Vendredi 24 mai 2024 à 10h30 : Kovets Behar – Lag Baomer – Likouté Si’hot volume 22, par le Rav Levi Azimov

Vendredi 24 mai 2024 à 10h30 : Kovets Behar – Lag Baomer – Likouté Si’hot volume 22, par le Rav Levi Azimov

En direct, chaque vendredi, étude du Likoutei Si’hot
avec le Rav Levi Azimov de 10h30 – 11h30
Tél.: +33159423068 – code: 33 41 593#

ET SUR RADIO HASSIDOUT
RADIO HASSIDOUT

Lag Baomer – Aimer et respecter son prochain
Source : Likouté Si’hot volume 22, Si’ha sur Lag Baomer

 

1. Il y avait deux raisons de se réjouir à Lag Baomer :
– La fin de l’épidémie qui toucha les disciples de Rabbi Akiva, pour n’avoir pas appliqué pleinement le principe d' »aimer son prochain comme soi-même ».
– La Hilloula (commémoration) de Rabbi Shimon Bar Yochai, qui quitta ce monde ce jour-là.

2. L’erreur des disciples de Rabbi Akiva était de pratiquer l’abnégation de soi de façon extrême, sans accepter qu’après « l’extase » spirituelle doit venir un « retour » vers le monde matériel.

3. Les 5 disciples qui « relevèrent la Torah » après l’épidémie comprirent parfaitement le message de leur maître Rabbi Akiva : l’élévation spirituelle doit mener à un raffinement du monde physique.

4. Le parcours de Rabbi Shimon Bar Yochai illustre cette idée :
– Dans la grotte, il pratiquait l' »extase », détaché du monde matériel.
– Après sa sortie, il réintégra le monde, purifia des lieux impurs, et transmet une Torah plus élevée que son gendre.

5. Rabbi Shimon incarna donc à la perfection l’enseignement de Rabbi Akiva : l’élévation spirituelle suprême doit forcément conduire à un « retour » pour affiner le monde et le préparer pour Machiah.

La joie de Lag Baomer célèbre ce message essentiel de raffiner le monde matériel à partir de la plus haute élévation spirituelle.

 

Vendredi 17 mai 2024 à 10h30 : Kovets de Emor – Likouté Si’hot volume 37,  1ère Si’ha par le Rav Levi Azimov

Vendredi 17 mai 2024 à 10h30 : Kovets de Emor – Likouté Si’hot volume 37, 1ère Si’ha par le Rav Levi Azimov

En direct, chaque vendredi, étude du Likoutei Si’hot
avec le Rav Levi Azimov de 10h30 – 11h30
Tél.: +33159423068 – code: 33 41 593#

ET SUR RADIO HASSIDOUT
RADIO HASSIDOUT

 

וַיֹּ֤אמֶר יְהֹוָה֙ אֶל־מֹשֶׁ֔ה אֱמֹ֥ר אֶל־הַכֹּהֲנִ֖ים בְּנֵ֣י אַהֲרֹ֑ן וְאָמַרְתָּ֣ אֲלֵהֶ֔ם לְנֶ֥פֶשׁ לֹֽא־יִטַּמָּ֖א בְּעַמָּֽיו׃
רש »י
אמר אל הכהנים. אמר ואמרת, לְהַזְהִיר גְּדוֹלִים עַל הַקְּטַנִּים (יבמות קי »ד):

 

Au début de la paracha, Rachi cite dans le Dibour Hamat’hil les mots « El HaKohanim » (aux prêtres), car son intention est d’exclure l’interprétation selon laquelle l’ordre s’adresse au Bet Din (tribunal rabbinique). Il mentionne « El HaKohanim » pour clarifier que l’interprétation ici est que « Emor » (parle) et « Veamarta » (et tu diras) font tous deux référence à « El HaKohanim » – que les prêtres eux-mêmes sont mis en garde pour avertir les mineurs.

La raison pour laquelle Rachi cite spécifiquement les mots « El HaKohanim » dans le Dibour Hamat’hil, alors que dans son commentaire lui-même il n’explique que les mots « Emor » et « Veamarta », nécessite une explication.

L’objectif de Rachi est d’exclure une autre interprétation, selon laquelle « Emor » et « Veamarta » seraient un avertissement au Bet Din de mettre en garde les prêtres. Comme nous le trouvons plus loin dans la paracha (21:8) « Vekidashto » (tu le sanctifieras) et Rachi explique « Contre sa volonté, car s’il ne veut pas divorcer, on le fouette et le punit jusqu’à ce qu’il divorce ». De même, (21:24) « À Aaron, à ses fils et à tous les enfants d’Israël », et Rachi explique « Pour avertir le Bet Din au sujet des prêtres ».

C’est pourquoi Rachi cite « El HaKohanim » pour clarifier que l’interprétation ici est que « Emor » et « Veamarta » visent tous deux « El HaKohanim » – que les prêtres eux-mêmes sont chargés d’avertir les mineurs.

La raison pour laquelle le verset lui-même n’ordonne pas au Bet Din d’avertir les prêtres est que les prêtres sont diligents. Et le fait qu’il est dit plus loin « Vekidashto » – où l’intention est pour le Bet Din – c’est parce que là il ne s’agit pas de la conduite générale des prêtres mais de la conduite d’un prêtre individuel qui ne veut pas accomplir les commandements de la prêtrise.

À la fin du sujet, Moïse a ajouté de son propre chef « À Aaron, à ses fils et à tous les enfants d’Israël », et comme Rachi l’explique « Pour avertir le Bet Din au sujet des prêtres », car le fait que les prêtres soient diligents vient des traits de caractère des prêtres, mais Moïse a ajouté une clôture que c’est seulement pour les questions liées au service, mais pas en ce qui concerne les lois de la prêtrise – comme l’impureté – qui s’appliquent partout et en tout temps. C’est pourquoi, en ce qui concerne ces sujets, il a averti le Bet Din au sujet des prêtres.

Et dans le service divin, le rôle de la prêtrise est de « se séparer pour se tenir devant D.ieu pour Le servir », ce qui s’applique à chaque Juif qui, du point de vue de l’essence de son âme, est toujours lié au Saint, béni soit-Il, et est donc diligent. De ce point de vue, il n’est pas nécessaire que le Bet Din avertisse les prêtres. Mais du point de vue de l’attribut de sagesse dans l’âme, où le sommeil est possible, alors le Bet Din doit avertir les prêtres – car il n’est pas nécessaire de créer quelque chose de nouveau, mais seulement d’éveiller du sommeil et de révéler l’attribut de sagesse.

Vendredi 10 mai 2024 à 10h30 : Kovets de Kedochim – Likouté Si’hot volume 32,  2ème Si’ha par le Rav Levi Azimov

Vendredi 10 mai 2024 à 10h30 : Kovets de Kedochim – Likouté Si’hot volume 32, 2ème Si’ha par le Rav Levi Azimov

En direct, chaque vendredi, étude du Likoutei Si’hot
avec le Rav Levi Azimov de 10h30 – 11h30
Tél.: +33159423068 – code: 33 41 593#

ET SUR RADIO HASSIDOUT
RADIO HASSIDOUT

Kedochim – Entre providence et indifférence
Source : Likouté Si’hot volume 32, seconde Si’ha sur Kedochim

  1. Le verset « Ne reste pas indifférent au danger de ton prochain » est interprété par Rachi comme faisant référence à une situation où quelqu’un se noie dans un fleuve tout en étant attaqué par un animal ou des brigands.
  2. Rachi semble déduire cette situation spécifique de la formulation négative du verset, suggérant qu’il s’agit d’un cas où l’on pourrait être tenté de ne pas intervenir.
  3. L’exemple de Rachi implique qu’il y a un devoir d’intervenir pour sauver même lorsque cela représente un danger potentiel pour le sauveteur.
  4. Cependant, ce devoir n’est pas absolu – s’il y a un danger de mort quasi-certain pour le sauveteur, on ne peut l’obliger à prendre un tel risque.
  5. Le principe sous-jacent est que lorsque D.ieu met quelqu’un face à une situation de danger pour autrui, c’est un signe que cette personne a la capacité d’intervenir et le devoir de le faire.
  6. Une leçon est tirée pour notre génération – lorsque nous voyons un juif en danger spirituel, c’est un signe que nous avons le pouvoir et l’obligation d’essayer de le sauver, sans faire de fausses excuses.

L’analyse met en lumière la profondeur et la nuance de cette loi, tout en soulignant son message fondamental sur la responsabilité que nous avons les uns envers les autres.

Vendredi 3 mai 2024 à 10h30 : Kovets de A’haré – Likouté Si’hot volume 27,  1ère Si’ha par le Rav Levi Azimov

Vendredi 3 mai 2024 à 10h30 : Kovets de A’haré – Likouté Si’hot volume 27, 1ère Si’ha par le Rav Levi Azimov

En direct, chaque vendredi, étude du Likoutei Si’hot
avec le Rav Levi Azimov de 10h30 – 11h30
Tél.: +33159423068 – code: 33 41 593#

ET SUR RADIO HASSIDOUT
RADIO HASSIDOUT

A’harei – Deux Injonctions, deux conduites
Source : Likouté Si’hot volume 27, première Si’ha sur A’harei

 

A’harei : Comment mettre en œuvre nos décisions ? Comment créer le changement ? Rav Shabtaï Slavatitski

A’harei : Comment mettre en œuvre nos décisions ? Comment créer le changement ? Rav Shabtaï Slavatitski

Dans les méandres de l’existence, il est une route qui mène vers la lumière, vers la liberté véritable. C’est le chemin que nous trace la Torah, à travers ses histoires, ses enseignements, ses secrets dévoilés au fil des générations par nos maîtres. Laissez-moi vous conter l’un de ces trésors de sagesse, qui recèle en son cœur une clé pour notre élévation spirituelle.

Israël adorait la vitesse. Chaque fois qu’il prenait le volant, son pied écrasait l’accélérateur, faisant rugir le moteur et filer le paysage. Un soir, alors qu’il rentrait chez lui à tombeau ouvert, les gyrophares d’une voiture de police illuminèrent soudain son rétroviseur. Le cœur battant, il se rangea sur le bas-côté.

Lorsque le policier s’approcha, Israël fut stupéfait de reconnaître le visage de son meilleur ami, Yaakov. Un immense soulagement l’envahit. Il sortit de sa voiture avec un grand sourire.

« Shalom Aleichem Yaakov ! Content de te voir ! Écoute, je sais que tu m’as pris en flagrant délit, mais je suis tellement pressé de rentrer, ma femme et mes enfants m’attendent depuis une éternité ! »

Mais le visage de Yaakov resta impassible. Il demanda froidement à Israël de retourner dans sa voiture et de lui remettre ses papiers. La gorge nouée, Israël s’exécuta, se demandant quelle amende astronomique allait lui tomber dessus.

Après quelques minutes qui lui parurent des heures, Yaakov revint et lui tendit un papier plié, avant de repartir sans un mot. Les mains tremblantes, Israël déplia la feuille et lut ces mots qui allaient changer sa vie :

« Mon cher Israël,

Il y a deux ans, ma petite fille de 6 ans a été fauchée par un chauffard alors qu’elle traversait la rue. Elle a quitté ce monde sous mes yeux. Le conducteur n’a écopé que d’une amende et de 3 mois de prison. Aujourd’hui, il est libre et serre sa femme et ses trois filles dans ses bras.

Moi je n’avais qu’une fille. Je dois attendre d’arriver au Ciel pour pouvoir à nouveau sentir sa présence. J’ai essayé un nombre incalculable de fois de pardonner à ce chauffard. Chaque jour est une lutte pour ne pas sombrer dans la haine et le désespoir.

Israël, je t’en supplie, ralentis. Tu as un fils unique et je veux que tu puisses le serrer contre toi encore longtemps. Fais-moi cette faveur, lève le pied. La route n’est pas un circuit de course.

Ton ami, Yaakov »

Les larmes aux yeux, Israël rentra chez lui au pas. Depuis ce jour, plus jamais il n’appuya avec insouciance sur l’accélérateur. Ce n’était pas la perspective d’une amende qui l’avait transformé, mais les mots venus du cœur de son ami.

Car parfois, ce ne sont pas les menaces ou les sanctions qui nous poussent à changer, mais la prise de conscience intime que nous devons emprunter une nouvelle voie. Une voie de responsabilité, de sagesse et de respect de la vie. Une voie qui mène vers la lumière.

Cette histoire est une invitation à réfléchir à ce qui motive réellement nos actions. Cherchons-nous à impressionner les autres, à assouvir nos désirs égoïstes ? Ou aspirons-nous à répandre le bien, à prendre soin de ceux qui nous entourent ?

Le Baal Shem Tov, dans son infinie sagesse, nous enseigne que même nos pulsions les plus primaires peuvent être sublimées pour servir un dessein supérieur. Il ne s’agit pas de les nier, mais de les dompter pour les mettre au service du divin.

Abraham, notre illustre patriarche, incarne cette capacité à transcender ses intérêts personnels pour répondre à l’appel de Dieu. Lorsque l’Éternel lui ordonna de tout quitter pour une terre inconnue, Il usa de paroles enjôleuses, lui promettant prospérité et descendance.

Mais Abraham ne se laissa pas séduire par ces perspectives alléchantes. Il obéit par pur amour et dévotion, plaçant la volonté divine au-dessus de tout. Là réside la véritable grandeur, la marque des âmes d’exception.

Ainsi, dans notre quotidien, efforçons-nous de goûter la joie profonde de servir un idéal qui nous dépasse. Que chacun de nos actes soit imprégné de cette conscience supérieure. En cheminant sur les traces de nos sages, nous pourrons alors transformer le plomb de nos faiblesses en or, et faire de notre existence un hymne à la Vie.

Nous venons tous de célébrer la fête de Pessah, ce moment béni où nous renouons avec notre liberté fondamentale. Et en ces jours lumineux de l’Omer, propices à l’introspection et au perfectionnement de soi, n’oublions pas que les plus belles victoires sont celles que nous remportons sur nous-mêmes.

Lorsque nous parvenons à dépasser nos petits calculs, à voir au-delà de notre ego, nous ouvrons en nous un espace infini où peut se déployer la Présence divine. C’est là le secret de la vraie liberté, celle de l’âme qui s’élève vers sa Source.

Peu importe les épreuves semées sur notre route, les doutes qui parfois nous assaillent. En cultivant la foi et l’abandon, en plaçant nos pas dans ceux de nos maîtres, nous avons le pouvoir de transformer nos fêlures en trésors de lumière.

Car la vie spirituelle n’est pas un long fleuve tranquille. C’est un combat de chaque instant contre nos penchants, une quête exigeante de vérité et d’authenticité. Mais c’est précisément dans cette lutte que se révèle notre grandeur, notre capacité à nous élever toujours plus haut.

Alors, en cette période de renouveau, osons sortir de notre zone de confort. Osons regarder en face nos parts d’ombre, avec bienveillance et détermination. Car c’est en embrassant notre humanité toute entière que nous pourrons faire jaillir l’étincelle divine qui sommeille en nous.

Et si parfois la tâche nous semble ardue, rappelons-nous les mots du Baal Shem Tov : même le plus infime élan vers le bien contient en germe la promesse de la rédemption. Chaque effort, chaque pas, aussi humble soit-il, nous rapproche de notre véritable demeure.

Puisse cette période être pour nous tous un temps de re-naissance, d’élévation et de connexion au divin. Puissions-nous laisser notre âme prendre son envol et goûter, dans l’accomplissement joyeux des mitsvot, un avant-goût du monde à venir.

Car c’est là, dans la joie du service désintéressé, que se dévoilent les secrets de la Torah et les merveilles de la Création. C’est là que nos cœurs s’ouvrent et que nos vies s’illuminent d’un sens nouveau.

Alors en avant, chers amis ! La route est longue mais la destination est certaine. À nous de faire le premier pas, avec audace et confiance. À nous de devenir les artisans de notre propre libération.

Que le Tout-Puissant guide nos pas et éclaire notre chemin. Et qu’Il nous accorde la grâce de révéler, à travers nos pensées, nos paroles et nos actes, la splendeur de Son Nom en ce monde. Amen.

Kovets de Metsora Chabbat Hagadol – Likouté Si’hot volume 17 – Rav Levi Azimov

Kovets de Metsora Chabbat Hagadol – Likouté Si’hot volume 17 – Rav Levi Azimov

En direct, chaque vendredi, étude du Likoutei Si’hot
avec le Rav Levi Azimov de 10h30 – 11h30
Tél.: +33159423068 – code: 33 41 593#

ET SUR RADIO HASSIDOUT
RADIO HASSIDOUT

Le Chabbat Hagadol et les miracles de la délivrance

Dans le calendrier juif, le Chabbat qui précède immédiatement la fête de Pessa’h est désigné sous le nom de Chabbat Hagadol, littéralement le « Grand Chabbat ». Cette appellation unique soulève une question évidente : qu’est-ce qui rend ce Chabbat si spécial ? La réponse se trouve dans les événements miraculeux qui ont eu lieu ce jour-là, alors que les Juifs étaient encore esclaves en Égypte, à la veille de leur libération.

Les miracles du premier Chabbat Hagadol
La Torah relate qu’au dixième jour du mois de Nissan, D.ieu a donné aux Juifs une instruction étonnante : chaque famille devait prendre un agneau, le garder chez eux pendant quatre jours, puis le sacrifier comme offrande pascale. Cette année-là, le dixième jour de Nissan tombait un Chabbat.

Imaginez la scène : les Juifs, encore esclaves, ont publiquement amené des agneaux dans leurs maisons, sous le regard incrédule des Égyptiens. Pour les Égyptiens, les agneaux étaient des divinités vénérées. Voir leurs esclaves se préparer à les sacrifier était une provocation stupéfiante. Pourtant, miraculeusement, ils ont été incapables de nuire aux Juifs ou de les empêcher d’accomplir la volonté de D.ieu.

Ce miracle était un signe puissant que le pouvoir des Égyptiens avait déjà été brisé spirituellement, avant même le début des dix plaies. Il annonçait que la délivrance était imminente. C’est pourquoi ce Chabbat est appelé « Hagadol », le Grand, en souvenir de ces miracles extraordinaires.

Revivre les miracles chaque année
Nos Sages nous enseignent que les événements spirituels laissent une empreinte éternelle sur le temps. Ainsi, chaque année à Chabbat Hagadol, nous avons l’opportunité de nous reconnecter à la lumière de la rédemption qui a brillé si intensément ce jour-là en Égypte.

C’est pourquoi diverses coutumes se sont développées pour marquer la sainteté unique de ce Chabbat. Beaucoup ont l’habitude de lire une partie de la Haggada de Pessa’h, le livre qui raconte l’histoire de l’Exode, et d’étudier les lois détaillées de la fête. Cela nous permet d’entrer dans l’esprit de Pessa’h et de nous imprégner de son message de liberté.

Un aperçu de la Rédemption future
Mais Chabbat Hagadol est bien plus qu’un rappel historique. C’est un moment de révélation divine intense, une percée des lumières du futur dans notre présent. Ils comparent l’atmosphère spirituelle de ce jour à celle du monde à venir, quand toute l’obscurité sera dissipée et que la connaissance de D.ieu emplira la terre.

En ce jour, nous avons un avant-goût de l’époque où tout le mal sera éradiqué et où l’humanité vivra dans l’harmonie et la paix. C’est un rappel puissant que, malgré les défis du présent, nous nous dirigeons inexorablement vers un avenir de perfection.

Transformer le monde physique
Cette révélation n’est pas seulement une expérience mystique abstraite. Tout comme les miracles de l’Exode ont transformé la nature même de la réalité, la lumière de Chabbat Hagadol a le pouvoir de pénétrer et d’élever notre monde physique.

Elle nous invite à regarder au-delà de la façade des choses matérielles et à percevoir la présence divine qui les anime. Elle nous encourage à utiliser nos activités quotidiennes comme véhicules pour exprimer des valeurs spirituelles. En ce jour, nous avons un aperçu d’un monde où le divin et le matériel ne sont plus en conflit, mais en harmonie parfaite.

Notre rôle dans la Rédemption
Sur un plan personnel, Chabbat Hagadol est un moment pour réfléchir à notre propre rôle dans la concrétisation de cette vision de Rédemption. La mystique juive enseigne que chaque âme a une étincelle divine unique et une mission spécifique à accomplir dans ce monde.

En prenant le temps de nous reconnecter à notre identité la plus profonde et à notre but le plus élevé, nous pouvons aligner nos vies avec le plan divin pour l’univers. Nous pouvons devenir des partenaires actifs dans le processus de transformation du monde, apportant la lumière dans l’obscurité, un acte de bonté à la fois.

Conclusion
Ainsi, Chabbat Hagadol est une invitation à transcender les limites de notre réalité actuelle et à goûter au monde merveilleux qui nous attend. C’est un moment pour renouveler notre engagement envers notre mission divine et notre foi dans le triomphe ultime du bien.

Alors que nous nous préparons à revivre le miracle de Pessa’h, puissent les lumières de Chabbat Hagadol nous inspirer et nous guider, nous donnant la force et la vision nécessaires pour transformer nos vies et notre monde. Puisse ce grand Chabbat annoncer l’arrivée de la plus grande Rédemption, quand toute l’humanité reconnaîtra la vérité de D.ieu et vivra dans la paix et l’harmonie éternelles.

Vendredi 12 avril 2024 à 10h30 : Kovets de Tazria – Likouté Si’hot volume 17,  1ère Si’ha par le Rav Levi Azimov

Vendredi 12 avril 2024 à 10h30 : Kovets de Tazria – Likouté Si’hot volume 17, 1ère Si’ha par le Rav Levi Azimov

En direct, chaque vendredi, étude du Likoutei Si’hot
avec le Rav Levi Azimov de 10h30 – 11h30
Tél.: +33159423068 – code: 33 41 593#

ET SUR RADIO HASSIDOUT
RADIO HASSIDOUT

Tazria – Circoncision hors-normes, en Egypte
Source : Likouté Si’hot volume 17, première Si’ha sur Tazria

 

1. Avant le don de la Torah, la circoncision pouvait être effectuée la nuit, contrairement à la loi instaurée par la suite. En Egypte, D.ieu fit en sorte que les Enfants d’Israël sentent l’odeur du sacrifice de Pessa’h pendant la nuit, pour les inciter à se circoncire immédiatement.

2. Ils pratiquèrent alors la circoncision avec leur propre épée, et non avec le couteau rituel habituel. Ce n’était donc pas considéré comme un travail interdit le jour de fête, même selon la loi biblique.

3. D’après le Zohar, la nuit de la sortie d’Egypte fut lumineuse comme une journée. Cela permit de pratiquer la circoncision la nuit comme si c’était le jour.

4. Tout ceci manifeste que la sortie d’Egypte fut un véritable « saut » au-delà de toutes les limites de la nature et même de la Torah. Pour réaliser cela, D.ieu fit briller une lumière transcendant toutes les limites.

5. Ce dépassement des limites s’exprima à travers le sang du sacrifice de Pessa’h mélangé à celui de la circoncision, deux mitsvot exprimant le lien essentiel du juif avec D.ieu.

6. Cela nous enseigne que « sortir d’Egypte » dans le service divin signifie dépasser toutes ses limites physiques et psychologiques pour se lier à D.ieu de façon absolue, par une « alliance éternelle ».

En conclusion, la circoncision hors-norme pratiquée en Egypte illustre la capacité donnée à chaque juif de transcender toutes les limites pour s’attacher à D.ieu, en « sortant d’Egypte » intérieurement chaque jour.

Vendredi 5 avril 2024 à 10h30 : Kovets de Chemini – Likouté Si’hot volume 32,  3e Si’ha par le Rav Levi Azimov

Vendredi 5 avril 2024 à 10h30 : Kovets de Chemini – Likouté Si’hot volume 32, 3e Si’ha par le Rav Levi Azimov

En direct, chaque vendredi, étude du Likoutei Si’hot
avec le Rav Levi Azimov de 10h30 – 11h30
Tél.: +33159423068 – code: 33 41 593#

ET SUR RADIO HASSIDOUT
RADIO HASSIDOUT

L’hygiène du corps et de l’âme
Source : Likouté Si’hot volume 32, troisième Si’ha sur Chemini

 

Introduction

Citation de Maïmonide (Lois des aliments interdits 17, 29-32) et du verset de la Paracha Chemini (Lévitique 11, 43-44) sur lesquels Maïmonide s’appuie.
Le « nettoyage » de l’âme s’opère-t-il après sa « sanctification » ?

1 : Les étapes de l’élévation spirituelle

Citation de la Guemara et de Maïmonide sur les étapes menant à la sanctification : propreté, retenue, pureté. La sanctification permet de ressembler à la Présence Divine.
Question : Pourquoi Maïmonide met-il en garde contre des choses répugnantes sans citer les reptiles mentionnés dans la Paracha ?
Explication du Likouté Si’hot : l’intention en respectant l’hygiène doit être la sainteté de l’âme et pas seulement le bien-être du corps.
Précision du Guide des Égarés : le nettoyage extérieur vient après la purification intérieure des mauvaises perspectives et midot. Le but est de réduire les désirs.
Explication du Likouté Si’hot : le nettoyage extérieur a aussi un impact sur l’intériorité car il prépare l’homme à la spiritualité et à la finesse de l’âme.

2 : L’élévation spirituelle exige une meilleure hygiène

Récit de la Guemara : plus un Sage est élevé, plus il doit être attentif à la pureté, même pour des détails.
Explication du Likouté Si’hot : en s’élevant dans la sainteté, on doit atteindre une pureté plus grande, en « nettoyant » même ce qui n’était pas considéré comme une tache auparavant.
Question : Pourquoi Maïmonide précise-t-il que ce nettoyage est « pour D.ieu » ?
Réponse du Likouté Si’hot : pour montrer que l’ensemble du service divin doit être fait uniquement pour D.ieu, en se purifiant de tout ego, ce qui n’est possible qu’après un nettoyage intérieur profond.

3 : La double purification

Le Likouté Si’hot explique que l’objectif ultime est de respecter l’hygiène uniquement parce que c’est la volonté de D.ieu et pas pour son propre bien-être. Cela n’est possible qu’après s’être purifié des mauvaises midot de façon absolue.
Explication supplémentaire : c’est en s’approchant de D.ieu qu’on ressent le besoin de s’effacer et de se purifier encore plus. De même, se tenir devant un roi en ressentant son ego est déjà une révolte.
En s’élevant dans la sainteté, en se sentant constamment devant D.ieu, l’homme éprouve le besoin de se nettoyer de tout sentiment d’ego, jusqu’à ce que toutes ses actions soient purement pour D.ieu.

Conclusion : L’augmentation dans la sainteté pousse l’homme à s’effacer totalement pour tout faire exclusivement « pour D.ieu ». Le lien intime entre hygiène physique et pureté spirituelle montre que plus on se sanctifie, plus on doit se purifier en profondeur afin de servir D.ieu de façon totalement désintéressée. Cet effacement de l’ego est la clé d’un service divin authentique.

Vendredi 29 mars 2024 à 10h30 : Kovets de Tsav – Likouté Si’hot volume 32,  par le Rav Levi Azimov

Vendredi 29 mars 2024 à 10h30 : Kovets de Tsav – Likouté Si’hot volume 32, par le Rav Levi Azimov

En direct, chaque vendredi, étude du Likoutei Si’hot
avec le Rav Levi Azimov de 10h30 – 11h30
Tél.: +33159423068 – code: 33 41 593#

ET SUR RADIO HASSIDOUT
RADIO HASSIDOUT

Tsav – Le vêtement blanc de Moché
Source : Likouté Si’hot volume 32, Si’ha sur Tsav

 

Durant les 7 jours de l’inauguration du Tabernacle, Moché officia le service avec « un vêtement blanc », et non les habits sacerdotaux habituels. Cela soulève plusieurs questions: Moché avait-il le statut de Cohen (voire de Grand Prêtre) à ce moment-là ? Et si oui, comment pouvait-il officier sans les vêtements de service, normalement indispensables pour les Cohanim ?

D’après les commentaires de Rachi, il semble y avoir une contradiction. D’un côté, Rachi écrit que Moché officia en tant que Cohen et mangea même des offrandes réservées aux Cohanim. Mais d’un autre côté, il précise que Moché était un « étranger » au service et n’utilisa pas les habits du Cohen, mais servit sur ordre divin spécial.

En réalité, l’analyse du Rabbi montre que le Tabernacle avait deux fonctions:

  1. Être un Sanctuaire, un lieu de service divin par les Cohanim
  2. Être une « Tente d’assignation », un espace de rencontre et de communication entre D.ieu et Moché Rabénou

Pour Moché, c’est surtout ce 2ème aspect qui primait. Sa raison d’être était d’être le récepteur permanent de la parole divine pour la transmettre au Peuple juif. Il devait donc être constamment prêt à pénétrer dans le Tabernacle pour s’entretenir avec D.ieu, sans avoir besoin de revêtir une tenue spécifique.

Ainsi, d’après Rachi, le rôle de Moché en tant que Cohen durant l’inauguration faisait partie intégrante de sa fonction première de messager divin. Il pouvait officier avec un simple vêtement blanc.

Cela nous enseigne qu’à certains moments propices, chacun doit, à l’image de Moché, s’investir totalement dans l’étude de la Torah, au-delà de toute autre préoccupation, même des plus sacrées. En agissant ainsi, on hâtera la venue du Machia’h qui enseignera la Torah au monde entier.

 

Vendredi 22 mars 2024 à 10h30 : Kovets de Pourim – Likouté Si’hot volume 36, 1ère Si’ha,  par le Rav Levi Azimov

Vendredi 22 mars 2024 à 10h30 : Kovets de Pourim – Likouté Si’hot volume 36, 1ère Si’ha, par le Rav Levi Azimov

En direct, chaque vendredi, étude du Likoutei Si’hot
avec le Rav Levi Azimov de 10h30 – 11h30
Tél.: +33159423068 – code: 33 41 593#

ET SUR RADIO HASSIDOUT
RADIO HASSIDOUT

Pourim – Festin royal, à volonté !
Source : Likouté Si’hot volume 36, première Si’ha sur Pourim

 

  • Le refus de la reine Vachti de se présenter au festin du roi Ahashverosh plongea ce dernier dans un dilemme, car il avait instauré ce festin pour qu’il soit « sans contrainte », à la volonté des convives. Cela s’explique par le fait que certains repas visent à magnifier l’honneur de l’hôte, tandis que d’autres cherchent à satisfaire les souhaits des invités.
  • Ce festin représente allégoriquement l’invitation divine faite au peuple juif de se joindre au « repas » de l’étude de la Torah et de l’accomplissement des Mitsvot. Contrairement au don de la Torah au Mont Sinaï, qui fut imposé, à Pourim, les Juifs l’acceptèrent de leur plein gré, dans un élan de don de soi authentique.
  • Ainsi, le « bon vin » de la sainteté de Pourim remplace le « vin abondant » néfaste du festin d’Ahashverosh, engendrant une joie illimitée et éternelle qui perdurera même à l’ère messianique, transcendant toutes les autres fêtes.

 

Pourim – Festin royal, à volonté !

Dans la Meguila : Vachti refuse de répondre à l’invitation d’A’hachvéroch

Meguilat Esther 1, 10 :  Le septième jour [du festin], comme le cœur du roi était mis en liesse par le vin, il ordonna .. d’amener devant lui la reine Vachti .. pour faire voir sa beauté au peuple et aux grands. …Mais la reine Vachti refusa de venir .. et le roi en fut très irrité (car elle lui fit transmettre des paroles honteuses – Rachi). Le roi demanda aux Sages quel traitement méritait la reine Vachti, pour avoir désobéi à l’ordre du roi A’hachvéroch ? Memou’han dit alors devant le roi et les ministres : « ce n’est pas qu’envers le roi que la reine Vachti s’est rendue coupable, mais encore contre tous les ministres et toutes les nations, .. car l’incident de la reine, venant à la connaissance de toutes les femmes, aura pour effet de déconsidérer leurs maris à leurs yeux. …Si donc tel est la volonté du roi, qu’un rescrit royal dispose que Vachti ne paraîtra plus devant le roi A’hachvéroch (et qu’elle soit donc tuée – Rachi), et que sa dignité royale sera conférée par le roi à une autre femme valant mieux qu’elle ».

Analyse : A’hachvéroch ignorait-il la sanction pour le non-respect d’un roi ?

Maïmonide, lois des Rois 3, 8 : Tout celui qui se révolte contre un roi d’Israël, le roi a le droit de le mettre à mort. Même si le roi décréta qu’un de ses sujets doit aller quelque part et qu’il ne s’y rend pas, ou qu’il ne peut pas quitter son domicile et qu’il le quitte – ce sujet est passible de mort.

Meguilat Esther 4, 11 : Toute personne, homme ou femme, qui pénètre chez le roi, dans la cour intérieure, sans avoir été convoquée – une loi égale pour tous la rend passible de la peine de mort…

Développement : Les directives d’A’hachvéroch pour le festin destiné au peuple

Meguilat Esther 1, 5 :  Le roi donna à toute la population de Suse, .. un festin de sept jours dans les dépendances du palais royal. …Le vin royal était abondant, digne de la munificence du roi. On buvait conformément à la loi, sans aucune contrainte ; car le roi avait fondé à tous les chefs de sa maison de se conformer au désir de chacun.

Rachi : Conformément à la loi. Car il y a des repas où l’on contraint les convives à boire une grande coupe, et certains n’y parviennent que difficilement ; dans ce festin, il n’y avait aucune contrainte. Fondé. C’est ainsi que le roi instaura et ordonna. A tous les chefs de sa maison. A tous les chefs du repas : le maître panetier, le maître boucher et le maître échanson. De se conformer au désir de chacun. [De faire] à chacun selon sa volonté.

Explication : Fallait-il raconter, avec autant de détails, les directives du festin ?

Likouté Si’hot : Rachi en déduit que si la boisson était « sans contrainte », ce n’était pas une injonction spécifique concernant la boisson, il s’agissait plutôt d’un dérivé du fait que le roi « instaura » ce repas de façon particulière : tous les « chefs du repas » reçurent l’injonction de se « conformer aux désirs de chacun », de faire en sorte que, dans ce festin, chaque convive mange et boit selon ses propres souhaits.

Pourquoi A’hachvéroch n’imposa-t-il pas le protocole des « grandes coupes » ?

Likouté Si’hot : Certains repas ont pour objectif d’augmenter l’honneur de celui qui convie au repas, à l’image du premier festin qu’A’hachvéroch donna « à l’ensemble de ses ministres et de ses serviteurs, .. étalant la richesse de son faste royal et la rare magnificence de sa grandeur ». Dans un tel repas, le respect de la royauté impose de suivre le protocole de « boire de grandes coupes », précisément. En revanche, le second festin qu’A’hachvéroch donna pour le peuple avait d’emblée un autre objectif : d’être « conforme à la volonté du peuple », précisément.

Explication : Cela explique le dilemme d’A’hachvéroch pour la reine Vachti

Likouté Si’hot : Puisque le roi instaura que l’objectif de ce repas était de se conformer aux désirs de chacun, qui plus est : « sans contrainte » – Vachti ne pouvait donc être contrainte à venir « devant le roi pour montrer sa beauté à tous ». On pourrait néanmoins penser le contraire. A’hachvéroch exposa donc son dilemme aux Sages.

Approfondissement : L’acceptation de la Torah était-elle forcée ou « à volonté » ?

Zohar tome 3 109a : Dans la Meguilat Esther, chaque mention du terme « Roi » fait allusion à D.ieu.

Guemara Chabbat 88a : D.ieu renversa la montagne sur [Israël], comme une coupole, et leur dit : « si vous acceptez la Torah – tant mieux, sinon – votre sépulture sera ici ». Rav A’ha bar Ya’akov dit : c’est une annonce majeure pour la Torah (Si D.ieu invite Israël en justice et dit : pourquoi n’avez-vous pas réalisé ce que vous avez accepté ? Ils ont une réponse : ils l’acceptèrent sous la contrainte – Rachi). Rava dit : et pourtant, ils acceptèrent la Torah [de plein gré] à l’époque d’A’hachvéroch, ainsi qu’il est écrit : « les Juifs réalisèrent [ce qu’ils avaient] accepté » (Meguilat Esther 9, 27).

D.ieu « invite » les enfants d’Israël au « festin » de la Torah et des Mitsvot !

Likouté Si’hot : Le festin qu’A’hachvéroch donna « à toute la population de Suse » fait allusion à l’invitation que D.ieu fait aux enfants d’Israël, Son « peuple rapproché » : D.ieu les invite au repas, à l’étude de la Torah et à l’accomplissement des Mitsvot qui sont le « repas » et le plaisir d’un Juif ! Et D.ieu donne le libre arbitre, « sans contrainte », bien plus : « [Il] se conforme aux désirs de chacun ». C’est bien là l’élévation de Pourim !

Enseignement : La « joie illimitée » de Pourim et le rapport avec le « vin » !

Guemara Meguila 7b : Un homme a l’obligation de s’enivrer à Pourim (avec du vin – Rachi), au point de ne plus distinguer entre « Haman est maudit » et « Morde’haï est béni ».

Likouté Si’hot : C’est pourquoi la joie de Pourim dépasse toutes les limites, car c’est un véritable sujet de « Venahafo’h (transformation) » : à la place du « vin » qu’A’hachvéroch servit à son festin, un « vin royal abondant » qui n’était pas positif – vint le « vin abondant » de la sainteté, la joie de Pourim qui transcende toutes les limites au point que même lorsque les autres fêtes seront annulées du fait de la joie illimitée et éternelle de l’ère messianique (Isaïe 35, 10), la joie de Pourim ne sera pas annulée [et restera à jamais] ! (Midrach sur Michlé, 9)

Vendredi 15 mars 2024 à 10h30 : Kovets de Pékoudé – Likouté Si’hot volume 11, 2ème Si’ha,  par le Rav Levi Azimov

Vendredi 15 mars 2024 à 10h30 : Kovets de Pékoudé – Likouté Si’hot volume 11, 2ème Si’ha, par le Rav Levi Azimov

En direct, chaque vendredi, étude du Likoutei Si’hot
avec le Rav Levi Azimov de 10h30 – 11h30
Tél.: +33159423068 – code: 33 41 593#

ET SUR RADIO HASSIDOUT
RADIO HASSIDOUT

Pekoudé – Le « gage » du Tabernacle
Source : Likouté Si’hot volume 11, seconde Si’ha de Pekoudé

  1. Le fait que la Torah mentionne uniquement la destruction des Temples, en les qualifiant de « gage », sans évoquer au préalable leur construction ni la destruction du Michkane de Chilo, soulève plusieurs interrogations. En particulier, si le second Temple était censé être la restitution du « gage » du premier, pourquoi est-il si différent en majesté et en sainteté ?
  2. Pour résoudre ces questions, il faut comprendre la distinction fondamentale entre un « Mikdach » (Temple), bâtisse fixe et pérenne destinée à être la demeure permanente de la Présence divine, et un « Michkane » (Tabernacle), structure mobile et provisoire ayant un statut de « Tente ».
  3. Ainsi, malgré leurs différences, le premier et le second Temple partagent le même caractère essentiel de « Maison de D.ieu ». Le second Temple est donc bien, sur le plan conceptuel et spirituel, la restitution du gage du premier, tandis que le Michkane de Chilo appartient à une autre catégorie.
  4. La mention des « fautes d’Israël » comme cause de la destruction vient préciser que le Temple lui-même n’a pas été anéanti mais seulement « confisqué » provisoirement. C’est la relation entre le Temple et le peuple qui a été affectée, pas l’existence propre du Temple. Cela explique aussi pourquoi la destruction du Michkane de Chilo, due à des fautes individuelles, n’est pas évoquée ici.
  5. Plus profondément encore, cette précision exprime l’amour infini et la patience extraordinaire de D.ieu, qui a repoussé autant que possible l’heure de la destruction pour laisser au peuple l’opportunité de se repentir. La destruction elle-même est en réalité une manifestation d’amour, par laquelle D.ieu « met en gage » Sa propre Demeure pour permettre à Ses enfants de se ressaisir.
  6. Il en découle un merveilleux enseignement : de même que D.ieu a fait preuve d’une infinie miséricorde, il nous incombe d’aider et d’encourager notre prochain, avec une patience inlassable, même lorsque sa conduite est inappropriée. En l’assistant dans l’étude de la Torah et la pratique des Mitsvot, nous l’aidons à construire en lui un sanctuaire digne de ce nom.
  7. En méditant sur la souffrance que cause à D.ieu la destruction du Temple, nous réalisons que nos propres pleurs ne sont qu’un pâle reflet des Siens. Cette prise de conscience de Son amour dévorant pour nous nous donne la force de nous amender et de hâter la venue de Machia’h et la reconstruction du troisième Temple, puissions-nous le mériter rapidement !

 

Vendredi 8 mars 2024 à 10h30 : Kovets de Vayakhel – Likouté Si’hot volume 11, 2ème Si’ha,  par le Rav Levi Azimov

Vendredi 8 mars 2024 à 10h30 : Kovets de Vayakhel – Likouté Si’hot volume 11, 2ème Si’ha, par le Rav Levi Azimov

En direct, chaque vendredi, étude du Likoutei Si’hot
avec le Rav Levi Azimov de 10h30 – 11h30
Tél.: +33159423068 – code: 33 41 593#

ET SUR RADIO HASSIDOUT
RADIO HASSIDOUT

Le don de soi exceptionnel de Betsalel
dans la construction de l’Arche Sainte
Source : Likouté Si’hot volume 11, deuxième Si’ha sur Vayakhel

 

 

La paracha Vayakhel relate la construction du Mishkan, le Sanctuaire portatif qui accompagna les Hébreux dans le désert. Au cœur de ce Sanctuaire se trouvait l’élément le plus sacré : l’Arche Sainte, coffre en bois de chittim recouvert d’or, destiné à abriter les Tables de la Loi.

Le verset dit : « Et Betsalel fit l’Arche en bois de chittim, longue de deux coudées et demie, large d’une coudée et demie et haute d’une coudée et demie ». Cependant, Rachi explique que cela ne signifie pas que Betsalel réalisa seul l’Arche. En effet, la Torah précise ensuite : « Tu feras un couvercle (Kaporet) en or pur ». Nos Sages expliquent que ce couvercle avait une épaisseur d’un tefach (environ 8 cm). Vu le poids énorme de l’or nécessaire au Kaporet et aux imposants Chérubins qui l’ornaient, plusieurs personnes durent prendre part à leur réalisation. C’est pourquoi le verset dit aussi « Ils feront l’Arche » au pluriel.

Que signifie donc l’affirmation que Betsalel fit l’Arche ? Rachi précise que cela met en lumière son investissement hors du commun : « Il donna de sa personne (nafcho) dans ce travail, plus que les autres Sages ». Le Likouté Si’hot approfondit ce point. Betsalel était le maître d’œuvre du Mishkan, rempli d’un esprit divin de sagesse, de discernement et de science pour mener à bien sa mission. Pour tous les autres ustensiles, la Torah ne mentionne pas qui les fabriqua. Mais pour l’Arche, le texte souligne l’engagement de Betsalel, qui alla jusqu’à sa réalisation concrète (meléchét), et pas seulement sa conception.

Un tel don de soi a le pouvoir de transcender et d’élever toutes les capacités d’une personne, explique la ‘Hassidout. Lorsqu’un homme se dévoue totalement, cet engagement transfigure tout son être. Betsalel hérita ce trait de caractère de son grand-père ‘Hour qui fit don de sa vie pour empêcher la faute du Veau d’Or. Ce sacrifice suprême, à l’opposé de la profanation du Veau d’Or, se transmit à Betsalel qui sut le sublimer dans la construction de l’Arche portant la Parole Divine.

Cependant, pour atteindre un tel niveau d’abnégation, l’homme doit gravir un échelon après l’autre. C’est le sens de la discussion entre Moïse et Betsalel sur l’ordre de construction du Sanctuaire. Moïse pensait qu’il fallait commencer par le plus sacré, les ustensiles, et terminer par l’enveloppe du Mishkan. Betsalel rétorqua qu’il était plus logique de procéder graduellement, en partant de l’extérieur pour aller vers l’intérieur. Moïse admit que c’était la démarche appropriée.

De même, dans notre service divin, l’idéal serait d’être d’emblée au niveau le plus élevé, mais nous devons avancer pas après pas. C’est en imprégnant de sainteté notre environnement immédiat et nos capacités les plus accessibles que nous finirons par atteindre et exprimer notre être le plus profond.

Puisse l’exemple de Betsalel guider notre propre construction du Sanctuaire, en faisant de nous-mêmes et du monde une demeure pour le Divin !

Vendredi 1er mars 2024 à 10h30 : Kovets de Ki Tissa – Likouté Si’hot volume 31, 1ère Si’ha,  par le Rav Levi Azimov

Vendredi 1er mars 2024 à 10h30 : Kovets de Ki Tissa – Likouté Si’hot volume 31, 1ère Si’ha, par le Rav Levi Azimov

En direct, chaque vendredi, étude du Likoutei Si’hot
avec le Rav Levi Azimov de 10h30 – 11h30
Tél.: +33159423068 – code: 33 41 593#

ET SUR RADIO HASSIDOUT
RADIO HASSIDOUT

Ki-Tissa – Purification quotidienne
Source : Likouté Si’hot volume 31, première Si’ha sur Ki-Tissa

  • Maïmonide explique que le lavage des mains avant la prière du matin (Cha’harit) est une forme de purification, à l’image de celle du Cohen dans le Temple. Il inclut aussi le lavage du visage et des pieds.
  • Le Raavad questionne la nécessité de laver les pieds. D’autres commentateurs expliquent que Maïmonide voit cela comme une purification générale avant le service divin, et pas seulement en lien avec la prière.
  • D’après le Rachba, le lavage des mains le matin est lié au fait que l’homme devient comme une « nouvelle créature » et doit exprimer sa reconnaissance à Dieu.
  • L’Admour Hazaken comprend dans ce texte que le lavage matinal des mains relève de la « sainteté », à l’image de la sanctification des mains du Cohen pour le service du Temple toute la journée.
  • Pour la « pureté », mains et pieds sont au même niveau ; pour la « sainteté », seules les mains sont indispensables.
  • Maïmonide évoque aussi le visage, qui représente la faculté profonde de l’âme. En exil, même cela doit être « purifié » chez ceux qui s’investissent trop dans les affaires matérielles.
  • Mais le « Modé Ani » d’un Juif reste toujours parfait, reflétant sa volonté et son attachement à Dieu. Le matin, tout Juif est prêt à servir Dieu. Il s’agit juste de concrétiser cette prédisposition.


Mekorot

Maïmonide, lois de la Tefilah 4, 1-3 : La purification des mains [est obligatoire avant la Tefilah]. Dans quel cas seule la pureté des mains est-elle nécessaire ? Uniquement pour les autres Tefilot hormis celle de Cha’harit ; mais pour Cha’harit il faudra d’abord se laver le visage, les mains et les pieds – puis prier ensuite. Question du Ra’avad : Je ne sais pas pourquoi [Maïmonide évoque-t-il la purification des] pieds.

Migdal ‘Oz sur Maïmonide : Pourtant, étant son élève (du Ra’avad), j’ai trouvé cela mentionné dans la Guemara (Chabbat 50b) où il est stipulé que : « un homme lavera son visage, ses mains et ses pieds, chaque jour, pour son Créateur, car il est écrit : « L’Eternel a tout fait pour un but prédestiné » (Proverbes 16, 4) ».

Kessef Michné sur Maïmonide : Il me semble que le Ra’avad n’ignorait pas cette citation talmudique, mais il ne l’expliquait pas en relation avec la Tefilah, mais plutôt sur la question générale : est-ce qu’un [homme] a le droit de se laver son visage et ses pieds dans le [seul] but de s’embellir, comme Rachi l’a expliqué.

Responsa du Rachba, tome 1, ch. 191 : Puisque le matin nous devenons comme une nouvelle créature, il nous faut exprimer notre reconnaissance à D.ieu, béni soit-Il, Qui nous créa pour Son honneur, afin que nous Le servions et bénissions Son Nom. C’est pour cela que les Sages instaurèrent la récitation des bénédictions que nous récitons chaque matin, et c’est pourquoi nous devons nous sanctifier par Sa sainteté et laver nos mains avec un Kéli (récipient), tout comme le Cohen se sanctifiait les mains par le Kior (bassin), avant son service.

Responsa Vechav HaCohen ch. 1 : Le Cohen ne se lavait que le matin, c’est pourquoi le lavage des pieds n’est imposé que pour Cha’harit. Pour les autres Tefilot on ne lavera que les mains, car « elles touchent à tout ».

Choul’han Arou’h Admour Hazakène, Ora’h ‘Haïm 4, 1 : Tout homme qui se lève le matin, qu’il ait déjà fait ses besoins ou pas, doit se laver les mains avec un Kéli, même s’il ne compte prier qu’après plusieurs heures. Car tout homme, lorsque D.ieu lui rend son âme, devient comme une nouvelle créature : il dépose son âme fatiguée et D.ieu lui rend une âme « neuve » et reposée pour qu’on Le serve de toutes nos capacités, toute la journée, car nous avons été créés pour cela. C’est pourquoi, nous devons nous sanctifier par Sa sainteté et laver nos mains avec un Kéli, pour Le servir, tout comme le Cohen se sanctifiait les mains par le Kior, chaque jour, avant son service.

Na’hmanide sur Ki-Tissa ibid. : « Aharon et ses fils laveront etc. » – cette ablution est une forme d’honneur pour D.ieu ; en effet, tout celui qui s’approche de la table des rois, pour servir et toucher le pain du roi et son vin, doit se laver les mains car elles « touchent à tout ». [Cette ablution a donc aussi une définition de pureté].

Targoum Onkelos sur Ki-Tissa ibid. : Aharon et ses fils y sanctifieront leurs mains et leurs pieds.

Likouté Si’hot : La différence entre les deux approches : pour la « pureté » – les mains et les pieds ont la même loi, ils forment une seule entité, tout comme pour le Mikvé il faut tremper l’intégralité du corps, car la pureté ne peut être partielle. Pour la « sainteté », en revanche, la loi de la « sanctification des mains et des pieds » concerne principalement les mains, car ce sont elles qui effectuent concrètement le service du Temple.

Likouté Si’hot : D’après Maïmonide, le lavage des mains etc., de nos jours, est à l’image de la purification du Cohen avant le service. Or, étant donné que les Tefilot ont été instaurées en correspondance aux sacrifices (Guemara Bera’hot 26b), « l’homme » qui prie doit donc également se laver les mains et les pieds avant Cha’harit. En revanche, l’Admour Hazakène comprend dans l’avis du Rachba que le lavage des mains est lié à la sainteté, tout comme le Cohen « sanctifiait » ses mains et ses pieds en préparation à l’ensemble du service de la journée.

Les mains et les pieds font référence aux facultés « superficielles » de l’âme, habillées dans la matière ; en revanche, le visage fait référence aux facultés « profondes », n’étant pas (tellement) occupées par les affaires du monde, car les affaires doivent être effectuées ainsi : ce sont « tes mains se fatigueront pour ton gagne-pain » (Psaumes 128, 2), mais pas le labeur de l’intellect et du cœur. Ainsi, en exil, il faut apporter la pureté même au « visage », même pour ceux qui s’affairent dans la matière en y investissant leur « profondeur » aussi.

 Le programme du jour commence par le « Modé Ani », récité avant l’ablution des mains, même avec les mains impures (voir la raison Hala’hique dans Choul’han Arou’h Admour Hazakène, Ora’h ‘Haïm 1, 5) – car toutes les impuretés du monde ne peuvent souiller le « Modé Ani » d’un Juif, [l’aveu de son attachement indéfectible à D.ieu]. Le Juif pourrait avoir une lacune ici et là, mais le « Modé Ani » reste toujours parfait.

 Cet aveu provient de la simple volonté de chaque Juif. Cela est ressenti fortement dès le réveil : chaque Juif, dès qu’il se lève, est prêt à servir D.ieu de toutes ses capacités, toute la journée. De ce fait, dans ce sujet, la « purification des mains et des pieds » n’est pas nécessaire, il ne faut qu’une « sanctification » : la concrétisation de cette prédisposition de l’homme à servir D.ieu, pour « se sanctifier », effectivement.

Vendredi 23 février 2024 à 10h30 : Etude du Kovets de Tetsave – « La ceinture du Cohen » – Likouté Si’hot volume 36, 2e Si’ha,  par le Rav Levi Azimov

Vendredi 23 février 2024 à 10h30 : Etude du Kovets de Tetsave – « La ceinture du Cohen » – Likouté Si’hot volume 36, 2e Si’ha, par le Rav Levi Azimov

En direct, chaque vendredi, étude du Likoutei Si’hot
avec le Rav Levi Azimov de 10h30 – 11h30
Tél.: +33159423068 – code: 33 41 593#

ET SUR RADIO HASSIDOUT
RADIO HASSIDOUT

Tetsavé – La ceinture du Cohen
Source : Likouté Si’hot volume 36, deuxième Si’ha sur Tetsavé

 

 

  1. Port des Vêtements Sacerdotaux en Dehors du Service : Maïmonide indique qu’un Cohen ne doit pas porter les vêtements sacerdotaux en dehors du service, même dans l’enceinte du Temple, en raison de la présence de Kilaïm (mélange de laine et de lin) dans la ceinture, qui n’est autorisée que pendant le service. Le Ra’avad, cependant, note que le Talmud semble autoriser le port de ces vêtements dans l’enceinte du Temple même en dehors du service.
  2. Origine de la Discussion : La discussion entre Maïmonide et le Ra’avad tourne autour de la nature de l’autorisation des Kilaïm dans les vêtements sacerdotaux. Maïmonide voit cette autorisation comme une dérogation limitée au service, tandis que le Ra’avad considère que la Torah a spécifiquement commandé la conception de ces vêtements avec du Kilaïm.
  3. Importance de la Ceinture de Prière : La ceinture du Cohen est vue comme un élément de préparation à la rencontre avec D.ieu, soulignant l’importance de la préparation dans le service divin.
  4. Différence entre la Ceinture et les Autres Vêtements : Les autres vêtements sacerdotaux sont conçus pour l’honneur et la splendeur du service, tandis que la ceinture est spécifiquement pour la préparation au service.
  5. Interdiction des Vêtements Hétérogènes : Rabénou Be’hayé explique que l’interdiction des Kilaïm est liée à l’idée de ne pas mélanger des forces spirituelles incompatibles, tandis que dans le domaine de la sainteté, un tel mélange peut être approprié.
  6. Approches de l’Exception des Tsitsit et des Vêtements Sacerdotaux : Deux approches sont présentées pour expliquer pourquoi les Kilaïm sont autorisés dans les Tsitsit et les vêtements sacerdotaux : soit parce que la sainteté est si puissante qu’elle neutralise les forces négatives, soit parce que dans la sainteté, le mélange d’opposés est en fait un concept élevé.
  7. Enseignement sur la Ceinture de Prière et les Tsitsit : La ceinture et les Tsitsit symbolisent la préparation et la soumission devant D.ieu, soulignant l’importance de ces aspects dans la pratique religieuse.
Vendredi 16 février 2024 à 10h30 : Etude du Kovets de Terouma – « Les piquets du Sanctuaire » – Likouté Si’hot volume 6, 2e Si’ha,  par le Rav Levi Azimov

Vendredi 16 février 2024 à 10h30 : Etude du Kovets de Terouma – « Les piquets du Sanctuaire » – Likouté Si’hot volume 6, 2e Si’ha, par le Rav Levi Azimov

En direct, chaque vendredi, étude du Likoutei Si’hot
avec le Rav Levi Azimov de 10h30 – 11h30
Tél.: +33159423068 – code: 33 41 593#

ET SUR RADIO HASSIDOUT
RADIO HASSIDOUT

Terouma – Les piquets du Sanctuaire
Source : Likouté Si’hot volume 6, deuxième Si’ha sur Terouma

  • Cette Si’ha est une analyse des commentaires de Rachi et d’autres sources sur l’utilisation des piquets dans le Tabernacle.
  • Elle explore si ces piquets étaient enfoncés dans le sol ou simplement posés pour leur poids, en tenant compte de la nature mobile du Tabernacle.
  • Rachi exprime un doute à ce sujet, mais penche vers l’idée qu’ils étaient enfoncés.
  • Le texte aborde également les implications halachiques et spirituelles de cette utilisation, soulignant comment les objets physiques dans le judaïsme peuvent avoir des significations profondes et comment ils peuvent influencer la sainteté de l’environnement.

 

 

 

Pour tous les ustensiles employés aux divers services du Tabernacle, ainsi que tous ses piquets (chevilles) et tous les piquets du parvis, ils seront en cuivre. Terouma 27, 19
Rachi : Pour tous les ustensiles du Tabernacle. Dont on avait besoin pour le monter et le démonter, comme les maillets pour enfoncer piquets et piliers. Les piquets [sont des] sortes de pieux en cuivre destinés aux tapisseries de la tente et aux tentures du parvis, que l’on attachait par le bas, tout autour, avec des cordes, pour que le vent ne les soulève pas.
Je ne sais cependant pas s’ils étaient enfoncés dans le sol ou s’ils étaient simplement attachés et retenaient par le bas les tapisseries sous l’effet de leur poids afin de les immobiliser malgré le vent.
Et je dis [toutefois] que leur nom même suggère qu’ils étaient enfoncés dans le sol et que c’est la raison pour laquelle on les appelle yithdoth. J’en veux pour preuve le verset: « …une tente que l’on ne déplacera pas, ses piquets ne voyageront jamais » (Isaïe 33, 20).

Analyse (a) : Rachi ignorerait-il le mode d’utilisation d’un « piquet » ?

  • Juges 4, 21: …et elle planta le piquet dans sa tempe.
  • Isaïe 22, 23: Je le planterai comme un piquet en un lieu sûr.

Rachi aurait dû citer ces versets comme exemples : tout d’abord, parce qu’ils sont antérieurs dans la Bible, et aussi parce que le verbe « planter » y est employé explicitement pour un « piquet ».

Analyse (b) : Pourquoi les piquets du Tabernacle ne seraient-ils pas enfoncés ?

Likouté Si’hot : Puisque le Tabernacle ne restait pas au même endroit et qu’il fallait le démonter pour le transporter, il aurait été logique que, pour réduire l’effort, on fasse tenir les tentures et les toiles par le poids des piquets plutôt que de les enfoncer dans le sol. Néanmoins, cela soulève des objections :
(a) Pourquoi se servir de piquets, spécifiquement ?
(b) En quoi l’appellation « piquets » prouve-t-elle qu’ils étaient « enfoncés » ?

Développement : Les deux types de « piquets » utilisés au Tabernacle

Rachi sur Nasso 4, 32 : …Il y avait des chevilles et des cordages pour [maintenir] les tentures et les toiles [à leur bord] inférieur, destinés à empêcher le vent de les soulever. Les piliers comportaient des chevilles et des cordages servant à suspendre les tentures à leur bord supérieur, et ce au moyen de barres et de bâtons…

Likouté Si’hot : On pourrait donc affirmer que les piquets inférieurs n’étaient pas enfoncés dans la terre, mais qu’ils retenaient les tentures et les toiles par leur poids. Et on utilisait pour cela des piquets parce que ces derniers étaient déjà utilisés pour le bord supérieur, et là-bas ils étaient nécessaires pour fixer les toiles aux piliers, ainsi on se servit aussi de piquets, [fabriqués par le même moule], pour la partie inférieure des toiles et des tentures.

Rachi émet un doute, mais il conclut : « mais je dis qu’ils étaient enfoncés »…

Likouté Si’hot : En dépit de cela, la Torah les désigne par le terme de « piquets », ce qui montre qu’ils étaient utilisés comme tels, et pas seulement pour leur poids. (b) Rachi rapporte une preuve tirée d’un verset qui montre qu’il était courant de stabiliser une tente, transportable par définition, à l’aide de piquets enfoncés dans le sol. Et pourtant, étant donné que ces preuves ne sont pas absolues, Rachi précise « qu’il ne sait pas » et introduit son explication par les termes : « et je dis que… ».

Annexe : L’aspect Hala’hique du dilemme du Rachi sur l’utilisation des piquets

Choul’han Arou’h Admour Hazakène, Ora’h ‘Haïm 315, 1 : Il est interdit, [le Chabbat], de faire une « tente », c’est-à-dire un toit qui protège l’homme de quelque chose ; …et même si cette tente est provisoire et n’est pas faite pour tenir, voire même s’il n’y a pas de murs : par exemple s’il étend un paillasson sur quatre piquets – les Sages l’ont interdit, de peur qu’on fasse une tente fixe, qui est un dérivé de l’interdit biblique de « construire ».

Approfondissement : La sainteté de l’aspect « minéral » du Sanctuaire

Torah Ohr Vayigach : Le Temple était construit principalement par le monde du « minéral », et le Tabernacle – par le « végétal » et le « l’animal ». Il est évident que la Présence divine se révélait aussi sur la poussière du sol où le Tabernacle était posé, cependant, dès qu’il était démonté, la sainteté du sol disparaissait. Pour le Temple, en revanche, même lorsqu’il est entièrement détruit, sa sainteté ne disparait jamais (voir Guemara Meguila 10a).

Likouté Si’hot : Si l’on considère que les piquets ne soutenaient le Tabernacle que par leur poids, il en résulte que la sainteté du sol n’est qu’une « conséquence » de la présence du Tabernacle, qu’elle est donc superficielle et n’est pas liée au sol en tant qu’élément [important]. En revanche, si on admet que les piquets étaient enfoncés dans le sol, cela indique que la sainteté du Tabernacle pénètre profondément le sol. Bien plus, le caractère « fixe » du Tabernacle provient de ce sol même, qui lui confère une plus grande sainteté que s’il était « nomade ».

Enseignement : La capacité de « sanctifier » durablement notre environnement !

Guemara Meguila 29a : « Je leur ai été un petit sanctuaire » (Ezéchiel 11, 16) – il s’agit des Synagogues et des maisons d’études de Babylone (de la diaspora) .. qui finiront par être [déménagés et] établis en Terre d’Israël.

Likouté Si’hot : Chaque Juif, où qu’il se trouve, même sur la terre des nations dont la Torah affirme que : « son atmosphère et son emplacement sont impurs », a la force de raffiner et purifier sa part dans le monde et d’y introduire la sainteté, de façon profonde et durable, à l’image de la sainteté du Temple. D’autre part, par cet effort dans sa parcelle du monde, le Juif prépare la réalisation de la promesse selon laquelle : « Jérusalem se répandra dans toute la Terre d’Israël, et la Terre d’Israël se répandra dans le monde entier » (Sifri Devarim 1), et dès lors, l’équivalent de la sainteté du Temple sera perçu sur toute la terre, partout, très prochainement !

Vendredi 9 février 2024 à 10h30 : Etude du Kovets de Michpatim – « L’oreille percée du serviteur » – Likouté Si’hot volume 11, 1ère Si’ha,  par le Rav Levi Azimov

Vendredi 9 février 2024 à 10h30 : Etude du Kovets de Michpatim – « L’oreille percée du serviteur » – Likouté Si’hot volume 11, 1ère Si’ha, par le Rav Levi Azimov

atimEn direct, chaque vendredi, étude du Likoutei Si’hot
avec le Rav Levi Azimov de 10h30 – 11h30
Attention : nouveau numéro
Tél.: +33159423068 – code: 33 41 593#
ET SUR RADIO HASSIDOUT
RADIO HASSIDOUT

 

 Michpatim – L’oreille percée du serviteur
Source : Likouté Si’hot volume 11, première Si’ha sur Michpatim

  1. Explication des lois dans la paracha concernant l’esclave hébreu et son affranchissement après 6 ans. Question : pourquoi cet esclave qui refuse la liberté est-il puni si sévèrement en ayant son oreille percée ?
  2. Selon Rachi et le Likouté Si’hot, cet esclave a agi sous la contrainte de la pauvreté, il aurait donc dû être traité avec clémence. Le fait de choisir l’oreille droite prouve qu’il est puni pour avoir entendu les commandements au Sinaï et les avoir transgressés.
  3. Question sur le commentaire de Rachi : pourquoi ne répond-il pas à la question du choix de l’oreille droite, et pourquoi ne pas punir l’esclave dès le début ? Réponse : a priori la Torah voulait alléger sa peine vu sa détresse, mais l’oreille droite prouve le contraire.
  4. Selon le Likouté Si’hot, ne pas vouloir quitter son maître prouve que la transgression ne le dérangeait pas depuis le début. Explication de la précision « l’oreille qui a entendu au Sinaï » : il aurait dû avoir confiance en D.ieu pour lui trouver une subsistance licite.
  5. Rachi donne le nom de l’auteur de cet enseignement : Rabban Yo’hanane Ben Zakaï, qui était très attaché à l’étude de la Torah. Celle-ci traite de l’amour familial mais interdit néanmoins de voler.
  6. Rabban Yo’hanane Ben Zakaï louait la bienfaisance, cet homme aurait donc pu emprunter.
  7. Enseignement : ne pas être esclave des biens matériels mais serviteur de D.ieu, en étudiant la Torah pour sortir de son propre exil intérieur et hâter la Délivrance.

 

 

 

Dans notre Paracha : Les lois de l’esclave hébreu et de son affranchissement

Michpatim 21, 2-6 : Si tu achètes un esclave hébreu, il restera six années esclave et à la septième il sera remis en liberté sans rançon. …Si l’esclave dit : « J’aime mon maître, ma femme et mes enfants, je ne veux pas être affranchi », .. son maître lui percera l’oreille avec un poinçon et il le servira indéfiniment.

Rachi : Son maître lui percera l’oreille avec un poinçon. L’oreille droite, ou s’agirait-il de la gauche ? Le mot « oreille » est écrit dans notre verset ainsi qu’à propos du lépreux : « sur le lobe de l’oreille droite de celui qui doit être purifié » (Metsora 14, 25). De même qu’il s’agit là-bas de l’oreille droite, de même en est-il ici.

Et pourquoi poinçonne-t-on l’oreille et non une autre partie du corps ? Rabban Yo’hanan ben Zakaï a enseigné : l’oreille qui a entendu au mont Sinaï : « Tu ne voleras pas », et pourtant il est allé voler – qu’elle soit donc poinçonnée ! Et s’il s’est vendu lui-même, cette oreille a entendu au mont Sinaï : « Car c’est à Moi que les fils d’Israël sont des serviteurs » (Behar 25, 55), et pourtant il est allé se donner un autre maître – qu’elle soit donc poinçonnée !

Rabbi Chimon interprétait ce verset de manière allégorique : en quoi la porte et le poteau sont-ils différents des autres parties de la maison ? D.ieu a dit : « La porte et le poteau ont été témoins en Egypte lorsque Je suis passé au-dessus du linteau et des deux poteaux et que J’ai dit : “Car c’est à Moi que les fils d’Israël sont des serviteurs, ils sont Mes serviteurs” (ibid.), et non les serviteurs de serviteurs. Et pourtant il est allé se donner un autre maître. Qu’elle soit donc poinçonnée devant eux ! ».

Développement : Pourquoi cet esclave est-il mutilé et puni aussi sévèrement ?

Likouté Si’hot : Un homme qui a volé et qui est incapable de restituer l’objet du larcin ou le rembourser, est, de façon générale, un homme très pauvre, qui a volé pour apaiser sa faim et celle des membres de sa famille. De même, celui qui se vend comme serviteur à cause de sa situation difficile : le fait qu’il se rabaisse et accepte l’autorité d’un maître, prouve que sa pauvreté le fait souffrir, au point qu’il agit à l’encontre la nature humaine.

Guemara Erouvin 41b : Les calculs [financiers dus à la] misère d’un homme, le poussent à outrepasser sa propre conscience [morale] ainsi que celle de D.ieu, [et cela le pousse à transgresser des interdits].

Guemara Chabbat 152a : « Il a dit et cela a été accompli » (Psaumes 33, 9) – il s’agit de [l’amour qu’un homme porte à] sa femme, « Il a ordonné et cela s’est dressé » – il s’agit de [l’amour qu’un homme porte à] ses enfants.

Likouté Si’hot : Certainement, la Torah préconisa cette punition inhabituelle précisément parce qu’elle est bien plus légère que les autres. Il était même alors une pratique courante de percer l’oreille afin d’y placer une boucle.

Dans ce cas, c’est l’oreille gauche (la plus faible) qui aurait dû être poinçonnée ! 

Likouté Si’hot : Lorsqu’un homme en difficulté vole, il en a honte et il ne souhaite pas que cela soit connu de tous. S’il est vendu comme serviteur et que son vol devient connu par tous, il en est fortement contrarié et attend tout le temps, avec impatience, d’en être libéré. S’il n’est pas pressé de recouvrer la liberté, cela prouve que dès le départ, il n’en a pas été humilié, et qu’il a volé à cause de sa nature mauvaise. De même, l’homme en difficulté qui se vend en tant esclave, en ne voulant pas quitter son maître, prouve que le fait d’être esclave n’est pas grave pour lui. Cela explique la précision « l’oreille qui a entendu au mont Sinaï »

Cela explique la précision « l’oreille qui a entendu au mont Sinaï »

Likouté Si’hot : D.ieu sait que l’homme peut arriver à une détresse le poussant à voler ou à se vendre en tant qu’esclave pour assurer sa subsistance et celle de sa famille, et pourtant, Il lui ordonna sur le mont Sinaï : « tu ne voleras point », « car les enfants d’Israël sont Mes serviteurs ». Or, D.ieu Qui nourrit toutes Ses créatures, trouvera certainement une autre façon de lui assurer sa subsistance, sans transgresser Sa volonté. C’est pourquoi, même en situation de difficulté, l’homme doit avoir confiance en D.ieu, Qui le sauvera certainement de sa détresse.

Rachi précise le nom de l’auteur : « Rabban Yo’hanane ben Zakaï »

Guemara Souccah 28a : Rabban Yo’hanane ben Zakaï, durant toute sa vie, ne marchait jamais quatre coudées sans [dire et penser à des mots de] Torah, et personne n’arrivait avant lui à la maison d’étude.

Michna Avot 2, 8 : Rabban Yo’hanane ben Zakaï disait : « Si tu as étudié beaucoup de Torah, ne t’en fais pas une gloire, car c’est pour cela que tu as été créé (pour étudier la Torah) ».

Likouté Si’hot : Rachi précise que l’auteur est Rabban Yo’hanane ben Zakaï, dont toute la préoccupation était la Torah. Car la même Torah qui ordonna de se marier, et qui parle de l’amour qu’un homme porte à sa femme, c’est elle aussi qui lui a ordonné de quitter son maître à l’issue des six années d’esclavage. Aussi, la même Torah qui annonça que « les pauvres ne cesseront pas d’exister » (Reé 15, 11), ordonna de ne pas voler.

Rabban Yo’hanane Ben Zakaï louait la grandeur de la bienfaisance

Avot DeRabbi Nathan 4, 5 : Rabban Yo’hanane ben Zakaï dit : la bienfaisance pardonne autant que le Temple.

Likouté Si’hot : La Torah a pensé à celui qui est en détresse, en donnant l’ordre (obligatoire) de [lui] prêter de l’argent. En cherchant, il aurait pu trouver plusieurs prêteurs, sans avoir à transgresser la volonté de D.ieu.

Enseignement : Il faut être le serviteur de D.ieu, pas celui de notre gagne-pain !

Likouté Si’hot : Certains sont tellement préoccupés la semaine par leurs affaires matérielles, qu’ils deviennent « esclaves d’esclaves ». Même le Chabbat ils ne veulent pas s’affranchir de leur amour et servitude à la matérialité. D.ieu donne donc l’ordre : « les enfants d’Israël sont Mes esclaves », le but de l’homme est de Le servir par l’étude de la Torah (et par l’accomplissement des Mitsvot), pour sortir ainsi de son propre exil, et amener Machia’h.

 

Vendredi 2 février 2024 à 10h30 : Etude du Kovets de Yitro – « Le premier commandement » – Likouté Si’hot volume 26, 2ème Si’ha,  par le Rav Levi Azimov

Vendredi 2 février 2024 à 10h30 : Etude du Kovets de Yitro – « Le premier commandement » – Likouté Si’hot volume 26, 2ème Si’ha, par le Rav Levi Azimov

En direct, chaque vendredi, étude du Likoutei Si’hot
avec le Rav Levi Azimov de 10h30 – 11h30
Attention : nouveau numéro
Tél.: +33159423068 – code: 33 41 593#
ET SUR RADIO HASSIDOUT
RADIO HASSIDOUT

Yitro – Le premier commandement
Source : Likouté Si’hot volume 26, deuxième Si’ha sur Yitro

1. Différence entre accepter la royauté divine qui n’enlève pas la liberté personnelle, et être « asservi » à Dieu dans tous les aspects de sa vie.
2. Lien entre la sortie d’Égypte et l’asservissement à Dieu : les Enfants d’Israël étaient esclaves en Égypte, d’où l’insistance sur le fait qu’il fallait en sortir pour être totalement asservis à Dieu.
3. Rachi donne trois explications au verset pour éviter aux Enfants d’Israël des erreurs de compréhension, même si ces explications sont plus éloignées du sens littéral.
4. Importance pour D.ieu que Moché puisse défendre les Juifs même dans le grave péché du veau d’or : Dieu veut qu’on prenne la défense de chaque Juif.
5. Enseignement : dès le premier des Dix Commandements, Dieu insiste sur le fait qu’il faut tout faire pour sauver et rapprocher chaque Juif, sans exception, en toutes circonstances. Le but étant d’arriver à la Délivrance finale avec Machia’h.

 

Dans notre Paracha : Le premier commandement : « Je suis l’Eternel ton D.ieu »

Yitro 20, 2 : Je suis l’Éternel, ton D.ieu, Qui t’a fait sortir du pays d’Égypte, d’une maison d’esclavage. Tu n’auras point d’autre dieu que Moi.

Rachi : Qui t’ai fait sortir du pays d’Egypte. Il valait la peine que vous sortiez, [pour que] que vous soyez asservis à Moi.

  • Autre explication : Tandis qu’Il s’est manifesté sur la mer comme un puissant guerrier, Il s’est montré ici comme un vieillard rempli de miséricorde ; …et comme Je me suis manifesté successivement sous des apparences différentes, ne dites pas qu’il existe deux pouvoirs : C’est Moi-même qui vous ai fait sortir d’Egypte, et aussi [Celui qui vous ai sauvés] sur la mer.
  • Autre explication : Etant donné qu’ils ont entendu de nombreux sons, .. qui venaient tout à la fois des quatre points cardinaux, du ciel et de la terre – ne dites pas qu’il existe plusieurs pouvoirs. Et pourquoi le texte emploie-t-il le singulier : « ton D.ieu » ? Pour procurer un argument à Moché lorsqu’il prendra leur défense lors de l’affaire du veau d’or, où il dira : « Pourquoi, Hachem, Ta colère s’enflamme contre ton peuple ? » (Ki-Tissa 32, 11), signifiant ainsi : « Ce n’est pas à eux que Tu as ordonné : “Tu n’auras point d’autres dieux !”, mais à moi seul ! ».

Mizra’hi sur Rachi : Si D.ieu fait dépendre Sa divinité [sur Israël] par le fait qu’Il les a fait sortir d’Egypte et pas par le fait qu’Il créa l’univers et tout ce qu’il contient, c’est justement puisque c’est avec cette libération d’Israël de l’esclavage égyptien qu’Il gagna leur asservissement à Lui, afin qu’Il soit leur D.ieu. Ainsi qu’il est écrit (Chla’h 15, 41) : « Je vous ai fait sortir d’Egypte pour être votre D.ieu, Je suis l’Eternel, votre D.ieu ».

Likouté Si’hot : Selon le sens littéral, il n’y a pas lieu, d’emblée, de poser la question pourquoi il n’est pas écrit « Qui a créé l’univers », car cela fait suite au début du verset « Je suis l’Eternel ton D.ieu » ; il était donc impératif d’indiquer un élément lié aux enfants d’Israël. De plus, ce sujet est mentionné précédemment dans la Torah (Chemot 3, 12 ; Vaéra 6, 6) ; quelle est donc la difficulté que Rachi vient résoudre ici, spécifiquement ?

Enseignement : Les Enfants d’Israël ignoraient l’objectif de leur libération !

Chemot 3, 12 : Lorsque tu feras sortir le peuple d’Egypte, vous servirez D.ieu sur cette montagne.

Yitro 19, 4 : Vous avez vu ce que J’ai fait à l’Egypte, Je vous ai portés sur l’aile des aigles et Je vous ai rapproché de Moi. …Si vous écoutez Ma voix … vous serez, pour Moi, une dynastie de Cohanim et un peuple saint.

Likouté Si’hot : Que vient nous apprendre le précision que l’acceptation de la divinité était l’objectif de la sortie d’Egypte ? C’est pourquoi Rachi indique qu’il s’agit là d’un sujet distinct : l’objectif d’être asservis à D.ieu.

Rachi sur le premier commandement : « Il valait la peine que vous sortiez d’Egypte, pour que vous soyez asservis à Moi ».

Quel est le lien entre « Je suis l’Éternel ton D.ieu » et « Qui t’a fait sortir du pays d’Égypte » ?

Ce n’est pas la première fois que D.ieu déclare cet objectif à Israël.

Le fait nouveau est la mention de « l’asservissement à D.ieu ».

Likouté Si’hot : Accepter la royauté d’un roi ne retire pas la liberté de la vie privée et personnelle du sujet, elle signifie uniquement le fait d’accepter la réalisation les ordres du roi. Etre « asservi » à D.ieu signifie que le Juif ne possède pas d’existence indépendante, qu’il n’a aucune liberté personnelle : l’intégralité de son être, tout ce qui lui appartient et toutes ses actions – le tout est entièrement asservi à D.ieu.

Le lien entre la sortie d’Egypte et l’acceptation de l’asservissement à D.ieu

Likouté Si’hot : Le terme « asservi » indique l’asservissement du serviteur à son maître par un joug constant – même dans les périodes où le maître n’assigne aucune tâche au serviteur, ce dernier ressent dans son essence même l’asservissement à son maître. En effet, étant donné que les Enfants d’Israël étaient asservis en Egypte par un travail rude et forcé, c’est pourquoi : « Il valait la peine que vous sortiez [de cet asservissement égyptien, afin que vous ne soyez pas que Mes « serviteurs » mais] que vous soyez asservis à Moi ».

Pourquoi Rachi propose-t-il deux interprétations supplémentaires ?

Likouté Si’hot : Selon la première explication de Rachi, la phrase « Je suis l’Eternel, ton D.ieu » est distincte de « Qui t’a fait sortir du pays d’Égypte » ; de ce fait, le terme « Qui » reliant les deux parties de la phrase n’est pas clair. C’est pourquoi Rachi apporte deux explications supplémentaires, pour lesquelles la phrase est très claire : « Je suis [bien] Celui Qui t’a fait sortir etc. ». [Néanmoins, ces explications, mettant en avant le fait qu’il était nécessaire, dans un tel moment, d’éviter de telles erreurs chez Israël – sont plus éloignées du sens littéral].

Analyse : L’importance de défendre Israël dans l’affaire du veau d’or !

Likouté Si’hot : Il s’agit là de Juifs qui, non seulement ne sont pas « asservis à D.ieu », mais qui sont à l’opposé absolu [du commandement] « Je suis l’Eternel ton D.ieu » ; et, pour de tels Juifs, D.ieu s’adresse au singulier, au Don de la Torah et pour toutes les générations, dans le but que Moché puisse prendre la défense de ces Juifs ! Et même si cette défense parait peu convaincante, et que cela donne lieu à une possibilité de se tromper – D.ieu affirme que cela vaut la peine, peut-être pourra-t-on ainsi prendre la défense d’un Juif !

Enseignement : Prendre la défense de chaque Juif, dans chaque situation !

Likouté Si’hot : Il faut faire en sorte de rapprocher chaque Juif ! Il n’y a pas lieu de faire des calculs et décider que pour tel Juif il faut se donner et pas pour tel Juif – car la Torah désapprouve cela et insiste sur le fait que, dès le premier des Dix Commandements, D.ieu créa une excuse pour prendre la défense d’un Juif qui trébuchera par la faute du veau d’or ! A plus forte raison en notre génération, dans laquelle quasiment tous ceux qui doivent être rapprochés du judaïsme ont la définition de « bébés captivés par des idolâtres » – il faut donc trouver des moyens d’atteindre chaque Juif, [sans exception]. Ainsi, nous mériterons la venue de Machia’h, maintenant !

Vendredi 26 janvier 2024 à 10h30 : Etude du Kovets de Bechala’h – « Le plaisir de la Manne et du Chabbat » – Likouté Si’hot volume 31, 3ème Si’ha,  par le Rav Levi Azimov

Vendredi 26 janvier 2024 à 10h30 : Etude du Kovets de Bechala’h – « Le plaisir de la Manne et du Chabbat » – Likouté Si’hot volume 31, 3ème Si’ha, par le Rav Levi Azimov

En direct, chaque vendredi, étude du Likoutei Si’hot
avec le Rav Levi Azimov de 10h30 – 11h30
Attention : nouveau numéro
Tél.: +33159423068 – code: 33 41 593#
ET SUR RADIO HASSIDOUT
RADIO HASSIDOUT

Bechala’h – Le plaisir de la Manne et du Chabbat
Source : Likouté Si’hot volume 31, troisième Si’ha sur Bechala’h

  • Au début, lorsque la manne est apparue, les enfants d’Israël ne savaient pas ce que c’était. Ce n’est qu’après le premier Chabbat qu’ils en ont découvert pleinement la nature agréable et nourrissante.
  • Moché ne leur avait pas encore transmis toutes les lois du Chabbat à ce moment-là. Celles-ci leur ont été données plus tard, au Sinaï.
  • Il existe un lien étroit entre la manne et le Chabbat : la manne représente une nourriture donnée aux Juifs de façon reposante et plaisante, à l’image du Chabbat.
  • Après le premier Chabbat, on insiste sur le côté savoureux de la manne, « comme un gâteau au miel ». Et on leur demande d’en garder en réserve, montrant que Dieu peut les nourrir sans effort les jours de Chabbat.
  • D’après le Zohar, la bénédiction de la manne émane spécifiquement du Chabbat, et se répand sur les autres jours.
  • La différence entre les Juifs et les non-Juifs : ces derniers reçoivent l’abondance « gratuitement » alors que pour les Juifs, elle dépend de leurs efforts. Mais les Juifs reçoivent ce flux divin « avec plaisir », directement de Dieu.

 

 

Dans notre Paracha : L’historique de la première semaine de la Manne

Bechala’h 16, 14 : La couche de rosée s’est levée et on vit sur le sol du désert quelque chose de menu, de floconneux, fin comme le givre sur la terre. A cette vue, les enfants d’Israël se dirent les uns aux autres : « Qu’est ceci ? » car ils ne savaient ce que c’était. Et Moché leur dit : « C’est là le pain que D.ieu vous donne pour nourriture ».

…Le sixième jour, ils recueillirent une provision double ; …tous les chefs de la communauté vinrent l’annoncer à Moché. Il leur dit : « C’est ce que D.ieu avait dit : demain est le saint Chabbat solennel, en l’honneur de D.ieu ! Ce que vous avez à cuire, cuisez-le … et toute la provision restante, gardez-la en réserve pour demain ».

…Le septième jour, certains allèrent à la récolte, mais ils ne trouvèrent rien. D.ieu dit à Moché : « Jusqu’à quand vous refuserez-vous à garder Mes préceptes et Mes enseignements ? Regardez ! D.ieu vous a gratifiés du Chabbat ! …Que chacun demeure où il est, que nul ne sorte de chez soi le septième jour ». Et le peuple chôma le septième jour.

La maison d’Israël donna à cette substance le nom de Manne. Elle ressemblait à de la graine de coriandre, était blanche et avait la saveur d’un beignet au miel. Moché dit : « Voici ce qu’a ordonné D.ieu : Qu’un ômer (2.49 litres) plein de cette Manne reste en dépôt pour vos générations, afin qu’elles voient le pain dont Je vous ai nourris dans le désert… ».

Analyse : Pourquoi attendre le Chabbat avant de définir ce qu’est la Manne ?

Likouté Si’hot : Les détails des événements du vendredi et du Chabbat ne sont pas des éléments annexes liés à la Manne, elles sont plutôt liées au concept même de la Manne. Ce n’est qu’après un cycle entier (une semaine) de réception de la Manne que les enfants d’Israël eurent la pleine conscience de ce qu’était la Manne.

Développement : Moché n’avait-il pas encore transmis les lois du Chabbat ?

Rachi sur Bechala’h 16, 22 : Ils l’annoncèrent à Moché. Ils lui ont demandé en quoi ce jour-là était différent des autres. D’où nous apprenons qu’il ne leur avait pas encore dit le paragraphe sur le Chabbat.

Rachi sur Bechala’h 16, 25 : Il leur a donné à Mara quelques portions de la Torah pour qu’ils se préoccupent [à les étudier] : les portions concernant le Chabbat, la vache rousse et les tribunaux.

Likouté Si’hot : A Mara, les enfants d’Israël ne reçurent pas l’injonction du Chabbat, on leur donna simplement le sujet pour l’étudier. L’injonction complète des lois du Chabbat n’intervint qu’au don de la Torah. Auparavant, D.ieu leur donna uniquement les commandements relatifs à la récolte et à la préparation de la Manne.

Explication : Le lien particulier entre le respect du Chabbat et la Manne

Rachi sur Bechala’h 16, 7 : Le matin vous verrez [la gloire de D.ieu]. Le pain que vous avez demandé, …vous verrez le matin, quand il tombera, la gloire du rayonnement de Sa face. Car Il vous le fera tomber avec amour, au matin où l’on dispose du temps pour le préparer, entre deux couches de rosée, comme posé dans un écrin.

Cela explique la véritable définition de la Manne, après le premier Chabbat

Midrach Chemot Rabba 25, 3 : Par la Manne, chaque Juif pouvait goûter tout ce qu’il désirait.

Likouté Si’hot : La pleine conscience du « plaisir » de la Manne n’arriva que lorsque le peuple respecta le Chabbat. Alors, le verset insiste sur le fait qu’elle avait « la saveur d’un beignet au miel ». Ensuite, vint l’injonction d’en garder pour les futures générations, car il est important de savoir que D.ieu peut nourrir les enfants d’Israël de sorte qu’ils n’aient besoin de s’occuper d’aucun travail, afin de pouvoir s’occuper de la Torah dans la sérénité absolue.

Approfondissement : La bénédiction de la Manne provient du Chabbat (Zohar)

Zohar sur Bechala’h 66b : Si la Manne ne tombait pas le Chabbat, cela ne concernait que la descente physque ici-bas, mais en haut c’était justement le contraire : la bénédiction de la Manne intervenait spécifiquement le Chabbat ; et c’est de ce jour que sont bénis les autres jours, les six jours « profanes » qui suivent le Chabbat.

Likouté Si’hot : Etant donné que le concept de la Manne est la transmission de nourriture de façon plaisante, le timing adapté à ce flux divin est spécifiquement le jour du Chabbat, étant un jour de repos et de plaisir.

La différence fondamentale entre le gagne-pain d’Israël et celui des Nations

Kountrass Ouma’ayane, discours n° 8 : Les Nations reçoivent un flux abondant car, chez eux, ce dernier est « gratuit » et n’est pas conditionné par un effort spirituel. Chez Israël, en revanche, le flux est mesuré, car il dépend de leurs efforts. Néanmoins, chez les Nations, le flux n’est pas associé à un « plaisir », alors que pour Israël, le flux est associé à un plaisir, y compris divin : D.ieu prend plaisir à donner ce flux aux Enfants d’Israël, Son peuple rapproché ; ainsi, « Quand le visage du Roi s’éclaire, c’est un gage de vie » (Proverbes 16, 15).

Guemara Yoma 75a : Des pierres précieuses et des perles tombaient pour Israël en même temps que la Manne.

Un enseignement éternel : Apprécier le « flux divin » dignement mérité !

Likouté Si’hot : Les enfants d’Israël doivent apprécier le flux lié à la sainteté, au « visage lumineux du Roi », même s’il faut pour cela renoncer au flux abondant donné « derrière l’épaule », et c’est ainsi qu’on arrive au véritable repos et plaisir ; puis, ce qui était initialement « peu » (matériellement) est béni pour être abondant, au point de mériter d’emblée un gagne-pain et un flux matériel abondants, jusqu’à l’abondance de l’ère messianique, maintenant !