EN IMAGES. Farbrenguen du 24 Tevet, Hilloulah du Admour Hazaken, au 770

EN IMAGES. Farbrenguen du 24 Tevet, Hilloulah du Admour Hazaken, au 770

Les quatre otages – Liri Albag, Naama Levy, Karina Ariev et Daniela Gilboa – ont été libérées après 477 jours en captivité

Les quatre otages – Liri Albag, Naama Levy, Karina Ariev et Daniela Gilboa – ont été libérées après 477 jours en captivité

Liri Albag a embrassé ses parents et leur a dit avec un large sourire « Liri numéro 1 » – puis a regardé directement la caméra : « Je vous aime, citoyens d’Israël ». Daniela a fait un compliment à sa mère, son père a ajouté : « Elle a parcouru le monde entier pour toi ». Le père et la mère de Naama lui ont promis « nous veillerons sur toi », Karina a demandé à sa mère « de ne pas pleurer ». Encore une fois, le Hamas a publié des images cyniques de la libération, les otages ont été filmées saluant en arabe : « Merci à ceux qui nous ont protégées des attaques »

 

Daniela a dit : « Maman, tu es une lionne ». Son père l’a serrée dans ses bras et a répondu : « Elle a tout fait, tout », et sa mère, Orly, a répondu : « Tu sais que je ferai tout pour toi ».

Liri a embrassé ses parents et a dit avec un large sourire : « Je vous aime, Liri Albag numéro 1 ». Shira, sa mère, lui a dit : « Nous le savons, tu es à la maison c’est fini. Combien j’ai attendu ça, héroïne ». Liri a regardé directement la caméra et a dit : « Je vous aime tous citoyens de l’État d’Israël, qui avez soutenu nos familles et les avez entourées et tous les soldats de Tsahal qui ont tout fait pour nous. Merci beaucoup je vous aime ».

Karina a demandé à sa mère « de ne pas pleurer ». « Tu es revenue ma douce, tu es revenue, la lessive t’attend. Tu es avec nous tu es avec nous tu es avec nous ! », lui a répondu sa mère. Ayelet, la mère de Naama, lui a dit : « Ma douce, tout va bien maintenant je veille sur toi », et son père a ajouté : « Je veillerai sur toi tout ira bien ».

Plus tard, d’autres images ont montré les otages arrivant à l’hôpital et retrouvant le reste de leurs familles. « Allez Liri ! », ont crié ses frères, qui ont éclaté en sanglots, ont couru vers elle et l’ont serrée dans leurs bras. Karina, Naama et Daniela ont embrassé leurs proches : « Regardez-vous ! ».

Le Premier ministre Benjamin Netanyahu s’est entretenu avec Shira et Eli Albag, les parents de Liri Albag libérée de captivité du Hamas. Son bureau a indiqué qu’il leur a dit : « C’est un moment très heureux que nous avons attendu longtemps ».

Maya Desiatnik, la seule observatrice ayant survécu dans le poste de commandement de Nahal Oz, d’où les quatre observatrices ont été enlevées, a partagé sur son compte Instagram les photos de ses amies retrouvant leurs parents. « Combien j’ai attendu de voir ces photos enfin se réaliser « , a-t-elle écrit.

Comme dans les libérations précédentes, le Hamas a publié des images cyniques de la mise en scène cruelle où les quatre observatrices ont été libérées, recevant des certificats et souriant à la caméra. « Bonjour, merci aux brigades Al-Qassam pour les bons soins, les vêtements, la nourriture, les boissons, aux personnes qui nous ont protégées des attaques. Et espérons que ce sera une bonne journée, la meilleure journée et que nous serons tous bien », ont dit les quatre en arabe. À la fin de la vidéo, elles disent toutes la date d’aujourd’hui – 25 janvier 2025.

Daniela, Liri, Naama et Karina sont arrivées à midi avec leurs parents en hélicoptère de l’armée de l’air au centre médical Rabin (Beilinson) à Petah Tikva, où elles ont retrouvé d’autres membres de leurs familles et reçu des soins médicaux. Liri est montée dans l’hélicoptère avec ses parents, où elle a été photographiée tenant une pancarte : « Je vous aime citoyens d’Israël, soldats de Tsahal et ma famille I’m back ».

Le Dr Hagar Mizrahi, chef de la division médicale du ministère de la Santé, a fait une déclaration depuis l’hôpital : « Nous rencontrons aujourd’hui Liri, Daniela, Naama et Karina après 477 jours en captivité. C’est une réalité inconcevable. Nous, le personnel médical, sommes prêts à traiter toute condition médicale qui se présentera. »

Le Dr Mizrahi a précisé qu’après leurs retrouvailles avec leurs familles, les otages ont commencé une évaluation médicale « effectuée de manière sensible et attentive ». Elle a souligné qu’il s’agit d’un « événement complexe émotionnellement et médicalement, pour les otages, leurs familles, les familles de tous les otages et tout le peuple d’Israël. Parallèlement à l’émotion et au sentiment que les otages font partie intégrante des familles, nous demandons de respecter leur vie privée et leur dignité. »

Les quatre femmes ont d’abord retrouvé leurs parents dans le centre d’accueil de Reim. Des sources militaires ont indiqué qu’après avoir franchi la frontière vers Israël, les quatre ont été examinées par des équipes médicales de l’armée encore dans la bande de Gaza, lors de leur transfert de la Croix-Rouge aux forces de Tsahal. Selon ces sources, leur état de santé est stable, sans résultats nécessitant une intervention médicale spéciale sur le terrain.

Le chef d’état-major Hertzi Halevi, le chef du Shin Bet Ronen Bar, le chef du Mossad Dadi Barnea et le chef du commandement des otages et disparus, le général (rés.) Nitzan Alon sont arrivés au centre de commandement pendant le retour des otages en Israël. « Aujourd’hui, nous avons ramené les soldates Daniela, Karina, Naama et Liri à leurs familles. Leur retour fait partie intégrante de notre victoire dans la guerre. Nous nous engageons à ramener tous les otages, civils et soldats », a déclaré le chef d’état-major.

 

 

Vendredi 24 janvier 2025 à 10h30 : Kovets Vaéra – Likouté Si’hot volume 36,  1ère Si’ha, par le Rav Levi Azimov

Vendredi 24 janvier 2025 à 10h30 : Kovets Vaéra – Likouté Si’hot volume 36, 1ère Si’ha, par le Rav Levi Azimov

En direct, chaque vendredi, étude du Likoutei Si’hot
avec le Rav Levi Azimov de 10h30 – 11h30
Tél.: +33159423068 – code: 33 41 593 (♯)

ET SUR RADIO HASSIDOUT
RADIO HASSIDOUT

La Plaie des Ulcères :
Une Manifestation Unique de la Puissance Divine
Likouté Si’hot volume 36, 1ère Si’ha

 

 

La plaie des ulcères (Che’hine) représente un moment charnière dans la série des dix plaies d’Égypte. Cette étude, basée sur le Likouté Si’hot (volume 36), analyse ses caractéristiques uniques et sa signification profonde.

Caractéristiques Distinctives

Une Action Directe
Contrairement aux autres plaies où l’action de Moïse ou d’Aaron était suivie d’effets immédiats, la plaie des ulcères impliquait un processus en deux temps :
– Moïse jette la suie qui se répand d’abord sur l’Égypte
– La suie cause ensuite les ulcères

Un Paradoxe Intentionnel
Cette plaie présente une dualité remarquable :
– Apparence naturelle : utilisation de suie de fournaise
– Réalité miraculeuse : la suie froide produit des inflammations

Impact sur les Magiciens
L’effet sur les magiciens fut sans précédent :
– Avant : simple reconnaissance du « doigt de D.ieu »
– Après les ulcères : incapacité totale à se tenir devant Moïse

Signification

Progression Divine
La séquence des plaies révèle une stratégie divine :
1. Plaies imitables par les magiciens
2. Plaies dépassant leurs capacités
3. Plaies sans action humaine visible

Message Universel
Cette plaie démontre que D.ieu peut :
– Maîtriser les forces naturelles
– Combiner nature et miracle simultanément
– Manifester Sa puissance de manière subtile et évidente

Conclusion

La plaie des ulcères illustre parfaitement la capacité divine à transcender la dichotomie entre naturel et miraculeux, établissant ainsi Sa souveraineté absolue sur la création.

 

Pionnier des émissaires, il a bâti un empire : Portrait du Rav Moché Herson, l’émissaire au New Jersey

Pionnier des émissaires, il a bâti un empire : Portrait du Rav Moché Herson, l’émissaire au New Jersey

La communauté hassidique Habad et les familles d’émissaires à travers le monde sont en deuil suite au décès de l’émissaire principal du Rabbi pour le New Jersey, Rav Moché Herson. Il y a cinq ans, dans le cadre du 70e anniversaire du 10 Chevat, un chapitre spécial avait été publié présentant Rav Moché Herson, un des premiers émissaires du Rabbi, qui établit en 1960 la première yeshiva à Newark puis développa des activités juives dans tout l’État.

C’est avec tristesse qu’arrive la nouvelle du décès de l’émissaire principal du Rabbi pour le New Jersey, Rav Moshe Herson, après une longue maladie. Son épouse, la Rabbanit Pearl, est décédée il y a environ un mois, le 25 Kislev 5784.

Rabbi Moshe Herson (né le 20 Tamouz 5694/1934) servait comme émissaire du Rabbi au New Jersey et dirigeait la Yeshiva Tomchei Tmimim de Morristown. Né à Rio de Janeiro, il partit étudier au 770 à 15 ans. Durant ses études, il aida à traduire la correspondance espagnole du Rabbi.

En 1957, le Rabbi l’envoya en mission au Venezuela et à Cuba avec Rabbi Benjamin Klein. Après son mariage en 1965, il fut nommé émissaire au New Jersey où il établit un réseau d’institutions incluant une yeshiva formant des rabbins, 50 synagogues et des dizaines de maisons Chabad.

En 1985, le Rabbi le nomma membre d’Agudas Hassidei Habad.

En 1986, il cofonda le Fonds de développement Machne Israel (MIDF).

Il laisse dans le deuil :
– Son frère Rav Itshak Yehoshua (Eisik) Herson, Brésil
– Sa sœur Rivka, épouse du Rabbi Tzvi Aryeh Began, São Paulo
– Son fils Rav Menahem Mendel Herson, émissaire à Basking Ridge, NJ
– Son fils Rav Asher Herson, émissaire au Nord-Ouest du NJ
– Son gendre Rav Shlomo Haïm Brafman, directeur de la Yeshiva Tiferes Bochurim Morristown

 

Rav Moché Herson était l’un des premiers pionniers émissaires du Rabbi, envoyé en 1960 comme mashpia dans la nouvelle yeshiva ouverte par le Rabbi à Newark (aux côtés de Rav Israel Friedman comme rosh yeshiva).

Cette yeshiva était unique car elle était la première sous la direction de Rav Hodakov – sous l’autorité du Rabbi.

Par la suite, le Rabbi lui confia la mission de faire de la yeshiva le centre d’activités dans tout le New Jersey, mission que Rav Herson poursuit jusqu’à aujourd’hui, avec environ 60 Beth Habad sous sa direction.

Il est né au Brésil dans une famille pratiquante, sans lien avec Loubavitch. Son rapprochement commença grâce à la mission confiée par le Rabbi précédent au Rav Yossel Weinberg. En 1949, Rav Weinberg le rencontra et lui proposa d’étudier en yeshiva.

En 1950, quelques mois après le décès du Rabbi précédent, il arriva chez le Rabbi. Bien que ne parlant ni yiddish ni hébreu, la personnalité du Rabbi le captiva. Il abandonna son projet initial de retourner au Brésil et décida de rester à la yeshiva.

En 1960, il fut envoyé à Newark avec Rav Israel Friedman. Il y construisit l’institution depuis les fondations.

Il pensait être envoyé au Brésil, mais le Rabbi lui ordonna de rester au New Jersey. Le Rabbi lui confia tant la direction spirituelle que matérielle de la yeshiva.

En 1971, la yeshiva déménagea à Morristown. Le Rabbi lui donna sa bénédiction pour développer d’autres institutions autour. Aujourd’hui, en plus du grand campus où étudient des centaines d’élèves, il y a environ 60 maisons Habad dans tout le New Jersey.

Parmi ses initiatives majeures figure la création du « Fonds de développement de Machne Israel » qui permettait aux donateurs de rencontrer le Rabbi en yechidout privée.

La personnalité de Rav Herson symbolise quelqu’un qui a bâti de grandes institutions, levé des fonds considérables et développé une activité immense dans son État, tout en restant un hassid dévoué guidé par les instructions détaillées du Rabbi, accueillant chacun avec bienveillance et humilité.

Le Rabbi s’est exprimé sur sa personnalité dans une lettre rare en 1983, le défendant contre des critiques et louant sa droiture. Le Rabbi a également salué le campus de Morristown comme un modèle pour tous les émissaires dans le monde.

La figure de Rabbi Herson est présente parmi nous à travers des expressions du Rabbi lui-même.

En 1983, un rabbin et personnalité publique importante du New Jersey, ami de Habad depuis des décennies et ayant effectué de nombreuses missions secrètes pour le Rabbi, écrivit des plaintes concernant le Rav Herson. Il estimait que ce dernier nuisait à ses institutions en recrutant des donateurs qui étaient déjà en contact avec lui. Dans une lettre très rare, le Rabbi défendit son émissaire, écrivant que ces accusations étaient basées sur de la calomnie. Dans cette lettre, le Rabbi s’exprime ainsi sur Rav Herson : « Connaissant personnellement le Rosh Yeshiva (de Morristown), il m’est évident qu’une déviation de cette ligne serait contraire à sa nature, et d’autant plus que le comportement dont vous parlez ne correspond pas à la direction (de cette institution parmi) les autres institutions Habad aux États-Unis et en général. »

En une autre occasion, lorsque le Rabbi rédigea de sa sainte main le plan du « Fonds de développement de Ma’hanei Israel », il loua le campus des institutions de Morristown en écrivant : « C’est un projet magnifique et quand il sera terminé, ce sera un projet pilote pour tous les émissaires dans le monde entier. » Le Rabbi ajouta : « Rav Herson et les activistes avec Chase (le philanthrope M. David Chase) à leur tête sont pleins d’énergie. »

 

Rav Moché Herson

Né le 20 Tamouz 1934 à Rio de Janeiro au Brésil dans une famille non-pratiquante, il se rapprocha du judaïsme dans sa jeunesse. En 1949, à 15 ans, il fut envoyé étudier à la Yeshiva Tomchei Tmimim au 770, où il reçut son ordination rabbinique.

Durant ses études, il aida le secrétariat du Rabbi en traduisant les lettres en espagnol.

En 1957, le Rabbi l’envoya en mission en Amérique du Sud (Venezuela et Cuba) avec Rabbi Benjamin Klein.

En 1965, après son mariage, le Rabbi le nomma émissaire au New Jersey. Il établit des institutions Chabad, notamment une yeshiva et un institut de formation rabbinique qui accueillit jusqu’à 280 étudiants par an. Les diplômes sont reconnus mondialement, avec des examens menés par d’éminents décisionnaires comme le Grand Rabbin d’Israël Mordechai Eliyahu.

Il développa un réseau de 50 synagogues, une école, une yeshiva et des dizaines de maisons Chabad dans les universités et centres-villes.

En 1985, le Rabbi le nomma membre d’Agudas Chasidei Chabad. Il œuvra pour Crown Heights et la restitution des livres de la bibliothèque Loubavitch.

En 1986, il cofonda le « Fonds de développement Machne Israel » (MIDF) offrant aux donateurs des rencontres privées avec le Rabbi.

En 1995, il participa aux discussions sur la publication des « Reshimot » du Rabbi.

 

Le Rabbi a demandé : « Pourquoi n’as-tu pas apporté la table des Farbrengens de Tachkent ? »

Le Rabbi a demandé : « Pourquoi n’as-tu pas apporté la table des Farbrengens de Tachkent ? »

 

Hier est décédée à Na’halat Har Habad, à Kiryat Mala’hi, dans une bonne vieillesse et avec un bon renom, Mme Haya Goldschmidt, épouse du Rav Moshe Goldschmidt, parmi les fondateurs et vétérans de Na’halat Har Habad, qui ont établi leur foyer à Tachkent, sous les persécutions derrière le rideau de fer et a été éduquée par ses parents de la famille Sirota pour être un exemple hassidique de dévouement et d’amour d’Israël | Quand le KGB frappait la nuit à la porte et emmenait papa et maman pour interrogatoire : L’écrivain Habad Rav Shneur Zalman Berger, dont la défunte est la tante de son épouse, déroule des fragments fascinants de la vie de dévouement et de la relation spéciale avec le Rav

 

Rav Shneur Zalman Berger

 

Dans la maison de la famille Sirota à Tachkent, tous les lits sont occupés et d’autres réfugiés de guerre sont arrivés. Et avec le plus grand naturel, la petite Haya et d’autres membres de la maison, abandonnent leur lit et se couchent sur le sol froid et voilà qu’il y a de la place pour les invités. C’était la vie de Mme Haya Goldschmidt (la tante de mon épouse) de Na’halat Har Habad, qui est décédée le 22 Tevet 5785 à midi, et il y a peu a été enterrée au sommet du Mont des Oliviers.

Mme Goldschmidt a grandi dans le dévouement. Durant son enfance, la maison de ses parents R. Morde’haï et Rivka Sirota était pleine de réfugiés qui avaient fui la terreur nazie vers la ville lointaine de Tachkent et ils trouvèrent refuge dans la maison de la famille Sirota et souvent elle et ses frères cédaient leurs lits aux invités qui étaient accueillis avec une chaleureuse bienvenue et recevaient pension complète selon les besoins, certains pour un jour et d’autres pour un an ou plus. Mais dans la Russie communiste, la logique n’était pas toujours en tête des priorités et l’accueil des réfugiés dans une maison privée allait à l’encontre des lois du régime soviétique, et de temps en temps, des policiers et représentants des autorités visitaient la maison, et le père R. Morde’haï était expert pour convaincre les visiteurs de quitter la maison pas avant d’avoir reçu une bouteille de vodka. Mais il arrivait que le pot-de-vin n’aveugle pas les yeux des policiers, et R. Morde’haï et Rivka étaient emmenés pour interrogatoire. Comme me l’a raconté Mme Haya Goldschmidt, dans une interview réalisée chez elle à Nahalat Har Habad il y a un quart de siècle :

« Plusieurs fois il est arrivé que des agents de la police secrète arrivent sans avertissement préalable. Parfois papa s’en débarrassait avec un pot-de-vin en argent ou en vodka et ils quittaient la maison, mais il est arrivé plusieurs fois qu’ils emmènent papa avec eux pour interrogatoire. Moi, en tant que petite fille, j’avais très peur, je pensais que papa reviendrait de l’interrogatoire (qui durait généralement quelques heures) et dirait qu’il n’y aurait plus d’invités. Mais papa n’était pas impressionné et continuait toujours à amener encore et encore des invités. Une nuit reste gravée dans ma mémoire comme une nuit terrible. ‘Ils’ ont encore frappé à la porte, et comme d’habitude papa a essayé d’expliquer aux ‘visiteurs’ que les gens dans notre maison étaient des membres de la famille pauvres qui n’avaient nulle part où aller, mais ils ne voulaient pas écouter, et aux cris de désespoir de la famille et des invités, ils ont emmené papa et maman pour interrogatoire. Les larmes coulaient comme de l’eau dans la maison ; nous avions très peur pour maman qui était une femme à l’âme délicate. Nos prières ont aidé et aux petites heures de la nuit, les parents sont revenus de l’interrogatoire. À la lueur qui brillait dans leurs yeux, nous avons tout de suite compris que nous continuerions à accueillir des invités comme toujours »….

Et en plus de l’hébergement et des repas, la maison de la famille Sirota accueillait des Farbrenguen avec la participation d’importants hassidim Habad dont les mashpi’im célèbres : Rav Shlomo Haïm Keselman, Rav Peretz Mochkin et Rav Israel Neveler. R. Morde’haï et Rivka ainsi que les enfants dont Haya, accueillaient les Farbrenguen à tout moment, avec des rafraîchissements appropriés qu’ils se donnaient du mal à obtenir malgré les pénuries dues à la guerre.

Après de nombreuses années, quand R. Morde’haï est arrivé au 770, lors de sa première entrée en ‘Ye’hidout’, le Rabbi lui a demandé : « Pourquoi n’as-tu pas apporté la table des Farbrenguen ? »

La tante Goldschmidt, a grandi dans le dévouement pour autrui aux jours de détresse, et a continué ainsi toute sa vie, avec son mari le Rav Moshe Goldschmidt qui était, avec la bénédiction du Rabbi, parmi les directeurs de l’usine Golgo-Tex à Kiryat Malachi, et de leur fortune ils donnaient de belles sommes, et quand nécessaire accordaient de grands prêts à long terme, tout cela pour aider les autres. Ainsi ils se sont aussi occupés pendant des décennies des ‘Mivtsaïm’ du Rabbi, et dans leur maison aussi ils accueillaient avec un visage rayonnant et une affection particulière. Et ainsi les actes de bonté qui avaient commencé à Tachkent dans la maison de la famille Sirota pendant la Shoah, ont continué aussi à Na’halat Har Habad.

 


Le Rabbi et le Rav Morde’haï Sirota

 

Rav Morde’haï Sirota

Né de R. Reuven Sirota qui était un hassid Breslev, dans la ville de Teplik près d’Ouman. Durant son enfance, ses parents sont décédés et il est resté orphelin. À l’âge de quinze ans, il est allé vivre à Tachkent, où l’une de ses sœurs s’était mariée peu de temps auparavant.

Il a épousé Rivka de la famille Kogan de la ville de Dniepropetrovsk, orpheline âgée de 16 ans, le mariage a eu lieu à Tachkent en 1927. En raison des nombreux délateurs qui circulaient dans les rues, Morde’haï a dû organiser lui-même un minyan, où il priait avec un groupe restreint. Pour sa subsistance, il fabriquait alors des chapeaux.

Pendant la Seconde Guerre mondiale, il a reçu une exemption militaire car il était père de huit enfants, mais il a été affecté à des travaux de service civil, cependant après quelques mois il en a été libéré aussi, après qu’un fonctionnaire a eu pitié de lui et l’a renvoyé chez lui.

R. Morde’haï accueillait alors les nombreux réfugiés qui arrivaient à Tachkent, et utilisait sa proximité avec le pouvoir pour obtenir pour beaucoup d’entre eux des documents et des certificats d’exemption militaire.

Le célèbre mashpia Rav Shlomo Haïm Keselman avait l’habitude de tenir des Farbrenguen dans la maison de la famille Sirota, avec beaucoup d’autres grands et anciens de Habad de cette génération, qui séjournaient à Tachkent pendant la guerre. Dans la maison de la famille Sirota fonctionnait une boulangerie clandestine de matzot qui pendant des décennies a fourni des matzot à des milliers de Juifs à Tachkent, où travaillait aussi le fils aîné de la famille, R. Reuven, qui plus tard a eu le mérite de cuire les matzot pour le Rabbi.

Après la guerre, beaucoup d’habitants de Pologne sont retournés dans leur patrie via la ville de Lvov, mais R. Morde’haï craignait de partir avec des passeports falsifiés et après beaucoup d’hésitations a préféré rester en Union soviétique plutôt que de risquer une sortie illégale.

Au fil des ans, il a aidé de nombreux Juifs à quitter l’Union soviétique, en utilisant des relations qu’il avait et en donnant beaucoup de pots-de-vin pour que des Juifs reçoivent des autorisations de sortie. En 1972, R. Morde’haï a lui-même reçu une autorisation de sortie et le 10 Chevat 1972 il est allé pour la première fois chez le Rabbi.

Après son départ, il s’est installé en Israël à Nahalat Har Habad où il a travaillé dans une certaine usine pour sa subsistance et a accompli de nombreux actes de bonté à travers une caisse de prêts sans intérêt qu’il gérait. Après sa retraite, il sortait chaque jour pour la campagne des Tefilines.

Il est décédé le 8 Iyar 1991 et a été enterré dans la section Habad du Mont des Oliviers. Sur sa pierre tombale est écrit « Homme intègre et droit craignant D.ieu aux qualités élevées poursuivant la justice et la bonté avec un dévouement effectif en Russie soviétique pour la Torah et les mitzvot et l’éducation ».

Traits de génie : Le Rogatchover

Traits de génie : Le Rogatchover

Rav Yossef Rosen (1858 – 5 mars 1936), connu sous le nom de Gaon de Rogatchev et Tsofnat Panéa’h (צָפְנַת פַּעְנֵחַ) (Déchiffreur de Secrets – titre de son œuvre principale), était un rabbin ashkénaze et l’un des plus éminents érudits talmudiques du début du XXe siècle. Le Rogatchev était connu comme un gaon (génie) en raison de sa mémoire photographique et de sa tendance à relier des sources du Talmud à des situations apparemment sans rapport. Le Rogatchev a été décrit comme le plus grand génie talmudique de son époque. On estime également qu’il a écrit environ 50 000 responsa, ce qui fait de lui l’auteur de responsa le plus prolifique de l’histoire juive.

Rav Ephraim Zalman Galinsky | Mishpacha

 

Des décennies d’investigation de Yair Borochov ont fait revivre le Rogatchover

Le Rav Yair Borochov, qui a récemment publié la seule biographie complète du Gaon de Rogatchov, s’est transformé en véritable détective pour localiser des personnes qui connaissaient le Gaon, ainsi que pour fouiller dans des communiqués de presse jaunis, d’anciens entrepôts russes et des sous-sols de synagogues afin de découvrir des manuscrits, des livres, des photos et des documents qui l’aideraient à construire un portrait complet de l’un des plus grands esprits ayant jamais vécu.

Pendant un hiver typiquement glacial dans une grande ville russe, le Rav Yair Borochov a reçu une piste qu’il attendait depuis des décennies. Étudiant la vie du Gaon de Rogatchov depuis son adolescence, le Rav Borochov – auteur de la première biographie complète du Rogatchover récemment publiée – savait que quelque part en Russie, il existait encore des livres ayant appartenu au Gaon, dans les marges desquels il avait écrit des pages de commentaires pendant son étude ininterrompue de la Torah.

En retraçant les habitudes de vacances du Rogatchover, le Rav Borochov a appris que le Gaon laissait généralement ses livres, avec leurs pages remplies de ses brillants Hidouchim, partout où il passait ses vacances d’été. Parfois, le Gaon attachait même ses propres annotations aux livres qu’il avait pris dans les synagogues locales. Reb Yair avait réussi à retracer les dachas du Rogatchover grâce aux notices dans la presse yiddish de l’époque, qui informait ses lecteurs de chaque déplacement significatif du Gaon ; son plan était d’essayer de localiser les synagogues locales dans ces régions.

Alors qu’il était assis dans sa chambre d’hôtel dans l’un des lieux de villégiature choisis par le Gaon, Reb Yair a reçu l’autorisation d’examiner les caisses d’une synagogue locale qui avait amassé une collection de livres provenant de nombreuses synagogues aujourd’hui disparues de la région. Le seul problème était qu’en raison de rénovations, la synagogue avait emballé son immense collection d’anciens livres dans deux grands conteneurs d’expédition qui étaient conservés dans une forêt en périphérie de la ville.

L’opportunité était trop belle pour la laisser passer, mais comment le Rav Borochov, un Israélien habitué à la chaleur de Kiryat Malachi, allait-il réussir à passer au crible des piles et des piles de livres dans des conditions météorologiques extrêmes, alors que la température extérieure était de moins 30 degrés Celsius (moins 22 degrés Fahrenheit), et que la température à l’intérieur des conteneurs en acier était proche de moins 50 ?

Ne voulant pas renoncer à un rêve de toute une vie, Reb Yair s’est équipé de lunettes pour protéger ses yeux et de gants de qualité russe, mais il a vite découvert qu’il était impossible de rester à l’intérieur du conteneur glacial plus de quelques minutes à la fois. Il a donc créé un système où il entrait dans le conteneur par courtes périodes, pendant lesquelles il feuilletait rapidement les livres en essayant de repérer l’écriture distinctive du Rogatchover, qu’il reconnaîtrait instantanément.

Et soudain, en feuilletant les pages d’un grand volume du Shas, Reb Yair a immédiatement repéré des annotations manuscrites du Rogatchover dans les marges de la Tosefta qui apparaît à la toute fin de chaque Traité. Il a immédiatement rassemblé sa précieuse trouvaille et est rentré chez lui en Erets Israël, où la Guemara est conservée dans une valise gardée. Reb Yair a également obtenu un autre prix : comme c’est courant dans certains cercles hassidiques, les cheveux de la barbe ne sont pas jetés mais conservés à l’intérieur des livres, et Reb Yair a trouvé plusieurs mèches des cheveux notoirement abondants du Gaon sur les pages mêmes où il avait écrit ses annotations.

Lorsque je rencontre le Rav Borochov dans sa maison de Kiryat Malachi, je lui pose la question qui me taraude : qu’est-ce qui a poussé ce PDG prospère de l’Organisation de la Jeunesse Habad, qui sert plus de 20 000 adolescents à l’échelle nationale, à décider de consacrer sa vie à documenter un érudit de la Torah décédé il y a près d’un siècle ?

Et de plus, un rapide coup d’œil à son livre nouvellement publié, Le Rogatchover, révèle que ce n’est pas une biographie ordinaire. Le lecteur y est confronté à une quantité massive d’informations, de manuscrits, de photos, de lettres et d’innombrables coupures de presse couvrant des décennies de presse yiddish-russe. Je dis à Reb Yair que selon mon estimation, ce type de travail aurait facilement pu s’étendre sur 20 ans d’effort de sa part. Mon estimation s’est avérée n’être que partiellement vraie : en effet, la rédaction proprement dite de la massive biographie s’est étendue sur deux décennies, mais l’effort initial de collecte de faits et de souvenirs a commencé encore plus tôt, lorsque Yair Borochov était encore un jeune yeshivah bochur apprenant dans la yeshiva Lubavitch de Migdal HaEmek.

À la yeshiva, le maggid shiur de Yair était un génie talmudique du nom de Rav Chmouel Shlomo Liphshitz (fils du fondateur et militant de P’eylim, Rav Shalom Ber Liphshitz) qui citait constamment les Hidouchim du Gaon de Rogatchov. De plus, le Rabbi de Loubavitch – l’une des rares personnes à avoir reçu la semichah du Rogatchover – se considérait comme un talmid du Gaon, et avait maintenu une correspondance extensive avec lui même lorsque des pays les séparaient, et le citait souvent dans ses discussions, maamarim et écrits.

Le Rabbi et le Rogatchover se sont rencontrés en personne pour la première fois à Saint-Pétersbourg fin 1924, lorsque le Rabbi et son beau-père, le Rabbi précédent (Rabbi Yossef Yitzchak Schneerson), ont passé environ six mois dans la ville (le Rogatchover y résidait de 1915 à 1925). Pendant ces mois, le Rabbi écrivit : « J’avais l’habitude d’aller et venir chez le Rogatchover. » Le Rabbi a également noté qu’ils avaient à un moment donné voyagé ensemble en train.

Ils se sont également rencontrés à Riga, la capitale de la Lettonie. Le Rogatchover vivait à Dvinsk, en Lettonie, pendant la majeure partie de sa vie, et venait à Riga pour des raisons de santé. Le précédent vivait également à Riga pendant une période, et ils se sont rencontrés lors d’une conférence organisée là-bas par le précédent au nom du judaïsme russe.

Tout cela s’est traduit par une volonté presque obsessionnelle de la part du Rav Borochov de collecter tout ce qu’il trouvait concernant le Rogatchover.

« Au début, cela signifiait des articles, des photos, des manuscrits, des lettres et d’autres souvenirs qui étaient mis aux enchères », dit le Rav Borochov. « Comme aucune biographie n’avait jamais été écrite sur le Gaon, j’ai laborieusement rassemblé des histoires et des informations biographiques et j’ai tout gardé classé, bien que je ne savais pas encore ce que j’en ferais. »

Il y a des années, le Rav Leibel Groner a »h, le secrétaire du Rabbi de Loubavitch, a appris les projets du Rav Borochov d’écrire un jour une biographie complète du Gaon de Rogatchov, et l’a en fait pressé de publier même une version incomplète des souvenirs qu’il avait compilés jusqu’à ce point. Ce n’était pas la vision de Reb Yair, mais il a finalement cédé et décidé de publier 2 000 exemplaires d’une biographie sommaire par déférence pour la demande du Rav Groner. Lorsque ces exemplaires ont été rapidement arrachés des étagères des librairies, Reb Yair a publié 2 000 autres exemplaires qui ont de nouveau été épuisés en un rien de temps. À ce moment-là, voyant qu’il y avait une telle soif d’informations sur le Rogatchover, il a réalisé qu’il était temps d’investir ses efforts dans l’achèvement de la biographie complète, publiée plus tôt cette année en hébreu et tout récemment en anglais.

Rav Yossef Rosen, le célèbre Gaon de Rogatchov et le génie de Dvinsk, où il a vécu la majeure partie de sa vie adulte, est né en 1858 dans la ville de Rogatchov (maintenant en Biélorussie) dans une famille de hassidim Habad-Kopust.

À l’âge de huit ans, il avait déjà maîtrisé tous les traités de Seder Nezikin, et à l’âge de neuf ans était localement connu comme l' »Illui de Rogatchov », le titre qui l’accompagnerait le reste de sa vie. Il n’a pas fallu longtemps à ses melamdim pour réaliser qu’il les avait dépassés depuis longtemps, même s’il était encore enfant. L’un de ses professeurs a remarqué qu’il sortait fréquemment de la classe et un jour l’a trouvé assis dans les hautes branches d’un arbre voisin. Le melamed a réalisé qu’il ne s’agissait pas d’une espièglerie enfantine – c’était plutôt une méthode que le jeune Yossef utilisait pour se donner l’espace dont il avait besoin pour apprendre sans les interruptions enfantines de ses camarades de classe. Le Rogatchover a gardé une dette de gratitude à vie envers ce melamed pour ne pas l’avoir embêté avec ces escapades. Au contraire, de temps en temps, le melamed lui-même grimpait à l’arbre et s’asseyait avec le Gaon sur les branches, apprenant la Torah ensemble.

Une fois que ses melamdim ne pouvaient plus lui enseigner, le père du Gaon a assumé la responsabilité, tout en cherchant simultanément un cadre de yeshiva de haut niveau adapté à l’esprit doué de son fils. Il a trouvé la correspondance d’esprit appropriée dans la ville de Slutsk où Rav Yossef Dov Soloveitchik, le célèbre Beth Halevi et fondateur de la dynastie Brisker, avait ouvert une petite mais élite yeshiva. En fait, le Beth Halevi a arrangé que la ‘Havrouta du Rogatchover âgé de 12 ans pour l’année serait son propre fils doué ‘Haïm (plus tard connu sous le nom de Reb ‘Haïm Brisker, fondateur de l’approche analytique Brisker et derech halimud).

À un moment donné, le Beth Halevi a découvert que son fils et ‘Havrouta passaient trop de temps à étudier le Rambam plutôt que de se concentrer sur la Guemara et d’autres Rishonim. (Le Rogatchover citait rarement des sources postérieures au Rambam, qu’il considérait comme son Rabbi, bien qu’ils aient été séparés par plus d’un millénaire. Et il a écrit un commentaire sur le Rambam qui a été publié de son vivant.) Au début, le Beth Halevi a interdit au Rogatchover d’étudier le Rambam au détriment de son étude requise de la Guemara, et quand cela n’a pas aidé, il a enfermé les volumes du Rambam dans un placard et caché la clé. D’une manière ou d’une autre, le Rogatchover a réussi à mettre la main sur le Rambam et quand il n’était pas dans le Beth Midrach, un membre du personnel l’a découvert assis sur un poêle en train d’étudier le Rambam à nouveau. Le Beth Halevi, peut-être impressionné à contrecœur, l’a taquiné et l’a appelé « sheigetz » pour avoir ignoré son interdiction. À cela, le jeune Yossef Rosen pré-bar Mitsva a répondu : « Si quelqu’un qui étudie simplement le Rambam de temps en temps comme moi est appelé sheigetz, quelqu’un qui apprend le Rambam tout le temps doit être un goy à part entière, et si c’est le cas, comment appelleriez-vous le Rambam lui-même ? »

La prochaine escale du Rogatchover serait à Shklov, où il a fréquenté la yeshiva de Rav Yehoshua Leib Diskin (Maharil Diskin), connu comme le Rav de Brisk et plus tard de Jérusalem. En fait, le déménagement du Maharil à Jérusalem était directement lié au Rogatchover. Le Maharil avait une fois reçu une grosse somme d’argent à garder, et le Rogatchover dormait par hasard dans l’appartement du Maharil la nuit où l’argent a disparu. Sachant que la police soupçonnerait d’abord le Rogatchover comme coupable, le Maharil a réveillé son talmid et lui a dit de quitter immédiatement la ville, ce qui a sauvé le Rogatchover des soupçons. Par la suite, l’enquête s’est concentrée sur le Maharil lui-même, ce qui a finalement conduit à son déménagement à Jérusalem.

Le Rogatchover vénérait ses premiers Rebbeïm toute sa vie, et il se rapprocha également de Rav Shlomo Zalman Schneerson, le Rabbi de Kopust et auteur du séminal Magen Avos. (Kopust était une ramification de Habad, établie par Rav Yehuda Leib Schneerson, l’un des sept fils du Tsema’h Tsedek, le troisième Rabbi de Loubavitch. Alors que le plus jeune fils du Tsema’h Tsedek, Rav Chmouel, hérita du « manteau de Habad », Rav Yehuda Leib assuma le titre dans la ville de Kopys [Kopust], et son fils, Rav Shlomo Zalman, prit la relève après sa mort. À l’époque du Rabbi précédent, Kopust avait rejoint Habad.)

En 1889, il accepta le rabbinat de la kehillah hassidique à Dvinsk, où il partagea le titre de grand Rav avec son homologue non-hassidique, Rav Meir Simcha de Dvinsk, connu sous le nom d’Ohr Samea’h. Ils servirent la ville ensemble jusqu’à la fin des années 1920, et se vouaient un grand respect mutuel (un compliment pour l’Ohr Samea’h, car le Rogatchover n’était pas toujours patient avec l’érudition de second ordre et était connu pour ses commentaires spirituels mais acerbes lorsqu’il n’était pas impressionné).

Le Rogatchover était manifestement né avec une large mesure de génie inné et une mémoire photographique, mais il ne s’appuyait pas seulement sur ses dons innés : il apprenait sans cesse, négligeant même de se couper les cheveux car il refusait de regretter ne serait-ce que les quelques minutes qu’il faudrait pour découvrir sa tête. En fait, ce n’est qu’une des raisons données pour ses cheveux célèbrement longs. Le Rav Borochov consacre plusieurs pages à explorer d’autres raisons données par les confidents du Gaon pour son refus de recevoir des coupes de cheveux périodiques, y compris une théorie selon laquelle couper ses cheveux était douloureux en raison de la rare condition des terminaisons nerveuses dans ses cheveux, ou que c’était une certaine forme de nezirus.

La capacité du Rogatchover à faire ressortir des centaines de références à la fois est évidente dans sa correspondance, qui contient parfois jusqu’à 2 500 références talmudiques. Dans ses discussions et correspondances avec d’autres gedolim, il se contentait souvent de citer une liste de références sans élaboration verbale, supposant que quiconque se référant à ces textes devinerait naturellement la réponse évidente à la question.

Tout au long de sa vie, le Rogatchover donna des milliers de Techouvot (réponses) à des personnes du monde entier. Les érudits lui apportaient leurs livres pour une haskamah, les gens lui demandaient des brachos, et le plus grand honneur était de recevoir sa semichah. La liste de ceux que le Rogatchover a ordonnés comprend Rav Mordechai Savitsky de Boston, Rav Zvi Olswang de Chicago (beau-frère du Rav Shimon Shkop), Rav Avraham Elye Plotkin, et le Rabbi de Loubavitch.

Vers la fin de sa vie, le Gaon souffrait de maladie et était obligé de faire de fréquents voyages à Vienne pour des traitements médicaux. Pendant ces voyages, les synagogues locales lui demandaient de donner des derashos, et ce faisant, il fit la connaissance d’un jeune talmid chacham nommé Israël Alter Safran-Fuchs. Fuchs était lui-même une sorte de prodige, et le Gaon invita le jeune illui à revenir à Dvinsk avec lui. Reb Israël accepta et devint bientôt un disciple proche du Rogatchover, ne le quittant jamais.

En 1936, Rav Fuchs accompagna le Rogatchover à Vienne pour une opération, mais malheureusement, le Gaon ne survécut pas à l’opération et décéda le 11 Adar. À la mort du Rogatchover, Rav Fuchs se retrouva soudainement comme le successeur du Gaon. À l’époque, il était encore très jeune – seulement 25 ans et pas encore marié. Il ne pouvait pas s’attarder là-dessus, cependant. Au lieu de cela, il se plongea dans la tâche de préserver l’héritage du Rogatchover, se donnant pour mission de prendre tous les écrits prolifiques du Gaon – des milliers de correspondances, manuscrits et les notes copieuses qu’il avait faites dans les marges de ses livres – et de les rendre plus accessibles au public.

La fille du Rogatchover, la Rabbitzin Rachel Citron, vint aider Rav Fuchs dans ce projet. Mme Citron avait épousé l’un des talmidim du Rogatchover, Rav Israël Abba Citron de Hambourg, et s’était installée avec lui en Palestine. Là, Rav Citron servit pendant 17 ans comme grand Rav de Petach Tikvah, et établit également à proximité Kfar Avraham, l’une des premières colonies agricoles orthodoxes en Erets Israël. Rav Citron décéda soudainement en septembre 1927, et comme leur fils unique l’avait précédé dans la mort, cela signifiait que la Rabbitzin Citron se retrouvait dans la tragique position d’agunah, selon la décision de son père, lorsque les deux frères de Rav Citron refusèrent d’effectuer la chalitzah pour elle (l’un était devenu communiste et était bloqué derrière la frontière en Russie, tandis que l’autre était devenu apostat et vivait en Allemagne).

Après le décès du Gaon de Rogatchov en 1936, Mme Citron, veuve, se rendit à Dvinsk pour aider Rav Safran-Fuchs à sauver la masse restante des écrits non publiés de son père et les rendre disponibles aux générations futures. Ils publièrent deux volumes avant que l’assaut nazi n’empêche d’autres publications en Europe, et avec la destruction totale qui approchait, ils photographièrent en hâte sur microfilm des milliers de pages des volumes personnels du Talmud et du Rambam du Rogatchover (contenant les notes et commentaires du Rogatchover dans les marges) et ses fichiers de correspondance. De 1940 à juin 1941, ils les envoyèrent dans des enveloppes manille hebdomadaires au grand-oncle de Rav Safran-Fuchs, le Rav Tzvi Hirsch Safern, à New York, le suppliant de s’assurer de tout remettre aux autorités rabbiniques appropriées pour publication.

Peu après l’envoi de la dernière enveloppe, les nazis déportèrent les Juifs de Dvinsk à Breslau, où ils furent forcés dans un ghetto pendant neuf mois jusqu’au 3 juin 1942, date à laquelle ils furent tous emmenés, abattus et jetés dans une fosse commune, beaucoup d’entre eux enterrés vivants.

Avec les communautés juives d’Europe de l’Est anéanties, le Rav Hirsch Safern était maintenant le seul possesseur des microphotographies. Mais avec la guerre qui faisait rage et le judaïsme européen en cours de destruction, ce n’est qu’en 1947 que le Rav Safern contacta l’Agudas Harabbonim à New York, espérant obtenir leur aide pour publier ces écrits qui avaient été acquis à un si grand prix.

À l’époque, cependant, il y avait d’autres besoins pressants – jusqu’en 1956, lorsque le fils du Rav Safern rencontra par hasard l’érudit israélien Rav Menachem Kasher, auteur de l’encyclopédique Torah Sheleimah, et lui parla du trésor. Rav Kasher avait en fait connu le Rogatchover et avait conservé un intérêt passionné pour son travail. Les Safern remirent alors tout le matériel crypté à Rav Kasher qui, travaillant avec le Rav Dr. Samuel Belkin de l’Université Yeshiva, réussit à obtenir une subvention importante et fonda l’Institut Tsofnat Panéa’h. Avec un groupe d’environ une douzaine d’autres érudits intéressés, il commença à parcourir les écrits (maintenant avec l’aide d’un meilleur agrandisseur) et à les transcrire. Sept manuscrits furent ensuite publiés par l’Institut, et le travail se poursuit encore au Machon Hamor de Jérusalem.

Dans un éclair d’inspiration qui s’avérerait un jour crucial, Reb Yair décida il y a des décennies de rechercher beaucoup des Yidden survivants qui connaissaient et parlaient au Rogatchover de son vivant. Bien sûr, certains d’entre eux étaient très jeunes à l’époque et ne connaissaient le Gaon que pendant leurs années d’enfance. Il trouva cependant certains qui avaient une vingtaine d’années et qui purent fournir à Reb Yair des informations de première main inestimables. Ces témoignages s’avéreraient invaluables pour la biographie complète qu’il n’écrirait que quelque 25 ans plus tard.

Rav Yehuda Tzivyon, un mechutan de Rav ‘Haïm Kanievsky et la personne ayant vécu le plus longtemps à avoir visité le Rogatchover, est décédé le mois dernier à l’âge de 100 ans. Rav Tzivyon, qui est né à Dvinsk en 1924, a eu le zechus d’étudier avec l’Ohr Somayach et le Rogatchover, et était une source importante pour le Rav Borochov, a partagé avec Mishpacha comment le Gaon se faisait un point d’honneur de répondre immédiatement à chaque lettre qu’il recevait.

« Le Rogatchover pensait qu’autrement, cela aurait pu violer l’interdiction de bal talin (retarder le paiement ou les obligations) », a dit Rav Tzivyon. « Mais ensuite le Rogatchover a poursuivi en disant qu’en fait, cela dépendait du fait que l’écrivain soit un érudit de la Torah et présente des questions substantielles. S’il jugeait la requête frivole – ce qu’il appelait bilbulei mo’ach (absurdités) – il répondait avec la note acerbe, ‘Pardonnez-moi, mais je n’ai pas assez de timbres pour vous répondre.' »

Et ce n’étaient pas seulement les résidents juifs de Dvinsk qui tenaient le Gaon en si haute estime et savaient qu’il était l’adresse pour un jugement équitable. Rav Tzivyon se souvenait comment un résident non-juif de la ville, qui faisait des affaires avec un Juif, était venu une fois chez le Gaon pour déposer une plainte. Il prétendait que le Juif l’avait trompé et lui devait de l’argent de leur partenariat. Le Gaon convoqua l’homme juif, qui arriva rapidement, se tenant aux côtés du non-Juif. Après que les deux parties eurent présenté leurs arguments en polonais, le Gaon se tourna vers le Juif en yiddish et demanda : « Ah, vous l’avez bien trompé, n’est-ce pas ? » Confiant que le Gaon prenait son parti contre le non-Juif, l’homme fit un clin d’œil et répondit : « Je l’ai certainement fait ! »

« Rendez immédiatement l’argent volé ! » tonna le Gaon. « Ne péchez plus jamais avec les biens d’autrui ! Vous n’avez aucun droit d’exploiter qui que ce soit, même s’ils ne sont pas juifs ! »

Rav Tzivyon raconta un cas où le Gaon envoya une lettre contenant de nombreuses références talmudiques, comme c’était son habitude, chaque citation commençant par : « Référez-vous à tel et tel traité. » En examinant la lettre et en vérifiant toutes les références, le destinataire fut surpris de découvrir que chaque référence concernait des cas dans le Talmud où le terme am ha’aretz (personne ignorante) apparaissait.

Rav Tzivyon dit que si le Gaon trouvait la question entièrement triviale, il répondait succinctement : « Voir Eruvin 20b, avec le commentaire du Bach. » Vérifier la référence révélait un scénario particulier d’une vache sortant de son étable.

Pourtant, ces commentaires laconiques mis à part, le Rav Borochov, s’appuyant sur des témoignages oculaires et des preuves de cartes postales et de lettres manuscrites, est convaincu que le Rogatchover a écrit plus de Techouvot (réponses) et de responsa que quiconque avant ou après lui, faisant de lui le rav le plus prolifique de l’histoire juive.

Reb Yair base son calcul sur le témoignage de Rav Pinchas Teitz, le légendaire Rav d’Elizabeth, New Jersey et pionnier discret du mouvement du judaïsme soviétique. (Rav Teitz a fait 22 voyages en Russie pendant les années où 3 000 000 de Juifs étaient piégés derrière le rideau de fer, faisant passer en contrebande des siddurim, des Haggados, des sets d’esrog, d’autres articles juifs, et même le premier siddur en russe qu’il a lui-même publié.)

En 1921, quand Pinchas avait 13 ans, son père devint le rav à Livenhof, une ville près de Dvinsk. Là, le jeune Pinchas fit la connaissance de l’Ohr Somayach et du Rogatchover. Et bien qu’il ait passé les années suivantes à étudier à Slabodka, en 1931, lorsqu’il rentra chez lui pour se remettre d’une intervention médicale, Pinchas faisait un trajet quotidien en train jusqu’à Dvinsk pour étudier avec le Rogatchover.

Rav Teitz, décédé en 1995, a dit à un Reb Yair beaucoup plus jeune que le Gaon répondait à 30 ou 40 questions par jour par écrit « sans jamais ouvrir un seul sefer pour référence. »

Reb Yair a utilisé un calendrier et compté tous les jours ouvrables standard, omettant Shabbat, Yom Tov et Chol Hamoed, et est arrivé à la conclusion que le Gaon a répondu à environ 100 000 questions par écrit au cours de sa vie. Bien que d’autres estimations situent le nombre autour de 50 000, Reb Yair est convaincu que le nombre est double.

À la réception de lettres ou de cartes postales avec des questions, le Gaon y répondait sur-le-champ – mais que faisait-il des questions elles-mêmes ? Le Rav Borochov a découvert, à travers l’une des propres réponses du Gaon, qu’il avait une baignoire inutilisée dans laquelle il plaçait ces lettres et cartes postales. Il semble que la Rabbitzin Citron et Rav Safran-Fuchs aient réussi à envoyer beaucoup de ces papiers aux États-Unis dans leurs envois hebdomadaires avant la guerre.

Le Rav Borochov note que, bien que le Gaon fût connu pour ses réponses acerbes aux talmidei chachamim lorsqu’il estimait que le questionneur était médiocre, il n’hésitait pas à répondre à ces milliers de questions des masses simples qui mettaient sûrement sa patience à l’épreuve. De nombreuses questions ne nécessitaient pas quelqu’un du calibre du Gaon pour y répondre – certaines de ces réponses pouvaient être facilement trouvées en consultant simplement un sefer.

Un journaliste israélien populaire d’il y a des années du nom de Noach Zevuluni, qui connaissait personnellement le Rogatchover, écrivit une fois qu’il connaissait des gens qui souhaitaient simplement posséder l’écriture manuscrite du Gaon et qui le harcelaient donc avec des questions simples et basiques. Le Gaon, cependant, répondait à chaque question avec une grande patience et ne réprimandait jamais ces questionneurs d’amcha pour avoir gaspillé son précieux temps. Il ressentait vraiment que répondre à ces nombreuses questions était sa méthode personnelle de diffusion de la Torah.

Cela finit également par être une dépense importante pour lui. Puisque l’envoi d’une lettre ou d’une carte postale au questionneur coûtait des frais postaux au Rogatchover, de nombreux questionneurs étaient assez sensibles pour inclure ces frais dans leurs lettres. Cependant, beaucoup d’autres comptaient sur son bon cœur et étaient confiants qu’ils recevraient une réponse gratuite, dépenses payées par le Rogatchover lui-même. Parfois, le Rogatchover utilisait un système courant à son époque, où l’expéditeur payait la moitié d’un timbre et le destinataire avait le choix de payer le reste s’il souhaitait recevoir la lettre. Bien que ce ne fût pas gratuit, ce système permettait tout de même au Gaon d’économiser sur le montant total.

Fervent hassid Lubavitch qu’il est, le Rav Borochov révèle que son partenaire dans la recherche sur le Rogatchover est un talmid chacham litvish du nom de Rabbi Avraham Yeshaya Birnhack. Au cours de leurs années de collaboration, Reb Yair tenait Rabbi Birnhack informé de tout nouveau développement dans sa recherche et lui donnait libre accès à toute nouvelle documentation qu’il trouvait. Rav Avraham Yeshaya, qui vit à Kiryat Sefer et ne possède même pas d’ordinateur, a publié plusieurs volumes épais de nouvelles responsa du Rogatchover, jamais disponibles auparavant, sous le titre Shu »t Tsofnat Panéa’h Hachadashos. De son vivant, le Rogatchover avait publié plusieurs volumes de responsa sous le titre Tsofnat Panéa’h.

L’ampleur des efforts du Rav Birnhack est difficile à imaginer. Localisant minutieusement chaque carte postale envoyée par le Rogatchover tout au long de ses décennies en tant que posek majeur pour Klal Israël, le Rav Birnhack a réussi à déchiffrer l’écriture et les milliers de sources citées par le Gaon et présente au lecteur une teshuvah compréhensible accompagnée de nombreuses notes explicatives.

Pendant ce temps, c’était Reb Yair qui donnait le contexte à ces cartes postales et lettres.

« J’ai passé au peigne fin chacune des Techouvot (réponses) du Rogatchover qui apparaissent dans tous ces nombreux volumes et cherché des indices sur les allées et venues du Gaon et ses activités, notant les dates écrites sur ces cartes postales », dit le Rav Borochov. Il a ensuite structuré une chronologie et réussi à retracer les schémas de vie du Gaon au fil des années.

C’est aussi ainsi qu’il a pu découvrir les lieux de vacances du Gaon tout au long des dernières décennies de sa vie. Grâce à une telle découverte, Reb Yair a identifié la rue et le numéro de maison précis d’un de ces lieux de villégiature. Le problème était que, au fil des ans et des changements de gouvernement, les noms des rues avaient complètement changé. Ne voulant pas abandonner si facilement, Reb Yair a localisé un enquêteur local qui a aidé à trouver la maison, qui avait maintenant un nom de rue et un numéro de maison différents. (Une photo de ce lieu de vacances rejoint beaucoup d’autres dans le livre du Rav Borochov.)

Le Rav Borochov dit qu’il voit constamment la Hashgachah pratis dans sa poursuite incessante de pistes pour retracer la vie du Gaon, même après la publication de la biographie. Par exemple, on lui a dit que le Rabbi de Tolna avait récemment reçu un volume de The Rogatchover, et il était curieux de savoir ce que le Rabbi en pensait. Il a effectivement appelé le Rabbi, qui était ravi de lui parler, mentionnant comment lui-même ressentait une connexion intemporelle avec le Rogatchover et était excité d’apprendre qu’une biographie complète avait enfin été publiée. Le Rav Borochov a demandé au Rabbi s’il pouvait partager des anecdotes relatives au Gaon qu’il avait entendues de ses ancêtres.

Le Rabbi accepta volontiers et partagea l’anecdote suivante : Le grand-père du Rabbi, le précédent Rabbi de Tolna qui résidait dans le quartier Bayit Vegan de Jérusalem après avoir fait son aliyah depuis Montréal, avait engagé une femme âgée pour aider la Rabbitzin dans la cuisine. Cette femme, une native de Dvinsk nommée Sima Wolf, était la fille du peintre juif de la ville. Elle se souvenait que son père avait été engagé par la famille du Rogatchover pour repeindre le logement du Gaon. Aidant son père à porter les pots de peinture, elle eut le mérite d’entrer dans l’appartement du Gaon. La famille n’était pas à la maison à ce moment-là et le Gaon ouvrit lui-même la porte. D’après sa réaction en voyant le peintre avec ses pots et ses pinceaux, il n’était apparemment pas informé du plan. Il demanda au peintre ce qu’il voulait et le peintre répondit qu’il avait été envoyé pour peindre l’appartement du Gaon. Le Gaon répondit qu’il n’en voyait pas la nécessité, mais si la famille l’avait engagé, il pouvait aussi bien entrer et faire le travail.

À ce moment-là, le peintre et sa fille commencèrent à transporter les lourds pots de peinture dans la pièce. Sima se rappelait que la couleur de la peinture s’appelait en yiddish « tunkel veiss », signifiant une sorte de blanc foncé. Le Gaon demanda au peintre le nom de la couleur, et quand il entendit qu’elle était liée à la couleur blanche, il demanda au peintre où la couleur était mentionnée dans le Shas. Quand le peintre, qui était un simple Yid, n’eut pas de réponse, le Rogatchover commença à nommer toutes les références dans le Shas indiquant où la couleur est mentionnée, citant le daf précis. Concernant un traité, le Gaon remarqua que la couleur n’y apparaît pas mais qu’elle apparaît dans un Tosafos de ce traité. Sima se rappelait qu’à l’époque elle n’avait aucune idée de ce à quoi le mot « Tosafos » faisait référence, et se souvenait avoir demandé à son père à ce sujet quand ils étaient rentrés chez eux après avoir terminé le travail.

Reb Yair dit qu’il était assez courant pour le Gaon de se rappeler tout le Shas en un instant.

« Un témoin raconta que pendant Krias HaTorah, le Gaon tournait autour de la bimah, faisant des cercles encore et encore jusqu’à ce que la lecture de la Torah soit terminée », dit-il. « Quand on l’interrogeait sur ce minhag particulier, le Rogatchover répondait que dès qu’il entendait un pasuk, son cerveau était immédiatement bombardé de chaque référence à ce pasuk dans toute la littérature halachique ancienne : Mishnah, Talmud, Tosefta, Sifrei, Sifra, Mechilta, Toras Kohanim, et autres. Cet assaut constant d’informations le rendait agité et il n’avait d’autre choix que de courir autour de la bimah pour se calmer. »

Le Rav Borochov raconte que le Rabbi de Loubavitch, qui connaissait bien le Gaon, commenta une fois que Chabbat était une journée difficile pour le Rogatchover. Comme son esprit était constamment en course, tout ce qu’il rencontrait ou entendait ouvrait instantanément de nouvelles « fenêtres » dans son cerveau. Pendant la semaine, il s’asseyait et canalisait tout cela dans l’écriture, ce qui forçait son esprit sautillant à se concentrer. Puisque l’écriture est interdite le Chabbat, il souffrait toute la journée d’une activité mentale incessante.

Le grand nombre de photos, documents et autres objets historiques inclus dans la massive biographie soulève la question : Comment le Rav Borochov a-t-il réussi à retrouver tant de photos et documents de quelqu’un qui a vécu il y a près de 100 ans, avec une guerre mondiale entre-temps ? Il dit qu’il a reçu certaines photos de bibliothèques, et une photo en particulier était en fait une possession personnelle du Rabbi de Loubavitch et est maintenant conservée dans sa bibliothèque à Crown Heights. Au dos de la photo se trouve une inscription de la main du Rabbi indiquant qu’il s’agissait d’une photo du Rogatchover. D’autre part, le Rav Borochov a une photo qui était en possession de Rav Shach et qui lui a ensuite été donnée par le petit-fils de Rav Shach.

Et il y avait une autre source intéressante aussi : Il y avait un homme nommé Dov Portnoy qui allait de yeshiva en yeshiva en Erets Israël vendant des copies de photos prises par son père, qui était photographe à Dvinsk. Naturellement, beaucoup de ses photos étaient des deux géants de la Torah qui résidaient dans la ville, le Rogatchover et l’Ohr Somayach. Bien que Portnoy ne soit plus en vie, le Rav Borochov a retrouvé sa famille et réussi à acquérir quelques photos d’eux aussi, y compris plusieurs photos rares des funérailles du Gaon. Dans une interview avec les médias israéliens avant sa mort, Portnoy se rappelait que pendant les funérailles, le président de Lettonie, Kārlis Ulmanis, avait fermé toute la ville par respect pour le Gaon. Portnoy soulignait que la ville n’avait jamais été fermée de manière aussi drastique même pendant les fêtes nationales ou religieuses. Ulmanis, il s’avère, était un admirateur du Gaon et fréquentait régulièrement sa maison pour le consulter.

Pour le Rav Borochov, ce n’était pas vraiment une surprise. Après tout, qui n’aurait pas reconnu le grand homme parmi eux ?

Paris : Levaya d’Amos Uzan a’h à l’Hôpital Saint-Louis et devant le Mikvé du Beth Habad de Flandre

Paris : Levaya d’Amos Uzan a’h à l’Hôpital Saint-Louis et devant le Mikvé du Beth Habad de Flandre

Une foule émue s’est rassemblée ce mercredi à l’Hôpital Saint-Louis puis au Beth Habad de Flandre pour la levaya. La cérémonie, a réuni plusieurs centaines de personnes.

Ce mercredi 22 janvier à 15h30, plusieurs centaines de personnes se sont rassemblées à Paris pour rendre un dernier hommage à Amos Uzan a »h, lors d’une Levaya émouvante qui s’est déroulée en deux temps.

La levaya d’Amos Uzan a débuté devant l’Hôpital Saint-Louis, où une foule nombreuse s’est réunie dans un silence respectueux. Parents, amis proches et membres de la communauté sont venus témoigner leur soutien à la famille et honorer sa mémoire.

Le cortège s’est ensuite dirigé vers le Beth Habad de Flandre, où une procession poignante s’est tenue devant le Mikve. La présence massive de la communauté, malgré un jour de semaine, témoigne de l’estime et du respect que tous lui portaient.

L’enterrement aura lieu jeudi en Israël, où Amos Uzan a »h trouvera son repos éternel en Terre Sainte. Les modalités précises seront communiquées ultérieurement.

La famille Uzan remercie chaleureusement toutes les personnes venues leur apporter réconfort et soutien dans cette douloureuse épreuve.

Que son âme soit élevée vers les hauteurs célestes et que sa mémoire soit une source de bénédiction. תנצב״ה

La rédaction adresse ses sincères condoléances à la famille endeuillée.

 

Barouh Dayan Haemet : Amos Uzan a’h, 74 ans, (responsable du Mikvé de Flandre) a quitté ce monde le 22 Tevet 5785

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

Barouh Dayan Haemet : Amos Uzan a’h, 74 ans, (responsable du Mikvé de Flandre) a quitté ce monde le 22 Tevet 5785

Barouh Dayan Haemet : Amos Uzan a’h, 74 ans, (responsable du Mikvé de Flandre) a quitté ce monde le 22 Tevet 5785

La communauté du Beth Habad de Flandre pleure la disparition d’Amos Uzan a’h. C’est avec une profonde tristesse que la communauté du Beth Habad de Flandre a appris le départ de Monsieur Amos Uzan a’h, responsable dévoué du Mikvé, survenu le 22 Tevet 5785 (22 janvier 2025). Son départ laisse un vide immense dans le cœur de tous ceux qui l’ont connu et côtoyé.

 

Les Chiva de AMOS BEN FRADJI UZAN ZAL se fera au domicile

127 rue de l’ourcq 75019 paris

Code UZAN ou B11B

À partir de vendredi 24/01

1er minyan de chaharit a 07h30 jusqu’à 09h00 (besoin de 4 minyanims)

 

Un pilier du Beth Habad de Flandre

Amos Uzan occupait une place centrale dans la vie communautaire du Beth Habad de Flandre, où il assumait avec un dévouement exemplaire la responsabilité du Mikvé. Cette fonction, loin d’être simplement administrative, reflétait son engagement profond envers la préservation et la transmission des traditions juives les plus essentielles.

Un engagement sans faille pour la Tahara

En tant que responsable du Mikvé, Amos veillait méticuleusement à ce que cette institution fondamentale de la vie juive fonctionne dans les meilleures conditions possibles. Son attention aux détails, sa disponibilité constante et son profond respect des lois de la Torah ont permis à d’innombrables familles de la communauté de pratiquer la Tahara dans les conditions optimales.

Un homme de Hessed

Au-delà de ses responsabilités officielles, Amos Uzan était connu pour sa générosité de cœur et sa disposition permanente à aider son prochain. Ses actes de bonté, souvent accomplis dans la plus grande discrétion, témoignaient de sa profonde compréhension des valeurs hassidiques et de son attachement sincère à la pratique du Hessed.

Une source d’inspiration pour la communauté

La vie d’Amos Uzan était un exemple vivant de ce que signifie servir sa communauté avec humilité et dévouement. Sa présence quotidienne au Beth Habad, son sourire chaleureux et ses paroles encourageantes ont marqué tous ceux qui ont eu la chance de le connaître.

Un héritage spirituel

Le départ d’Amos Uzan laisse un héritage spirituel important pour toute la communauté. Son engagement inlassable pour la préservation des traditions, son dévouement au service de la communauté et sa bonté naturelle continueront d’inspirer les générations futures.

Une perte ressentie par tous

La disparition d’Amos Uzan est une perte immense non seulement pour sa famille, mais pour l’ensemble de la communauté du Beth Habad de Flandre. Son absence sera particulièrement ressentie dans la gestion quotidienne du Mikvé, où son professionnalisme et sa dévotion ont établi des standards d’excellence. Que la mémoire d’Amos Uzan soit une source de bénédiction pour sa famille et pour toute la communauté. Son exemple de dévouement et de service désintéressé continuera d’éclairer le chemin de tous ceux qui l’ont connu.

Pour la élévation de son âme

La communauté est invitée à accomplir des mitsvot et des actes de bonté pour l’élévation de l’âme d’Amos a’h. Que son âme soit liée au faisceau de la vie éternelle.

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Jérusalem : Convention annuelle des descendants de l’Admour Hazaken

Jérusalem : Convention annuelle des descendants de l’Admour Hazaken

Ce qu’un rassemblement de descendants peut accomplir : Des centaines de personnes au rassemblement traditionnel des descendants de l’Admour Hazaken | L’événement a été combiné avec la célébration de la fin du deuxième cycle du ‘Rav Yomi’ et le rassemblement annuel pour la Hilloula, qui se tient chaque année à la sortie du Chabbat ‘Chemot’ et à l’approche du 24 Tevet.

 

Des centaines de participants ont assisté au rassemblement annuel de « l’Union des Descendants » qui cette année était marqué par l’achèvement du deuxième cycle du ‘Rav Yomi’, l’étude quotidienne du Choul’han Arou’h Harav.

Dans la joie et l’élévation, des centaines de descendants venus de tout le pays se sont réunis samedi soir, sous la direction des grands et importants membres de la famille de la maison du Rabbi, pour célébrer l’achèvement du deuxième cycle du ‘Rav Yomi’, combiné cette année avec le rassemblement annuel pour l’anniversaire du décès du saint grand-père, qui se tient chaque année à la sortie du Chabbat Chemot, à l’approche et en l’honneur du 24 Tevet.

D’année en année, le sentiment que le secret de son caractère unique et de sa singularité, l’atmosphère merveilleuse d’élévation qui se fait sentir lors du rassemblement annuel, encore et encore comme « nouveau chaque fois », est enraciné dans l’esprit saint du saint grand-père qui plane sur le rassemblement, devient de plus en plus clair.

Cela s’ajoute à l’investissement des dirigeants de l’Union qui, avec sensibilité, sagesse et compréhension, agissent en accord avec l’esprit de chacun dans cette mission sainte unique en son genre de relier les descendants à leur source. L’affirmation sans équivoque « l’Alter Rebbe est ici » est entendue encore et encore de la bouche des descendants émus qui expriment les sentiments de leur cœur.

Un phénomène qu’on ne peut ignorer est celui des histoires qui émergent chaque année sur les délivrances survenues suite à la participation au rassemblement annuel. Des demandes écrites dans des notes envoyées au lieu saint ou dans une prière silencieuse pendant l’interprétation émouvante du niggun « des Arba Babot ».

Il s’avère que le principe selon lequel « là où dix sont réunis, la présence divine réside » s’applique aussi aux dizaines et centaines de descendants de l’Admour Hazaken qui, comme l’a dit notre saint Rabbi, ont chacun un « dépôt sacré » en héritage du saint grand-père.

L’événement élevé a commencé par un « LeHaim » sur une coupe de vin pleine comme la bénédiction de Dieu, avec en fond des sons et des mélodies élevées des niggunim du grand Rabbi.

L’événement a été animé et dirigé avec grâce hassidique et grand talent par le Rav Menachem Mendel Wolf, émissaire du Rabbi à Ashkelon.

Pour la lecture du ‘Dvar Malkhout’ – une lettre sainte concernant la mission spéciale qui incombe aux descendants de l’Admour Hazaken en vertu de leur statut de descendants – le Rav Mordechai David Halperin de Meron a été invité.

Cette lettre sainte, note l’animateur, a été envoyée par le Rabbi suite au premier rassemblement aux États-Unis en Tichri 5734, selon l’instruction directe du Rabbi au fondateur de ‘l’Union des Descendants’, le Gaon Hassid Rabbi Shmuel Elazar Halperin zts »l qui séjournait cette année-là dans la cour de notre maison de vie. Le Rav Mordechai David Halperin, qui était également présent dans la cour sainte cette année-là, a eu le mérite d’être parmi les activistes éminents dans l’organisation de ce rassemblement aux États-Unis aux côtés du Rav Halperin zts »l.

Le Gaon Rabbi Haim Shmerler shlita, président de l’organisation Shaarei Hora’ah, neuvième génération de l’Admour Hazaken, l’un des plus grands diffuseurs du Choulhan Aroukh HaRav, a été invité à conclure le cycle ‘Rav Yomi’ du deuxième cycle et à ouvrir en bonne heure et devant une grande assemblée le troisième cycle du Rav Yomi. Le Rav Shmerler s’est étendu sur les louanges de l’idée du ‘Rav Yomi’ et le grand bénéfice de l’étude du ‘Rav Yomi’ pour grands et petits. Dans ses paroles, il a également mentionné son père, le Gaon Rabbi Eliyahu Shmerler zts »l, qui faisait partie des signataires de l’appel saint et de l’institution du ‘Rav Yomi’.

En lien avec et à la lumière de la situation où le peuple d’Israël a besoin d’une grande délivrance et où nos frères et sœurs sont en captivité aux mains d’un ennemi cruel, toute l’assemblée a chanté avec grand éveil, sous la direction des musiciens menés par le maître musicien Rav Yeshayahu Weiss shlita, le niggun d’éveil du saint Rav R’ Michel de Zlotchov qui, selon la promesse de notre maître le Baal Shem Tov, est propice à éveiller une grande miséricorde.

Le Gaon Hassid R’ Moshe Tzvi Halperin shlita a été invité à prononcer la parole de ‘l’Union des Descendants’. Dans ses paroles, il a appelé les proches descendants à être des ambassadeurs de lumière pour diffuser la lumière et l’enseignement du saint grand-père et étancher la soif immense qui existe aujourd’hui pour sa grande lumière dans toutes les couches de la société.

Dans ses paroles, il a également fait référence aux descendants spirituels qui, de manière « forcée et entrée », prennent part au rassemblement.

Ces descendants spirituels marchent dans la voie de l’Admour Hazaken qui ne s’est pas contenté d’un attachement à son maître le Maggid et à notre maître le Baal Shem Tov moindre qu’un lien essentiel de père et fils, grand-père et petit-fils. Et comme le Rabbi l’Ancien qui a lié son statut de fils et descendant spirituel de ses maîtres au mérite de la connexion avec le descendant physique, le saint Rav R’ Avraham l’Ange, comme on le sait, l’ordre d’étude chez le Maggid était qu’à côté de l’influence et de la Torah qu’il dispensait à l’ensemble du saint groupe, il avait une fixité particulière pour l’étude avec son fils le saint Rav R’ Avraham l’Ange. À cette étude participait le Rabbi l’Ancien qui était son partenaire d’étude, et comme on le sait, c’est en cela que le grand Rabbi attribuait le fait qu’il a mérité de recevoir de son maître le Maggid plus que les autres membres du saint groupe, car un fils reçoit une influence essentielle et lui, étant ami et partenaire d’étude de l’Ange saint, a mérité de recevoir cette influence essentielle. Ces descendants spirituels, suivant le Rabbi l’Ancien, se joignent aux descendants physiques.

L’invité d’honneur, le Rav Hassid R’ Yitzchak Kogan shlita, le « Tsadik de Leningrad », a été invité à prendre la parole.

Avec grande émotion, le Rav Kogan a partagé avec les descendants des souvenirs de la période initiale du renouveau de la jeune génération en Union soviétique dans les années 80, lorsque la lumière éclatante de l’Admour Hazaken a percé à travers l’obscurité soviétique. À la fin de ses paroles, le Rav Kogan a béni tous les descendants de la bénédiction des Cohanim.

Les musiciens ont été invités à jouer le niggun de la Yehidout de Rav Shlomo Tchatchniker, l’un des grands disciples de l’Admour Hazaken. Ce fut une sorte d’intermède que les descendants ont utilisé pour écrire les Pan »im et les notes qui seront déposés sur la tombe sainte du saint grand-père le jour de l’anniversaire de son décès le 24 Tevet.

Le conférencier renommé Rav Shneur Ashkenazi, huitième génération de l’Admour Hazaken, a été invité à la tribune pour prononcer le discours principal. Dans ses paroles, qui avaient le caractère d’un farbrengen hassidique chaleureux et ont été écoutées avec grande attention, il a touché à des points intérieurs du service divin à la lumière de l’Admour Hazaken.

Selon la tradition, vers la fin du rassemblement, tous les descendants ont chanté ensemble le niggun sacré du Baal HaTanya, le niggun des 4 strophes, précédé du « niggun de préparation », non sans que l’animateur ne rappelle en quelques phrases ce que nous avons entendu de nos saints maîtres sur la sainteté et l’élévation du niggun sacré dans dix saintetés sur ses vertus sublimes pour accomplir des délivrances matérielles et spirituelles.

Après le niggun, les descendants se sont levés avec émotion pour une danse de joie, les membres du chœur hassidique continuant et élevant l’assemblée avec une série de niggunim de joie et de danse.

Le discours de clôture émouvant a été prononcé par le Rav Yitzchak Meir Halperin, l’un des dirigeants de l’Union. Dans ses paroles, il a mentionné pour le bien et la bénédiction le Gaon Rabbi Avraham Binyamin Ludmir shlita, Rav et Av Beit Din de la communauté Pressburg à Londres, par qui le mérite de l’étude du ‘Rav Yomi’ s’est manifesté lorsqu’il a proposé cette idée merveilleuse publiquement lors du rassemblement des descendants en 2011. De même, il a remercié au nom de tous les participants au rassemblement l’ami de l’Union des Descendants, le Rav Hassid Yosef Moshe Zayants et sa famille pour le précieux cadeau, le Choulhan Aroukh avec le Biour HaShulhan que chaque descendant a reçu, un cadeau qui ajoute splendeur et majesté à l’événement. Dans ses paroles, il a accueilli et souligné la participation de l’éditeur de cette merveilleuse édition, le Gaon Hassid R’ Baruch Chikashvili shlita au rassemblement.

Ont honoré le rassemblement de leur présence :

Le Gaon Rav Haim Elazar Weiss shlita, Rav et Av Beit Din de Beitar Illit, le Gaon Rav Avraham Michael Halperin shlita, membre du tribunal rabbinique Habad et Rav de la Colline française à Jérusalem, le Gaon Rav Haim Shalom Deutsch shlita, directeur du Kollel Tzemach Tzedek, le Gaon Rav Menachem Mendel Fuchs shlita, Rav de Kiryat Shomrei HaHomot et Ramot D’, le Gaon Rav Avraham Moshe Halperin shlita, directeur de l’Institut scientifique technologique pour la Halakha et Rav de la communauté hassidique à Ramot Polin, le Gaon R’ Dov Berish Schneerson des dirigeants de la Yeshiva Tcheboin, le Gaon R’ Binyamin Zeev HaLevi Segal directeur de la Yeshiva Torat Emet, le Gaon Hassid Rav Yosef Yitzchak Butman shlita, Mashpia de la Yeshiva Tomchei Tmimim à Lod, le Gaon Rav Shmuel Baker shlita, directeur de la Yeshiva Netivot HaTorah, le Gaon Rav Pinchas Rabinowitz shlita, le Gaon R’ Israel Glickman Av Beit Din à Jérusalem, le Gaon R’ Baruch Chikashvili directeur de l’Institut Choulhan Aroukh avec Biourei HaShulhan, le Rav Betzalel Yair Taub fils du Admour de Modzhitz shlita.

À la fin de l’événement, un tirage au sort a été organisé pour des séries de livres du Admour Hazaken, remportées par la famille du Rav Mordechai Gelbstein et la famille Tzaler.

Après une série de remerciements à tous ceux qui ont pris part à ce rassemblement et à la direction du Kollel Habad pour avoir mis la salle à disposition pour l’événement, l’assemblée s’est dispersée avec la ferme décision d’augmenter le lien intérieur avec le chef de famille et celui dont on commémore l’anniversaire du décès, d’ajouter de la force dans l’étude de sa Torah et la marche dans ses voies, et surtout, avec le début du troisième cycle du ‘Rav Yomi’, de rejoindre et de faire rejoindre les proches et amis à l’étude mondiale.