’otages contre libération de meurtriers comme question indépendante, comme par exemple dans l’accord Gilad Shalit et d’autres accords, mais il s’agit ici d’une guerre totale contre un ennemi qui nous combat et cherche à nous vaincre, à nous conquérir et à nous affaiblir.
Maintenant en pleine guerre nous arrêterons les combats, nous reculerons, et nous donnerons à nos ennemis encouragement, motivation, temps d’organisation et de rafraîchissement, temps pour piéger des lieux, creuser des tunnels, etc etc. Chose qui renforcera beaucoup l’ennemi contre nous au milieu d’une guerre.

Est-il juste et permis d’effectuer un tel accord ?

2. L’accord en question laisse actuellement une partie des otages aux mains de l’ennemi cruel, et le danger de mort présent concret-actuel-immédiat dans lequel ils se trouvent déjà augmentera énormément de façon incommensurable à cause et suite à l’accord. Est-ce que même malgré le danger de mort que l’accord crée dans le présent contre les otages qui restent entre leurs mains, il est permis d’effectuer l’accord ?

3. L’arrêt de la guerre suite à l’accord permet à l’ennemi non seulement de s’encourager et de se renforcer dans le sentiment, mais aussi d’effectuer des actions pour la poursuite des combats contre nous, chose qui mettra en danger nos soldats qui les combattent. Est-ce que même malgré le danger de mort que cela crée contre les combattants il est permis d’effectuer l’accord ? (Il faut noter que depuis la première phase de l’accord déjà un soldat a été tué et d’autres blessés)

4. Un tel accord a été effectué il y a quelques années, et nous avons tous vu dans le dernier massacre à Simhat Torah les résultats = 1400 morts que D.ieu venge leur sang (sans compter les morts pendant la décennie entre-temps) et 200 otages.

Et selon cela y a-t-il quelqu’un qui dira qu’il était juste du point de vue de la Torah et de la halakha d’effectuer l’accord Shalit pour les mêmes raisons, où il s’agissait alors de sauver sa vie dans le présent face à un danger potentiel dans le futur, ‘certain et incertain’. Et pourtant alors à l’époque on ne savait pas quel danger en découlerait, que seraient tués que D.ieu nous en préserve 1400 juifs que D.ieu venge leur sang, et maintenant nous savons déjà par l’expérience quel en est le résultat.

Y a-t-il encore quelqu’un qui statuera rétrospectivement qu’il était juste d’effectuer l’accord Shalit ? Et par conséquent aussi l’accord actuel ?

C’est-à-dire, la probabilité qu’un tel accord nous amène le meurtre de nombreux juifs, est une probabilité presque totalement certaine et sans équivoque, étant donné que nous libérons des centaines de terroristes avec du sang sur les mains qui ont assassiné des masses de juifs que D.ieu nous en préserve que D.ieu venge leur sang, et ils disent ouvertement « j’ai mangé et je mangerai encore » ils prévoient de rentrer chez eux et de continuer les meurtres que D.ieu nous en préserve que D.ieu nous protège !

Malgré cela l’accord est-il permis ?

5. En effectuant cet accord, nous expliquons en fait à l’ennemi que les enlèvements de juifs leur sont très très profitables dans la guerre contre nous !

C’est vraiment comme une déclaration de notre gouvernement au Hamas « cela vous est profitable de nous enlever, car alors vous recevrez de nous plein de prix cadeaux et choses de valeur qui vous aideront contre nous ».

Nous les encourageons vraiment à travers cet accord à enlever des juifs. On peut dire presque un encouragement actif que D.ieu nous en préserve à enlever des juifs… que D.ieu nous protège.

Et tout cela après que les enlèvements précédents les ont effectivement encouragés ! Et ils ont effectivement enlevé encore !

Est-ce permis d’un point de vue halakhique ?

6. Durant les 6 dernières décennies nous avons vu deux types de conduite des gouvernements d’Israël face aux otages et prisonniers :

Une, comme l’accord Shalit où nous avons libéré des centaines de terroristes qui par la suite nous ont amené le terrible dernier massacre et il va sans dire nous a affaiblis de façon effrayante, et d’autre part a remonté le moral de tous nos ennemis autour pour nous provoquer et nous tuer.

Deuxième, dans l’opération Entebbe où nous avons planifié une opération militaire selon la voie naturelle, et le Saint béni soit-Il par de grands miracles a aidé que nous délivrions les otages et dissuadions tous nos ennemis pendant une longue période.

Aussi dans l’événement terroriste de l’enlèvement et du meurtre des enfants de Maalot, Tsahal a agi pour les délivrer et n’a pas cédé au chantage des terroristes, pour ne pas entrer en négociation avec des organisations terroristes, et ne pas céder à leur demande satanique, pour que la chose ne se répète pas.

Laquelle des deux voies est préférable selon la Torah sainte, du point de vue des questions de préservation de la vie aussi dans le présent que dans le futur ? Aussi du point de vue de la nécessité de sauver urgemment les otages, que du point de vue de la nécessité de dissuader nos ennemis qu’ils n’osent pas nous combattre et même pas s’occuper de nous pour des « affaires de paille et de foin » ?

Il est clair que selon les questions ci-dessus il n’y a aucune place pour cet accord le plus dangereux, et il est interdit et totalement opposé à la halakha et à la position de la Torah sainte !

L’auteur dans la douleur,

Rav Dov Brod, émissaire Habad dans le quartier HaOtsar, Hadera